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Accueil du site > Actualités > Europe > Ce plat pays qui n’est plus le mien

Ce plat pays qui n’est plus le mien

Jacques Brel, le grand Jacques dont j'ai fait mon fil conducteur tout au long de cette diatribe...

Ecoutons-le d'abord chanter MARIEKE, un hymne bilingue à cette belgitude qui l'a tant fait souffrir :

Ay Marieke, Marieke je t'aimais tant

Entre les tours de Bruges à Gand

Ay Marieke, Marieke, le ciel flamand

Pleure avec moi de Bruges à Gand

Zonder liefde, warme liefde

Lacht de duivel, de zwarte duivel

Zonder liefde, warme liefde

Brandt mijn hart, mijn arme hart

Zonder liefde, warme liefde

Sterf de zomer, de droeve zomer

En schuurt het zand over mijn land

Mijn plate land, mijn Vlaanderen.

Oui, Brel écrivait aussi en flamand, la langue des petites gens que son père l'obligeait à parler à la maison.

Vous ne la comprenez pas ?

Attention, si vous êtes belge francophone, un jour ce sera un crime !

Le boulet n'est pas passé loin, traduction littérale du second couplet :

Sans amour, cet amour brûlant

Rit le pigeon, le pigeon noir

Sans amour, cet amour brûlant

Se consume mon cœur, mon pauvre cœur

Sans amour, cet amour brûlant, meurt l'été.

Ce malheureux été qui arase le sable par-delà mon pays.

Mon plat pays, la Flandre

 

Très défenseur de notre langue lorsqu'il prononça son célèbre “ Vive le Québec libre ! “ le Général de Gaulle a dit un jour :

“ Mon seul rival international, c'est Tintin “

Tintin était bruxellois

Eddy Merckx a dominé le cyclisme comme personne.

Le grand Eddy était bruxellois

Jacques Brel restera à tout jamais au Panthéon de la chanson française

Le grand Jacques était également bruxellois

 

Bruxelles capitale de l'Europe, Bruxelles trait d'union entre culture latine et germanique qui se sont décidées à dépasser leurs clivages. Bruxelles capitale de la Belgique moribonde. Bruxelles Dame Bêtise puisque capitale auto-élue de la communauté flamande majoritaire à raison de ...5 % de ses habitants ! Bruxelles étranglée au nom du droit du sol, de la pureté du sang. Bruxelles une fois de plus trahie par l'idéologie socialiste qui préféra contre toute logique nous imposer Namur comme capitale régionale, ceci pour satisfaire la vénalité de quelques baronnets locaux stupides, sans envergure et fiers de l'être. Bruxelles poubelle qui ne reçoit que 20 % des impôts qu'elle génère. Bruxelles ville riche envahie par un tiers monde livré à lui-même. Bruxelles polluée par 300.000 flamands qui l'envahissent tous les jours ouvrables sans y dépenser un rond, mais qui en utilisent sans vergogne toutes les infrastructures en attendant impatiemment de rentrer le soir chez eux “ là où il fait si bon vivre entre soi “. Bruxelles qui ne permet l'accès à la fonction publique qu'aux bilingues, entendez par là encore et toujours une grosse majorité de Flamands – parfois déguisés pour avoir fait leurs études en français - qui, c'est vrai, s'avèrent en général plus polyglottes que nous. Bruxelles privée de son hinterland naturel par une décision unilatérale de Maman Flandre qui va jusqu'à nier l'existence en périphérie de très larges majorités francophones. Des majorités lassées de ne pas être administrées par leurs maires régulièrement élus mais privés d'accès à la fonction parce que francophones. Plus inquiétant pour ce qui reste de nos institutions, la députée-Maire d'une de ces entités s'est fait impunément tabasser il y a deux semaines par les milices privées du Vlaamse Reich pour avoir osé manifester, avec 5 autres collègues et quelques mandataires, sa volonté de voir enfin appliqué le prescrit démocratique, Des majorités francophones conséquentes qui, sur tout le pourtour est de la capitale, oscillent de 60 à 80 %. Des majorités dénigrées, privées de la moindre facilité d'accueil par le racisme de la langue imposée par nos maîtres. Des maîtres dont les mots d'ordre zim boum badaboum éructés lors de leurs processions de martyrs sont :

“ Adapte-toi ou crève la gueule ouverte - Rats francophones dehors “.

Parmi cette horde d'hitlériens patentés, quelques députés de la N-VA ( Nieuwe Vlaams Associatie – La Haine-VA dit-on en français ) tous à crier qu'ils sont victimes...

Bruxelles cible d'une idéologie que l'on croyait éteinte à tout jamais, financièrement étranglée par une “ nation “ de plus en plus ouvertement fasciste qui ne lui rend du bout des doigts que 20% des impôts qu'elle génère. Bruxelles par ailleurs gérée comme un tonneau des Danaïdes par un pouvoir socialiste déconnecté de toute réalité et qui craint comme la peste de devoir accueillir en son sein une population aisée, donc susceptible de voter plus à droite. Bruxelles peau de chagrin abandonnée à elle-même, Bruxelles ville opulente chargée d'histoire mais en voie de taudisation accélérée par un tiers-mondisme mal compris, rongé par le chômage et qui, une fois la nationalité acquise, s'empresse de voter dans le bon sens pour faire perdurer le clientélisme à tous crins. Bruxelles livrée à la chienlit, paralysée par la bagnole parce que le citoyen normal n'ose même plus prendre ni le métro, ni le tram 33. Bruxelles zone de non-droits tout autour de son centre historique. Bruxelles qui crevé la gueule ouverte.

BRUXELLES, un des plus beaux titres du grand chansonnier de nos illusions :

C'était au temps où Bruxelles rêvait

C'était au temps du cinéma muet

C'était au temps où Bruxelles chantait

C'était au temps où Bruxelles bruxellait.

Place de Brouckère, on voyait des vitrines

Avec des hommes, des femmes en crinoline.

Place de Brouckère on voyait l'omnibus

Avec des femmes, des messieurs en gibus...

 

Bruxelles symbole d'une Europe peau de chagrin malmenée par la haute finance, livrée aux lobbies en tous genres, gérée comme ronde de carrousel par 27 chefs d'état tous en devoir de ne défendre que leur seul intérêt national. Bruxelles capitale d'une grande nation de rêve détournée de ses objectifs, puis devenue responsable d”une grande part de nos malheurs.

Permettez-moi, l'occasion est trop belle, de m'arrêter un instant sur le cas de son Président, Herman Van Rompuy, dit la serpillière humide. Un thomiste issu des rangs du mouvement catholique flamand rabique, Ce serpent à lunettes habite une commune unilingue flamande des faubourgs de Bruxelles. Une des six communes à large majorité francophone privée de Maires, de tous droits de s'exprimer administrativement dans leur langue et du moindre subside culturel au nom de l'annexion. Une commune où « les victimes de la persécution « cassent régulièrement les vitrines des commerçants qui osent afficher leur volonté de parler français. Une majorité brimée que ce fantoche de Bildenberg, sorti il y a trois semaines de son devoir de réserve, a qualifié d'inadaptable en chargeant ses concitoyens francophones de tous les maux au nom de principes d'un autre âge.

Trou de mémoire, il a oublié de parler de ces fameuses milices dont il fit partie lorsqu'il portait des culottes courtes.

Vous ne saviez pas ? Comme c'est dommage !

LE DIABLE, premier enregistrement sur microsillon du grand Jacques monté à Paris pour faire valoir son immense talent :

Venue du pays des enfants

L'Europe répète l'Avare

Dans un décor de 1900

Ça fait des morts d'inanition

Et l'inanition des nations, ça va.

Ce titre date des années 50. Méconnu du grand public, il prend tout son sens deux générations plus tard...

 

Bien avant la survenance de la crise grecque, j'eus l'occasion d'écrire en ces mêmes colonnes que c'est de Belgique, pays fondateur, que viendra le coup de grâce à l'Europe des citoyens. Sans gouvernement depuis bientôt 400 jours, cette pseudo-nation mérite sa qualification de pays de l'impossible Et tout tient à un seul homme : l'extrémiste de droite Bart De Wever, flaùingant fleur de coin, négationniste patenté, membre occulte de l'internationale fasciste, héritier d'une famille de collabos, copain de Le Pen et historien aux orientations sulfureuses. Cet homme est l'incarnation du mal, du repli sur soi. Du Marine Le Pen puissance mille, j'vous jure ! En maniant les mythes du flamand courageux sacrifié sur l'autel d'une nation honnie, il joue méthodiquement avec le feu à seule fin de dresser les deux composantes du pays l'une contre l'autre.

Un coup de force en passe de réussir.

Cela ne souffre aucun doute, il y a un siècle c'eut été la guerre.

Mais il n'y a pas de guerre, pas encore. Pas de guerre mais tous ses corollaires. Le joug, l'espace vital, la race supérieure, la peste brune, le code d'habitation, le refus confirmé par ses plus hautes instances de ne nous appliquer QUE les conventions sur les droits des minorités.

Et ce malgré une recommandation d'une rare vigueur émanant de la Cour de Justice Européenne !!!

Heb-ge da begrepen ?

Je traduis librement : t'as compris, connard ?

Notre Marseillaise à nous.

Qu'un sang impur abreuve nos sillons...

LE CAPORAL CASSE-POMPON composé sur un coin de table pour meubler un 45 tours :

Mon ami est un type énorme

Il aime la trompette et le clairon

Tout en préférant le clairon

...qu'est une trompette en uniforme.

Mon ami est une valeur sûre

Qui dit souvent sans prétentions

...qu'à la minceur des épluchures

On voit la grandeur des nations.

Voilà qui colle parfaitement à la personnalité de ce nouveau Führer qui s'empiffre de gaufres - Waffelman en néerlandais - Waffelman et sa Waffel$$, m'arrive-t-il d'écrire.

Là, je me fais censurer à tous les coups...

Vive la Libre Belgique. Vive le grand Soir. Vive la presse libre !

L'heure est grave. Pensez, nous n'en sommes même plus au point d'esquiver les coups !

Pour peu qu'on l'ait jamais fait... Partie remise ?

Que ce nazillon new age se méfie de l'eau qui dort !

Béni soit le jour où nous ouvrirons les vannes...

Peuple qui dut son expansion à la révolution industrielle, la Wallonie penche encore et toujours résolument à gauche sur un territoire équivalent à une de vos régions. Bonjour les gars, nous sommes un peu moins de cinq millions de francophones à partager votre culture mais pas votre destin. Nous qui aurions mille fois dû être vos compatriotes s'il n'y avait eu Napoléon et Waterloo ( tiens, tiens, un faubourg de Bruxelles ) puis une nouvelle fixation des frontières par les grandes puissances de l'époque, Wallons et Flamands dont on ne savait que faire furent fourgués en bloc à la Maison d'Orange-Nassau, un pouvoir hollandais autoritaire dont nous nous sommes séparés ensemble quinze ans plus tard pour cause d'incompatibilité religieuse.

Une cause aujourd'hui surannée. L'état-croupion Belgique venait de naître, fruit défendu d'une union entre la demi noblesse et Frieda la blonde qui ne s'appellera finalement jamais Margot.

Ecoutez ce Jacques Brel si poignant lorsqu'il évoque le néant :

UNE ÎLE

Une île. Une île qu'il nous reste à bâtir

Mais qui donc pourrait retenir

Les rêves qu'on rêve à deux

Une île, voici une île en partance

Et qui sommeillait en nos yeux

Depuis les portes de l'enfance.

(sa toute dernière composée aux Marquises juste avant de mourir. R.I.P. L'artiste)

 

Cinq millions de francophones amenuisés, injuriés tous les jours. Deux cents mille d'entre eux sont menacés d'anchluss au nom de la pureté linguistique, d'ores et déjà assujettis au droit du sol de sinistre mémoire. Cinq millions d'êtres humains bafoués tous les jours, traités tantôt de junkies, tantôt d'éternels assistés. De profiteurs invétérés qui vivent tels des cigales sur leur compte à eux. Pauvres Flamands-talibans que nous avons pourtant tenus à bout de bras durant les 120 premières années de notre vie commune lorsqu'ils crevaient de faim dans leurs champs de patates. Aucun merci, ils nous crachent aujourd'hui à la figure en parfaits égoïstes qu'ils sont.

“ Plus un sou pour ces rats francophones “

“ Ce que la Flandre fait seule, elle le fait mieux “

“ Notre peuple d'abord ! “

Pas tous les Flamands évidemment, il ne manquerait plus que ça. Mais de plus en plus. Un troupeau de nostalgiques du repli sur soi, une majorité qui grandit de jour en jour.

Mais qu'est-ce qu'ils attendent pour la prendre leur indépendance ?

La colonisation bien voyons !

La dédicace du grand Jacques, je vous la laisse entre mille :

LES SINGES :

Avant eux, avant les culs pelés

La fleur, l'oiseau et nous étions en liberté

Mais ils sont arrivés et la fleur est en pot

Et l'oiseau est en cage et nous un numéro

Car ils ont inventé prisons et condamnés

Et casiers judiciaires et trous dans la serrure

Et les langues coupées des premières censures

Et c'est depuis lors ...qu'ils sont civilisés

 

Pour mieux vous entraîner dans le vrai débat, voici une phrase dénichée chez un correspondant d'Agoravox. Qui, je ne sais plus. Absence du devoir de mémoire, il me pardonnera :

“ On ne se rend compte des dangers de l'extrême-droite qu'après avoir fait un bon bout de chemin avec elle “

Cette phrase, je la répète au moins une fois par semaine sur les forums belges.

Suffit-elle à tout expliquer ?

Subjectivement, oui. Objectivement, pas à elle seule.

Il n'y a malheureusement pas que les seules positions du diable. J'accuse aussi les mœurs indignes, la décadence morale du Parti Socialiste francophone. Une maffia rouge qui fonctionne en interne. A son bilan l'affairisme de ses dirigeants et la clientélisation à outrance. Stalinienne dans la défense de ses droits acquis, l'élite en sous-main du parti de la rose fanée politise toute l'administration ( 70 % des cadres ! ) et s'apprête, comme de juste, à trahir la francophonie pour la troisième fois.

Dans le fond, l'ennemi a facile. Il y a une telle succession de mises en examen parmi les camarades qu'il ne fait là qu'appuyer sur l'accélérateur. Le rejet de ' l'autre “ n'en devient que démentiellement plus simple.

Non Sire, il n'y a plus de Belges.

Oui Sire, je n'en ai plus rien à foutre de toi, ni de ta dynastie.

Oui Sire, nous sommes devenus les jouets du diable

Voici la plus belle chanson de son répertoire. Nous frisottons tous en cœur dès l'entame du premier couplet.

LE PLAT PAYS – l'hymne national du Belge apatride :

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu

Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité

Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu

Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner

Avec le vent du nord qui vient s'écarteler

Avec le vent du nord, écoutez-le craquer

Le plat pays ...qui est le mien

L'artiste est au summum de la gloire, complétons le répertoire :

J'veux qu'on rit, j'veux qu'on danse, j'veux qu'on s'amuse comme des fous

Quand c'est qu'on me mettra dans le trou... “ ( LE MORIBOND )

 

C'est volontairement que je ne m'embarque pas dans l'économique. Le vrai problème se situant ailleurs, les solutions proposées par le grand méchant loup ont franchi la frontière linguistique. Emanant directement de l'égoïsme patronal, elles sont censées combler le déficit des finances publiques ...donc la dette que nous avons contractée auprès des banques, n'est-ce pas DSK ?

Sous la visée des les agences de notation, le jour où notre pays se payera un nouveau gouvernement ( y en aura-t-il seulement encore un ? ) nous serons mûrs pour le bain de sang social, la réforme woerthienne des pensions, la mise à plat de nombreux services sociaux, la fin du chômage à vie. Le tour de vis et de nouveaux impôts pour sacrifier plus encore le monde du travail ( le travailleur belge est déjà le plus taxé au monde ! ) Comme de juste, on élude le grand capital et ses intérêts notionnels, tout comme les cacahuètes octroyées au demi faiblard reconverti au travail en noir..

Droite et gauche, même combat : mon client d'abord..

LE TANGO FUNèBRE - ce sera la seule dont j'ai tiré quelques lignes éparses :

Ah, je me vois déjà

Je me vois tout au bout de ce voyage-là

D'où l'on revient de tout

Je vois déjà tout ça

Et on a le brave culot

D'oser me demander de crier

Vive le Roi ! “

 

Tout est sauf for l'honneur ! Elio Di Rupo, calabrais de souche et Président du PS pressenti pour mettre sur pied un nouveau gouvernement l'a promis : il diminuera de 5 % les revenus cumulés du personnel politique.

Les malheureux, les voilà menacés d'être privés de dessert. Une fois par semaine tout au plus...

Comme c'est gentil d'avoir pensé à se priver pour nous !

LES BONBONS, accent bruxellois compris :

Je vous ai apporté des bonbons

Parce que les fleurs, ça est périssable

Et puis les bonbons, c'est tellement bon

Bien que les fleurs soient plus présentables

Surtout quand elles sont en boutons

La réforme dite copernicienne proposée par celui délicieusement surnommé “ Miss Mons-bains “ n'est qu'un leurre. Une lâcheté sans nom, car ce maquignon mignon propose ni plus ni moins que de lâcher 200.00 francophones à la curée contre du fric pour les siens, rien que pour les siens.

Nous n'en sommes heureusement pas tout à fait là. Gloire au bon Bart De Wever qui a su se montrer encore plus cynique que de coutume :

“ J'ai dû lui répondre non alors que j'aurais tellement voulu dire oui.”

Oh, la crapule ! L'infinie crapule.

 

Comme je refuse de me consumer sur ce bûcher, celle-là, je me la suis gardée pour la fin :

JEF

Non Jef, t'es pas tout seul

Mais arrête de pleurer comme ça devant tout le monde

Parce qu'une demi-vieille

...Parce qu'une fausse blonde t'a laissé tomber

Non Jef, t'es pas tout seul

Mais tu sais que tu me fais honte à sangloter comme ça

Bêtement devant tout le monde

Parce qu'une trois quarts putain t'a claqué entre les mains

Foutons le camp de ce trottoir

Allons Jef, viens, viens !

 

ASTERIX c/o l'allocaterre sur les forums belges


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107 réactions à cet article    


  • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 10:56

    Hé oui ... mon pronostic de 2007 se vérifie clairement

    ainsi que celui de 2010 qui n’en est que la continuation

    Mais il n’y a pas de magie là-dedans. Bxlois de souche, j’ai eu une partie de ma famille parentale flamande, et j’ai bien connu pas mal de wallon(ne)s. De fait, pas besoin d’être sorcier pour percevoir les différences de mentalité.

    Et dès le moment où tous les ex-partis nationaux bilingues des sixties se sont séparés en ailes linguistiques bien distinctes, vu que ce sont les partis qui sont les vrais organes du pouvoir politique belge, la suite devenait inéluctable.
    Il n’y avait plus qu’à attendre qu’arrive au pouvoir la génération de politiciens qui n’a pas connu les partis bilingues dans sa jeunesse militante pour que les carottes belges soient cuites. Et nous y sommes.

    Maintenant, histoire d’essayer d’être un peu moins cons que d’habitude, au lieu d’attiser les haines, il vaudrait mieux préparer constructivement et intelligemment la dissolution de la Belgique.

    • asterix asterix 11 juillet 2011 12:08

      D’accord avec toi et, ceci dit entre nous, mon père était flamand aussi.
      Mais il se fait que si les francophones continuent à se conduire comme des lâches, « l’autre » n’en n’aura que plus facile à nous rentrer dedans comme dans du beurre.
      La révolte, ensuite seulement nous aurons la capacité de préparer la dissolution évidente de la Belgique.
      Pas comme des vaincus !


    • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 12:13

      Oui, mais vu que le nerf de la « guerre », c’est le fric, il faudra s’arranger avec la France.

      Je parle pour la Wallonie bien sûr.
      Bxl est + riche que la Flandre ( en pib /hab ).

    • asterix asterix 11 juillet 2011 12:21

      Je ne pense pas que le nerf de la guerre, ce soit le fric.
      Pas rien que lui en tous cas.
      Analyser attentivement la révolte du monde arabe.
      La liberté vaut tous les combats.


    • asterix asterix 11 juillet 2011 12:23

      analyseZ avec un Z. Un Z comme dans le film de Costa-Gavras.
      Excusez la faute, je n’ai pas mes lunettes.
      Mais je vois clair quand même.


    • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 12:49

      Ce n’est pas en sortant les fusils de l’armoire qu’on aura le respect de la Flandre, ni de personne d’autre de l’UE d’ailleurs. C’est même la meilleure façon de se faire bannir.


      Non, les Wallons devraient massivement voter pour le RWF comme les Flamands votent pour la N-VA au lieu de continuer à voter pour la majorette montoise qui ne pense qu’à sa carrière.

      De Wever regarde + loin que le bout de son nez, lui. Il a déjà fait copain-copain avec le gouvernement anglais de Cameron, et maintenant il drague l’UMP de Sarkozy.
      Tandis que les couillons du sud sont encore une guerre en retard en continuant de cirer les bottes du Saxe-Cobourg de service.

    • asterix asterix 11 juillet 2011 13:57

      Si vous croyez qu’on aura la paix par le dialogue, vous vous trompez. La Flandre est tellement habituée à nous rentrer dedans comme dans du beurre que la moindre réaction venant de chez nous est aussitôt traitée de fasciste.
      De réaction populaire, il n’y en a pas, sauf sur les forums où elles pullulent. Le seul à avoir osé dire tout haut ce qu’il en pense est Maingain qu’ils ont aussitôt traité de fasciste.
      Etre traité de fasciste par une Nation comprenant un minimum de 50 organisations d’extrême-droite contre zéro pour nous, c’est presque un compliment.
      Mais voilà, Maingain a aussi trahi en acceptant le principe de la scission. Moyennant amendements.
      C’est idiot : avec la Flandre, il n’y a d’autres amendements que les siens. 
      Et ce principe accepté, ils en font déjà un droit acquis.
      Miss Mons-bains, on en parlera plus tard.
      Et sûrement de Moureaux aussi !


    • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 14:32

      Je suis 100% d’accord sur le fait que Maingain, Moureaux ..etc.. sont des politicards qui ne pensent qu’à leur portefeuille, et ils ne sont pas les seuls.

      En ce sens, il vaut encore mieux jouer sa pomme à soi que de brandir des drapeaux à la con. C’est en tout cas ma tactique perso dans ce bordel où je ne vais plus rester des années de toute façon.

    • Pyrathome Pyrathome 11 juillet 2011 14:56

      T’as raison Tonton ! viens sur ma planète.......http://www.dvd-science-fiction.com/upload2/planetesinges.jpg

      Il veut plus de toi le tonton Momo ? hein ?
       tu pourras venir sur mes nartics prochainement, je te mettrais pas à la porte.....


    • Pyrathome Pyrathome 11 juillet 2011 14:59

      Yaura toujours une soupe au chou pour toi smiley...


    • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 16:14
      ah, mais c’est la censure-système chez le dingo, quoiqu’on dise
      et ça ne date pas d’hier vu qu’on ne voit plus jamais personne pour le contrarier
      forcément, tout vole dehors ... smiley

      pour la soupe aux choux, ça marche ... faudra penser à bien aérer...

    • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 11 juillet 2011 11:18

      Oui, peut-être que la Belgique est morte avec le regretté Jacques Brel, cet écorché vif ...

      C’est triste et bien malheureux !


      • asterix asterix 11 juillet 2011 12:15

        Mr d’Hôtaux...
        Si je me souviens bien, vous êtes suisse, non ?
        Un fédéralisme d’union ne peut fonctionner à deux composantes. La majoritaire imposera toujours ses ukases à l’autre, c’est ce qui se passe chez nous.
        Avec une pointe de racisme prononcé en plus...


      • L'enfoiré L’enfoiré 11 juillet 2011 18:16

        Bonjour Jean,
         Vous avez pu lire que je choisis vos belles montagnes, au cas où.
         J’aime aussi votre « référendum », alors que chez nous, il n’est pas constitutionnel.
         Votez pour des idées, des projets, c’est bien plus intéressant que pour voter pour des hommes dont on ne connait pas les finalités que par l’intermédiaire de discours, vite oubliés.
         Triste, malheureux, ... exact.
         Il y a encore sur Facebook, des groupements qui ne sont pas inactifs et qui s’organisent.
         
         


      • brieli67 11 juillet 2011 22:00

        ouin ! ouin ! gomme une Schwyzz teintée d’ OSKAR et de Blocher 




      • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 11 juillet 2011 23:21

        Bonsoir astérix,

        Et bonsoir aux autres Belges présents sur ce fil, notamment à Guy et à Tal,

        « Si je me souviens bien, vous êtes suisse, non ? »

        Bien vu et très bonne mémoire « astérix », ce d’autant plus que je ne fréquente plus guère Agoravox avec autant d’assiduité que jadis et puis l’été il y a d’autres activités à l’extérieur …

        Revenons en Belgique.

        Oui, en tant que Suisse, cela me fait de la peine de voir ce pays que j’aime et que je connais un peu pour y avoir séjourné professionnellement plusieurs fois – je me souviens l’avoir dit sur ce site -, se décomposer comme ça, tristement, sans que l’on essaie sérieusement à reprendre la situation en main.

        N’y voyez de ma part aucune critique car je n’ai de leçons à donner à personne. Par ailleurs, la situation est complexe et je n’en possède pas toutes les subtilités …

        Toutefois Astérix, lorsque vous écrivez :

        « Un fédéralisme d’union ne peut fonctionner à deux composantes. La majoritaire imposera toujours ses ukases à l’autre, c’est ce qui se passe chez nous.
        Avec une pointe de racisme prononcé en plus... »

        Mais pourquoi donc le « fédéralisme à deux composantes » ne pourrait-il pas fonctionner ? Je ne vois pas pourquoi la composante linguistique majoritaire devrait forcément « imposer ses ukases » à la minorité. Et puis la langue n’est de loin pas la seule spécificité culturelle d’un pays. A cet égard, le caractère multilingue du pays peut contribuer à s’ouvrir à d’autres cultures, encore faut-il le vouloir … D’ailleurs à ces deux composantes s’en ajoute une troisième qu’il ne faudrait pas oublier, même si elle est très minoritaire et très discrète : les germanophones du côté d’Eupen …

        Il va de soi que la Constitution et les institutions politiques doivent être adaptées à la situation.

        Par devoir de réserve, je ne vous parlerai pas de la Suisse où quatre cultures cohabitent sans heurts depuis le début du XIXème siècle et contredit votre affirmation. Certes la situation politique n’y a pas toujours été sereine, au milieu du XIXème siècle notamment, mais il ne s’agissait pas alors de querelles linguistiques. En effet, il y a tellement d’autres sujets de disputes …

        En Belgique, vous vivez ensemble depuis 1831 (si ma mémoire est bonne ?), avec le temps vous avez appris à vous connaître, à savoir ce que sont des Pils, des Gueuze, des moules et des frites, sans parler des dessins de presse de Kroll dans « Le Soir » ( n’est-ce pas Guy ?) et de toutes vos spécificités et richesses culturelles dont vous n’êtes même pas conscients, et vous voudriez maintenant tout bazarder ? Mais pour aller où et y faire quoi ?…

        « L’Union fait la force », l’auriez-vous oublié ?

        Voilà Astérix, ne m’en veuillez pas de vous avoir un peu bousculé …

        Avec mes amitiés à tous les Belges … et aux autres aussi !


      • asterix asterix 12 juillet 2011 06:53

        Vous ne m’avez pas bousculé du haut de vos montagnes.
        Il est sûr que vu de Suisse, un pays fédéraliste qui n’a guère l’habitude d’être secoué par des querelles linguistiques mais plutôt celles d’adaptation de l’étranger, soit extra-européen, soit de nationalité allemande, notre consensualisme à la belge peut paraître assez bizarre.
        La différence, la grosse différence est que tout suisse se sent d’abord suisse, puis seulement d’expression française, allemande, italienne, romane ( je crois ).
        Avec les excès qui lui sont propres, soit un pouvoir central dilué et, surtout, l’utilisation du referendum pour tout et n’importe quoi, vous avez néanmoins appris à respecter vos minorités, ce qui est loin d’être notre cas.
        La Flandre refuse obstinément toute forme de referendum car elle sait que, même sur son territoire, elle découvrirait avec effarement qu’elle traîne encore en son sein de nombreux « fransquillons ». Mieux, elle se rattache à des frontières fixées unilatéralement suite à la première trahison socialiste et, là aussi refuse de remettre en question un tracé qui lui fut favorable. Dans la droite ligne de cet impérialisme, elle fait tout pour qu’il n’ait pas lieu en périphérie bruxelloise parce que là, elle recevrait une gifle démocratique d’ampleur. Le flamand est ainsi fait : tout ce qui va dans son sens devient incontestable, tout ce qui vient de l’autre doit être remis en question.
        Et comme elle est majoritaire, cqfd...
        Vous vivez assis sur le coffre-fort de l’humanité. Forcément, cela crée des liens, un désir commun qu’on vous foute la paix pour régler vos petites affaires entre vous.
        Nous en revanche, on nous a imposé une union qui ne reposait sur rien. D’ailleurs, si les francophones n’avaient pas voulu respecter l’autre langue au XIXème siècle, il est probable que le flamand eût été rangé au rang de patois, comme le fut le wallon, langue du passé qui nous différenciait du français, langue de l’élite..
        Mais voilà, on ne l’a pas fait. Par respect de l’autre, ce respect qu’il ne nous rend pas.
        Ma conclusion sera bizarre : nous avons sans doute eu tort de ne pas imposer notre culture du temps où celle-ci disposait d’un rayonnement universel et aujourd’hui, cette démocratie nous revient comme un boomerang.
        Qui aurait pu penser que la Flandre n’avait pas retenu les leçons de la dernière guerre ?
        Pas même nos compatriotes du nord qui se laissent aujourd’hui tous avoir par leur nationalisme outrancier. La leçon est amère : nous sommes bel et bien sous coupe d’une idéologie intempérante qui a ressurgi.
        Hitler a aussi commencé son ascension de manière démocratique en accusant l’autre de tous les maux, on sait ce qu’il en est advenu et c’est pourquoi je crie danger.
        Mes petits flamands, je les aime bien.
        Mais pas comme ça ! 

         :
           


      • L'enfoiré L’enfoiré 12 juillet 2011 12:01

        Bonjour Jean et Asterix,
         J’ai beaucoup écrit sur la Belgique pour faire connaitre notre pays.
         J’ai des amis en Suisse francophone à qui j’ai fait visiter Bruxelles. Ils m’ont aussi informé sur votre manière de vivre.
         La Suisse a une longue histoire. La Belgique à peine 170 ans. Cela suffit pour se créer des habitudes et des spécificités propres. Similitude de culture avec la France dans le Sud, mais un humour complètement différent.
        La Belgique, état tampon entre la France et le monde orangiste.
         Nous vivons les moments les plus délicats de notre existence en tant qu’État. Hier encore à la fête de la Communauté flamande, le nationalisme flamand était très présent. La patate chaude de la formation d’un gouvernement, on se la refile.
         Bruxelles est la seule partie qui relie le nord et le sud et comme dit Tall les plus « belgicains » parmi d’autres belgicains.
         La marque « Made in Belgium » reste tout à fait vivante. La Wallonie est inconnue à Paris d’après un dernier questionnement sur place. Flanders technomlogy n’est pas beaucoup plus connue.
         Financièrement, pragmatiquement rester uni est une obligation. Mais il y a des rêves qui tournent parfois au cauchemar. La proie pour l’ombre, on n’aime pas à Bxl du moins.
         Mon prochain billet en parlera encore, mais tout comme vous, j’ai pris du champ avec Agoravox.


      • nilson 11 juillet 2011 11:21

        D’accord mon cher Asterix, mais comme le souligne très bien « Tonton de La Baffeteuse » dans sa dernière phrase, il serait temps d’apporter du concret, c’est à dire des idées.
        Au vu de vos écrits, je suis certain que vous en avez en magasin.
        Soyons donc constructif pour l’avenir.


        • asterix asterix 11 juillet 2011 12:12

          Etre constructif, c’est d’abord être en tant que tel.
          Des idées, nous en avons tous. Mais personne ne monte aux créneaux pour les défendre.
          J’en veux énormément à Maingain de ne pas avoir quitté le MR !


        • ZEN ZEN 11 juillet 2011 13:00

          Salut astérix,

          Il n’y a peut-être plus de Belges, mais la Belgique respire encore...
          Le problème de Bruxelles (BHV), insoluble, restera la noyau dur qui permettra tant bien que mal au pays de subsister et de rebondir, malgré les tendances séparatistes que l’Europe actuelle favorise objectivement
          Hier encore, j’étais à Bruges (je ne m’en lasse pas !), et j’ai pu vérifier que les commerçants flamands s’adaptent bien aux consommateurs francophones... smiley
          L’intérêt aura sans doute le dessus
          Un espoir : les jeunes flamands ne sont pas séparatistes et l’humour belge survit !... smiley


          • asterix asterix 11 juillet 2011 13:44

            Bonjour Zen !
            Zen, je le suis un peu moins que toi...
            Bruges est en effet une ville magnifique. l’accueil des commerçants également : flamand d’abord mais mon portefeuille passe au-dessus de tout. Un fait divers datant d’il y a deux semaines me fait néanmoins réfléchir. Si la ratonnade d’un francophone, mise en exergue par une certaine presse, était plutôt d’abord due à l’alcool, il n’en revient pas moins que la réaction publique du chef de corps de la police de la Venise du Nord méritait l’attention. Interrogé sur la véracité des faits, il a répondu candidement :
            les agressions de francophones deviennent - il a dit hélas - de plus en plus fréquentes.
            Bon, un commerçant n’est pas une figure de pointe du VMO ou du TAK non plus ! Prenons plutôt le cas d’Overijse en grande banlieue bruxelloise. Une bande d’énergumènes protégée par les autorités en place qui ont créé un bureau de délation de tout ce qui parle français ( grosso modo 35 % de la population ) menace régulièrement les commerçants s’ils vous adressent la parole en français. Si le menu des restos comprend la moindre référence à notre langue, c’est d’office la vitrine cassée et une visite, pointilleuse cela va de soi, des autorités chargées du contrôle de l’hygiène endéans la semaine. Comme elles ne parlent aussi que flamand, elles trouveront bien toujours quelque chose à relever et les sanctions suivront.
            Vous avez dit perversité.
            Oui ; perversité !!!
            BHV, j’y reviendrai sûrement d’ici quelques heures. J’attends qu’un intervenant en fasse son thème principal.
            En réponse aux clichés en tous genres, le fait est que, sans trop croire aux sondages, le dernier en date prétend que 62 % des Flamands soutiennent inconditionnellement l’extrémiste de droite Bart De Wever.
            Si les jeunes que tu abordes en termes d’espoir pouvaient penser autrement, cela me ravirait. Ceux qu’on a interrogé n’ont pas dit qu’ils étaient ou non séparatistes, mais qu’ils se fichaient du problème.
            Le séparatisme, TOUT le monde politique flamand le veut.
            Et c’est bien là le drame...
            En ce jour de la fête nationale flamande, tous les discours sont allés dans le même sens.
            Je leur ai souhaité, dans la Libre Belgique comme dans Het Nieuwsblad, une bonne fête pleine de bière et de frites et la réalisation de leurs voeux les plus chers : l’accession à l’indépendance.
            Mais j’ai rajouté aussitôt : sans vos colonies, messieurs !


          • Annie 11 juillet 2011 14:19

            Article très intéressant. Comme quoi on peut être voisin, mais ne pas comprendre à quel point la situation est difficile pour les Wallons. Je lirai avec intérêt les commentaires.


            • asterix asterix 11 juillet 2011 15:22

              Merci Annie, je n’attends que cela.


            • minidou 11 juillet 2011 14:35

              Dans cette histoire Belge, j’ai du mal à comprendre le point de vue wallon de la recherche du compromis...Chaque recul wallon conduisant nécessairement à une surenchère flamande, pourquoi ne pas laisser les flamands prendre leur idépendance s’ils le souhaitent, en partant avec leur part de dette publique et sans Bruxelles... ?


              • asterix asterix 11 juillet 2011 18:06

                T’as tout compris !
                On ne pourra jamais trouver de compromis avec des hérauts du nationalisme qui refusent toute autre position que la leur, c’est évident.
                La tactique de De Wever, c’est de nous prendre un maximum aujourd’hui pour n’avoir plus qu’à prononcer son indépendance demain.
                Et le comble, c’est que cela marche à cause de notre curieuse version du socialisme citoyen.
                Toi qui dois être française, imaginerais-tu voir Aubry discuter avec Marine ?
                Jamais !
                Et bien, nos socialistes à nous discutent avec l’extrême-droite depuis 400 jours !
                Pire, ils cèdent à tous leurs désirs...
                Y’a qu’en Belgique qu’on peut voir ça ! 


              • L'enfoiré L’enfoiré 11 juillet 2011 18:19

                Minidou,
                 Sans Bruxelles. Eh, mon copain... pas folle la guêpe. La preuve.  smiley


              • minidou 12 juillet 2011 16:19

                De toute manière Bruxelles étant une region de l’Etat fédéral belge (si je ne m’abuse !), un referendum devra leur être proposé en cas d’éclatement de la Belgique... Il parait improbable que ceux-ci votent l’incorporation à la république flamande, donc j’ai du mal à comprendre la stratégie Flamande sur ce point...Donc, si je résume, je ne comprend pas la position wallonne de vouloir sauver un Etat mourrant, je ne comprend pas la position flamande de retarder l’indépendance pour atteindre un objectif des plus improbales et j’ai des doutes sur la passivité bruxelloise face à l’impérialisme linguistique et aux discrimination dans les communes limitrophes (je pourrais ajouter que j’ignore tout de la position germanophone...)...Bref et si il existait vraiment un peuple belge ?


              • ZEN ZEN 11 juillet 2011 14:40

                Bruxelles, la vache à lait de la Flandre, vous n’y pensez pas, une fois ! smiley


                • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 17:24

                  C’est ça le nonos qui enquiquine De Wever : comment garder la main sur Bxl ?

                  Et il n’y a pas de solution : ils devront la lâcher.
                  Ils se consoleront en empêchant que Bxl devienne wallonne.
                  Ce qui arrange d’ailleurs les Bxlois qui préfèrent aussi l’autonomie.

                • asterix asterix 11 juillet 2011 18:12

                  Jusqu’ici, je n’ai pas exprimé ma position.
                  Conformément à notre Constitution, il y a trois régions.
                  Donc en cas de séparation, il faut trois pays.
                  Trois pays dont les frontières seront fixées par referendum
                  Praline sur le gâteau, je voudrais bien que le pays de Bruxelles ne soit pas vraiment une nation mais un territoire européen libre, dégagé des contraintes d’état national.
                  La base d’une nouvelle Europe des peuples..


                • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 18:57

                  Note que Bxl serait pleine aux as avec une véritable autonomie fiscale d’état.

                  On peut théoriquement avoir un budget triple d’aujourd’hui avec 1/2 moins d’impôts.
                  Et ce n’est pas un miracle, c’est lié au racket wallo-flamand qu’on subit aujourd’hui.
                  La Flandre s’octroie 12% de son pib pour ses services publics, la Wallonie 20% de son pib et Bxl reçoit 4% de son pib. smiley


                • asterix asterix 11 juillet 2011 21:09

                  Bien sûr que si : Bruxelles est la vache à lait de la Flandre. Sans nous, ils ne seraient rien et ils le savent. Mais je ne veux pas faire de l’économique un argument, même si notre statut de capitale de l’Europe nous donne manifestement de gros avantages financiers : la Commission, le Parlement, les ambassades, les lobbys ( que je haïs mais ils sont là ), les hôtels, les restos, tout le secteur commercial lié à la transhumance ...et le fait que nous restons actuellement la capitale de la Belgique aussi, celle de la communauté flamande également - j’ai dit capitale auto-élue de la communauté flamande, pas de la Flandre.
                  D’ailleurs Bruxelles n’est pas en Flandre il me semble !.
                  C’est que notre indépendance éventuelle mettrait tous ces petits comiques qui profitent de nous dans un sale pétrin puisque la règle communautaire veut que le citoyen doit payer ses impôts sur son lieu de travail. Pas dans un autre « pays »
                  Finies les vaches grasses, toutes leurs administrations devront retourner chez eux. Tous ses fonctionnaires locaux qui peuplent nos administrations locales parce qu’ils sont « bilingues » aussi, point.
                  Non, moi ce que je veux, c’est que nos concitoyens, mes ex-concitoyens vivent dans une ville ouverte, accueillante et non sous le joug de gens qui nous haîssent.
                  La culture ne s’achète pas ; elle se vit !
                  Ils veulent leur indépendance ?
                  Mais qu’ils le prennent !
                  Ce sera sans nous...
                  Donc, SURTOUT NE CéDONS RIEN !
                  Et faisons nos comptes après. Ils déchanteront...
                  .
                   . 


                • brieli67 11 juillet 2011 21:54

                  HA / HA § l’autre !!!



                  nous raconter des sornettes à sa façon !! 

                  S T O R Y - telling !!!

                  Remballe ta marchandise désuète !

                • asterix asterix 12 juillet 2011 07:10

                  Monsieur,
                  Vous ne m’avez nullement entendu dire que je ne veux pas de la langue flamande à Bruxelles. Cette ville a subi de profonds changements sociologiques en 80 ans. Se référer au passé, au droit du sol pour nier la démocratie est dangereux. C’est la Flandre de l’exclusion qui ne veut pas de nous, pas l’inverse. Il est de renommée courante qu’elle chipote les chiffres pour présenter un bilan fallacieux faisant d’elle le martyr.
                  Après tout, si elle ne voulait pas des francophones, elle n’avait pas besoin de leur vendre ses terres du temps où celles-ci n’étaient que des champs et a beaucoup profité de cet apport qu’elle honnit maintenant qu’elle y est devenue minoritaire. Consciente du « danger de la tache d’huile » elle n’a rien trouvé de mieux que de suspendre tout achat de terrain, Y COMPRIS à DES FONCTIONNAIRES EUROPéENS, à une preuve de volonté d’adaptation à ses moeurs et coutumes, encore un décret flamand totalement arbitraire et non conforme à la libre circulation.des personnes sur le territoire européen.
                  Le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière...
                  Allez un peu plus loin que Wikipedia si ce n’est pas trop vous demander.


                • minidou 12 juillet 2011 16:21

                  Un grand duché de Bruxelles ça aurait de la gueule...Sinon vous ferez quoi de votre roi ?


                • bluebeer bluebeer 11 juillet 2011 14:59

                  Bonjour Astérix.

                  Ça faisait longtemps. Je m’étonnais d’ailleurs de ne plus rien voir sur la Belgique depuis de longs mois. Il faut dire que cette situation lasse tout le monde, à l’intérieur comme à l’extérieur.

                  J’aime bien ton texte, et j’y souscris en grande partie. A ce détail près que je ne crois toujours pas à la séparation. Trop compliqué. Trop cher. Les maquignons ne vont pas tuer la bête tant qu« elle leur rapporte plus vivante que morte. Toute l’équation se résume à ça. Et chaque partie fait monter les enchères en bluffant l’autre sur ses intentions, pour augmenter sa part.

                  Le divorce culturel a déjà eu lieu il y a bien longtemps. L’union culturelle n’a sans doute même jamais eu lieu autrement que dans les textes institutionnels. Caroline Gennez, récemment interviewée par le soir, écarte l’hypothèse de la séparation tout en reconnaissant ne pas fréquenter particulièrement les francophones. Et elle a raison. Nous vivons côte à côte, nous nous mélangeons à peine, même sur nos lieux de villégiature. La géographie nous rapproche, la langue nous sépare. Uniquement la langue, qui nous empêche de nous parler et de nous comprendre.

                  Ce que veulent »les flamands« est simple. Entendre encore et encore qu’ils sont un peuple d’élite et que leur vertu flamande les mets à l’abri du danger, de la précarité, de l’incertitude. C’est la recette de tout populisme. Nous, c’est mieux ; ce sont les autres qui ne vont pas.

                  D’où l’évident parfum nazillon du mouvement flamingant, tout empreint de mépris et d’exclusion. Attitude d’autant plus tranchée qu’eux mêmes prennent leur revanche sur l’arrogance francophone, qui n’a pas toujours été un mythe non plus dans l’histoire des deux communautés.

                  Inutile de gloser sur le »socialiste wallon« . Le terme lui-même est quasiment devenu une injure synonyme de mafieux, corrompu, prévaricateur. A noter que les socio-chrétiens flamands ont également hérité de ce type de réputation chez eux, ce qui a partiellement fait le lit des partis extrémistes en Flandre. Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.

                  BDW est l’archétype du leader populiste : faussement débonnaire, vif sur la balle, un bon jeu de jambe qui lui permet de changer de garde à tout instant, parfaitement cynique, un nombril sur patte s’étourdissant de sa propre gloriole qui vient à point colmater son ego fissuré. Il est l’autre raison pour laquelle je ne crois pas à la séparation. BDW n’existe que grâce à la Wallonie. Sans ennemi intérieur, sa légitimité s’effondre. Il n’a jamais démontré sa compétence à construire, organiser ou négocier. Une fois perdu l’alibi du wallon fainéant, il devra lutter contre les autres partis qui n’auront alors plus d’autre choix que de le confronter, sans avoir peur de passer pour de mauvais flamands. Et là, le grand BDW risque de se dégonfler comme une baudruche.

                  Je pense qu’il a une conscience très aigüe de cette perspective.

                  Tall, alias tonton la baffeteuse, pensait dans un autre fil que cette manière de penser - la non séparation - est typiquement wallone. Parce que, sans le dire comme ça, mais c’était l’esprit, les wallons n’envisagent pas les choses autrement qu’en terme d’assistanat. En réalité, je pense que si séparation il y avait, il y aurait également tsunami du paysage politique, et que le PS actuel serait durement remis à sa place. Ce serait le temps des révolutions, si bien que le PS ne joue pas seulement l’avenir des belges francophones dans les négociations actuelles, mais il joue également sa peau. Pour le reste, je ne m’en fais pas. L’europe qui se met à mal pour »sauver" la Grèce ne voudra pas d’un nouveau foyer d’instabilité au coeur historique de la communauté. Ils vont prendre garde de ne pas nous vois péricliter trop vite et trop fort, et au bout du compte, avec un zeste d’opportunisme et de cynisme, nous pourrions magnifiquement tirer notre épingle hors du jeux.

                  Et pourtant, malgré tout ça, je persiste à considérer tout ceci comme un vaste spectacle de guignol, où personne, en réalité, ne souhaite réellement tenter l’aventure.

                  Beau texte en tous cas. A un de ces jours,

                  Blueb


                  • asterix asterix 11 juillet 2011 16:20

                    Salut Bluebeer ; je ne t’avais pas oublié non plus !
                    A ma décharge, je vis de plus en plus en jungle et, quand je reviens à Vientiane, fais écrire ici et là des articles par de petits jeunes motivés par le métier en leur montrant comment procéder aux recherches, la préparation des interviews, la gradation de l’argumentation et puis le vibrant du texte.
                    Un long séjour en Belgique également, mais j’avais beaucoup à y faire.
                    De plus, ma clé USB a un jour coupé mon accès à Agoravox suite à une intervention sans pincettes sur un thème asiatique développé par Ariane. J’ai dû attendre qu’un autre réseau offre les mêmes services, c’est fait depuis peu.

                    Sur ce, merci pour ta longue intervention à laquelle je souscris quasi entièrement. A sa lecture, je ne trouve que deux petits points à relever :
                    - d’abord que tu ne crois pas à la séparation que je considère moi comme inéluctable.
                    - ensuite, j’ai cherché un petit détail qui me permettait d’enrichir notre vision, ma foi quasiment concordante, du bon Bart De Wever, entendu que tu estimes qu’il n’existe que par le rejet de la Wallonie, alors que je vois dans l’émergence anti-francophone du personnage une conséquence et non une cause de sa formation d’agitateur dans les milieux d’extrême-droite. Une extrême-droite qu’il fréquente assidûment depuis son entrée à l’université, que dis-je depuis son enfance bercée par les sirènes de « l’injustice » de la répression des collabos nazis qui a touché sa famille dans l’immédiat après-guerre. Quand papa vous fait membre du mouvement flamand avant-même de déclarer votre naissance à la Mairie, il est difficile de décoller de ce schéma.
                    Nous sommes d’accord, n’est-ce pas ?
                    J’ai donc cherché un point critique susceptible d’enrichir notre approche commune du personnage. Ce détail, totalement contradictoire avec son discours, je l’ai trouvé sur le forum de la Libre Belgique.
                    Je te le livre de mémoire :
                    Il est assez étonnant que Bart De Wever le chantre de l’économie ultra-libérale n’ait jamais exercé la moindre activité à compte propre. Cet ’ historien ’ qui conteste toute forme de services publics a toujours vécu de ceux-ci.
                    Un fonctionnaire de la cause. Le bon Bart n’est qu’un fonctionnaire déguisé pour l’occasion en économiste distingué alors qu’il ne connait rien au domaine.
                    C’est un peu le gars qui ne sait pas flotter sur l’eau dont ses amis, ceux qui l’ont couvé pour son intelligence démoniaque, ont fait un maître-nageur.
                    Mes meilleures salutations


                  • Tonton de La Baffeteuse 11 juillet 2011 16:28

                    @bluebeer


                    Je vois bien là que vous ne connaissez pas la mentalité profonde en Flandre. Croyez-moi ou non, mais ils vont la prendre leur indépendance.
                    Et ils ont trouvé un excellent leader pour y arriver. Un mec malin qui a compris l’essentiel, à savoir : attirer la sympathie des Flamands ( là il cartonne déjà comme jamais ) et aussi celle de nos grands voisins : Angleterre, France, etc..

                    Et l’UE ne s’opposera à rien du tout. Elle va au contraire arbitrer le problème et huiler les rouages pour que la scission se fasse sans casse. Car on ne peut éthiquement pas s’opposer à la volonté démocratiquement exprimée d’un peuple. Et c’est là-dessus que Bart De Wever s’appuie.

                  • L'enfoiré L’enfoiré 11 juillet 2011 17:05

                    Salut Bluebeer,
                     Je n’ai pas beaucoup de choses à ajouter. C’est mon sentiment.
                     BDW a gagné par l’intermédiaire des médias et de son show médiatique « De slimste mens ter wereld ». Il est historien. Comme chacun sait, un historien est toujours dépendant de la manière d’enseigner de ses professeurs, de son entourage immédiat. Il a de bonnes connaissances en latin, et choisit des citations dans cette langue que plus personne ne comprend immédiatement et personne n’ose répliquer sur le vif. Dès lors, c’est du monologue, à chaque conférence de presse. On ne contredit pas le prof.
                     Une scission quand il y a beaucoup de picaillons à perdre, tout le monde n’est pas idiot et ne rêve pas éveillé.
                     Quand il n’y a rien à perdre comme au Soudan, pas de problème. Puis, quand on voit la taille du Soudan...
                     La dette belge à répartir équitablement, c’est un tout autre tabac.
                     Ce n’est pas un an qu’il faudrait... 

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