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Accueil du site > Actualités > Europe > 2 mai 2014 Odessa : c’était il y a un an, en Europe. N’oublions (...)

2 mai 2014 Odessa : c’était il y a un an, en Europe. N’oublions pas, agissons ! No Pasaran ! [dossier]

2 mai 2014 Odessa : Il y a un an dans la ville portuaire d’Odessa, en Ukraine, des groupes fascistes de Prava Sektor attaquaient la maison des syndicats et assassinaient 42 personnes. C’est le chiffre officiel. Il est probable que le nombre ait été plus élevé, sans compter les centaines de blessés.

Un incendie est la cause officielle. Incendie déclenché par les manifestants fascistes qui étaient venus assaillir la maison des syndicats. Les photos des corps montrent aussi que beaucoup ont été achevés sur place de différentes façons.

Cet événement dramatique n’a pas ému outre mesure les dirigeants occidentaux et nos édiles PS qui sont devenus les supplétifs des américains pour tous les mauvais coups sur la planète.

 Dans les jours qui suivent voila ce que Arrêt sur image dira de la censure du massacre dans les médias français :

« Une quarantaine de morts à Odessa, en Ukraine, dans l’incendie dramatique de la « Maison des syndicats ». Qui étaient-ils ? « Des personnes » soupirent tout le week-end la presse en ligne et les titres de TF1. Mais quelles personnes ? On se précipite sur les récits, encore fragmentaires. Il semble qu’à la suite de heurts entre pro-Russes et pro-Ukrainiens, les premiers se sont réfugiés à l’intérieur du bâtiment, qui a pris feu dans des circonstances peu claires. Ah ! Les victimes de l’incendie sont donc les pro-Russes ? Comme vous y allez ! Du calme ! On ne sait pas. Les rédacteurs des dépêches ou des commentaires de JT ne vont pas jusque là, on connait leur légendaire prudence. Les victimes sont donc « des personnes ». Vous croyez que j’exagère ? Sur son site Les crises, l’économiste Olivier Berruyer, qui s’est lancé dans la dénonciation des propagandes anti-Russes et pro-ukrainiennes, cite un certain nombre d’exemples éloquents.

Attention : nommer les victimes de cet incendie ne signifie pas que les pro-Ukraine, à l’extérieur du bâtiment, en soient les responsables. De l’avis des témoins, les cocktails Molotov qui ont mis le feu à la Maison des syndicats partaient aussi bien du bâtiment, que du parvis. Mais une chose est sûre : ceux qui ont grillé se trouvaient à l’intérieur du bâtiment. Pourquoi les rédacteurs des premières dépêches ne le disent-ils pas clairement ? Mystère. Quand dans le même texte, on nous dit que ceux qui occupaient la maison des syndicats étaient des « pro-Russes », mais qu’en revanche ceux qui y sont morts carbonisés ne sont que des « personnes », d’où vient que la connexion ne se fait pas ? Sans doute celà tient-il pour une part à la confusion sur place, au faible nombre de journalistes occidentaux, occupés ailleurs en Ukraine au moment de l’incendie fatal. Mais aussi à l’incapacité de nommer victimes les « pro-Russes ». Qu’on se le dise, les pro-Russes, par essence, sont les méchants de l’histoire. Celà vaut d’ailleurs pour toutes les autres étapes de la journée funeste. A propos des incidents initiaux ayant mené à l’incendie, les récits expliquent que les « pro-Russes », lourdement armés, ont attaqué des « supporters de football » de deux équipes ukrainiennes. Quels supporters ? Etaient-ils eux-même équipés ? On aimerait voir des photos. Mais (à l’heure où j’écris) pas de photos. Et après l’incendie, quelques heures plus tard, quand les pro-Russes assiègent le commissariat d’Odessa pour faire libérer leurs camarades, cette fois, pour les medias occidentaux, ils ont retrouvé leur étiquette. Ils sont redevenus des « pro-Russes ».

Ce que montre le récit médiatique français sur l’Ukraine, c’est, une fois de plus, son alignement plus ou moins inconscient sur les positions du Quai d’Orsay. Recevant ce matin Laurent Fabius, Patrick Cohen se garde bien de lui poser une question sur le scoop tout frais de Bild qui, citant des sources du renseignement allemand, assure que « des dizaines « de conseillers de la CIA se trouveraient à Kiev, pour conseiller le gouvernement ukrainien. Scoop d’ailleurs très peu repris dans les medias français.

Dans l’embrasement ukrainien, les medias locaux ont joué leur rôle (et notre dossier est éloquent). Un rôle traditionnel de medias belligérants, qu’il faudra mesurer un jour, mais dont on sait qu’il sera considérable, pour pousser les uns contre les autres des gens qui, comme dans la ville balnéaire d’Odessa, coexistaient jusqu’alors paisiblement. Mais qui sont nos propres medias, pour leur faire la leçon ? Nos propres medias, qui n’ont même pas l’excuse de la belligérance et, par ignorance, par paresse, épousent inconsciemment une cause, quand leur premier devoir devrait être de déjouer toutes les propagandes.

arrêtsurimages.net 5 mai Les innomées d’Odessa

Une brève d’une minute sur certaines télévisions et quelques brèves dans certains journaux et puis un silence complice montrent la volonté des dirigeants occidentaux de participer à la déstabilisation de cette zone du monde, à instaurer un pouvoir autoritaire et fascisant sur l’ouest de l’Ukraine et à en découdre avec la Russie. A ce jour, il n’y a eu aucune enquête et les coupables sont libres d’agir, la répression frappe toujours à Odessa.

Seulement, le sang froid du gouvernement russe a permis d’éviter jusqu’à ce jour la guerre élargie en Europe. Sans être d’accord avec tout ce que fait le pouvoir russe, on ne peut que constater que leurs pressions ont éviter l’engagement de troupes françaises en Syrie qui aurait conduit à mettre au pouvoir des extrémistes islamistes et en nous enfoncer dans un sacré bourbier pour le compte des Etats-Unis.

« Or, en France, les médias présentent cette situation d’une manière aussi caricaturale que pendant l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. De même qu’à l’époque, il y avait les bons bosniaques et les méchants serbes, cette fois, il y a les bons ukrainiens (pro-européens même quand ils sont ultra-nationalistes) et les méchants ukrainiens (pro-russes et donc aussi détestables que le furent les soviétiques).

C’est le grand retour du manichéisme et du raisonnement binaire. La réalité n’est jamais analysée dans ses contradictions. Nul ne veut voir que l’UE et l’Otan jouent un jeu aussi dangereux que la Russie. A la radio comme à a télévision, l’histoire se résume à un raisonnement simple : l’ennemi public n°1, c’est Poutine.

Moralité : ceux qui se moquent de l’embrigadement médiatique à Moscou feraient mieux de balayer devant leur porte. » (

Pourquoi le massacre d’Odessa a-t-il si peu d’écho dans les médias ? Jack Dion Marianne le 6 mai 2014

Les militants du PRCF depuis le début de la crise ukrainienne ne cessent de dénoncer le rôle de l’impérialisme américain et des liens qu’il entretient avec les groupes fascistes comme Svoboda ou Pravy Sektor, de dénoncer l’interventionnisme de l’Union Européenne qui a encouragé le putsch fasciste ayant entrainé le départ du président élu Ianoukovitch, de dénoncer le rôle négatif de Hollande et Fabius encourageant ces mouvements d’extrême droite (Hollande recevant le dirigeant de Svoboda à l’Elysée).

Depuis ce tragique événement, il y a eu d’autres victimes, d’autres morts, la guerre à l’est. Le gouvernement ukrainien n’hésitant pas à tirer sur son propre peuple à l’arme lourde. Depuis, les soldats américains sont arrivés à Kiev dans le silence complice des médias et avec le soutien de Hollande et Fabius, de l’Union Européenne.

Le Parti Communiste d’Ukraine est victime de la répression du pouvoir ukrainien, accusé de tous les maux. Interdits. Combien cela ressemble à certains évènements des années 30 en Allemagne !

Plus que jamais, notre vigilance doit être entière. Plus que jamais notre solidarité doit être active !

EM pour www.initiative-communiste.fr

http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/2-mai-2014-odessa-cetait-il-y-a-un-an-en-europe-noublions-pas-agissons-no-pasaran-dossier/

signez la pétition : Halte à la fascisation en Ukraine ! Halte à la marche à la 3ème guerre mondiale !

Retrouvez ci-après un dossier spécial pour vous informer, à diffuser le plus largement.

Depuis le 2 mai 2014, www.initiative-communiste.fr site web du PRCF ne s’est jamais tu. Les militants du PRCF sont mobilisés pour la paix, pour combattre le fascisme, pour la justice pour Odessa. En janvier dernier, le PRCF a participé à la réception d’une délégation de camarades du parti communiste ukrainien d’Odessa, notamment à Hénin Beaumont et à une campagne pour briser la censure sur cet odieux massacre.

Photos (attention photos très dures, violentes et choquantes) du massacres à l’intérieur de la maison des syndicats. De nombreuses victimes ont été exécutées


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34 réactions à cet article    


  • alain_àààé 3 mai 2015 16:30

    je vous aime bien les gars maisa force de décrier ce qu il se passe en ukraine je lis que hollande mais surtout fabius 3e plus grands assassins du 20e siecles avec le sang contaminé vous orippillent je suis d accord avec vous mais on ne vous a pas trés entendu quand le P C F a votez la mention de censure du 49/3 alors que cherchez vous ?
    je suis un cegetiste depuis plus de 41 ans et je n arrive a comprendre vos actions et votre programme


    • PRCF PRCF 9 mai 2015 15:07

      @alain_àààé

      Bonjour,
      Je pense que pourriez faire un tour sur notre site pour mieux connaître ce que nous disons.
      Sur Agoravox, il ne passe que quelques articles.

    • Dom66 Dom66 3 mai 2015 17:46

      Et oui silence TV, silence radio chez nous sur ce massacre, par contre le Royal Baby est passé en tête des infos chez nous ; Nos merdias sont vraiment des merdes.

      Enfin merci pour ce rappelle, bon article.


      • ggo56 3 mai 2015 22:58

        Il devient de plus en plus évident (mais sans doute pas pour ceux qui ne regardent que TF1 ou BFM) que les ricains vont dans le mur, mais ces cons accélèrent pour ne plus pouvoir s’arrêter...
        A lire : http://www.les-crises.fr/le-new-york-times-se-borne-a-reecrire-tout-ce-que-disent-les-autorites-de-kiev/


        • elpepe elpepe 3 mai 2015 23:53

          On le voit aujourd hui avec la vente des rafales cette argent est celui du mal, de la mort d enfants et meres innocents, des populations civiles, de la guerre, de ce qui a de plus vil dans l’humain
          Mr Hollande, le gouvernement et fonctionnaires se felicitent car cet argent est celui de leurs salaires et retraites, il faut toujours vendre son ame biensur ... vendez la pour le monde au moins petit joueur ...
          Cette argent n est pas celui de l economie reelle, du nous, les seuls gens bien, dignes d etre appeles humains, c est comme ca ... Dieu retrouvera facilement les siens ...
          Je suis content de ne pas profiter de cet argent, car le salut me sera donne
          Ma foi récemment je me disais que beaucoup d humains n auraient meme pas droit au jugement dernier, car pour qu il y est jugement, il faut un humain ....
          Avec l’Ukraine la démonstration n est plus a faire que le sang de ces innocents présagent un bien sombre avenir pour notre pays, mais nous persistons et signons avec le sourire


          • taktak 4 mai 2015 09:46

            @elpepe
            merci de ma mettre dans le même panier les fonctionnaires et leurs bourreaux (Hollande, Medef Fn et compagnie) : pour faire du fric pour le CAC40, ils en prennent autant plein la gueule que l’ensemble des travailleurs


          • taktak 4 mai 2015 10:09

            « de pas mettre ». Désolé, la correction automatique donne parfois de drôle de résultat


          • elpepe elpepe 4 mai 2015 13:37

            @taktak
            Bonjour
            Reconnaissez que pour Dassault avant la fusion EADS, l etat avait 50 % de l actionnarat
            En vendant des Rafales a l Egypte et Quatar, sachant que ces deux pays participent au bombardement des populations civiles au Yemen, mon texte bien que corrosif est totalement justifie.
            Maintenant chacun est a meme de juger de ces actes, et positions, personne n est blanc ou noir, on fait tous dans le gris, certes avec des nuances.
            L important pour chaque humain est un jour de se reveiller et prendre des positions courageuses, celles qui coutent. Tous les vieux avant de mourir deviennent des saints, si le Christ a dit vrai, j’imagine que ce type de comportement c est comme Fu... Dieu une derniere fois ...


          • wesson wesson 4 mai 2015 08:02

            Juste une chose qui me gène dans ce papier, plus exactement dans le tract qui est reproduit. 


            « [...] Les fascistes Ukrainiens pro UE [...] »

            Si c’est bel et bien des fascistes qui ont mis le feu à Odessa, les considérer comme « pro UE » est un non sens, et une bêtise sans nom. 

            En fait, la même bêtise qui fait que les Polonais sont aujourd’hui objectivement le meilleur soutient de la junte de Kiev, alors que cette dernière vient de décider la réhabilitation et l’octroi de pensions à ceux qui avaient tués entre autre 100.000 Polonais.

            Quoiqu’il en soit, en soutenant ces types et en reconnaissant leur coup d’état, l’Europe y est peut-être allé chercher sa propre mort. On ne la regrettera pas.

            • taktak 4 mai 2015 10:07

              @wesson
              Wesson, l’UE du Capital est pro fascisme, les fascistes sont pro UE. Rien de nouveau. Regardez donc les affiches de propagande du 3e Reich ou du Régime de Vichy : ils prétendez construire une Grande Europe. Parmi les père fondateurs de l’UE un certain nombre de ces collabos.

              n’oublions pas non plus que l’UE est une des composantes de l’Axe euro-atlantique conduit par les USA. USA qui - en Ukraine par exemple - ont soutenu les fascistes alliés des Nazis après la fin de la guerre. Ceux là même sur lesquels ils s’appuent aujourd’hui

              L’UE, en tant que superstructure de domination de la classe capitaliste, pousse la fascisation. C’est la triste réalité. Il faut regarder en face ce qu’est l’UE.

              Je vous conseille la lecture de l’article suivant du philosophe G Gastaud.

              Euro-fascisation : faire l’autruche ou affronter ? par Georges Gastaud

            • Spartacus Spartacus 4 mai 2015 10:41

              4 millions de morts Ukrainiens par le PC de Staline.....

              Plus que la guerre avec les allemands.

              Et le gauchiste s’étonne que le communisme en Ukraine est autant interdit que le nazisme.

              • taktak 4 mai 2015 11:23

                @Spartacus Un négationiste.

                En ukraine, la seconde guerre mondiale a causé près de 7 millions de morts dont 5.2 millions de morts civils. En 3 ans, 16.3% de la population a été tuée !

                C’est 27 millions de soviétiques qui sont morts à cause de la guerre, lancée par l’Axe fasciste qui n’est que l’enfant du système capitaliste. Rappelons que la France (Pacte Bonnet Ribentropp 1938) signait un pacte de non agression avec l’Allemagne Nazie., avant de s’engager dans la collaboration.

                De Gaulle (un dangereux gauchiste ) reconnaissait que la France devait sa liberté à la contribution décisive de l’URSS. Mais Spartacus (le mal nommé) préférerait sans doute parler allemand avec l’accent de Goebbels.


              • wesson wesson 4 mai 2015 11:53

                @Spartacus
                Le langage des chiffre a ceci de commun au langage des fleurs que on peut y faire dire à peu près n’importe quoi.


                Et dans le cas particulier de l’Ukraine et des chiffres de ce qu’ils appellent leur occupation soviétique, on est là dans le grand n’importe quoi. 

                A commencer par le soi-disant holomodor - ce sont ceux qui ne l’ont pas subi qui disent en avoir le plus souffert comme par exemple la région de Lvov qui n’était alors pas Ukrainienne. 

                Et puisque nous parlons de chiffres soviétiques, prenons ceux par exemple du Goulag, vous allez aimer. Dans son livre l’Archipel du Goulag, Soljenitsyne évalue l’ensemble des personnes sous le système carcéral Stalinien à 4 millions de personnes. On peut le comparer aujourd’hui au nombre de personnes aux USA qui sont soit emprisonnés, soit sous un contrôle judiciaire : 6 millions .

                Et oui, les chiffres disent que aujourd’hui, il y a plus de monde en taule ou assimilé aux USA qu’il n’y en avait dans le goulag Soviétique - en prenant en plus les chiffres largement surévalués de Soljenitsyne.

                PS : Pour rétablir tout de même la vérité historique, les archives du NKVD lors de leur ouverture ont montré que il y avait eu un tout petit peu moins de 1 million de mort du système carcéral sous Staline. C’est bien évidemment énorme, mais sans aucun rapport avec les estimations farfelues brandies ça et là par des idéologues au service d’une cause bien comprise.

              • CN46400 CN46400 4 mai 2015 12:35

                @wesson


                 « le soi-disant holomodor  » 

                On a trouvé moultes photos et témoignages concernant le génocide arménien (Turquie 1915), on attend toujours l’équivalent sur « l’holomodor » ukrainien de 32-33....

              • Alex Alex 4 mai 2015 13:08

                @wesson

                Le « soi-disant holomodor »

                Ce négationnisme est autorisé ; on comprend mieux quand on voit qui en furent les principaux acteurs.

                « la région de Lvov qui n’était alors pas Ukrainienne »

                C’est l’ensemble des riches régions agricoles qui étaient visées ; l’Ukraine était la plus importante.

                Quant à comparer les taulards des USA aux prisonniers du Goulag, il fallait oser ! Wesson l’a fait. Bravo !


              • wesson wesson 4 mai 2015 14:45

                @Alex


                Il ne s’agit bien entendu pas de nier la famine qui a eu lieu dans toute l’union soviétique dans les années 30. Par contre, il s’agit bel et bien de ne pas en reconnaître une spécificité Ukrainienne, qui n’est d’ailleurs pas corroborée par les chiffres de la démographie du pays. La famine a frappée toute l’union soviétique, et bien plus durement à l’Est que dans l’Ukraine d’alors.

                Et surtout il convient de nier que ces famines aient été planifiées à des fin génocidaires. C’est absurde à la fois dans le fond comme dans la forme, et lors de la déclassification des archives soviétiques, pas un seul document ne permet de corroborer cette thèse, bien au contraire.

                L’Holomodor tel que on le présente aujourd’hui n’est que la résurgence du bobard de la propagande nazie dans la presse de Willam Randolf Hearst, complaisamment repris par la diaspora fascistoide Ukrainienne qui est allé immigrer au Canada après guerre pour échapper à la justice. Ce sont les bandéristes descendants directs de l’armée de l’OUN-UPA de triste mémoire qui on fourni ce corpus idéologique tout prêt à Ronald Reagan qui à l’époque faisait feu de tout bois pour nuire à l’union soviétique.

                Quand à la région de la Galicie, elle était Polonaise de 1918 à 1939, c’est à dire pendant les grandes famines soviétiques.Les entendre aujourd’hui raconter à quel point ils ont souffert pendant l’holomodor serait risible si derrière tout cela il n’y avait pas une incontestable résurgence d’un fascisme - et un vrai celui là.

                Et quand à la comparaison des taules Américaines au Goulag sous Staline, je la maintient et la justifie : Si l’on inclut les statistiques officielles des viols dans les prisons Nord-Américaines, les USA passent de très très loin No 1 des pays où l’on viole le plus, avec l’étrange et unique particularité qu’il s’y viole plus d’hommes que de femmes. Aux USA sont reposent sur un système carcéral ou on vous y envoie pour 20 ans pour avoir volé une part de pizza - ou tout simplement parce que vous êtes noir, on y bosse pour un quart de salaire et on en ressort avec le sida pour crever quelques mois après. Comme pour Staline, ça a été mis en place et c’est entretenu pour faire fonctionner un système. Et comme l’union soviétique, ça durera un temps.

              • wesson wesson 4 mai 2015 16:15

                @Alex
                au passage, 

                l’emploi du terme « négationnisme » qui se réfère précisément à la Shoah là où il s’agit en fait du déni d’un fait n’ayant aucun rapport - c’est comme une marque de fabrique : de suite ça situe la personne qui l’emploi, et le fait qu’il ne va pas tarder à vous traiter d’antisémite.

              • andromerde95 29 mai 2015 00:44

                @wesson
                « À partir du mois de novembre 1932, un certain nombre de décisions sont prises, visant principalement l’Ukraine46.

                • 18 novembre 1932 : ordre est donné aux paysans ukrainiens de restituer les avances en grains que leur avait précédemment valu le fait d’atteindre les objectifs de réquisition. La direction du parti communiste ukrainien essaya de protéger les semences ; sans succès.
                • 20 novembre 1932 : instauration d’une amende sous forme de viandes visant les paysans incapables de livrer les quotas de grains requis. Une fois payé l’impôt en viande, les paysans devaient encore livrer leur quota de grains initial.
                • 27 novembre 1932 : le Politburo décide que l’Ukraine devra fournir le tiers entier des collectes encore à venir pour l’ensemble de l’Union Soviétique.
                • 28 novembre 1932 : introduction d’une liste noire des fermes collectives qui ne livraient pas leurs quotas de grains requis et qui devaient céder sur-le-champ quinze fois la quantité de grains normalement exigibles en un mois. Les communautés figurant sur cette liste perdaient aussi tout droit de commercer ou de recevoir quelque livraison que ce soit du reste du pays.
                • 14 décembre 1932 : autorisation est donnée de déporter vers des camps de concentration les communistes locaux ukrainiens qui sont accusés de permettre aux nationalistes ukrainiens de saboter la collecte de grains.
                • 21 décembre 1932 : Staline, par le truchement de Kaganovitch, déclara que le quota annuel de réquisition de céréales pour l’Ukraine devait être atteint dès janvier 1933.
                • 29 décembre 1932 : Kaganovitch rappelle aux chefs du parti communiste ukrainien qu’il faut aussi collecter les semences.
                • 14 janvier 1933 : les citoyens soviétiques doivent être munis de passeports intérieurs pour pouvoir résider légalement dans les villes. Les paysans ne peuvent pas en recevoir.
                • 23 janvier 1933 : interdiction est faite de vendre des billets de train aux paysans pour les longues distances.

                Au cours du mois de novembre 1932, 5 000 communistes ruraux et 15 000 kolkhoziens sont arrêtés dans le Caucase du Nord. À partir de décembre, ce sont des villages entiers qui sont déportés, appelés « colons spéciaux ». Pour l’administration du Goulag, l’arrivée de déportés qui étaient de 71 000 en 1932 passe à 231 000 en 1933. Mais les objectifs de la collecte ne sont toujours pas atteints, et l’étape suivante consiste à réquisitionner tous les stocks, y compris ceux prévus pour les semences, ce qui revient à affamer les paysans. Le Politburo met en place dans chaque district des commissions spéciales (les troïki) sur le modèle de celles dirigées par Molotov et Kaganovich, chargées de veiller à l’application des réquisitions et d’appliquer la peine de mort contre les paysans récalcitrants47,48. »


                ah tous les chiffres montrent qu’en Ukraine il y a eu plus de morts, vous êtes un négationniste, dans vote logqiue faut aussi dans ce cas accepter la « négation » de la « shoah » instrumentalisé par les élites comme les crimes de staline. enfin les nazis ont simplement utilisé des faits réels en défaveur des rouges pour leur propagande


                la déclassification a juste permis d’éviter les « staline 50 millions de morts » chiffres fantaisistes depuis on considère que staline a fait entre 10 et 20 millions de victimes environ, ce qui reste énorme.


              • andromerde95 29 mai 2015 00:52

                @wesson
                pour les chiffres et ton pseudo 1 million de morts dans les goulags : "Les documents d’archives soviétiques officielles ne contiennent pas de chiffres complets pour certaines catégories de victimes, telles que celles de déportations ethniques ou de transferts de populations allemandes à la suite de la Seconde Guerre mondiale. [ 108 ] Eric D. Weitz a écrit : « En 1948, selon Nicolas Werth , le taux des 600.000 personnes déportées du Caucase entre 1943 et 1944, la mortalité avait atteint 25%. " [ 109 ] [ 110 ] D’autres exclusions notables de la NKVD données sur les décès de répression comprennent le massacre de Katyn , d’autres meurtres dans le nouveau occupée zones, et les fusillades de masse de l’Armée Rouge personnel (déserteurs et soi-disant déserteurs) en 1941. Les Soviétiques exécutés 158 000 soldats pour désertion pendant la guerre, [ 111 ] et les « détachements de blocage" du NKVD ont tiré des milliers d’autres. [ 112 ] En outre, les statistiques officielles sur la mortalité Goulag excluent les décès de prisonniers qui se déroule peu de temps après leur libération, mais qui a résulté de la dureté du traitement dans les camps. [ 113 ] Certains historiens croient également que les chiffres d’archives officielles des catégories qui ont été enregistrés par les soviétiques les autorités sont peu fiables et incomplètes. [ 114 ] [ 115 ] En plus de défaillances concernant des enregistrements complets, comme un exemple supplémentaire, Robert Gellately et Simon Sebag Montefiore soutiennent que les nombreux suspects battus et torturés à mort tandis que dans « la garde d’enquête » étaient probablement pas avoir été compté parmi les exécutés. [ 30 ] [ 116 ]

                Les historiens ouvrables après la dissolution de l’Union soviétique ont estimé totaux de victimes allant d’environ 4 millions à près de 10 millions d’euros, non compris ceux qui sont morts dans les famines. [ 117 ] [ 118 ] [ 119 ] écrivain russe Vadim Erlikman, par exemple, fait les estimations suivantes : exécutions, 1,5 million ; goulags , 5 millions ; déportations, 1,7 million sur 7,5 millions déportés ; et les prisonniers de guerre et des civils allemands, 1 million -. un total d’environ 9 millions de victimes de la répression [ 120 ]"


              • Alex Alex 4 mai 2015 13:22

                @l’auteur

                Entièrement d’accord avec votre colère contre le traitement partial de l’info par nos « journalistes, » et contre l’alignement total de la France sur les USA, pays dont le seul but est de casser le lien potentiel entre l’Europe et la Russie.

                Il aurait été bien de rappeler deux faits :

                – les problèmes actuels ont pour origine l’invasion de l’Ukraine par les camarades soviétiques, et les massacres de masse qu’ils y commirent ;

                – le célèbre No pasarán ! ponctuait le refrain de l’hymne d’une compagnie exclusivement juive des Brigades internationales, par exemple « ... comment les soldats juifs de la compagnie Botwin ont chassé la peste fasciste ! Ils ne passeront pas ! »
                Il est donc amusant de voir le soutien apporté aux fascistes par le tandem Fabius-BHL et par Kolomoisky (grand ami du parti néo-nazi Secteur droit et financier des bataillons néo-nazis Azov et Aidar, et du très musulman Dnepro).
                À propos de ce richissime oligarque, Haaretz se demandait récemment (18-10-14) : « Is this man the most powerful Jew in the world ? »

                Rappel historique :
                « Pour des raisons connues d’eux seuls, la plupart des anciens et nouveaux partisans de la gauche - et la communauté juive dominante elle-même - ont été jusqu’à récemment réticents à reconnaître et rappeler le rôle énorme joué par les combattants juifs dans les Brigades internationales. On estime que jusqu’à 25% de tous les combattants étaient juifs. » (Against Fascism...)

                À la même époque, un très fort pourcentage de leurs coreligionnaires italiens soutenaient Mussolini... Un certain Jabotinsky – dont le secrétaire s’appelait Netanyahu (le papa de bibi) – en fut l’un des admirateurs.


                • wesson wesson 4 mai 2015 14:53

                  @Alex


                  « – les problèmes actuels ont pour origine l’invasion de l’Ukraine par les camarades soviétiques, et les massacres de masse qu’ils y commirent ; »
                  Non. Les problèmes actuels de l’Ukraine ont pour origine le fait que après la seconde guerre mondiale, la Galicie y fut rattachée alors que cette région avait été Polonaise, et même un temps Autrichienne.

                  Le problème est donc que l’Ukraine d’aujourd’hui défends des frontières qui lui furent données essentiellement par Staline (et par Khrouchtchev pour la Crimée). 

                  Composée de peuples ayant des acquis historiques fondamentalement différent, l’Ukraine aurai dû chercher à se constituer en tant que peuple avant de chercher à paraître en tant que nation. Faute de l’avoir fait, elle est en guerre avec elle même, et éclatera dès lors que les Nord Américains s’en seront lassés.

                • Alex Alex 4 mai 2015 17:00

                  @wesson

                  La Galicie me semble assez éloignée de la zone de conflit, qui correspond à celle où résident de nombreux russophones. La région étant sans frontière naturelle (comme les Sudètes), cette présence est certainement plus ancienne que la création de l’URSS, mais elle fut aggravée par l’invasion soviétique.
                  Mais je veux bien que vous m’apportiez la preuve du contraire...
                  ---
                  Pour le « prétendu » holodomor, pas la place d’y répondre : il faudrait plusieurs pages prouvant que la famine fut délibérément aggravée par les communistes, dont les tueurs les plus abjects estimaient avoir une revanche à prendre sur ce peuple.

                  Évidemment, vous allez rejeter comme « propagande » des livres tels que Ukraine : A History (Orest Subtelny), Red Terror in Russia (Melgounov), Deux siècles ensemble (Soljenitsyne), The Harvest of Sorrow (Robert Conquest), Stalin’s Apologist : Walter Duranty, The New York Times’s Man in Moscow (S. J. Taylor), Le Livre noir du communisme, etc.

                  Mais quid du communiste Kopelev, cité par Yuri Slezkine (The Jewish Century) :
                  « Lev Kopelev, un écrivain juif témoin de la famine ukrainienne dans laquelle des millions connurent des morts horribles de faim et de froid, la justifiait comme “nécessité historique”. Il affirmait : “Vous ne devez pas vous laisser ramollir par la pitié. Nous sommes les agents de la nécessité historique. Nous accomplissons notre travail révolutionnaire. Nous nous procurons du grain pour notre patrie socialiste. Pour le plan quinquennal. »
                  Dans son livre (Memoirs, The Education of a True Believer), Kopelev déclarait appartenir aux « guerriers se battant contre le sabotage des Koulaks afin de récupérer le grain dont le pays avait besoin pour son plan quinquennal. » Il tenait « plusieurs fois par jour des discours aux paysans mourant de faim, leur disant combien l’État avait plus besoin de ce grain qu’eux-mêmes. Ceux-ci lui répondaient “Tue-moi !” ; ils n’avaient plus rien à donner. »
                  Il faut rappeler que Grigori Zinoviev déclarait en 1924 : « On aime parfois chez nous qualifier de koulak tout paysan qui a de quoi manger. »

                  Quid d’Arthur Koestler (The Ghost in the Machine) ?
                  « En 1932-3, années de la grande famine qui suivit la collectivisation forcée des terres, j’ai beaucoup voyagé en Union soviétique... J’ai vu des villages entiers déserts, des gares bloquées par des foules de mendiants et les célèbres enfants mourant de faim. … Ils étaient parfaitement réels, avec des bras ressemblant à des tiges, le ventre gonflé et leur tête cadavérique. Je réagis alors à ce choc brutal de la réalité contre l’illusion à la manière typique du vrai croyant. J’étais à la fois surpris et étourdi, mais l’amortisseur élastique de mon entraînement par le Parti commença à agir immédiatement. J’avais des yeux pour voir, et un esprit conditionné pour expliquer ce qu’ils voyaient. Ce “censeur intérieur” était plus fiable et efficace que toute censure officielle. »

                  Même Walter Duranty, journaliste communiste et seule source négationniste, avoua plus tard que la famine organisée qu’il avait d’abord niée avait bien eu lieu, et l’estima à 10 millions de victimes.


                • wesson wesson 4 mai 2015 20:47

                  @Alex
                  vos sources sont bien gentilles, mais hélas un peu circulaires : Derrière tout cela vous avez Robert Conquest, agent de la CIA que l’on retrouve pratiquement derrière toute la propagande anti-soviétique produite par les états-unis après guerre.


                  Lev Kopelev était un dissident qui ayant fait l’amère expérience du Goulag avait quand même quelques comptes à régler avec l’union soviétique, ça peut aider à se fabriquer une mémoire. 
                  Et même en admettant la réalité de sa citation et du contexte que vous omettez, en quoi les paroles d’un personnage d’envergure politique infime engagerait toute une volonté de l’appareil d’état Stalinien à son plus haut niveau ? 

                  Sur la citation de Zinoviev, vous faites tout simplement un anachronisme : l’Holomodor Ukrainien tel qu’il est raconté concerne la famine soviétique en 1932-1933, et pas celle des années 1920 jusqu’en 24 et que l’on passe généralement sous silence car la responsabilité Européenne y est là pour le coup tout à fait directe et documentée : Les Européens stoppèrent les exportations de nourriture à destination de la Russie provoquant ainsi une terrible famine dans toute l’union soviétique, aggravé également par un soutient à la guerre civile des « blancs » contre les « rouges ». Je résume mais vous savez cela parfaitement.

                  Et sur votre citation de Koestler, la date est bonne, mais il est fait état de l’union soviétique. La spécificité Ukrainienne est là encore totalement absente.

                  Tout ceci manque cruellement de substance pour arriver à un ciblage spécifiquement Ukrainien, ne trouvez-vous pas ? 

                  La substance serait élément quelconque des archives du NKVD attestant d’une volonté planifiée de faire crever le peuple, genre GeneralPlan Ost : ça c’est de l’extermination planifiée par le travail et la famine, et c’est du documenté par les archives officielles, pas les racontars de personnes en délicatesse avec le régime.

                  Si vous avez quelques chose d’équivalent mais en version soviétique, ne vous gênez surtout pas pour les publier, au passage votre fortune sera faite. Mais cela n’existe pas et vous le savez fort bien surtout depuis l’ouverture des archives, qui ont bien confirmé l’existence d’une famine sur l’ensemble de l’URSS (même si elle fut un temps niée), mais totalement infirmé l’hypothèse d’un plan concerté ou d’un ciblage idéologique particulier. 

                  Quand au « livre noir du communisme », compilation de Stéphane Courtois de différents auteurs dont la moitié s’en désolidariseront totalement pour son chapitre introductif (avec menace de procès). Ce dernier y amalgame communisme et nazisme, et bidonne les chiffres des auteurs en les augmentant pour arriver à « 100 millions de morts du communisme » - son obsession - qui sera le slogan commercial du livre. Une référence tout à fait appropriée pour votre propos.

                • wesson wesson 4 mai 2015 20:57

                  @Alex
                  « La Galicie me semble assez éloignée de la zone de conflit [...] »


                  Apparemment oui, mais en réalité ce n’est pas si évident que cela. 

                  Si vous ne vous mentez pas à vous même, vous savez que l’Ukraine c’était 5% de Russophiles, 5% de Russophobes, et 90% qui s’en foutent. Les Russophiles à l’Est, les Russophobes à l’Ouest en Galicie et le reste au milieu. 

                  Là aujourd’hui ceux qui acceptent de se battre contre les Russophiles, c’est les Russophobes, en majorité les Galiciens. Et ça fait une saignée économique dans la région qui de plus ne reçoit pas l’aide qu’ils avaient espérés de la part des Européens (toute aide hors corruption étant d’ailleurs concentrée sur l’armée et le paiement de Gazprom afin de ne pas interrompre le transit gazier).

                  C’est pourquoi indirectement la Galicie se trouve frappée par le conflit, même si ce n’est pas les bombes sur les villes, c’est la population valide qui est partie trucider le « bolchevique » comme au bon vieux temps.

                  Lors des élections précédentes (et avant Maidan), cette région avait déjà des velléités séparatistes, et je croit pouvoir dire qu’elles se sont encore accrues à ce jour. Si le pouvoir de Kiev tombe ou si il se trouve remplacé par une équipe un peu moins Russophobe, la Galicie sera l’une des première région à faire officiellement sécession. 

                  Reste à savoir qui voudra reprendre ce territoire ou dans certains oblasti les néo-nazis revendiqués y font jusqu’à 40% de votes.

                • Alex Alex 4 mai 2015 22:11

                  @wesson

                  En écrivant ma réponse, je me doutais très bien que, quelles que soient les sources citées, elles seraient toutes déclarées fausses, écrites par des malveillants. Même celle de Kamenev qui, après avoir été emprisonné, sortit de prison encore plus communiste qu’avant. Même Duranty, seul négationniste de l’époque, avouant ensuite ses mensonges.

                  Je ne dis pas que la famine a été planifiée, mais que les excès du pillage ont provoqué des millions de morts sans que les bourreaux s’en préoccupent, bien contents de punir les Ukrainiens pour des raisons historiques, de la même façon que les nazis ne s’inquiétaient guère des Juifs morts de faim ou de mauvais traitements dans les camps.

                  Votre rappel de la première famine est intéressant car il montre qu’à cette époque, quelques millions de morts de plus ou de moins n’avaient guère d’importance.

                  Les noms des principaux responsables de l’Homodomor devraient vous mettre sur la voie, mais il faut longtemps chercher pour les trouver (pour info, dans l’Ukraine de 1940, la sympathique Tchéka ne comptait que 10% d’Ukrainiens).
                  C’est la même raison qui explique pourquoi, malgré le revirement de ces anciens cocos devenus néocons, on ne les voit jamais citer les principaux responsables de Budapest 1956, préférant évoquer l’« antisémitisme » hongrois (par définition « sans raison »), ou que l’on s’empresse de porter Soljenitsyne aux nues tant qu’il est utile, mais qu’on le réduit au silence quand il aborde des sujets qui fâchent.
                  ---
                  PS : pour Koestler, l’Ukraine faisait partie de l’union soviétique.
                  Zinoviev donnait une définition intéressante du Koulak.
                  « Si vous avez quelque chose d’équivalent pour une extermination planifiée... » : existe-t-il des documents attestant une extermination planifiée des Juifs par les nazis ? Il me semble que non.


                • wesson wesson 5 mai 2015 00:46

                  @Alex

                  Si vous voulez que je ne critique pas vos sources, ne prenez pas en référence un faussaire obsédé par un anticommunisme néandertalien ou des personnes qui ont des comptes à régler avec l’union soviétique. Les archives nationales, c’est très certainement ingrat et peu passionnant (et surtout ça demande d’y passer 20 ans avant de pondre un livre). Mais ça permet de se débarrasser de toute suspicion en instrumentalisation de personnages sans aucune envergure ni importance que l’on cherche à faire mousser à l’Ouest pour leur donner la consistance qu’ils n’avaient en aucune manière à l’Est. CF : l’exemple récent de Nemtsov, un personnage sans aucun avenir politique rudement repeint en « principal opposant de Poutine » pour les besoin de la propagande occidentale.

                  Sur la Shoah, vous avez raison de mentionner l’absence documentaire - argument favori des révisionnistes véritables. C’est un fait que les Nazis ont tenu à cacher leur « solution finale » jusqu’à n’en faire figurer aucune trace dans leurs archives. 

                  Toutefois il existe un faisceau d’élément directs sur lesquels le doute n’est pas permis. A commencer par les camps de la mort lorsqu’ils furent libérés, tant par les alliés de l’Est que par ceux de l’Ouest. On y a trouvé plus que le nécessaire en preuves directe de la volonté exterminatrice des nazis.

                  Mais il y a également l’enregistrement du Discours de Himmler du 4 Octobre 1943 à Poznam, ou l’extermination des juifs est mentionnée explicitement par l’un des pilier du régime nazi.Si cela n’est pas une preuve directe de planification de génocide, alors franchement je ne sais pas ce que c’est. 

                  Et encore une fois il existe le GeneralPlan Ost qui lui est documenté dans les archives, et qui est bel et bien dans certaines de ses versions un projet explicite d’extermination à grande échelle, même si cela ne vise pas spécifiquement les juifs. C’est à ma connaissance le seul cas de plan génocidaire documenté.


                  Sur les famines, si l’on en parles alors pourquoi uniquement de celles qui ont eu lieu sous des régimes communistes. Le cas de la Chine est particulièrement éclairant. Le pays creva de faim pendant plus de 2 millénaires, chaque année il y sévissait une famine majeure. Dans le 19ème siècle alors que la Chine était une colonie, on estime que plus de 100 millions de Chinois y sont mort de faim. Pareil en Irlande sous domination britannique, ou la population fut divisée par 2 entre 1850 et 1900. 
                  Mais ces famines là n’intéresseront pas les Courtois, Conquest et autres universitaires rémunérés par des thinks tanks néoconservateurs..

                • Alex Alex 5 mai 2015 12:32

                  @wesson

                  Votre technique est assez intéressante : vous ne répondez qu’à ce qui vous arrange, et rejetez systématiquement tous les témoignages ne correspondant pas à vos idées.
                  Je ne cherche donc pas à convaincre un croyant car on ne peut rien contre la foi ; mais les éléments que je donne peuvent être utiles à d’autres lecteurs.

                  « Les archives nationales... » : oui, ce qu’il en reste. Si les nazis auraient tenu (et réussi) à cacher leur projet de « solution finale, » pourquoi les Soviétiques n’auraient-ils pas fait de même ? En outre, si la Russie n’est plus communiste, on peut comprendre la réticence des Russes à accuser le régime communiste dans lequel leurs parents ont travaillé, de gré ou de force.

                  – Les camps nazis, OK, on les a vus. Mais qui a vu les camps soviétiques en dehors de quelques survivants forcément non fiables ?

                  Le programme GeneralPlan Ost, OK. Mais quand Zinoviev déclarait en 1918 : "Nous devons mener avec nous 90 des 100 millions de la population de la Russie soviétique. Mais pour le reste, nous n’avons rien à leur dire. Ils doivent être anéantis,«  il plaisantait !
                  Quand Trotsky affirmait :  »La Terreur Rouge est une arme utilisée contre une classe vouée à la destruction," il utilisait une métaphore !
                  Et quand Lénine comparaît l’Ukraine résistant à l’invasion soviétique à la Vendée, il évoquait sans doute le climat de ces régions.
                  À Yalta, la réponse de Staline à Churchill lui demandant des précisions sur la famine fut « mal interprétée » !

                  Les chiffres de Courtois seraient fantaisistes, mais quid de certains courriers entre responsables soviétiques qu’il publie ? Tous viennent de la CIA. J’ai juste ?

                  Les photos prises à l’époque furent retouchées dans Photoshop, cela va sans dire.

                  Tout ce qui contredit votre dogme doit être rejeté : rien, pas un seul document, pas un seul témoignage n’est valable.

                  Il faut dénoncer la profonde ingratitude de tous les pays du rideau de fer (à l’exception du Bélarus) qui se précipitèrent dans les bras occidentaux dès qu’ils furent débarrassés de leurs sympathiques dictateurs.

                  Le fait que le Parlement européen ait attendu 2008 pour reconnaître l’Holodomor comme un crime contre l’humanité montre clairement que la décision visait Poutine ; mais ce Parlement devait disposer de « quelques » éléments pour le faire (cf. le génocide arménien pour voir les raisons du silence temporaire.). Grâce à vous, on sait que tous ces documents sont faux.

                  J’admets être affligé d’un grave défaut : toute violence contre des innocents me révolte, et je suis opposé à tous les « ismes » qui en sont à l’origine.

                  Cette histoire ancienne – mais qui a laissé de profondes cicatrices – ne change cependant en rien ma position contre les USA et leurs caniches dans le grave conflit actuel.


                • wesson wesson 5 mai 2015 14:39

                  @Alex
                  Ce que je critique dans vos sources, c’est pas qu’elles soient fausse, mais c’est qu’elles sont à minima connoté, et surtout pas représentatives de la doctrine officielle de l’union soviétique. 


                  Vous prenez les citations des Trotskiste, à l’époque ou ceux-ci étaient pourchassés et purgés par les Staliniens. 

                  Vous expurgez une seule phrase des propos de parfait inconnus semi clandestins et vous en extrapolez une ligne politique complète, en opposition avec la doctrine officielle.

                  Vous utilisez même des citations apocryphes, inconnues et rapportées uniquement après guerre, et les érigez en vérité premières et instantanées.

                  Vous me lancer à la figure un lien de recherche google sur les photos de l’holomodor, vous y venez sur le tard parce que c’est un terrain très glissant et vous le savez. Dès la seconde photo (le cimetière gelé) ça ne concerne pas l’holomodor : Elle fut publiée la première fois en page 10 d’une revue genevoise intitulé « La famine en Russie, Album Illustré », ne concerne ni l’Ukraine, ni même la période 1932-1933. En réalité aucune photo que l’on présente comme représentative de « l’Holomodor » ne peut en fait être rattaché ni en temps ni en lieu à cet événement, et ont été pratiquement toutes été publiés une première fois dans la presse nazie. 

                  Comme pour Conquest ou Courtois, tout ceci n’est représentatif que de votre acharnement à démontrer que le diable communiste est le plus horrible et affreux de tous, au dessus du diable du nazisme. Ce faisant vous n’êtes pas dans le rationnel mais dans le militantisme. C’est bien si vous êtes jeune, mais passé la quarantaine c’est plutôt inquiétant.



                • wesson wesson 5 mai 2015 16:55

                  @Alex
                  « mais quid de certains courriers entre responsables soviétiques qu’il publie ? »


                  Il faut aussi parler effectivement de cette thèse défendue par Nicolas Werth (à laquelle votre lien renvoie). C’est le plus sérieux de la bande lui, un véritable historien de formation.

                  Avant lorsqu’il participa au livre noir du communisme, il n’était ni acquis à l’équivalence communisme-nazisme, ni même au caractère planifié et génocidaire de la famine soviétique en 1932-1933.Il s’était même trouvé en conflit avec Courtois sur ces points là.

                  Mais depuis il a été touché par la Grâce, et reçu les révélations nécessaires en 2000, lorsqu’il fut chargé en 2000 par la fondation Hoover (un think tank étroitement lié au département d’état US et ouvertement antisoviétique) d’écrire sur le Goulag Russe. On paie un chercheur pour qu’il trouve, et voilà qu’il trouve ce que l’on voulait trouver. De l’argent bien employé !

                  On ne peut qu’être ébahi par une telle clairvoyance, et regretter qu’elle fut si tardive ...

                  Et remarquer aussi que en période de vache maigre budgétaire, les financements Nord-Américains pour une foule de « colloques » et de commandes éditoriales sur « la famine génocidaire Ukrainienne » ont plu sur les Universitaires Européens, en même temps que se retrouvaient traduit et diffusés les travaux de leurs homologues canadiens partisan de cette thèse, mais pas ceux de leurs collègues qui la réfutaient. 

                  La réalité est que l’on retrouve un financement Nord-Américain derrière toute cette historiographie discutable de l’Holomodor. Vous enlevez tout ce pognon consacré à écrire ces conneries, et il n’en reste rien. J’ai même une étude statistique sur la mention qui est faite de l’holomodor dans la littérature mondiale : en gros rien du tout avant Reagan, un plateau quasi constant après Reagan jusqu’à poutine, et depuis 2000 en progression constante. Bref, 100% bidon.

                  Je ne suis pas certain que l’on se prépare un bon avenir si pour ce faire on bidonne le passé au point d’y croire.

                • andromerde95 29 mai 2015 00:48

                  @wesson
                  la Shoah on en a parlé que depuis après la 2nd gm et on en parle énormément seulement depuis quelques décennies.

                  « À partir du mois de novembre 1932, un certain nombre de décisions sont prises, visant principalement l’Ukraine46.

                  • 18 novembre 1932 : ordre est donné aux paysans ukrainiens de restituer les avances en grains que leur avait précédemment valu le fait d’atteindre les objectifs de réquisition. La direction du parti communiste ukrainien essaya de protéger les semences ; sans succès.
                  • 20 novembre 1932 : instauration d’une amende sous forme de viandes visant les paysans incapables de livrer les quotas de grains requis. Une fois payé l’impôt en viande, les paysans devaient encore livrer leur quota de grains initial.
                  • 27 novembre 1932 : le Politburo décide que l’Ukraine devra fournir le tiers entier des collectes encore à venir pour l’ensemble de l’Union Soviétique.
                  • 28 novembre 1932 : introduction d’une liste noire des fermes collectives qui ne livraient pas leurs quotas de grains requis et qui devaient céder sur-le-champ quinze fois la quantité de grains normalement exigibles en un mois. Les communautés figurant sur cette liste perdaient aussi tout droit de commercer ou de recevoir quelque livraison que ce soit du reste du pays.
                  • 14 décembre 1932 : autorisation est donnée de déporter vers des camps de concentration les communistes locaux ukrainiens qui sont accusés de permettre aux nationalistes ukrainiens de saboter la collecte de grains.
                  • 21 décembre 1932 : Staline, par le truchement de Kaganovitch, déclara que le quota annuel de réquisition de céréales pour l’Ukraine devait être atteint dès janvier 1933.
                  • 29 décembre 1932 : Kaganovitch rappelle aux chefs du parti communiste ukrainien qu’il faut aussi collecter les semences.
                  • 14 janvier 1933 : les citoyens soviétiques doivent être munis de passeports intérieurs pour pouvoir résider légalement dans les villes. Les paysans ne peuvent pas en recevoir.
                  • 23 janvier 1933 : interdiction est faite de vendre des billets de train aux paysans pour les longues distances.

                  Au cours du mois de novembre 1932, 5 000 communistes ruraux et 15 000 kolkhoziens sont arrêtés dans le Caucase du Nord. À partir de décembre, ce sont des villages entiers qui sont déportés, appelés « colons spéciaux ». Pour l’administration du Goulag, l’arrivée de déportés qui étaient de 71 000 en 1932 passe à 231 000 en 1933. Mais les objectifs de la collecte ne sont toujours pas atteints, et l’étape suivante consiste à réquisitionner tous les stocks, y compris ceux prévus pour les semences, ce qui revient à affamer les paysans. Le Politburo met en place dans chaque district des commissions spéciales (les troïki) sur le modèle de celles dirigées par Molotov et Kaganovich, chargées de veiller à l’application des réquisitions et d’appliquer la peine de mort contre les paysans récalcitrants47,48. »

                  ah 

                • andromerde95 29 mai 2015 00:55

                  @wesson
                  tu oublies que les thèse de la Shoah et l’historiographie sur le nazisme est aussi financé par les sionistes etc... en fait tu as 0 argument seulement parce qu’une thèse est soutenu par des gens qui te plaisent pas (style : la cia) c’est forcément faux


                • andromerde95 29 mai 2015 01:43

                  @wesson
                  « Mais il y a également l’enregistrement du Discours de Himmler du 4 Octobre 1943 à Poznam, ou l’extermination des juifs est mentionnée explicitement par l’un des pilier du régime nazi. »

                  dsl on entend pas la même chose...

                • Darks67 Darks67 4 mai 2015 16:54

                  Les patrons de nos médias sont l’industrie de l’armement et le gouvernement, et notre Pays à été vendu aux USA via l’OTAN, alors pourquoi sommes nous encore étonnés lorsque notre gouvernement s’en va en guerre. Les Etats Unis ont reconnus leur implication http://news360x.fr/obama-admet-ouvertement-que-les-usa-sont-intervenus-dans-la-constitution-dun-pouvoir-de-transition-en-ukraine/


                  • andromerde95 29 mai 2015 01:41

                    ah wesson : la propagande utilise aussi plein de photos de victimes du typhus et de fours crématoires (ça remplaçait l’enterrement pour des raisons hygiéniques) pour illustrer la Shoah et le gazage des juifs qui était autre chose... bref ainsi dans votre logique shoah = bidon car comme dans la propagande anti rouge des photos sont utilisés d’1 manière malhonnête.

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