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ACTA : Le lobbyisme américain propose son aide à la Cour de Justice de l’Union Européenne

Alors que le traité ACTA a été renvoyé par la Commission européenne devant la Cour de Justice de l'Union (CJUE), afin de savoir si le traité violait, ou non, les droits fondamentaux. Voilà que le lobbyisme américain commence à s'afficher sur Internet dans un texte pour le moins pathétique.

JPEG - 19.6 ko

l’International Trademark Association (INTA) entre en scène. Pour la petite histoire, l’association américaine est à l'origine connue sous le nom de l'Association des marques des États-Unis (USTA). Celle-ci a été crée en Novembre 1878 à New-York par 17 commerçants et fabricants dans le but de protéger et promouvoir les droits des propriétaires de marques. Ce qui passait d’une part par une législation dite « sécuritaire et utile » et, d’autre part, par le fait d’apporter aide et encouragement à tous les efforts pour la promotion et le respect des droits des marques.

L’INTA propose son aide à la CJUE. Comme si la justice avait besoin de l'aide d'un lobby américain. Un communiqué de presse de l’INTA, disponible ici, attestera la véracité de ces propos.

Nous pouvons y apprendre que l’INTA : « se tient prête à apporter toute l'assistance à la Cour ou d'autres parties intéressées afin de mettre en évidence les effets positifs de l'accord commercial aura sur l'UE, son économie et ses citoyens.

La saisine est l'occasion pour les parties intéressées de poursuivre les discussions basées sur le texte de l'ACTA lui-même, et non pas le sentiment accru de méfiance et la désinformation qui a proliféré dans les conversations en ligne.

Dans l’espoir que l’INTA et que la Cour européenne de Justice feront une évaluation réfléchie et rapide de l'ACTA, pour reconnaître les graves menaces que la contrefaçon et la piraterie posent pour l'UE et de fournir la clarté nécessaire pour ouvrir la voie à un consentement du traité par le Parlement européen et à la ratification par les États membres.


La contrefaçon et la piraterie sont à la hausse et constituent des menaces graves pour les consommateurs, les entreprises légitimes et d'innovateurs. ACTA est un instrument pour s'attaquer à ces problèmes, et il est impératif que l'UE continue de protéger ses citoyens et de faire respecter son statut en tant que partenaire commercial responsable en se joignant aux autres parties aux négociations à l'effort international pour combattre la contrefaçon et la piraterie. »

Quoi de plus affligent que de surprendre la volonté affichée du lobbysme américain, qui propose son aide à une Cour de Justice Européenne de l’autre côté de l’Océan ?

N'est-ce pas là, insulter la compétence de ceux qui se pencheront dessus ?

Alors que la plupart des juges outre atlantique, sont élus. Que l'empire américain dispose d’un gouvernement totalement gangrené par des groupes semi-occultes en recherche de dividendes.

Voilà encore un exemple de dame cupidité en action, mais nous voyons... comme vous nous voyez peut-être...

Bref… 




par Lg (son site) jeudi 23 février 2012 - 24 réactions
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  • Par jordanne (---.---.---.100) 23 février 2012 16:00
    jordanne

    Juste pour dire que l’on peut encore se mobiliser :

    ACTA

    Paris, le 22 février 2012 – La Commission européenne vient d’annoncer son intention de demander l’avis de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) sur la conformité d’ACTA avec les libertés fondamentales. Au-delà de l’intention évidente de désamorcer l’intense débat en cours, cette saisine réduit le débat sur ACTA à des questions juridiques, alors que le cœur du problème est avant tout politique.

    Alors que la Commission européenne a constamment refusé de mener une étude d’impact sur les conséquences d’ACTA pour les libertés fondamentales, elle est désormais décidée à jouer la montre face à l’opposition citoyenne grandissante.

    Même si le texte de la saisine de la CJUE n’a pas été publié, l’approche annoncée par la Commission européenne est étriquée et purement juridique. D’importantes questions ne seront pas posées, et resteront donc sans réponse :

    • Une interprétation maximaliste des sanctions pénales inclues dans ACTA (pour « aider et faciliter » des infractions à « l’échelle commerciale ») peut-elle être utilisée par l’industrie du divertissement comme une arme d’intimidation, pour pousser les acteurs d’Internet à déployer des mesures répressives contractuelles ?
    • Quelles seront les conséquences sur le débat public et les politiques publiques européennes d’une « sanctuarisation » de dispositions répressives dont on attend toujours les études d’impact, et qui sont fortement critiquées (telles que l’IPRED et l’EUCD) ?
    • Des dispositions touchant au processus décisionnel européen, à la libre circulation de l’information et à la liberté d’entreprendre sur Internet peuvent-elles être négociées au lieu d’être démocratiquement débattues, et être légitimes ?
    • ACTA est-il nécessaire alors que nous assistons à un conflit manifeste entre les politiques répressives du droit d’auteur et les libertés fondamentales, et que d’autres pistes sont envisageables, telles qu’une réforme positive prenant en compte les nouvelles pratiques culturelles ?

    « La Commission européenne pose les mauvaises questions, parce qu’elle a peur d’obtenir les bonnes réponses. Elle tente d’empêcher la Cour d’évaluer l’impact d’ACTA sur les droits fondamentaux en prenant en compte ses interactions à la fois avec le droit européen existant et les révisions annoncées de l’IPRED et de la directive «  services en ligne  ». Dans cette perspective plus large, les effets dommageables d’ACTA sur les libertés fondamentales sont tellement évidents que l’avis de la CJUE n’est même pas nécessaire. » déclare Philippe Aigrin, co-fondateur de La Quadrature du Net.

    «  ACTA est dangereux parce qu’il cherche à contourner la démocratie, et parce que son texte peut donner lieu à des interprétations ultra-répressives par les pays signataires et les juges. La Commission semble craindre que l’actuel débat enflammé sur ACTA, ainsi que la prise de conscience grandissante que le système actuel ne fonctionne plus, n’aboutissent à une nécessaire réforme du droit d’auteur en faveur de la culture et de l’innovation à l’ère numérique. Aucun débat juridique ne donnera à l’ACTA une légitimité que, par nature, il ne pourra jamais avoir. » conclut Jérémie Zimmermann, porte-parole de l’organisation citoyenne.©

    Il est temps d’ouvrir les yeux

    .

    Л

    jordanne


  • Par pi erre (---.---.---.224) 23 février 2012 15:34
    pi erre

    Incroyable ! Cet article apparait dans google actualité en 1ere page !
    La vrai information commence a circuler ?
    Acta,Mes,obligation des états à se financer en empruntant au banquier,
    possibilité de spéculer à la baise sur la dette des états = pas de démocratie.

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