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Accueil du site > Actualités > Europe > Airbus : une affaire, une tragédie et un scandale

Airbus : une affaire, une tragédie et un scandale

« 30% d’économies, donc de coupes sombres en vue... La figure de proue de l’industrie européenne a un visage bien tuméfié... Restructurations, réductions de coûts et d’emplois : Airbus s’apprête à vivre ce que les experts appellent une « thérapie de choc », un « traitement de cheval » ou une cure de santé » pour mettre fin aux déconvenues de l’A380, un avion « bien conçu » mais pour l’heure mal réalisé, en raison de défaillances dans les chaînes de fabrication. 

Qu’une entreprise comme EADS connaisse des difficultés n’a rien de surprenant. Dans ce secteur comme dans bien d’autres, la concurrence est rude et la conjoncture est volatile. Boeing, qui a souffert de la concurrence d’Airbus pendant des années, a su redresser le nez, le cours du dollar favorise actuellement le constructeur américain, et l’entreprise européenne, qui a grandi bien et vite, connaît des difficultés de croissance bien compréhensibles... Le retard dans la fabrication et dans les livraisons du dernier Airbus (A 380) est la cause de l’aggravation de cette crise, mais il n’en est pas à l’origine... 

Dominique de Villepin, aujourd’hui, s’est montré optimiste pour la suite. Il lui faut, surtout, être, comme nos partenaires européens, déterminé. Il y a plus que des meubles à sauver...« Nous souhaitons que les difficultés rencontrées aujourd’hui soit rapidement surmontées », a dit Dominique de Villepin lors de sa conférence de presse mensuelle à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris. « Je fais pleinement confiance, cela va sans dire, à la direction d’Airbus et à la direction d’EADS », a-t-il ajouté.« Airbus a su relever ce défi technologique, il doit maintenant relever le défi de l’industrialisation et stabiliser les délais de livraison de l’A380. » Le Premier ministre a encore salué ce « magnifique projet technologique », « emblématique de l’Europe industrielle que nous voulons construire ». Soit.

La facture est lourde. Et elle s’alourdit d’heure en heure Le constructeur, dont le siège est basé à Toulouse, se retrouver pris en tenailles entre les pénalités qu’il devra payer aux compagnies lésées, le report des paiements de ces mêmes compagnies et l’augmentation des stocks et encours liés à ces retards. Sans parler du pire : des commandes pourraient être annulées. Cela se chiffre avec énormément de zéros... Estimation minimale : une augmentation des besoins en fonds de roulement du groupe EADS d’environ 1,5 milliard d’euros. Le programme A380 subira une réduction de 6,3 milliards des flux de trésorerie cumulés initialement prévus sur la période 2006-2010...


Airbus a provisionné 600 millions d’euros pour les pertes qui seront enregistrées sur le contrat A380. C’est peu, par rapport au « gouffre ». Et les retombées ne sont pas finies. Déjà, DaimlerChrysler, l’un des principaux actionnaires d’EADS avec 22,5% aux côtés du français Lagardère, a annoncé qu’il serait lui-même contraint de revoir ses prévisions de résultats à cause de l’A380...

Le pire n’est pas chiffrable : c’est le coût humain de cette « crise de croissance ». Des plans sociaux en vue, y compris sans doute chez le millier de sous-traitants menacés de « délocalisations » !

Trois questions (entre autres) s’imposent :

>>> Le plan de restructuration jugé « crédible » par les responsables gouvernementaux français est-il bien adapté ? Pas sûr... Il est pour le moins paradoxal d’éliminer des bras et des têtes quand « l’excellent A 380 » pour prendre vie manque de bras et de « têtes ».

>>> La dimension politique et diplomatique de cette « affaire Airbus » est évidente, au niveau européen. A un moment où la Russie vient d’entrer dans le capital d’EADS... L’Europe industrielle reste à faire. Airbus a fait illusion. C’est de la coopération européenne partielle. Nous sommes loin des beaux projets de Monnet et de Schuman. Retour à la case CECA, peut-être... Il n’est pas admissible que la politique agricole (contestée) soit la seule politique communautaire authentique.

>>> Que deviendront les promesses d’enquête sur les responsabilités, personnelles et collectives des anciens cadres supérieurs de l’entreprise ? Cette dernière question n’est pas la moins importante... Qui ne se souvient de l’arrogance et du mépris affiché par les « grands chefs » quittant le navire, ou plutôt l’avion, avec les poches pleines de stock-options en minimisant les problèmes de « quelques fils électriques » ? Que les dirigeants des grandes entreprises soient bien rétribués, c’est une nécessité. Impérative. Ils méritent leur « cachets de stars du spectacle ou du sport » en raison de l’ampleur de leurs responsabilités. Mais le mot « responsabilité » ne vaut que s’il rime avec « assumer ». Il est des erreurs de choix stratégiques, technologiques et logistiques qui sont de vraies fautes. L’enquête sur les responsabilités des anciens responsables ne devrait pas être qu’interne...

Saura-t-on tirer les leçons de cette « affaire Airbus », y compris sur les relations entrepreunariales « public-privé »... Un joli débat en vue pour les candidats à la présidentielle française... Travaillez vos dossiers, Mesdames, Messieurs...


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90 réactions à cet article    


  • alberto (---.---.161.128) 5 octobre 2006 11:25

    Oui, mais M. Forgeard, y savait pas tout ça, et si il a vendu ses actions avant l’annonce du bordel : c’est un vrai hasard ! Parole !


    • T.B. (---.---.21.162) 5 octobre 2006 11:27

      Je ne vois pas l’intérêt de cet article sur Agora. On m’apprend ce que je savais déjà car rabaché par les grands et petits médias. Je ne dis pas que cette info n’est pas intéressante mais elle fait la une, la deux ou la trois (180) des medias depuis lurette.

      La politique éditoriale d’Agoravox est pourtant claire : La parole est à ceux qui ont des faits originaux et inédits à relater. Le comité de rédaction s’endort.

      Travaillez vos articles monsieur Riot. J’ai une idée pour vous car vous êtes visiblement en panne d’inspiration : peut-on faire voler les avions sans kérozène ? J’en ai d’autres ...


      • Daniel RIOT Daniel RIOT 5 octobre 2006 11:59

        Je vous trouve bien sévère, blasé et à la limite arrogant... Mais je respecte vos certitudes. Et tiens compte de vos commentaires. Une question seulement : la dernière interrogation que je formule vous semble-t-elle superficielle et trop répandue ? Si vous savez beaucoup de choses, tant mieux pour vous..Je vous envie (un peu).Heureux celui qui croit tout savoir.Malheureux celui qui éproouve le besoin de le dire, pour mieux s’en assurer. Qui est en panne d’inspiration ?


      • Bulgroz (---.---.247.234) 5 octobre 2006 12:32

        Je défends cet article qui pose les questions de manière plus crue que dans les autres media.

        Faut il vraiment continuer l’A 380 et arrêter là l’hémorragie ?


      • alberto (---.---.161.128) 5 octobre 2006 13:35

        Oui, M. Riot, vous avez tout à fait raison de donner votre façon de voir cette affaire Airbus sur AgoraVox.

        Mais vous savez, des censeurs, des décideurs de la pensée des autres il y en a depuis que le monde est monde...

        Pour en revenir à votre article je trouve que vous n’avez pas suffisamment mis l’accent sur un problème que je perçois réccurent aujourd’hui notamment dans les grandes entreprises et dont l’affaire Airbus en est l’image : le déficit de gouvernance ! Le management au jour le jour ! La navigation à vue...

        Prenez les entreprises du CAC, analysez les décisions stratégiques prisent par leurs décideurs, les décisions qui engagent la vie de l’entreprise et des gens qui y travaillent voir la satisfaction des clients (mais qui s’en soucie : cf Airbus), vous n’y verrez (à quelques exceptions près, naturellement) que ajustements, adaptation au marché, réductions, blablabla, trouillomètres et golden parachutes, querelles internes et stock-options, bref : petitesse et médiocrité (Je ne citerai pas de nom pour ne vexer personne mais franchement...)

        Tout ça transpire la petite combine entre gens de bonne compagnie, mais certainement pas la grande gouvernance comme savaient le faire des gens comme Lagardère (le père !) ou Dassault (le père, encore !)

        Jusqu’au gouvernement, regardez l’affaire Gaz de France : ça vous inspire quoi ? Pour moi, on est en train de mettre dans cette nouvelle affaire les ingrédients d’une future déconfiture, mais comme pour le Crédit Lyonnais les couillons paieront ! Bon, je me calme, et merci encore pour votre artcle.


      • T.B. (---.---.21.162) 5 octobre 2006 13:58

        " Noël Forgeard est diplômé de l’École polytechnique.

        Il fut d’abord ingénieur en chef au Ministère de l’Industrie, puis conseiller technique pour l’aviation civile au Ministère des Transports et conseiller technique pour l’armement au Ministère de la Défense. En 1981, il entre chez Usinor où il fut Directeur général adjoint de filiales.

        De 1986 à 1987, il est conseiller pour les affaires industrielles auprès du Premier ministre Jacques Chirac.

        Embauché ensuite chez Matra, il en devient en 1989 le Président des activités Espace et Défense. À partir de 1992, il occupe le poste de Directeur général du groupe Lagardère, puis de Président exécutif de Matra Hautes Technologies.

        En 1998 il devient Directeur général du consortium Airbus, puis le premier PDG de la société intégrée Airbus en juillet 2001.

        En 2005, il est nommé co-président d’EADS au départ de Philippe Camus. Il a touché une rémunération brute de 2,33 millions d’euros en 2005, comprenant un salaire fixe annuel de 1,13 million d’euros et un bonus de 1,2 million.

        En juillet 2006, il été licencié de son poste de coprésident d’EADS. L’Airbus A380 subit un retard de commercialisation et Noël Forgeard a vendu ses stock-options avant la forte baisse du titre. L’indemnité représente deux ans de salaire et une prime de non-concurrence, indemnisée à raison de 50% de son salaire, soit une somme évaluée à 6 millions d’euros."

        Source : Copié/collé tiré de Wikipédia. Longue vie au web qui permet au curieux de mon espèce de faire des bons de géants et d‘apprendre très vite. Vous restez collé à l’époque Gutemberg monsieur le journaliste professionnel. Il faut savoir tourner la page, en l’occurrence celle que nous offre les nouvelles autoroutes de l’information, les airbus super jet de la pensée électronique.

        Se pose en effet la question des relations entrepreneuriales publc/privé. Dommage simplement de ne pas avoir axé l’article sur cette question pour la développer ensuite plutôt que devoir se retaper tout ce qui a déjà été dit au sujet d’Airbus, connu de tous à moins de ne vouloir rien savoir de l‘actualité.

        J’en apprends tous les jours, bien évidemment, y compris sur des questions techniques grâce à l‘aide de certains. Cet article ne m’apprend rien, c’est tout. Et je suis un citoyen comme un autre, peut-être plus exigeant en effet vis-à-vis de moi et vis-à-vis des autres. C’est le prix à payer de l’élévation personnelle et collective au cours de notre courte vie. Je n’ai aucunement l’intention de rester arrimé au vieux schémas. La révolution ou à minima l’évolution citoyenne est en marche et c’est tant mieux.


      • (---.---.16.25) 5 octobre 2006 17:19

        @alberto

        Il faut aussi préciser le mécano industriel d’Airbus. Quand un Boeing regroupe la fabircation d’un avion sur une même plateforme, sur exigence des gouvernements francais et allemand, la politique undustrielle d’Airbus consiste à fabriquer le nez en allemagne, assembler en france, aménager sur une autre site, .....

        Airbus avait déjà envisagé, lors de la mise en production du 330 et pour le projet 400M de « rationaliser » sa production. Les gouvernements ont « rationalisé » le process à leur manière.

        L’autre filiale d’EADS, Eurocopter, présente elle des sites spécialisés, et répartis tant bien que mal dans les « pays actionnaires ».

        Il est probable qu’Airbus réduise ses coûts en regroupant les fabrications. Les gouvernements seront, cette fois, bien obligé de faire des concessions (sous peine de voir Airbus en faillite)


      • Jaimz (---.---.101.8) 5 octobre 2006 17:56

        Votre commentaire est intéressant, mais vous oubliez un point important qui ne figure pas dans l’article non plus : quelle est la part financière des subventions d’état pour la réalisation de l’A380 ?

        Ce projet pharaonïque, exemple de l’absurde recherche de grandeur de notre Etat, au mépris des autres pays européens participant, va nous couter beaucoup plus cher qu’il ne pourra jamais rapporter, pour la beauté de la France, pour le portefeuille de quelques managers corrompus, tandis que des gens continuent de manger des raviolis...


      • François Moyen (---.---.51.112) 5 octobre 2006 21:03

        Si tu veux de la bonne info, t’as qu’à lire le Figaro smiley)C’est vrai qu’on en parle dans la presse, mais bon elle appartient quand même aux potes à Forgeard... Et puis l’aéronautique française souffre d’un retard endémique, et ça devient franchement délirant, surtout quand on nous explique que le salaire des grands patrons est du à leur talent incomparable. Tiens, par exemple, le Rafale : premier vol en juillet 86, mise en service opérationnelle dans l’armée de l’air en juin 06. Bah, 20 ans, c’est rien, d’ailleurs personne n’en parle ! Bon en même temps le fils Dassault est patron de presse (mais c’est pas pour ça que la presse écrite est en train de couler). Il est aussi pote avec Chichi et Nicolas (tiens la France coule aussi...). Zeus ! C’est pas l’Airbus, c’est le Titanic ! Imagine Forgeard les bras en croix face à l’iceberg, écoutant le cours de la bourse et criant : « Je suis le roi du monde ! » Putain c’que c’est beau ! Vive le néolibéralisme ! Pendant ce temps, à fond de cale, les gueux jouent à la courte paille... et de son côté, Trichet, assis sur son trône impérial, préconise de ne pas augmenter les (bas) salaires et de favoriser l’emploi non qualifié, histoire de préserver la croissance (pour les actionnaires). Il est vrai qu’il a dit ça sur LCI (la chaîne de qui déjà ?). Au fait Jean Claude, t’es payé combien ? Du coup, j’apprécie quand même qu’un citoyen en parle dans un média citoyen. Et peut-être qu’à force d’en parler, on finira par se réveiller et voir à quel point on nous prend pours des cons ! Merci Agoravox ! Merci Daniel Riot !


      • T.B. (---.---.21.162) 5 octobre 2006 23:22

        Pour ceux et celles qui ne se contentent pas de cette bavette superficielle, insipide et pleine de compassion pour des ingénieurs peenemündesques voici un lien qui permet d’en savoir très vite et très loin sur les dessous de l’affaire.

        voici le lien

        Une fois que vous y serez, je vous invite vivement à cliquer sur les mots en bleu. En quelques dizaines de minutes vous en saurez autant qu’en 10 ans d’ingurgitation molle non-internautique.

        Et j’en ai marre de devoir, chaque fois, payer avec mes impôts des situations ubuesques parce que les français sont majoritairement des moutons, acceptent sans broncher le développement pourtant annoncé (depuis 2002 concernant airbus A380) d’entreprises aussi gigantesques que catastrophiques à tous les niveaux, sauf pour leurs dirigeants et les ingénieurs à leurs bottes.


      • T.B. (---.---.21.162) 5 octobre 2006 23:31

        bavette = je parlais de l’article de l’éminent Daniel Riot.


      • François Moyen (---.---.51.112) 6 octobre 2006 06:47

        Eh TB, t’as un ego gonflé à l’hélium... On ne te parle pas des ingénieurs mais des ouvriers. Quant aux artik de Wiki, scuze mais genre sources glauques... j’ai cliqué sur chevaux de course et j’ai pas trouvé l’A380 ;-p Et puis si tu sais déjà tout, t’as ka lire le FigMag au lieu de nous traiter de moutons à perdre haleine. Bravo Msieur Riot, Forgeard est un âne doublé d’un escroc, il est toujours temps de le dire.


      • Jules (---.---.91.230) 6 octobre 2006 09:50

        L’auteur de cet article commence par rappeler les faits, puis pose ses 3 questions. Où est le problème ? Quand bien même le caractère original serait faible, le fait que, sur AgoraVox, les lecteurs peuvent réagir donne aux articles une résonnance qu’ils n’ont pas sur la plupart des autres médias.

        Je crois que c’est là une des raisons principales du succès d’AgoraVox. Cette interaction immédiate du rédacteur avec ses lecteurs dégage un rapport à la réalité forcément différent : difficile de délirer en douce quand des milliers de critiques vous attendent sur leur clavier.


      • Jules (---.---.91.230) 6 octobre 2006 10:08

        AgoraVox ou la vrai vie.

        Les débats sur AgoraVos sont ouverts à tous. Par conséquent, comme dans la vie hors ligne, des égos gros comme des zeppelins viendront émailler le débat. Il faudra s’y habituer. C’est normal...

        Une suggestion pour TB : écrivez vos propres articles, ça vous calmera.


      • T.B. (---.---.21.162) 6 octobre 2006 14:29

        Merci pour tous vos compliments qui me vont droit au coeur et puisqu’il est question des moutons de Panurge, je citerai à nouveau Rabelais qui semble avoir disparu de la mémoire collective.

        En 1543, ses deux livres, Gargantua et Pantagruel sont condamnés par la Sorbonne. Le Tiers Livre fut condamné en 1546. En 1552, son Quart Livre fut censuré par la Sorbonne et par ordre du Parlement.

        Sa vie tout entière fut orientée afin de ne pas faire partie de ces « inutiles fardeaux de la terre » : ceux qui se contentent d’un savoir tout fait sans pratiquer l’ouverture d’esprit de la vraie connaissance : celle qui prend ses sources partout où l’on peut apprendre. Savoir, oui, mais savoir en conscience, c’est-à-dire en prenant la peine d’examiner et de comprendre. Homme de la Renaissance, libre penseur par étude, il écrivit : « Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme ». Science sans conscience : comme à la Sorbonne de l’époque, où un pseudo-savoir fait de traditions altérées permettait, dans un galimatias, des joutes d’insensés ou seulement guidées par les intérêts et les jalousies (la ruine de l’âme), au lieu que la fonction du savoir obtenu à la lumière de la raison est d’éclairer la marche de l’humanité.

        « Science, sans conscience, n’est que ruine de l’âme ».


      • T.B. (---.---.21.162) 6 octobre 2006 15:29

        Puisqu’il m’est permi de me défendre et de pas être lynché par la foule ...

        Tout a commencé comme suit : je lis l’article de Riot du 04/10 « Démocratie, oligarchie » ... Il y annonce « que la pensée complexe est en panne, qu’il faut sortir de la spirale de l’échec ... » Je lui réponds qu’il oublie la démocratie semi-directe de la Suisse et que la solution est peut-être là. Etonnant d’ailleurs de la part d’un grand reporter journaliste de faire , une fois de plus comme les autres journaleux, l’impasse sur le système politique sur la Confédération hélvétique.

        Deuxième article : celui-ci. Il reprend l’affaire Airbus A380. Personnellement, en tant que citoyen baîlloné au même titre que vous en dehors des blogs ou forum agora, je m’attends à ce qu’il y dénonce, non pas le scandale puisque tout le monde le connaît, mais la « tragédie » environnementale plus le fait que des comportements libres, le fait de vouloir se déplacer, appartiennent encore à des grands groupes qui décident à notre place. Rien de tout cela, au contraire Mr Riot reste rivé le nez dans le guidon de la haute technologie européenne : alors j’écris qu’il est en panne d’inspiration et qu’il est peut-être possible de circuler dans les airs sans kérozène (renseignez-vous) et donc etc ... Ou est le problème ? Où est le rapport avec un égo démesuré ?

        Cet article n’aborde que la superficie d’un problème et je n’ai aucune sympathie pour les ingénieurs et leurs ouvriers licenciés car, au nom de la sauvegarde de leur emploi, ils contribuent massivement à polluer la planète et en adhérant aux grands groupes empêchent les citoyens de choisir leur vie, démocratiquement.


      • Daniel RIOT Daniel RIOT 6 octobre 2006 16:22

        Le « journaleux »que que je suis esr sensible à vos remarques. « Ecrivarieux », dir mon facteur, « homme de lettres » authentique, puisque que chargé de lettres.. Je me demande simplement pourquoi vous éprouvele besoin de laisser une « trace » sur cette « non-info »... Trop de temps libre, peut-être, ou un nombrilisme mal assumé...Merci tout de même : vous devez être « meimmeur » que vous le pensez... Internet, une thérapie ? Vaste débat... Sur la question posée, vous n’apportez rien et n’enlevez rien. Mais il est des riens qui sont tout... Merfi de vous dévoiler ainsi, même si cela n’intéresse personne ou pas grand’monde.


      • T.B. (---.---.21.162) 6 octobre 2006 18:34

        Oui, tellement sensible à mes remarques que vous tapez à côté des touches, votre réponse en devient par moment incompréhensible. C’est quoi « meimmer » (principal noeud d’intérrogations) ?

        Bon, bref je n’ai pas l’intention de devenir le D. West d’AgoraVox. Entre parenthèse, si je ne suis pas toujours d’accord avec ce que raconte Diamen W, je reconnais de plus en plus que sa culture est grande et son humour, qu’il le veuille ou non, hautement décapant.

        Je n’ai pas beaucoup d’humour et vous, monsieur Riot, encore moins. Cela dit, apprenez que je suis perfectible (hé oui kilucru ?) et que j’éviterai désormais des attaques trop frontales et semi-directes, sauf la démocratie.

        Pour ne pas déranger davantage je vous laisse entre gens sérieux et responsables (au vu de la plupart des commentaires). Tellement responsables qu’il n’y a plus d’écrevisses dans nos rivières. Certains en riront, moi ça ne me fait pas rire du tout. Il n’y a pas, dans un monde comme le nôtre, de hors-sujets ... car tout est lié. En parlant de kérozène et de politique de l’emploi au détriments des enjeux environnementaux, je ne pense pas m’être trop écarté de la question airbus A380.

        J’ai même posté un lien apportant de l’eau au moulin de votre article. Cela pour approfondir la question des enjeux financiers d’Airbus et du groupe Lagardère. Pour rappeler aussi qu’internet est un outil extraordinaire et extraordinairement rapide lorsqu’on veut approfondir un sujet.

        A bon entendeur ...


      • benoit (---.---.54.51) 7 octobre 2006 12:11

        il a raison, airbus, tout ce qui est là est dans la presse.

        Ce que j’aimerais, connaitre des réactions européennes, il doit y avoir des salariés français allemand espagnol qui pourrait nous informer autrement.

        J’aimerais bien en savoir plus sur ces soucis de cablage, ça parait tellement énorme.

        Il ne faut pas oublier que plusieurs A380 volent, j’aimerais une analyse courte sur les soucis industriels. Comprendre les fameuses rivalités franco allmandes.

        Honnêtement la seule chose que je sache c’est que si airbus n’était pas un symbole politique, si c’était vraiment géré par des hommes de l’art on en serait pas là.

        Le problème c’est qu’airbus est un fleuron . Donc une place rêvée pour le pantouflage. Et quand on pantoufle on ne bosse pas pour les autres mais uniquement pour soit.

        Enfin s’il faut recapitaliser airbus on pourra toujours demander aux russes


      • kaiwin (---.---.212.160) 10 octobre 2006 02:24

        @alberto Il faut aussi préciser le mécano industriel d’Airbus. Quand un Boeing regroupe la fabircation d’un avion sur une même plateforme.

        concernant le futur B787 les voilures sont fabriqués au japon, une partie du fuselage en italie, les trains d’atterrissages en france (messier-dowty) les réacteurs (en partie) en grande-bretagne...etc, seul l’assemblage final va s’effectuer aux USA. loin de regrouper ces centres de production boeing les disperses a travers toute la planete, de préference chez les clients potentiels

        @alberto L’autre filiale d’EADS, Eurocopter, présente elle des sites spécialisés, et répartis tant bien que mal dans les « pays actionnaires ».

        oui ! une usine en france, une en espagne, une en allemagne, une aux USA....pour le NH90 pays-bas, italie, turquie....

        il ne faut pas perdre de vue qu’un avion (ou un hélico) est loin d’etre assemblable sur un seul site, et pour cause :les motoristes fournissent autant airbus que boeing donc ou s’installer sans doubler les usines, même chose pour les équipementiers (calculateurs, instruments de navigation, aménagement commercial). il faut savoir qu’une grande majorité des pieces qui constitues un avion sont achetés sur étagere (moteurs, trains, équipement électroniques, actionneurs hydraulique ou electrique, aménagement commercial, « quincaillerie » vis,rivets...ect). il est loin le temps ou on fabriquait son avion en bois dans le garage !!

        donc oui : il faut rationnaliser mais le fait de transporter des pieces d’un coté a l’autre de la planete ne semble pas gener boeing alors d’un coté du continent européen pour airbus ça n’est pas ça qui plombe les comptes


      • Marsupilami (---.---.59.118) 5 octobre 2006 12:01

        @ Webmaster

        Les espaces entre les lignes ont à nouveau disparu, comme les liens html.


        • Internaute (---.---.21.95) 5 octobre 2006 13:29

          J’approuve. Où peut-on trouver une documentation sur l’éditeur de texte d’Agoravox ? La touche Entrée n’est pas une fin de paragraphe !


        • alberto (---.---.161.128) 5 octobre 2006 13:48

          Encore un (mauvais) coup du « théoricien des arts » ?


        • albert (---.---.102.40) 5 octobre 2006 12:05

          Bonjour, je me garderai bien , en raison de mon incompétence chronique,, voire sénile ,d’être aussi acerbe Il me semble cependant que ce résumé n’était pas superflu pour les béotiens que je pense représenter ,sans allégresse particulière. Toutefois ,parce que je suis incorrigible qu’il me soit permis de penser à tout ceux qui seront victimes de ces décisions de « dégraissage » Que les économistes distingués qui affirment :. « Travailler plus pour gagner plus » y prennent une certaine sagesse Face à ceux qui voudraient simplement TRAVAILLER


          • T.B. (---.---.21.162) 5 octobre 2006 14:57

            Qui voudraient SIMPLEMENT travailler ? ... !!!

            Il y a des emplois assassins, monsieur albert, qu’on devrait supprimer sans une once de pitié. Les principaux responsables de la pollution mondiale sont ... les industries pétrolières, chimiques, pharmaceutiques, nucléaires civiles et militaires, liste non exhaustive.

            Je ne verse pas une seule larme sur les employés AZF de Toulouse et les petits actionnaires du groupe TOTAL comme vous ne vous attendrirez certainement pas sur le sort d’un « dégraissé » d’une usine qui fabrique des mines-antipersonnel.

            Concernant les députés : il faut effectivement qu’ils se calmassent. Trois ou quatre mandats ça doit tourner autour de 30 ou 40 heures de travail par jour, 7 jours sur 7. A mon avis, cela dépasse un tout petit peu le cadre familier de l’espace/temps. Mais bon, que ne feraient-ils pas au nom de l’intérêt général ?

            Pour en revenir aux airbus et au kéroséne, à son coût brut et environnemental

            voici le lien


          • T.B. (---.---.21.162) 5 octobre 2006 15:01

            Ca maaaaaaaaaarche smiley smiley !!! Merci Bulgroz qui m’a appris à rendre les liens actifs.


          • albert (---.---.102.40) 8 octobre 2006 09:32

            Bonjour, vous avez raison de souligner qu’il existe des emplois assassins Cependant, sans contester votre affirmation qu’il me soit permis face à ces experts qui martèlent dans tous les médias : « il faut travailler plus pour gagner plus » qu’il me soit permis donc une interrogation toute personnelle Devant les structures qui ferment qui balancent leurs ouvriers, leurs cadres au nom d’une réorganisation inhumaine ? Réorganisation qui est en fait l’aboutissement de la réflexion technique de l’ingénieur « Faire plus avec moins »(moins de constituants, moins d’ouvriers , P E R T oblige) Que faire pour endiguer le désastre ? Promouvoir la mobilité ? Généraliser les solutions adoptées dans d’autres pays ? (à condition que ces solutions soient clairement exposées : On chuchote qu’au Danemark, les indemnités de chômage sont réduites dans la mesure où l’intéressé refuse trois emplois offerts En oubliant de préciser que les ressources financières de son ancien emploi seront maintenues .cette rumeur est elle exacte ? Merci de confirmer ou non ?)

            Ford le constructeur automobile, déclarait devant ceux qui s’étonnaient du montant des salaires de ses ouvriers et cadres : « il faut bien que je les paye suffisamment ,pour qu’ils puissent acheter mes voitures »

            Que faire pour que la richesse produite par de moins en moins de monde (informatique oblige !),soit , à peu près ,équitablement répartie

            Mais il reste la justesse de votre remarque ;ce n’est pas en multipliant les emplois assassins qu’ un remède équitable pourras être trouvé Cordialement


          • Darkfox (---.---.141.125) 5 octobre 2006 12:09

            pour info ce n est aps le seul appareil en retard le A350 l est aussi ... il suffit de regarder la structure EADS pour ce rendre compte de l’usine à gaz... et on ne donne pas de délai délirant quand on vend un produit ! et la à l heure actuelle ce n est pas un produit mais toute une gamme qui est en retard je crois qu en plus de l A350 , un autre aurait du retard.. Il y a trop de site eads partout en Europe. Oui il va falloir épurer tout ça. Oui il y a eu fraude pour les ventes d action mais à l heure actuelle l important serait plus que EADS se trouve des solutions rapides à ces problèmes. D ailleurs la situation actuelle est abhérante pour cette société que ce soit la gestion chaotique commercialment parlant aussi . enfin bref bonne chance moi j epense m achetr des action eads dans 1 ou 2 mois ca sera au ras des paquerettes :)


            • (---.---.16.25) 5 octobre 2006 17:27

              Il y a quand meme une forte différence entre l’A380 et l’A350.

              Pour le premier, le découpage des opérations selon les sites est probablement en cause. Pour le second, c’est surtout le manque de prévision des dirigeants d’Airbus. En sous estimant le besoin d’un appareil plus économe, ils ont présenté un appareil (l’A350) en retard technologiquement face au Boeing. C’est, à peu de chose près, l’erreur qu’avait en son temps commis Boeing face à Airbus.

              Reste que la résolution du problème 380 risque de poser problème sur le développement de l’A350. Le coprésident allemand n’a d’ailleurs pas clairement exprimé son avis sur la conduite ou l’annulation pure et simple du 350.


            • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 5 octobre 2006 19:52

              Pour ma part je pense, et cela n’engage que moi, que le A380 est une erreur de stratégie commerciale dans la mesure ou le marché des gros porteur est un tout petit marché sans parler des contraintes qu’il impose en terme de réaménagement des pistes, des plate-formes d’embarquements et des délais de décollages après celui d’un A380 (turbulences). Le fait que Boeing n’est pas suivi Airbus sur cette stratégie le démontre et ils l’avait expliqué en 2003 si je me souvient bien. Le gros du marché de l’aviation civile est sur les long courriers du type Boeing 787 « Dreamliner » et A350 et là Boeing nous a largement devancé dans la prise de commandes.

              Cette erreur est d’autant plus grave que le A380 à fait prendre du retard sur la conception/modification du A350 (issu de l’A340) et ces deux retards vont plomber financièrement EADS, faire encore chuter l’action et permettre à Boeing de reprendre sa place de leader du marché.

              Toujours à mon avis les retards de livraisons affichés sur l’A380 ne sont là que pour masquer l’erreur de stratégie et pour ne pas avoir à dire « on s’est gouré de cible ». Donc voilà comment d’une entreprise en pleine expansion on en fait une entreprise en déficit avec encore des licenciements à la clé.

              Conclusion le A380 sera à Chirac ce que le Concorde à été à De Gaulle.


            • Mars (---.---.57.184) 5 octobre 2006 20:26

              Sauf qu’à la sortie de la période de Gaulle la France était l’une des plus grandes puissances du monde respectée de tous y compris des Etats-Unis et que nous vivons encore des restes des très grands projets industriels décidés à cette époque. Airbus, à ses débuts, a joui d’une certaine avance technologique qu’avait la France suite au projet concorde. Que dire des grands projets actuels ?


            • (---.---.16.25) 6 octobre 2006 09:33

              @bateleur

              Je pense que vous simplifiez le problème.

              L’A380 a été concu justement pour ne pas nécessité de modification des aéroports. Ainsi, tout aéroport pouvant acceuillir un B747 peut acceuillir un A380, cela pour ne pas retomber dans le piège du Concorde (les US avaient refusé l’allongement des pistes, une bonne manière d’empécher la vente d’un avion conçu avant tout pour faire paris-NY ou Londres-NY).

              Ensuite, Boeing a présenté en 2001 un projet de très gros porteur : une modification du 747 permettant de passer à 500-600 passagers. Boeing a, ensuite, annulé ce projet pour des raisons claires et annoncées comme telle : trop cher à développer, trop long pour être en concurrence avec le 380, trop en retard technologiquement (reprise du 747 vieillissant), et le marché ne pouvait pas supporter les couts de développement de deux gros porteurs.

              Boeing s’est ensuite reporté sur l’idée d’un avion ayant un cout par siège similaire au 380 (qui s’il est rempli offre un cout par siège très bas), mais embarquant moins de passagers : le Dreamliner. Là, c’est Airbus qui a estimé que l’intérêt d’un tel avion était limité : vu le nombre de passagers, la différence de cout en kérosène était minime... C’était compter sans la hausse du pétrole et la facilité de « rentabiliser » un avion de cette taille pour une compagnie.

              Cet avion est peut être une erreur stratégique. Mais, pour certaines lignes chargées, il permet de transporter beaucoup de passagers, pour un cout moyen inférieur à tous les appareils existants actuellement. Pour les compagnies faisant des trajets type Paris-NY avec beaucoup de passagers (les 747 sont pleins), cela peut sembler intéressant. Le dreamliner se destine à des trajets moins conventionnels (où il sera difficile de trouver 800 péquins par vols).

              Par contre, le 350 en tant que modification du 340 est clairement une erreur stratégique. Airbus avait pris une avance techno sur Boeing lorsque celui-ci se contentait de « recycler » ses vieilles technos. Airbus est tombé dans le même travers...


            • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 6 octobre 2006 21:17

              Vous nous dites :

              « L’A380 a été conçu justement pour ne pas nécessiter de modification des aéroports »

              Ce n’est pas ce que j’ai cru comprendre en regardant les nombreux reportages sur cet avion, et autre problème que vous ne reprenez pas : le délai de 14mn après le décollage d’un A380 à cause des turbulences créées alors que la plupart des aéroports sont pratiquement à la limite de leur trafic, le A380 leur imposerait de réduire la cadence de décollages ce qui va à l’opposé des besoins. Sans compter au temps qu’il va falloir pour contrôler et embarquer 800 personnes, regardez déjà les queues devant les portiques électroniques de la Navette Paris/Nice. Non vraiment je ne suis pas sûr que EADS ai fait le meilleur choix qui soit.

              Malgré nos petites divergence nous arrivons malheureusement à la même conclusion, cet article et l’actualité le confirment.


            • Rémi (---.---.36.94) 9 octobre 2006 08:52

              Sans Concorde, Airbus n’aurait pas vu le jour. Donc sans de Gaulle, pas d’Airbus :)


            • (---.---.16.25) 9 octobre 2006 10:07

              @Bateleur, en espérant que cette réponse sera lue malgré les 6 jours de décalage :)

              « A la veille de la tempête qui risque de souffler sur EADS et Airbus, le rapport tombe à pic. Le groupe européen a publié les résultats d’une étude triennale sur les turbulences de sillage de l’A380 le 28 septembre. Menée par des experts des JAA (Joint Aviation Authorities), d’Eurocontrol, de la FAA américaine (Federal Aviation Administration) et d’Airbus, celle-ci conclut que l’A380 se comporte de façon très similaire au Boeing B747-400 en croisière. Lors des phases de décollage et atterrissage, en revanche, une distance plus grande est requise pour l’appareil qui le suit. Mais l’impact peut être atténué.  »

              Le 380 a un cahier des charges techniques sévères, imposant le standard 747 comme « norme ». Il devait donc tenir dans le cube 747, d’où le temps de conception de cet appareil. Il aurait été plus facile de faire voler un monstre pareil en augmentant son envergure, mais l’avion ne serait alors pas rentré dans le cube 747.

              Le délai entre le décollage d’un 380 et l’avion suivant est similaire à celui entre b747 et son suiveur.

              Les sas sont « compatibles » 747, pour ne pas nécessité de modification des aéroports.

              Enfin, le système d’amortisseur a nécessité beaucoup de travail pour qu’un appareil de ce poids puisse se poser sans imposer de renforcement des pistes ni du tarmac.


            • joël norfard (---.---.11.5) 5 octobre 2006 12:24

              Etonnant ?! il y a quelques mois, Airbus était un fleuron, apte à réaliser presque tout seul l’intégration européenne (votez oui, nous disait-on et l’Europe ressemblera à Airbus) et devant favoriser l’embauche de MILLIERS (relisez la presse !) de techniciens. Aujoud’hui, les mêmes ou peu s’en faut, nous expliquent qu’Airbus est au bord du gouffre !! Vu de l’intérieur : 463 avions à livrer cette année (un record !)et 5 ans de commandes devant nous (du jamais vu !) Et si tout cela n’était que de l’intox ? Et si certains instrumentalisaient la réussite d’Airbus pour faire passer leur idéologie (ultralibérale et mondialiste) ? La vérité : on a eu tort de mettre une grosse partie du capital d’EADS en bourse, car aujourd’hui, on est otage des fonds de pension qui réclament plus de 10% de rentabilité par an. 2ème erreur : confier la boutique à un mégalomane (Forgeard) dont le seul « mérite » est d’être un proche de Chirac et dont les décisions étaient dictées par son immense ambition personnelle


              • gem gem 5 octobre 2006 12:28

                Les coupes sombres c’est pas grave. On coupe juste quelque arbres et la forêt reste sombre.

                Les coupes graves, ce sont les claires. Là, on coupe assez pour que le soleil réapparaisse. 30% , on y est.


                • (---.---.30.27) 5 octobre 2006 13:25

                  + 1 pour gem !!!


                • faxtronic (---.---.127.45) 5 octobre 2006 14:04

                  j’allais dire la meme chose que Gem a la vue du resume de l’article : De sombres coupes claires en perspectives, c’est clair non ?


                • Zermikus (---.---.58.13) 9 octobre 2006 09:08

                  Oui, les coupes sombres ou claires, 95% des gens pensent l’inverse !

                  Pour revenir au sujet, pourquoi ne pas réitérer l’exploit du France et du Concorde ?..

                  La France est d’abord un pays de « grandeur »... N’oublions pas l’exception du modèle français !... Putain, que de nombrils qui se grattent...

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