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Accueil du site > Actualités > Europe > Belgique : le problème c’est le s-e-x, pas la langue !

Belgique : le problème c’est le s-e-x, pas la langue !

La dernière campagne (en date) du dernier parti unitaire de la future-ex-Belgique a le mérite de recadrer le problème belge malgré ses accents quelque peu machistes. Faut-il y voir les prémices d’une campagne électorale ?

 
La dernière campagne (en date) du dernier parti unitaire de la future-ex-Belgique a le mérite de recadrer le problème belge malgré ses accents quelque peu machistes. Faut-il y voir les prémices d'une campagne électorale ?
 
"(...) Un parti qui en a... Nous sommes la gauche décomplexée (...)", déclare le camarade Raoul, jeune porte-parole du Parti du Travail de Belgique sur le tract et situé "à gauche de la gauche"comme il est de coutume d'ânonner aujourd'hui, entendez "à gauche" puisque "la gauche classique" en Belgique comme ailleurs, n'existe plus ou collabore.
Certes comme une camarade qui m'est chère et qui ne mâche pas ses mots me le faisait remarquer  : "S'ils avaient photographié une femme entre deux hommes, les gens y auraient surtout vu une chaudasse... L'avantage ici est que c'est le mec qui porte l'horrible t-shirt jaune cocu, c'est déjà ça !". .. Comment lui donner tort ?
 
"Le PTB ne souhaite pas pour autant évacuer la question communautaire mais il veut sortir du discours traditionnel des partis politiques. "Ceux-ci mènent une politique qui oblige chacun à se replier sur sa communauté linguistique. Or, les travailleurs flamands, wallons et bruxellois sont confrontés aux même problèmes sociaux et économiques".
Le PTB espère pouvoir débattre de ces questions avec la N-VA. Il entend démontrer aux électeurs du parti nationaliste que les points de vue qu'il défend sont "anti-sociaux". (Belga)
 
Voilà une analyse pertinente, car la droite menée par la NVA piaffe d'imposer des mesures d'austérités sans précédents travesties en prise d'indépendance flamande et menace de provoquer une nouvelle crise, crise dans la crise en forme de nouvelles élections, afin de tenter d'éviter de devoir composer avec les francophones qui ont majoritairement voté "à gauche".
 
Or il est un fait intéressant de relever tandis qu'une certaine Europe prétend que la solution à la crise passe par l'austérité : vu que la Belgique n'a toujours pas de gouvernement les mesures d'austérités réclamées à corps et à cris n'ont pas encore pu être appliquées.
Or que pouvons nous constater : la Belgique réussit un exercice budgétaire bien meilleur que les pays où ces mesures sont appliquées ! Voilà qui fait tache dans l'agenda ultra-libéral européen. Ce malgré les tentatives de déstabilisations d'une certaine presse financière ou des agences de notations qu'il serait temps de museler -plutôt que de nous divertir avec Wikileaks- quand on mesure l'ampleur des dégâts provoqués par ces institutions purement politiques et non démocratiques.
 
Pour revenir au PTB qui s'il a bien amélioré son score aux dernières élections, n'a toujours pas réussi à imiter l'envolée de ses camarades européens en Allemagne ou en Hollande par exemple. Une chose est certaine, c'est qu'avec ses actions militantes sur le terrain ou son service de médecine gratuite, voilà la preuve qu'il existe encore un parti à gauche en Belgique !
Reste un problème : son nom.
"Parti des travailleurs" à la limite et encore mais "du travail" quelle étrange idée !
Particulièrement quand on sait que Karl Marx lui-même écrivait :
« ...les prolétaires, eux, doivent, s'ils veulent s'affirmer en valeur en tant que personne, abolir leur propre condition d'existence antérieure… je veux dire, abolir le travail. ».
Les mots sont importants.
Comme il est important de rappeler aussi qu'à l'origine, le premier mai était "la journée internationale des travailleurs" ou "fête des travailleurs" et non la "fête du travail".
Par quel étrange tour de passe-passe les camarades syndiqués fêtent-ils aujourd'hui la "fête du travail", particulièrement quand cette appellation est celle que choisirent les nazis pour usurper et récupérer celle "des travailleurs" !
 
Il s'agissait juste de signaler un désaccord, une critique.
Ne voyez pas ici une perfide tentative d'insinuer que les camarades syndiqués ou du PTB fricoteraient avec les néonazis. Que ce soit clair, au contraire car ils sont bien les seuls à lutter concrètement sur le terrain et au quotidien pour contre le déplacement toujours plus à droite du "centre" de l'échiquier politique.
Car le fait que tant de citoyens et particulièrement des plus jeunes générations pensent que les clivages gauche-droit" et que la lutte des classes sont des concepts dépassés ou révolus est sans doute la plus grande victoire du capital, donc de la droite.
Particulièrement au moment où l'hyper-bourgeoisie n'a jamais concentré autant de richesses dans l'histoire connue de l'humanité et qu'elle en est parfaitement consciente et assume sa victoire ! Aujourd'hui aux USA 1% de la population concentre 50% du PIB et nous sommes sur la même voie.
 
Laissons le mot de la fin à un expert :
"En effet il y a bien une lutte des classes, mais c'est nous les riches qui la menons et nous la gagnons !" (Warren Buffet au NY Times.)
(“There’s class warfare, all right,” Mr. Buffett said, “but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.”)
 
La série sur la future-ex-Belgique
D'autres subversions pour contrer la résignation.

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4 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 18 décembre 2010 14:00

    Pourquoi, en Belgique on n’a plus le droit de se servir de la langue pour le sexe ?


    • asterix asterix 18 décembre 2010 14:08

      Bien joué les petits ! Sur différents forums, il m’arrive de dire que je voterai probablement pour vous aux prochaines élections.
      Ce sera bien la première fois, je connais vos ainés !
      S.E.X. c’est subtil pour payer son droit d’entrée dans la cour des grands, voilà une valeur qu’on défend tous.
      Un parti qui en a, c’est clair.
      Putain, attaquez le PS tous azimuts. Ses responsables ont vendu notre honneur, notre confiance, la res rublica. Par affairisme. Par prévarications. Par détournement du bien public. Par népotisme. Avec toutes les casseroles qu’il traîne au cul, notre grand parti de gauche est responsable du climat de pourriture qui paralyse nos avancées sociales.
      Je n’ai pas dit seul responsable de la débâcle financière... d’accord ?
      Et sautez à la gorge de la N-VA ! Sans relâche, il y a beaucoup à dire.
      PS, Ecolo et « humanistes » ont trahi en se mettant à table, que dis-je à genoux devant le gros Vark. Répétez-le à tous crins.
      Je vous souhaite d’arriver au Parlement.


      • activista/// Activista 18 décembre 2010 14:35

        @ asterix : merci pour les encouragements mais je ne fais pas partie du parti :)

        Aux autres lecteurs : désolé pour les fautes et coquilles, 
        au moment d’envoyer le texte je me suis trompé de version, vous pouvez lire une version corrigée ici :
        http://lafourmirouge.blogspot.com/2010/12/s-e-x-and-city.html

        Bien à vous.


        • ARMINIUS ARMINIUS 18 décembre 2010 14:55

          Tant que le S-E-X reste au dessus des partis, pas de risque pour la langue, à moins d’un tête -à-queue, toujours possible par ces temps de glisse...

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