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Accueil du site > Actualités > Europe > 3 000 anticorrida pour contribuer à faire tomber « La Monumental » (...)

3 000 anticorrida pour contribuer à faire tomber « La Monumental » !

Le 17 juin 2007, une grande manifestation a été organisée par nos amis catalans pour contribuer à faire enfin tomber Barcelone ! Une date qui a coïncidé avec le retour de José Tomás, matador en vue, car le lobby taurin avait justement choisi les arènes de La Monumental pour mettre l’accent sur Barcelone en tant que ville taurine...

Quarante Français, toutes associations confondues, unis et réunis autour de la même cause, avaient pris place dans le car affrété par l’Alliance anticorrida, pour aller prêter main forte à nos amis catalans. Dans une ambiance festive et magique 3 000 personnes ont rallié La Monumental, sous les vivats des badauds, pour faire valoir leur voix contre ces spectacles d’un autre âge qui ne sont plus fréquentés que par des personnes... d’un certain âge, tournées vers le passé. Car les jeunes, en Espagne et ailleurs, résolument tournés vers l’avenir l’ont bien compris : la civilisation ne veut plus composer avec la mort et la torture données en spectacle. Ce jour-là nous étions une seule et même voix pour scander « Cataluna antitaurina » et « Corrida verguenza » dans un seul et même but : la ratification par le gouvernement de l’abolition de la corrida demandée par les Catalans depuis plus de trois ans (avril 2004).

 

Les responsables de la manifestation, nous remerciant de nous être déplacés, ont déclaré : « Nous avons participé à l’Histoire. Désormais nous pouvons nous rendre au Parlement avec les images de cette manifestation toujours à l’esprit. Les groupes parlementaires ont commencé à examiner la situation dès le 19 juin... » Dont acte !

 


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69 réactions à cet article    


  • Le Panda Le Panda 4 juillet 2007 18:49

    Claire, bonjour,

    on est pour ou contre, cela fait partie des cultures et donc des racines de chaque pays. Il y a pas de loin de chez nous des lieux où l’on s’amuse à vendre ou jouer sa vie, sa femme, ses enfants, voir ceux des autres.

    Je puis entendre votre position, un seul bémol qui me surprend en ma qualité de papa, c’est de lire que vous comparez la vie d’un enfant à celle d’un bête, quel que soit le respect dû à chaque espéce pensez vous que l’allusion soit de circonstance dans un article sur l’anti mise à mort des taureaux ?

    Bienvenue au club, vous habitez Nîmes capitale française de la taureaumachie, voulez-vous le nom du 1er Adjoint, Professeur comme vous, pourquoi ne pas continuer cette lutte face à Monsieur Vallade, que j’ai rencontré et à qui j’ai donné ma façon de penser. Réponse : Je vous invite à venir voir la foule en liesse !! Non !! merci Monsieur Vallade depuis je ne suis plus retourné à Nîmes durant la féria.Quand aux chiffres que vous citez bravo, mais que peuvent 3000 personnes contre plus 100 millions d’habitants ?

    Cordialement,

    Le Panda

    Patrick Juan.

     smiley


    • Lampion (Alesani) Lampion (Alesani) 5 juillet 2007 09:03

      « Car les sévices endurés par le taureau ne sont pas si éloignés de ceux que certains font subir à des enfants ou des personnes âgées... » je n’ai eu à aucun moment l’impression que l’auteur comparait la vie d’un enfant à celle d’un taureau.

      Quand aux corridas, je les exècrent , et si j’ai l’habitude d’être tolérante , je ne peux imaginer de justification,encore moins celles des racines à un tel comportement de barbarie ; qui fait fi de toute compassion devant la souffrance d’un être vivant.

      D’ailleurs, la bravoure du toréro (j’en rirais si c’était un jeu anodin), elle est franchement écornée par tout le système de protection dont il dispose. Si ces messieurs ou dames n’avaient pas quelques longueurs d’avance, ils ne feraient pas long feu.


    • Lampion (Alesani) Lampion (Alesani) 5 juillet 2007 09:07

      Merci Madame Starozinski pour votre engagement


    • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 5 juillet 2007 10:19

      DJ Valade n’est pas professeur,comme moi, et comme vous l’affirmez mais instituteur. J’aurais volontiers répondu au reste de vos allégations mais elles manquent tout autant de précisions et de clarté. Dommage...


    • marc 5 juillet 2007 22:31

      Claire,

      les instituteurs n’existent plus. Ils sont professeurs des écoles avec la licence au moins puis un concours. Ils sont à peu prés au même niveau d’études et en tout cas de rémunération que vous. Mais peut-être préférez vous les taureaux aux « instituteurs » ?

      De toute façon, ces taureaux n’existent que pour les besoins de la corrida. La disparition de l’une amènera fatalement la disparition de l’autre. Ser-ce vraiment un progrés ?


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 juillet 2007 02:15

      Vouloir imposer la souffrance est une pulsion en l’homme que je déplore. L’imposer à plus faible que ce soit me semble une monstruosité. Evidemment, c’est surtout au niveau des émotions que l’on prend parti dans ce genre de débat. J’essaie de contrôler en moi le sentiment irrationnel qui me suggère qu’une forme de justice immanente est à l’oeuvre, quand, bien rarement, c’est le taureau qui a la peau du matador. J’y arrive. Je sais qu’il n’y a pas de justice immanente, sans quoi, la cruauté n’existerait pas et Bush serait mort hier. Mais en l’absence de justice immanente, c’est à nous de faire parfois un petit geste, pour que ce monde soit moins mauvais. Peut-être en arrêtant les corridas... Juste pour se donner un aperçu de comment l’on se sent quand on arrête de faire du mal.

      Pierre JC Allard http://www.nouvellesociete.org/5.html


    • Battement d’elle 6 juillet 2007 18:18

      @ panda

      Bien sur que la vie d’un animal vaut celle d’un humain ! les taureaux aussi sont ’’papa’’ !!

      vous devriez changer de pseudo....c’est insultant pour les pandas !


    • tvargentine.com lerma 5 juillet 2007 09:17

      Oui la corrida existe depuis des lustres et nous ne pouvons pas acceder que des hezbollas intégristes de la société « bien pensante » viennent nous dire ce qui est bon ou moins bon.

      Laisser ces fêtes et les traditions festives se faire est gage d’une société libre

      Notre amiE (encore une gauchiste !) se décrit comme

      « La présidente de l’Alliance Anticorrida s’est toujours investie dans le combat en faveur des sans-voix. Qu’elles s’exercent sur un animal ou sur un être humain, la cruauté et l’humiliation me révoltent, et c’est cette révolte-là que je veux porter dans le discours anticorrida. Car les sévices endurés par le taureau ne sont pas si éloignés de ceux que certains font subir à des enfants ou des personnes âgées... »

      On comprend que cette personne n’a jamais voyagé car sinon elle aurait commencé son combat ailleurs qu’en France

      A commencer par lutter contre les dictateurs qui tuent ,femmes & enfants et viols,pillent....

      Que fait notre amie « bobo-gauchiste » pour le DARFOUR ?


      • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 5 juillet 2007 10:27

        Vous auriez dû nommer votre association VIVE LA RANCOEUR ET LA HAINE ! Vos commentaires, pétris d’agressivité et de violence, sont désolants. Vous devez avoir de sacrés problèmes pour vous montrer aussi amer envers vos semblables et prendre un malin plaisir à les clouer au pilori, sans aucune preuve de ce que vous avancez. Je vous plains sincèrement.


      • tvargentine.com lerma 5 juillet 2007 12:13

        Depuis plusieurs années,l’Etat à laissé faire des « associations » x ou Y ,généralement ultra-minoritaire et généralement instrumentalisées par des organisations d’extrème gauche maitrisant tres bien les médias , générer des problèmes de sociétés avec des discours coupés de la réalité de la société.

        Il est vrai que cette minorité n’accepte pas le débat d’idée ou l’esprit de contradiction car imcompatible avec les valeurs républicaines.

        Nous avons donc en face de nous,ce type d’association qui veulent :

        INTERDIRE DE FUMER

        INTERDIRE DE BOIRE

        INTERDIRE DE CHASSER

        INTERDIRE LA CORRIDA

        INTERDIRE D’ETRE CONTRE LES CLANDESTINS

        INTERDIRE DE DIRE JE SUIS FRANCAIS

        INTERDIRE DE PENSER AUTREMENT QUE LA PENSEE UNIQUE TROSKISTE

        INTERDIRE l’ARMEE

        INTERDIRE LE NUCLEAIRE

        INTERDIRE LA VOITURE EN VILLE

        INTERDIRE LES MOTOS

        INTERDIRE D’ETRE CONTRE LES CURES OU LES BARBUS

        INTERDIRE LE DROIT AU PRESIDENT DE S’APPELER SARKOZY

        .......

        Bref,quand l’argumentation est conséquent face à tout ces réactionnaires de l’interdiction ,nous avons droit à découvrir leur véritable personnalité qui se caractérise par des insultes

        Et,l’exemple est assez frappant de voir notre madone et ses caniches venir insulter l’esprit de contradiction.

        Nous n’aurions donc pas le droit de penser autrement qu’eux !

        Ces gens doivent etre combattu car ils représentent un danger pour notre démocratie et nos libertés

        Je participe à ce combat,pour ma liberté et mes valeurs

        LA REPUBLIQUE


      • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 6 juillet 2007 20:51

        BRAVISSIMO ! Comme quoi un commentaire court est souvent plus vrai et percutant qu’un long monologue smiley)


      • Zygomar 7 juillet 2007 16:11

        Bravo et merci !! Le niveau des votes que votre message a reçu montre tout à fait le niveau d’hypocrisie de nos bobos, de nos gauchistes intellectuels autoproclamés. Tout le monde il est bon tout le monde il est beau dans le VII, VIII XVI, XVII ème arrt. Il est évidemment plus facile et moins risqué de s’en prendre aux corridas de toros qu’à la corrida du Darfour en faisint signer des pétitions et en faisant des défilés entre copains dans les beaux quartiers.

        Je croirai à l’honnêté intellectuelle des défenseurs des animaux de tout acabit lorsqu’il n’y aura plus des gosses malheureux crevant de misère , de faim et de maladies à la surface de la planète. Il faut quand même un peu de décence dans les pleurnicheries et faire quelques priorités.

        Mais bon sang, foutez nous la paix. De quoi, je me mêle ? Est-ce que je vous oblige à assister aux corridas, à les regarder à la télé ? De quel droit vous croyez vous obligé de me dicter ce que je dois et ne dois pas faire pour mes loisirs ?

        Il y a toujours un groupuscule qui passe son temps à trouver comment il pourrait faire ch.... une partie de ses contemporains.

        Marre des activistes désoeuvrés qui passent leur temps à dire aux autres comment il faut vivre sa vie.


      • Zygomar 7 juillet 2007 16:14

        S’il ne vous reste plus que l’insulte de bas étage comme argument et que les insulteurs comme soutien, c’est moi qui vous plains maintenant.


      • clairette 7 juillet 2007 20:02

        @ Zygomar et Ierma,

        Bonjour,

        Je trouve vos propos très réducteurs : pour vous, le fait de protéger les animaux exclut tout sentiment d’amour pour les êtres humains !

        Alors, je pourrai vous prouver que je milite dans des associations pour la protection de l’enfance, des personnes en difficulté, ... je donne de mon temps pour les aider... depuis des années ...

        et pourtant, aussi oh !!!! ça va vous sembler monstrueux, je suis engagée dans des associations pour lutter contre les sévices infligés aux animaux !

        Et vous ? Quelles sont vos combats militants au quotidien en faveur des enfants et des personnes qui souffrent ?

        Je ne peux pas raconter ma vie sur ce fil, mais je peux vous assurer que ce sont souvent les mêmes personnes qui aident leurs prochains et qui défendent le droit au respect des animaux ! On n’a qu’un coeur, au cas où vous l’auriez oublié !


      • clairette 7 juillet 2007 20:04

        @ l’auteur,

        Bonjour Claire,

        Merci de ce petit article qui nous rappelle avec modestie et simplicité votre engagement contre la corrida.

        Je suis de tout coeur avec vous et vous accompagne dans ce combat.


      • Zygomar 8 juillet 2007 11:36

        Moi non plus je ne vais pas vous raconter ma vie mais je ssuis membre d’un club qui dispense ses services et son aide (en temps et en argent) dans le monde entier et j’en suis fier. Je ne soutiens pas la cruauté envers les animaux (j’aime les animaux et je peux vous affirmer que les animaux domestiques et sauvages que je fréquente m’aiment bien aussi parce qu’ils savent et voient que je ne leur veut pas de mal) mais je fais des priorités. C’est tout, çà n’a rien de « réducteur » comme vous dites.


      • Céline Ertalif Céline Ertalif 5 juillet 2007 09:28

        « la civilisation ne veut plus composer avec la mort et la torture données en spectacle ». Moi, je trouve cela un peu inquiétant l’idée d’une civilisation qui « ne veut plus composer avec la mort ».

        Je n’ai pas beaucoup d’intérêt pour la tauromachie, ni pour ni contre. Cela ne fait pas partie de ma culture. Il me semble qu’une activité sociale aussi ancrée ne peut pas être analysée d’une manière totalement unilatérale. J’ai le sentiment que la corrida est le dernier spectacle tragique et que cela vaut une réflexion que vos articles ne nous proposent pas.


        • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 5 juillet 2007 10:13

          Ce que je trouve inquiétant c’est que vous réduisiez mon propos pour pouvoir argumenter. A moins que vous n’ayez lu que le début de la phrase. Et, dans ce cas, je trouve votre réponse d’autant plus... inquiétante.


        • Céline Ertalif Céline Ertalif 5 juillet 2007 10:21

          Je ne défends pas le tauromachisme qui a aussi un goût de machisme tout court. Je dis simplement qu’il y a plusieurs angles possibles et qu’il faut se méfier des regards mono-maniaques. Ce n’est pas parce que je suis fermement contre l’excision qu’il n’y a aucune rationalité sociale à l’excision, comme vous l’évoquez fort justement.

          Le commentaire du Furtif ci-dessous est excellent.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 juillet 2007 02:32

          @ Celine. Il faut pas changer le sens des arguments, sous peine de tout transformer en une charge contre des moulins à vent. « la civilisation ne veut plus composer avec la mort et la torture données en spectacle » ne signifie pas qu’elle « ne veut plus composer avec la mort », mais plutôt qu’elle ne veut plus composer avec le fait de donner la mort et la torture en spectacle. Difficile, bien sûr, dans une culture chrétienne dont l’acte fondateur est justement la mort et la torture données en spectacle. Mais on y arrivera, un jour...

          Je suis un peu étonné, cependant, que la corrida vous semble le « dernier spectacle tragique ». Vous ne regardez pas les nouvelles d’Irak ?

          Pierre JC Allard


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 juillet 2007 09:59

          @ Le Furtif

          De grâce, ne me lancez pas des tomates. Je pose ma question : madame Bardot s’est-elle émue de ces corridas et du sort fait aux toros ? Comme vous le savez, madame Bardot nous a fait don, de ce côté-ci de l’Amérique, de sa généreuse personne sur la question des blanchons du Grand Nord canadien.

          @ l’auteur

          Désolé pour cette digression inappropriée.

          Pierre R.


        • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 5 juillet 2007 10:09

          Les matches de boxe , de full contact,les fêtes de la bière, les supporters sur les gradins, les ferias de San sebastien ?

          Mais, cher monsieur, tous les êtres vivants qui y participent ont choisi de leur plein gré, et non subi. Avec, pour certaines activités un beau paquet d’argent à la clé et pour les autres la notion de plaisir ! Donc, rien à voir avec ce qui se passe dans une arène.

          Du moins en ce qui concerne le taureau...


        • Céline Ertalif Céline Ertalif 5 juillet 2007 10:42

          Léon a raison de rappeler son article. Surtout qu’on y trouve l’excellent commentaire suivant :

          par miaou (IP:xxx.x5.122.86) le 3 janvier 2007 à 14H31

          Il existe effectivement un aspect sacrificiel dans la corrida. Or, selon René Girard, le sacrificiel n’est jamais loin du religieux archaïque. A preuve, certaine « fête » musulmane, pendant laquelle on impose à des enfants souvent très jeunes le spectacle de la mise à mort de moutons (l’autre aspect sacrificiel marquant, relevé lors de la fameuse tribune de Redeker, est le rite consistant à jeter des pierres à Satan). Si tout cela n’explique pas certaines choses...

          Je suis comme le Furtif, « je n’arrive pas à étendre le champ de l’éthique au monde animal » et votre réponse, Claire, ne diminue pas mon malaise. Au contraire.

          Le spectacle fait souvent mal à l’humanisme. Le Tour de France va passer devant chez moi cette année, ça fait très mal à l’humanisme parce que les hommes ne sont plus respectés (drogue, culte de la compétition...). La souffrance du taureau ne fait pas mal à l’humanisme.


        • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 5 juillet 2007 10:54

          Mais je n’ai nulle envie de convaincre les pro et je ne personnifie nullement l’animal.

          L’être humain a-t-il donc si peu d’imagination qu’il doive avoir recours à l’animal taillable et corvéable à merci ?

          L’animal qui, lui, n’a qu’un seul besoin : qu’on lui foute la paix ! Et j’entends bien, par ma qualité d’être humain, respecter ce besoin.


        • snoopy86 5 juillet 2007 11:46

          Mildiou !!!

          N’est-ce pas un juron de Haddock gascon ?

          Plaisanterie mise à part Léon et Furtif je vous approuve pleinement...


        • Céline Ertalif Céline Ertalif 5 juillet 2007 11:58

          @ Léon

          Je ne sais en quoi je suis déroutante. Peut être le dernier paragraphe qui évoque le Tour de France ? Je veux dire que beaucoup de spectacles, en particulier parmi ceux qui mettent en scène le corps dans le sport, portent une dimension grégaire et que les êtres humains y sont réduits à des objets. L’exploitation d’un animal ne me gêne pas, celle d’un être humain, si.

          Je me souviens de quelques images de Cantona se ruant sur des spectateurs qui l’insultaient derrière un grillage. Il me semble même qu’il a été condamné pour cela. Pourtant, j’ai eu le sentiment que ce joueur a ramené un peu d’humanité ce jour-là dans le stade. L’humanisme n’est pas dans le rejet de toute violence, il est dans le respect d’une symbolique absolue d’égalité dans la condition humaine.


        • Céline Ertalif Céline Ertalif 5 juillet 2007 13:44

          On verra... pas grave de toute façon.


        • wangpi wangpi 5 juillet 2007 15:37

          Quel faux combat !

          Le boeuf, qu’il soit de corrida ou de boucherie, n’a qu’un seul destin. Celui de finir dans une assiette.

          La corrida est-elle plus monstrueuse que le couloir de la mort en céramique blanche ?

          Dans l’arène au moins, le taureau a la possibilité, très mince mais réelle, de tuer son bourreau. À l’abattoir, jamais.

          Mais s’il s’agit d’une revendication de végétariens extrémistes, pourquoi pas. L’inde est à ce propos l’horizon d’une vie rêvée entre vaches et hommes.

          Pour le reste, la corrida est le dernier spectacle tragique, qui nous relie à notre essence d’humain, supérieur à la bête, mais cruel et fragile. Il nous renvoie l’image de nos traits les plus archaïques. Cachez ce sein que je ne saurais voir...

          Privé de corrida, croyez vous vraiment que l’homme serait meilleur ?

          Comme vous l’avez dit fort justement, lutter contre l’excision me semble un combat autrement plus important, et courageux...


        • nango 6 juillet 2007 13:21

          Ce que les aficionados recherchent dans la corrida, c’est l’exaltation de valeurs admirables : le courage (de l’homme et de l’animal), la capacité d’endurer, la force de se battre et de faire face au danger sans fuir. Le tout mis en scène de manière esthétique (musique et couleurs) dans un scénario qui ira jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la mort, seule fin possible pour une tragédie. Difficile de rester indifférent, dans un sens ou dans l’autre, pour ou contre.

          Donc il faut choisir. Et pouvoir justifier ses choix.

          Le refus de la souffrance d’un être vivant est un choix qui me parait humain. La souffrance du taureau ne l’endurçit pas, il va mourir donc il n’en tirera aucune leçon, aucun profit. Si un humain veut s’imposer une souffrance physique, un entrainement sportif dur, par exemple, il le choisit. Si on lui impose une souffrance physique suivie de la mort, c’est de la torture. Y a-t-il un autre nom quand c’est un animal à qui on impose la souffrance et la mort dans un spectacle payant ? Oui ? Lequel ? Un jeu ? Un art ? Une tradition ?

          L’évolution de l’humanité nous a placés en haut de la pyramide. Nous sommes l’animal le plus puissant de la création, c’est vrai tous les jours davantage. Avons-nous encore besoin de tuer pour nous le prouver ?


        • lou maddaleno 6 juillet 2007 15:58

          Le jeu imbécile - ou L’illusion de l’arrogance

          L’arrogance donne l’illusion d’être - supérieur ? le plus fort ? - non, l’illusion d’être, tout simplement. Les jeux imbéciles servent à cela - et les jeux de mort sont particulièrement imbéciles puisqu’il s’agit de gagner, de prouver sa supériorité - donc, de prouver à l’autre qu’il n’est rien, qu’il se croit juste fort, qu’il croit exister, alors qu’on peut le réduire à néant, d’un moment à l’autre - lui prouver qu’il n’était rien. Quelle détresse, de s’être senti vivre puis de découvrir qu’on n’est rien, qu’on n’est déjà plus là pour personne, avant même d’être mort. Gamine, j’ai trouvé un lapin dans une cage, en pleine campagne. Ses « propriétaires » (la propriété de la vie, quelle horreur...)l’avaient laissé là -volontairement, ou par oubli. Enfermé puis abandonné, sans eau, sans nourriture. J’ai ouvert la cage, j’ai essayé de le faire boire et manger. Il n’avait plus aucune force. Il a roulé, il est tombé. Il est mort. Le jeu de mort est généralement bien plus raffiné, dans sa cruauté. Dans la corrida, le jeu imbécile par excellence (mise à mort déguisée en combat), on fait croire que l’animal a ses chances. Ce n’est pas tant la souffrance de la bête qui choque, que l’imbécilité du jeu. Encore une fois, il s’agit de prouver à « l’autre » qu’il n’est rien - qu’il se croit fort alors qu’il est déjà condamné. Cette mise en scène insupportable de l’humain dans toute son arrogance, pour oublier qu’on est soi-même « l’autre », forcément - celui qui va mourir un jour - déjà condamné aussi.

          Ceci dit, je vous conseille la lecture d’un vieux bouquin de Desmond Morris, « Le Singe Nu », que je relis en ce moment - et qui aide à sortir un peu l’animal humain de son nombrilisme abrutissant. Pour quoi vous prenez-vous donc, pauvres bestiaux que vous êtes ? Nous ne sommes jamais que des mammifères pensants et si cette pensée dont vous semblez si fiers ne nous sert qu’à inventer des tortures pour nos (plus ou moins) semblables, à quoi bon nous en glorifier ? Il n’y a pas lieu, en effet, de différencier les tortures selon qu’on les inflige aux humains ou aux animaux - sinon, l’animalité ne serait-elle pas la meilleure part de nous-mêmes, puisque ce vice horrible n’existe pas sous forme de simple distraction (inutile) dans le monde -dit- animal ? Allez, « frères humains », cessez un peu de vous prendre pour le sel de la terre et le nombril du monde - nous ne sommes pas grand-chose et ce n’est pas en ridiculisant d’autres espèces que la nôtre que nous nous glorifions. Notre religion judéo-chrétienne enseigne peut-être la compassion mais elle nous a fait croire que nous étions faits à l’image d’un Dieu créateur et du coup, nous nous croyons investis d’une supériorité et surtout d’un droit absolu sur tout le reste de la création. Voilà qui nous mènera à coup sûr à notre perte


        • Battement d’elle 6 juillet 2007 18:31

          @ l’auteur

          merci pour votre article : mais ne perdez pas votre temps à répondre à tous ces bipèdes sans cervelle...qui sont pourtant convaincus que seule leur espèce mérite d’être bien traitée !


        • lou maddaleno 7 juillet 2007 15:22

          Un véritable aficionado (né en Andalousie) qui travaille pour le même journal que moi et avec qui j’ai eu une discussion sur la corrida m’a dit qu’il n’avait pas vraiment eu le choix d’aimer ou ne pas aimer puisqu’il est tombé tout petit là-dedans (comme Obélix). Mais il a ajouté : « j’avoue que le plaisir que je prends à voir une belle corrida relève de la psychanalyse. Hélas, je ne me sens pas encore prêt à aller m’allonger sur un divan... » Bon ; cela prouve qu’il y a aussi des aficionados honnêtes. Tous les autres nous servent un baratin débile ou écoeurant, selon les cas - et toujours mensonger. Prenons, par exemple, la fameuse excuse du spectacle artistique. D’accord - à partir du moment où vous passez des dizaines d’années à savoir comment danser autour d’un ruminant et à le tuer sans vous faire encorner, ça peut être joli à voir et même artistique, pourquoi pas ? L’ennui, c’est qaue c’est cruel - et qu’un spectacle cruel, même artistique, reste essentielement cruel. Ne pas aimer voir tuer, c’est de la sensiblerie ? Et aimer voir tuer, c’est quoi ? Si vous apprenez pendant vingt ans à danser autour d’un mec obèse, une grosse brute sans cervelle qui n’aura pas été entraînée comme vous à ce genre de jeu stupide, vous pouvez offrir une superbe prestation, très artistique ! Seulement, voilà... c’est interdit, parce que c’est un être humain. Mais moi, les êtres humains me dégoûtent bien plus que n’importe quel animal... pour les raisons précitées, pour leur goût du massacre, pour leur prétention, leur arrogance, leur propension à s’ériger en maîtres du monde. Il n’est que de lire la plupart de ces courriers pour avoir envie de gerber. Alors, pas besoin d’être une mémère à chienchien (le meilleur moyen d’aimer les animaux, ce n’est pas d’en avoir mais de les observer dans leur milieu naturel) pour préférer les animaux, hélas !


        • chouchoune 5 juillet 2007 10:10

          Bonjour,

          Originaire du Sud Ouest, pas directement issu d’une ville « taurine » mais baigné dans cette culture de la fête depuis longtemps, je ne peux que m’indigner de ces propos. Lorsque vous dites que « les jeunes, en Espagne et ailleurs, résolument tournés vers l’avenir l’ont bien compris : la civilisation ne veut plus composer avec la mort et la torture données en spectacle », je me sens un peu opprimé : 22 ans ne serait donc pas « jeune », ça promet pour mon avenir de vieux.

          Que vous ne compreniez pas les raisons de cette manière de vivre et de cet art (parce que je le considère ainsi), je peux le comprendre. Mais que vous méprisiez ceux qui aiment cette culture et la soutiennent me parait vraiment choquant.

          Lorsque je vais voir une corrida, je ne retrouve pas la sociologie du public que vous décrivez. Il est vrai que les jeunes ne sont pas majoritaires dans les arènes, mais le prix du spectacle explique largement ce fait. Le public lors de novilladas (amateur et donc moins cher) est plus jeune.

          Je ne vais pas développer les arguments habituels des pro-tauromachie, je pense que vous les connaissez. Mais personnellement, je trouve ridicule que l’on s’indigne de la mort d’un animal simplement parce qu’on la voit. je trouve que c’est un peu se voiler la face : je ne vois pas ce qu’il y a de plus digne ou de moins cruel à abattre une bête dans un abatoir.

          Condamner les éleveurs qui droguent leur bête avant le spectacle, pourquoi pas. Condamner les boucheries telles que j’en ai vu lors d’une novillada gratuite où le novillero s’y est mis à 4 fois pour tuer le taureau, pourquoi pas : j’ai moi même été indigné par la manière dont ils ont mené le « spectacle ». Mais condamner un art de vivre, une culture à part entière représentative de toute une région (au sens large), alors que d’un autre côté, on se délecte d’une bonne entrecôte me parait vraiment hypocrite. Vous voulez sans doute vous donner bonne conscience : mais ne pensez vous pas qu’il vaudrait mieux sauver les Hommes (qui s’entretuent) avant de penser aux bêtes ?

          Moi qui vis maintenant à Paris, je ne retrouve pas les rapports humains que j’avais dans le Sud Ouest. Je les trouve même beaucoup plus choquants que la mort d’un animal porté en spectacle (il serait mort quand même). Et la tauromachie, et la culture du Sud Ouest en général, n’est à mon avis pas étrangère à celà. J’ai fait le choix d’une culture qui soude les êtres humains en tuant des animaux, plutôt que d’une culture d’ignorance de l’Autre qui ne fait que les manger.

          Au moins, respectez celà !


          • Philippe VIGNEAU 5 juillet 2007 10:34

            Bonjour chouchoune

            je crois que vous melangez un peu tout... moi aussi je suis du Sud Ouest et j’ai du mal a admettre que notre maniere de vivre est liee un tant soi peu a la tauromachie... et la difference de rapport humains entre les gens encore moins... le supplice d’animaux ne doit pas etre un spectacle meme sous le couvert de tradition... lisez plus haut la comparaison avec l’excision... je n’ai rien contre les corridas.. portugaises ou l’animal n’est pas mis a mort...


          • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 5 juillet 2007 10:38

            1/ Vous prétendez que je vous méprise... Citez, s’il vous plaît, le passage incriminé.

            2/Vous prétendez « je ne vois pas ce qu’il y a de plus digne ou de moins cruel à abattre une bête dans un abatoir. » A ma connaissance, personne ne paie sa place (fort cher, vous le déplorez et j’en aurais presque de la peine) pour voir le spectacle dans un abattoir...

            3/Vous prétendez « condamner un art de vivre, une culture à part entière représentative de toute une région » Torturer un animal pendant 15 mn pour le mettre à mort serait donc une culture et un art de vivre ?

            4/ Vous affirmez « J’ai fait le choix d’une culture qui soude les êtres humains en tuant des animaux »

            Eh bien moi j’ai fait le choix d’une culture qui n’a nul besoin de tuer ou de torturer et qui va chercher la solidarité et la beauté dans ce que produisent mes semblables.


          • chouchoune 5 juillet 2007 11:15

            1/ relisez, je le dis... Lorsque vous dites que seul les gens « d’un certain âge » (avec un « ton » qui me semble plutôt péjoratif : ce qui marque en plus tout de même une certaine conception de l’âge : les vieux seraient ils moins intelligents, responsables ou humains que les jeunes ?)

            2/ Que l’on paie ou pas, on s’en moque... Le résultat est le même... C’est justement ça qui me choque le plus dans le combat anti-corrida : un meurtre gratuit est moins indigne qu’un meurtre payant pour vous. Pour moi, c’est du pareil au même sur le plan moral. Sur le plan économique, on favorise le tourisme, ce qui est plutôt positif. Et je ne déplore pas le prix des corridas, je ne fais que le constater pour expliquer la sociologie des spectateurs. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ce serait trop facile !

            3/A part entière non, mais ça fait en fait partie. Si une tradition ne fait pas partie de la culture, alors je devrais peut être réapprendre le vocabulaire français.

            « La tradition désigne la transmission continue d’un contenu culturel à travers l’histoire depuis un événement fondateur ou *un passé immémorial* » d’après wikipedia

            « La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les *traditions* et les croyances. » d’après l’UNESCO (via wikipedia)

            4/ Bien vous en fait... C’est tout à votre honneur. Peut être pourriez vous y intégrer une dose de tolérance dans cette culture non ?


          • chouchoune 5 juillet 2007 11:26

            @Philippe : Vous qui êtes originaires du Sud Ouest, vous devez justement vous rendre compte que depuis un certain temps, depuis que les férias ne sont plus des fêtes tournées entièrement autour de la tauromachie mais plus de l’alcoolisme sauvage pour une grande partie des participants, les rapports pendant les soirée sont bien différents. Il n’y a qu’à voir le meurtre récent dans le village d’Habas, ou les problèmes incessants des fêtes de Bayonnes depuis qu’elles sont devenues et qu’elles sont de plus en plus touristiques et « grand public ».

            Ca, ça me choque et me fais me poser des questions. La transition de la culture tauromachique vers une culture de la fête seule, qui n’est plus caractéristique ni identitaire, entraine des dérives assez inquiétantes.


          • Philippe VIGNEAU 5 juillet 2007 12:45

            @chouchoune lors de ma periode ferias (debut des annees 90), je dois dire que la tauromachie n’etait pas du tout au centre des ferias et que ces ferias se resumaient a des beuveries gigantesques (auxquelles j’ai contribue !)... toutes les annees ou j’ai fait Bayonne, il y a eu des morts (ah les concours de plongeon dans la Nive !), des vols, des bagarres... c’est vrai que l’ambiance etait dans l’ensemble tres conviviale... peut etre ca a change maintenant (ce qui ne m’etonnerait guere) quand on allait aux ferias on allait bien plus volontiers voir un match de rugby qu’une corrida (j’en ai faites aussi pas mal des belles et des vraies boucheries)... si j’aime le spectacle des passes face aux taureaux (encore que maintenant avec des taureaux drogues, des cornes scies c’est pas ca), je ne comprends pas du tout pourquoi il y a besoin de mise a mort... au rugby apres un bon match on se serre les pognes, on ne demande pas a supplicier les perdants ?... je ne comprends pas non plus pourquoi cet incantatoire appel aux traditions culturelles peut tout justifier ? (d’ailleurs cette annee la peche des pibales a ete interdite malgre la tradition machin)... je passerais aussi sur le « c’est bon pour l’economie » qui est un argument assez incroyable, comme si la morale devait se plier aux capitaux... bien a vous !


          • chouchoune 5 juillet 2007 14:18

            @Philippe : depuis quelques années que je fais des férias (environ 5/6 ans), je sens petit à petit un glissement... C’est vrai que tout le monde s’est toujours bourré la gueule (et je n’ai jamais été le dernier j’en conviens) lors de ces soirées, mais l’esprit n’est pas vraiment le même.

            Je conviens qu’il y a toujours eu des gens qui y allaient juste pour la beuverie en soirée, mais ce que je dis, c’est qu’il y en a de plus en plus. Non pas que le public ait changé et qu’il y ait moins d’afficionados de la corrida, mais plutot que le public soit plus grand et que ces manifestations attirent de plus en plus de « non avertis », surtout en France.

            Les fêtes de bayonne sont l’illustration même de ce phénomène... Ce sont les premières à avoir été populaires et ont connu un engouement qui a amené des gens qui pensaient que c’était une soirée où on pouvait tout se permettre, même le pire. Viols, accidents, meurtres, et trop de monde à en étouffer sans pouvoir s’ammuser : voilà ce à quoi se résume Bayonnes (que je ne fais même plus tellement je les trouve inintéressantes). Et à Bayonne, la tauromachie est devenue accessoire.

            Enfin, pour revenir sur l’économie, je ne la place pas au dessus de la morale : je disais juste avant que pour moi, moralement, il était équivalent de tuer un taureau dans un abattoir que de le tuer dans une arène. Et je ne vois rien de choquant à développer un atout touristique basé sur une tradition culturelle !!! Sans les corridas, les effets ne se répercuteront pas que « positivement » sur les taureaux (d’après vous : moi je ne pense pas puisqu’ils iront à l’abattoir au lieu de l’arène), mais aussi « négativement » pour l’économie et les habitants de ces régions, dont certains vivent en grande partie de la tauromachie et du tourisme qu’elle amène.

            Alors effectivement, si placer la santé économique d’une région et de ses habitants au dessus de la condition d’abattage d’un animal est moralement et éthiquement moins honorable que de lutter contre les corridas, c’est être un capitaliste immoral, je veux bien l’admettre. Mais je pense que de ce point de vue là, vous me connaissez très mal.


          • Alliance Anti-corrida Claire Starozinski 5 juillet 2007 23:40

            Bonjour Philippe,

            Désolée de vous faire perdre vos dernières illusions mais le taureau est toujours mis à mort lors des portugaises. Il est abattu dès sa rentrée au toril, au pistolet d’abattage, loin des regards... En 1998 j’ai ordonné un constat d’huissier dans les arènes de Nîmes pour prouver le caractère mensonger de la publicité faite à ces spectacles-là.

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