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Accueil du site > Actualités > Europe > Avortement : le droit des européennes à disposer de leur corps remis en (...)

Avortement : le droit des européennes à disposer de leur corps remis en cause par les conservateurs espagnols

Les libertés individuelles sont des droits acquis durement à la suite de longues luttes. Mais ce sont des droits fragiles qui peuvent à tout moment être remis en cause comme en témoigne l’actualité outre pyrénées. Ainsi, chez nos voisins espagnols le gouvernement conservateur prévoit de restreindre sérieusement le droit à l’avortement ramenant le pays 30 ans en arrière.

Ne croyons pas que le combat des femmes mené de l’autre côté des pyrénées ne nous concerne pas. En effet, le ministre espagnol de la justice, Alberto Ruiz-Gallardon, a expliqué dans un entretien au quotidien monarchiste ABC du 27 décembre « Nous avons fait la première loi qui reflète l'opinion majoritaire des citoyens européens, (…) et je suis convaincu que cette initiative aura des prolongements dans les Parlements d'autres pays européens. »

Au sein de l’Union Européenne la plupart des pays membres autorisent l’IVG. A la veille des prochaines élections au Parlement européen les déclarations du ministre espagnol ont de quoi inquiéter les partisans du droit des femmes à disposer librement de leur corps. 

Dans la classe politique française, seul Jean-Marie Le Pen a salué sur Twitter le projet de loi espagnol. Toujours du côté du Front National, Florian Philippot, le candidat aux élections européennes dans le Grand Est a considéré que le thème de l'avortement est un « sujet de diversion ». Rappelons que pendant la campagne présidentielle de 2012, Marine Le Pen, elle-même, avait critiqué les « avortements de confort » et émis l'idée de ne pas rembourser les interruptions volontaires de grossesse en cas de problèmes budgétaires. Ces différentes déclarations des dirigeants du Front National montrent ainsi le risque certain de restrictions de nos libertés individuelles que nous pourrions encourir face à une nouvelle montée du parti nationaliste aux prochaines élections.

En France, l’interruption volontaire de grossesse est légalisée depuis 1975 mais un rapport du Haut conseil à l'égalité entre les hommes et les femmes présenté en novembre dernier pointe la difficulté d'accès à l'interruption volontaire de grossesse. Un accès jugé problématique notamment en raison d'une baisse de l'offre de soins. En effet, des hôpitaux et des maternités ayant fermé, les centres d'IVG qui afférents à ces centres ont fermé. Dans la dernière décennie on recense pas moins de 180 fermetures de centre IVG dans l’hexagone.

L'accès aux soins est très hétérogène selon les régions et au sein même des régions. Ainsi dans les grandes agglomérations, les femmes n'ont pas de difficultés à accéder aux centres IVG ou aux médecins libéraux habilités à les effectuer mais, dans les territoires ruraux, ça peut devenir rapidement beaucoup plus compliqué.

Aux difficultés de l’accès aux soins s’ajoute la disparition et les difficultés financières rencontrés par le Mouvement français pour le planning familial depuis 2009.

Du coup, chaque année, en France, quelque 5.000 femmes, selon les chiffres du Planning familial, qui n’arrivent pas être prises en charge sont forcées de se rendre à l’étranger.

Il reste un tabou autour de l’IVG, un fond de culpabilité. Or, c’est un événement fréquent dans la vie d’une femme (40% des femmes françaises ont avorté au moins une fois dans leur vie), même avec une contraception. Avec une moyenne de 400 cycles dans une vie, il est normal qu’il y ait quelques ratés. Or, quand une femme est enceinte et qu’elle ne l’a pas voulu, il est normal qu’elle ait la possibilité de choisir.

 


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79 réactions à cet article    


  • aviso aviso 30 décembre 2013 14:03

    Ce pays est déjà incapable de réclamer ses impôts en temps et en heures, comment voulez vous qu’il applique cette bouffonnerie qui fait vivre une centaine de cliniques florissantes .

    C’est héritiers du franquisme accommodant vont faire perdurer les arrangements avec le ciel :

    Les divorces catholiques a 1 million de Pésétas (mariage non-consommé) specialiste des vols d’enfants pour des naissances sous X, de la pilule en vente libre dès les années 50, des maternités religieuses qui faisaient passer les enfants des filles pour ceux de leurs mères, des maisons de rendez vous tenus par les évêchés ou l’opus dei !!!


    • matador matador 30 décembre 2013 19:43

      L Espagne à du mal à faire rentrer l’impôt, la France le dilapide cet impôt....alors vos leçons sur ce pays vous pouvez les garder, faites d’abord le ménage chez vous....ya du taf... 


    • aviso aviso 31 décembre 2013 13:23

      Matador vous vous ridiculisez, la France n’a pas 8 aéroports fantômes et 1.8 millions de logements a vendre au plus offrants !!!


    • oncle archibald 30 décembre 2013 15:16

      Parler de droit à l’accès aux soins lorsqu’il s’agit d’avortements me parait inapproprié. La grossesse, désirée ou non, n’est pas une maladie. 

      Parler de raté de contraception quand il s’agit par un geste médical de mettre fin à la vie d’un embryon qui sans ce geste deviendrait quelques semaines plus tard un beau bébé, me parait également inaproprié.

      Tuer un bébé en gestation parce qu’il gène comme l’on percerait un furoncle disgracieux me parait personnellement monstrueux. Que le père de cet futur bébé n’ait pas son mot à dire me parait également monstrueux.

      Que les tenants de l’IVG aient au moins l’honnêteté d’appeler les choses par leur nom. L’avortement consiste à mettre un terme à la vie d’un tiers dans des conditions organisées par la loi. Je ne comprends pas pourquoi l’infanticide à la naissance ou l’avortement tardif sont considérés comme des crimes alors que le même geste, supprimer la vie d’un enfant, commis quelques semaines auparavant est considéré comme un geste médical.

      Le droit à l’avortement ça n’est pas pour une femme le droit de « disposer de son corps », c’est le droit de disposer du corps d’un autre, un tiers en position d’extreme vulnérabilité, incapable de se défendre et même de crier.

      • zergotine 31 décembre 2013 06:24

        L’IVG est pratiqué sur un amas de cellules avant la quatorzième semaine de grossesse ... si l’on considère que ces cellules sont un bébé... alors il faut que chaque ovule et chaque spermatozoide de l’enfant au vieillard contribue à faire émerger du néant un nouvel être humain !! voilà ce que j’appelle être « prolife ».

        La vie déjà née prime sur celle à naître : Une fille ou une femme doit pouvoir décider si elle est en mesure ou non d’enfanter (peu importe la ou les raisons de son choix !!). Personne n’a le droit de la juger de lui imposer les monstruosités d’une telle grossesse car c’est de son utérus, de sa vie dont il s’agit. Etre née femme ne doit pas sous-entendre : maternité obligatoire !!!
        Une femme ovule chaque mois pour la plupart dès 12 ans et jusqu’à 55 ans passés, il est évident que des accidents de la contraception arriveront au cours de sa vie...

        Que ceux qui sont contre l’IVG applique leurs croyances à eux-mêmes sans les imposer à autrui !


      • Guillaume GRENADIN 3 janvier 2014 06:05

        enfin du bon sens dans toutes ces dérives ! je partage avec ferveur vos propos !


      • sylvie 3 janvier 2014 19:07

        Hum, vous oubliez de préciser « le commentaire de Zergotine »


      • cedricx cedricx 30 décembre 2013 15:28

        Pardon mais il ne s’agit pas de leur corps, mais de celui d’un autre être humain sur lequel elle n’ont aucun droit de vie ou de mort. Oui et mille fois oui les femmes sont libres de leur corps, elles peuvent en faire ce qu’elle veulent et avec qui elles veulent, tout comme l’homme d’ailleurs, elles ont à leur disposition toute une panoplie de moyen contraceptifs qui éviteront qu’en leur sein naisse un autre être humain, car la vie débute à une échelle microscopique lorsqu’un ovule minuscule fusionne avec un spermatozoïde, à partir de ce moment là nous sommes en présence de deux corps, un enfant d’une seconde a autant droit à la vie qu’un enfant de 1 an ou de 10 ou d’un adulte de 50 ans, si on accepte qu’il est légitime de mettre fin à la vie d’un être vivant agé de 10 secondes, d’un mois ou de cinq, il est donc tout aussi légitime de mettre fin à la vie d’une personne agée de 5, 10, 15 ou 20 ans ; ce n’est pas parce que ces dernières ont plus d’expériences de la vie qu’elle devraient être épargnées (résonnement par l’absurde qu’on se rassure).

        Oui la femme est libre de faire ce qui lui plait, tant qu’il s’agit de son corps et uniquement de son corps...

        • sleeping-zombie 30 décembre 2013 16:23

          Hello,

          ta définition de la vie ne repose sur aucun critère objectif. Tu situes la « création » de la vie lors de la fusion de 2 gamètes, pourquoi pas... mais pourquoi ne pas considérer que l’ovule lui-même est déjà de la vie et condamner les femmes pour meurtre chaque fois qu’elles ont leurs règles, ou qu’un spermatozoïde est aussi vivant et condamner les hommes pour génocide quotidiennement ?

          Il faut bien mettre une limite quelque part, comme pour le code de la route. C’est arbitraire mais nécessaire. Et le problème des limites arbitraires, c’est qu’elles sont toujours perçues comme injuste (« mais heu !!! à 51km/h je suis en infraction mais pas à 49 ? c’est n’importe quoi ! »)

          Vouloir déplacer le délai de l’avortement à un arbitraire « zéro » ne relève pas de la logique, mais de l’idéologie. Tu n’aimes l’idée que les femmes puissent coucher sans concevoir, c’est tout, assume.


        • oncle archibald 30 décembre 2013 16:35

          Tu te trompes Sleeping zombie, ce que Cedrix (et moi et plein d’autres) n’aimons pas c’est l’idée que les embryons que les femmes portent dans leur ventre puissent être considérés comme un bout de bidoche quelconque qu’on peut jeter à la poubelle ou un furoncle sur le nez qu’on fait péter entre ses doigts quand il est mûr pour s’en débarrasser. J’assume totalement ce que je viens d’écrire.


        • amiaplacidus amiaplacidus 30 décembre 2013 17:45

          J’imagine, Cedrix et Oncle Archibald, que vous militez activement pour la suppression de l’armée, parce qu’elle, elle apprend à tuer, non pas embryons, mais des jeunes de 20-25 ans !

          Je serais heureux d’avoir votre avis à ce sujet. Mais, selon vos différents posts, je pense que vous vivez une monstrueuse contradiction.

          En ce qui me concerne, je pense que, malheureusement, tant l’IVG que l’armée sont des maux nécessaires, je serais absolument ravi que l’on ait besoin, ni de l’une ni de l’autre, mais la réalité est autre.


        • oncle archibald 30 décembre 2013 18:02

          Amlaplacidus vous avez légèrement tendance à mélanger les torchons et les serviettes. 

          La réalité du monde tel qu’il est ne me fait pas souhaiter la suppression d’une armée qui servira peut être à nous défendre si nous sommes attaqués, mais je ne vois pas pourquoi les embryons, qui sont des jeunes de 20 ans en devenir, pourraient être tués par commodité personnelle.

          Je ne vois rien de commun entre l’IVG et l’armée et comme vous je serais absolument ravi que l’on n’ait besoin ni de l’une ni de l’autre. Cependant en tant qu’individu responsable de mes actes, je peux être directement efficace en décidant de ne pas avoir recours à l’IVG et en essayant de faire prendre conscience de la réalité sordide cachée pudiquement suis ces trois lettres anodines, tandis que je n’ai aucun pouvoir direct sur le fait de subir ou d’entreprendre une guerre. 

        • Alsete Alsete 30 décembre 2013 18:09

          Il vous revient de droit de ne pas procéder à une IVG. C’est d’ailleurs l’esprit de la loi : la liberté reconnue aux femmes de disposer de son corps.


        • oncle archibald 30 décembre 2013 19:08

          « C’est d’ailleurs l’esprit de la loi : la liberté reconnue aux femmes de disposer de son (de leur) corps. »

          Ca c’est la version « light ».

          La version « hard » c’est la liberté reconnue aux femmes de zigouiller un embryon qui ne demande qu’à naitre dans quelques mois, sans même avoir à prendre l’avis de celui qui a fourni la moitié du matériel génétique qui a permis son existence. Ce futur bébé ça n’est pas son corps, c’est un autre corps en devenir. Il ne lui appartient pas plus que celui de ses autres enfants si elle en a.

          Avorter par commodité c’est considérer qu’un embryon humain c’est un morceau de viande gênant qui encombre son ventre et dont elle peut se débarrasser comme d’un bouton sur le bout du nez. Cette façon de penser est contraire à la réalité et vous le savez bien. Un avortement n’est jamais anodin. 

          Ca n’est pas un geste de liberté qui grandit celle qui le fait ou un geste de préservation de la santé comme par exemple de s’arrêter de fumer. C’est un constat d’échec et souvent un remord qui perturbe mentalement pendant des années celle qui ne pourra jamais oublier qu’elle a empêché un bébé de naitre. Son bébé et celui de son compagnon.

        • matador matador 30 décembre 2013 19:39

          les jeunes et l’armée : La différence c’est que les jeunes ont ’signé’ et sont volontaires donc conscients....rapprochement donc totalement dénué de....bon sens.


        • zergotine 31 décembre 2013 06:51

          Il s’agit bien du corps de la femme ne vous en déplaise son uterus n’est pas une couveuse !
          Vous n’avez aucun droit de lui imposer une grossesse non désirée !
          Pour moi un ovule est une promesse de vie, tout comme un spermatozoïde.. qu’il soit séparé ou amalgamé de votre point de vue il faudrait que tous émergent du néant pour devenir « être humain » ?

          Seule une conscience humaine peut en décider : la femme qui ne souhaite pas devenir mère ! On lui doit le respect de sa décision et l’aider à avorter car justement c’est d’une promesse de vie dont il s’agit et l’on ne peut imposer à femme une grossesse qu’elle devra endurer et supporter et ainsi compromettre cette vie : infanticide, maltraitance ou abandon.
          Nous avons assez d’enfants miséreux qui n’auraient jamais dû naître sur cette planète de 8 milliards d’individus par la peine de se torturer les méninges avec ceux qui ne sont pas nés !


        • amiaplacidus amiaplacidus 31 décembre 2013 08:01

          Eh bien non Matador, tout le monde n’est pas volontaire pour partir tuer d’autres hommes. En cas de montée des tensions en Europe vous verrez si la conscription ne revient pas au galop.

          Je n’étais pas volontaire pour aller en Algérie, j’y ai été à contre-cœur, j’y ai vraisemblablement blessé et tué, je dis vraisemblablement car lors d’un engagement, on ne sait pas vraiment qui tue qui. Et je peut vous assurer que j’y pense encore plus de cinquante ans après.

          En revanche, personne, absolument personne, n’oblige une femme enceinte à pratiquer un IVG. C’est une décision qu’elle prend seule, avec, on l’espère sans trop y croire, l’aide de celui qui l’a mise enceinte.


        • Alsete Alsete 30 décembre 2013 16:24

          Le nombre d’IVG réalisées en France n’a pas évolué depuis le début des années ’80 et on estime qu’il ne dépasse pas celui des IVG pratiquées avant la loi de 1976 ; ce dernier chiffre ne peut être qu’estimé, mais il y avait certainement autant d’IVG avant la loi qu’après.


          La loi a permis d’encadrer médicalement un état de fait afin de juguler les IVG souvent réalisées par des non-professionnels dans des conditions sanitaires et de culpabilisé indignes d’un pays civilisé. En cela c’est une avancée sanitaire que nul ne peut renier de bonne foi.
          Les mieux nanties allaient en Suisse ou au Royaume-Uni et bénéficiaient alors de conditions optimales.

          Efficacité des méthodes contraceptives :

          Pour une pilule oestro-progestative, l’indice de Pearl est de 0,3 %, soit une 1,2 grossesses non désirées pour une période de fécondité moyenne de 400 cycles ovariens.

          Seuls les âges extrêmes (< 18 ans - > 40 ans) présentent un taux d’IVG supérieur au taux de grossesses poursuivies. Pour l’ensemble de la population concernée, il y a moins d’une IVG pour 3 naissances.

          Ceci afin que chacun dispose d’éléments tangibles de réflexion avant de plonger à pieds joints dans un déni de réalité.



          • oncle archibald 30 décembre 2013 16:39

            « il y a moins d’une IVG pour 3 naissances »

            Moi qui suis d’une fratrie de 4 je mue demande qui aurait été jeté à la poubelle pour satisfaire aux statistiques ... Mon frère ainé ? Ma soeur ? Mon autre frère ? Moi ?

          • sleeping-zombie 30 décembre 2013 18:54

            @archibald
            Moi qui suis d’une fratrie de 4 je mue demande qui aurait été jeté à la poubelle

            Pas « qui aurait », mais qui « a été et que je n’ai jamais connu ».


          • César Castique César Castique 30 décembre 2013 20:14

            « ...médicalement un état de fait afin de juguler les IVG souvent réalisées par des non-professionnels dans des conditions sanitaires et de culpabilisé indignes d’un pays civilisé. »¨


            Parce que tuer un enfant à naître alors que la mère était consentante et que sa santé n’est en rien menacée, c’est digne d’un pays civilisé ? 

            Si c’est le cas, c’est que le sens des mots change à proportion de ce que croît l’illettrisme ! 

          • Pie 3,14 30 décembre 2013 20:45

            A César, « Tuer un enfant ». Non un foetus n’est pas un enfant.

            C’est un être vivant certes, voilà pourquoi avorter n’est pas un acte anodin mais en faire un enfant est clairement abusif.

            Les pro-vie considèrent la vie humaine comme un don de Dieu. Les humains n’ont donc pas le droit de s’opposer à la providence.
            Les autres, plus pragmatiques et non religieux considèrent qu’il s’agit d’un problème sanitaire à gérer et mettent en avant la liberté de choix et le droit des femmes à disposer de leur corps.

            Que cela vous plaise ou non, les seconds sont plus nombreux que les premiers et c’est très bien ainsi.


          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 00:21

            « Non un foetus n’est pas un enfant. C’est un être vivant certes… »,

            Un peu comme une limace, on pourrait dire…

            « …voilà pourquoi avorter n’est pas un acte anodin mais en faire un enfant est clairement abusif. »

            Pour moi, tuer une limace est anodin, mais si le fœtus est plus qu’une limace, et moins qu’un enfant, je n’arrive pas à la situer dans l’ordre du vivant… Sauf à tortiller du sophisme et de l’ergotage.

            «  …il s’agit d’un problème sanitaire à gérer et mettent en avant la liberté de choix et le droit des femmes à disposer de leur corps. Que cela vous plaise ou non, les seconds sont plus nombreux que les premiers et c’est très bien ainsi.  »

            Ce n’est pas mon avis. Agnostique, je considère l’avortement de convenance personnelle comme un pur produit de l’individualisme inhérent à la société de consommation.

            Et, pour moi, très logiquement, le droit de disposer de son corps est, indépendamment du prétexte invoqué, l’initialisation du processus de mise en œuvre de l’aberration libertarienne, que je rejette en bloc et en détail, l’avortement étant, bien entendu, l’un des détails…

            Et l’un des plus pernicieux, sous ses faux airs libératoires.


          • zergotine 31 décembre 2013 06:54

            Un feotus n’est pas un enfant !
            Apparemment nous n’y connaissez pas grand chose en science et encore moins aux femmes !


          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 10:54

            « Un feotus n’est pas un enfant ! »


            Il y en a qui se disent ça pour se donner bonne conscience, mais comme je ne place pas le problème de l’avortement sur le plan de la conscience, je n’ai pas besoin de recourir aux services du bon docteur Coué. 

            ET, comme je l’ai rappelé ailleurs, il y a aussi des bioéthiciens qui pensent que le nouveau-né non plus n’est pas un enfant. A partir de là, on peut disserter à l’infini autour de la question « Qu’est-ce qu’un enfant ? » Ce serait fastidieux.

          • buratino buratino 31 décembre 2013 11:40

            On peut naître limace et ne pas avorter, demander à Mamie Hollande


          • sirocco sirocco 31 décembre 2013 13:17

            @ César Castique

            Et, pour moi, très logiquement, le droit de disposer de son corps est [...] l’initialisation du processus de mise en œuvre de l’aberration libertarienne [...]

            Espérez qu’aucun psychiatre ne vienne à lire votre « logique » parce que là, vous risquez l’internement d’office.


          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 16:07

            « Espérez qu’aucun psychiatre ne vienne à lire votre « logique » parce que là, vous risquez l’internement d’office. »


            Je n’aurai pas la cruauté de vous demander de développer. La période de l’année incite à l’indulgence smiley

          • César Castique César Castique 31 décembre 2013 16:10

            « On peut naître limace et ne pas avorter, demander à Mamie Hollande. »


            Je savais bien qu’il était difficile de situer Flamby sur l’« échelle du vivant »... smiley

          • jullien 1er janvier 2014 13:17

            Excellent commentaire, Alsete : avant de débattre de l’avortement, il vaut mieux s’informer des faits.


          • julius 1ER 2 janvier 2014 13:11

            @Alsete


            je partage totalement ce que tu écris !!!!!!!

          • Alsete Alsete 30 décembre 2013 18:06

            « Moi qui suis d’une fratrie de 4 je mue demande qui aurait été jeté à la poubelle pour satisfaire aux statistiques ... Mon frère ainé ? Ma soeur ? Mon autre frère ? Moi ? »


            Il n’est pas question d’enfants nés mais de la prise en considération d’une réalité sociétale ; c’est ce que met en avant les statistiques par accumulation de situations personnelles diverses et variées.

            Les statistiques reflètent une réalité a posteriori, nul n’a demandé à vos parents de jeter un de leurs enfants à la poubelle afin de s’y conformer a priori.














            • sleeping-zombie 30 décembre 2013 18:57

              Tu te fatigues pour rien, tonton archibald n’admettra jamais qu’avant l’IVG on se contentait de faire une petit balade en voiture à 50-60 sur un sentier de forêt. Et qu’avant ça on devait prescrire une bonne heure de galop. C’était inutilement dangereux, mais les curés gardaient le sourire puisqu’ils sauvaient les apparences...


            • oncle archibald 30 décembre 2013 19:22

              Vous faites semblant de ne pas comprendre de que j’écris. 

              Je suis contre la banalisation de l’avortement dit aussi IVG parce que ce geste ça n’est pas trois lettres aseptisées mais le fait d’empêcher un futur bébé de vivre.. 

              Je ne suis pas naïf au point de croire qu’avec ou sans loi l’avortement reste pour certaines l’ultime solution à un problème qu’elles pensent ne pas pouvoir régler autrement et dans le cadre d’une décision prise il vaut bien mieux en effet que cet avortement se passe dans une clinique que dans une arrière cuisine avec une aiguille à tricoter.

              Ce que je dis c’est que ça reste une exception redoutable dans la loi, un assassinat autorisé sous conditions, et pas du tout un geste anodin ni un grand pas vers la liberté des femmes comme on voudrait nous le faire avaler.

              Quand à ma famille qui sait si je serai né ou non si ma mère n’avait pas fait une fausse couche juste avant moi suite à une marche épuisante pour aller se ravitailler à pied en Espagne pendant la guerre 39/45. Ce qui est sûr en revanche c’est qu’elle a beaucoup pleuré ce bébé perdu preuve s’il en est qu’un embryon n’est pas un morceau de viande comme un autre.

            • César Castique César Castique 30 décembre 2013 20:17

              « ...l’avortement reste pour certaines l’ultime solution à un problème qu’elles pensent ne pas pouvoir régler autrement. »


              Comme, par exemple, quand on a réservé « à Maurice » - comme ils disent - une année à l’avance ?

            • Pie 3,14 30 décembre 2013 20:20

              A César Castique,

              Ne dites pas n’importe quoi. Pensez-vous sincèrement que la plupart des femmes avortent pour ne pas rater leurs vacances ?

              Vous niez une réalité qui n’a rien de confortable.


            • César Castique César Castique 31 décembre 2013 00:23

              « Pensez-vous sincèrement que la plupart des femmes avortent pour ne pas rater leurs vacances ? »


              J’ai cité un exemple, c’est une vocation rentrée de caricaturiste qui vous incite à l’étendre à la « plupart des femmes » ?

            • Pie 3,14 31 décembre 2013 09:35

              A César,

              Et bien sûr un exemple parfaitement pris au hasard...

              Comme vous le dites dans un autre post, vos sympathies vont au FN, il est donc logique que vous repreniez l’argument des IVG de « confort » de MLP.

              Résumons : vous êtes un agnostique FN, citez volontier JM Le Pen, êtes anti-mariage gay et anti-IVG.


            • César Castique César Castique 31 décembre 2013 10:43
              « Et bien sûr un exemple parfaitement pris au hasard... »

              J’aurais pu parler de la « nécessité » de changer la bagnole, de l’achat d’un camping-car, de la proximité d’un examen, parce qu’il fallait èvoquer une situation concrète et plausible.

              « Résumons : vous êtes un agnostique FN, citez volontier JM Le Pen, êtes anti-mariage gay et anti-IVG. »

              Pas terrible. Je suis agnostique, certes, mais pas FN, dont je m’écarte complètement sur la question du communautarisme, par exemple. Je cite rarement JMLP parce qu’il est plus judicieux de trouver des « appuis » et des cautions en-dehors de sa famille de pensée. 

              Quant au mariage homosexuel, il reste pour moi la dinguerie absolue, passible d’internement psychiatrique, qu’il était il y a une trentaine d’années. En revanche, je ne suis pas contre l’avortement, je déplore ce qu’il révèle de l’état de la société - si tant est que l’actuel conglomérat d’individus mérite encore le nom de société.

              Etre contre quelque chose que 80 % des gens approuvent est à la fois vain et contre-productif. Et être pour quelque chose que 80 % des gens condamnent s’inscrit dans la même ligne. 

              Prenant ses distances avec l’Action française, Barrès écrivait à Maurras : « Ne pouvant faire que ce qui vous parait raisonnable soit accepté de tous, pourquoi ne tâchez-vous pas que ce que la majorité accepte devienne raisonnable ? » C’est un exemple de lucidité politique qui devrait inspirer tous ceux qui se préoccupent de la chose publique...

              En vertu de quoi, je pense qu’il serait du devoir d’un Etat réellement national non seulement d’empêcher qu’une grossesse ne plonge une « nationale » dans la précarité, mais encore de faire ce qu’il faut pour qu’une grossesse permette à une « nationale » qui s’y trouve, de sortir de la précarité. 

              C’est à ce prix, et à quelques autres aménagements allant dans le même sens, qu’on pourrait empêcher la substitution de population - que d’aucuns souhaitent - prônée pour combler les déficits démographiques.

            • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 30 décembre 2013 21:11

              Bonjour, 


              La nouvelle loi sur l’avortement a été voté par le parlement légal espagnol. 
              Si les Espagnols ne sont pas satisfaits, qu’ils votent pour d’autres.
              En tout cas ce n’est pas aux Français de venir leur donner des leçons.
              Pour le reste on peut parfaitement considérer que l’avortement ne ressort pas du droit de la femme, mais du droit à la vie. Le paradoxe étant qu’on a abolit la peine de mort pour des criminels, et que l’avortement l’a établit pour des « forcément » innocents. Aprés il a la réalité : avec ou sans loi l’autorisant, il y aura toujours des avortements, que ce soit suite à des faits tragiques (viols, ...), ou dûs à des questions de confort (les avortements pour pouvoir partir en vacances et autres existent). La légalisation de l’avortement est une bonne chose, mais ce n’est pas vraiment ce qui a été fait de plus glorieux. Plus important la loi Neuwirth sur la contraception a été, et reste, véritablement une véritable avancée de civilisation (maitrise de la conception de l’enfant).


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