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Accueil du site > Actualités > Europe > Bien plus loin que l’Oural...

Bien plus loin que l’Oural...

J’ai souvent appelé de mes vœux, par des commentaires sur ce site, l’accueil de la Russie dans une Europe unie. On m’a accusé d’antiaméricanisme primaire... Je ne crois pas...

Je crois plutôt qu’à vingt–sept (27), nous sommes trop ou pas assez et, quand je dis Russie, je pense aussi Ukraine et Belarus. On ne réglera pas cette question en quelques lignes ; je voudrais seulement énoncer ici des faits simples et présenter quelques arguments. D’abord, juste quelques chiffres, pour montrer le plan de masses.

Avec la Russie, l’EU quintuple sa superficie, sa population passe de 500 à 700 millions d’habitants – plus du double de celle des Etats-Unis – et son PIB tend vers 40 % du PIB mondial, en faisant de loin la première puissance commerciale et industrielle du monde. Cette Europe élargie a l’autosuffisance en hydrocarbures et est le plus vaste réservoir de matières premières de la planète.

L’Europe ainsi agrandie est autarcique. Je ne dis pas ici qu’il faudrait en fermer les frontières – c’est un autre débat –, mais il n’est pas mauvais de faire le constat que ce bloc n’a vraiment besoin de rien ni de personne. Bon pour l’évolution et bon pour la paix, car on n’aime sincèrement que quand on aime gratuitement. Sans dépendances.

Le bloc ainsi créé n’est pas un agglomérat disparate : il est le cœur de la civilisation occidentale. Il est au bout de la filiation « Athènes, Rome, Byzance, Renaissance, Science, Droits de l’Homme et Liberté ». Il y a eu des moments noirs dans le cheminement de l’Occident, des croisades à la colonisation, mais ce qui en résulte aujourd’hui s’exprime dans une culture postchrétienne laïque qui se réclame de la tolérance et de la raison. Ce résultat me satisfait. Je ne veux pas en changer. Je souhaite que la civilisation occidentale continue…

Je ne souhaite pas qu’elle conserve une hégémonie abusive qui tôt ou tard serait sa perte. D’autres cultures, chinoise, indienne, islamique, etc., sont désormais en rapide expansion et il faut respecter leur droit à occuper plus de place. Il faut nous défaire, toutefois, de cette arrogance qui nous porte à croire que l’Occident survivra par quelque droit divin. Notre culture, comme toutes les autres cultures, ne survivra qu’aussi longtemps qu’elle conservera son dynamisme interne et la force de se faire respecter. Il faut constituer un ensemble culturel occidental cohérent.

Or, au moment où il faudrait cette union, tout un pan de l’Occident sur lequel on croyait pouvoir compter se désagrège. Les Etats-Unis ont quitté la famille. En discuter serait un autre débat, mais la suppression progressive des libertés et le retour vers la religion montrent bien que l’Amérique a pris une voie différente de celle de l’Europe. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont dans le camp de l’obscurantisme et marchent à grands pas vers la tyrannie. On peut souhaiter le retour de l’enfant prodigue, mais en attendant il faut se compter et faire sans eux…

La Russie fait partie de la civilisation occidentale. Même si des popes barbus sont apparus à la chute de l’URSS – en si grand nombre qu’on aurait pu croire qu’ils avaient été élevés en serre pour être relâchés au moment opportun – le discours dominant en Russie est demeuré rationnel, scientifique, laïc. La pensée politique – dans un pays où la démocratie n’a jamais vraiment eu son heure ! – a continué d’exiger plus de liberté. L’Amérique est apostate de la liberté, la Russie attend encore son baptême. Aidons-la.

On peut l’aider. Sur le plan démocratie, la Russie a des problèmes évidents d’application, mais si on va au palier des principes, la constitution soviétique était plus démocratique que le modèle qui prévaut aujourd’hui chez nous. Il y a peut-être des leçons à apprendre, de part et d’autre, même des synthèses à faire, si on échappe à la tutelle américaine et à sa propagande « à la Bernays ».

Il est important de comprendre que la Russie VEUT apprendre de l’Europe… et qu’elle PEUT apprendre. La Russie a mis en place un système d’éducation culturelle et technique qui n’a rien à envier au nôtre. Le Russe moyen est ÉDUQUÉ. Rien à voir avec la mixture, en parts bien inégales, de Ph.Ds et d’ignares incultes qui donne sa spécificité à la société américaine actuelle.

On peut vraiment s’entraider. Le potentiel industriel de l’EU se meurt pour des ressources naturelles ; la Russie les a, alors que sa structure industrielle a été sabotée, détruite, abandonnée. La Russie a développé des recherches scientifiques innovantes qui sont laissées en friche, alors que, dans bien des domaines, en Europe et en Amérique, la mainmise d’un certain capitalisme sur la recherche a imposé des œillères au développement. Si on investissait massivement dans la recherche en Russie, la récolte serait prodigieuse… et rapide.

Il y a aussi la capacité et surtout le potentiel russe qui, ajouté à celui de l’EU, doterait aussi une Europe élargie de la crédibilité militaire accrue lui permettant de devenir une troisième force et de jouer un rôle d’arbitre, dans un monde qui autrement sera bipolaire, menant quasi inéluctablement à un affrontement entre la Chine et les Etats-Unis.

Pour accueillir la Russie dans l’Europe, il faut que nous le voulions. Il faut donc d’abord que chez nous une population bien informée ne perçoive pas l’arrivée des Russes dans l’Europe comme si des hordes innombrables allaient nous envahir ; les Russes constitueraient moins du quart de la population d’une Europe élargie et leur production est de l’ordre de celle de l’Italie. Un ajout important, mais pas une prise de contrôle.

Simultanément, il faut aussi que les Russes le veuillent et qu’ils aient une volonté d’appartenance sincère à l’Europe ; ce qui est facile à Saint-Pétersbourg ou à Moscou, mais demande plus d’efforts à l’est de Novossibirsk et surtout du lac Baïkal… N’oublions pas que la Russie peut choisir d’appartenir à un autre univers. Si elle fait cet autre choix, nous le regretterons. Il faut faire notre demande en mariage et il faut que cette demande soit acceptée.

Si la Russie vient vers nous, il faudra l’amener au point d’intégration où en sont les participants actuels à l’Europe. Le plus gros problème immédiat sera l’intégration monétaire, car il ne manquera pas de gens pour penser qu’il faudrait en profiter pour ramener dans le giron politique les pouvoirs qui ont été accordés à la Banque centrale européenne, et qui font simplement de l’EU un appendice du capitalisme international contrôlé aux Etats-Unis.

Douteux que les Russes acceptent d’entrer dans ce piège, pas plus que les Anglais, ne l’ont accepté. Ils auront bien raison, car c’est une aberration de penser qu’on est une démocratie, si le contrôle des instruments financiers échappe au pouvoir démocratique. Mais est-ce à la Russie ou au piège qu’il faut faire barrage ? C’est un autre sujet. Si on veut faire vraiment l’Europe, il faudra régler cette question. Avec les Russes…, mais aussi avec les Anglais.

Quand ils seront entrés, on évoluera tous ensemble. On ira sans doute plus vite, cependant, car nous aurons beaucoup à gagner à créer une Europe spatiale et militaire. Considérant la nouvelle distribution globale de la main-d’œuvre et des ressources naturelles, on voudra aussi mettre en place au plus vite des politiques protectionnistes au palier de l’Europe.

On ira aussi plus vite vers une union politique, probablement confédérale. On voudra le faire vite, car tant que ce ne sera pas chose faite, il y aura un risque de désintégration de cette Europe élargie, risque d’autant plus grave que la zizanie sera fomentée par des forces extérieures qui y trouveront leur profit.

La Russie dans l’Europe est un beau défi. Je rêve d’un million de jeunes Russes venant faire des études en Europe occidentale, pendant qu’un nombre similaire de jeunes Européens de l’Ouest vont faire les leurs là-bas. La civilisation occidentale devrait être UNE, ses volets réconciliés avant qu’ils ne redeviennent antagonistes comme ils l’ont été trop souvent. 1914, 1939 ont été des guerres civiles de l’Occident. Hitler ne serait pas apparu dans une Europe unie.

Je rêve aussi, d’un même échange avec de jeunes Américains. Il faudra le faire, aussitôt que l’Amérique se sera guérie de son corporatisme fascisant et de ses superstitions archaïques. Quand elle sera prête. Pour le moment, concentrons-nous sur la Russie. La Russie est prête.

Pierre JC Allard



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48 réactions à cet article    


  • SANDRO FERRETTI SANDRO 22 mai 2008 11:35

    Bonjour, JC Allard

     

    Juste pour vous signaler que j’ai répondu à vos questions sur le fil de "Dancharr", intitulé "mort d’un ami de 5 ans"...

    Bonne journée/ soirée.

     


    • Internaute Internaute 22 mai 2008 19:00

      A bien y réfléchir, je me demande pourquoi il faudrait absolument créer un machin de plus en plus grand. La logique des 40% ne tient pas. Si on cherche à faire du chiffre, mettez-y le Canada et les USA et on ateindra presque 90%.

      On n’a nullement besoin d’intégrer la Russie dans l’organisation européenne pour qu’elle soit une puissance européenne à part entière comme elle l’a toujours été avant la révolution judéo-communiste de 1917.

      J’ai vécu dans l’ouest Parisien et le fascicule touristique du village faisait état du stationnement de l’armée Russe à la restauration. Le pont Alexandre III est toujours là pour nous rappeler une époque où Moscou n’était pas si éloignée de Paris bien qu’on y allasse à cheval. La Suisse est autant européenne que la France. Elle est intégrée à notre monde et ne fait pourtant pas partie de l’UE. La Russie peut donc avoir les mêmes relations sans pour autant intégrer l’UE. Je crois d’ailleurs que la Russie n’a aucune envie d’y rentrer. Elle est beaucoup plus libre sans cela et maître de son destin. Ils ont vécu l’URSS, ils savent ce qu’est le centralisme démocratique, la défense de "valeurs" qui ne servent pas les peuples et ils n’ont aucune envie de recommencer.

      Nos politiques et surtout les journalistes doivent abandonner cette posture ridicule qui consiste à dénigrer tout ce que fait la Russie. De là à laisser s’installer librement les hordes mongols sous des tentes Quechua distribuées par le Parti Socialiste il y a un pas que je ne franchirai pas. Eh oui, la Russie c’est plus d’une centaine d’ethnies et elle s’étend jusqu’au Kamtchamka.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:27

       @ Internaute : En un mot : une masse critique pour éviter un monde bipolaire où L’Amérique et la Chine s’affronterait.. Et la dimension d’unité culturelle qui me semble importante vue la dérive USA.

      PJCA


    • Gazi BORAT 22 mai 2008 11:59

      @ l’auteur

      Ce militantisme pour un élargissement généreux de l’Europe vous honore mais je comprend pas vos motivations, en tant que Canadien, sur cette question.

      gAZi bORAt


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:30

         @ Gazi Borat : Je suis Québécois de naissance, mais j’ai vécu partout. J’ai bien l’intention de finir mes jours en Europe.

        PJCA


      • Gzorg 22 mai 2008 12:33

        Merci pour ce texte interressant Mr allard.

        Même si je suis séduit par votre idée j’ai de sérieux doute quand à sa faisabilité.

        Non pas à cause de la Russie elle même mais plutôt a cause de l’Europe et de ses dirigeants.

        Je pense que vu de l’etranger, il est difficile d’imaginer l’etat de lacheté et de soumission de nos dirigeants Européens face à l’Américanisme.

        Soumissions idéologique que certains intellectuels expliquent mieux que moi, je pense a E.Todd a Mr Immarigeon, Philippe Grasset du site De Defensa etc...

        Cette soumission est à la fois idéologique (le libéralisme) , stratégique (ralliement a l’OTAN) et lache et permettent les renoncements faciles du "c’est pas de notre faute c’est le monde qui est comme ça..."

        Les Russes l’ont bien compris est ont tout fait à leur niveau pour se désengluer de cette doxa : payement intégral de la dette, mise en place de grosses corporations internes pour garder le controle des ressources et de l’energie, protectionnisme de type néo-gauliste permettant a une midle class d’emmerger et de créer un marché et une demande intérieur, enfin une stratégie interne permettant aux secteurs stratégiques de rester Russe.

        Pour avoir travaillé avec des Russes je sais que la population Russe a énormement de mal à comprendre nos propes renoncements tant au niveau de la souveraineté que de l’aspect purement économique.

        Les russes comprennent bien mieux que nous ce qui est entrain de se tramer avec cette Europe là, et je crains que la mariée (si c’est d’eux qu’il s’agit) ai beaucoup de mal a accepter un marriage qui representerais pour elle une perte de souveraineté.

        L’occident libérale ils l’ont gouté a l’époque de boris Elstine, et je crois pouvoir dire sans me tromper qu’aucun Russe aujourd’hui ne compte y retourner !


        • aquad69 22 mai 2008 12:52

          Bonjour Gzorg,

          bien d’accord avec vous .

           Et je crois que, malgrès tout ce que les médias nous racontent sur le "méchant" Mr Poutine, il en irait de notre intérêt, celui des peuples européens et non de leurs dirigeants, s’entend.

          mais en effet, il ne faut pas rêver...

          Cordialement Thierry


        • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 22 mai 2008 19:27

          Ce commentaire de Gzorg, ainsi que d’autres qui vont dans ce sens, celui de Yannick Harrel etc., apportent un éclairage très juste sur la question d’une union future entre l’Union européenne et la Fédération de Russie.

          Les dirigeants actuels de la Russie agissent pour le bien des Russes, qui sont un peuple européen, et ils sont opposés aux agissements des mondialistes. Par contre les dirigeants des pays de l’Union européenne agissent en faveur de l’idéologie mondialiste et ne présevent pas les intérêts des Européens, ne cherchent pas à défendre tout ce qui est spécifique aux Européens. Les dirigeants actuels de la Russie, dont TOUTES les actions sont approuvées par la majorité des Russes (les sondages et les élections nationales et locales le prouvent), sont plus démocrates que les dirigeants des pays de l’Union européenne, qu’ils soient de droite ou de gauche, dont les actions sont souvent contraires à la volonté de la majorité des citoyens (Traité européen de Lisbonne (ex-Constitution européenne), invitation faite à la Turquie de rejoindre l’Union européenne etc.).

           
          Comme le dit Gzorg dans un commentaire plus bas : « En Europe les politiques sont laches nous le savons, nous l’observons, et je ne crois pas un instant qu’ils seront capable de résister si nous en arrivons a de tres grosses secousses sociales. La question sera alors celle du rapprochement avec la Russie, car contraireemnt a leurs dirigeants les peuples Européens sont tres lucides sur la façon qu’ont les Etats unis de mener le monde. »

          Donc la question est de savoir qui aurait plus d’intérêt dans cette union de l’UE et de la Russie : les citoyens de l’Union européenne ou les citoyens de la Fédération de Russie ?

          On se demande est-ce que plutôt que de vouloir faire entrer la Fédération de Russie dans l’Union européenne, les Européens n’auraient-ils pas intrêt à sortir leurs Etats de l’Union européenne pour faire entrer leurs Etats au sein de la Fédération de Russie... ?

          Quoi qu’il en soit, sur la question d’union entre l’Union européenne et la Fédération de Russie, pour que le rapprochement devienne possible, il faudrait que l’Union européenne devienne démocratique, ce qu’actuellement elle n’est pas.

          En attendant, un rappel de la conviction qu’exprimait déjà le général Charles de Gaulle en cette lointaine année 1949 :

          « Moi je dis qu’il faut faire l’Europe avec pour base un accord entre Français et Allemands. (...) Une fois l’Europe faite sur ces bases (...), alors, on pourra se tourner vers la Russie. Alors, on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe tout entière avec la Russie aussi, dut-elle changer son régime. Voilà le programme des vrais Européens. »

           

           

          D’après les règlements actuels de l’Union européenne, l’une des conditions d’accessions à l’Union européenne, est que l’État candidat soit un État européen. La définition de ce que signifie « européen » n’est pas donnée dans les textes. C’est souvent le cas des textes législatifs : ils ont volontairement une part d’imprécisions afin que l’application puisse être modulée selon les forces socio-politiquent qui prévalent à un moment donné, en somme selon les lobbies qui influencent les cercles du pouvoir au mépris de la démocratie et de l’impartialité des lois.

           

          Ceci-dit « un État européen » pourrait aussi être entendu dans le sens historique, culturel, racial. Ces critères non-géographiques pourraient donner alors aux dirigeants de l’UE la justification à l’adhésion du Chypre.

           

          La France, la Grande Bretagne, l’Espagne et la Hollande ont une part de leur territoire sur d’autres continents. La France est-elle pour autant un État américain ou africain ? La condition qui décide si un État est un État européen, serait donc que la capitale et la majorité de la population au moment de l’adhésion, soient sur le continent européen.

           

          On pourrait imaginer qu’un État européen vende une part de son territoire européen à un État non européen. Des transactions de ce genre ont déjà eu lieu (exemple d’un gros territoire : Alaska - racheté à la Russie par les États-Unis d’Amérique en 1867), donc ce n’est pas une hypothèse utopique. Avec ce bout de territoire en Europe l’État non européen pourrait-il prétendre qu’il est devenu européen ? Non, donc il ne suffit pas qu’un bout de territoire soit sur le continent européen pour être géographiquement un État européen : il faut que la capitale ainsi que la grande majorité de la population soient sur le continent européen.

           

          La Fédération de Russie, dont la capitale ainsi que la grande majorité de la population sont sur le continent européen, est donc selon ces critères un État européen et pourrait donc rejoindre l’UE.

           

          Par contre on pourrait aisément argumenter que la Turquie, selon les critères « capitale, majeure part de la population », n’est pas un État européen.

           

          Mais comme nous l’avons vu avec le cas du Chypre les critères politico-démographico-géographiques ne sont pas les seuls qui jusqu’à présent ont été retenus. L’exception est le cas du Chypre où ce sont les critères raciaux et culturels qui ont manifestement fourni la définition de ce qu’est « un État européen ».

           

          Alors qui est selon quels critères décide à quels pays on peut lancer les invitation et quelles demandes d’adhésion on peut envisager ou accepter ? Une chose est sure : ces décisions ne sont pas prises selon les règles démocratiques de conformité avec la volonté de la majorité des citoyens qui désirent s’exprimer sur la décision. Dans l’Union européenne la volonté de la majorité des citoyens n’est pas respectée sur de nombreux points.

           

          Alors comment, dans quelle direction devrait s’élargir l’Union européenne ?

           

          Pendant des siècles et des millénaires, les populations sur le continent européen se sont mélangées de manière permanente. C’était un mélange isolé à l’intérieur d’une branche particulière de l’humanité qui s’est développée sur une aire géographique qui, en passant au nord de la mer Caspienne, réunit le continent européen à la Sibérie et à l’orient russe jusqu’à Vladivostok. Au fil des millénaires une identité est ainsi apparue, associée à une identité culturelle, puis religieuse. Cette aire géographique, de Lisbonne en passant au nord de la mer Noire et de la mer Caspienne jusqu’à Vladivostok, devrait correspondre à la zone limite maximale pour l’expansion potentielle de l’Union européenne.

           

          La Russie et les autres pays de l’est européen devraient recevoir l’invitation à rejoindre l’Union européenne.

           

          Mais non, ceux qui ont le pouvoir ont décidé que c’est vers le sud que doit s’élargir l’Union européenne, vers l’islam et vers les Turcs.

           

          Les représentants des gouvernements des 27 États membres de l’Union européenne ont décidé, le 28 mars 2007, la poursuite des pourparlers avec la Turquie, en poursuivant le passage en revue des 35 chapitres de mise en conformité quoi conditionnent l’adhésion.

           

          Ce genre de décision doit être pris à l’unanimité des 27 États membres. Donc chacun des 27 gouvernements devrait d’abord être certain de représenter la volonté majoritaire de ses citoyens avant d’inviter la Turquie à rejoindre l’UE.

           

          Concernant l’adhésion de la Turquie la majorité des citoyens européens est contre mais les politiques et en général les cercles au pouvoir (médias, milieux d’affaires...) ont décidé qu’il faut passer outre, qu’il faut ignorer la volonté de la majorité des citoyens européens et donc ont décidé d’appeler la Turquie à entrer dans l’UE.

           

          Concernant ce sujet comme concernant les autres questions qui relèvent des décisions politiques, les articles que l’on peut écrire, sur AgoraVox ou ailleurs, peuvent-ils amener les politiques qui sont au pouvoir à respecter les règles fondamentales de la démocratie véritable ? Cette question est analysée dans l’article « La France et l’Union européenne face aux citoyens : comment obtenir la démocratie ? » qui a été publié sur AgoraVox.
           



          Quelles actions faut-il entreprendre pour obliger enfin les politiques au pouvoir à mettre en application la démocratie véritable, la démocratie dans laquelle chaque décision politique répond aux souhaits de la majorité des citoyens qui se sentent concernés par la décision ?

           

            

           


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:34

           @ Gzorg : Si on veut se marier il faudra bien sûr aller se passer un coup de peigne,,,  Quand à l’influence USA, on est vraiment à la toute fin du cycle. 

          PJCA


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:42

           @ Martin : Je dis clairement que mon critère est cultuel. J’ai dit ailleurs que j’adore la Turquie... mais pas dans l’Europe. Quand aux difficutés qui viennent des propres insuffisances de l’Europe, il faut les régler. c’est un autre débat. Ici, c’est l’intéret d’unir la civilisation occidentale que je souligne.

           

           PJCA 


        • ASINUS 24 mai 2008 11:34

          gzorg

          rien à ajouter ou retrancher de votre intervention ++++


        • FYI FYI 3 juin 2008 10:42

          Plusieurs choses :

          La Turquie a comme capitale Istanbul, qui fût en son temps Constantinople, la Capitale de l’Empire Romain D’Orient, la partie "hélléniste" de l’Empire Romain dans son ensemble.

          Si vous prétendez que la Turquie n’est pas européenne, les Grecs aussi, territorialement parlant donc.

          Je soupçonne dans vos propos que l’Europe "UE" doit être avant tout judéo-chrétienne, et caucasienne... c’est bien dommage.

          Certe les Turques viennent de l’Asie, mais la majorité des "Européens" de même, on parle d’Indo-Européen, donc je resoupçonne des sous-entendus religieux... c’est triste au XXIème Siècle. Nous devons être laïque, la religion, on constate les ravages, suffit de tourner la tête vers les US ...

          Concernant les Russes, je suis d’accord avec vous, leurs dirigeants sont plus en phases avec les idéaux des peuples d’Europe, que les soit-disant actuels dirigeants de l’UE.

          Je serais pour un Nuremberg de nos élus et de l’executif, ça fera du bien pour l’Europe et le Monde. Ils doivent en prendre la responsabilité de la casse de l’Intérêt Général.

          L’UK devra se décider entre ses frères européens ou ses cousins américains, personnellement je préfère qu’il quitte l’UE.

           

           


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 juin 2008 18:13

           @ FYI : Vous soulevez trois point importants :

          1. "Je soupçonne dans vos propos que l’Europe "UE" doit être avant tout judéo-chrétienne, et caucasienne..."

          - Non. L’Europe doit être "Occidentale" . Ce n’est pas une race, c’est un culture. J’y vois très bien les Martiniquais... Pour la religion, je dirais postchrétienne laïque. Pas de religion, mais un sens du bien et du mal que nous avons formé depuis des siècles ... ET QUE LES AMÉRICAINS N’ONT PLUS ! Les Turcs ont une autre culture que je respecte et qui un jour sera peut-être vraiment laïque, mais restera subtilement différente de la nôtre

          2. "Je serais pour un Nuremberg "....

          - Ne confondons pas les indélicatesses de nos dirigeants avec les crimes des Américains. Pour Bush et sa bande, OUI, Nuremberg

          3. " L’UK devra se décider...

          OUI. Dans "1984" de Orwell, l’Angleterre a fait le choix avec les USA , Canada, etc., d’un État anglo-saxon, distinct - et rival - de l’Europe. Prémonitoire ?

           

           PJCA


           


        • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 22 mai 2008 12:37

          C’est un beau rêve dans lequel vous nous emmenez. Je m’y suis promené avec un grand plaisir.

          Hélas, ni les capitaux américains qui se sont emparés du fonctionnement de l’Europe, ni les capitaux britanniques qui n’ont cesse de diviser pour régner, ne se prêteront à une construction qui remettrait en cause leur prééminence dans l’économie mondiale.

          Ces banquiers-là font et défont les Etats et la tendance est à les défaire.

           

           


          • aquad69 22 mai 2008 12:54

             

            Absolument...

            Bonjour, Renaud.

            Amicalement Thierry


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:45

             @ Renaud Delaporte : Je sais. mais c’est justement de mettre fin à ça qu’il s’agit.

            PJCA

             

             


          • aquad69 22 mai 2008 12:46

            Bonjour Pierre,

            je souscrit absolument à votre article ; un tel rapprochement serait peut-être le dernier espoir qui nous resterait de voir apparaître sur Terre un Pôle politique pacifique, qui ait à la fois l’autorité et la puissance qui lui permette d’exercer un rôle d’arbitre sur ce grand champ de bataille qu’est notre planète aujourd’hui, et aussi le pouvoir de modérer les dérives américaines.

            Mais il ne faut pas rêver : celà signifierait un retournement complet de l’orientation européenne, et une nouvelle définition de sa nature.

            Car, depuis ses débuts, l’Europe a été construite par des influences qui allaient dans le sens du monde anglo-saxon et son libéralisme économique ; c’est bien là la raison de la politique et de la réaction du Général De Gaulle qui n’était certe pas "anti-européen", mais opposé à une europe-marionnette de l’Ouest, et qui était conscient que le choix fondamental qui commandait le destin de l’Europe et sa nature était celui de son orientation vers l’Est ou vers l’Ouest.

            De la même manière que le rapprochement franco-allemand a été le ciment de l’europe, une alliance russo-européenne pourrait être celui d’un Monde plus stable.

            C’est malheureusement un scénario qui paraît avoir peu de chance de se réaliser car, à l’évidence, on ne voit pas qui en Europe aurait la stature de le proposer et, d’autre part dans l’état actuel des choses, la puissance US serait prête à faire sauter le Monde plutôt que de l’accepter. 

            Cordialement Thierry


            • Gzorg 22 mai 2008 13:06

              Effectivement...

              La vrais questions de l’Europe ce sera a plus ou moins long terme la question du rapport entre les peuples et le libéralisme.

              Je pense que cela va craquer et que nous sommes proche du point de rupture (qui pour le coup sera une vrais rupture).

              En Europe les politiques sont laches nous le savons, nous l’observons, et je ne crois pas un instant qu’ils seront capable de résister si nous en arrivons a de tres grosses secousses sociales.

              La question sera alors celle du rapprochement avec la Russie, car contraireemnt a leurs dirigeants les peuples Européens sont tres lucides sur la façon qu’ont les Etats unis de mener le monde.

              Amicalement


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:48

               Aquad69. L’Europe est inféodée au capitalisme américain. Elle doit reprendre son indépendance. Comme toute lutte pour l’indépendance elle exige du courage. 

              PJCA


            • ouallonsnous 16 juin 2008 15:31

              J’ajouterai à tous ces commentaires d’un grand et évident bon sens, que pour faire "piéce" au néo-colonialisme anglo américains qui n’a pas renonçé à faire main basse sur le monde d’aujourdhui que, quitte à s’unir plus loin que l’Oural, il nous faut considérer la Chine, l’Inde et les pays d’Asie qui comptent dont les pays musulmans, pour leur majorité, pays de grande culture.

              Ce sera, probablement à travers une alliance eurasienne, que nous aurons le poids et la puissance pour nous opposer au néo-colonialistes anglo américains, et nouer une coopération de dévellopement avec l’Afrique et les Amériques centrale et du Sud, si éprouvées jusqu’a présent par le pillage des puissances coloniales !


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 juin 2008 20:34

               @ Ouallonsnous : Il faut des garants d’amitiés entre tous les peuples et toutes les cultures, mais il faut d’abord savoir qui on est. Je suggère que l’on créé une entité "Occident" - incluant la Russie - et qu’on s’occupe de notre jardin, tout en respectant les autres cultures, chinoise, indienne, arabe, etc, qui elles-aussi se développeront mieux si elles n’ont pas à subir l"étreinte parfois un peu lourde que nous leur imposons...

               

              PJCA


            • finael finael 22 mai 2008 14:20

              C’est un plaisir de lire un tel article.

              Oui la Russie est européenne, et depuis longtemps, dans sa civilisation, sa culture, son histoire (Voltaire ne s’est-il pas réfugié a Saint-Pétersbourg).

              Je regrette seulement

               - Que vous distinguiez l’Ukraine de la Russie (Kiev fut la première capitale russe, et ce pendant des siècles ... on parlait à l’époque de la Kiévie avant de parler de Moscovie), et le soutien apporté aux indépendantistes ukrainiens par les puissances occidentales participe plutôt, à mon avis, d’un dépeçage de la Russie (pour être plus exact il faudrait distinguer la partie ouest de l’est de l’Ukraine).

               - Que vous fassiez de même avec la Biélorussie (le belarus est un mot qui n’existe qu’en français), littéralement "pays des russes blancs" par opposition aux "grands russes" de la région de Moscou Saint-Pétersbourg.

              Si ces deux régions, ainsi que d’autres, ont décidé de leur indépendance en 1991, c’était essentiellement pour échapper au joug du pouvoir soviétique, et on peut le comprendre.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:54

                 @Finael : Je suis conscient des relations étroites entre Russie-Ukraine-Belarus. Je veux seulement éviter le piège de me faire opposer la spécificité ukrainienne en soulignant que Kiek a aussi intéret que Moscou a un rapprochement. avec L’EU

                 

                 PJCA 


              • c.d.g. 22 mai 2008 14:37

                1) la russie reservoir de matieres premieres

                C est vrai actuellement. Mais ca risque de ne pas durer. Le petrole russe s epuise (en partie par manque d investissement mais aussi car les gisement s epuisent et les nouveaux sont d acces difficile

                Les nouveaux gisements (pas que de petrole) sont souvent en siberie ou plus a l est. Et ces regions risquent un jour d etre perdues par la russie. Non pas par une independance de la siberie que par une invasion chinoise.

                les chinois sont deja tres nombreux la bas. Et il peut se produire le meme scenario qu au texas (territoire mexicain, rempli par des anglo saxons, tension avec le gouvernement mexicain, ratachement aux USA)

                2) l europe a deja du mal a fonctionner actuellement avec chaque pays defendant son interet a cours terme. Imaginez avec la russie, l ukraine etc .. Les corses vont ils accepter de perdre leurs primes a la vache ? Les paysans leur subventions ?

                3) les ex pays de l est occupes par les russes (lituanie, pologne ...) vont ils accepter de se retrouver a cote de leur ex maitre ? Surtout si celui ci continue a vouloir les diriger (ex ce qui se passe en georgie, ou plus ancien en ukraine (le president elu n est pas celui choisit par moscou, hop on augmente le prix du gaz) )


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 01:59

                   @ CDG : Une Europe incluant la Russie a tout a fait la force de faire respecter son territoire envers et contre tous.

                  PJCA

                   

                   


                • libdepense 22 mai 2008 18:02
                  La Russie ne rentrera jamais en Europe puisque historiquement la Russie n’ait tourné vers l’ouest que depuis Alexandre Ier (200 ans).
                   
                  De plus la Russie a toujours véhiculé une culture forte et bien différente de la culture européenne de l’ouest fondatrice de l’UE.
                   
                  Enfin la Russie n’accepterait jamais d’être sous l’autorité européenne.
                  Cela règle donc toutes les questions.
                   
                  Beau texte utopique tout de même !

                   


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 02:06

                     @ Libdepense C’est parce que la Russie a une culture forte et originale qu’elle apportera tant à l’Europe. Et il n’est pas plus question de mettre a Russie sous l’autorité européenne que la France ou l’Allemagne. Et 200 ans, ce n’est pas rien. Il y a 200 ans, ni l’Allemagne ni l’Italie n’existaient comme entités politiques !

                    PJCA


                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 mai 2008 01:42

                     @ Seb : J’ai mal interprété le commentaire comme signifiant une soumission particulière de la Russie et de ses interêts à ceux de l’EU actuelle. Une Russie qui s’integre à l’EU cède bien sur à la structure communautaire les même pouvoirs que cèdent a celle-ci les autres États participants

                     

                     PJCA


                  • Yannick Harrel Yannick Harrel 22 mai 2008 18:03

                    @l’auteur,

                    Bonjour,

                    Je voulais intervenir, d’autant que vous étiez passé sur mon dernier article où les relations Russo-Chinoises étaient en ligne de mire (sujet plus que jamais brûlant ), et que vous aviez déjà évoqué la proximité culturelle entre ces deux grands espaces Européens.

                    Las, je suis malheureusement au regret de vous dire que la Russie est de plus en plus méfiante vis à vis de l’Europe. Il y avait une opportunité à saisir lors de la gouvernance de Vladimir Poutine. A la place, l’on a préféré faire la fine bouche, ratiociner sur les Droits de l’Homme (il y aurait tant à dire sur ce sujet) et même faire obstruction au renouvellement du partenariat UE-Russie (l’APC datant de 1994 et nécessitant urgemment d’être renégocié). Hélas, d’une part l’Union Européenne à 27 est devenue un vrai foutoir avec en plus l’arrivée de pays de l’Est en 2004 faisant de leur ressentiment envers la Russie le socle de leur politique étrangère et bloquant de fait toute initiative en vue d’un rapprochement ; d’autre part, l’arrivée au pouvoir de certaines personnalités en France, en Allemagne et au sein de la Commission Européenne, profondément atlantistes jusqu’au déraisonnable, ferment les quelques portes qui étaient ouvertes ces dernières années. L’agacement du pouvoir Russe est d’ailleurs perceptible et l’Europe ferait bien de se poser la question (si elle en est encore capable) de son devenir si la Russie devait lui tourner le cul pour un rapprochement plus effectif avec l’Empire du Milieu (la Chine en d’autres termes).

                    Pour le reste, je souscris totalement au commentaire de Gzorg, et je salue d’ailleurs la qualité du fil de discussion de cet article.

                    Juste une précision destinée à Finael : c’est Diderot qui s’est réfugié chez la grande Catherine de Russie, tandis que Voltaire n’a fait "que" correspondre avec elle, en la traitant fort aimablement de Sémiramis du Nord.

                    Cordialement


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 02:13

                       @ Yannick Harrel : Je suis conscient de la dérive atlantiste. Je ne crois pas, toutefois, qu’on aura le temps de s’arrimer irrémédiablement au paquebot USA avant qu’il ne sombre. La Russie est l’alternative. Je souligne clairement dans mon article que le Russie a le choix. Ayant eu l’occasion de passer un peu de temps en Russie, je pense toutefois que le choix sera l’Occident. Si nous faisons nous mêmes les bons choix.

                      PJCA


                    • Flash- 22 mai 2008 20:43

                      Je ne suis pas hostile ç un entrée de la Russie dans l’UE mais le fait est que la Russie n’a jamais accepté de faire partie d’un ensemble dont elle n’était pas la puissance centrale et dominante !! Donc le principal obstacle à une adhésion de la Russie dans l’UE reste..la Russie elle-même !!


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 02:15

                         @ Flash : Vous avez tout a fait raison. À nous de jouer.

                        PJCA


                      • Cascabel Cascabel 22 mai 2008 22:25

                        Le grand problème c’est la nature de l’UE, organisation para-étatique qui ne reconnait pas la souverainneté nationale. La Russie ne tient pas a perdre sa souverainté.

                        Ce qu’il faudrait avant de proposer une alliance avec les Russes c’est de détruire l’UE. Revenir à la logique des Etats libres et indépendants. A ce moment là des alliances pourraient se faire, des partenariats privillégiés.

                         Je ne vois pas comment les Russes accepteraient les désidératas de Bruxelles. A la différence de l’Ouest, la Russie n’ a pas mis fin à l’histoire. D’autre part il est peut-être trop tard. Nous avons pronfondément heurté les Russes en 1999, lors des bombardements contre la Yougoslavie. A l’époque on les méprisait car ils n’avaient pas d’argent. Aujourd’hui avec V.Poutine, tout va bien pour eux car ils ont repris le contrôle de leur pays, riche en ressources naturelles.

                        C’est nous qui avons besoin d’eux maintenant.


                        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 02:27

                           @ Cascabel : Nous avons des choses à changer et nous en sommes conscients. Les rapports entre les États et la Communaué sont en perpétuelle évolution. L’hypothèse que la Russie se joigne à l’Europe sera évidemment un facteur majeur dans la dynamique de cette évolution. La présence de la Russie va modifier ce que l’on attend de Bruxelles et je crois que les Russes sont prêts a consentir quelques accommodements. N’oubliez pas que la Russie a toujours été en état d’infériorité depuis 1917, sans cesse confrontée à des alliances bâtie contre elle... Il ya un certain plaisir a revenir dans le cercle de famille.

                           

                          PJCA


                        • TSS 22 mai 2008 23:54

                          @]l’auteur

                          c’est une vision gaullienne :

                          "une France de Dunkerque à Tamanrasset" on a vu le resultat !!

                          "une Europe de l’atlantique à l’oural" c’est pas gagné


                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 02:32

                             @ TSS : Ce n’est pas gagné. Mais c’est le défi le plus profitable et intéressant que nous puissions relever. On peut aussi continuer les querelles byzantines, jusqu’à ce qu’on cesse d’exister comme joueur sérieux.

                             

                            PJCA


                          • Falkland 23 mai 2008 01:55

                            Peu importe combien nous sommes, ce qui est important c’est ce que nous voulons devenir.

                            "L’Europe ainsi agrandie est autarcique. Je ne dis pas ici qu’il faudrait en fermer les frontières – c’est un autre débat –, mais il n’est pas mauvais de faire le constat que ce bloc n’a vraiment besoin de rien ni de personne. Bon pour l’évolution et bon pour la paix, car on n’aime sincèrement que quand on aime gratuitement. Sans dépendances."

                            J’imagines qu’à part les politiques et les grands patrons ( c’est un peu la meme chose) , beaucoup de personnes seraient enthousiastes à l’idée que les chosent evolue ainsi.


                            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mai 2008 02:38

                               @ Falkland : Il faut cesser de se croire en voie d’extinction et se revoir avec un avenir. L’avenir est là. Si assez de gens le veulent, on le fera.

                              PJCA


                            • FYI FYI 3 juin 2008 11:14

                              Pour votre information, aucun hauts fonctionnaires et dirigeants de l’UE de Bruxelles n’est pour un rapprochement de la Russie, c’est pathétique.

                              Je ne sais pas si vous vous en rappelez, mais ce sont les Russes qui ont débarassé de Napoléon pour le plus grand bien des français. Suite à cette évènement les Russes ont marché sur Paris à la tête d’une armée composée de monarchiste des pays de l’Est, dont les Autro-Hongrois.

                              Malgrès ceci, les Russes séduits par les idées des esprits de lumières, ne nous ont pas asservis, et laissé aux français leurs propres destinées... aussi je pense que les Russes sont plus en phases avec les idées françaises que les US.

                              C’est vrai les Russes de l’URSS ne faisaent rêver personne, désormais le courage anti-anglo-saxonne des dirigeants russes est admirâble.

                              Imaginer que les élus français mettent en prison tous les patrons du CAC40 pour haute trahison, ce serait une attitude russe de haut vol

                              A quand un Nuremberg de nos élus ?

                               


                            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 juin 2008 17:35

                              @ FYI : Paris séduit tout le monde. Quand les Russes sont passés, vous savez que c’est eux qui nous ont apporté le fast food ? Fast food à la française, s’entend.. "Bistro" veut dire ’Vite ! " en Russe. Les restaurants qui les servaient rapidement sont devenus populaire et on a commencé à les surnommer des ... bistros

                               

                               PJCA

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