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Accueil du site > Actualités > Europe > Ce que nous dit le précédent de 1992-1993 sur une fin de l’euro

Ce que nous dit le précédent de 1992-1993 sur une fin de l’euro

C’est une des dernières lignes de défense des partisans de l’euro : le retour des monnaies nationales et des dévaluations compétitives provoqueraient un cataclysme économique. Outre le fait que la situation actuelle est loin d’être riante, l’explosion du SME au début des années 1990 nous dit le contraire.

Flashback

Le début des années 1990 est difficile pour l’économie mondiale. Après une fin des années 1980 euphorique malgré le krach de 1987, du fait, déjà, de l’ajustement des politiques monétaires par les banques centrales, les économies occidentales souffrent d’un violent krach immobilier, qui aboutit à des faillites bancaires aux Etats-Unis, à la crise dont le Japon ne s’est toujours pas totalement remis et à un ajustement violent du marché immobilier parisien (qui perd 35% de sa valeur de 1991 à 1998).

L’Europe continentale rentre plus tardivement en récession du fait de l’unification allemande. En effet, le choix par Bonn d’une parité entre mark de l’est et mark de l’ouest donne un pouvoir d’achat important qui booste la croissance allemande en 1991 et produit un effet d’entraînement pour toute l’Europe. Mais cette forte croissance provoque une remontée de l’inflation (au-delà de 5%) et même un léger déficit de la balance des transactions courantes.

En outre, les parités monétaires européennes n’ont pas été réajustées pour tenir compte des différentiels d’inflation. Et la surchauffe de l’économie allemande pousse la Bundesbank à remonter les taux d’intérêt début 1992. La spéculation, permise par la libéralisation des mouvements de capitaux (directive Delors-Lamy de 1988), se déchaîne et provoque alors une explosion du SME de 1992 à 1993.

Dévaluation et croissance

En septembre 1992, après avoir monté ses taux courts à 15%, la Grande Bretagne quitte le SME pour ne pas asphyxier son économie. La livre perd jusqu’à 25% (en 1994, la dévaluation par rapport au mark atteint en moyenne 15% par rapport à 1991). La peseta et l’escudo sont dévalués une première fois, puis une seconde en mai 1993. En août 1993, les marges de fluctuations du SME sont élargies à 15%. En 1994, la lire et la peseta ont perdu 25% par rapport au mark.

Mais loin d’apporter la désolation économique, ces réajustements monétaires dynamisent l’économie. Après deux années de récession, la croissance rebondit au Royaume Uni (2.2% en 1993 et 4.3% en 1994). Après la récession de 1993, l’Europe continentale retrouve la croissance en 1994 : 2,2 à 2,4% en France, Italie et Espagne et même 2.7% en Allemagne. Mieux, l’inflation diminue dans les pays qui ont dévalué (4% en 1994 contre 6% en1991 en Italie, 2% au Royaume Uni au lieu de 7.5%).

Ce que cela dit d’une fin de la monnaie unique

Bref, le réajustement brutal des parités monétaires, a, au contraire, libéré la croissance économique européenne en permettant aux différents pays d’avoir enfin un taux de change et des taux d’intérêt adaptés à leur économie. Mieux, cela n’a pas provoqué de dérapage inflationniste puisque l’inflation a reculé sur l’ensemble du continent pendant l’intervalle. Et de toutes les façons, l’histoire économique enseigne que les dévaluations ont souvent un intérêt.

Alors, bien sûr, dans le cas d’une fin de l’euro, se poserait le problème des dettes souveraines. Il serait bien sûr illusoire de partir du principe que l’Italie pourra assumer sa dette si elle dévalue. Néanmoins, il faut noter que depuis un an et demi, les Etats européens ont mobilisé 400 milliards d’euros pour sauver les créanciers des pays en difficulté sans contrepartie autre qu’une austérité sauvage et imbécile. Mieux, la monétisation permettrait de recapitaliser les banques à bon compte.

Bref, loin des scénarios catastrophistes qui visent surtout à faire peur et empêcher tout débat, le réajustement des parités monétaires permettrait de relancer la croissance dans les pays de la périphérie qui retrouverait ainsi leur compétitivité sans avoir à baisser les salaires. Le montant des ajustements fait qu’un dérapage inflationniste est évitable. Et s’il fallait recapitaliser les banques, cela ne serait pas plus important que ce qui est fait aujourd’hui.

Bref, même si l’économie n’est pas une science exacte, l’examen de l’explosion du SME en 1993 permet de très fortement nuancer les prédictions catastrophistes de certains. Les dévaluations peuvent être positives.

Source pour les chiffres : OCDE


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81 réactions à cet article    


  • Catherine Segurane Catherine Segurane 30 juillet 2011 06:56

    « Alors, bien sûr, dans le cas d’une fin de l’euro, se poserait le problème des dettes souveraines.  »


    Je n’en suis pas sure.

    On peut aussi imaginer que la sortie de l’euro de grands pays comme la France fasse chuter l’euro à tel point que la dette libellée en euros se rembourse en monnaie de singe.

    Il y a aussi une partie de la dette qu’il serait légitime de renier.

    Je rappelle que le Traité constitutionnel a été adopté contre le vote du peuple français qui avait dit non par référendum. En conséquence, c’est de façon totalement illégale que la BCE nous pressure et que l’Europe nous pique 15 milliards d’euros (au bas mot) pour la dette grecque. Nous n’avons jamais voté pour un traité qui nous ferait payer les dettes des autres pays.


    • non666 non666 30 juillet 2011 16:48

      Rajoutons a ce que dit catherine qu’une reconnaissance de dette, pour etre legitime, doit etre signée par les debiteurs pour etre valable.
      Ici, sous l’initiative de Sarkozy et avec la complicité des dirigeants des grands groupes médias, la totalité de la campagne de 2007 a été organisée sur des thèmes qui n’avaient RIEN a voir avec le mandat présidentiel, tel que definit par la constitution, mais sur les sujets qui dependent du gouvernement, normallement issu de la majorité de l’assemblée.

      On a donc volontairement ESCAMOTEE du debat toutes les intentions de confiscation de souveraineté pour ne laisser un choix que sur des declarations d’intention de politioque economique et sociale (« j’irais chercher la croissance avec les dents » disait le hobbit...)

      Le peuple n’a donc jamais validé la confiscation de souveraineté du TCE, pas plus qu’il n’a validé le remboursement de la dette grecque en partie issues des honoraires des banques...
      Nos enfants , petits enfants et arriere petits enfants devront ils payer , dans 100 ans , pour la decision de 550 deputés et 350 senateurs reunis en congres, comme des avorteuses officiant à la cave, apres avoir dissimulé les enjeux pendant la campagne ?
      Tout est prevu par la democratie...sauf que ses elus travaillent pour d’autres interets que ceux du peuple et que ceux qui informent le dit peuple soient les commanditaires des marionettes politiciennes.
      Les groupes Dassault, Lagardere, Beterlsmann, Weil, Bouyghes, Arnault , Bolloré ont volontairement dissimulé les enjeux que leurs marionettes du diner du « Siecle » mettaient en oeuvre.
      Quel « Siecle » d’ailleurs ?
      The « New American Century » ?
      Celui que Bush, Cheney , Rumsfeld, Wolvowitz et autres « Perle » ont lancé le 11 septembre ?
      Celui qui a permis de finacer une domination US sur le monde en tapant le commerce mondial d’une dime non votée par les peuples ?
      Car c’est ça le dollar obligatoire et c’est cette fausse monnaie , imprimée depuis 50 ans qui s’effondre aujourd’hui.

      On fait peur à l’Europe pour nous FORCER au projet de fusion Euro- dollar annoncé depuis plus de 10 ans deja par l’ancien directeur de la FED.

      Il nous reste une arme : dire non aux creancier-banquiers et leur retirer tous leurs privilèges : creation de monnaie , droit aux effets leviers , exportation des gains et nationalisation des pertes...


    • platon613 30 juillet 2011 19:54

      Lisez cet article !

      Quand l’Allemagne risque d’inventer le fascisme économique

      Certains avaient déjà compris en 1989 que si la RFA réussissait à avaler la RDA, le fameux crédo du « Uber Alles » avait toutes les chances de se faire réentendre. Certes pas dans les termes du fascisme politique déjà connu mais dans ceux originaux de l’économie...

      http://www.news-26.com/econmie/860-quand-lallemagne-risque-dinventer-le-fascisme-economique.html


    • Antoine Diederick 30 juillet 2011 22:30

      vous oubliez Ségurane que la France a soutenu l’entrée de la Grèce...


    • platon613 31 juillet 2011 20:50

      A lire ! Un autre regard sur l’affaire

      Dette US : Putsch économique ou coup d’Etat à l’américaine

      Le plafond de la dette risque contre toute attente de ne pas être relevé, c’est la nouvelle de ce dimanche. Et si les Etats-Unis en avaient assez de leur leadership et des responsabilités qui en incombent ? ...

      http://www.news-26.tv/econmie/865-dette-us-putsch-economique-ou-coup-detat-a-lamericaine.html


    • eliacam 31 juillet 2011 22:18

      15 milliards € pour la dette grecque ... évidemment comme vous l’insinuez fort justement, ceci n’est qu’un début et les garanties que nous avons donnés au FESF seront bien sûr appelées lorsque le Grèce ne pourra pas rembourser ses dettes. Entre-temps par la magie de l’accord et l’acharnement de notre président, les dettes privées détenues par des banques s’étant grassement rémunérées pendant des années pour cause de « prime de risque » comme elles disent, seront devenues des dettes publiques ... quel magicien notre président.
      Alors à combien sera la note finale pour nos pauvres contribuables français ? 40, 50 milliards d’€ ? et quels ont été les profits de nos « chères » banques françaises par leur spéculation honteuse sur la Grèce ?


    • manusan 30 juillet 2011 10:14

      Nationaliser les banques de dépôts/commerciale et laissez les banques d’affaires sombrer avec la créature qu’ils ont créer. Ces banques parasites ne créer à l’heure actuelle aucune richesse, aucun emplois et ne payent aucune taxe.


      • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 13:28

        Roosevelt a la base de cette mesure montre bien que nationaliser n’est même pas nécessaire.

        Il suffit d’exclure des sauvetages les banques d’investissement.

        Mais MÊME si cette mesure est historiquement fondé, cela pose le problème des fonds de pensions et autres sicav encouragés depuis 30 ans qui poussent les gens qui ont investie toute leur économie là-dedans !!!!!!!

        Alors ne rajoutons pas en plus le débat sur la nationalisation, non ?


      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 30 juillet 2011 21:36

        Si les fonds de pensions spéculatifs font les frais d’une répudiation des dettes ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes. Quand on flambe au casino il faut aussi accepter de perdre. Les gros et gras américains qui ont accepté le principe des retraites par capitalisation pouvaient très bien choisir d’opter pour le système par répartition. Dommage pour eux, mais ils ont joué, et ils vont perdre leur chemise.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 juillet 2011 02:20

        @ Manusan


         Évident, mais ça ne se fera qu’avec des fusils, réels ou virtuels. Ne demandez pas aux brigands de restituer. 


        PJCA

      • rastapopulo rastapopulo 31 juillet 2011 21:15

        Ah oui et en 1933 aux USA c’était quoi ? Du poulet ?


      • Antoine Diederick 31 juillet 2011 23:53

        si Obama ne trouve pas de solution....retour à la diligence....


      • bernard bernard 30 juillet 2011 10:29

        «  La seule solution c’est de faire une parité 1 franc = 1 euro et ... »(sic)

        C’est bizarre comme j’ai l’impression que c’est exactement ce qui s’est fait (1 franc = 1 euro) lors du passage du franc à l’euro...

        Mais je dois sûrement me tromper !


        • Peretz Peretz 1er août 2011 20:36

          Effectivement il fallait 6,55 F pour faire 1 euro, soit la valeur du dollar à cette époque, sur lequel tout le monde s’est aligné. Ce qui n’empêche que pour un usage interne on peut très bien donner la parité Euro-franc en cas de sortie de la zone euro. Ce qui serait plus simple.


        • HELIOS HELIOS 30 juillet 2011 10:49

          je comprends bien en lisant l’article que l’on puisse trouver une similitude... et en lisant les commentaire la tension aiti-euro qui monte, qui monte, qui monte.

          Pourtant l’Euro aurait pu etre une belle et bonne chose pour peu qu’on s’en soit occupé, DANS l’INTERET des peuples plutôt que dans L’INTRERET DES BANQUES !

          C’ets pour cela qu’il existe encore quelques solutions possible pour tenter de réparer.. ; si d’une part le politique agit comme il le devrait et que les organismes financiers et les entreprises geantes transnationales s’y plient..


          --- a l’exterieur de l’Euroland, rien ne doit changer....

          --- A l’interieur, les banques centrales doivent reprendre une forme de pouvoir et etablir, POUR LEUR PAYS, une sorte « d’unité de compte economique » ajustable au jour le jour avec une version mensuelle, servant de thermometre et destinée a ajuster la valeur des echanges entre pays (de l’euroland). Rien n’empeche les secteurs privés de s’en servir a condition que les salaires et retraites soient egalement indexées

          --- Les dettes souveraines ne doivent plus etre contracteés aupres de banques mais de banques centrales

          Rien que cela est suffisant pour remettre de l’ordre et continuer sur une vcoie bien seduisante pour les europeens que nous sommes, car rapellons le une fois de plus, cveux qui vonyt casser l’euro, ce ne sont pas les peuples, mais les predateurs qui n’y trouvent plus autant d’interet qu’avant.


          • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 13:39

            l’€ n’a pas favorisé les banquiers !!!

            C’est la dérégulation et les principes anglosaxons de banque (de risque) universelles qui a créé les to big to fail. C’est l’UE qui a choisi d’imposer ça dès 93 en annulant le Glass Steagall.

            Larry Summers (responsable des subprimes sous Clinton) utilisera même l’argument d’une concurrence déloyal de l’UE pour annuler lui aussi le GlassSteagall en 99 aux USA !!!!

            Non, l’€ favorise l’industrie Allemande avec une monnaie trop faible pour eux. Tout les autres pays ce sont dit :« ouaaaaai on va jouer au rentier avec une monnaie trop forte pour nous ». Alors que c’était condamner les nations aux déficits (commerciales avant d’être) budgétaires.

            C’est l’UE qui est le repère de la finance folle jusque dans son essence. Les 30 glorieuses avec législation anti-finance folle (Ils rigolaient pas avec ça à la libération contrairement à maintenant) nous a amené paix et prospérité via l’Europe des nations !!!! L’UE est le contraire.


          • victor latent 30 juillet 2011 17:01

            « Pourtant l’Euro aurait pu etre une belle et bonne chose pour peu qu’on s’en soit occupé,DANS l’INTERET des peuples plutôt que dans L’INTRERET DES BANQUES ! »


            Article 123 du TFUE :

            1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci- après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.

            Article 3 du TUE :

            4. L’Union établit une union économique et monétaire dont la monnaie est l’euro.

            L’euro, tout comme l’UE ne sont pas, ne seront jamais, et n’ont jamais été réalisés pour le « bonheur » des peuples puisque par leur conception (articles des traités TUE et TFUE) ils donnent aux banques le pouvoir sur les Etats.

            Les Etats sont obligés d’emprunter auprès des banques privées (article 123 du TUE), avec des intérêts qui alourdissent encore et encore la dette des pays, (ex : France 2009, 47 Milliards d’euros donnés aux banques privées pour les intérêts de la dette).

             

            L’article 126 du TFUE explique les droits de l’UE sur un Etat qui a un déficit « excessif ».

            L’UE adresse au mauvais « pays » des recommandations qui sont suivis de « décisions » (obligation). Ainsi, quelque soit le parti au pouvoir en 2012, tant que la France reste dans l’UE, le programme économique du nouveau président sera imposé par l’UE.


          • AN221 AN219 30 juillet 2011 10:58

            Nos chers technocrates ont encore mis la charrette avant les boeufs en créant un monnaie commune avant d’harmoniser les coûts de la vie et les salaires,bien sur..




            • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 13:46

              Pourquoi vouloir tout uniformiser à la base SVP ?

              C’est un formatage impérialiste. Des communautés d’intérêts dans une Europe des nations ont apporté les 30 glorieuses !!!!

              Les PIGS résistent moins bien à la financiarisation parce qu’elle n’ont pas connu les 30 glorieuses.

              En plus, comme si il n’y avait pas de débat sur le type d’uniformisation, Il en faut une ! Quel qu’elle soit, ce serait bon ?


            • foufouille foufouille 30 juillet 2011 14:05

              « d’harmoniser les coûts de la vie et les salaires,bien sur.. »
              le smic bulgare est 80€


            • vida18 30 juillet 2011 14:55

              C’est aussi le pays avec le taux d’imposition sur les sociétés le plus bas, 10% (suivi de l’Irlande 12,5% et la Roumanie 16%).




            • Gérard Luçon Gerard Lucon 31 juillet 2011 12:18

              un petit bemol en ce qui concerne le taux d’imposition de la Roumanie , effectivement 16% sur les benefices ... mais TVA 24%, cette TVA n’est pas recuperee sur les transports (essence, gas-oil ...) et aucune entreprise ne peut y fonctionner sans un comptable (attitre ou sous contrat), de plus un impot forfaitaire est paye meme sans benefice et meme avec deficit !!!! ... bref j’ai ferme ma societe roumaine pour cause de charges trop importantes ... a tout le moins plus importantes qu’en France quand on les mets toutes bout a bout !


            • Antoine Diederick 31 juillet 2011 23:52

              exact, la monnaie unique est arrivée trop tôt...


            • jullien 30 juillet 2011 13:33


              La 1ère chose à faire pour la France serait d’ôter de la constitution la fameuse loi des finances de 1973 interdisant au pays l’emprunt national à taux zéro.

              Elle n’a jamais fait partie de la Constitution.


            • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 13:52

              Et pour y arriver : replacer le débat, donc le choix des peuples indépendants, aux manettes.  

              Parce que oui se désolidariser d’un système mondiale comporte des risque de crédibilité à court terme...

              Mais cela responsabilise ET si les investissements ne sont pas pour les dépenses de fonctionnements mais pour les technologies et l’éducation classique, la crédibilité montera en flèche. 


            • Imhotep Imhotep 30 juillet 2011 11:52

              Vous dites tout simplement n’importe quoi comme d’habitude . En 1992 93 il n’y avait pas de monnaie unique donc cet arguent ne tient pas la route une seconde.

              Votre argumentation déployée et récidiviste partout et en tout lieu tient de l’incantation et de la monomanie anti euro. Les faits vous donneront tort car l’euro ne peut pas ne pas tenir. J’en tiens le pari ici. Il traverse une crise grave mais il a permis avant des croissances incroyables. La sortie de l’euro aurait des conséquences incalculables que vous et votre mentor ignorez dédaigneusement.
              Il y a tous les aspects pratiques : destruction de monnaie physique et création de monnaie physique un surcoût inimaginable sans compter qu’il faudra trier tous les euros des pays dans chaque pays pour les retirer de la circulation et ce pendant de longues périodes. Il faudra accepter une période de transition avec une double monnaie, un nouveau casse tête insupportable.. Modification des catalogues, des prix, des étiquettes de tous les produits, des logiciels des banques ,de toutes les entreprises, désorganisation totale des compensations bancaires, introduction à nouveau des taux de change et des commissions bancaires de change qui vont laminer les échanges (en gros les achats vont coûter - sans même changement de parité - deux pour cent de plus et les ventes rapporter deux pour cent de moins). Il y aura toutes les modifications juridiques de toutes les sociétés qui devront relibeller leur capital dans la nouvelle monnaie avec le surcoût immense pour l’ensemble et comme dit plus haut tous leurs catalogues de ventes, leurs papiers à entête, tous leurs documents adminsitratifs. Les prêts vont voir leurs taux exploser. Les pays endettés vont voir leurs achats dans les pays forts surenchéris de façon tragique notamment pour le pétrole source indispensable à l’économie. Tous les pays déficitaires commercialement vont voir se creuser comme un gouffre ce déficit.
              Vous n’avez qu’une argumentation simpliste, idéologique et électoraliste.
              L’euro ne mourra pas tout simplement parce que c’est une nécessité et non parce que c’est un souhait idéologique. L’explosion de l’euro est un souhait idéologique sans arguments fondés économiques, juste des déviations intellectuelles et de la plus pure mauvaise foi. Mais cela plaît tant à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite où ils se retrouvent sur ce point là dans le même panier que les nationalistes qui ignorent tout de leur histoire d’une France qui n’a qu’une histoire de mosaïque, d’origines multiples, d’union très tardive. Il suffit de suivre les histoires de l’Aquitaine, de la Bourgogne, du Dauphine, du comté de Nice, des Savoies, de la Picardie, de la Corse du Languedoc, de la Provence pour se rendre compte de l’absurdité de cette nation historique une et indivisible. C’est de l’ignorance absolue de notre histoire, du simplisme facile qui parle aux tripes mais pas avec la vérité. Notre monnaie n’a jamais été une réalité d’indépendance nationale, mais une illusion entretenue, une sorte de méthode Trostky pour les nationaliste.

              • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 13:58

                « ...mais il a permis avant des croissances incroyables. »

                J’arrête ici de lire après vos diatribes indigeste du début. Une croissance à crédit, tout le monde sait faire.

                Regrouper vos idées concrètes pour défendre un € qui lamine l’industrie non-allemande (parce que trop faible pour l’Allemagne et trop fort pour les pays sans 30 glorieuses= les PIGS) au lieu de remarque inutiles qui pollue le peu d’info quand elle n’est pas fausse. 


              • Ecométa Ecométa 30 juillet 2011 13:59

                @Imhotep

                Je m’excuse, je vous ai « moinsé » par erreur !

                Je partage entièrement ce que vous écrivez. Il est évident que l’Euro doit être corrigé, surtout avec plus de solidarité entre les différentes Nations de la zone Euro… ce qui aurait du être prévu dès le départ ; mais, entre un dollar géré de façon « laxiste » et un euro géré d’une façon bien trop « rigide » : entre ces deux extrêmes il ya sans aucun doute une marge de manœuvre pour l’Euro !

                Encore qu’il soit préférable, à terme, d’avoir une gestion plus rigoureuse que trop laxiste ! Le vrai problème c’est la spéculation financière…sur les monnaies, les matières premières, les marchandises ; mais hélas nous ne faisons rien pour lutter contre cette spéculation financière ! Nous devrions lâcher un peu sur l’inflation, qui, sommes toutes, est assez naturelle, mais qui doit être dominée !


              • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 14:11

                Mais expliquez moi pourquoi vous achèteriez des produits surévalué au lieu de produit sous-évalué ?

                Les voiture française serait 3X moins chère que les allemandes sans l’€ mais pour l’industrie des PIGS ce serait 4 ou 5 X moins chère de produire là-bas !!!

                En plus l’Allemagne a bien joué le coup et vous n’appréciez même pas sa maestria. Mais le pire est que ce serait que justice de maintenant pénaliser l’Allemagne car c’est elle qui a laminé les autres sans se soucier de l’après €.

                A eux de jouer aux rentiers suicidaire pendant que les PIGS passent à autres choses que l’immo et l’agriculture. 


              • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 14:19

                Puréé, j’ai essayer de reprendre la lecture (bien rigolote sur les... « papiers à entêtes » hahaha) mais de nouveau, refus du débat « sans argument fondé économiquement », ect.

                Bonjour le niveau de VOTRE vérité en refusant la contradiction. 


              • Mor Aucon Mor Aucon 30 juillet 2011 17:02

                Du coup je vous plusse, Imhotep.


              • Mor Aucon Mor Aucon 30 juillet 2011 17:44

                rastapopulo, vous basez votre argumentation sur le fait que l’Allemagne a profité de la construction restée partielle de l’espace économique européen. S’il est vrai que sa balance commerciale n’est positive que grâce à ses exportations européennes qui bénéficient de l’absence de politique fiscale commune ( ce qui lui permet d’augmenter sa compétitivité en faisant pression à la baisse sur les salaires, par exemple ), penser pouvoir résoudre ce déséquilibre en explosant la zone euro est aussi absurde que vouloir tuer tous les chiens pour éradiquer la rage. Il est évident qu’une Europe avec une fiscalité, un Trésor et donc une politique économique commune réellement coordonnée par un ministère commun est une voie bien moins hasardeuse que l’explosion du système et le retour a la fragmentation qui, à part le coût ingérable des premières années ( en supposant que l’économie française s’en remette ), nous remettrait face aux mêmes problèmes que nous avons voulu éviter depuis la création de la CECA.


              • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 20:42

                Non mais attendez maintenant l’argument du coût de revenir aux monnaies nationales est devenu prépondérant ?

                Vous avez aucune dignité pour oser venir avec ça ! C’est vous qui vous voyez...

                Ensuite expliquez moi en quoi des pays pourrons gommer leur différence d’industrialisation sans plan spécifique !?!

                Vous allez faire quoi ? Imposez des cours du soir d’électroméca, forcez les industrielles à venir former des gens,... sans gain de compétitivité ????? 

                C’est du délire.

                Une belle fuite en avant, j’espère au moins que vous le reconnaissez.


              • Mor Aucon Mor Aucon 30 juillet 2011 21:41

                C’est plutôt vous qui refusez de voir la réalité. Déjà je n’ai pas avancé le coût comme l’argument prépondérant pour consolider la zone euro. De plus et de toutes manières le coût dont on parle n’est pas un simple coût financier. C’est la structure entière de l’économie française qui se verrait affectée et dont les efforts de transition porteront immanquablement sur les plus défavorisés et les classes moyennes d’où un coût social imprévisible greffé sur une situation qui n’est déjà pas brillante. D’autre part je suppose que vous ne mettrez pas en doute le principe de redistribution dans un espace économique ( par exemple entre les régions d’un même pays ) donc pourquoi ne pas vouloir en parler au niveau européen ?

                Je n’aime pas envie de faire un procès d’intention à chaque proposition, mais il semble bien que la plupart de ces demandes de sortie de l’euro ne correspondent qu’à un principe de souveraineté mal compris. Dans le cas de Pinsolle c’est clair, au moins.


              • Peretz Peretz 1er août 2011 20:48

                Il faut lire cher Monsieur. Entre autres, le dernier bouquin de J.J. Rosa (l’Euro : comment s’en débarraser), vous mettra les idées en place.


              • Quitterie Turlac-Roth 30 juillet 2011 12:15

                « le choix par Bonn d’une parité entre mark de l’est et mark de l’ouest donne un pouvoir d’achat important qui booste la croissance allemande en 1991 et produit un effet d’entraînement pour toute l’Europe. »

                C’est dommage que la France ne soit pas en Afrique méridionale et qu’elle ait abandonné le franc.

                Sinon, on aurait pu fusionner avec le Zimbabwé en accordant la parité entre le franc français et le dollar zimbabwéen quand un oeuf coûtait cent mille milliards de dollars. Cela aurait donné un pouvoir d’achat important qui aurait boosté la croissance franco-zimbabwéenne et aurait produit un effet d’entraînement pour toute l’Afrique.


                • rastapopulo rastapopulo 30 juillet 2011 14:05

                  Tout dépend du type d’investissement après. C’est ni faux, ni vrai en soit.

                  Si le Zimbabwe obtenait de l’argent sans obligation de vendre son âme, elle s’occuperait de sa balance commerciale (avec un brin de logique !).

                  Or, c’est la balance commerciale qui détermine la santé budgétaire. Transformer au maximum sur place était déjà le credo de List et Leibnitz pour enrailler les famines aux 18°.


                • jullien 30 juillet 2011 13:41

                  La bonne blague du jour : Ronaldo serait sur le point d’être racheté par la BCE (Banque Centrale Européenne) ! smiley
                  Plus exactement son transfert au Real Madrid a été payé par un prêt bancaire dont la BCE serait en train de racheter les titres.
                  Qui a parlé d’« obligation pourrie » et d’« actifs surévalués » ?


                  • picpic 30 juillet 2011 13:58

                    Je ne comprends pas ?
                    1) Si l’euro crève et donc, n’existe plus et que l’on revient à une monnaie nationale ?
                    Cette monnaie nationale serait dévaluée à l’aune de quoi ? L’euro ?


                    • vida18 30 juillet 2011 14:43
                      Et si on nationalisait quelques banques ? comme ça a été le cas aux USA, au Royaume-uni,en Islande, en Irlande ou en Belgique qui a nationalisé Fortis puis l’ a vendu à BNP-Paribas dont la Belgique est devenu le premier actionnaire. Aujourd’hui, l’état belge touche de gros dividendes et comme l’action a fortement augmenté, ce pays a fait une grosse plus-valu potentielle. La Suisse a acheté des actions UBS quand ça allait mal (donc pas cher) qu’elle a revendue quand ça allait mieux.( beaucoup plus cher)

                      Si on laissait s’écrouler les cours de certaines banques, on les nationaliserait pour pas cher avec un fond européen, les gens auraient de nouveau confiance en elles et y remettraient de l’argent, et à partir de ces banques nationalisées ou partiellement nationalisée on essayerait d’aider les pays qui en on besoin.

                      Je dis ça parce que les banques privées se moquent de nous ! L’argent qu’on donne aux Grecs c’est pour eux, qui ont mal calculé les risques, qui ont mal fait leur travail et elles se permettent de faire du chantage du genre : "On vous prêtera plus dans le futur si on doit mettre l’argent à la poche." En plus on se permet de rire et de ridiculiser ceux qui luttent pour trouver une solution. Je propose donc, pour que ces banques arrête de nous faire du chantage et des menaces injustement, de les nationaliser, au moins on aura quelque chose en échange de l’argent que les citoyens engagent. 

                      Quelques remarques :

                      1) Je ne pense pas que c’est du fait d’implication du secteur privé, mais du fait que les stratèges ne voient malheureusement pas la possibilité pour des pays fragiles de renouer avec la croissance. Donc ils considèrent ces pays plus ou moins insolvables (Grèce, Italie, Espagne).

                      2) D’ailleurs les derniers stats et indices éco aussi bien en France qu’en Allemagne sont plutôt désastreux.

                      3) Les marchés craignent la prochaine bombe qui va éclater dans le ciel nuageux européen : il s’agit bien sûr des caisses d’épargne espagnoles et là, qui pourra leur venir en aide ?

                      4) Les obligations allemandes et françaises commencent à grimper, et cela signifie deux choses :

                      - les pays dits « sûrs » deviennent moins protégés à cause de leur engagement en Grèce etc...
                      - l’aide à la Grèce va nous (contribuables) coûter de plus en plus cher.

                      Conclusion : il aurait fallu sortir la Grèce de la zone euro dès le début !

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