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Accueil du site > Actualités > Europe > 4e paquet ferroviaire : l’Union Européenne impose l’ouverture à (...)

4e paquet ferroviaire : l’Union Européenne impose l’ouverture à la concurrence du TGV !

Jeudi 8 octobre, réunis en conseil européen, les ministres des transports de l’UE ont validé la directive imposant l’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires nationales. C’est de fait désormais la privatisation du TGV qui est en marche.

Ce 4e paquet ferroviaire, ensemble de directives européennes concernant le secteur du transport ferroviaire, finalise donc la libéralisation des chemins de fer, et la liquidation des services publics et des entreprises publiques nationales du secteurs.Cela 20 ans à peine après le traité de Maastricht et le grand mouvement social victorieux de décembre 1995.

Alain Vidalies et Ségolène Royal – qui vient d’annoncer l’écriture en urgence des textes réglementaires permettant la privatisation des barrages hydroélectriques concédés, là aussi en application des directives européennes – porteront la honte d’être les liquidateurs finaux de la SNCF. Ceux qui auront valider le quatrième paquet ferroviaire qui finalise l’ouverture à la concurrence du transport de passagers, après qu’il y a quelques années l’Union Européenne a obligé les états à la libéralisation du transport de marchandises. Chaque nouvel acte de ce gouvernement témoigne un peu plus de sa nature de droite. Mais ce n’ont pas les seuls responsables. Tout ceux qui – se réclamant de gauche ou du syndicalisme – se font les défenseurs de l’Union Européenne dont ils proposent une impossible réforme, sont également les responsables directs de cette catastrophe. Car il est impossible de défendre un service public ferroviaire, et au delà les différentes composantes d’une réelle politique de gauche en restant dans l’Union Européenne. Depuis plus de 20 ans maintenant, la Confédération Européenne des Syndicats à laquelle s’est ralliée malheureusement la CGT, le parti de la gauche européenne présidé par Pierre Laurent dirigeant actuel du PCF, deux organisations financées par la Commission Européenne, répandent la tragique et mortifère illusion de « l’europe sociale ». Sauf que l’analyse et l’expérience démontrent -il suffit de regarder ce qui s’est passée en Grèce cet été – qu’il n’y a pas d’Europe sociale sans sortir de l’UE et de l’euro. Ceux qui veulent rester dans l’euro et dans l’UE sont de fait les défenseurs conscients ou inconscients de l’Europe patronale.

l’Union Européenne impose l’ouverture à la concurrence du TGV

carte du réseau ferré 1921 france

carte du réseau ferré 1921 france

Il est important de rappeler que l’ouverture à la concurence du transport de marchandise a conduit à la liquidation du fret ferroviaire, renforçant d’autant la politique du tout camion, particulièrement polluante. Mais il est vrai que l’UE et sa concurrence libre et non faussée, permet d’exploiter des chauffeurs de poids lourds bulgares ou polonais, payés avec un élastique pour faire baisser les couts de transports et permettre les délocalisations industrielles, la guerre des prix agricoles et in-fine le dumping social et salarial qui vise à détruire 100 ans de conquêtes sociales et démocratiques des travailleurs, en France et en Europe.

cartereseau sncf actuel

La préparation de la SNCF à sa privatisation par les différents gouvernements successifs du parti maastrichien unique (UMP, PS, EELV) a conduit à la fermeture de très nombreuses lignes, mais également à l’affaiblissement de la SNCF séparée en différentes entités et filiales, notamment afin de réduire le nombre de cheminots sous statut.

Dès 2020, la directive oblige à l’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires nationales. Les lignes TGV, infrastructures payées principalement par les travailleurs de France, par leur travail et leurs impôts, vont ainsi être privatisés pour permettre à l’oligarchie capitaliste de s’en mettre plein les poches. Comme d’habitude, il y a tout à craindre s’agissant de la qualité du service et des prix, ainsi que de la liquidation des conquêtes sociales des travailleurs du rail. Augmentation de tarif, baisse de la sécurité, casse des salaires, suppression des dessertes les moins rentables, on sait ce qui attend les usagers du rail. Il est vrai que le gouvernement avec la loi Macron affiche la couleur et ce à la veille de la COP 21 ; peu lui importe de développer le rail, puisque qu’il vient de libéraliser le transport par autocar, au mépris de la sécurité des usagers et de l’environnement.

Les ministres européens des Transports ont donc validé jeudi un texte qui prévoit l’ouverture à la concurrence des lignes ferroviaires nationales, essentiellement à grande vitesse en France, à partir de 2020, annonce le secrétariat d’Etat aux Transports.

Réunis à Bruxelles, ils ont adopté le « pilier politique » du quatrième paquet ferroviaire qui doit entre autres entériner l’ouverture à la concurrence du transport de passagers. Ces directives vont fixer des règles en termes de sécurité et de continuité du service (interdiction du droit de grève ?) ainsi qu’établir un socle de droits minimal pour les salariés du secteur ferroviaire, en matière de temps et conditions de travail ou de sécurité. Là encore, l’Union Européenne – le contraire de l’Europe sociale – va conduire à un nivellement total par le bas.

A la suite du transport routier, où les chauffeurs de poids lourds et d’autocars, ont vu la destruction de leurs salaires et de leurs conditions de travail, l’Union Européenne liquide les conquêtes sociales des cheminots. Et menace également la sécurité des usagers. A l’heure où la catastrophe de Brétigny-sur-Orge révèle ce à quoi conduit les 20 dernières années de libéralisation européenne du rail, il y a lieu d’être très inquiet. (Regardez le documentaire de Gilles Balbastre cliquez ici : Vérités et mensonges sur la SNCF )

Les nouveaux opérateurs privées ne pourront bien sûr pas être en concurrence avec les lignes régionales. Cependant, ces dernières sont déjà ouvertes à la concurrence. Et les lignes dites de service public devront de toute façon être ouvertes à la concurrence dès 2026.

Alors que la casse sociale à Air France démontre les effets dramatique de la libéralisation européenne du transport aérien, il est temps d’arrêter cela. De briser les chaines de l’union européenne, pour une politique remettant la démocratie au cœur des décisions là où aujourd’hui gouverne la dictature de la classe capitaliste le pouvoir du peuple souverain, pour une politique de gauche au service des besoins populaires et non des profits des multinationales !

Pour défendre le service public ferroviaire, pour son développement – indispensable pour un aménagement du territoire respectueux de l’environnement, il faut sortir de l’Union Européenne.

JBC pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/4e-paquet-ferroviaire-lunion-europeenne-impose-louverture-a-concurrence-tgv-europe-tgv/


Signez et faites signez la pétition en ligne ! pour un référendum pour la sortie de l’euro et de l’Union Européenne !


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23 réactions à cet article    


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 octobre 2015 20:04

    Excellente analyse, comme d’habitude, sur les méfaits de la construction européenne.
    Je suppose que le principal syndicat des transports anglais, favorable à la sortie de l’ UE, n’est pas affilié à la CES...


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 13 octobre 2015 09:16

      @Fifi Brind_acier

      On ne voit pas en quoi sortir de l’UE tout en restant dans un système économique capitaliste changerait quoi que ce soit à cette question.
      Le balancier privatisations/nationalisations est un des leviers affectionné par les propriétaires de capitaux : l’état finance les infrastructures, les privés empochent les bénéfices de l’exploitation.
      L’existence de l’Europe contribue à affaiblir la résistance à cette boulimie, mais elle ne change pas l’essentiel.
      Plutôt qu’un repli sur une situation antérieure idéalisée et impossible à retrouver (le temps ne s’écoulant que dans un seul sens), il faudrait peut-être songer à une organisation transnationale d’opposition aussi efficace que celle mise en place par les propriétaires privés de capitaux juteux.

    • taktak 13 octobre 2015 10:28

      @Fifi Brind_acier

      Merci Fifi . La CES n’est pas un syndicat. La preuve ? son président au moment même où les salariés d’Air France subissent une campagne violente de haine et d’agression, déclare que son objectif est « de négocier, négocier négocier » avec les « patrons intelligents » ! Oui not’monsieur, oui not" bon mait’ !


    • taktak 13 octobre 2015 10:45

      @M de Sourcessure

      On ne voit pas en quoi sortir de l’UE tout en restant dans un système économique capitaliste changerait quoi que ce soit à cette question.

      => le fait est que sortir de l’UE est une condition nécessaire, mais pas suffisante
      En revanche, sans sortir de l’UE qui proclame (si on ne veut pas faire de la théologie, mais de la politique, il faut au moins lire les traités quand on parle d’UE) dans ses traités que « L’Union Européenne est une économie de marché où la concurrence est libre et non faussée » et ce depuis le Traité de Rome :
      art 2 : La Communauté a pour mission l’établissement d’un marché commun
      dont les principes sont :
      c) l’abolition, entre les États membres, des obstacles à la libre circulation des personnes, des services et des capitaux
      f) l’établissement d’un régime assurant que la concurrence n’est pas faussée dans le marché commun,
      h) le rapprochement des législations nationales dans la mesure nécessaire au fonctionnement du marché commun,

      Ces dispositions imposant - de manière irréversible sans sortir de l’Union Européenne - le capitalisme le plus ultra libérale sont le coeur, le principle et l’objectif de la construction européenne. On ne peut donc à la fois vouloir contester le capitalisme, et vouloir rester dans l’UE.

      Le balancier privatisations/nationalisations est un des leviers affectionné par les propriétaires de capitaux : l’état finance les infrastructures, les privés empochent les bénéfices de l’exploitation.

      C’est tout à fait exact.

      L’existence de l’Europe contribue à affaiblir la résistance à cette boulimie, mais elle ne change pas l’essentiel.

      mais cela est tout à fait faux : Quelques exemples suffisent à le démontrer :
      privatisation de France - telecom : résultat des directives européennes et du principe de « concurrence libre et non faussée)
      privatisation de la SNCF = résultat des directives européennes et du principe de »concurrence libre et non faussée)
      privatisation d’EDF- GDF = résultat des directives européennes et du principe de « concurrence libre et non faussée)
      privatisation des autoroutes = résultat des directives européennes et du principe de »concurrence libre et non faussée) ainsi que des critères d’austérité
      privatisation de la poste = résultat des directives européennes et du principe de « concurrence libre et non faussée)

      ou encore
      interdiction de nationalisation de florange et gandrange = résultat des directives européennes et du principe de »concurrence libre et non faussée)
      interdiction de nationalisation d’Alstom = résultat des directives européennes et du principe de "concurrence libre et non faussée)

      Ca c’est la réalité factuelle, et pas les boniments des eurôlatres. Une politique de gauche est impossible en restant dans l’UE qui sanctifie une politique de droite et la dictature de l’oligarchie capitaliste.

      Plutôt qu’un repli sur une situation antérieure idéalisée et impossible à retrouver (le temps ne s’écoulant que dans un seul sens), il faudrait peut-être songer à une organisation transnationale d’opposition aussi efficace que celle mise en place par les propriétaires privés de capitaux juteux.

      Vous reprenez le discours de Thatcher : There Is No alternative. Il n’y a pas d’alternative
      Je rappelle que le peuple a voté NON en 2005 !
      Mais s’agit il de repli ou d’internationalisme que de refuseer de continuer à se laisser mettre en concurrence, à se laisser diviser par l’Union Européenne ? Non bien au contraire, sortir de l’UE, c’est rétablir les conditions d’un codéveloppement solidaire, entre les peuples et non le règne de la féroce « concurence libre et non faussée » qui permet de traiter les cheminots français de « privilégiés et de faignant » car l’UE permet de faire conduire un camion par un chauffeur bulgare payé 300€ par mois tout en le faisant travailler 48h par semaine, sans protection sociale et sans retraite !
      Le résultat de votre Union Européenne, car c’est bien votre union européenne puisque vous ne voulez pas en sortir, c’est la montée de la xénophobie, consacrée par la Une des Journaux allemands traitant les grecs de feignants !

      Une dernière chose, non l’UE, pas plus que l’euro ne sont réformable, puisque la modification de la moindre virgule des traités suppose l’UNANIMITE des états. Si on veut que la SNCF échappe à la privatisation imposée en vertu de la concurrence libre et non faussée, alors il faudra l’accord de Merkel ! Voila. On ne peut prétendre être contre la privatisation de la SNCF et vouloir rester dans l’UE, c’est à dire sous la dictature de l’oligarchie capitaliste.

      Pour que ce soit le peuple qui décide, exigeons que le peuple se prononce par réferendum sur l’UE et l’euro. Signer la pétition pour un referendum sur l’euro et l’UE


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 octobre 2015 11:46

      @M de Sourcessure
      Si vous restez dans l’ UE, vous êtes obligé d’appliquer les directives de la Commission européenne, de la BCE et de l’ OTAN, sinon, ce sont des sanctions de millions d’euros.
      La Grèce ne vous a rien appris ?


      La révolution ne se décrète pas, si elle n’arrive pas, votre plan B, c’est quoi ?

      Je ne vois pas en quoi sortir de l’ UE empêche de lutter ensuite contre le capitalisme ? Tous les acquis ont été obtenu dans le cadre national. Et pour acter des lois sociales, il faut disposer des droits régaliens, ce qui n’est plus le cas dans l’ UE. C’est interdit.
      « Il n’y a plus de politiques intérieures nationales, mais uniquement des politiques européennes. »
      Sans sortir des traités, vous ferez comme Tsipras, et rien d’autre. 

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 octobre 2015 12:01

      @taktak
      La CES n’est pas un syndicat, c’est une Confédération. Financée par Bruxelles dans la plus grande opacité, elle a soutenu les Traités européens. Et elle est contre l’austérité, mais pour l’assainissement des budgets, donc la baisse des dotations publiques, cherchez l’erreur...


    • mmbbb 13 octobre 2015 12:22

      @Fifi Brind_acier
      Vous frisez le ridicule en citant la Grece Votre mentor M Asselineau qui etait aux finances sait ce qu’est un budget , une politique fiscale et le recouvrement  de l’impot En France ce recouvrement est coercitif et votre mentor connaît tres bien la procedure de recouvrement par avis à tiers detenteur lorsque le contribuable rechigne a payer L’ union europeenne avait fournit des ordinateurs et une expertise afin que ce pays ait une assiette de l’impot tant direct qu’indirect Une depute grecque a reconnu au printemps que son pays avait failli, qu’aucun releve cadastral n’avait ete fait Il est surprenant que la gauche francaise ait soutenu ces mafieux qui doivent avoir des comptes ouverts avec ces milliards deverses par l’ europe . Votre aveuglement me rend de plus en plus perplexe sur l’engagement de l UPR Le seul exemple a ne pas citer la Grece et vous l’avez fait Le gouvernement grec a fait appel a Golman Saachs peut etre sous la pression des Allemands ? Vous etes a la limite de la malhonnete intellectuelle Si cela avait ete  Melenchon je n’aurais pas ete surpris


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 13 octobre 2015 13:37

      @taktak

      aux armes citoyens,
      formez vos bataillons

      vous rappelez vous-même que le peuple (dont moi !) a voté non en 2005, ce qui n’a servi à rien et vous proposez en rouge :

      « exigeons que le peuple se prononce par referendum dur l’UE »

      c’est déjà fait !

      vous croyez que ça servirait à quelque chose, là ?

      Au fait, les armes, c’est où qu’on les trouve ?



    • taktak 13 octobre 2015 13:46

      @M de Sourcessure

      1) où sont vos arguments ? je vous ai répondu clairement et de façon argumentée et factuelle.

      2) En 2005, si les gens comme vous n’avez pas piétinné immédiatement le NON populaire en : a) en appelant à M Chirac et Cie qui venaient pourtant de mener une campagne totalement démocratique, alors que ces derniers illigitimé par le vote auraient du démissionner b) appelant à un « planB » (tiens tiens) pour renégocier une « europe sociale »

      mais avais dit, comme le dit clairement cet appel à un référendum que NON c’est NON, nous n’en serions pas là.

      Nuls n’est sensé se prévaloir de ses propres turpitudes. Faites face à vos responsabilités !

      Quant à votre appel irresponsable aux armes, il ne regarde que vous. Nous sommes là grande majorité à être pour sortir de cette prison des peuples qu’est l’UE, rassemblons nous (ce que propose cette pétition) faisons entendre notre voix, organisons nous et rétablissons la démocratie.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 octobre 2015 18:46

      @mmbbb
      Je ne vois pas où sont nos divergences ? Quand je parle des leçons de la Grèce, c’est au sujet de Syriza, qui n’a rien changé du tout.


      Sur les problèmes de la corruption et de l’absence d’ Etat, nous sommes d’accord, des milliards ont été dépensés en Grèce, qui n’a toujours pas de cadastre fiable. La Grèce n’a jamais eu d’Etat, au sens où nous l’entendons. La collecte de l’ impôt repose sur les salariés et les retraités, pour qui l’impôt est prélevé à la source.

      La Troïka connaissait tous ces problèmes, elle porte la responsabilité d’avoir fait entrer la Grèce dans l’ UE et dans l’ euro. Mais la Grèce rend tant de services du point de vue stratégique pour l’ OTAN, qu’il fallait bien qu’elle y entre.
      Et puis, les Grecs dorment sur des réserves de gaz et de pétrole, alors...

    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 13 octobre 2015 09:31

      L’illustration de l’article est un exemple de l’impact prédominant de l’image sur le discours.

      Les deux cartes n’illustrent pas des décisions prises par les stratèges de l’UE, mais par les gouvernements français et les polytechniciens (et plus récemment énarques) dirigeant la SNCF pour accompagner l’évolution technologique qui a permis aux grandes familles françaises d’accélérer leur enrichissement en parallèle de l’implantation des lignes TGV.

      A vouloir trop prouver, on risque de se tromper de cible !

      Les erreurs qui ont consisté par exemple à mettre en concurrence Air France et la SNCF pendant des années (alors que les deux étaient des services publics) et entraîne la réalisation d’aéroports non reliés au réseau ferroviaire, ce genre d’erreur dont nous subissons les conséquences n’a pas attendu Bruxelles pour être commise. La tecnocratie gaullienne puis miterrandienn y arrivaient très bien toutes seules.

      • taktak 13 octobre 2015 10:59

        @M de Sourcessure
        A vouloir trop prouver, on risque de se tromper de cible !

        tel est pris qui croyait prendre !
        En imposant la libre circulation des biens, l’Union Européenne a dans toute ses décisions a favorisé la politique du Tous camions et du tout autoroutiers. Interdisant par exemple à un pays comme la France d’y limiter le trafic de transit trans européen, sur lequel repose la « concurrence libre et non faussée » permettant de produire du cochon industriel en hollande, de le transformer en Italie pour l’estampillé jambon de parme. De produire des voitures en slovaquie pour les vendre en france. Le tout afin de niveler par le bas droits sociaux et salaires.

        les directives d’ouverture à la concurrence des chemins de fer ont imposé qui plus est la fermeture de nombre de ligne, peu rentable, pour que les différents monopoles privatisés puissent s’affronter sur les lignes les plus rentables.
        par exemple c’est à ce titre que profitant des directives européennes, Air France a (eu) pour projet de s’associer à Véolia pour exploiter des TGV sur la très juteuses lignes paris Lyon.

        La mise en concurrence d’Air France et de la SCNF a justement démarré avec l’objectif de préparer la privatisation (en 1997 pour Air France, rappelons le mais anticipée dès avant, les directives européennes de libéralisation privatisation datant du traité de maastricht, il y a plus de 20 ans !) de ces deux services publics, tels qu’imposé par l’Union Européenne. L’Union Européenne, c’est justement l’institution qui a permis d’écraser la résistance des travailleurs massivement opposés à ces privatisations, en les privants de tout pouvoir.
        L’UE institutionnalise la dictature totale de la classe capitaliste, en supprimant des décennies de conquètes sociales et démocratiques par les classes des travailleurs des différents pays d’europes. Qui plus est, elle institutionnalise leur division, empéchant structurellement la division des travailleurs - alors qu’il y a matériellement des nations différentes en Europe - et donc toute résistance.

        Donc oui la réduction du réseau ferré français est bien le résultat de l’Union Européenne du Capital.

        Sortir de l’UE, c’est priver la dictature capitaliste de sa principal structure de domination, c’est rassembler les travailleurs pour un vrai pouvoir populaire apte à changer réellement et concrétement le système.

        Il est facile de gesticuler sur sa chaise en criant « europe sociale » europe sociale. Pendant ce temps, la réalité c’est la construction d’une « europe patronale » qui chaque jour emprisonne plus durement les peuples, exploite plus sévérement les travailleurs et interdit plus férocement toute remise en cause du capitalisme. Ceux-là qui se berce d’illusion sur la nature de classe de l’UE porte une réalité directe et implacable de 30 ans de recul du mouvement ouvriers. Ils en seront comptables devant l’histoire, et doivent désormais avoir du mal à se regarder dans une glace.


      • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 13 octobre 2015 13:43

        @taktak

        «  Il est facile de gesticuler sur sa chaise en criant « europe sociale » europe sociale.  »

        Tiens, ça me rappelle quelque chose :

        Le 14/12/1965, lors d’un entretien avec Michel DROIT entre les deux tours de l’élection présidentielle, le général de GAULLE prononce sa célébrissime petite phrase :« Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !... mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. »

        Vous paraphrasez de Gaulle, maintenant ?

        Vous pourriez citer vos sources !

      • taktak 13 octobre 2015 13:48

        @M de Sourcessure

        Et hop une pirouette pour ne pas répondre. Mais les bêlement des cabris n’apparaissent que pour ce qu’ils sont : des bêlements


      • albertsapin 13 octobre 2015 10:11

        Moi j’aime bien la concurrence , avoir le choix entre la sncf et la sncf c’est pas mon truc et en plus la concurrence ça fait baisser les prix ! Vos discours m’amusent surtout après avoir vu une pub amazone sur votre site !!! Vive le choix !


        • howahkan howahkan Hotah 13 octobre 2015 10:52

          @albertsapin

          la finalité de la concurrence c’est d’éliminer la concurrence..........encore faut il penser jusqu’au bout ....


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 13 octobre 2015 11:57

          @albertsapin
          C’est aussi de faire baisser les salaires en utilisant le moins disant. Et avec l’ UE, on est servis ! Le salaire minimum roumain, c’est 161 euros par mois.


          Toute l’astuce du système libéral, c’est de séparer le salarié et le consommateur. On a fait miroiter au consommateur des prix bas, et on supprime son emploi pour le délocaliser ailleurs, ou on le remplace par un autre européen moins cher, comme dans les transports routiers, non délocalisables par nature.

          « L’ubérisation » des emplois, c’est du travail au black légalisé, pas de cotisations sociales et pas d’impôts, ça aussi, c’est une belle invention !!


        • leypanou 13 octobre 2015 14:24

          @albertsapin
          « et en plus la concurrence ça fait baisser les prix !  » : la preuve, sur les autoroutes, comme on a le choix entre plusieurs gestionnaires, les prix ont baissé !!!


        • LOKERINO LOKERINO 13 novembre 2015 08:31

          @albertsapin
          Bravo albert
          Ce sont les mêmes qui dénonce la libre entreprise et qui vont s’engouffrer dans les monopoles d’internets, Amazon ,le bon coin , Tripvaiser etc
          C’est logique !!


        • LOKERINO LOKERINO 13 novembre 2015 11:45

          @leypanou
          La concurrence n’est pas en cause , il n’y a tout simplement aucune concurrence sur les autoroutes !!
          C’est un partage du gâteau, une répartition
          Un scandale d’autant plus que l’état a, en parallèle, déclassés les nationales pour nous contraindre à utiliser les autoroutes sous concessions
          et c’est la même comédie pour les stations et restauration sur les aires d’autoroute ou tout le monde s’aligne y compris les « chevaliers blancs » comme Leclerc
          Là, c’est de la libre concurrences faussés du a une certaine concentration
          On peut y retourner aussi dans la téléphonie et ailleurs à chaque fois qu’il y a concentration


        • Esprit Critique 13 octobre 2015 17:00

          Tout ça est insufisant, il faut continuer !

          Il est stupide que le rail droit et le rail gauche soit dans une même entreprise qui gere les voies, créons deux sociétés concurentes , a chacune son rail ! Je suis sur que cette émulation va amelioter les profits des corrompus de l’Europe.

          Pour les aiguillages une troisiéme entreprise complétement indépendante, ça aurait de la gueule.

          Mais il n’y a pas que le train dans la vie, il y a aussi l’electrité, qui est distribuée sur trois fils, en Triphasé. Divisons ERDF en trois sociétés a chacune sont fil conducteur !

          Il n’y a pas de raison d’entraver la connerie de nos pourris europeen !


          • albertsapin 13 octobre 2015 18:45

            Regardez dans les télécoms free est arrivé , les prix ont baissés ! Pourquoi ne pas rouler tous avec la même voitures ! Et revenir au bon vieux monopol de france télécom , quelle belle vision de la liberté ! Moi j’aime être client pas usager ! 


            • LOKERINO LOKERINO 13 novembre 2015 08:27

              Entre autre énormités et contre vérités :

              Il est important de rappeler que l’ouverture à la concurrence du transport de marchandise a conduit à la liquidation du fret ferroviaire, renforçant d’autant la politique du tout camion, particulièrement polluante

              Complétement faux

              les « cheminots » ( enfin certain ) avaient déjà fait le sale boulot avant par leur jusqu’au boutiste syndical, grèves couteuses à répetition et détournant les clients vers d’autres solutions ( comme à Air france !!)
              Et aussi par exemple en sabotant le traffic diffus pourtant la seule alternative au « tout routier »

              Quand aux transporteurs routiers .. A qui appartient la sceta et Calberson ???

              On reviendra sur le reste plus tard

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