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Accueil du site > Actualités > Environnement > Une vérité qui dérange, le film ultime

Une vérité qui dérange, le film ultime

Si vous ne deviez voir qu’un seul film d’ici les fêtes de fin d’année, que ce soit Une vérité qui dérange...

Algorefilm_1Si vous ne deviez voir qu’un film durant toute la décennie, que ce soit Une vérité qui dérange.

Si vous ne deviez voir qu’un seul film d’ici à la fin de vos jours, courez voir Une vérité qui dérange.

Avec ce long métrage sur le changement climatique, Al Gore a participé à plus qu’un documentaire. Il marque l’histoire d’une empreinte ultime, il donne un signal d’alarme de la toute dernière chance : c’est le futur tout entier de cette planète qui est en jeu !

Algore Al Gore est un individu tenace, déterminé et prêt à tout pour faire passer le message. Il ne nous demande qu’une chose : regarder. Regarder en face une vérité pas du tout confortable. Regarder de nos yeux ces gigantesques blocs de glace qui s’effondrent aux pôles et donnent le tournis, tandis qu’ils aménagent de fougueuses rivières qui viennent grossir les océans. Regarder ces glaciers jadis majestueux dont la surface s’amenuise d’année en année. Ces territoires qui se dessèchent, réduisant la vie végétale à néant et anéantissant toute possibilité de survie d’une faune.

Une vérité qui dérange est un pamphlet, qui rappelle le J’accuse de Zola. Il n’a aucunement vocation à rassurer, car l’heure n’est plus aux politesses. Lorsqu’il était sénateur, Al Gore a lui-même affronté la tiédeur de ses confrères, ultra-pressés d’enterrer un dossier qui dérange, une cause impopulaire, pas vraiment de celles qui rameutent les électeurs. Et les politiques n’ont pas été les seuls à cultiver la politique de l’autruche. Les médias, dans leur superficialité, ont contribué à l’anesthésie générale des consciences.

Celui qui fut vice-président de Bill Clinton assène un fait. Sur les 698 études qui ont été rédigées au cours des années passées, celles qui contestaient la réalité du changement climatique et des bouleversements attendus se dénombraient très exactement à 0 !

Seulement voilà, un certain lobby pétrolier a eu intérêt à voiler la chose. Il s’en est donc suivi une campagne savamment orchestrée, visant à semer le doute. Un doute qui n’était émaillé par aucun fait, aucune étude. Le résultat des courses a été navrant : 52% des articles publiés sur le sujet se sont plu à relayer cette idée d’un éventuel doute sur la question. La chose en dit long sur le lavage de cerveau lancinant qu’effectuent à la longue certains médias sur la pensée collective.

Al Gore en a vu d’autres. Comme le montre discrètement le film, il a eu à pâtir personnellement d’un épisode demeuré abject, celui qui a vu la présidence américaine lui échapper, à quelques centaines de voix près dans un seul Etat, Miami, dans des circonstances de trucage des votes alarmantes. À la place de l’écologiste Al Gore, c’est un représentant du lobby pétrolier qui a été installé au pouvoir, un homme dont on ne sait toujours pas s’il est animé par une viscérale stupidité ou par un machiavélisme avéré qu’il travestit dans une sottise de surface. Le monde a rarement autant perdu au change.

Pourtant, Gore a repris son bâton de pèlerin et continué de donner conférence sur conférence afin d’alerter l’opinion publique sur l’infâme réalité du réchauffement climatique. Avec, à l’appui, des chiffres, des réalités scientifiques, des images.

Il y aura certes quelques fats pour tenter de minimiser la portée de tels arguments. Quelques bien pensants sûrs de leur fait qui voudront colorer ces faits de lait fraise. Au cours du film, nous en voyons quelques-uns à l’œuvre, comme ce conseiller à l’environnement de la Maison Blanche qui rature de sa main un rapport alarmiste et qui, une fois licencié en raison du scandale, est immédiatement embauché par le pétrolier Exxon ! Il y aura donc quelques irréductibles qui tenteront de noyer ces faits en prétendant qu’il n’y aurait, dans le film Une vérité qui dérange, que quelques délires d’écologistes enflammés. Une comparaison s’impose. Ces esprits atrophiés sont similaires à ceux qui auraient trouvé de mauvais goût d’évoquer les camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale. Navré, si la similitude fait grincer quelques dents, mais il existe un point où la dénégation frénétique de ce que les sens peuvent observer s’apparente à du révisionnisme.

Qu’importent, pourtant, les cris d’orfraie que pourraient pousser ceux qu’un tel film bouscule dans leur bien-être. Ce film n’a pas été réalisé pour eux. Il s’adresse aux millions de personnes demeurées suffisamment lucides pour avoir le cran d’agir. Car des solutions pour éviter la catastrophe, le film en propose dans son final. Et si un jour cette planète échappe de justesse au pire, ce sera en partie parce que vous aurez vu ce film, parce que vous aurez incité vos amis à le voir, parce que vous aurez incité vos représentants politiques à le voir et à agir en conséquence, parce que vous aurez vous-même pris des mesures dans votre vie quotidienne pour participer à enrayer le phénomène.

Deauville Aller voir Une vérité qui dérange, c’est un acte civique. Et comme l’a suggéré un membre du jury lors du Festival de Deauville, il mériterait d’être projeté dans toutes les écoles de France.

C’est le film le plus important que j’aie vu de toute mon existence. Et je vais m’empresser d’aller le voir et revoir dès sa sortie officielle en salle, le 11 octobre.

Daniel Ichbiah

Une vérité qui dérange / An inconvenient truth

Film de David Guggenheim avec Al Gore

Distribution UIP

Sortie en salle : le 11 octobre 2006.

Tous mes remerciements à Manuela Sourdin de la Fondation Nicolas Hulot pour m’avoir invité à cette projection en avant-première.

Quelques sites à consulter pour en savoir plus :

ADEME / Défis pour la Terre

Le blog de l’Association Terre de Noelle Saugout


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227 réactions à cet article    


  • jamesdu75 jamesdu75 3 octobre 2006 12:59

    Petite question si vous avez vu le film. Parle-t-il uniquement de l’environnement américain ou des autres pays. Parce que quelques milliers de kilométres plus Bas l’amérique central (notamment le Mexique) ne fait quasi rien pour l’environnement. A part le Bresil avec l’ethanol dont on decouvre a peine - Pour infos un ingenieur français avait deja develloppé un moteur eau-alcool dans les années 70 et a mysterieusement disparus..... et l’a retrouvé au Brésil.) Bizzard non


    • Paldeolien (---.---.113.218) 3 octobre 2006 15:18

      Pour info, le Pasteur STIRLING, en 1800, il y a deux siècles... eu inventé le moteur à combustion externe, acceptant toutes sources de chaleur, soleil y compris, ainsi que geothermie. Ce moteur est neutre pour l’environnement, silencieux.

      Pour info, ce moteur est utilisé encore aujourd’hui dans les sattelites et les sous-marins.

      Le rendemenr du moteur STIRLING est supérieur à celui du moteur à explosion, le moteur STIRLING est moins compliqué, moins cher, plus performant, et pas poluant...

      Vous saviez que cette machine est née depuis 200 ans ? Non, moi je ne le savais pas non plus, mais je l’ai su sur internet. Depuis, j’ai compris ce qui dérange. Ce qui dérange, c’est que nous ne sommes pas libre et asservi par l’energie pour le profits des touts puissants pétroliers. Avec des groupes éléctrogène mu par des moteurs à technologie STIRLING, il y aurait bcp bcp moins de problème d’energie et de polution.


    • Jesrad (---.---.105.16) 3 octobre 2006 15:53

      Le moteur Stirling, ou moteur à air, est surtout beaucoup moins puissant et versatile que les moteurs à combustion interne. C’est pour ça qu’il est utilisé presque exclusivement dans des installations fixes, et pas pour des véhicules.


    • Sam (---.---.154.79) 3 octobre 2006 16:33

      Quand même intéressant et largement, ce Sterling, Jesrad.

      Moins polluant, plus fiable et acceptant toutes les sources d’énergies, y a pas mieux, ça aurait renvoyer au musée le moteur explosif qui nous tue les oreilles, l’atmosphère et le portefeuille !

      Ta remarque n’est pas pertinente ; le défaut n’est rien comparé aux avantages semble-t-il et en 200 ans on aurait largement trouver une parade au relatif manque de puissance, voir en F1 les écuries qui font un moteur plus performant en quelques mois.

      Mais bon, y en a quelques-uns pas intéressés du tout qu’on dû se dire qu’il fallait bien utiliser ce pétrole, qu’il fallait surtout, qu’il fallait uniquement. Et pas de discussion.


    • Paldeolien (---.---.113.218) 3 octobre 2006 17:32

      Aux alentours des années 1970 la firme philips dévelloppa un moteur Stirling de 200 CV, il faisait concurrence au meilleur V8 de chez FORD. Qui parle du manque de puissance ? Ce moteur est comme tout les moteurs à Cycle thermodynamique, on dit à tors un moteur à explosion, hors c’est un moteur à combustion rapide, la puissance sera de toutes façons limitée par le cycle de Carnot.

      Sauf que le moteur STIRLING à un meilleur rendement que le moteur à explosion, donc à quantité d’énergie fossile équivalente consommée celui-ci fournira plus de puissance qu’un moteur à combustion interne, puisqu’il a un meilleur rendement.

      Il a donc TOUT les avantages par rapport aux autres moteurs. Surtout pour produire de l’éléctricité, ou le régime doit être constant pour entrainer la génératrice.

      Un sous-marin n’est pas un véhicule ? Un satellite non plu ?


    • krokodilo (---.---.151.72) 3 octobre 2006 19:27

      Oui, et le grand scénariste d’aventures BD JM Charlier, et auteur de divers documentaires, s’était inspiré de cette histoire trouble pour un épisode de sa série La Patrouille des castors, les moins jeunes s’en rappelleront peut-être !


    • jlouis (---.---.206.161) 4 octobre 2006 11:32

      L’utilisation de ce moteur fait appel a une forte source de chaleur. Pour un vehicule, ce n’est pas impossible a produire, mais tres couteux. Pour un sous-marin ou satellite, ca peut etre valable vu le cout que l’on y investit. Pour une voiture a 10000 Euros, les chercheurs ont encore un peu de boulot...

      Question un peu plus generale...
      - comment on demarre ce type de moteur ?
      - quel sont les possibilites d’acceleration et plus generalement d’asservissement ?
      - peut il renvoyer de l’energie a la source en cas de freinage ?
      - quel est son cout ?
      - usure du moteur ?
      - taille minimum ?
      - risque en cas d’accident ?
      - panne ?
      - Comment faire pour avoir une source de chaleur ?

      Si je me souviens bien de mes cours de termo, le rendement de ce type de moteur est dependant du rapport de temperature de la source froide et de la source chaude. Donc lorsqu’on parle de 40%, c’est peut etre avec une source chaude ... tres tres chaude genre le four d’une machine a vapeur (le genre de truc qui te pete a la gueule facilement en cas d’accident...) ?

      Faut pas croire que les technologies existent forcement et que des organismes font pression pour qu’elles ne viennent pas. Sur 100 mega riches, je suis sur qu’on en trouverait un qui financerait un projet pour developper ce type de moteur s’il etait vraiment rentable ne serait ce que pour etre le premier sur le marche...


    • condor007 (---.---.45.11) 4 octobre 2006 20:41

      le mexique,mon cher,se bat actuellement pour« manger » et une fois qu’on a le ventre plein...on peut se mettre au salon,avec un digestif par exemple et discuter apres... a bon entendeur


    • assoterre (---.---.210.74) 17 octobre 2006 21:21

      Le Mexique est AUSSI en train de s’occuper de la pollution parce que sinon, ils n’auront bientôt plus d’eau potable ce qui sera bien plus grave que de trouver à manger... Le rechauffement climatique est la cause de beaucoup de problemes dans le monde, cher monsieur !


    • namic (---.---.212.62) 3 octobre 2006 13:15

      698 etudes a 0 ! Je ne sais pas d’ou vous tenez le 698, mais il se trouve que je connais 2 etudes qui refutent au moins partiellement les bouleversements predits. Donc deja, ce rapport de 698 à 0 me parait specieux (et pour paraphraser A. Einstein : si c’est vrai, une seule etude suffit !).

      Par ailleurs, ce Mr Al Gore est le meme qui pretendait, dans sa campagne presidentielle, etre a l’origine d’internet.

      Je ne sais pas ce qui se passe avec l’evolution du climat, je ne sais pas de quoi sera fait demain, mais ce que je sais, c’est que :
      - les positions serieuses sur l’evolution climatique sont beaucoup moins tranchées que celles de ce monsieur,
      - l’incertitude scientifique regne, meme si de grands principes semblent se degager,
      - le catastrophisme en matiere de climat se « vend » bien actuellement, en tout cas mieux que des positions courageuses sur des pb concrets,
      - ce monsieur Gore cherche a relancer sa carriere et a choisit ce theme, ou il est beaucoup plus facile de faire des effets de manche que dans la gestion des problemes concrets.


      • Gerardlionel (---.---.108.174) 3 octobre 2006 13:39

        S’il n’en fallait qu’un vous seriez celui-là,... !


      • Zenest (---.---.4.6) 3 octobre 2006 13:39

        blabla... il se trouve que je connais 2 etudes qui refutent au moins partiellement les bouleversements predits... blabla

        Vous tombez dans le même travers que celui que vous dénoncez en ne citant pas vos sources.
        Quelles études ? Quelles « positions sérieuses » ?
        Les propositions courageuses ne manquent pas, mais si elles ne viennent pas des lobbys pétroliers ou de leurs représentants, elles sont fantaisistes n’est-ce pas ? Si j’ai bien compris l’article, Al Gore en propose plétore, alors avant de nous asséner votre sagesse péremptoire, allez voir le film au lieu de réfuter ses arguments sans les connaître.

        Zenest


      • Gnole (---.---.242.11) 4 octobre 2006 00:03

        Deux études qui disent quoi ? Que la hausse du niveau des océans sera de X cm au lieu de Y ?

        En fin de compte on en revient à 698+2 à zéro ?


      • Fabounet (---.---.247.53) 4 octobre 2006 10:29

        Je suis d’accord avec vous, cet article est péremptoire, il ne suppose absolument aucun débat. Or débat il y a tout de même, il faut vraiment être un petit bourgeois pour oublier que 75% de la planète connaît bien d’autres horreurs qu’il faudrait combattre. J’ai vécu dans un pays où il y a des ouragans tous les ans depuis la nuit des temps et qui prend cela comme une donnée de base de sa vie, mais où la misère, la faim, le paludisme, le sida, la guerre, tuent autant que la cigarette et l’automobile dans le monde. Bien entendu que l’industrialisation et le pétrole sont des fléaux qu’il nous faut combattre, bien entendu qu’il y a urgence, mais par pitié, ne vous focalisez pas sur un seul problème. Le monde est bien plus complexe que ce que vous voudriez faire croire.


      • msajusfr (---.---.215.23) 4 octobre 2006 13:09

        Vous trouvez que la faim dans le monde est aussi importante que la fin de notre monde ?


      • Fabounet (---.---.247.53) 4 octobre 2006 22:18

        Quel raccourci ! Vous devriez faire de la propagande.

        La fin de notre monde n’est pas pour demain et ne vous concernera ni ne concernera vos enfants alors que 22 milliards d’habitants sont morts de faim depuis jésus Christ. 8 millions de personnes sont mortes du paludisme en 2005, 4 millions du SIDA, 75000 sur les routes du monde, 84000 en guerre, 16000 assassinées, 12000 suicides en France.

        Au fait, vous roulez en vélo, vous ne fumez pas, vous n’achetez rien provenant de pays qui ne respectent pas les normes antipollution ?

        Voilà, mais je comprends que cela ne vous concerne pas. Il vaut mieux défendre une belle cause virtuelle que de faire des efforts au quotidien pour respecter les autres. C’est un choix personnel, pas le mien.

        Je vous suggère d’autres os à ronger : le tabagisme, l’alcool, les fourrures d’animaux, l’interruption volontaire de grossesse...enfin, vous trouverez des tas d’idées en regardant TF1/LCI et M6.


      • Lefrançois (---.---.78.210) 6 octobre 2006 00:05

        Pour les sectaires, sachez qu’un physicien comme Allègre pense que rien n’est moins sûr et que d’autre part les scientifiques russes ont vertement contredit ces études si médiatiquement exposés (même si in fine la russie a signé le protocole de kyoto pour des raisons diplomatiques). La raison en est que nous rentrons dans une période glaciaire même si le réchauffement est sous nos yeux, ce qui peut d’ailleurs nous faire craindre le pire quand à la force des phénomènes climatiques (froid en bas chaud en haut...de sacrées tempêtes en perspective.) Le fait est qu’il ne faut pas confondre pollution, effet de serre et cycle climatologique. Enfin c’est la première fois que l’activité humaine génère des effets contrant un cycle naturel. La prédictivité des évènements en devient d’autant plus difficile et exclut le simplisme.


      • (---.---.242.51) 8 octobre 2006 12:04

        en réponse à : par msajusfr (IP:xxx.x36.215.23) le 4 octobre 2006 à 13H09 :

        Vous trouvez que la faim dans le monde est aussi importante que la fin de notre monde ?

        Chaque personne qui meurt de faim, vit la fin de son monde.

        Peut-on vraiment hiérarchiser la détresse ? Peut-on vraiment considérer que pour peu qu’on ne meure pas tout court, si l’agonie doit durer une vie alors elle est acceptable ?

        Et peut-on considérer qu’il est légitime de sacrifier la majorité des (mal) vivants au futur hypothétique d’une minorité ? (80/20)

        Nataly


      • Bertrand Damien Bertrand Damien 8 octobre 2006 12:29

        On se fout de savoir si on est dans un cyle « naturel » de l’histoire de la terre. Ou au contraire dans le processus né du fait que l’homme a plus modifié son environnement en 50 ans que depuis que l’homme est homme.

        Ce qui est tout simplement incontournable, comme réalité, c’est que ce qui est en train de passer (et c’est en train de se passer, c’est vraiment débile de chipoter sur 1 ou 2 soit-disant études qui diraient le contraire) se fait à un moment de l’histoire de la terre où il y a 6 milliards d’êtres humains répartis un peu partout, et particulièrement dans des endroits où l’impact du changement climatique sera terrible. Ce n’est pas comme si cela se passait à l’époque de Néanderthal et de la dernière glaciation, où la planète ne comptait selon les estimations qu’environ 500 000 hominidés.

        Ce qui est aussi aberrant, c’est de nier que cette menace soit plus importante que les autres terribles plaies humaines. Parce que le dérèglement de la planète, c’est un phénomène aux conséquences qui se mesureront sur des centaines ou milliers d’années, voire certains impacts irréversibles et aux conséquences autrement plus dramatiques en pertes humaines et en malheurs variés que le sida, par exemple. Aussi cru que cela puisse paraître à dire, le sida est un phénomène du siècle, qui finira par être contenu et résorbé avant la fin du siècle, malgré ses dizaines de millions de morts.

        Le bouleversement climatique, lui, aura des conséquences aux échelles incommensérablement plus grandes et plus longues. Vous ne voyez pas son urgence parce que l’impact de ce qui nous faisons aujourd’hui se répercute au-delà du temps de notre petite vie mesquine. Ce chipotage suspicieux sur un phénomène dorénavant incontestable et terrible est lamentable.


      • yang (---.---.11.142) 12 octobre 2006 15:55

        « La fin de notre monde n’est pas pour demain et ne vous concernera ni ne concernera vos enfants alors que 22 milliards d’habitants sont morts de faim depuis jésus Christ. 8 millions de personnes sont mortes du paludisme en 2005, 4 millions du SIDA, 75000 sur les routes du monde, 84000 en guerre, 16000 assassinées, 12000 suicides en France. »

        Si on utilise ton raisonnement à l’inverse, je n’est que faire des gens qui crèvent de faim si moi-même j’ai de quoi manger (ça ne me concerne pas) et de plus, si on continue à détruire notre source de nourriture qui est la terre, on ne pourra plus manger du tout... et qui te dit que notre mauvaise gestion de la planète n’a pas déjà tuée des milliers de personnes et surtout qui te dit que tes enfants n’en subiront pas les conséquences ? Pour conclure je pense qu’il faut mettre chaque problème à son échelle et tu as raison, la faim dans le monde est un problème qu’il faut résoudre (et qu’on pourrai résoudre) mais au lieu de laisser mourrir 22 milliards d’habitants de la pollution et de ses conséquences autant s’attaquer au problème tout de suite.


      • thhutin (---.---.204.182) 15 octobre 2006 15:47

        il est géologue et ancien ministre et apparemment près à tout pour qu’on parle de lui.


      • 2piedsurterre (---.---.94.250) 19 janvier 2007 16:50

        A ceux qui critiquent Al Gore ou le conteste.... Je ne connais pas Al Gore, je ne sais pas s’il a un intérêt sous tout cela, je ne comprends pas ce qui doutent encore d’une évidence, à moins qu’ils fassent eux même partie d’intérêts dissimulés qu’ils attribuent aux autres ? pesrsonellement, âgé de plus de 60 ans et ayant pas mal roulé ma bosse, je trouve que les observations d’Al Gore recoupent ce que j’ai moi même constaté : Le réchauffement de notre terre, et la connerie humaine de certains ! (pas la condition humaine de Malraux...) Alors mon pot’ si tu aimes tes enfants, ou les descendantes de demain, si tu aimes Vivre, ta planète bleue, les beautés (toutes...) de la nature, et bien revois ta copie ! Al Gore dis que nous avons 10 ans encore pour essayer de nous récupérer, moi moins optimiste je dis que nous sommes déjà foutus. Ce qu’il y a d’incroyable dans tout ça, c’est que l’instinct des hommes et des femmes s’est révélé.... inconsciemment, chacun essaie de vivre au mieux au plus vite les quelques jours qui dégringolent si vite. C’est pour ça qu’on voit des tas de divorces, des personnes qui cherchent à prendre du plaisir charnel ou autres, parce qu’ils sentent déjà qu’ils sont perdus...Si tu ne sais pas ce que c’est l’instint, l’inconscient et bien réveille toi et regarde ton dieu soleil, celui qui après nous avoir tant fait du bien, par sa chaleur, par son action, va voir l’humanité mourir probablement, avant de s’éteindre lui même. ça aussi c’est une évidence


      • alberto (---.---.162.128) 3 octobre 2006 13:37

        Merci pour l’info, d’accord : j’irai voir le film

        Pour GWB : stupide ou machiavelique ? : Voir la tronche de débile du pantin, dans un autre film, F9/11 (Michael Moore),quand on vient lui glisser dans l’oreille l’info sur le World Trade Centre : même super-machiavel ne saurait faire ça !

        Nota : les deux fois, lors de son élection et de sa reélection, le monde entier a été témoin des scandaleux tripatouillages électoraux de la clique (gang ?) actuellement au pouvoir auw U.S.

        Tout ça s’inscrit bien dans l’air (réchauffé) du temps...


        • Association Terre (---.---.227.2) 3 octobre 2006 13:43

          Al Gore a parfaitement raison de sensibiliser les gens au problème du réchauffement climatique et il est grand temps de trouver des solutions.


          • Monique (---.---.65.145) 3 octobre 2006 13:52

            Que faisaient en la matière la bande Clinton - Gore et consorts quand ils gouvernaient ? Que dalle.

            On leur « doit » même une guerre bien polluante en Yougoslavie, tout près d’ici. Une guerre qu’ont soutenue de nombreux « écologistes »...


          • machinchose (---.---.129.40) 3 octobre 2006 14:22

            Monique,

            Un vice président n’est pas comme un premier ministre. Le fonctionnement est un peu different. Sinon il y a aussi un truc qui s’appelle la politique ou le réalisme, ou bien ’la marge de manoeuvre" et qui implique parfois de s’asseoir sur ses principes (je ne dis pas cela pour l’excuser). Ensuite reprocher à quelqu’un de tirer la sonnette d ’alarme sous pretexte qu’il aurait du le faire avant n’a pas de sens.


          • Mars (---.---.57.184) 3 octobre 2006 17:39

            Monique, il y a 10 ou 15 ans, on en savait certainement beaucoup moins que maintenant sur les changements climatiques même si on les soupçonne depuis bien longtemps. En outre faut-il attendre d’en avoir une preuve irréfutable pour commencer à agir ?


          • Jeanne (---.---.209.197) 4 octobre 2006 11:21

            Il y a dix ans, voire même quinze, la sonnette d’alarme était déjà en marche auprès de tous les gouvernements. S’ils ont choisi de faire la sourde oreille, c’est une autre affaire.


          • jimmy carter (---.---.118.90) 25 novembre 2006 22:56

            monique c’est l’administration clinton qui a partiellement redigé le protocole de kyoto de plus clinton l’a signier mais le congres qui etait republicain ne la pas ratifié et plusieur loi ecologique faite quand Al Gore etait president du senat


          • Bloggy Bag (---.---.152.115) 3 octobre 2006 13:45

            Changer les choses nécessite d’avoir conservé à la fois son instinct de survie, d’allier la connaissance à la lucité, de voir au-delà de sa zapette, de croire en l’action collective.

            Je craints fort que la majorité de l’humanité repue n’ait limité son instint de survie à la porte du frio, d’être incapable de raisonner autrement que par son système limbique, de ne plus avoir de pile dans la zapette, et d’être foncièrement individualiste, libéral comme on dit de nos jours.

            Vous en doutez ? Alors pour quelles raisons voterez-vous l’année prochaine ? Choisirez-vous Al Gore ou Doublehiou ?

             smiley


            • Bloggy Bag (---.---.152.115) 3 octobre 2006 13:46

              à la porte du [frigo].

              Désolé, je suis en surchauffe...


            • (---.---.65.145) 3 octobre 2006 13:48

              Al Gore est un commis de ces mêmes multinationales qui, aux Etats-Unis, polluent à fond depuis des décennies.

              Cherchez la récup...


              • hallucinant (---.---.15.250) 3 octobre 2006 14:00

                Namic cessez d’être naif...à ce niveau c’est presque pathétique.

                J’aimerais bien voir ce qui se passe dans votre tête. Car pour croire que les bouleversements climatiques ne sont que des effets de mode servant quelques personnes politiques mais en revanche s’indigner que tous ne prennent pas des dispositions sur des problèmes bien plus sérieux selon vous (vous pensiez à quoi ? l’invasion de l’irak et prochainement de l’iran ?) ..... bref, c’est effrayant comme mode de raisonnement en plus d’être totalement stupide. Le monde à l’envers...


                • Fabounet (---.---.247.53) 4 octobre 2006 10:52

                  je vois que vous participez au débat sur le mode de l’irrespect, j’en suis triste.

                  Je me dis que lorsqu’un journaliste de peu de crédit au regard de ses spécialités (littérature people)écrit sur un sujet qui par le au coeur des simples il touche toujours.

                  D’ailleurs, avez-vous remarqué que les articles sont souvent lus par ceux qui ont envie de les lire ? On ne lit plus pour s’informer mais pour se conforter. Du coup, avec un thème comme celui-là il est difficile de ne pas remporter tous les suffrages.

                  C’est dommage pour la raison. Plus le monde sera virtuel, plus il est sera passionnel. Cela nous augure les joies de la passion mais aussi bien des déboires.

                  Concernant le climat, personne n’en conteste la dégradation, mais il y a personne non plus qui conteste l’urgence sanitaire mondiale, les méfaits de la guerre, la pauvreté et les inégalités. Alors, c’est facile de poser des priorités absolues quand on ne prend pas ses responsabilités.

                  On fait quoi là ? Vous roulez en voiture électrique ? En vélo ? Vous voyagez comment ? Vous achetez des produits au plus bas prix fabriqués dans des conditions inhumaines et dans des pays où la demande de pétrole explose ?

                  Soyez conséquent dans vos propos. Le virtuel permet de se défouler, pas de s’en sortir.


                • Prêtresse Prêtresse 3 octobre 2006 14:02

                  Le « j’accuse » de Prêtresse.

                  — -

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