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Accueil du site > Actualités > Environnement > Vents favorables sur l’éolien

Vents favorables sur l’éolien

La filière mondiale confirme plus que jamais son essor avec 72.6 GigaWatts installés en augmentation de 13.3 GW. Cet article est une synthèse de l’activité du secteur issu du Baromètre Eolien produit par Observ’ER et de divers webzine tels que Enerzine.com auquel s’ajoute quelques analyses critiques et personnelles. Je me suis attaché à établir un bilan uniquement économique du secteur éolien, un article identique sur le photovoltaïque suivra.

La puissance :

La puissance mondiale installée atteint 72.6 GigaWatt au 1er janvier 2007 pour une puissance nouvelle de 13.3 GW contre 11.7 GW nouveaux en 2005. L’Europe se taille la plus grosse part avec 48 GW installés, en progression de 7.6 GW représentant ainsi 57% du marché mondial.

Au sein du continent, l’Allemagne reste le marché moteur avec 20.6 GW de puissance en progression de 2.2 GW. La nouvelle est particulièrement intéressante puisqu’elle représente un progression de 20% de la puissance installée alors qu’une décrue était amorcée depuis deux ans avec ‘seulement’ 1.8 GW installés en 2005. L’autre aspect intéressant du bilan allemand 2006 est la progression du repowering (remplacement d’éoliennes anciennes par de plus puissants générateurs) : 130 MW nouveaux.

L’Espagne confirme sont rang de deuxième marché européen avec 11.6 GW de puissance installée, en progression de 1.6 GW.

La France crée positivement la surprise en se plaçant au troisième rang européen en matière de puissance nouvelle avec 800 MW nouveaux pour une puissance totale de 1 500 MW, doublant ainsi en un an la puissance installée durant les 5 dernières années.

L’objectif européen de 40 GW en 2010 fixé par le Livre Blanc est donc déjà largement dépassé, l’objectif pour 2010 ayant été réévalué à la hausse à 89 GW de puissance installée.

En terme de puissance installé par habitant, c’est le Danemark qui se place en première position avec 0.6 kW par habitant suivi de l’Espagne (0.26/hab.), l’Allemagne (0.25/hab.) et très loin derrière, la France (0.026/hab.).

La production éolienne représente une part de 2.8% de la production électrique totale européenne, en progression, avec une pointe remarquable du Danemark à 18% de la production nationale.

Les mesures incitatives

Plusieurs approches ont été imaginées pour promouvoir les Energies Renouvelables :

La France ou l’Allemagne ont opté pour le système étatique de l’Obligation d’Achat. Un tarif d’obligation d’achat est fixé par le législateur pour une durée longue (15-20 ans). Ce tarif est fixé en France pour l’éolien terrestre à 8.2 cE/kWh pendant 10 ans puis entre 8.2 et 2.8 cE/kWh pour les 5 années suivantes. L’éolien off-shore bénéficie de 13 cE/kWh pendant 10 ans puis entre 13 et 3 cE/kWh pendant 10 ans. Une dégressivité de 2% par an pour les nouveaux projets sera appliquée à partir de 2008. Ces chiffres sont à comparer avec le prix de revient du kWh nucléaire issu de l’EPR : 4.8 cE. A terme, il est probable que l’éolien aie un coût global comparable à celui du nucléaire.

La Royaume-Uni et la Belgique ont opté pour l’outil libéral du certificat vert. Un certificat d’origine de l’électricité produite et vendue est attaché à chaque kWh éolien. Les distributeurs ont eux l’obligation de vendre un quota défini d’électricité verte. Producteurs et distributeurs s’échangent donc les certificats sur un marché identique à celui de l’électricité. En cas de non présentation de certificats en suffisance, une amende est appliquée déterminant la valeur du certificat qui est légèrement inférieure de celle des pénalités. En 2006 le quota décidé par le gouvernement britannique est de 6.7% en 2006 et doit passer à 10% en 2010.

Le marché des générateurs

Les premiers constructeurs de générateurs éoliens sont dans l’ordre :

1/ Vestas (DK, 28% marché, 3.2 Md€ CA, 10 300 employés),

2/ GE Wind (USA, 18% marché),

3/ Enercon (DE, 13% marché, 1.2 Md€ CA, 9 000 employés)

4/ Gamesa. (ES, 13% marché, 1.7 Md€ CA, 8 000 employés).

Le classement des pays en terme de Chiffre d’Affaire :

1/ Danemark(Vestas),

2/ Allemagne(Enercon, Siemens, Repower, Nordex),

3/ USA (GE Wind),

4/ Espagne(Gamesa, Ecotecnica).

Il n’existe plus aucun fabricant français depuis la cessation d’activité de Jeumont Eolien..

La totalité des constructeurs éoliens enregistrent une croissance à deux chiffres tel Gamesa avec une progression de 64% de son Chiffre d’Affaire.

Le marché connaît cependant une tension sur la fourniture de pièces essentielles telles que roulements et boites de vitesse dont la cadence de production est insuffisante pour répondre à l’offre, induisant des frais financiers.

Les perspectives

Les perspectives globales sont très positives de par les incitations européennes qui continuent à soutenir la demande. Ainsi l’Espagne qui s’est fixé en 2005 un objectif de 20 GW de puissance installée en 2010, la France avec un objectif de 13.5 GW mais aussi la venue de l’Inde (6 GW en 2006) et de la Chine (1.7 GW).

Pour l’Allemagne et le Danemark, l’axe de progression principal devient l’off-shore puisque de première fermes ont été lancées, autorisant une productivité plus importante mais aussi de coût d’installation et maintenance plus élevés et induisant une dépendance plus grande encore envers le gisement éolien de Mer du Nord.

La situation française

Face à la situation française et la progression en crabe de son secteur éolien, il convient d’exercer une critique sans complaisance de la politique gouvernementale. Cette critique se doit d’être d’autant plus acerbe que les enjeux inhérents au développement de la filière sont de première importance. Celle-ci est en effet porteuse d’activité, d’emplois à forte valeur ajoutée et de profit, mais aussi de plus-value écologique tant en terme de diminution des émissions de GES que de réduction de nos déchets nucléaires.

Or la situation du marché français au début 2007 est on ne peut plus favorable....aux groupes étrangers, confortés sur leurs marchés domestiques et prêts à la conquête du marché français.

Grâce aux politiques incohérentes des gouvernements Jospin et Raffarin, le marché français a ainsi perdu Jeumont, son seul constructeur de grandes éoliennes, dont l’activité éolienne fut stoppée début 2005. De leurs côtés, bureaux d’études et autres prestataires de service ne purent que vivoter, bridés qu’ils furent par l’obstruction tous azimuts orchestrée par le gouvernement, ses préfets et le lobby nucléaire.

L’ironie cruelle de ces événements réside dans l’actualité économique très récente. En effet, Areva, maison mère de Jeumont, a laissé alors mourir la division éolienne de cette entreprise sans rien tenter pour redresser la barre. Sans doute avait-on parié en haut lieu sur le retour de la CDU/CSU au pouvoir en Allemagne et le retour en grâce du nucléaire. Il n’en fut rien et alors que sa filiale cessait l’activité éolienne, Areva sentant le vent tourner, prit en 2006 une participation de 30% dans Repower, troisième fabricant allemand d’éoliennes. Tout récemment, Areva s’est porté acquéreur des 70% restant, mais à prix d’or puisqu’en concurrence avec l’indien Suzlon qui les lui dispute. La dernière surenchère d’Areva porte cette part à 1.137 milliard d’euros. Nul doute qu’une telle somme investie dans Jeumont aurait permis de créer un leader français de l’éolien et plusieurs milliers d’emplois nationaux au lieu de profiter aux investisseurs allemands.

Un rapide retour sur les approches gouvernementales est indispensable pour déceler les responsabilités.

Si le gouvernement Jospin décida en 2000 des mesures identiques à celles du gouvernement allemand d’alors et à un tarif identique à celui cité plus haut, la mise en pratique ne suivit pas. Tout porteur de projet se retrouva confronté à une obstruction administrative minutieuse matérialisée par les 26 démarches administratives nécessaires à la réalisation d’un projet. Il ne fallait alors pas compter sur un Parti Socialiste voué au nucléaire incarnant le progrès radieux (encore de nos jours, cf Claude Allègre.) ni sur des Verts réfractaires à l’investissement privé, pourtant seule voie de développement de l’éolien.

Le coup de Trafalgar vint avec le gouvernement Raffarin et le député Ollier qui tenta d’instaurer une taille minimale de parc éolien, interdisant ainsi tout accès au marché aux investisseurs de taille modeste et moyenne. La manœuvre échoua car trop grosse mais mobilisa une énergie mieux utilisée à développer l’éolien plutôt qu’à le défendre.

A l’inverse, le bond de 2006 est à mettre au crédit du gouvernement de Villepin qui décida une série de mesures pro-EnR dont le tarif éolien décrit plus haut. Parallèlement, des directives gouvernementales à destination des préfets permirent de fluidifier les démarches et de lever les blocages administratifs injustifiés. L’horizon n’est pas dégagé pour autant puisqu’on voit encore des projets importants être rejetés, tel celui off-shore en Seine-Maritime, d’une puissance importante (702 MW, 156 éoliennes) mais refusé par le préfet, sous des prétextes fallacieux et sans consultation aucune.

En définitive, bien que perfectible, la situation française est revenue à la normale : un contexte tarifaire intéressant, des démarches administratives redevenues raisonnables, un potentiel important, le 2e d’Europe, bref l’eldorado pour les constructeurs et bureaux d’étude étrangers qui viennent vendre des parcs clé-en-main aux entreprises françaises telles que Poweo, Direct Energie ou EDF Energies nouvelles.

L’avenir n’est pas sombre pour autant car outre l’amélioration environnementale que le développement éolien sous-entend, on peut se mettre à espérer au renouveau de l’industrie éolienne française par ses constructeurs de mini-éoliennes. Il faut cependant que le gouvernement décide rapidement un tarif pertinent qui permette à ces entreprises de se développer et monter en gamme.

Rien n’est perdu, la demande mondiale n’en est qu’à ses débuts !

Sources  :

http://www.energies-renouvelables.org/observ-er/stat_baro/observ/baro177.pdf

http://www.enerzine.com

http://www.eolien-poitou-charentes.com/dyn/pages/textes_officiels/arrete_tarifaire_du_10072006.pdf

http://www.espace-eolien.fr/

Groupe discussion : http://fr.groups.yahoo.com/group/petit-eolien

 

 


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71 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 28 mars 2007 10:55

    N’en déplaise au écolo d’une autre époque,les centrales nucléaires françaises sont les meilleures productrices d’électricité et en plus le cout de revient est faible.

    Pourquoi,voulez vous revenir en arrière avec des idées d’une autre époque ?


    • adrien (---.---.46.14) 28 mars 2007 14:17

      Il ne faut pas aussi tomber dans la mono-culture. Je suis pour conserver notre parc nucléaire mais il faut aussi rester présent sur des alternatives et ne pas garder des oeillères.

      Entre les pro et les anti-nucléaires, on est pris entre le marteau et l’enclume. C’est stupide.

      La seule chose que je retiens de cette article, c’est que nous n’avons plus de R&D dans la production électrique éolienne.

      Nous avons certainement des centrales nucléaires à vendre, mais vendre des éoliennes en plus ne m’aurait pas déranger !


    • Rocla (---.---.196.63) 28 mars 2007 18:01

      Peut-être pour simplement laisser à nos enfants l’ endroit aussi propre qu’ on aimerait le trouver en entrant .

      Rocla


    • Stephane Klein Stephane Klein 28 mars 2007 23:29

      Juste une precision : je ne me veut pas anti-nucleaire mais contre lenucleaire et pro-EnR, la difference n’est pas que sémantique. S’il existait une energie plus propre que les energies renouvelables actuelle qui ne produise pas ou tres peu de dechets n’hypothequant pas les generations futures les plus et les plus eloignees et/ou qui soit mis en oeuvre par une grande multinationale capitalistique, ca ne meposerais aucun probleme.

      Mais cette energie n’existe pas en dehors de l’eolien, de l’hydro, du PV, de la biomasse , dela geothermie et des thalasso-energies reunies.


    • Stephane Klein Stephane Klein 28 mars 2007 23:40

      Pour ressentir l’ironie de l’histoire, jetez un coup d’oeil a la carte indiquee ici :

      http://www.crdp.ac-caen.fr/energies/Eole.htm.

      Vous remarquerez que la France a le deuxieme potentiel d’Europe, harmonieusement reparti geographiquement entre le sud PACA et Languedoc-Roussillon et le quart ouest-nord-ouest ce qui garanti un equilibrage.

      Ceci est un avantage competitif par rapport a l’Allemagne qui non seulement n’a qu’un gisement reduit mais en plus concentre en une seule region.

      Consequence : pour compenser l’intermittence, nous pouvons faire appel a nos STEP mais aussi et d’abord a la dispersion geographique.

      Et pour une apercu du potentiel eolien francais :

      http://www.espace-eolien.fr/Eolien/200twh.htm


    • CRAPIN (---.---.50.68) 29 mars 2007 16:00

      Je tiens à signaler tout de même que le coût de production de l’énergie nucléaire comparé à celui de l’éolien est un faux débât. En effet, on annonce un coût du nucléaire d’environ 3.5 cts/kWh (contre 8.38 cts/kWh éolien). Mais ce chiffre du nucléaire ne tiens pas compte des investissement en R&D que l’Etat français (et donc chaque citoyen) a subventionné au début de la filière. De même, ce coût ne comprend pas les frais de retraitement des déchets nucléaires, de leur stockage et encore moins du démentellement des centrales en fin de vie (chose que l’on ne sais toujours pas faire) !!

      Pour finir, pourquoi revient-on systématiquement sur cette comparaison éolien/nucléaire qui n’a pas lieu d’exister puisque les deux sont incomparables en terme de puissance de production. L’éolien n’est pas là pour remplacer le nucléaire mais pour enrichir le bouquet énergétique français. Pour rapel, si les objectifs français à l’horizon 2010 sont tenus (13500 MW représentant plusieurs centaines de machines), on aura éviter, c’est déjà ça, la construction d’une centrale nucléaire de 4 tranches (1 tranche de nucléaire = environ 3000 à 4000 MW) ou plutôt la construction de quelques usines conventionnelles au pétrole, gaz ou charbon...


    • Stephane Klein Stephane Klein 29 mars 2007 16:22

      Je ne dis rien d’autre dans ma comparaison entre couts nucleaires et eolien avec une ajout : les eolienne qui produiront le plus seront retribuees a 2.3 cE/kWh sur terre et 3.2 cE/kWh en off-shore, moins donc que le futur cout de revient du kWh issu de l’EPR (4.6 cE).

      Quant a l’objectif francais de 13 500 MW, il est bien timore. Comparez les cartes de potentiel de l’Allemagne et de la France. L’Allemagne a deja installe 20 000 MW terrestres et ca n’est pas fini, son potentiel off-shore reste a exploiter alors imaginez le potentiel francais, je vous renvoie donc au lien qui decrit le potentiel francai d’ici 2030-2040 : un gros 30% de l’electricite francaise peut etre eolienne.

      L’eolien a donc vocation - surtout ecologiquement - a remplacer le nucleaire aux cotes des autres EnR.


    • Mijo (---.---.154.29) 28 mars 2007 11:34

      Merci pour ces infos. Ravie de voir que malgré l’entêtement de certains apparatchiks à plomber cette filière, les EnR marquent des points. Bon vent.


      • Marie Pierre (---.---.146.213) 28 mars 2007 12:28

        En Finlande, il y a un fabricant d’éoliennes à spirale http://www.windside.com/ qui présente l’avantage de pouvoir être utilisées en ville, à faible et à forte puissance de vent.

        Cependant, sans réduction de notre consommation, nous irons tout de même dans le mur.


        • pierrarnard (---.---.86.85) 28 mars 2007 15:47

          et si vous lisez dans les recoins de ce site les courbes de puissance délivrée par leurs engins vous verrez que pour alimenter un fer à repasser il faut etre en alerte orange chez météo france.


        • TB (---.---.21.162) 28 mars 2007 16:38

          Pierreamard, tu as lu ça où ? Hein ? ça dit exactement le contraire de ce que tu racontes. C’est un type d’éolien non relié au réseau, c’est donc une excellente chose. Par ailleurs, c’est comme le marché de l’informatique : plus on le développera plus chaque produit améliorera ses performances et ses coûts unitaires de baisser. Or, la France et son nucléaire, son EDF, ses régimes spéciaux, son Ademe mettent des batons dans les roues de cette filière en diffusant des fausses infos (un peu comme toi) et la totale omerta sur les vrais chiffres, les coûts réels, etc ...

          "L’éolienne Windside produit, quand d’autres sont arrêtées, par une petite brise estivale ou durant une dure tempête hivernale. Elle produit quand d’autres sont gelées. Sur l’année, l’éolienne Windside produit au moins 50 % plus d’électricité que des éoliennes conventionnelles à hélices. Plusieurs paramètres la rende extraordinaire l’année durant. C’est pourquoi elle vaut son pesant d’or et n’est en fait effectivement pas chère.

          Longue durabilité. L’éolienne WS produit de l’électricité année après année, longtemps après que les autres soient hors service. Elle est manufacturée en acier spéciaux, aluminium, fibre de verre/bois et acier inoxydable. Le besoin d’entretien est minimal. C’est un investissement de décennies. Ne vous étonnez pas si elle marche encore en l’an 2100.

          Respect de la nature. L’éolienne WS ne fait pas de bruit et ne tue pas d’oiseaux. Une éolienne silencieuse et sûre peut être implantée au milieu d’une zone urbaine, même un enfant est en mesure de l’arrêter. Mise à part çà, elle est magnifique.

          Professionelle. L’éolienne WS peut être appliquée où l’électricité est requise et l’où l’on ne dispose pas de réseau électrique. Ou où des coupures sont (im)prévues. L’éolienne est utilisée dans les champs de glace du Groenland et dans les sables du Sahara. Elle est utilisée par des professionnels dans des conditions extrêmes.

          L’éolienne produit de la lumière, de la chaleur et du froid, alimente des systèmes de mesures, pompe de l’eau, alimentes des zones gardées, ventile des espaces. Dans le désert, sur les océans, en montagne, sur des sites isolés, loin de tout où l’électricité est requise. "

          Il est où ton fer à repasser ?...!!!


        • Marie Pierre (---.---.146.213) 28 mars 2007 16:56

          @TB,

          Merci TB, j’essaie, toute petite, de faire connaître ce système qui trouve sa place dans les villes, dans un jardin, qui permet à un quartier, s’il le désire, de prendre son énergie en mains, sans dépendre des gros producteurs d’énergie.


        • pierrarnard (---.---.86.85) 28 mars 2007 19:09

          Comme je le dis il suffit de lire tout simplement les tableaux de caracteristiques donnés sur le site.

          http://www.windside.com/new/france/technical.html#WS-0,30C

          Sur mon fer a repasser il est ecrit puissance 700W c’est meme pas une centrale vapeur.

          Je recherche donc sur le site le modèle d’éolienne qui debite de l’ordre du kilowatt pour pouvoir aussi regarder la télé en repassant, soyons fous !!!

          J’achète donc le modèle modèle WS-4 donc 5 metres de haut et 1 mètre de diamètre pour un poids de 700 kg, belle bète déja, non ???

          pour avoir mes 700W il me faut un vent de 12m/s dans le tableau soit 43km/h.

          Pour regarder la télé en plus il me faut 14m/s de vent soit 50,4 km/h de vent ce qui donne la force 7 sur l’echelle de beaufort.

          Pas mal, non pour du repassage ????

          700 kg de camelote sur 5 m de haut et 25 noeuds de vents pour repasser en matant la télé c’est ça l’écologie ????

          Mais avec 2 m/s de vent j’aurais quand meme 20W pour mon radio reveil !!!!!!

          Et ouais, les chiffres sont tétus, non ????


        • TB (---.---.21.162) 28 mars 2007 19:52

          Sur le lien que tu donnes et qui fait effectivement partie de ce site, il est écrit : Production annuelle estimée : 100 W /m2 = 860 kWh/m2/an

          Un ménage moyen français a besoin d’environ 200 kWh/m2/an. Regardes ta facture d’élec annuelle, comptes le nombre de kWh consommés, divises par le nombre de m2 de ton habitation ... Je ne comprends donc pas tes calculs et ton histoire de fer à repasser.


        • pierrarnard (---.---.86.85) 28 mars 2007 20:24

          Je vai diner et je te fais une explication plus didactique tard ce soir.

          Dans l’idée, sur la base de ton chiffre de 200kwh/m²/ans si tu as 100 m² d’habitation il te faudra une éolienne qui produira 200x100= 20000 kw/an ce que tu n’obtiendra qu’avec le modèle WS 75 a condition que le vent souffle toute l’année a 14 m/s (pris dans le tableau « Production d’électricité des éoliennes en watts/ m/s »

          Comme la nature est capricieuse le vent ne souffle pas tout le temps a la meme vitesse le constructeur te propose le tableau « Production annuelle estimée de différents modèles : » qui pondère la production en fonction de la vitesse moyenne du vent du lieu ou tu te trouve.

          Tu vois alors que sur une année le modèle WS 75 ne produit que 64500 kW soit le tiers de la consommation de ton logement, et a condition que le vent souffle en moyenne sur l’année à 10m/s soit 36km/h, et je ne suis meme pas sur que ce soit le cas a Ouessant !!!!


        • wawa (---.---.194.140) 28 mars 2007 22:02

          des eoliennes en spirale, je suis ale voir ce site par curiosité, a l(heure ou les leader font des moulins geant, il font des joujous pour enfant. leurs a t’on explique que la puissance d’une eolienne est proportionnelle au cube de la vitesse du vent et a la surface de revulution du tournant (pale ou spirale) la puissance doit etre effectivement tout juste suffisantepour alimenter une petite electronique. autant utiliser le solaire


        • TB (---.---.21.162) 28 mars 2007 22:29

          @Pierrearnard

          J’ai contacté un pote dont c’est le métier pour qu’il mexplique le tableau.

          Je me suis planté pour les m2. Il correspond à la surface de balayage de l’éolienne et non au m2 habitable. Mais attention, je n’ai pas dit mon dernier mot.

          Il m’a appris que ce type d’éolienne (les autres aussi d’ailleurs pour les particuliers) suffisent amplement à la consommation d’un ménage pour la lumière, l’ordi, le frigo, la télé bref tout sauf le chauffage. Pour ce dernier concernant l’eau, les ballons d’eaux chaudes suffisent (un peu comme une serre, intérieur noir qui renvoient la chaleur emprisonnée qui font naturellement chauffer l’eau). Le chauffage ? Alors voilà la réponse : il faut savoir que l’énergie accumulée par éolien et ou solaire ou autres EnR peut se stocker sur batteries si on tient absolument, ce qui n’est pas la meilleures des idées, à ne pas être relié au réseau. Savoir aussi que le réseau, nous concernant, est européen. Ce réseau peut être 100% comme 0% nucléaire. La chose la plus simple est de revendre le surplus au réseau en période chaude et de l’acheter pour le chauffage en période froide. Les différences de températures variant d’un point à l’autre au même moment sur le continent européen. Les éoliennes offshores, par exemple, très puissantes, (là ton fer à repasser qui consomme autant qu’un radiateur électrique, peut se transformer en fusée si on lui met toute la gaume, c’est une image) sont inexistantes en France alors que notre facade atlantique est bien plus grande et bien mieux pourvue en vent que la façade danoise.

          Bref, les solutions - nombreuses - existent mais les citoyens sont mal informés et les choix politiques sont loin d’être les meilleurs.


        • pierrarnard (---.---.86.85) 29 mars 2007 00:02

          En fait le probleme de toutes les energies renouvellables est le meme : on ne sait pas, dans l’etat actuel des choses stocker l’énergie avec un rendement correct.

          On peut prendre le problème dans tous les sens, l’air comprimé, l’hydrogène comprimé, les cylindres tournants, les batteries, tout ceci coute de l’enrgie, et fait baisser le rendement d’un système jusqu’a le rendre aberrant.

          Nous avons besoin d’énergie de manière régulière parce que lorsque je rentre dans ma chambre, j’aime bien que la lumière s’allume mais j’aime bien aussi qu’elle s’éteigne quand je veus dormir.

          Le fournisseur d’énergie quel qu’il soit, panneau solaire, moulin hydraulique ou éolienne,lui, doit faire face a cette demande.

          Hors généralement, si j’ai besoin de lumière c’est qu’il fait nuit, de meme que si je veux du chauffage c’est qu’il fait froid.

          Mais la nature est ainsi faite que la nuit le solaire marche moins bien, que quand il fait froid il n’y a pas forcement du vent et que l’eau de mon moulin est gelée.

          Par contre il peut souffler une grosse tempète et je n’allumerai pas pour cela ma lumière quand je dors.

          Pour lisser ces aléas, c’est a dire avoir de la lumière quand il fait nuit ou sans vent, ou me chauffer quand il fait froid je suis obligé d’utiliser de l’énergie stockeée et cela dans l’état actuel de l’art ne se fait de manière satisfaisante qu’avec du pétrole ou du combustible nucléaire.

          Lorsque l’on vous dit qu’il n’y a qu’a acheter de l’énergie en période froide et la revendrfe en période chaude, on fait fi du probleme de stockage.

          En effet, en période chaude la consommation energétique est ridicule (à moins de généraliser les climatisations ce qui serait une héresie écologique , la thermodynamique imposant pour faire du froid de produire encore plus de chaleur a dissiper dans l’atmosphère)

          Par contre ,le potentiel de production estival est énorme, notemment en solaire, mais on ne sais pas stocker l’excedent...

          Par contre en période froide, la demande en energie est énorme, chauffage, journées courtes donc plus d’eclairage, mais la production est minime pour les memesraisons.

          Donc sans stockage, pour que tout le monde puisse allumer sa lumière et se chauffer, meme avec des renenouvelables a la pelle, il faudrait allumer des centrales thermiques pour compenser les jours nuageux, sans vent, les rivières gelées et autres aléas...

          Au global, donc un inconfort que l’usager actuel n’accepterai pas.

          Alors, comme vous le dites, pourquoi ne pas transporter l’energie d’un point a un autre, puisque’il y a toujours un coin de terre ou il fait du vent ou ou il fait jour ??? Tout simplement parce que les lois de la physique sont encore une fois incontournables.

          Le transport d’energie coute cher en energie : il faut générer de la très haute tension que le solaire ou l’eolien savent mal fournir et les pertes en ligne augmentent avec le carré de la distance. Au bout de quelques centaines de kilomètre, un fois encore dans l’etat actuel de l’art, l’energie s’est totalement dissipée dans le simple fait de se transporter.

          Un peu comme un camion citerne qui roulerai jusqu’a ce que sa citerne soit vide..

          En clair, il vaut mieux produire près de chez soi qui de chauffer l’atmosphère du voisin, et retour a la case stockage du début.

          Donc mon éolienne doit etre dans mon jardin, et celle du site dont nous parlons, je le répète avec les documents pris sur le site, pour 700 kg et 5 m de haut m’alimente a peine pour mon repassage par force 7, ce qui est complètemùent inexploitable au quotidien....


        • TB (---.---.21.162) 29 mars 2007 12:45

          Pierranard, ma réponse suite était quasi-finie mais j’ai buggé smiley, je recommencerai .... à +


        • CRAPIN (---.---.50.68) 29 mars 2007 16:17

          Sur le thème de l’offshore, on peut souligner le peu d’efficacité du gouvernement français, illustrant pas là même son fonctionnement à deux vitesse (on fait un pas en avant pour l’éolien et deux en arrière !!). En effet, il y a quelques temps, le gouvernement décide de lancer un appel d’offre pour l’offshore qui représente le futur de la filière de l’éolien. On s’attend donc à une fabuleuse avancée et une contribution significative pour remplir les objectifs fixés.

          Résultat : seulement 500 MW retenu !! Alors que l’offshore doit à terme contribuer pour moitié au moins à la production électrique de source éolienne. Bravo le gouvernement !! En plus, aux dernières nouvelles, le seul projet digne de ce nom est stoppé à cause d’un avis négatif du préfet maritime.


        • TB (---.---.21.162) 30 mars 2007 10:02

          Perrarnard, je disais donc ....

          Ta réponse ne m’a pas surpris et je l’anticipe dans mon commentaire précédent. Ta vision est déprimante et ne fait pas preuve d’aucune bonne volonté. Perso, ce que je retiens :
          - Chaque ménage peut parfaitement être autonome d’un point de vue énergétique pour tous ses besoins sauf pour le chaufage.
          - « L’outillage » nécessaire à cette autonomie (éolienne pour particulier, solaires et autres) ne demande qu’à être développé, ses performances accrues et ses coûts unitaires de moins en moins cher, exactement comme le marché de l’informatique (pas besoin de faire un dessin).
          - Le réseau ainsi déchargé de cette demande pourrait se limiter au chauffage et à certaines usines gourmandes en énergie.
          - Plutôt que brûler avec du pétrole nos déchets ménagers (incinérateurs et graves pollutions) on ferait mieux de créer des petites centrales, dans chaque commune, qui produisent du méthane réutilisé pour nos besoins domestiques (donc pas de pollution) grâce à la décomposition de ces mêmes déchets. On éviterait ainsi d’aller chercher, payé 10 fois plus cher, le gaz de Poutine ou celui de l’Egypte (voir Marseille en ce moment, son centre d’approvisionnement alors que nous pourrions être tous autonomes ... ).

          Bref, les solutions existent et il est tout à fait possible de se passer complètement du pétrole et du nucléaire et ce pour un moindre coût financier en plus , rien à voir avec le miroir aux alouettes du Pacte de Nicolas Hul’Oréal.

          (bon, ce que j’avais écrit et qui a buggé était plus explicite mais j’y reviendrai à l’occasion d’un autre article)


        • (---.---.21.133) 28 mars 2007 13:21

          Quiconque de sérieux, qui a quelques notions d’électricité pratiques sait que utiliser l’éolien pour alimenter le réseau n’est qu’une bêtise (à moins d’y avoir des intérêts financiers particuliers). Par contre pour une utilisation locale, c’est très valable et à encourager.


          • Stephane Klein Stephane Klein 28 mars 2007 13:34

            He bien je propose que vous alliez apporter cette tres interessante et tres etayee information a nos voisins allemands qui ont installe 20 000 MW et espagnols qui en ont planifie autant, quelque chose leur a surement echappe....


            • Avatar (---.---.30.7) 28 mars 2007 15:14

              « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent... »

               smiley


            • CN46400 (---.---.79.115) 9 avril 2007 18:12

              Et quand le vent, brusquement, s’evanouit on a une panne sur la moitié de l’Europe. Heureusement que cela s’est produit la nuit et que les centrale nucléaires françaises ont pu remonter rapidement !


            • GJ (---.---.102.2) 10 avril 2007 06:10

              Les Allemands comme les Espagnols ont choisi en base des centrales à flammes. Très mauvais choix (dit Nicolas Hulot puisque générateur de CO2). En même temps, cela permet de reprendre plus rapidement les pertes de tensions dus au manque de vent sur les éoliennes...Ce qui explique, en parties, la prolifération des éoliennes dans ces pays...

              La France à choisi le nucléaire (Bbbbearkkkkk) mais ne rejette que très peu de CO2 (Bbbbravoooooo) par contre, le nucléaire permet une reprise par tranche (en cas de perte d’un ou plusieurs groupes) que de 50 MW par mn (c’est lent).

              Conclusion : si on construit beaucoup d’éolienne en France, INEVITABLEMENT, on aura des coupures à chaque fois que les éoliennes s’arrêteront de façons intempestives car les centrales à flammes sont réservées exclusivement aux heures de pointes (pour affiner les consommations variables) et éventuellement secourir un groupe de forte puissance (nucléaire) en défaut mais certainement pas pour compenser une production défaillante d’éoliennes.

              De plus, les coupures générées par les éoliennes sont dangereuses car souvent précédées d’une baisse de tension et de fréquence, de quoi casser les électroniques domestiques...

              Techniquement, en cas de défaillance, il est impossible, de reprendre des puissances importantes dans l’alternance (<20 ms), contrairement à ce que laisse supposer certains !

              Et quand les puissances défaillantes sont très importantes, ont obtient ...La coupure de la moitié de l’Europe !


            • (---.---.247.32) 28 mars 2007 13:59

              « Celle-ci est en effet porteuse d’activité, d’emplois à forte valeur ajoutée et de profit, mais aussi de plus-value écologique tant en terme de diminution des émissions de GES que de réduction de nos déchets nucléaires. »

              La blague :D

              Tout ceci est subventionné, c un gouffre financier, au final ca coute à la communauté et ca permet d’enrichir les ptits malins qui surfent sur la naiveté des gens bref c une FBI (Fausse Bonne Idée).

              Les raisonnements qui sont tenus dans cet article sont aussi betons que ceux avancés sur les 35h ... souvenez vous « Si on travaille moins on doit embaucher plus, donc on diminue le chomage :) », sauf que ca augmente le coup du travail, incite les entreprises a la delocalisation et au final on obtient les effets inverses de ceux rechercher.

              Je suis pour les solutions alternatives mais inutiles de persister dans des voies sans issues.


              • (---.---.247.32) 28 mars 2007 14:13

                Autre chose interessante absolument absente de cet article :

                Combien d’éoliennes, faudrait il pour allimenter une ville comme Paris et quelle surface de terre vierge faudrait il pour les installer ? Quel coup cela representerait dans des conditions normales d’installation et d’exploitation (donc hors subvention). Voila une info interessante qui aurait permis de demontrer que cette solution n’en est pas une ...

                L’argent de nos impots doit servir a la recherche de VRAIES solutions.

                Petit rappel : l’activité subventionnée n’a jamais créé de richesse, si je donne 100 (de subventions) et que je recupere 50, g bien perdu 50, faut atterir.


              • Stephane Klein Stephane Klein 28 mars 2007 18:23

                Combien d’eolienne mais de quelle taille ? 800, 3000, 5000 kW ?

                Dans quel lieu : terrestre continental, terrestre cotier, off-shore ?

                La question est simpliste mais la reponse ne peut en etre autant. On pourrait seulement resumer qu’une eolienne d’1 MW fournit l’electricite d’environ 500 foyers.

                Concernant le cout : double erreur (ou intox, tout depend des motivations du commentateur) : les EnR (eolien, hydro, solaire, biomasse, biogaz, geothermie) ne sont pas a la charge du contribuable mais du client reparti sur tous via la CSPE.

                Et pour savoir de quel montant de votre facture a servi a payer le surcout des EnR :

                http://www.cler.org/info/article.php3?id_article=3953

                Encore faut-il savoir ce que represente ce surcout : les couts evites par rapport aux GES et au nucleaire (cout de dereglement climatique, cout de R&D de traitement des dechets, cout de stockage des dechets).

                Ca n’est donc pas une rente indue mais bel et bien l’equivalent des couts evites par rapports aux energies grises qui elles font payer une part des consequences de leur activite par la collectivite.


              • perlin (---.---.157.103) 29 mars 2007 06:45

                1 MW pour 500 foyers, ça fait 2 kW par foyer ça non ? Remarque, si je ne me chauffe pas, que je ne passe pas l’aspirateur, que je ne fais pas rotir mon poulet ni ne lave ma vaisselle, que je revends mon ballon d’eau chaude... et mon fer à repasser... Ouais, je crois que ça peut le faire. smiley


              • Stephane Klein Stephane Klein 29 mars 2007 10:14

                Vous savez faire la difference entre puissance et production ? Un kW et un kW.h ?

                Du reste, vous ne faites que nier les faits, sachez-le.


              • CRAPIN (---.---.50.68) 29 mars 2007 16:30

                Ce chiffre dois s’entendre hors chauffage.


              • Cassandre (---.---.112.19) 28 mars 2007 14:15

                Dommage que la partie informative de l’article soit gâchée par des considérations idéologiques sur la cas français.

                Marre de répéter pour la nième fois :

                - qu’il est intéressant de remplacer du thermique à flamme par des éoliennes, mais absolument pas de remplacer du nucléaire (du point de vue des rejets de CO2, bien sûr),

                - que les rejets de CO2/personne de l’Allemagne, du Danemark et de l’Espagne, très supérieurs à ceux de la France, montrent les limites de l’éolien, bridé par l’intermittence du vent,

                - qu’à partir de 3 GW installés, il va falloir construire en France du thermique à flamme pour faire face aux siestes d’Eole, ce qui augmentera nos émissions de CO2.

                De plus, l’ajout mondial annuel de puissance éolienne n’est, hélas !, qu’une faible fraction de l’ajout annuel de puissance thermique au charbon. Les émissions de CO2 poursuivent leur croissance et la séquestration-enfouissement est encore bien loin...

                La bagarre lobby éolien contre lobby nucléaire est purement marginale. Les vrais lobbies sont ailleurs. Quel « grand » candidat à la présidentielle propose des mesures concrètes de réduction des émissions de CO2 et autres GES ? Quand les constructeurs automobiles de ces ardents écolos que sont supposés être les allemands vont-ils cesser de bloquer la limitation de puissance des voitures à la construction et la baisse des limitations de vitesse ? Etc... L’hypocrisie des décideurs et la naïveté des populations sont bien universelles.


                • TB (---.---.21.162) 28 mars 2007 17:03

                  Arrêtes avec tes conneries rabachées sur chaque article traitant du sujet. Les emissions de CO2 de la France, malgrè sa politique à fond nucléaire (donc pas d’émission de CO2 par les centrales mais énormissime problème de la gestion de ses déchets hautement radioactifs) est sensiblement la même que celle des pays du Nord, à peine inférieure sauf que le France n’a pas besoin de se chauffer l’hiver autant que l’Allemagne par exemple. C’est pas plus compliqué que ça.

                  Par aileurs, ce n’est pas parce que les EnR danoises ou allemandes sont 30 fois plus développées qu’en France qu’elles ne sont plus marginales : elles restent marginales. Les lobbies industriels et les ultralibéraux qui souhaitent et obtiennent des oligopoles en matière d’approvisionnement énergétiques, sans concertation citoyenne et pour mieux imposer leurs prix au maximum supportable par les consommateurs lambdas comme pour le pétrole, existent aussi en Allemagne (surtout avec la Merkel).

                  Il est tout à fait possible de se passer totalement du nucléaire et du pétrole en développant comme jamais cela n’a été fait les couplages solaires-éoliens + d’autres EnR non reliées au réseau pour les particuliers ou dans chaque commune et pour un coût moindre. J’en suis convaincu. Concernant la filière déplacement : existe depuis longtemps déjà les moteurs à air comprimés, silencieux et très rentable et à prix inférieur ou égal à nos voitures à pétrole qui puent, polluent et font du bruit. Mais rien dans les stations pour recharger les batteries smiley

                  Ce ne sont que des exemples.


                • Stephane Klein Stephane Klein 28 mars 2007 14:22

                  Cher ami, quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la peste : quand on veut discrediter un pro-EnR, on l’accuse d’etre ideologue, ce que vous-meme etes dans le registre pro-nuke.

                  Cet article est purement informatif, y compris sur le cas francais : Areva a coule le seul fabricant francais d’eoliennes et s’apprete a debourser 1.3 Milliards d’€ pour en acheter un allemand, c’est simplement navrant pour notre economie et nos emplois.


                  • Stephane Klein Stephane Klein 28 mars 2007 14:27

                    La aussi j’en ai un peu assez de contrer votre intox mais un aute dicton vous va si bien : « il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

                    Lisez donc ceci et nous verrons ensuite :

                    http://www.industrie.gouv.fr/energie/electric/pdf/rap-hydraulique-2006.pdf

                    Et encore cet article ne parle que des centrale de pompage-turbinage et a peine des centrales hydro classique et encore moins des centrales thermiques a biogaz et biomasse.

                    Pour finir, l’intermittence de l’eolien off-shore est bien reduit puisque son potentiel de production est de 50 a 100% supérieur a celui de l’eolien terrestre.

                    A suivre


                  • Demesure (---.---.123.203) 28 mars 2007 18:57

                    Bonjour Stéphane,

                    Les puissances que vous mentionnez, c’est en crête ou la puissance moyenne (nombre de kWh produit par an divisé par 365x24h) en tenant compte du facteur de charge qui peut être très différent selon la technologie et le pays (un pays venteux comme le Danemark est plus favorisé que l’Espagne) ?

                    Par ailleurs, avez-vous des sources pour les prix du kWh ? J’ai le souvenir que le rapport de prix entre l’éolien et le nucléaire serait de 3 (et non 2) et encore supérieur par rapport à l’EPR qui serait encore moins cher (il y a tout de même une différence de techno de 30 ans entre l’EPR et le parc nucléaire en place actuellement).

                    D’avance merci pour vos réponses


                  • Demesure (---.---.123.203) 28 mars 2007 19:09

                    La France a un des taux de renouvelables le plus élevé de l’Europe (plus de 15%) grâce à la très large utilisation de ...l’hydraulique (eh oui, les renouvelables, ce n’est pas que l’éolienne ou le solaire).

                    L’Allemagne et l’Angleterre voire le Danemark auront beaucoup à faire pour nous rattrapper, même en recourant massivement à l’éolienne et le solaire. Ils ont un taux d’émission de carbone de 2x supérieur au nôtre (3 t/habitant au lieu de 1,5 t/hab français) : voir ce lien officiel


                  • Cassandre (---.---.237.82) 29 mars 2007 10:40

                    A l’auteur, au sujet du rapport sur l’hydraulique :

                    Je ne comprends pas ce que vous insinuez : ce rapport indique un potentiel de développement des STEP très faible (pas de quoi suppléer plus d’une dizaine d’éoliennes) et une rentabilité faible, voire négative (en tout cas tant que le rejet du CO2 dans l’atmosphère ne coûte presque rien).

                    J’ai déjà suggéré à EDF (directement et via mon député) de réaménager les ouvrages existants en série sur certaines rivières (Drac, Truyère, Dordogne...) en ajoutant des installations de pompage, pour pouvoir faire moins de thermique flamme en pointe et mieux utiliser le nucléaire en heures creuses : pas rentable !

                    En éolien, l’off-shore est bien sûr plus efficace, mais plus cher à proportion.


                  • Ar Brezonheg (---.---.126.212) 28 mars 2007 15:16

                    « Vos » éoliennes ? C’est du vent !!

                    C’est même une aberration écologique !

                    En effet, l’énergie disponible varie sans arrêt de o à W max en fonction de la météo (le vent !...). Or le besoin en énergie lui-même n’est pas en phase avec la capacité de production qui n’est pas constante.... Pour compenser et essayer de linéariser cela , les industriels de l’énergie pour « honorer » leurs contrats installent des turbines d’avion couplées à des alternateurs (groupes temps zéro...). Ces turbines consomment du gaz, ou du carburant. Ce qui est pire qu’un avion au point de vue fourniture de CO2....

                    Pour équilibrer le bilan en énergie de la France, en faisant abstraction du « nucléaire » il faudra couvrir le pays de centaines de milliers d’éoliennes.... et encore cela ne suffira pas ! ET alors adieu aux beaux paysages de France !

                    Alors finalement, une centrale nucléaire vaut mieux que 100 000 moulins à vents...

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