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Accueil du site > Actualités > Europe > Berlusconi a Lampedusa : du Nobel de la Paix au casino, les nouvelles (...)

Berlusconi a Lampedusa : du Nobel de la Paix au casino, les nouvelles promesses d’un Cav.

« Lampedusa est devenue le lieu frontière entre civilisation sans démocratie, sans liberté, sans bien-être, et la civilisation occidentale et européenne qui au contraire jouit de la démocratie, de la liberté, et du bien-être ». (Silvio Berlusconi, 30.03.2011, Lampedusa).

Du Nobel de la Paix au casino : les nouvelles promesses du Cav. Berlusconi

Aujourd’hui le Cavaliere Silvio Berlusconi, président du Conseil italien, s’est rendu sur l’île de Lampedusa, qui regorge de réfugiés. La situation y est plus que critique. Plus de nouveaux arrivants que d’habitants dit-on (6500 contre 5000, mais peu seraient les libyens ou tunisiens - ?-). « Pas encore d’épidémies », « 2000 personnes qui n’auraient pas mangé hier » (ce fut ensuite démenti), et énormément d’entre-elles qui dorment à la belle étoile au milieu des détritus que créent forcément une telle foule.

Une catastrophe humanitaire. Une scène.

Silvio, qui manigance en coulisses pendant que l’attention du public est concentrée sur la guerre et l’atome, est lui en train de régler tous ses problèmes avec la justice (et il en a énormément), obtenant petit à petit tout ce dont il a besoin pour échapper aux nombreux procès dont il est victime. Et il n’a pu laissé filer un plateau tel que Lampedusa disastrata (souvenons-nous de Napoli, de L’Aquila…).

À Lampedusa aujourd’hui, il a tout simplement :
- annoncé que le gouvernement soutiendra la candidature de l’île au PRIX NOBEL DE LA PAIX (décidément, ce Nobel) et…
- acheté une maison et…
- annoncé la construction, toujours à Lampedusa, d’un CASINO et…
- annnoncé que tout sera résolu « dans les 60 HEURES ».

Le député Umberto Bossi s’est aussi grandement illustré hier, proposant sa solution à tous les maux de l’ile, après que le ministre des affaires étrangères Frattini ait annoncé que ces gens-là seraient reconduits chez eux avec 1700 euros en poche (la grande vie…). Fulminé par le « senatùr » de la Ligue du Nord, parti xénophobe populiste et séparatiste sur lequel repose la majorité parlementaire de Berlusconi, le transparent Frattini a du battre vite en retraite : « non mais on ne fera qu’avancer l’argent, c’est l’Europe qui financera ». Bossi a coupé court : ces gens-là doivent disparaitre : « Tutti fora dai ball » (tutti fuori dai coglioni, exprimé en dialecte padan). Une vulgarité intraduisible, que l’on pourrait retranscrire très chastement par « hors de ma vue ! ».

Om.

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2 réactions à cet article    


  • Cocasse cocasse 2 avril 2011 12:14

    Je suis d’accord. Je n’aime pas berlusconi et la ligue du nord.
    Mais pour autant, les frontières doivent être protégées, les indésirables reconduits à bon port.
    Et un message diplomatique/médiatique clair et fort doit être envoyé, afin de confirmer le refus de cette immigration désordonnée.
    Que chacun dans les pays de départ soit informé qu’il n’est pas de son intérêt de partir dans une aventure hasardeuse, allant le mettre dans une posture illégale.


  • suumcuique suumcuique 2 avril 2011 18:01

    L’entière classe politicarde italienne actuelle est constituée par les rejetons des mafieux qui furent remis en selle par les envahisseurs yankees et leurs commanditaires levantins en 1943. Comme les autres imposteurs actuellement à la tête des pays européens, ce grotesque individu n’a qu’un but : importer autant d’extra-Européens que possible en Europe.

    Ce que cet article « oublie » de mentionner est que, pendant que les naïfs lampédusiens essaient de repousser les bateaux d’extra-Européens et les odeurs subséquentes comme ils peuvent, la marine nationale « italienne » fait accoster de force ces bateaux sur les côtes italiennes. La seule raison pour laquelle cette situation explosive n’a pas encore explosée est que les milliers d’extra-Européens qui accostent chaque jour avec la bénédiction des « autorités italiennes » sont presque immédiatement redirigés vers la France, où, avec la bénédiction des imposteurs à la tête de ce qui peut rester de l’État français, ces extra-Européens, nourris et logés, viennent creuser le trou tchernobylien de la sécurité sociale et déstabiliser le pays tout entier.

    Considérant que, en moyenne, un extra-Européen doit payer dans les 10 000 USD pour être importé en Europe, quel pourcentage un « douanier italien » et un « douanier français » prend-il pour faire le bouleau des passeurs ? Combien de Français « de souche » bossent-ils « au noir » dans le business de l’immigration ?

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