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Accueil du site > Actualités > Environnement > Vers un habitat basse consommation...

Vers un habitat basse consommation...

L’un des domaines où nous faisons le moins d’efforts pour économiser l’énergie et réduire nos émissions de CO2 est l’habitat particulier. Pourtant, le coût du chauffage domestique n’arrête pas d’augmenter, avec la hausse du pétrole et des énergies concurrentes. Malgré cela, les Français n’ont pas changé leur comportement ni leurs habitudes dans ce domaine, ce qui n’est pas une surprise, tant il est difficile de modifier des comportements de masse. C’est pourquoi, d’ailleurs, il faut impérativement travailler sur l’amélioration technique des moyens de chauffage et d’isolation.

Le point des travaux actuels dans ce domaine vient d’être fait dans le cadre de deux démarches différentes.

D’une part, la société de HLM Logirep, en coopération avec le chimiste allemand BASF et le Centre scientifique et technique du bois (CSTB) vient de présenter sous le nom de Génération E une rénovation de maison ancienne qui fait appel à toutes les possibilités de la technique moderne pour diviser par huit (!) la consommation d’énergie primaire. Pour ce faire, la façade a été doublée, ainsi que le toit et les planchers, d’un nouveau matériau isolant, baptisé Néopor, de type polystyrène, renfermant de minuscules particules de graphite qui agissent comme réfléchissant de la chaleur en provenance de l’intérieur de la maison. De l’isolation externe, en quelque sorte, au lieu de l’isolation interne à laquelle nous sommes habitués.

La création de cette enveloppe externe étanche, qui est ensuite recouverte d’enduit traditionnel, explique les deux tiers des économies réalisées, le reste provenant de la chasse aux ponts thermiques, de la mise en place de doubles vitrages, d’une chaudière à gaz à condensation, d’une ventilation mécanique avec récupérateur de chaleur, d’ampoules basse consommation, etc. Au total, la consommation de cette maison bourgeoise du début du siècle est passée de 40 litres de fioul au m2 à 5 litres (ou 50 kW/h) alors que la consommation moyenne, tous logements confondus, en France, est actuellement de 25 litres/m2.

Autre matériau de recouvrement mis en place dans cette expérience, un matériau isolant à changement de phase, appelé Micronal, qui est constitué de plaques de plâtre dans lesquelles sont incluses des microcapsules de cires qui fondent ou se solidifient (changement de phase) en absorbant ou en rendant de la chaleur. Ce matériau fonctionne en absorbant l’excédent de chaleur, en fondant le jour et en le restituant la nuit, en se resolidifiant.

En Allemagne, près du siège de BASF, un quartier entier a été ainsi rénové. En deux ans, la consommation effective est ainsi passée de 21 litres de fioul au m2 à 2,1 - 2,4 litres maintenant.

Bien sûr, le coût d’une telle rénovation est bien supérieur à celui d’une rénovation classique. Elle est donc mieux adaptée à des propriétaires qui en retireront le bénéfice dans leurs coûts de chauffage qu’à des logements loués pour lesquels les propriétaires ne peuvent pas répercuter l’effort financier fait sur les locataires qui, eux, en bénéficieront dans leurs coût de chauffage. Curieux, n’est-ce pas ? A moins que des subventions ne viennent corriger le tir...

 


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33 réactions à cet article    


  • Bill Bill 27 décembre 2006 11:42

    Il y aussi une solution intéressante pour le chauffage dans les maisons, et c’est ... le poële ! Il semblerait que les nouveaux modèles soient très performants et très économiques, il suffit d’y mettre du bois. Plus nous nous équiperons de ce genre de chauffage, plus des arbres seront plantés, une énergie qui se renouvelle donc et qui permet de compenser un peu la polution.

    Bill


    • (---.---.25.117) 28 décembre 2006 11:36

      Quant les africains, s’installent chez nous, surtout dans le nord, l’hiver ils caillent comme c’est pas possible. J’en ai vu un qui avec 3 radiateurs électriques autour de lui, et un manteau sur le dos, claquait encore des dents. Et il faisait +4°C dehors. Mais de cela personne n’ose parler, nous sommes en France. Pourtant un esquimau polluerait moins, c’est sûr.


    • Briseur d’idoles (---.---.168.60) 27 décembre 2006 12:01

      Moi, je suis pour l’habitat à consommation ZERO. Sur le net (mais il faut le savoir), circule un modèle de maison écologique à auto-construire pour environ 500 euros, conçu par un ami architecte qui a aussi conçu des modèles d’habitats écologiques d’urgence !


      • Bertrand (---.---.196.58) 27 décembre 2006 14:16

        @Briseur d’idole,

        Est il possible d’avoir des precisions sur ce modele de maison ? Un lien vers un dossier, des plans ?

        Merci


      • Briseur d’idoles (---.---.168.60) 27 décembre 2006 15:01

        Je n’ai pas le temps hélas, de te donner le lien complet, mais tu as ce plan sur le site que j’ai donné plus haut. A défaut tape ta recherche sur un moteur et tu n’auras que l’embarras du choix dans les réponses:ex, tape :« Plan de maison écologique en paille à construire ». En espérant avoir pu t’aider, je te souhaite, ainsi qu’à la rédaction et aux lecteurs d’Agora,une bonne fin d’année et de bonnes fêtes, les plus écologiques et saines possibles, bien sûr.

        Nota. Je m’intéresse à tout ce qui est alternatif et anti-système.

        En fait, je suis d’abord « anti-système », par idéal et aussi par nécessité !


      • Briseur d’idoles (---.---.168.60) 27 décembre 2006 15:16

        Je vais essayer de te donner le meilleur lien pour un plan, en espérant qu’il fonctionne !

        http://ecolib.free.fr/textes/habita/biocons1.html


      • (---.---.97.113) 28 décembre 2006 12:11

        La construction en paille est effectivement très intéressante, ça fait un moment que je lorgne là-dessus pour une éventuelle prochaine maison.

        Par contre quand je lis que la consommation moyenne est de 25 l/m 2 ça fait plaisir (enfin, égoistement, dans l’absolu c’est un chiffre épouvantable)... j’ai une maison 200 m2 habitables de 1850, isolation par moi-même-bibi sans aucun artisan (matériaux et chaudière provenant de magasins de discount bricolage) et je suis aux environs de 8 litres de fuel par m2. Il ne fait jamais moins de 18/19 degrés. Et il y a encore quelques ponts thermiques que j’ai identifiés et dont l’isolation est en projet, donc le chiffre sera certainement améliorable.

        Comme quoi sans matériaux extrêmement chers on peut déjà parvenir à un résultat très nettement inférieur à ce chiffre annoncé de 25 litres par mètres carré.

        Toutes les ampoules sont bien entendu halogènes, je commence à tester les ampoules à LED encore plus économiques mais elles sont encore bien top chères.

        Je suis aussi en train d’étudier l’achat et le rendement d’une pompe à chaleur air/air, environ 350 euros chez Brico-Dépôt mais il faut la monter soi-même (ça n’a pas l’air très compliqué, juste un tuyau à passer dans le mur). Ça fait aussi climatiseur l’été, en cas de grosse chaleur, pour une consommation relativement faible.


      • Bertrand (---.---.137.11) 31 décembre 2006 15:16

        Merci pour le lien et meilleurs voeux à toi aussi.


      • (---.---.141.147) 27 décembre 2006 12:40

        Il existe une solution qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps : pourquoi ce ne sont pas les fournisseurs d’énergie qui investissent dans notre habitat pour en diminuer la consommation ? Je m’explique : prenons l’exemple d’un chauffe eau solaire, il paraît qu’on peut réduire la consommation de 60%, donc concernant la facture de cet appareil je gagnerai 60%. Je décide d’acheter cette appareil à crédit (à 5% par exemple). Je peux alors bénéficier demain d’économie sur ma facture de 60% mais je dois rembourser mon crédit en plus. J’ai donc tout intérêt à faire en sorte que mon remboursement mensuel soit inférieur au gain sur ma facture. Ce qui détermine la durée de mon crédit. Et au bout de la période de remboursement : c’est tout bénéf.

        Je n’ai plus les chiffres en têtes, mais j’avais fait des calculs il y a de cela quelques mois il me semblait qu’un chauffe eau était rentable à partir de 4 ans.. (euh à confirmer).

        Si maintenant je me dis, tout cela est bien compliqué, il faut que je compare mon crédit, ce que je gagne sur ma facture, que je fasse une études techniques à laquelle je n’y connais rien, patati patata... ben je me décourage, j’abandonne et rien ne change...

        Mais si je me dis, tiens ben j’accepte de payer mon kilowattheure (chauffage) 30% de plus, ça veut dire que financièrement je ne gagne plus que 30%, mais bon c’est intéressant économiquement quand même. Mais c’est EDF ou un autre qui se charge de prendre le crédit, l’étude, l’installation, etc., et bien ma facture diminue tout de suite, EDF vent son électricité plus chère, c’est bien pour eux. Et en plus on sauve la planète ! En gros c’est de la location vente d’installation d’économie d’énergie, financée par les économies d’énergies elle même. Ça peut fonctionner ça non ?


        • Jason Nicolas 27 décembre 2006 13:33

          Oui, vous avez mille fois raison ! Mais le tout consiste à convaincre (ou forcer ?) les artisans du bâtiment à utiliser ces techniques. Or, tout ce qui est nouveau, si cela n’augmente pas le coût de 30 à 40% pour le client, vous aurez un tir de barrage de la part des installateurs. Car, ce qui compte pour eux, ce ne sont pas les économies d’énergie pour le client (qu’ils ne reverront jamais), mais l’encaissement ici et maintenant. En laissant faire le marché fixé par les artisans et les marchands de matériaux, vous n’avancerez pas. Quant aux subventions, elles finissent dans les poches des artisans, et le tour est joué..

          Je suis pessimiste, direz-vous, mais j’ai vécu ces situations directement. Les normes d’isolation des toitures et plafonds de maisons individuelles vont être changées (exit les fibres de verre et de roche). Allez voir les prix des nouveaux matériaux plus performants. Et tout est dit.


          • aure’lien (---.---.36.229) 27 décembre 2006 14:41

            Pourquoi meme ici parle t on constamment de rentabilité ??? vous pourriez aussi accepter de payer un peu plus cher pour avoir une maison isolée de manière écologique... en plus, vous pouvez faire vous meme l’installation de ces matériaux écolo... et pour avoir le bonheur d’habiter une maison saine, si vraiment l’argent est un probleme, construisez plus petit !!!! et pas de nouvelle télé écran super plat qui consomme à mort.... Vos enfants s’en foutront que vous n’ayez pas pu acheter tous ces trucs inutiles, par contre ils vous seeront reconnaissant de ne pas avoir d’allergies ou de cancer grace aux matériaux sains...


            • Stephane Klein (---.---.19.227) 27 décembre 2006 17:54

              Parce que tout a un cout et que nos bourses ne sont pas extensibles a l’infini.

              Ca n’est pas pour autant qu’il ne faut rien faire bien sur mais plus un investissement ecolo est rentable plus il a de chance d’etre repandu.


            • Julien (---.---.231.104) 27 décembre 2006 15:06

              Rappellons que depuis le 1er novembre 2006, chaque vente de bien doit obligatoirement faire l’object d’un diagnostic de performance énergétique (DPE). Dans ce diagnostic doit apparaître une estimation de la consommation d’énergie du bien et une évaluation du dégagement en gaz à effet de serre. A partir de Juillet 2007, ce diagnostic sera obligatoire également pour les biens mis en location. les experts immobiliers ont du plein sur la planche d’autant qu’ils sont également chargés de faire des recommandations pour l’amélioration de ces performances (en terme énergétiques et économiques). Futurs propriétaires, et futurs locataires, vous êtes en droit de demander ce diagnostic lors de vos prochaines démarches.

              p.s : Je travaille actuellement pour la société BATIDIAG qui réalise des logiciels à l’usage des experts immobiliers pour établir les rapports DPE.


              • Julien (---.---.231.104) 27 décembre 2006 15:46

                je voulais dire ’du pain sur la planche’. Vous aviez corrigé de vous même. smiley


              • pragma (---.---.211.143) 27 décembre 2006 19:07

                Ah, le DPE ! Un diagnostic de plus, qui va « simplifier » des formalités de cession et de location déjà complexes... On peut considérer que cela part d’une démarche de transparence plutôt sympathique dans ce monde de l’immobilier où l’honnêteté est parfois relative. Mais, dans les faits, ces diagnostics sont très approximatifs, même réalisés par des professionnels sérieux. Que dire de ceux qui seront réalisés à la va-vite par une nouvelle race de margoulins qui va bien sûr se jeter sur ce nouveau fromage, et commissionner les agents immobiliers apporteurs de coups ? Nulle part, la responsabilité formelle des chiffres annoncés ne pourra être recherchée auprès de ces « spécialistes » dont la certification est encore pour le moins vague. Pour le client, c’est donc : tu es obligé de produire le papier, donc paie et tais toi. L’acheteur, ou le nouveau locataire, aurait pourtant le plus grand intérêt à être éclairé sur ses consommations énergétiques potentielles, quitte à refuser d’acheter s’il en est informé suffisamment tôt, ou à remettre en cause l’acte si les valeurs se révélaient trop fantaisistes à l’usage... Le débat reste ouvert !


              • AVEVA 27 décembre 2006 21:58

                Figurez-vous que je vend un parking en sous-sol ! non pas un « box » un emplacement.

                Le notaire me demande le certificat amiante et thermites ainsi que tenez-vous bien les performance énergétiques.

                Je n’ai trouvé aucun « expert » qui est bien voulu établir le rapport, mais le notaire lui en connait...


              • (---.---.225.122) 1er janvier 2007 09:20

                Il me semblait que le Thermite était le nom générique d’un mélange incendiaire.


              • denis (---.---.176.124) 27 décembre 2006 19:46

                Ces materiaux performants ne me semblent pas très écologiques. Est-ce qu’on ne déplace pas le problème vers leur fabrication ? Le polystyrène vient du pétrole il me semble...


                • vonvon (---.---.14.20) 27 décembre 2006 21:10

                  Il me semble que dans un certain nombre de pays (Autriche, Allemagne, ...) cela fait longtemps que l’on a compris qu’il vaut mieux mettre l’isolant à l’extérieur qu’à l’intérieur d’un bâtiment. C’est le manteau que l’on porte.

                  Comme j’en parlais à mon maçon à qui je fais construire une maison dans le midi, sa réponse fût que les matériaux n’étaient disponibles que dans l’est de la France et pas à un prix acceptable.

                  Pourquoi ?


                  • AVEVA 27 décembre 2006 22:05

                    La mise en oeuvre des matériaux à isolation par l’extérieure n’est pas évidente, même si elle existe depuis plus de 20 ans.

                    Si votre maçon ne sait pas les utiliser, il a raison de ne pas le faire.

                    Quand à la raison invoquée ! no comment...


                  • AVEVA 27 décembre 2006 22:15

                    Bien sûr que votre article est interressant même si 8% disent le contraire (peut-être se sont-ils trompé en cliquant) !

                    Il parait qu’une maison à énergie positive ne coûte que 10% de plus qu’une construction traditionnelle.

                    Alors comment faire passer cette approche dans les mentalités ?

                    Sur son site AVEVA78 indique : en instaurant une TMEF.

                    En fait c’est un peu ce qui est proposé par N. Sarkosy avec la taxe sur les émissions de CO2 appliquée à tout le monde comme c’est le cas actuellement aux entreprises.


                  • g.jacquin (---.---.112.166) 29 décembre 2006 07:49

                    Je crois que tous les professionnels du bâtiment sont d’accord pour réaliser des isolations renforcées...que ce soit par l’intérieur ou l’extérieur. Tout simplement parce que cela rapporte plus d’argent.

                    Maintenant, ce qui est important, c’est de connaitre le surcout et de calculer le temps de retour sur l’investissement. En clair, il me faut combien d’années pour amortir mon isolation renforcée par rapport à une isolation normale. Et là, les problèmes commencent car peu de professionnels savent le faire.

                    Beaucoup de pub sur les nouveaux matériaux mais aussi et surtout, des tarifs prohibitifs.

                    Il est important que le gouvernement mette en place un crédit d’impôt pour le renforcement de l’isolation de l’habitat ancien mais quelles règles appliquer ?, quelles normes à mettre en place ? Qui peu contrôler ?

                    Pas simple mais si on veut faire des économies significatives, c’est un passage obligé.


                    • Fabio (---.---.72.18) 29 décembre 2006 09:21

                      Voilà un article très intéressant et qui a le mérite de mettre en évidence un autre secteur dans lequel il y a encore beaucoup à faire pour la réduction des émissions de CO2 et des consommations énergétiques.

                      Pour ma part, je vis en Suisse et j’ai emménagé depuis quelques mois dans un bâtiment « Minergie ». Il s’agit d’un label de construction qui définit des standards d’habitations à faible consommation énergétique.

                      Chauffe-eau solaire, ventilation mécanique à double flux avec récupération de la chaleur sur l’air extrait, isolation thermique et phonique très performantes, chauffage d’appoint d’origine collective et renouvelable (chauffage de quartier à pellets de bois d’origine contrôlée). Pour ce qui est de l’électricité, une grande majorité de mon éclairage est en ampoules basses consommation (qui existent maintenant également en remplacement des ampoules halogènes à culot GU10) et tubes à décharges à ballast électronique.

                      Mais pour en revenir à ce label Minergie, il comprend aussi l’utilisation de principes d’automation avancés, tant au niveau des façades que sur l’éclairage et le chauffage. Par exemple, sur un grand immeuble administratif, très vitré, on peut, rien qu’avec une automation judicieuse des stores de façade, énormément réduire les besoins, en chauffage durant l’hiver, et en climatisation durant l’été. Il s’agit tout simplement d’optimiser l’énergie reçue du soleil ! Car en effet, il n’y a pas forcément besoin d’avoir des panneaux solaires sur son toit pour utiliser l’énergie solaire !

                      Pareil pour l’éclairage. La plupart du temps, surtout dans les immeubles administratifs une fois encore, quand la lumière est allumée elle n’est pas toujours utile à 100%. Aujourd’hui des systèmes de bus d’éclairage tels que DALI, par exemple, permettent de gèrer la puissance de l’éclairage en fonction de la lumière reçue de l’extérieur, et ainsi de ne consommer que l’électricité nécessaire pour compenser la différence par rapport à un seuil de luminosité prédéfini suivant l’utilisation de la pièce.

                      Ces systèmes d’automation sont aujoud’hui très bon marché, et très vite rentabilisés. Mais malheureusement, le plus gros problème, c’est que très peu d’installateurs sont capables de les mettre en oeuvre. Car pour maîtriser ces techniques, il faut maîtriser à 100% la programmation (et je parle de vraie programmation, pas de blocs de fonctions à assembler !) et les technologies de communication. Et le petit nombre d’installateurs qui se disent spécialisés dans ce type d’automation du bâtiment (ou domotique) utilisent en réalité des systèmes propriétaires fermés et dédiés, extrêmement coûteux, comme par exemple DesigoPX de SIEMENS, ou encore du matériel basé X10, qui sont totalement dépassés technologiquement. Ce qui fait que l’opinion publique croit encore que tout ceci n’est pas abordable. Ce phénomène est le plus marqué en France et en Espagne, qui sont les pays « riches » de l’UE qui sont le plus en retard dans ce domaine. L’Allemagne est le pays le plus avancé dans le domaine. Aux Etats-Unis, la domotique est aussi très populaire, mais pour d’autres raisons. En effet là-bas, même si de plus en plus de gens qui se font construire une maison font directement installer un système domotique, la plupart d’entre eux pensent d’abord au confort avant de penser aux économies d’énergie. Et même pas sûr qu’ils pensent au deuxième point d’ailleur. Ce qui est bien dommage, car l’un n’empêche de loin pas l’autre, au contraire.


                      • g.jacquin (---.---.112.166) 29 décembre 2006 16:30

                        Non Fabio, Vous avez tord. La domotique utilise depuis pas pas mal d’années, des réseaux de type LonWorks (réseau à topologie libre).

                        Dans tous les bâtiments de bureaux importants cette technologie est utilisée. Concernant la domotique de l’habitat individuel, cette technologie peut être employée. Quand à la formation des installateurs, des outils informatiques permettent la programmation et la mise en œuvre de façon simple.

                        Alors ou est le problème... C’est qu’il est difficile d’expliquer ce qu’apporte la domotique et quelle reste chère. D’autre part ce qui peut fonctionner dans un immeuble de bureaux ne fonctionne pas forcement pour chez soi.

                        Exemple : vous citer le pilotage des stores. Êtes vous sur que chez vous, chaque store des fenêtres pourrait être occulté ou non, tous en même temps et ce 365 jours par an ??? Alors que dans un immeuble de bureau la question se pose pas car personne, à part le service d’entretien, ne peut modifier la programmation des stores... (Donc l’été quand il y a du soleil, on occulte et quand il est derriere les nuages, on ouvre ! ce n’est pas terrible, mais cela évite l’apport des charges externes (chaleur du au rayonnement))

                        Ensuite vous parlez de l’éclairage intempestif en plein jour. Dans un immeuble de bureau moderne, on envoie des tops d’extinction à certaines heures (sur les points lumineux principaux), ce qui oblige les gens à se relever de leurs sièges pour rallumer. Très vite, ils se sont habitués à se contenter de la lampe de bureau.

                        Bien sur, cela sous entends que les programmes qui pilotent l’ensemble ne fassent pas n’importe quoi.

                        Et bien dans l’habitat individuel, on peut avoir la même chose, par exemple dans un couloir, on peut mettre un module électronique à la place du télérupteur, qui fait temporisation et au bout de x mn si la lumière est toujours allumée, elle s’éteindra toute seule... Ce, sans faire appel à de la « domotique » ou autre réseau informatique au nom exotique.

                        Maintenant, comme je l’ai écrit à maintes reprises, appliquons la réglementation en vigueur, la RT2005, formons les maçons, plaquistes, façadiers et autres corps de métiers du bâtiment pour qu’ils sachent de quoi on parle (isolation thermique, phonique, ponts thermiques etc.), et on fera un pas de géant dans les économies d’énergies. Et si on veut aller vite, que ce gouvernement ou le futur nous fasse bénéficier du crédit d’impôt (50%) pour le renforcement de l’isolation de nos maisons. Ce sera un investissement intelligent (pour une fois)...

                        Pour le reste, on peut toujours philosopher (de préférence sur Agoravox), mais cela ne changera rien.


                        • Fabio (---.---.72.18) 3 janvier 2007 09:39

                          @ g.jacquin :

                          Le Lonworks est une technologie qui n’a de « libre » que la topologie, car il s’agit d’un système propriétaire, pour lequel chaque noeud, chaque sonde et chaque actuateur équipé d’une puce LON voit son coût augmenté du fait de royalties !! D’où => une fois encore un surcoût. Feriez-vous par hasard partie de ces installateurs que je citais dans mon précédent commentaire ??

                          Quand je dis qu’il existe aujourd’hui des solutions d’automation et de domotique à des prix bien inférieurs à ce qu’une grande majorité d’installateurs nous ont habitués, je sais de quoi je parle croyez-moi (je ne vais pas étaler mon CV ici) !

                          Concernant vos remarques sur les considérations de confort (par exemple sur l’éclairage) de l’utilisateur, de nos jours en domotique/automation, on ne peut plus se passer d’une programmation adaptive, et de plus en plus souvent ce sont des algorithmes génétiques ou à logique floue qui sont mis en oeuvre. Permettant ainsi un « comportement » des systèmes automatisés qui soit le plus confortable possible pour l’utilisateur, tout en optimisant les ressources énergétiques.

                          Il est bien sûr important d’avoir des approches différentes, en fonction du type de bâtiment que l’on veut automatiser (maison individuelle, bâtiment administratif, usine, entrepôt), mais les principes de gestion énergétiques restent les mêmes, et dans tous les cas, une programmation adaptive permet un meilleure utilisation des ressources à disposition, qu’elles soit naturelles (ensoleillement, fraîcheur de la nuit, etc) ou artificielles (électricité, chauffage, etc).

                          Mais avant tout ça, il est clair que les techniques de construction (isolation, etc), doivent être bien pensées, je suis bien d’accord avec vous. Il n’en reste pas moins que l’étape suivante est une meilleur gestion des ressources énergétiques, et cela passe obligatoirement par une automation plus poussées et plus « intelligente » des bâtiments.


                        • (---.---.225.122) 1er janvier 2007 09:47

                          je tiens à attirer votre attention sur le fait que l’entretien du linge personnel et domestique est une source de production importante de CO2.

                          La chaîne lavage essorage repassage doit être raccourcie afin de diminuer la consommation d’énergie.

                          Je propose donc de changer de linge de corps tous les quinze jours, l’hiver et de draps tous les six mois. L’été les vêtements se réduiront à un short (moins si on veut) qui sera porté six mois.

                          Enfin si nous faisons une analyse environnementale incluant les lessives la production de linge son transport il faudra créer une taxe pour compenser le CO2 crée à cette occasion.


                          • Asp Explorer (---.---.82.42) 1er janvier 2007 19:26

                            Plaisanterie mise à part, j’ai déjà vu des prêtres de ce qu’ils appellent la « décroissance » (et qui n’est rien d’autre que le premier cas historiquemen connu où on planifierait sciemment la décadence d’une société) appeler à, tout simplement, ne plus chauffer les habitations !

                            Bien sûr, je vais me cailler les meules six mois sur douze pour sauver les glaciers des Andes...


                          • g.jacquin (---.---.77.253) 2 janvier 2007 09:54

                            Mmouais... en même temps, il y a certainnement un juste milieu !

                            Et puis ce n’est pas seulement pour les glaciers (même, pas du tout). C’est plutôt pour les 1000 milliards d’€ qu’on doit et un peu pour augmenter notre pouvoir d’achat !


                            • Arti chaud (---.---.123.200) 2 janvier 2007 15:00

                              En plus de l’économie d’énergie, de détergent, d’argent... avec un lavage espacé du linge, je propose aussi de nettoyer moins souvent la maison. Un aspirateur, ça consomme un max alors svp, passez le aussi peu souvent que possible.
                              - Bannissez également le nettoyage de la salle de bain.
                              - Tirez la chasse d’eau une fois sur 10 ou mieux, évitez de la faire tant que l’odeur reste supportable (vous verrez, vous vous habituerez vite, même les mouches s’y font bien).
                              - Ne faites la vaisselle qu’une fois l’an, vous économiserez une quantité énorme d’eau et de détergent, sans compter que le problème des restes de nourriture est définitivement résolu, celui du repas précédent servant systématiquement à celui qui suit.
                              - Ne mangez que la quantité journalière recommandée, à savoir 2000 kcal/adulte/jour. La nourriture en excès dont vous vous goinfrez comme un goret, c’est autant de gaspillage sans compter le surplus de temps, d’argent et d’énergie que vous allez dépenser pour vous débarasser des kilos superflus.

                              D’autres mesures aussi efficaces peuvent être mis en oeuvre telles que l’euthanasie systématique des animaux domestiques qui ne servent strictement à rien, les vieux à la retraite qui ne contribuent qu’à consommer sans rien produire, les jeunes déscolarisés qui seront toujours à la charge de la société, les riches qui consomment 10x trop par rapport à la moyenne...

                              N’attendons plus pour agir. La planète souffre.


                              • g.jacquin (---.---.22.203) 5 janvier 2007 08:00

                                @Fabio

                                J’avais zappé votre réponse sur le Lon. Le Lon est tout le contraire d’un réseau propriétaire (par opposition,le reseau Modbus est propriétaire). C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il existe. Allez sur leur site, vous comprendrez... Quand aux royalties, elles sont transparentes pour l’utilisateur puisque intégrées dans le coût matériel. De toute façon, c’est moins de 1€ par nœuds et c’est dégressif en fonction des quantités. Quoi de plus normal que de financer un développement soft et hard très lourd ? (Le Lon est énormément utilisé, que ce soit en GTC mais aussi en réseau industriel et par certain constructeur automobile pour gérer l’électronique embarquée)

                                Il n’existe pas de solutions crédibles à moindre coût. Encore aujourd’hui, les solutions dites propriétaires sont les plus utilisées car se sont les plus faciles à mettre en œuvre et donc, proportionnellement, les moins chères puisque les développements sont limités.

                                Concernant la logique « génétique » ou la logique « floue », là, il va falloir vous expliquer ! Dans quel cas vous les utilisez ? Même dans les IGH modernes, ont à banni ce genre de programmation pour en revenir à de la régulation traditionnelle (qui fonctionne, qui coute pas chère à mettre en œuvre et qui génère des économies d’énergies).

                                Je vous rappelle que le principe de base en climatisation (par exemple) c’est quand la température est inferieure à la consigne, on chauffe et lorsqu’elle est supérieure, on refroidi (concept qui fonctionne depuis le Neandertal : soit on allume le feu, soit on enlève la peau d’ours). Je ne vois pas ce que la logique génétique ou floue vont apporter à cet algorithme de base...

                                Concernant les gestions énergétiques des bâtiments, elles sont forcément différentes. Quel rapport peut-il y avoir entre un hangar, une habitation résidentielle, un ERP ou un IGH ?. Déjà, la notion de sécurité s’applique dans les IGH er ERP puisque le confort est primordial. Trop froid les gens ne travaille plus ou s’en vont, trop chaud idem avec le risque de malaise ou plus...Donc les équipement de gestion ne sont pas les même : de rien pour le résidentiel à beaucoup pour les ERP et IGH (le thème est long à développer. je m’arrête là...) et pour tous ces type de bâtiment, ce que vous appelez programmation adaptive (vous voulez dire adaptative)c’est tous simplement de la régulation traditionnelle (utilisant des capteurs et actionneurs, des régulations PID ou autres, etc.,)

                                J’apprécie votre conclusion ou vous me rejoignez (ça doit vous faire mal) sauf que, avant de parler de l’étape suivante (automatisation etc. ..) Appliquons déjà la réglementation (RT2005) ensuite forçons nos politiques à faire du crédit d’impôts sur l’isolation renforcée (utilisant le même principe d’aides que le solaire) et quand cela fonctionnera bien, on regardera les temps de retour sur investissement d’une régulation sophistiqué de l’énergie. Et mon petit doigt me dit que ce sera inutile... On parie ?


                                • Fabio (---.---.72.19) 5 janvier 2007 10:18

                                  Désolé, je n’aurai pas le temps de vous faire un cours en techniques de programmation avancées, mais pour résumer, et en vulgarisant un peu : les systèmes à logique floue et à algorythmes génétiques serviront à adapter le « comportement » du bâtiment aux habitudes et au confort de ses occupants, tout en optimisant la consommation énergétique.

                                  La notion de régulation par le « jai-tro-froi-alor-je-chauffe » ou « j’ai-tro-chau-alor-je-refroidi » datent effectivement du neanderthal, vous faites bien de le dire ! Cela représente en automation un vulgaire régulateur proportionnel, qui, vous devez le savoir, est tout ce qu’il y a de plus inefficace du point de vue énergétique, tout comme du point de vue du confort.

                                  Un régulateur PID est beaucoup plus efficace au niveau du respect de la consigne (à condition que ses paramètres soient adaptés correctement à la situation), mais ne l’est pas beaucoup plus concernant le confort, ni pour la modularité.

                                  Dernièrement, j’ai eu un laboratoire à réguler, dans lequel les conditions climatiques devaient être à 22°C et 60%RH avec 1% de tolérance, avec un débit de ventilation de plus de 4’500 m³/h permanents. La soumission précisait que les charges thermiques pouvaient varier du simple au double à tout moment, et le hardware était déjà existant mais équipé d’un régulateur vétuste qui n’assurait même pas 20% de précision. Sans aller plus loin dans les détails techniques, le seul moyen de parvenir à une régulation de ce niveau de précision, avec une CTA pas forcément adaptée, a été de changer de CPU et d’utiliser une régulation à algorythme génétique, capable de moduler les paramètres des régulateurs PID programmés en cascade de façon empirique et permanente.

                                  À moyen terme, le système est ainsi capable d’anticiper les changements climatiques extérieurs, de s’adapter aux modifications de charges thermiques ou de configuration du hardware, et même à des dysfonctionnements, comme par exemple si des buses de l’humidificateur venaient à se boucher, modifiant ainsi les temps d’inertie de la valeur d’humidité en pulsion.

                                  Une technique de programmation adaptive (oh pardon, il s’agit d’un anglicisme ! Vous devez certainement faire partie de ces gens qui y sont allergiques...) appliquée à un bâtiment, quelle que soit sa fonction, permettra à ce dernier de s’adapter à l’utilisation qu’on fait de lui de la façon la plus précise qui soit. Mais je ne vais pas me mettre à débiter des exemples juste parce que vous êtes incapables de les voir par vous-même... ABE, salut.


                                • g.jacquin (---.---.22.203) 5 janvier 2007 12:10

                                  Ce que vous appelez programmation génétique n’est en fait que de la régulation standard...ni plus, ni moins ! Quelle soit à base de PID, en cascade ou non, de régulation impulsionnelle, quelle soit prédictive, auto adaptative, ce sera toujours de la régulation.

                                  Sauf pour une chose !... lorsque vous écrivez :

                                  « Le système est ainsi capable d’anticiper les changements climatiques extérieurs ».

                                  On est effectivement dans le domaine de la programmation génétique ou en d’autre terme dans le domaine de madame soleil. Même météo France à du mal avec des supers calculateurs à anticiper ces changements.

                                  A mon avis, vous avez mal lu le mode d’emploi, il s’agit certainement d’aller chercher les prévisions météo sur un serveur dédié et dans déduire des nouvelles consignes de régulation (choix dans une BD par exemple ou par modélisation mathématique...)

                                  Non, désolé je ne vois rien de génétique dans tous cela. En plus, on fait ce genre de programmation depuis pas mal d’années. Je ne vais pas être aussi irrespectueux que vous mais si vous impressionnez peut-être votre entourage avec des mots savant, il y a quand même sur ce site (comme sur d’autre), des gens qui remettent les réalités à leur place. Peut-être savent-ils de quoi ils parlent !.

                                  A l’avenir, n’employez pas de mots disproportionné à la fonction que vous leur attribuez, d’autant que votre exemple ne s’applique absolument pas au résidentiel... Ni en terme de coût ni en terme de fonctions. Et merci d’admettre que la première économie à réaliser pour le résidentiel (comme le tertiaire en général), c’est d’augmenter l’isolation du bâtit... Après, on verra !

                                  Désolé Fabio, mais je pense qu’il serait bon que le débat s’arrête là.


                                  • Fabio (---.---.72.19) 5 janvier 2007 15:14

                                    Tout ce que je pense moi, c’est que vous avez une très forte prédisposition à la négation de ce que vous ne comprenez pas, voilà tout !

                                    Quand aux algorythmes génétiques (je n’ai jamais parlé de régulation génétique, vos propres termes sont plus dangereux que les miens je crois !), j’ai simplement tenté d’expliquer de quelle façon ils étaient mis à l’oeuvre dans le cadre d’une utilisation en régulation climatique optimisant la gestion énergétique, rien de plus. Quand aux prédictions de Mme Soleil, je ne vois pas ce qu’elles viennent faire là-dedans. Il existe un moyen très simple et vieux comme le monde pour savoir si il va pleuvoir ou si il va faire beau : le baromètre de grand-père. Simplement en mesurant les variations de pression, d’humidité et de température on peut très très facilement prévoir le temps qu’il va faire dans l’heure à venir. Je n’ai à aucun moment parlé d’anticiper la météo sur un mois ou une année comme vous semblez le sous-entendre !

                                    Mais peut-être voulez-vous arrêter là le débat parce que vous arrivez à court d’arguments et que vos déformations de propos commencent à devenir trop visibles (ou même risibles !) ??

                                    En tous les cas, moi je n’ai fait qu’apporter des éléments à cet article, en parlant d’un domaine qui est ma spécialité et dans lequel je suis reconnu. Je ne vois absolument pas pourquoi vous persistez à vouloir contredire ce que j’apporte...

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