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Accueil du site > Actualités > Environnement > Vers une autre façon d’habiter la Terre

Vers une autre façon d’habiter la Terre

Un grand mouvement de transformation de la culture du corps social est en marche. Ce mouvement prend naissance à la fois dans les territoires au plus près de l’habitant et à l’échelle internationale, là où réside une possibilité d’enrayer la crise climatique.

Dans les territoires, une nouvelle éducation prend naissance

L’éducation à la durabilité est née au moment où les êtres humains prennent conscience que leurs activités constituent une menace pour les grands équilibres écologiques. Depuis cette date, il y a une cinquantaine d’années environ, dans les territoires une nouvelle éducation prend naissance. Nous l’appelons éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD), peut-être un jour nous l’appellerons éducation pour la transition écologique. L’éducation à l’environnement est une spécificité qui ne doit pas être diluée.

Cette éducation a deux propos essentiels.

Elle s’implique particulièrement sur la question de la relation des êtres humains à la nature. Il s’agit là de faire en sorte qu’entre la personne et l’arbre, la personne et l’oiseau, la personne et le ruisseau… la rencontre ait lieu. Il s’agit de relier, il s’agit de sortir d’une vision uniquement utilitariste de la nature, il s’agit de faire comprendre que l’homme n’est ni en haut ni au centre de la biosphère mais juste dedans, juste dans le flot du vivant et dépositaire d’une responsabilité particulière. Elle s’implique ensuite sur la question démocratique. Tous nous habitons un territoire au quotidien et ce territoire, lieu où nous vivons a un projet.

Nous avons la responsabilité de nos territoires

L’eau que nous boirons, l’air que nous respirerons, les sols sur lesquels nous marcherons, l’énergie que nous utiliserons, la faune et la flore que nous côtoierons, la nourriture que nous mangerons… mais aussi l’éducation qui s’y pratiquera, la façon dont les déchets seront traités, le système de santé, les infrastructures, l’information que nous aurons… tout ce qui concerne notre paysage nous concerne et c’est notre responsabilité à chacun de nous, de nous impliquer dans la vie du territoire, pour lui donner le meilleur devenir.

La Terre elle-même est aussi notre territoire comme l’est notre région, notre pays, l’Europe, ainsi chaque échelle de territoire nous concerne. Nous avons une responsabilité à y exercer.

Une éducation qui rend libre

Cette éducation pour tous tout au long de la vie donne des clés. Elle est émancipatrice, c’est-à-dire qu’elle rend libre. Elle met particulièrement l’accent sur les savoir être et savoir devenir, elle implique le corps, le cerveau, le cœur et l’esprit. Pratique du terrain, travail de groupe, hétérogénéité des apprenants, pluridisciplinarité, appel à la créativité individuelle et collective, exercice du débat… cette éducation développe l’esprit critique, elle rend autonome et prépare les personnes à prendre des initiatives. C’est une éducation où le respect, la curiosité, la beauté et l’émerveillement ont toute leur place.

Tout le corps social est invité à un grand changement

Cette éducation à l’environnement se développe sous la forme de projets éducatifs. Ces projets éducatifs sont portés par quelques personnes qui forment un groupe projet ; c’est le plus souvent la réunion d’un ou deux enseignants et d’un animateur d’association d’éducation à l’environnement, parfois d’un parent d’élève. Ils préparent alors une sortie, commencent à imaginer ce qu’ils pourraient faire ensemble sur l’eau, les déchets, la biodiversité, la mobilité ou le climat… Ce projet se développera bien si les conditions de son développement sont remplies.

Une définition large

Ce ne sont pas que les élèves, mais tout le corps social qui, avec la transition écologique qui commence à peine, est invité à vivre un grand changement. C’est vers une transformation culturelle de la société que nous allons. Ce ne sont pas que les enfants qui sont concernés, les adultes le sont aussi et nous parlons d’une éducation à l’environnement pour tous, tout au long de la vie. Nous embrassons large quand nous parlons d’éducation à l’environnement, il s’agit de l’éducation certes mais aussi de la sensibilisation, de l’information, de la formation, de la communication et de l’accompagnement.

Une organisation impulsée de la base

Depuis cinquante ans, les acteurs de cette éducation s’organisent. Nous constatons en France qu’à force de rencontres et de rassemblement où tous peuvent venir et s’exprimer, trois types d’organisations sont nés. Réseaux, collectif, espaces territoriaux de concertation. Ce sont les réseaux territoriaux de l’éducation à l’environnement qui sont nés en tout premier au début des années 80. Trop de personnes vivent leur implication dans l’éducation à l’environnement de façon isolée. Trop de personnes se sentent seules dans l’action, seules dans leur territoire ou seules dans leur institution. Trop de personnes ne sont pas comprises dans ce qu’elles font.

Des réseaux se créent

L’éducation à l’environnement est nouvelle, les institutions, les systèmes hiérarchiques ont des difficultés à saisir exactement de quoi il s’agit. Mais dans ces systèmes des personnes savent, elles ont compris et agissent… ou tente d’agir. Nous sommes tellement plus forts quand nous sommes plusieurs, nous sommes plus intelligents aussi. Il suffit pour cela de communiquer. Tout a commencé en France par les rencontres Ecole et nature qui sont nées en 1983 de l’initiative de deux enseignants qui pratiquaient l’éducation à la nature dans leurs classes du primaire et du collège et qui ont eu envie de rencontrer d’autres enseignants et des animateurs d’association d’environnement engagés dans l’action éducative.

Se donner du temps

Ces premières rencontres durent 5 jours et c’est très important : ces personnes se donnent du temps 5 jours pour vivre des situations d’échange d’expériences pédagogiques, 5 jours pour expérimenter la pédagogie de projet sur le terrain, 5 jours pour mener la réflexion en commun et 5 jours pour de l’interconnaissance, pour danser, se découvrir, rire… Les rencontres du Réseau Ecole et Nature ont lieu tous les ans fin août. La convivialité est au cœur de la vie du réseau, on y vient parce qu’on s’y sent bien. On partage des expériences, on fraternise… et sans doute, et c’est peut-être le plus important, on finit par se donner des perspectives communes, ont fait ensemble, on retrouve le goût de la co-construction.

Un lieu où tous s’expriment

Pour un réseau vivant, pensons à mettre toujours en avant l’échange, pensons à toujours bien être dans notre sujet précis qui est celui de l’éducation à la nature, à l’écologie, à l’environnement, au développement durable, à la transition écologique. Pensons à des prises de paroles courtes, pensons à donner la parole à la salle et pas seulement à la tribune, pensons à créer beaucoup de situations en petits groupes pour que plus de personnes puissent s’exprimer. Pensons à travailler en cercle parce que - si l’écoute est au centre de tout - c’est bien de se voir aussi et de se sentir à égalité. Le réseau accueille, le réseau met les personnes en relation, le réseau est ouvert.

A plusieurs on va plus loin !

Dans le réseau peu importe les fonctions des uns et des autres. Dans un réseau ce sont des personnes qui viennent et s’ouvrent à d’autres personnes. Le réseau n’est pas le lieu des enjeux de pouvoir, il n’a dans l’idéal ni centre ni sommet, chacun de ses membres est un relais. Le réseau se nourrit de la diversité de ceux qui le composent, il s’étend par le désir de chacun de ses membres de le voir grandir et prendre de la force. Celui par les mains duquel tout doit passer n’existe pas dans le réseau, c’est co-animation, co-présidence, co-direction ; on partage, on fait ensemble, confiance et transparence sont au cœur du système et on s’applique la sentence : à plusieurs on va moins vite, mais on va plus loin !

« Le XXIème siècle a commencé à Seattle »

Le réseau c’est bon pour être accueilli dans l’action collective, c’est bon pour se sentir moins seul et pour être plus fort, c’est bon pour devenir un meilleur éducateur à l’environnement, mais ce n’est pas suffisant. Dans un monde où tout est stratégie, positionnement et rapport de force ce n’est pas suffisant. Dans les grands changements que nous connaissons et qui ne sont rien par rapport à ceux qui vont arriver, la société civile a un rôle déterminant à jouer. La société civile, souvenons-nous, c’est elle qui, contre l’attente de tous, a fait que le sommet de l’OMC ne s’est pas tenu à Seattle en décembre 1999 comme les Etats et les multinationales l’avaient décidé. C’est cet évènement énorme et inattendu qui a fait dire à Edgar Morin : « le XXIème siècle a commencé à Seattle »

La légitimité de l’action

Ce sommet ne s’est pas tenu, parce que des associations de toutes natures et des syndicats se sont solidarisés et se sont donné ce simple et unique objectif : Le sommet n’aura pas lieu. Et le sommet, à force de mobilisation et d’engagement, n’a pas eu lieu. Ainsi, à l’entrée de ce nouveau siècle que nous vivons, la société civile nous a fait la démonstration de sa force. Elle a signifié au monde que maintenant il fallait compter avec elle. Elle a mis sous tous les regards sa définition de façon explicite. La société civile ne tient son pouvoir ni des urnes, ni de l’argent. Elle tient son pouvoir de l’engagement de citoyens organisés en associations et syndicats. Elle tient son pouvoir de leur capacité d’organisation et de mobilisation, elle met en avant une légitimité à laquelle on ne pense pas mais qui est la seule valable au jour de l’urgence. Elle met en avant la légitimité de l’action.

Mettre le tapis rouge aux pompiers

Or de quoi avons-nous besoin aujourd’hui pour le climat, pour la biodiversité, pour le respect des ressources et la fin des pollutions, qu’avons-nous besoin pour assurer une vie digne aux générations futures sinon d’action ? Je t’écoute et j’avance avec toi si tu me montres l’exemple. J’avance et j’ai confiance en toi si tu agis concrètement. Dans cette période troublée revoilà le geste qui précède la parole. Trop de mots ont été dits sans être suivis d’effet. Il ne suffit pas de dire que la maison brûle et qu’on regarde ailleurs, il s’agit d’arrêter l’incendie. Il s’agit de dérouler le tapis rouge devant les pompiers pour qu’ils avancent et puissent travailler. Parmi ces pompiers, il y a des scientifiques, il y a des artistes, des politiques, des juristes, des journalistes, des entrepreneurs et il y a aussi les éducateurs à l’environnement qui se mobilisent pour ouvrir les consciences, pour donner accès aux clés de compréhension, pour tisser des liens entre nous, les citadins et les bêtes et les plantes, et tout le sauvage en souffrance.

Un collectif pour peser davantage

A partir de l’année 1997 nous avons créé le Collectif Français pour l’Education à l’environnement vers un développement durable (CFEEDD). Le but est de constituer une plateforme de la société civile légitime et représentative pour parler au nom de la société civile française pour l’EEDD. Nous y trouvons 30 organisations nationales : les associations d’éducation à l’environnement, de protection de la nature, d’éducation populaire et les syndicats d’enseignants.

Des Assises depuis 2000

Le CFEEDD et le Réseau Ecole et Nature avec les réseaux d’éducation à l’environnement régionaux (GRAINEs) ont lancé les Assises de l’éducation à l’environnement en 2000 à Lille. Puis à Caen en 2009, à Lyon en 2013 et en 2018 ce sera dans une autre ville… Les Assises ne nous appartiennent pas, elles sont à celles et ceux qui agissent pour l’EEDD partout. Seront-elles maintenant européennes ou mondiales ? Un plan national d’action pour le développement de l’éducation à l’environnement a été écrit avec les 1 100 participants à Lille en 2000. Il a 7 objectifs toujours aussi valables, le premier est d’« inscrire l’éducation à l’environnement dans le débat social et politique ». C’est ce que nous faisons dans de plus en plus d’endroits.

Construire une vision collective

C’est quoi des Assises ? C’est très simple. Ce sont des citoyens intéressés par un même sujet. Ces citoyens décident de se rencontrer pour parler ensemble de ce sujet et ressortir avec quelques éléments d’une vision collective. Cette vision collective pourra faire sens dans le corps social et être porté à la connaissance de tous les pouvoirs, pouvoirs politiques, pouvoirs économiques, pouvoirs médiatiques, pouvoirs culturels, pouvoirs sociaux… Les Assises peuvent concerner 20 citoyens dans un village ou un quartier pour 3 heures, ou s’organiser pour une journée ou deux ou trois à 1 000 ou plus… peu importe, c’est la qualité qui compte.

L’éducation à l’environnement est un mouvement ascendant

Je veux maintenant dire une histoire. Quand nous avons organisé les premières assises nationales en 2000, nous ne l’avions pas du tout anticipé, mais les acteurs dans les régions en Bretagne, en Auvergne et ailleurs se sont dit qu’ils ne pouvaient pas venir participer à des Assises nationales sans porter quelque chose de collectif appartenant aux acteurs de leur région. Ainsi ce sont 22 assises régionales qui se sont organisées en 1999 et tout début 2000 avant les Assises de Lille. Puis avant les Assises de Caen en 2008 et début 2009 ce sont 65 Assises qui se sont déroulées dans les territoires. En 2012 et 2013, 95 Assises en territoire et à Lyon pour l’évènement final. 2 000 personnes mobilisées pour les premières Assises, 6 000 pour les deuxièmes et 8 000 pour les troisièmes. Maintenant nous préparons les quatrièmes Assises. Ceci nous montre une fois encore que l’EEDD est un mouvement ascendant dans la société et c’est sans doute la principale raison qui fait qu’elle a tant de difficultés à se développer.

La société civile ne peut pas tout

Nous l’avons évoqué, le projet éducatif qui se déroule avec une classe, ou avec un groupe d’adultes pourra se développer s’il rencontre les bonnes conditions pour cela dans le territoire. Ces bonnes conditions qu’il faut remplir, elles dépendent de l’effort que feront toutes les parties prenantes, et le premier effort est de se parler entre elles. La société civile peut alerter, elle peut éveiller quelques consciences, elle peut inviter à l’action mais elle ne peut pas entreprendre le changement en profondeur de la culture de l’ensemble du corps social. Il faut beaucoup de moyens pour cela.

Toutes les parties prenantes rassemblées

C’est la raison pour laquelle nous avons créé l’Espace National de Concertation pour l’éducation à l’environnement et au développement durable. Dans cet espace de concertation nous trouvons l’Etat représenté par 6 ministères, les collectivités représentées par 4 associations d’élus locaux, les associations, elles sont plus de 10 dont des associations d’universitaires, les syndicats, ils sont 3, les entreprises, elles sont 7… Nous trouvons aussi des représentants d’espaces régionaux de concertation. J’espère que nous trouverons aussi bientôt des représentants de l’Espace Européen de Concertation pour l’EEDD et que nous pourrons nous associer des représentants du monde artistique.

Une stratégie à chaque échelon de territoire

L’ENC est né du mouvement des Assises en 2009. L’ENC concerne plus de 80 personnes toutes volontaires, il y a 4 réunions plénières par an qui réunissent plus de 30 personnes, toutes les sphères d’acteurs sont représentées et, en créant une culture commune, nous allons vers le deuxième objectif du Plan national d’action de 2000 : « Mettre en œuvre une politique d’éducation à l’environnement à chaque échelon de territoire ». Aujourd’hui, des espaces régionaux de concertation se créent dans les territoires, il y a aussi des espaces départementaux de concertation. L’EEDD se construit dans le dialogue entre personnes volontaires et responsables issues de toutes les sphères d’acteurs de la société.

Un manifeste européen

Nous voyons que les acteurs constituent des réseaux, ils créent un collectif national et des espaces territoriaux de concertation où toutes les parties prenantes entrent en dialogue pour ensemble se donner une vision collective du développement de l’EEDD. Ces acteurs vivent des Assises depuis les années 2000 http://www.assises-eedd.org/, ils analysent les freins et leviers, ils dégagent des préconisations, ils créent des manifestes comme le manifeste pour l’EEDD en Europe http://www.for-eesd-in-europe.org/. Ce manifeste est soutenu par des citoyens européens de plus en plus nombreux.

La feuille de route 2016

Aujourd’hui nous avons l’accord de Paris pour le climat, l’éducation y a sa place. En septembre, nous serons à Nantes pour le Climate chance, sommet international des acteurs non étatiques pour le climat où l’éducation occupe une place importante. En octobre, nous serons à Paris pour préparer le chantier éducation de la COP 22 et annoncer l’ouverture du cycle des quatrièmes Assises. En novembre, nous serons à Marrakech pour la COP 22 et ainsi tous les ans nous aurons à exprimer quelque chose de collectif pour qu’avec pertinence l’éducation vienne tout naturellement s’inscrire à l’agenda des solutions pour stopper la crise climatique.

Impossible de rester immobile

Pensons à ce qui nous réunit, pollution et surexploitation des océans, destruction des forêts, Fukushima, réchauffement du climat. Quand on voit tout ça, impossible de rester immobile. C’est aux beautés de la Terre que notre culture, en bout de course, porte atteinte. Parlons-nous de nos rêves pour résister à une réalité qui nous fait peur, parlons-nous de nos rêves pour trouver la force d’agir ensemble. Une nouvelle relation à la nature se répand, elle est plus respectueuse, plus heureuse. Une nouvelle citoyenneté arrive, elle fait des cantines bio, elle crée des monnaies locales, elle relocalise la production d’énergie, elle crée du dialogue dans les territoires, elle stoppe les pesticides, elle implique bien plus les citoyens. Une nouvelle direction pédagogique beaucoup moins contraignante pour les enfants se fait jour, ses mots clés sont : joie, enthousiasme, expériences, neurosciences…

Vers une société décarbonnée

Par l’éducation, par la voie de nos intelligences et de nos sensibilités, par le dialogue entre nous, par le chemin de l’entente et de la liberté, par l’édification d’une culture commune nous nous donnons, en misant en particulier sur la jeunesse, une chance de prendre le grand tournant vers une société décarbonnée, vers une autre façon d’habiter la Terre.

A suivre.

Roland Gérard codirecteur du Réseau Ecole et Nature


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10 réactions à cet article    


  • Jo.Di Jo.Di 19 mai 13:20

     
     
     Les 9 soeurs à Coulibaly
     
     


    • Daniel Roux Daniel Roux 19 mai 13:24

      Article trop long pour être lu entièrement. Quelques passages concernent une association, au but certes louables, mais qui donne une vague impression de retape.

      Quoiqu’il en soit, le sujet est important puisqu’il concerne l’éducation des enfants et des adultes.

      Il y a les composteurs pour ceux qui ont un jardin, le recyclage à 3 ou 4 conteneurs, la revalorisation, en espérant qu’elle est efficace. Reste la dernière poubelle, celle des emballages plastiques notamment.

      C’est incroyable le nombre d’emballages que l’on peut jeter chaque semaine. Il y a certainement quelque chose que le gouvernement pourrait faire à ce sujet comme un décret par exemple.

      Faut-il vraiment tout entouré par un film plus ou moins épais ou un papier alu ?

      Peut-on faire cesser ce scandale ridicule qui associe l’inutile du futile, j’ai nommé les « apéricubs » au goût synthétique. Un gramme de fromage entouré d’un papier alu, rassemblés dans une boite, entouré d’un plastique..


      • Homme de Boutx Homme de Boutx 24 mai 11:47

        @Daniel Roux
        cela ne date pas d’hier : qu’a inventé ce monsieur Poubelle :

        une boite dans laquelle on met à fermenter ce que l’on a de trop dans l’assiette et qui devient vite un déchet nauséabond.... et cela empire dans la rue !

        pris à temps, tous les déchets pourraient être « inhibés » et rester manipulables par chacun en vue d’un traitement adapté.

        On pourrait commencer par déshydrater tout ce qui va à la poubelle. broyer ou compacter le reste...
        et ne pas acheter ces machines à déchets type « what else »... et effectivement apéricube..


      • Arthaud Arthaud 19 mai 16:55
        Article gentillet et quelque peu amnésique, qui malgré tout brille par son idéalisme - sans ironie


        Votre discours restera sans effets tant que vous aurez pas commencé par une féroce critique de la « société de consommation » à usage des populations .. Faut faire connaître Thoreau, Bookchin, Dumont, Debord, Muray .. Unabomber .. pas du tout présentés dans votre texte

        Faut appeler à la désertion pure et simple des temples à Mammon, à la mise à mort des princes de l’enfer .. faut ré-apprendre l’homme enraciné, le remettre hors bocal .. Du boulot ! .. pas certain ..

        Bien à vous

        • JC_Lavau JC_Lavau 19 mai 19:22

          « enrayer la crise climatique » ? Pas la peine d’aller plus loin. Cet auteur a toujours pondu des tas de crottin, en voici encore un de plus.


          • Homme de Boutx Homme de Boutx 24 mai 11:53

            @JC_Lavau

            toujours pas retrouvé ses neurones ! c’est vrai qu’il en faut pour se faire comprendre. Au fait, cet effet de glacière, c’est sérieux ?


          • Arthaud Arthaud 19 mai 21:47

            Je regardais .. votre site : Journée nationale de l’EEDD - 19 mai 2015 - Paris


            Rien de plus actuel ! ?


            Mettez voir COP 21 Game over dans Google ..

            Vous trouverez en première page le papier agoravox de mon pote Montagnais ..

            Un positionnement qui pourrait vous intéresser ?

            • Homme de Boutx Homme de Boutx 23 mai 22:40

              on a l’impression que ça se passe sur mars  !

              mais on tombe sur « nous serons à Nantes pour le Climate », « nous serons à Paris la COP 22 » et « nous serons à Marrakech » et enfin, on tombe sur « Vers une société décarbonnée »

              il ne sais pas que la nature sans carbone c’est la mort !

              il ne sait pas qu’avec le CO2, la nature en fait du Carbone, de l’oxygène, de la vie !!!!!!!!!!!!!
              quelle tristesse, et ça parle d’enseigner à des enfants !

              qui laisse trainer le papier cul dans les bois ? qui emballe des merdes de chiens dans des sacs en plastique jetés un peu plus loin !

              Effectivement, il y a un manque d’éducation flagrant mais pas là où on nous dit !

              vivement une société débarrassée de ses C.., « dé-connée » !


              • JC_Lavau JC_Lavau 24 mai 23:11

                « Décarbonnez » vous le premier, nous vous suivons le pas !
                Il y a plein de carbone dans vos salades. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y a plein de carbone dans vos fromages. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y a plein de carbone dans vos vêtements. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y a plein de carbone dans votre lit. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y a plein de carbone dans vos armoires. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y a plein de carbone dans votre clavier. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y a eu plein de carbone dépensé pour faire votre vélo. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y a eu plein de carbone dépensé pour faire votre maison. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y aura plein de carbone dépensé pour faire votre cercueil. « Décarbonnez » vous le premier !
                Il y aura plein de carbone dépensé pour incinérer votre cercueil. « Décarbonnez » vous le premier !


                • sarcastelle 14 novembre 08:34

                  Que c’est beau ! Merci à l’auteur indécrott... indéfectiblement porteur des plus naï... beaux espoirs !

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