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Accueil du site > Actualités > Europe > Berlin : casse-pipe ou dernière chance ?

Berlin : casse-pipe ou dernière chance ?

Oyez ! Oyez ! Braves gens qui vivez, épiés par Hadopi, dans la vitrine de Facebook sous l’œil attentif de Google : cherchez bien ! Si vous dénichez, sur le site de l’Union européenne, celui de la Commission de Bruxelles ou du Parlement de Strasbourg, le texte complet du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance au sein de l’union économique et monétaire : vous serez plus chanceux que la plupart d’entre nous.

A la veille du voyage à Berlin de notre Président cauchois pour discuter pépètes avec la Chancelière, cette disparition du document sur le sort duquel repose l’avenir de l’Union européenne et de la zone euro tombe à brûle-pourpoint. Qu’y a-t-il donc de si irrévérencieux, compliqué ou gênant, qu’il faille tenir une fois de plus les citoyens de l’Union à l’écart de l’accord contracté par les hauts représentants de 25 pays sur les 27 qui constituent l’Union européenne ?

A l’Assemblée nationale ce TSCG est évoqué par Pierre Lequiller, du groupe UMP, Président de la Commission des affaires européennes, comme « la clé de voûte de notre engagement à rétablir les équilibres budgétaires. » Pour la socialiste Pervenche Berès, députée européenne depuis 1994 et Présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, le TSCG ne résout pas les problèmes de la zone euro.
Deux sensibilités politiques, deux opinions et pas moyen de connaître les arguments des uns ou des autres. Fichtre que dissimulent ces avis contraires ?

Eh bien ! Vous allez le savoir.

La nécessité pour les gouvernements de maintenir des finances publiques saines et soutenables et de prévenir tout déficit public excessif est d’une importance essentielle pour préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. Ceci requiert l'introduction de règles spécifiques, dont une règle d'équilibre budgétaire et un mécanisme automatique pour l'adoption de mesures correctives. Voici pour l’exposé des motifs qui président à la naissance du TSCG.

Après deux articles sortis du tube de glycérine pour le faire coulisser dans le rectum du contribuable ( le pacte est merdique plus que fiscal) le Titre 2 introduit son diktat à l’article 3 :


« Outre leurs obligations au titre du droit de l'Union européenne et sans préjudice de celles-ci, les parties contractantes appliquent les règles énoncées :
la situation budgétaire des administrations publiques d'une partie contractante est en équilibre ou en excédent si le solde structurel annuel des administrations publiques correspond à l'objectif à moyen terme spécifique à chaque pays, tel que défini dans le pacte de stabilité et de croissance révisé, avec une limite inférieure de déficit structurel de 0,5 % du produit intérieur brut
 ».

Pour éclairer la cervelle du mouton moyen avant l’ablation radicale des hémorroïdes, la définition officielle précise : «  Le solde structurel annuel des administrations publiques" désigne le solde annuel corrigé des variations conjoncturelles, déduction faite des mesures ponctuelles et temporaires."

Tout le monde a compris qu’il s’agit du résultat détaillé de chacune des administrations inscrites dans la loi de finances adoptée et modifiée par les lois de finances rectificatives qui se succèdent au Parlement en fonction de la conjoncture. 

Par exemple, le taux de croissance revu à la baisse (0) pour l’exercice 2012 a conduit le Gouvernement à rectifier la loi de finance initiale. Ainsi les recettes nettes de l’état, fonction de la croissance optimiste envisagée, ont été revues à la baisse pour 1,7 milliards € et n’atteindraient que 273,3 milliards €. Ceci est la conséquence de la révision à la baisse de 1,8 milliards € de l’impôt sur les sociétés.

Dans cette conjecture, la dotation au capital du Mécanisme Européen de Stabilité, budgétée pour 16.310.000.000€, bien qu’elle n’influence pas (sauf catastrophe) le déficit public national, pose un problème de trésorerie. Afin de ne pas faire trop exploser le déficit de 78,7 Md€ prévu initialement et le contenir à hauteur de 84,9 Milliards € (4,5% du PIB), les services de Michel Baroin ont rogné différents budgets pour dégager des liquidités. La culture, la défense, l’écologie, l’agriculture, la pêche, la justice, la recherche et l’enseignement supérieur, la sécurité, la solidarité et l’égalité des chances et bien d’autres postes sont concernés par ce rognage.

Cette année notre participation à l’Union nous coûtera à peine plus de 35 md€ si l’Espagne, le Portugal et l’Italie ne mettent pas la clef sous le paillasson.

Cet article 3 du TSCG fixe le rapport plafond entre la dette publique et le produit intérieur brut à 60 %. Jusque-là rien n’a changé. Mais ça vient. C’est nouveau : la tolérance étant ramenée à 0,5% du PIB ceci indique que pour un PIB de 2.000 Md€, en 2013, le déficit de la France ne doit pas dépasser 10 Md€. 

Lorsque les risques pour la soutenabilité à long terme des finances publiques sont faibles, la limite inférieure de l'objectif à moyen terme peut être relevée pour atteindre un déficit structurel d'au maximum 1,0 % du produit intérieur brut. Un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l'objectif à moyen terme ou à la trajectoire d'ajustement propre à permettre sa réalisation. Ce mécanisme comporte l'obligation de mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts sur une période déterminée.

Le mécanisme correcteur est mis en place au niveau national sur la base de principes communs proposés par la Commission européenne. Ils concernent la nature, l'ampleur et le calendrier des mesures correctives, y compris en cas de circonstances exceptionnelles, ainsi que le rôle et l'indépendance des institutions chargées, au niveau national, de vérifier le respect des règles énoncées.
Les "circonstances exceptionnelles" ne sont pas atténuantes. Elles font référence à des faits inhabituels, indépendants de la volonté de l’état, ayant des effets sensibles sur la situation financière des administrations publiques ou à des périodes de grave récession économique pour autant que l'écart temporaire ne mette pas en péril sa soutenabilité budgétaire à moyen terme.

Vous le voyez la maîtrise des mesures correctives est au cas par cas, elle échappe à la souveraineté des états et de leur peuple. C’est la surprise du Chef Barroso ! La bombe glacée qui ponctue le repas des ministres intègres.

A en juger par celles imposées, au nom de la compétitivité, aux Grecs et aux Espagnols, ces mesures ne respectent rien ni les salaires ni les retraites ni la santé et se moquent du pouvoir d’achat, mais sans doute préservent-elles le bonus et le parachute doré, seuls symboles du mérite. Fermons la parenthèse ! 

Lorsque le rapport entre la dette publique et le produit intérieur brut est supérieur à la valeur de référence de 60 % la dette doit être réduite à un rythme moyen d'un vingtième par an (5%).

Les règles énoncées prennent effet dans le droit national au plus tard un an après l'entrée en vigueur du traité, au moyen de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence constitutionnelles, ou dont le plein respect et la stricte observance tout au long des processus budgétaires nationaux sont garantis de quelque autre façon.

Vous comprenez pourquoi Sarkozy prétendait cloquer cette flétrissure dans la constitution, croyant avoir suffisamment de collaborateurs socialistes pour provoquer, une fois de plus le Congrès et lui imposer cette marque d’infamie.

Coercition oblige, pour toute entorse à ses nobles clauses, le précieux TSCG prévoit des sanctions. « Si, après avoir donné à la partie contractante concernée la possibilité de présenter ses observations, la Commission européenne conclut dans son rapport que ladite partie contractante n'a pas respecté l'article 3, paragraphe 2, la Cour de justice de l'Union européenne sera saisie de la question par une ou plusieurs parties contractantes. Lorsqu'une partie contractante estime, indépendamment du rapport de la Commission, qu'une autre partie contractante n'a pas respecté l'article 3, paragraphe 2, elle peut également saisir la Cour de justice de cette question. Dans les deux cas, l'arrêt de la Cour de justice est contraignant à l'égard des parties à la procédure, lesquelles prennent les mesures nécessaires pour se conformer audit arrêt dans un délai à déterminer par la Cour de justice. »

La dénonciation entre nations mauvaises copines n’est pas exclue :

«  Lorsque, sur la base de sa propre évaluation ou de celle de la Commission européenne, une partie contractante considère qu'une autre partie contractante n'a pas pris les mesures nécessaires pour se conformer à l'arrêt de la Cour de justice visé au paragraphe 1, elle peut saisir la Cour de justice de l'affaire et demander que des sanctions financières soient infligées selon les critères établis par la Commission européenne dans le cadre de l'article 260 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Si la Cour de justice conclut que la partie contractante concernée ne s'est pas conformée à son arrêt, elle peut lui infliger le paiement d'une somme forfaitaire ou d'une astreinte adaptée aux circonstances et ne dépassant pas 0,1 % de son produit intérieur brut. Les montants dont le paiement est infligé à une partie contractante dont la monnaie est l'euro sont à verser au mécanisme européen de stabilité. Dans les autres cas, les paiements sont versés au budget général de l'Union européenne. »

C’est l’union solidaire qui défend sa monnnaie en se fichant des citoyens qui paient les erreurs du club de dirigeants. Faut-il que les peuples soient benêts tout de même ! Tu parles d’un pacte.

Fin 2011, les plus bas niveaux de dette publique par rapport au PIB ont été relevés en Estonie, en Bulgarie et au Luxembourg. Quatorze États membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB parmi lesquels : la Grèce (165,3%), l’Italie (120,1%), l'Irlande (108,2%), le Portugal (107,8%), la Belgique (98,0%), la France (85,8%), l’Allemagne (81,7%).

Dans le cas de la France, la dette publique s’élèvera à 1 802 156 milliards € soit 90 % du PIB en fin 2012. Le déficit de l’exercice est la somme des dépenses diminuée des recettes. Le PIB (Produit Intérieur Brut), lui, est fonction de la croissance.

Bonne nouvelle ! Grâce à la super gestion de l’usurpateur Sarkozy, notre pays entre de plein fouet dans le champ d’application des articles 3 et 4 du TSCG et en prend pour quelques années de rigueur et de sacrifices. C'est rassurant L'Union nous rapporte enfin quelque chose.

Voilà qui justifie pleinement les 1,5 M€ annuels que nous coûtent désormais ce président exemplaire. Même si ce matelas douillet ne s’harmonise pas bien avec la stigmatisation des parachutes dorés et la reconnaissance du mérite que cet assisté de marque prônait encore la veille de sa défaite pour étouffer le cri des demandeurs d’emploi.

Compte tenu de la règle de réduction imposée par le TSCG, en supposant, selon la prévision d’Eurostat, que le PIB 2013 croisse de 1,4%, la dette publique à la clôture de l’exercice visé ne doit donc pas dépasser : 1.712 048, 20 Md€. La réduction du déficit à réaliser est alors d’environ 90 milliards €.

Toutefois ce chiffre tient compte des recettes générées par l’augmentation du taux de TVA à dater du 1er octobre estimées à 1,43 Md€, les recettes nettes prévues dans la loi de finances rectificatives s’élevaient à 273,3 Md€.

Cette hausse de TVA n’étant pas appliquée si les législatives donnent une majorité PS à l’Assemblée et que le PS tient parole, la prévision de recette doit être revue à la baisse à 271,87 Md€. Le déficit atteint alors 86,37 Md€ et porte la dette publique à 1.803 626 Md€ soit 90,2% du PIB en 2012. Sous de telles circonstances, en 2013, la réduction la plus optimiste du déficit doit être de 90,181 Md€. Que les croyants prient pour que l’Espagne, le Portugal ou l’Italie survivent leurs échéances. Sinon, la France qui doit déjà recourir à un emprunt de 178 Md€ sous forme d’émissions de Bons du Trésor, obligations, etc… pour boucler son budget 2012, sera en faillite.

Dans la situation actuelle de la loi de finances cette réduction minimale de déficit représente 1/3 des recettes nettes de l’état. Les conditions imposées par le TSCG ne sont pas réalisables sans une augmentation des recettes, une élévation significative du PIB et une baisse drastique des dépenses publiques, elles font figure de quadrature du cercle.

Selon les informations de la Cour des comptes en 2011 le montant des niches fiscales atteignait 67,3 Md€ dont 40 Md€, peu ou pas efficients, n’étaient pas justifiés (rapport public 2012), elles sévissent toujours en 2012. De la même manière parmi les dépenses fiscales considérées comme ayant un objectif social, dont la somme totalise 24 Md€, celles qui se sont révélées inefficaces coûtent 18 Md€ et sont encore en service. S’il y a là, dans ces matières, des possibilités à saisir, elles sont loin de combler la différence et d’atteindre 90 Md€.

Voilà, succinctement brossée, la situation laissée par le sauveur de la France et le Gouvernement Fillon au prochain Gouvernement reflet de la future assemblée.

Il est évident que notre économie n’est pas en mesure de souscrire un tel traité. Dans le cas contraire nous devons nous préparer au pire. Merci Sarkozy ! Berlin est un casse-pipe et pas seulement pour Hollande et la France !

Si la logique économique plaide en faveur du TSCG, tel quel - position privilégiée par la Chancelière- la réalité s’y oppose. La situation d’endettement des 14 pays de la zone euro ne permet à treize d’entre eux d’en satisfaire les conditions. Ce traité conduit inéluctablement à l’éclatement de cette zone et, possiblement, de l’Union européenne.

Tout bien considéré, n’est-ce pas ce que souhaitent nos partenaires allemands, américains, japonais, russes et chinois ? 

L’avenir le dira.

La solidarité n’est pas une obligation morale à sens unique. A moins que, à l’instar de Bismark qui utilisa leur endettement vis-à-vis de la Prusse pour contraindre les états allemands à s’unir, Madame Merkel ne souhaite imposer son hégémonie et sa gouvernance aux pays de la zone Euro ? Subtile non ? N'hésitez pas à faire courir ce bruit.

Du bon sens pratique de Madame Merkel dépendra l’avenir de l’Union et de l’Allemagne, elle-même. L’économie d’Outre-Rhin a l’Union européenne pour socle, elle ne saurait du jour au lendemain compenser un tel marché par ceux de la Chine, de l’inde et du Brésil. Sa dette publique est supérieure à 80%, son PIB de 2.500 Md€ et ses dépenses fédérales sont prévues pour 306 Md€ en 2012 et en 2013 son PIB de 2.587 Mds et son Budget fédéral de 311,5 Mds pour des recettees de 286,6 Md€.

Comme les capitaux, les entreprises et le savoir-faire s’évadent. L’industrie allemande ne l’ignore pas. Elle a posé des jalons depuis un quart de siècle. Est-ce déjà suffisant pour préserver de pays de la perte du marché commun ? Non ! Même si 9 millions de travailleurs intérimaires vivent au-dessous du seuil de pauvreté au pays de Gunther Grass.

Oui je me souviens... Les aciéries allemandes étaient fières d’avoir vendu une super usine clé en main il y a un quart de siècle à la Corée du Sud. Elles paient aujourd’hui la facture de cette victoire par la disparition de leurs chantiers navals malgré les subventions de Bruxelles… Vorsicht Frau Bundeskanzlerin Dr. Merkel !  
 

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Berlin : casse-pipe ou dernière chance ?

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67 réactions à cet article    


  • minusabens 14 mai 2012 10:50

    Mon cher Wolf

    Puisse votre avertissement à la Chancelière être entendu.

    En attendant l’élection d’hier en Rhénanie du Nord- Westphalie le confirme. L’état le plus peuplé de la république fédérale lui a adressé un camouflet très clair qui fait l’effet d’un désaveu.

    Aujourd’hui la CDU d’Angela ne représente plus que 6 états sur 15 au Bundesrat, la seconde chambre du Parlement fédéral, le 16ème état, la Bavière, est représenté par la CSU coalisé avec la FDP.

    Les prochaines législatives (Bundestag) risquent de ne pas être un triomphe pour la coalition actuelle au Gouvernement angélique. Merkozy pourront peut-être fonder le club des sortants avec Berlusconi.
     


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 14 mai 2012 11:02

      Oui, dix-huit millions d’électeurs allemands viennent d’adresser un superbe coup de pied au cul à la grosse Merkel (et à son austérité). Il faut prendre ça comme un cadeau de bienvenue destiné à Hollande.

       smiley


    • Fergus Fergus 14 mai 2012 11:50

      Bonjour, Peachy.

      Un excellent résultat pour Hollande, en effet, car cette gamelle de la CDU s’ccompagne d’une forte progression du SPD et maintient les Grünen.

      Mais un bémol en forme d’épine dans le pied du FdG : la chute de Die Linke qui sort de la représentation du Land. Et cela n’est pas une bonne nouvelle pour l’évolution de la gauche de progrès en Europe.

      En attendant, Hollande doit adopter une attitude très ferme vis-à-vis de Merkel.


    • emile wolf 14 mai 2012 12:20

      Bonjour Fergus,

      Excellente analyse à propos de « Die LInke ».

      Permettez-moi de la compléter :

      Les Pirates ont colligé des électeurs parmi les mécontents qui, à l’Ouest, ne se retrouvaient pas dans les partis établis. Ces derniers avaient soutenu la Linke, issue de l’ex parti unique SED de la RFA, pour exprimer leur rejet a la précédente élection.

      Ceci ne signifie pas pour autant que les Pirates soient de droite, bien au contraire à les entendre.... Voici pour l’évolution de la gauche de progrès en Europe.

      Ensuite j’observe que la situation allemande n’est pas comparable à la nôtre et ne préjuge en rien de l’avenir du FdG qui, entretemps, est devenu le PG (parti de gauche) si je ne me trompe.

      Pour preuve de cette affirmation  :

      Les Verts sont établis en Germanie, ils forment la troisième force politique. Ce n’est pas le cas en France. L’écologie est un sentiment qui se développe dans les sociétés aisées, un peu comme le mécénat, c’est un besoin que n’éprouvent pas ceux qui ne peuvent s’offrir de financer l’énergie solaire ou de faire pousser des éoliennes et ne souhaitent pas s’éclairer à la bougie.

      Ces particularités politiques allemandes ne me paraissent pas être un modèle européen incontournable. Bien entendu seul l’avenir tranchera un tel débat. 
      .  
       

       


    • merkozy a eu « un magistral pied au cul » aux élections ...et ce n’est pas merkozy tchatcher qui va

      faire peur a la gauche européenne....ni ces 3 débiles qu’il faut virer vite fait.barrrrrrrrroso...la

       baronne ashton et von rompuy.GEGAGEZ !!!!!!!!

      la CEE DOIT ETRE UNE FEDERATION D ETATS NON SOUMISE AUX BANQUES ET DOIT MUTUALISER PERTES ET PROFITS.....l’entraide ils connaissent PAS tous ces senilodebilopoliques CEE

      QU’ ON METTE DES GENS CAPABLES ET ELUS A LA PRESIDENCE CE...DU GENRE DIDIER MIGAUD.PDT COUR DES COMPTES FRANCAIS PAS DES POLITIQUES QUI ONT ATTEINT LE SEUIL DE PETER (DEGRE maxi d’incompétence genre chirac...sarko...raffarin...copé...)


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 16 mai 2012 02:07

      Mais globalement, l’Europe n’aurait-elle pas une autocritique plus profonde à faire. Le petit jeu des exportations de capitaux a commencé il y a plus d’un siècle et demi et conduit à plusieurs guerres depuis : celle de 1870, plus deux guerres mondiales, et le « petit jeu » continue encore.

      Voir, par exemple, trois de nos articles récents :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/15/francoi s-hollande-premier-discours-i.html

      François Hollande : premiers discours (I)

      Le 15 mai 2012, jour de l’investiture de François Hollande en tant que Président de la République Française, Le Monde écrit « Hollande adresse à l’éducation nationale « ses premiers mots de président de la République » ». De son côté, L’Express interroge « L’hommage de Hollande à Jules Ferry vaut-il vraiment une polémique ? ». Une question quelque peu étonnante, tout compte fait. Le 15 mai en début d’après-midi et peu après son investiture, François Hollande a tenu à rendre hommage à Jules Ferry en tant que ministe de l’instruction publique, tout en précisant : « ... je n’ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée ». On ne peut que se féliciter de cette condamnation claire de la politique coloniale de Jules Ferry sans chercher un réfuge facile dans l’argument bien connu de la prétendue « mentalité de l’époque ». Pour autant, l’hommage du nouveau Président de la République à Jules Ferry au titre des lois sur l’éducation ne nous apparaît toujours pas acceptable, pour les raisons déjà indiquées dans nos articles « François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (I) » (I) et (II). En effet, si le capitalisme français des années 1880 instaura l’enseignement obligatoire et l’école primaire gratuite au moment de la « grande expansion coloniale », ce ne fut pas dans un élan de générosité mais contraint et forcé par la situation internationale et par les exigences de performance industrielle et militaire. A deux reprises Président du Conseil, Jules Ferry ne fut que l’instrument de cette politique dans les domaines colonial, militaire et éducatif. Il fut également un adversaire de pointe du mouvement ouvrier et populaire, déjà en tant que Maire de Paris au moment de la Commune. De surcroît, en France comme en Allemagne, l’enseignement obligatoire de l’époque comportait une composante d’embrigadement idéologique de contenu nationaliste et pro-impérialiste. A quand une véritable remise à plat du passé de l’Europe qui malheureusement fait à bien d’égards partie de son présent ? Le 15 mai également, Le Télégramme rapporte à son tour « François Hollande. Le discours d’investiture du septième Président de la Ve République », soulignant entre autres : « Hollande rend hommage à ses prédécesseurs ». C’est ainsi que François Hollande déclare notamment que Valéry Giscard d’Estaing « relança la modernisation de la société française » et que François Mitterrand « fit tant pour faire avancer les libertés et le progrès social ». Il s’agit pourtant de deux périodes qui se sont caractérisées globalement par une mise en cause de plus en plus rude et ouverte des acquis de la Libération. Raison de plus pour consacrer une série d’articles aux discours de François Hollande du 15 mai 2012, dont l’importance du message politique paraît évidente. Que nous prépare ce mandant présidentiel ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/15/francoi s-hollande-premier-discours-i.html ]

      et précédemment :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/13/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-i.html

      François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (I)

      Le 13 mai 2012, Marianne diffuse un article intitulé « Ce que François Hollande doit dire à Angela Merkel (2) » où le spectre des produits chinois apparaît à nouveau, cette fois-ci dans des déclarations d’un ancien chef économiste du MEDEF. La Chine serait-elle donc un « adversaire », comme le suggèrent des déclarations de François Hollande publiées dans le livre d’Eric Dupin La Victoire empoisonnée (Seuil) ? Lorsque François Hollande estime que « les Chinois (...) trichent sur tout », se souvient-il que ce sont des dirigeants politiques « occidentaux » dont il était et reste proche comme Jacques Delors, et pas « les Chinois », qui ont conçu et préparé la création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ? En ce moment même, c’est le « socialiste » français et ancien collaborateur de Jacques Delors, Pascal Lamy, qui dirige l’OMC. Une dépeche du Centre d’informations sur internet de Chine souligne que « la France est très compétitive sur le plan des capitaux, de la technologie et des produits à haute intensité de savoir ». Est-ce autre chose qu’un reflet de ce qu’a été depuis deux décennies la politique de l’OMC, des « élites occidentales » et de tous les gouvernements français ? Le 13 mai 2012 également, avec le titre « Une cérémonie simple », La Nouvelle République annonce que le jour même de la passation de pouvoirs François Hollande « aura pour premiers gestes de rendre hommage à Jules Ferry aux Tuileries et à Marie Curie à l’Institut Curie ». L’hommage à Jules Ferry serait en rapport avec son rôle en tant que « ministre de l’Éducation de la IIIe République », d’après l’article de La Dépêche du Midi « Gouvernement. Matignon : le suspense continue ». Mais une telle vue de l’histoire oublie que Jules Ferry fut l’un des initiateurs de la « grande expansion coloniale » française et que, dans le domaine de l’éducation, il contribua très largement à répandre des théories racistes sur les prétendus « droits et devoirs des races supérieures » à l’égard de ce qu’il appelait explicitement des « races inférieures ». Précisément, la Chine fut l’une des cibles de cette expansion coloniale sans précédent qui se solda, trois décennies plus tard, par la première guerre mondiale déclenchée par les rivalités entre puissances impérialistes. C’est de ce délire colonial et hégémonique suicidaire, que proviennent sur le plan historique les problèmes de l’Europe actuelle, et pas d’une quelconque « concurrence chinoise ». En réalité, et même si ce constat peut déplaire, les réformes de Jules Ferry en matière d’éducation ne furent que l’exécution d’une politique des milieux financiers destinée à rendre la population française plus « efficace » au service d’une stratégie industrielle et coloniale. Mais quel parti « majoritaire » français a condamné la politique d’exportation de capitaux qui se trouva à l’origine de l’aventure coloniale dont des prétendus « progressistes » de l’époque comme Léon Gambetta et Jules Ferry furent des inspirateurs dans les années 1870-80 ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/13/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-i.html ]

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/14/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-ii.html

      François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (II)

      Le lundi 14 mai 2012, la veille de la passation de pouvoirs à l’Elysée, un article d’Arrêt sur Images repris par Le Post interroge « Hollande rendra hommage à Jules Ferry... Pourquoi lui ? ». La question posée se réfère au discours annoncé de François Hollande aux Tuileries, devant la statue de Jules Ferry, le mardi 15 mai à 13h45. Sur cet hommage, déjà évoqué dans notre article « François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (I) », France Soir écrit à son tour le 14 mai « Hommage de Hollande à Jules Ferry : Première polémique du quinquennat ? ». E, rapport avec ce discours du 15 mai, le site de François Hollande présente Jules Ferry comme un « ministre de l’Education de la IIIe République », ce qu’il fut effectivement pendant presque cinq ans (Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts). Mais en réalité, Jules Ferry fut aussi à deux reprises Président du Conseil (plus de trois ans, au total) et occupa également la fonction de Ministre des Affaires étrangères. Il n’est donc pas possible, à y regarder de près, de séparer la politique appliquée par Jules Ferry en matière d’éducation de celle qu’il contribua de manière décisive à mettre en place dans le domaine colonial avec des retombées directes sur le plan de l’éducation et de l’idéologie collective. Notamment, par son usage politique des théories sur les prétendues « races supérieures » et « races inférieures ». Et peut-on valablement ignorer le rôle de Jules Ferry en tant qu’adversaire résolu du mouvement ouvrier ? Ce que des directions syndicales et politiques s’obstinent à présenter comme une réforme de l’éducation guidée par un objectif social apparaît, à la lumière d’une analyse, comme un ingrédient essentiel de la mise à jour des performances d’ouvriers et soldats au profit du capitalisme français de l’époque. Des objectifs évidents de cette « mise à jour » étaient : i) une plus forte compétitivité industrielle devant la montée de l’Allemagne ; ii) la réussite d’entreprises militaires telles que la « grande expansion coloniale » et la « revanche » attendue à terme d’une nouvelle guerre avec l’Allemagne. Cette guerre finit d’ailleurs par éclater trois décennies plus tard, avec des conséquences désastreuses pour les deux pays et pour l’ensemble de l’Europe. Précisément, Jules Ferry et les autres « républicains opportunistes » de sa génération présentaient l’expansion coloniale comme un outil de la « revanche ». Jules Ferry était Président du Conseil au moment de l’éclatement de la guerre avec la Chine de 1881-85 inspirée, entre autres, par une volonté systématique de conquête de l’Indochine. Il fut à nouveau Président du Conseil pendant plus de deux ans au cours de cette guerre, et se vit finalement contraint de démissionner suite à une défaite militaire devant une offensive de l’armée chinoise. Le 14 mai 2012, Trader Finance rapporte « Valeo : inaugure une nouvelle usine en Chine », spécifiant que le groupe français Valeo vient de lancer « l’un des plus grands sites consacrés à la construction automobile en Chine ». En même temps, la Tribune de Genève commente à propos d’une exposition en cours à Palexpo « Genève accueille jusqu’à mercredi le plus gros salon européen de l’avion privé », et constate que les constructeurs « ont les regards tournés vers les pays émergents, Chine, Inde, Russie, Brésil ». Est-ce autre chose que le résultat du système économique mondialisé que le « socialiste » français Jacques Delors et d’autres dirigeants des pays jadis « riches » se sont employés à mettre en place, notamment via la politique de l’Union Européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ? S’en prendre à la Chine comme le fait François Hollande dans le livre d’Eric Dupin La Victoire empoisonnée (Seuil, 2012) est-ce autre chose qu’une manière d’ignorer les vrais problèmes et les véritables responsabilités historiques ? De Léon Gambetta et Jules Ferry jusqu’aux délocalisations récentes, s’agit-il d’autre chose que d’une spirale autodestructrice ?

      [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/14/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-ii.html ]

      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs
      http://science21.blogs.courrierinternational.com


    • Yvance77 14 mai 2012 11:06

      Salut,

      Le minimum pour ce genre de texte est qu’il puisse faire l’objet d’un examen et d’un débat via les parlements européens et ensuite d’un vaste référendum en Europe.

      Mais comme ces ordures qui nous gouvernent sont si soucieuses de notre bien-être et de nos avenirs, on sait qu’il n’en sera rien.

      Et pourtant, ce monstrueux traité doit finir dans les poubelles de l’oubli, c’est là sa place.

      Accordé tous les droits (dont celui de dépouiller) à une poignée d’individus sans qu’ils aient à rendre quelques comptes que ce soit à vie, est tout bonnement inacceptable.

      On ne peut pas signer un tel contrat qui nous met la corde au cou à vie !!!


      • Ticou Ticou 14 mai 2012 11:20

        Démocratie quand tu nous tiens...


        • 4A+++ 14 mai 2012 11:31

          Bonjour,

          Quel dommage que le sénat ou le PS (qui est majoritaire) n’est pas voté contre le traité MES, car alors la France n’était pas en devoir d’adopter le nouveau traité TSCG qui impose le respect la fameuse, ou fumeuse règle d’ Or, car je pense qu’il aurait été plus facile de négocier avec l’allemagne à la suite des élections.

          Sur ce sujet nous allons être très rapidemment fixé dans les jours qui viennent, ce qui nous permettra de savoir si c’était une erreur ou pas...

          Pas de salut sur le remboursement des dettes, sans un pacte de croissance développé autour de la réindustrialisation de l’Europe basé sur un retour équilibré des échanges commerciaux auprès des pays asiatiques (règle sur la réciprocité des échanges). 

          En effet il suffit de réfléchir aux ménages surendettés, si ils n’ ont aucun moyen d’ accroître leurs revenus, ils ne peuvent alors qu’emprunter à des taux très importants pour rembourser leurs detttes puis in finé se déclarer en faillite et se trouver dépouillé de tous leurs biens (à qui profite cette situation ?)
          Généralement un dossier est déposé auprès de la banque de France, pour qu’ensuite un épurement des dettes soit réalisées, pour que le citoyen puisse de nouveau repartir (que deviennent alors les créanciers ?)

          Je pense qu’il y a d’autres voies, revoir le fonctionnement et les règles de la BCE pour qu’elle puisse prêter directement aux états et se passer des banques qui ne pensent qu’à spéculer sur le dos des contribluables et peut être alors nous reviendront vers un développement à plus long terme.

          Il est urgent d’adpoter d’autres démarches...


          • drlapiano 14 mai 2012 11:33

            Emile Wolf n’a pas encore compris que plus on écrit de mots plus on a de chance de dire des conneries ?
            Et là Emile il nous régale !


            • emile wolf 14 mai 2012 11:46

              Bonjour Docteur,

              Ravi de vous régaler á défaut de vous nourrir.

              J’adore apprendre des gens instruits et, à n’en douter, vous l’êtes infinement !

              Developpez donc vos arguments ils nous seront très utiles.

              Personnellement, pour éviter le nous trop anonyme et dispersé, je brûle de connaître les conneries que vous dénoncez si gratuitement...

              Votre brillante coopération nous obligerait. Mais si, mais si ! Ne rougissez pas votre modestie n’en souffrira nulllement et votre talent non plus.


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 mai 2012 11:38

              Les allemands sont déjà passés par la Hollande pour nous imposer leurs vues !


              • Bulgroz 14 mai 2012 11:38

                La crise est née d’un surendettement généralisé.

                Hollande pense pouvoir régler le problème par un endettement supplémentaire.

                Il faut l’excuser, il n’a jamais rien eu à gérer au cours de sa vie.


                • sisyphe sisyphe 14 mai 2012 12:09

                  Comme d’habitude, le crétin bulgroz répète ce que lui ont programmé les voix de ses maîtres...

                  Non ; la crise n’est pas née d’un surendettement généralisé ; la crise est née des spéculations foireuses et des actifs pourris d’un système financier totalement dérégulé, et totalement livré à sa folie spéculative.

                  Cette énorme faillite PRIVÉE a été, par la grâce d’un système ultralibéral et de la soumission et l’abandon des dirigeants politiques libéraux (Merkel, Sarkozy en première ligne), transférée aux états, que l’on écrase désormais, pour permettre aux mafias financières de pouvoir continuer leur domination, et leur entreprise de privatisation du monde.

                  Le « surendettement » ne provient QUE des intérêts bancaires, dus à l’obligation faite aux états d’emprunter aux banques privées (les sommes empruntées ayant été, elles, remboursées) ; ces dettes sont donc totalement ILLÉGITIMES, et doivent être pour une part abandonnées, pour l’autre renégociées, afin de permettre aux états de ne pas être soumis à des plans d’austérité qui, on le voit partout en Europe, ne font qu’aggraver le mal, et, in fine, empêcheront tout remboursement de la fameuse « dette ».

                  Il n’y a que les mafias financières pour vouloir le cacher, et que les imbéciles pour ne pas le voir.

                  Hollande a parfaitement raison ; ce n’est que par la croissance, et la renégociation des traités européens, que les pays peuvent sortir de l’ornière ; tous les économistes sérieux le savent, et le disent.

                  Quant aux compétences de Hollande en économie ; membre de la Cour des Comptes, elles sont sans aucune contestation possible, largement supérieures à celles de l’avocaillon de Neuilly, qui n’y a jamais rien compris, et qui, en bon vassal des mafias financières, a fait se coucher la France et l’Europe sous le joug de ses maîtres mafieux.

                  bulgroz, quand on est une buse ; en politique, comme en économie, on ferme sa gueule ; ça évite de passer pour ce qu’on est.


                • moussars 14 mai 2012 12:32

                  Bulgroz, vous êtes la preuve vivante qu’on avoir pitié pour un ignare qui n’a de cesse de hurler.
                  La crise n’est que la conséquence du système économique et, plus encore, financier des dernières décennies.
                  Et, généreux comme vous l’êtes dans l’abrutissement, sachez qu’il n’y a pas crise de la dette mais crise des recettes. Enfin crime serait plus juste.
                  Entre les 160 milliards (qui peut varier quelque peu suivants les calculs) de transferts annuels entre les salaires et retraites et le capital (c’est un fait qu’un individu sachant seulement faire des additions peut constater) et l’évasion fiscale de 600 milliards (chiffre du journaliste Peillon de La Croix (suite à une année d’investigation) et de l’économiste Gabriel Zucmann (par une méthode scientifique), vous auriez de quoi vous payez des cours de culture générale qui sied à tout honnête homme !


                • lagabe 15 mai 2012 10:13

                  je corrigerai ce qu’il a dit , si on regarde les abaissement d’impôts depuis Jospin , on aurait jamais eu de déficit (à part une année ou deux), c’est plus ça le problème (1,4 % du Pib par Jospin)


                • Le péripate Le péripate 15 mai 2012 20:25

                  C’est connu : pour se sortir de l’endettement, il faut emprunter encore.

                  Pas besoin de réciter les mantras post marxistes sur deux pages quand une simple phrase suffit.


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 mai 2012 11:43

                  En voyant Merkel ,subjugué ,il lui déclarera :Ich bin eine grosse Berline !


                  • emile wolf 14 mai 2012 11:51

                    Bonjour Aita Pea Pea

                    Vous vouliez dire « Ich bin eine dicke Berline ! » Je présume ?

                    Dick = gros
                    Gross = grand

                    La langue d’Angela est farcie de faux amis !


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 mai 2012 11:58

                    Si en plus elle a la langue farcie ....


                  • ZEN ZEN 14 mai 2012 12:08

                    Hum...Berlinerin, si je puis me permettre
                    Merkel n’y est pas pour grand chose
                    Elle suit les consignes des grands groupes industriels qui poussent à l’Est


                  • emile wolf 14 mai 2012 12:28

                    Bonjour Zen

                    Vous avez grammaticalement raison !

                    Mais Aita Pea Pea (Aita : signifie grand-père en basque) pensait à l’automobile, pas à l’origine d’Angela qui, au demeurant, est née à Hambourg d’un père pasteur et d’une mère brebis comme le fromage des Pyrénées..


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 14 mai 2012 12:47

                    Aita ,en tahitien,négation.Pea pea,ennui,probleme.
                    Aita pea pea : pas de problème,ou aussi,Je t’en prie .


                  • alberto alberto 14 mai 2012 13:37

                    « Merkel n’y est pas pour grand chose
                    Elle suit les consignes des grands groupes industriels qui poussent à l’Est »

                    Bien vu, Zen, quand on voit son prédécesseur Scrhöder, embauché par Gazprom !


                  • Al West 14 mai 2012 13:53

                    Sauf que Gazprom est justement l’un des seuls grands groupes sous controle du Kremlin qui n’a aucun interet dans la strategie actuelle des europeistes...


                  • alberto alberto 14 mai 2012 20:22

                    Al West : pas encore...


                  • Al West 14 mai 2012 20:32

                    Effectivement mais la chute de Gazprom ne peut venir que de la chute de Poutine, les deux etant indissociables et signant la fin d’un monde multipolaire.

                    Concernant la bataille du gaz des prochaines annees, on peut lire un recent article interessant :

                    http://www.voltairenet.org/La-Syrie-centre-de-la-guerre-du

                    auquel il faut rajouter la ruee vers le Pole Nord. La Lloyds, dont on connait les penchants humanistes pour le trafic d’armes et autres joyeusetes, se fait defenseur de l’environnement pour l’occasion :

                    http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/04/19/arctique-lalerte-de-la-lloyds-lune-des-plus-prestigieuses-compagnies-dassurance/

                    Bref, il va sans dire que les Russes sont bien partis pour le gaz.


                  • sisyphe sisyphe 14 mai 2012 11:52

                    L’Allemagne de Merkel est le pendant parfait de l’Angleterre de Thatcher : une doxa libérale, qui met les peuples à genoux, au bénéfice des mafias financières et bancaires, sous couvert « d’équilibre des comptes », quand ceux-ci supportent l’énorme poids de la crise engendrée par le système financier, et transférée aux états, plus la dette totalement illégitime provenant des lois iniques interdisant aux états d’emprunter directement aux banques centrales, sans passer par la case « privé », qui permet les attaques spéculatives contre les états.

                    La BCE vient de renflouer les banques de 1.000 milliards d’€uros, SANS LA MOINDRE CONTRE-PARTIE, permettant à celles-ci de continuer leur casino pourri de fonds toxiques, et d’attaques spéculatives, alors que l’Allemagne ultra-libérale de Merkel refuse même d’envisager les « euro bonds » qui permettraient une solidarité entre états, contre l’agression des marchés financiers.

                    Dans toute l’Europe désormais prise à la gorge, soumise à une austérité mortifère par les usuriers privés, les peuples se lèvent contre cette dictature (Espagne, Grèce, Italie, Portugal, etc...), et il faudrait continuer à s’aligner sur les diktats teutons de la dame de fer (rouillé) allemande, alors que celle-ci est largement désavouée par son propre peuple, comme viennent de le montrer les élections du week-end ?

                    Il est plus que temps de faire plier l’Allemagne, et l’obliger à accepter un changement des règles libérales de destruction des états et de paupérisation des peuples.

                    Espérons que F Hollande soit suffisamment ferme pour une vraie renégociation du traité européen, pour entamer une profonde transformation de la gouvernance et de la politique européenne ; faute de quoi , l’Europe va droit dans le mur, avec le soulèvement (légitime) des peuples,
                    et la montée en puissance des extrémismes, qui aboutira à des conséquences de plus en plus dramatiques.

                    Les peuples d’Europe attendent cette transformation, comme une planche de salut, avant de sombrer ; la responsabilité d F Hollande est cruciale ; puisse-t-il s’en montrer conscient et résolu.


                    • emile wolf 14 mai 2012 13:53

                      Bonjour Sisyphe,

                      « une doxa libérale, qui met les peuples à genoux, »

                      Je n’ai pas votre connaissance du grec. c’est pourquoi, laic et républicain, je ne comprends pas très bien comment une opinion peut mettre les peuples à genoux .

                      A moins que vous ne fassiez allusion au parti l’Union démocrate chrétienne CDU, la religion depuis le départ des Hébreux d’Egypte ayant toujours considéré le peuple comme le serviteur de la divinité pour légitimer le pouvoir du chef.

                      La BCE est la seule institution habilitée à émettre la monnaie de la zone euro. Quand elle prête 1.000 milliards aux banques, elle fait indirectement fonctionner la planche à billets sans pour autant officiellement dévaluer.

                      En effet, comptablement parlant ces prêts font partie de ses actifs et censés produire un intérêt. Cette astuce ne trompe personne surtout si de tels prêts sont destinés à permettre aux instituts privés d’accorder du crédit aux états en manque de trésorerie.

                      Madame Merkel a eu l’infime délicatesse, le 7 février 2008, d’inviter la fine fleur de la Finance allemande pour fêter les 60 ans de Josef Ackermann, un Suisse, PDG de la Deutsche Bank. Voici peut-être qui éclaire le soutien de Madame Angela au petit NIcolas, le gentiil portier qui tenait, césarienne à l’appui, la porte de la Gaule béante pour l’avènement et l’épanouissement de la finance privée. 

                      Ici, c’est évident : nous avons affaire à un système né voilà à peine plus d’un siècle en Sicile.

                      Comme vous vous en inquiétez à juste titre, le Cauchois viendra-t-il à bout de l’Hydre ?

                      On peut toujours rêver. Quand il n’y a plus rien à perdre une tentative est toujours louable et vaut toujours la peine.
                       
                      L’ennui c’est que jusqu’ici le PS a toujours soutenu les projets conduisant à l’Union et pas toujours dans le respect du peuple et de sa souveraineté.

                      Ce que nous réserve la visite berlinoise nous le découvrirons bientôt, sans doute avant les législatives... Cela pourrait être un faceur déterminant sur le résultat de celles-ci.

                      A suivre...


                    • sisyphe sisyphe 14 mai 2012 15:40

                      bonjour emile wolf

                      en parlant de « doxa », je voulais parler d’idéologie ; j’aurais plutôt dû dire diktat (puisqu’il s’agit de l’Allemagne), ou d’oukase, pour être plus exact.

                      Pour le reste, nous sommes d’accord


                    • Bulgroz 14 mai 2012 12:16

                      A la Bastille, devant des milliers de drapeaux algériens, Hollande a annoncé la fin de l’austérité.

                      Je ne sais pas de quel pays, il parlait.

                      Si c’est la France, il faudra m’expliquer en quoi consiste l’austérité.

                      Car l’austérité n’est pas derrière nous, mais devant nous.

                      Nous allons enfin pouvoir goûter aux délices de l’austérité socialiste.

                      Hollande va devoir nous expliquer qu’ à cause de la gestion de Sarkozy, il est obligé de réduire les salaires et les retraites des fonctionnaires.


                      • moussars 14 mai 2012 12:19

                        Cette fois, ceux qui se font appelés socialistes n’auront même pas la mauvaise excuse de dire qu’ils ne savaient pas ce qu’ils ont voté (ou au mieux se sont abstenus).
                        Au contraire du bon vieux A.M.I. qu’ils s’étaient apprêtés,autrefois, à voter sans vraiment savoir de quoi ils s’agissait. Ils avaient été rattrapés dans le train de Bruxelles par des militants (tendance gauche du PS) qui leurs avaient ouvert les yeux...

                        Un électeur du F.d.G.


                        • alberto alberto 14 mai 2012 13:31

                          Salut, Emile :

                          J’ai trouvé ton article bien sympa et bien documenté.
                          Il décrit bien dans quelle panade nous sommes, nous européens et français en particulier, panade bien consolidée par notre regretté Sauveur de l’Occident à talonnettes...
                          Certes, le TSCG est une belle saloperie de plus assénée à cette pauvre Europe, comme un coup de grâce ?
                          Mais dis-moi, y serait temps que les peuples se réveillent, car ça fait un moment que ça dure, les coups en vache contre l’Europe !
                          D’abord, si l’Europe est tellement dans la mouise, au nom de quoi la parité de l’€ est surévaluée de 20% par rapport au $ ?
                          Ensuite, au nom de quoi, la Banque Centrale Européenne ne peut-elle pas prêter directement aux États à faibles taux mais doit passer par des banques qui se sucrent largement au passage ?
                          Enfin, au nom de quoi cette succession de traités imbitables pour le commun des mortels mais de plus en plus coercitif pour aboutir à confier nos destinées à un aréopage de gens non élus et n’ayant de comptes à rendent à quiconque ?
                          Moi, j’ai dans l’idée que le TSCG ça serait comme une goutte d’eau qui mettrait le feu aux poudres, comme la connerie de trop commise par ces voyous qui prétendent diriger le monde, non ?
                          Bien à toi.


                          • emile wolf 14 mai 2012 15:26

                            Hello Alberto !

                            Merci ! Le compliment me fait rougir et augmente ma tension, elle mesure 330 volts ! J’ai la tête qui enfle...

                            Je vais essayer de répondre au casse-tête que tu jettes dans le débat... Pas simple, une vraie peau de banane. Mais comme disait feu Marchais :  Ct’une excellente question. !

                            C’est toujours pareil quand j’ai du mal à répondre je gagne du temps.

                            Bon jetons-nous à l’eau : C’est quoi la question déjà ?

                            Ah oui ! Au nom de quoi la BCE ne peut-elle pas prêter directement aux états ?

                            Son statut l’en empêche et les accords internationaux qui la créèrent obligent leurs signataires a ne pas faire appel à ses services. Une manière très hypocrite de ne pas recourir à l’inflation et d’enrichir les banques privées.

                            Voici qui permet d’affirmer que ceci et le reste de ton questionnaire répondent au nom de la finance et du libéralisme, connus sous la douce appellation de compétitivité qui fait naître les niches fiscales, et de temps à autre de règle antimonopolistique qui balaie les nationalisations, les services et la fonction publics,

                            En vérité il faut bien le dire : une montagne de détritus qui camoufle, protège, absorbe et digère la concussion, la corruption, la pourriture et le grand banditisme financier international.

                            Bien sûr que le TSCG est un détonateur et que le peuple en ébullition va bientôt trancher le goulot de la nasse aux étrilles.

                            Si Beluga Premier ne rentre pas triomphant de la « waschmaschine » (machine à laver) comme les allemands surnomment l’immeuble qui abrite la Chancellerie, il peut craindre pour la victoire du PS aux législatives.

                            Je me demande si, après tout, la lavandière laissera filer cette occasion de prêter main forte aux zélateurs du sortant, ce thuriféraire émérite du grand capital.  

                             


                          • alberto alberto 14 mai 2012 20:19

                            Emile, comme tu y vas : Bélouga 1er !
                            Pour un mec normal, ça sent déjà un peu le caviar ?
                            Mais bon quant à ta conclusion, bien d’accord, il n’a pas intérêt à rentrer les poches vides, car après la « waschmaschine » ça pourrait bien être « die zentrifuge ».
                            Mais comme disait son lointain ancêtre gageons qu’il saura donner du temps au temps...
                            Bien à toi.


                          • ZEN ZEN 14 mai 2012 14:08

                            Salut Alberto !

                            Mêmes remarques , à quelque chose près
                            La Théorie du choc semble avoir fait école
                            Der Spiegel appelle à abandonner la Grèce à son sort, comme The Economist
                            Mais qui osera mettre en péril certaines banques allemandes, chargées de dettes grecques ?
                            Bien à toi


                            • emile wolf 14 mai 2012 14:30

                              Zen

                              Et qui osera mettre en péril les banques francaises qui, à se qu’on racontent chez les Allemands sont les premières créancières en volume de l’Etat grec ?

                              Même les médias de France confirment : « Avec 57 milliards d’euros les banques françaises sont au monde les établissements les plus exposées aux dettes grecques, publique et privée. »

                              « Le Crédit Agricole qui ne revendique que 600 millions d’euros de la dette souveraine grecque, est exposé via sa filiale grecque Emporiki à environ 30 milliards d’euros de crédits divers aux particuliers et aux entreprises du pays. »

                              La plaisanterie va coûter plus cher à la France qu’à l’Allemagne. Si j’étais riche et de droite et Président de la République je transfererai illico mon pécule dans un paradis fiscal...genre île de Man ou autre archipel sachant nager...


                            • ZEN ZEN 14 mai 2012 14:11

                              CQFD
                              Si on peut faire confiance au Figaro... smiley


                              • ZEN ZEN 14 mai 2012 14:21

                                Certains évoquent un saut dans le vide...
                                Que faire d’autres quand l’avion est en flammes ?


                                • Guilhaume 14 mai 2012 17:12

                                  J’ai énormément de mal avec tout ces chiffres. En particulier avec les sommes exorbitantes que celà représente...
                                  A ce propos, si je lis bien, le PIB de la France est de l’ordre du million de milliard (>1 802 156), et celui de l’Allemagne de l’ordre du millier de milliard (2 500).
                                  Il n’y aurait pas une erreur d’un facteur 1000 sur le PIB de l’Allemagne ?

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