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Accueil du site > Actualités > Europe > A propos de l’euro

A propos de l’euro

On nous a vendu à grands renforts de publicité que l’euro ce serait
1. Une croissance forte
2. Pas d’inflation
3. Des salaires en forte augmentation
4. Et le plein emploi,
Voyez-vous tout cela ?

On vous dit que la France ne peut pas quitter l’euro car elle est un trop petit pays. C’est faux ; il y a 15 ans la France était la 4 ième puissance économique mondiale et elle vivait sans l’euro. Elle reste quand même aujourd’hui la 6 ième, et on se demande bien comment font, pour garder leur propre monnaie, les 160 pays dans le monde qui sont plus « petits » que la France y compris des pays 200 fois moins peuplés, comme l’Islande par exemple.

On vous dit que quitter l’euro va vous pourrir la vie lorsque vous voyagez en Europe . C’est faux : vous pourrez vous procurer des devises avant votre départ, sur place contre des francs ou payer par carte bancaire sans plus de soucis que lorsque, comme aujourd’hui, vous voyagez hors zone euro.

On vous dit que quitter l’euro va augmenter la dette publique puisque le Franc serait dévalué. C’est faux : la dette publique est, pour 97%, libellée sous contrat de droit français. Les 2000 milliards actuels deviendront 1940 milliards de francs et 60 milliards d’euros

On vous dit que quitter l’euro aura pour effet que la France ne pourra plus emprunter à des taux intéressant sur les marchés. C’est faux, que ce soit en euros ou en francs les taux sont déterminés par les marchés en fonction de la confiance que les prêteurs ont dans l’économie d’un pays. Les taux ne sont actuellement pas identiques pour tous les pays de la zone, et la France est bien placée… Mais, de plus, pourquoi un pays aurait-il donc besoin d’emprunter dans sa propre monnaie, celle qu’il peut créer s’il en a l’utilité et la volonté ?

On vous dit que quitter l’euro fera augmenter le prix des carburants. C’est doublement faux car ceux ci sont composés de 60% de taxes qui peuvent être réduites pour stabiliser les prix et le coût du pétrole brut compte seulement pour un quart du prix des carburants à la pompe. Une dévaluation de 20% par rapport au dollar (hypothèse) ne ferait donc augmenter le prix que de 8% … tiens, c’est justement ce que nous avons subi, sans catastrophe, entre fin janvier 2015 et fin avril 2015. Et ils étaient 20% plus chers en août 2012. Autre exemple, le prix de l’essence en Pologne, qui n’est pas dans l’euro, est 20% inférieur à celui de la France.

On vous dit que quitter l’euro fera bondir l’inflation. C’est faux ; les études montrent que l’inflation serait entre 4 et 6 % les 2 premières années et se stabiliserait à 2 % ensuite

On vous dit que quitter l’euro va faire fondre votre épargne et votre patrimoine. C’est faux car votre épargne gardera la même valeur et le même pouvoir d’achat en France, puisque tout sera libellé en francs.

Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est que si nous quittons l’euro, le franc plus faible va permettre à nos entreprises d’exporter plus facilement au bénéfice de l’emploi en France. Par exemple, l’avantage que la France tire de la baisse de l’euro face au dollar (qui a notamment participé à la vente des Rafale), elle pourrait le tirer à un niveau encore bien plus important en quittant l’euro, face à l’Allemagne, sur les machines-outils et la robotique !

Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est que si nous quittons l’euro, du fait que les produits importés couteront un peu plus cher, la production française sera favorisée, ici aussi au bénéfice de l’emploi

Mais ce qu’on ne vous dit pas c’est qu’avec le franc légérement dévalué, nous exporterons plus vers les pays euros, donc engrangerons des euros pour acquitter plus aisément nos dettes.

Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est que si nous quittons l’euro, la Banque de France – qui appartient en totalité à l’Etat – pourra financer les investissements publics nécessaires à taux zéro, sans craindre les foudres de Bruxelles pour déficits excessifs.

Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est que si nous quittons l’euro, et sous réserve que la Banque de France émette la monnaie nécessaire, l’Etat ne devra plus emprunter : ainsi la dette publique sera stabilisée et un peu d’inflation la fera fondre progressivement.

Mais ce qu’on ne vous dit pas c’est que les 10 pays qui sont dans l’Union Européenne mais hors de la zone euro ont des taux de croissance plus élevés que nous, et des taux de chômage plus faibles.

Mais ce qu’on ne vous dit pas c’est que l’euro est une monnaie qui ne satisfait à aucun des critères d’une bonne monnaie unique : mêmes règles fiscales et sociales entre les zones, salaires sensiblements équivalents, transferts importants des zones riches vers les zones pauvres qui devraient être au moins de 10% du PIB alors qu’ils ne sont que de 1%

Mais ce qu’on ne vous dit pas c’est qu’avant la monnaie unique, les ajustements se faisaient par la valeur de la monnaie de chaque pays. La monnaie d’un pays en déficit extérieur baissait, ce qui permettait un rééquilibrage de ses comptes. Aujourd’hui, les ajustements se font sur les salaires. Mais avec des salaires variant de 1 à 10 dans l’UE, nous voyons le résultat en termes de fermetures d’entreprises, de pertes de parts de marché et d’emplois perdus.

Mais ce qu’on ne vous dit pas c’est que plus on attend et plus l’impact destructeur de l’euro porte ses effets : la reconstruction en sera d’autant plus difficile .

La Fondation Res Publica nous confirme les affirmations qui précèdent dans la préface à l’étude de Philippe Murer et Jacques Sapir http://www.fondation-res-publica.org/etude-euro/ (voir aussi :
http://russeurope.hypotheses.org/1933 )

« Certes, à son début, le système de l’Euro a semblé fonctionner, mais l’excédent commercial allemand créait une illusion d’optique en absorbant les déficits des autres pays. Des déficits commerciaux qui, dans le cas de la France, de l’Espagne, de l’Italie et de bien d’autres pays, traduisaient un mouvement profond de désindustrialisation et une perte considérable de compétitivité par rapport à l’industrie allemande, et que la surévaluation de l’Euro a encore accélérée. Loin de converger comme les pères de l’Euro en avaient l’ambition, les économies de la zone ont massivement divergé. La construction même de l’Euro s’est révélée mortifère pour les pays du sud de la zone, et par extension la France, dont les systèmes productifs sont organisés sur un modèle différent du célèbre « modèle allemand », avec des exportations très sensibles aux taux de change. La part de la France dans le marché mondial a ainsi régressé de 5,1% en 2002 à 3,8% aujourd’hui, et la zone Euro dans son ensemble et sur la dernière décennie a subi une croissance bien plus lente que celle des Etats-Unis ou de pays européens n’ayant pas adopté la monnaie unique comme le Royaume-Uni ou la Suède. »

150 économistes, dont 6 prix Nobel, soutiennent que la sortie de l’euro serait bénéfique ou l’envisagent comme une possibilité :
https://altereconomie.wordpress.com/2014/09/07/liste-non-exhaustive-deconomistes-envisageant-la-dissolution-de-leuro-comme-une-possibilite/ et une étude récente montre que l’euro a plombé le PIB de la France de 12% depuis son introduction. http://users.monash.edu.au/ laurap/Research_files/synthetic_euro_CEPR.pdf

La France pourra fortement renforcer sa place en Europe mais aussi développer rapidement ses activités d’export en dehors avec un objectif d’équilibre de sa balance commerciale. La puissance publique devra soutenir les branches industrielles sur lesquelles sera construite la prospérité de la France à l’horizon 2030.
Nous avons vécu plus de mille ans sans l’euro et cela n’a pas empêché la France et le monde de progresser, ni la terre de tourner. Et ceux qui nous disent qu’en sortir nous mènerait à la nuit feraient bien de regarder ce graphique.

 

 

 

A-J Holbecq


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103 réactions à cet article    


  • mimi45140 21 janvier 16:18

    Surtout ce que l"on nous a pas dit c’est que nous sommes des moutons , que les élus que nous mettons en place sont des loups et qu’élections après élections nous nous étonnions qu ’ils modifient toujours les règles en faveur des loups, la question à ce poser pourquoi mettons nous toujours des loups pour voter des lois favorable aux loups. Serais t’il pas plus raisonnable d’élire des moutons.


    • Attilax Attilax 21 janvier 20:37

      @mimi45140

      Donner le pouvoir à un mouton ne changera rien : vous en ferez un loup...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 07:29

      @mimi45140
      Mais quelle idée !? Vous devez être communiste ... Au pays des souris, il faut élire des chats : des chats blancs, des chats noirs, des chats blancs et noirs, mais surtout pas des souris !
      « Le pays des souris gouvernés par des chats »


    • leypanou 21 janvier 16:34

      Mais ce qu’on ne vous dit pas c’est que vous n’avez aucune chance de passer à la télé aux heures de grande écoute, car si une majorité de Français apprend tout ce que vous venez d’énoncer, qui n’est qu’évidence, les partis du leurre -LR, PS, UDI, EELV, FdG, même FN- mourront de mort naturelle pour cause de manque de crédibilité.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 07:57

        @leypanou
        Ce que ne dit pas l’article et les économistes Sapir, Berruyer et les autres, c’est qu’il n’est pas possible de sortir de la zone euro.
        Il n’existe aucune clause de sortie au Traité de Maastricht, qui a mis en place la zone euro.
        C’est la bande à Attali qui s’est débrouillé pour qu’on ne puisse pas en sortir.


        Par contre, il existe une clause de sortie au Traité de Lisbonne, c’est l’article 50, pour sortir de l’ UE. Il faut donc sortir de l’ UE d’abord, pour sortir de l’ euro.

      • Onecinikiou 23 janvier 16:12

        @Fifi Brin_acier


        Dire qu’il est impossible de sortir de l’euro sous prétexte qu’il n’existerait pas de clause dans les traités est un sophisme, et une insulte à l’intelligence. 

        « C’est de la rigolade ! Vous avez déjà vu un grand pays s’engager à rester couillonné, sous prétexte qu’un traité n’a rien prévu pour le cas où il serait couillonné ? Non. Quand on est couillonné, on dit : « Je suis couillonné. Eh bien, voilà, je fous le camp ! » Ce sont des histoires de juristes et de diplomates, tout ça. » - De Gaulle


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 janvier 21:39

        @Onecinikiou
        Cela fait 10 fois que je vous explique que du temps de De Gaulle, il n’y avait pas de clause de sortie aux Traités internationaux ! Et en quoi cela vous concerne, le FN ne veut sortir de rien du tout ! ?


      • Aristide 21 janvier 17:10

        J’aime bien le petit dessin et la légende « Zone Euro sans l’Allemagne ». Pourquoi pas la Norvége sans le pétrole, la Grande Bretagne sans la City et la Suisse sans les banques et le fromage ...


        Et puis la raison qui tue« Nous avons vécu plus de 1000 ans sans l’Euro etc ... », c’est super comme article bien documenté ... C’est presque de l’Asselineau en plus marrant.

        • Ar zen Ar zen 21 janvier 18:31

          @Aristide

          L’économie bancaire représente 9 % du PIB en Suisse, 5 % en France, et plus de 20 % en GB. Ces trois pays sont des producteurs de fromages. Ne focalisez donc pas trop sur les banques pour la Suisse ni sur son fromage. Certes le Gruyère est connu, mais les autres très peu. La production et la variété des fromages suisses est sans commune mesure avec celles de la France.


        • Aristide 21 janvier 18:43

          @Ar zen


          Ouahh, l’expliquement qui tue, soyons sérieux : 

          PIB pour les mêmes pays, avec de vrais chiffres.


        • Ar zen Ar zen 21 janvier 18:53

          @Aristide

          Votre tableau est sans rapport avec ce que j’ai écrit concernant le pourcentage de l’économie bancaire suisse (9 %) dans le PIB de ce pays. CQFD. Mais je ne vais pas en faire tout un fromage.


        • Aristide 21 janvier 19:16

          @Ar zen

          Et votre réponse n’a pas plus à voir avec ma remarque initiale sur cette manipulation sur le PIB de la zone euro dans cet article. Zone euro sans Allemagne qui dit le mossieur, à pouffer de rire , déjà comparer le PIB de pays à toute une zone est assez ridicule, la manipulation en rajoute une couche. C’est vrai que si l’on met l’Allemagne et la France dans ce schéma cela démonte la démonstration oiseuse.

          J’ai rectifié avec les vrais chiffres qui démontrent qu’il n’y a pas de corrélation entre appartenance à la zone Euro et évolution du PIB.

          La comparaison avec la Suisse est assez ... spécieuse mais bon, il y même la Norvège et sa rente pétrolière. On n’est pas à un à une manipulation près. 



        • amiaplacidus amiaplacidus 21 janvier 19:24

          @Aristide
          Complètement idiot de comparer des PIB en valeur absolue pour des pays tels que la Norvège (un peu plus de 5 millions d’habitants), la Suisse (un peu plus de 8 millions) et la France (un peu moins que 67 millions).
          La Norvège est un cas un peu particulier, économie de rente pétrolière, mais rente bien gérée, avec constitution d’un fond souverain, contrairement à la GB qui dilapide tout et va avoir passablement de mal à gérer la sortie du pétrole de mer du Nord. Les Norvégiens, au contraire, vont bénéficier du pétrole plusieurs générations après son épuisement. Et de toute façon, la Norvège conserve une industrie nationale.

          Pour la Suisse, c’est bien connu que les Suisses vivent beaucoup plus mal que les Français, ils n’ont que 3 % de chômage alors que la France peut s’enorgueillir d’en avoir plus de 10 %.
          Alors, pourquoi environ 300.000 Français travaillent en Suisse ? Tous des masochistes ?

          Au surplus, la banque en Suisse représente moins de 10 % du PIB ? L’industrie, chimique et machines de précision est bien plus importante.

          Vous devez avoir près de chez vous un « café du commerce » qui doit être particulièrement confortable. Il semble que vous y passez beaucoup d’heure, en tout cas, vous répercutez particulièrement bien les poncifs et lieux communs qui y prospèrent.


        • Ar zen Ar zen 21 janvier 19:27

          @Aristide

          Je vous faisais remarquer simplement que vous réduisiez la Suisse à ses banques et à son fromage. C’était un constat. Vous ne l’avez pas compris. Les exemples de la Suisse et de la Norvège seraient spécieux ? Admettez qu’il est difficile de trouver, sur le continent européen, des pays hors U.E, correspondant aux standards pour entrer dans l’Union autres que ces deux là. Qu’avez vous en stock ? Il faut comparer des pays au fonctionnement plus ou moins comparable. La Moldavie, par exemple, ne vaut pas pour l’exemple. La Serbie ? L’Albanie ? La Géorgie ?


        • Morpheus Morpheus 21 janvier 20:43

          @amiaplacidus
          Il ne s’agit pas de PIB en valeur absolue, mais de PIB en valeur relative à partir d’une base 100.
          La ou il y a eu de la croissance pour les pays européens hors zone euro, il y a eu une décroissance pour ceux en zone euro quelle que soit la valeur du PIB de départ.

          Vous devez avoir chez vous un fauteuil bien confortable face à la télé pour réciter les bêtises de notre « élite ».

          Au fait pourquoi ne parlez vous pas de la Suède et de sa rente IKEA ? Ça ne marche pas ?


        • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 22 janvier 07:36

          @amiaplacidus
          PIB à partir d’une base 100 .


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 07:47

          @Aristide
          Que la Droite soit inculte en matière économique ne me dérange guère, mais que les gens qui se disent « de Gauche », le soit, me consterne.
          Et oui, ce texte, c’est typiquement de l’ Asselineau... « La Tragédie de l’euro »


          Il faut croire que ceux qui ont des compétences en économie ne sont pas au PS, ni dans aucun Parti euro-atlantiste... Il est dommage qu’au PS on vous interdise de vous cultiver, sinon vous sauriez qu’une monnaie = une économie = un peuple...

          Vous sauriez aussi que la zone euro a été décidée à Washington en 1965.

          Et que l’euro a été créé pour empêcher les vilains petits élus qui nous gouvernent de dévaluer la monnaie pour l’ajuster à la compétitivité de leur économie, et ainsi protéger leur population et les emplois...

          « Quand la crise arrivera, les Nations économiquement désarmées , n’auront d’autres choix que d’envoyer les Etats providence aux égouts. » Voilà, nous y sommes, Macron est chargé de détruire le modèle social français morceau par morceau.

          « Les ravages sociaux de l’ euro, une stratégie délibérée ».


        • Aristide 22 janvier 09:17

          @amiaplacidus


          Vous rêvez, je n’ai jamais contesté la richesse de la Suisse. J’ai mis en évidence que l’indice zone euro sans l’allemagne est assez contestable. A comparer sans l’Allemagne autant comparer les pays et voir si l’euro a une influence essentielle sur la progression du PIB. Ce que j’ai fait et présenté par un lien, pas du discours creux que vous nous servez à longueur de messages.

          J’ai argumenté avec des chiffres, j’ai posté le lien, la comparaison des PIB ne met pas du tout en évidence la corrélation que veut démontrer l’article entre monnaie et PIB. Que la politique monétaire influe sur le PIB est une évidence, que ce soit l’euro par nature qui soit la cause de tout est un leurre pour simplets asselinesques.

          Votre café du commerce à vous doit vous délivrer des boissons assez nocives quand je vois que vous comprenez comme une oie. 

        • Aristide 22 janvier 09:36
          Pour les neuneus asseliniens du coin, la source des données est ici, déja on commence en 2007 avant la crise et jusqu’au dernier chiffre en 2014.

          3 pays comparables ( population, PIB, etc ...) : Allemagne, France et Royaume uni le PIB est exprimé en billions de $

          Allemagne 
          2007 : 3,44 
          2014 : 3,87
          Progression : + 12 %

          France
          2007 : 2,66
          2014 : 2,83
          Progression : + 6%

          Royaume Uni
          2007 : 2,97
          2014 : 2,98
          Progression : +0,3%

          CQFD

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 09:41

          @Aristide
          ce qu’il faut surtout comparer, c’est l’état de l’économie française avant et après l’euro !

          Faut-il vous rappeler qu’il y a avait 1/2 million de chômeurs et pas 6, 8 ou 10 millions, on ne sait plus exactement tant on bricole les chiffres ? La France avait une agriculture et une industries prospères, aujourd’hui qu’en reste-t-il ? On ouvre des musées ou des lofts dans les usines désaffectées et les derniers agriculteurs meurent d’inanition ou se suicident !
          Brillants résultats !


        • Aristide 22 janvier 10:14

          @Fifi Brind_acier

          Au lieu de vous exciter vous devriez relire l’article et revoir le graphe manipulateur que mon message démonte.

          En comparant des pays assez proches, le discours sur l’influence de l’Euro démontre la foutaise de vos thèses, chiffres à l’appui. Et pas ce discours angélique sur le CNR, la seule UPR qui veut sortir, ... enfin toutes vos obsessions d’Asselineau pour essayer de se distinguer de tous.


        • Onecinikiou 25 janvier 09:40

          @Aristide


          De 2002 à 2013, selon les chiffres consolidés du FMI, la croissance de la zone euro (18 pays) en PIB/Habitant fut de 35,7%.

          De 2002 à 2013, toujours selon les mêmes chiffres, la croissance en PIB/Habitant de tous les autres pays de l’OCDE réunis (16 pays) fut de 45,1%.

          Mais il y a pire. 

          Si l’on se fie aux chiffres pour les pays de la même zone euro (qui n’existait alors pas) de 1990 à 2001, soit les 11 années précédentes, la croissance du PIB/Habitant était de 64,9%.


        • Ar zen Ar zen 21 janvier 18:50

          Je lis ceci sous votre plume :

          « Mais ce qu’on ne vous dit pas, c’est que si nous quittons l’euro, la Banque de France – qui appartient en totalité à l’Etat – pourra financer les investissements publics nécessaires à taux zéro, sans craindre les foudres de Bruxelles pour déficits excessifs. »

          Ce n’est pas vrai ! Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu’en quittant « l’euro » la France reste dans l’Union Européenne. Plusieurs pays de l’Union européenne n’appartiennent pas à la zone euro. En restant dans l’U.E la France reste soumise aux traités et à l’article 123 du TFUE. Vous connaissez ? Le voici :

          Article 123 (ex-article 101 TCE)

          1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

          Ce que vous écrivez sur la banque de France est donc faux. Désolé. Pour atteindre le résultat que vous mettez en avant il faut sortir de l’Union européenne.

          La France restera également soumise à l’article 121 que voici :

          "Article 121 (ex-article 99 TCE)

          1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.

          2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen.

          Le Conseil européen, sur la base du rapport du Conseil, débat d’une conclusion sur les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union.

          Sur la base de cette conclusion, le Conseil adopte une recommandation fixant ces grandes orientations. Le Conseil informe le Parlement de sa recommandation".

          Si vous comprenez bien la portée de cet article il signifie que la politique économique de la France est fixée par la Commission européenne et non par le parlement français. La politique économique de la France est hors de contrôle de nos gouvernants. « Ma doué » si les gens savaient ça !

          Alors ma grande question est : pourquoi résumez vous votre idée à la sortie de la zone euro en occultant la sortie de l’U.E ? C’est la sortie de l’UE qui est déterminante pour les aspects que vous décrivez. La sortie de l’U.E implique, ipso facto, la sortie de la zone euro. Je suis étonné que vous fassiez une erreur aussi grossière.


          • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 22 janvier 07:57

            @Ar zen
            Bonne argumentation intéressante.
            Je ne voulais pas dans cet article / argumentaire mélanger l’euro et l’UE, mais je pense comme vous sur la nécessité de quitter aussi l’UE (par l’article 50)
            Je considère, mais je peux me tromper, je ne suis pas un « politique », que si le Congrès vote aux 3/5 la modification de la Constitution passant les Traités européens « sous » la Constitution, on peut faire ce qu’on veut, y compris dénoncer les articles du Traité de Lisbonne qui nous gêneraient d’une manière consécutive (opt out), en particulier sur la capacité de monétisation directe de la Banque de France au bénéfice du Trésor Public.

            Mais pensez vous vraiment que si la France prenait ce genre de décision l’UE survivrait ? Si ce n’était pas le cas (et qu’elle survive), je pense qu’il faudrait utiliser l’article 50, mais utiliser l’article 50 qui peut nous bloquer 2 ans serait à mon avis catastrophique au niveau monétaire compte tenu du délai permettant la fuite des capitaux « en euros ». Je préfère donc procéder sur l’euro d’une manière rapide et brutale.

            Mais il y a aussi une autre solution, c’est de monétiser sans rien demander à personne : gros à parier que dans ce cas ce seraient les autres pays de l’euro qui voudraient instantanément nous en sortir. smiley


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 08:10

            @Ar zen
            Je suppose que les économistes qui font cette analyse lucide sur l’euro, ne sont pas juristes ?

            Je crois surtout qu’ils sont comme la majorité des Européens et des Français, ils n’ont jamais lu les Traités européens et ne savent pas que les Traités européens relèvent du Droit International, ni comment on en sort ?


            Je crois aussi que parmi eux il y a des europhiles convaincus qui constatent que l’euro est un désastre pour les 17 pays, mais qui ne veulent pas sortir de l’ UE.
            Ils sont donc dans une impasse, ce qu’ils se gardent bien de dire.
            Faire une bonne analyse, c’est utile, encore faut-il qu’elle soit opérationnelle.
            Ce sont les économistes du groupe « les éconoclastes », Sapir, Berruyer etc .

          • leypanou 22 janvier 10:22

            @Fifi Brind_acier
            lls sont dans une impasse ? Commencez par répondre à cette réponse de l’auteur avec ceci :

            mais utiliser l’article 50 qui peut nous bloquer 2 ans serait à mon avis catastrophique au niveau monétaire compte tenu du délai permettant la fuite des capitaux « en euros ». Je préfère donc procéder sur l’euro d’une manière rapide et brutale
            .

            C’était aussi la remarque de l’adhérente du MPEP sur un autre fil.

            Si votre horizon est borné par tout ce que dit l’UPR, vous êtes mal barrée.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 19:46

            @leypanou
            Violez les Traités peut mener à la Cour Européenne de Justice et au Tribunal Pénal International, qui peuvent faire traîner les choses bien plus longtemps que 2 ans, des dizaines d’années, s’ils veulent ...


            L’article 50 précise, alinéa 3 - que c’est AU PLUS 2 ANS, ça peut donc être moins de 2 ans.
            Et en cas de désaccords, par exemple sur le solde financier, c’est la notification déposée par l’ Etat sortant qui prend effet immédiatement.

            Il faudrait peut-être qu’au M’PEP, on prenne le temps de lire les Traités européens et surtout de comprendre ce qui est écrit ! « Le jour d ’après la sortie de l’ UE ». La question de la durée de la sortie est expliquée à partir de 35 ’.

          • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 22 janvier 19:55

            @Fifi Brind_acier
            La CEJ ne peut rien faire trainer puisqu’un Gouvernement n’a aucune raison de lui notifier préalablement une décision de quitter l’euro .


          • Ar zen Ar zen 22 janvier 20:17

            @André-Jacques Holbecq

            « Il n’y a pas de politique économique en dehors des traités ». Jean Claud Juncker.

            Depuis 1992, 19 lois constitutionnelles ont modifié les traités. Le congrès est complice de l’UE puisque les 3/5 ont toujours été atteints haut la main. Je signale que les traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Lisbonne contenaient, tous les trois, des dispositions anticontitutionnelles, relevées par le conseil constitutionnel. Le congrès a donc modificé la constitution. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

            Aujourd’hui, la constitution que nous avons sous les yeux, ne ressemble plus du tout à celle de 1958. Des transferts massifs de souveraineté ont été réalisé de la France vers l’U.E. Vous trouvez tout ça sur le site de l’assemblée nationale mais tout le monde se tait. Il faut arrêter de croire que les décisions concernant la France sont imaginées et conçues en France. Non, c’est la Commission qui décide pour 28 pays. Il n’y a qu’une seule alternative. Soit la France sort de l’U.E, et c’est certain, elle entraine la fin de l’Union, soit elle reste dans l’U.E et le peuple français doit accepter que les décisions que le concerne soient prise à Bruxelles par des personnes nommées que 99% de nos compatriotes ne connaissent pas. Voilà la situation. Les traités sont autobloquants. Ils ne seront jamais changés. Sans sortir, nous irons au bout de nos malheurs.


          • Ar zen Ar zen 22 janvier 20:19

            @Ar zen

            Erreur, le coup est parti sans relecture sur ma tablette. Désolé. Vous aurez compris qu’il faut lire : « 19 lois constitutionnelles ont modifié la constitution » (et non les traités, dommage).


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 janvier 06:34

            @André-Jacques Holbecq
            Je parle de la sortie de l’ UE.
            Il n’y a aucune raison de sortir de l’euro tout seul, juridiquement parlant, puisqu’il n’y a pas de clause de sortie. Mario Draghi :« L’euro est irréversible »


          • Spartacus Spartacus 21 janvier 18:57

            Les arguments sont ceux donnés pour pas entrer dans l’Euro, et d’il y a 20 ans

            Pas ceux réalistes qui s’appliquent à ceux qui l’ont déjà intégré, et ne gagneraient rien à en sortir maintenant qu’ils y sont adaptés.

            Argumenté comme un procès d’intention de questions qui ne sont pas les bonnes c’est une grosse ficelle.

            1-Le fait de disposer de l’euro est favorable au commerce intra-européen et les échanges.
            Toute les entreprises avec l’Euro gagnent à commercer avec une monnaie identique de référence. 

            2-La concurrence est non faussée par les différences de valeur de monnaie mais sur la vraie qualité intrinsèque des articles échangés. 

            3-La même monnaie fait gagner à chacun des intervenants dans les échanges de l’argent, les frais de change, les coûts de variation des monnaies entre elles.

            4-Oui les produits importés coûteront plus cher. Non ça ne favorisera pas la production française car le monde a tellement évolué que plus rien n’est fabriqué localement. 

            4b-Non çà ne favorisera pas la production française car le monde a changé. 30% des nouvelles productions de biens sont des productions immatérielles se foutant des frontières. On ne recréera pas une industrie du disque vinyle a Dijon mais on téléchargera encore plus depuis l’autre bout du monde.

            4C-La France n’est pas exportatrice de produits manufacturés de machine outils, mais d’avions (concurrence limitée) et de produits de luxe dont le prix de vente est peu touché par les coûts de fabrication marginaux dans les prix de vente.

            5-Oui le passage à une monnaie Française fera augmenter l’inflation. Ça fait pas un pli.

            Simplement parce que les banquiers et les fonctionnaires Français sont tellement cons et formatés Keynésiens, dans ce pays qu’ils ne savent pas créer de la richesse ni économiser mais utiliseront sans compter la planche à billet. Déja qu’ils ne respectent déjà pas les lois européennes de limitation des déficits. 
            Alors qu’ils soient capable de le faire pour eux même dans le pays ou tout le monde croit vivre aux dépens de autres en permanence et dirigé par des castes post marxistes....C’est évident.

            6-Oui votre patrimoine va partir en fumée. 
            Evidemment si vous raisonnez en Franco-français et en entre soi vous ne le voyez pas. Mais par parité avec le reste du monde vous vous appauvrissez avec une monnaie de singe qui dévalue. 
            Par exemple prenez les QE (planche à billet) récemment utilisé par les européens poussé par les Enarques Keynésiens Français. Depuis les Suisses sont maintenant sans rien faire 30% plus riche. 

            En fait c’est un combat d’arrière garde et du passé totalement ringard

            Fallait pas y entrer peut être. Mais depuis 2002 et l’Euro le monde a changé. 
            La richesse est maintenant immatérielle et la valeur ajoutée n’est pas dans la re-création d’industries dépassées et matérielles locales de machines outil, mais de productions à vocation mondiales de biens immatériels (applications, programmes etc) qui ont plus d’avenir avec des monnaies mondialisées que locales et leurs ringards frais de change.

            Facebook ou Uber valent 3 fois plus que Renault et qu’importe le pays de fabrication du service. L"écahAnge de monnaie ne fait que créer des charges aux consommateurs et in finé ne change rien.

            Aujourd’hui en quelques heure votre zone de chalandise est mondiale. 
            En 2002 il y a juste 15 ans à l’époque de la mise en place de l’euro, Google était inconnu et personne imaginait acheter ses chaussures en Italie et les avoir deux jours plus tard chez soi.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 08:12

              @Spartacus
              Je suppose que vous savez lire un graphique avec deux courbes ?
              Il y a 4 points d’écart entre le chômage de la zone euro et celle des 10 pays qui ont gardé leur monnaie nationale.


            • Spartacus Spartacus 22 janvier 09:06

              @Fifi Brind_acier


              C’est un combat ridicule du passé.
              Une monnaie n’est qu’un consommable. 

              Le problème c’est qu’il ne fallait pas y entrer.
              Maintenant en sortir coûterait trop cher et sans intérêt
              Les entreprises et la société c’est adapté à cette situation. Les analyses du passé comme celle de l’auteur ne prennent pas en compte que le monde actuel n’est plus celui du passé. 

              Oui en effet, les pays de l’euros sont gérés par des Keynésiens et donc mal géré. Ca ne veut pas dire qu’un Franc serait mieux géré. 
              Les Enarques tous sortis d’un enseignement à charge de l’économie de marché devrait en faire un futur Bolivar.
              Mieux vaut un mauvais Euro qu’un futur Franc à la valeur variable d’un Bolivar.

            • Clofab Clofab 21 janvier 19:52

              Superbe démonstration, Bravo l’auteur, j’archive. 


              • Ar zen Ar zen 21 janvier 21:30

                @Clofab

                Lisez quand même mon post du 21 janvier à 18H50. Vous aurez un éclairage plus complet.


              • sls0 sls0 21 janvier 19:53

                C’est faux : la dette publique est, pour 97%, libellée sous contrat de droit français. Les 2000 milliards actuels deviendront 1940 milliards de francs et 60 milliards d’euros

                Une affirmation qu’il faudrait développer, effectivement, on serait gagnant coté dette mais la diviser par 33, c’est quand même beaucoup, non ? Il n’y aurait pas un mélange de pinceaux entre les unités du passé et celles du futur ?.

                On nous a vendu à grands renforts de publicité que l’euro ce serait

                1. Une croissance forte
                  Une croissance forte c’est surtout de l’énergie disponible et pas chère, comme la disponibilité diminue, la croissance diminue. L’énergie fossile on sait où on va, sans trop m’engager, la croissance va diminuer, les ressources on connait les stocks ensuite c’est de la règle de trois basique.
                2. Pas d’inflation
                3. Des salaires en forte augmentation

                  L’inflation profite à ceux qui bossent et est préjudiciable pour les rentiers. Le 2 et le 3 ne peuvent coexister. Je parle d’inflation, ne pas me sortir des exemples d’hyper inflation comme contre-exemples S-V-P.
                4. Et le plein emploi.

                Les ressources diminuent :

                • Moins d’énergie disponible, une croissance aux environs de 1%, on peut rêver.
                • Moins de ressources, le modèle du fordisme que l’on suit depuis un siècle prend du plomb dans l’aile. L’ouvrier comme consommateur n’a plus trop d’utilité.
                • Dans une étude d’Oxford, ça parlait de 50% des boulots qui étaient appelés à disparaitre aux USA dans les 10-20 ans du fait de la robotique, chez nous on devrait être impacté aussi.
                Le plein emploi, c’est presque un changement civilisationnel qui pourrait le faire revenir style Finlande avec son revenu minimum.

                • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 22 janvier 07:41

                  @sls0
                  Il n’y a pas de division de la dette publique, seulement l’application de la Lex Monetae pour les obligations sous contrat de droit français (cf Jacques Sapir) .
                  1 euro devient 1 franc... 1940 milliards d’euros deviennent 1940 milliards de francs : la valeur internationale (par rapport aux autres monnaies) sera donc liée à la nouvelle parité du franc ( estimé à 85%). Les détenteurs de dette français ne verront aucune différence dans la valeur de leurs obligations, comme les autres détenteurs d’actifs en France.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 22 janvier 08:17

                  @sls0
                  Comme il faut sortir de l’ UE pour sortir de l’euro, la France serait à nouveau un pays souverain, et cela change tout au niveau de la dette et de tout le reste...
                  Ce serait le retour des régulations, des frontières, du contrôle des mouvements de capitaux, la fin des emprunts aux banques privées etc
                  Philippe Murer : « Il y a une vie après l’euro ! »

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