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Accueil du site > Actualités > Europe > Charte européenne des langues régionales : Hollande nourrit la guerre (...)

Charte européenne des langues régionales : Hollande nourrit la guerre contre le français

Bien sûr, c’était une de ses promesses de campagne. Il y a 18 mois, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé sa ratification, mais François Hollande avait préféré se concentrer sur l’économie. Lundi, dans une lettre à un député breton, il a relancé la ratification de la charte européenne des langues régionales.

 
Nouveau délire européen
 
En 1992, les euros béats nous avaient vendu le principe de subsidiarité, selon lequel l’UE serait sensée gérer les domaines dont elle s’occuperait mieux que les Etats. Déjà, on peut contester cela car en général, l’UE est juge et partie. Et surtout, pourquoi donc l’UE se mêle des langues régionales parlées dans les pays membres ? Chaque pays a une culture différente et un rapport différent à la question régionale. Et, comme le notait Laurent de Boissieu, « le Conseil constitutionnel a(vait) donc logiquement jugé qu’une telle reconnaissance de minorités linguistiques porterait ‘atteinte aux principes d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français  ». Ceci impose au gouvernement de passer par la lourde procédure d’un Congrès pour faire une loi constitutionnelle.
 
Comme le note Laurent de Boissieu « en réalité, cette charte a pour objet de permettre la reconnaissance de minorités (ou ‘groupes’ de locuteurs à l’intérieur des ‘territoires’ dans lesquels ces langues régionales sont pratiquées) jouissant de droits collectifs, notamment le ‘droit imprescriptible’ de pratiquer une langue régionale minoritaire non seulement dans la ‘vie privée’ (ce qui est bien entendu le cas actuellement) mais également dans la ‘vie publique’, c’est-à-dire dans les relations avec les administrations et les services publics  ». Cette charte porte en elle une possible et scandaleuse remise en question du fait que le français soit notre seule et unique langue officielle. Et que dire de l’énoncé hallucinant, caricatural et ridicule du projet de loi qui sous-entend une forme de persécution totalement imaginaire !
 
Le français attaqué sur tous les fronts
 
Alors même que le niveau des élèves en français diminue, le gouvernement trouve le moyen de promouvoir parallèlement l’apprentissage des langues régionales, à travers cette charte européenne, qui leur donnerait des droits dont elles n’ont pas besoin, et la promotion toujours grandissante des langues étrangères, anglais en tête. En clair, la majorité déshabille le français pour habiller le breton, le basque, l’anglais et le chinois. En effet, le gouvernement veut promouvoir l’apprentissage de l’anglais dès le primaire, son projet contesté de réforme du collège introduit l’apprentissage de deux langues étrangères dès la 5ème au lieu de la 4ème et il avait également étendu les possibilités de cours en anglais avec le projet Fioraso. On peut aussi rappeler que la Banque de France ne se soucie plus de publier en français…
 
On retrouve avec cette charte, la traditionnelle alliance entre cette europe et les régions pour affaiblir les Etats-nations qui lui font encore de la résistance. Cette remise en question est d’autant plus importante que l’Europe est secouée par une vague de régionalismes menaçant l’unité nationale, en Espagne et en Grande-Bretagne notamment et que rien n’est fait pour empêcher la progression de l’anglais comme lingua franca de l’espace européen. Il est révoltant que l’UE fasse une telle propagande contre les langues officielles des Etats qui la composent. Il est difficile de ne pas y voir un nouveau moyen d’affaiblir les Etats-nations dont la langue est un des piliers. Le gouvernement ferait bien de concentrer ses efforts sur l’apprentissage de notre langue commune à tous, le français et réduire l’invasion de l’anglais.
 

Sur la question linguistique, en maltraitant le français, abandonné pour promouvoir langues régionales et étrangères, le gouvernement se fait le parti de l’étranger. Pourtant, la nation, c’est notre identité, notre famille et notre solidarité. Car ce faisant, il semble chercher à la dissoudre petit à petit.


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98 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 6 juin 2015 10:04

    Bonjour, Laurent.

    Désolé, mais votre article n’est pas très honnête car il affirme que la reconnaissance des langues régionales se fera au détriment du français. Or, c’est tout simplement faux ! L’introduction de la référence à la Charte européenne dans la Constitution par le Congrès ne remettra pas en cause l’article 2 qui précise que le français reste la seule langue officielle de notre pays. En conséquence, il n’y aura aucune obligation à rédiger des actes administratifs en breton, en alsacien, en occitan ou en basque !

    Autre chose : cette évolution positive (et nécessaire pour la sauvegarde du patrimoine) du droit européen vaut pour tous les pays de l’Union et n’a évidemment pas vocation à diminuer l’influence du français, pas plus que celle de l’allemand ou de l’italien.


    • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 juin 2015 11:25

      @Fergus
      Plutôt d’accord avec Fergus.
      Là, on est dans le catéchisme jacobin et les obsessions souverainistes : le fantasme de la balkanisation de la France et de l’Europe et le « complot ethniciste ».
      Comme si les différences culturelles et linguistiques étaient un obstacle à l’unité de la nation.
      Même si il faut, quand même, se méfier des manipulations des identités fortes par ces instances supra-nationales.

      Tout cela n’est pas sans rappeler ce Mélenchon, la truelle de Bouygues, quand il crache sur la chouannerie « traître à la patrie », sans faire de différence entre les Chouans de Haute-Bretagne, parmi les derniers hommes libres en France, et l’armée vendéenne d’une part et sans mentionner, d’autre part, le fait que les premiers après adhésion aux thèses révolutionnaires ont pris conscience de l’imposture de cette révolution de bourgeois. Ou encore quand il raconte des conneries au sujet d’une « langue bretonne aux racines latines » (sic) parlée à Rennes (sic) alors qu’il s’agit du Gallo qui est une langue d’oïl de Hte-Bzh (et parlée encore plus à l’est). Ceci dit au passage...Preuves qu’il connaît bien son « dossier ». En plus de démontrer son inculture crasse, il fait évidemment de l’idéologie.
      C’est finalement cette vieille haine du berceau des peuples, vagina gentium, de la campagne et des sociétés traditionnelles archaïques les plus hostiles au capitalisme et les plus étrangères aux choses du commerce qui ressort ici. Ce que cette engeance n’admettra jamais c’est que ces sociétés paysannes de Bretagne ou d’ailleurs en Europe, sans les idéaliser, partageaient des valeurs bien plus proches d’un véritable socialisme que ce que proposent ces gros bourgeois carriéristes maçonniques « cholestérolés » et ethnocidaires qui n’en ont jamais rien eu à foutre des peuples de France. La nécessité de faire disparaître ces sociétés pour les adapter à la modernité capitaliste : des massacres de masses durant la Terreur aux « plans » et politiques de développement (destruction de la paysannerie traditionnelle au profit de cette agriculture de gros verrats qui produisent de la merde) apparaît comme une évidence aujourd’hui. Dans ce processus, la responsabilité de la gauche et de la droite est parfaitement partagée.


    • Fergus Fergus 6 juin 2015 11:51

      Bonjour, Jean-Michel Lemonnier

      « Là, on est dans le catéchisme jacobin et les obsessions souverainistes : le fantasme de la balkanisation de la France et de l’Europe et le « complot ethniciste ». »

      Oui, un chiffon rouge notamment agité par l’UPR, parfois au prix d’affirmations mensongères.

      « Comme si les différences culturelles et linguistiques étaient un obstacle à l’unité de la nation. »

      Entièrement d’accord. L’histoire de notre pays en est la démonstration éclatante, tant les disparités étaient grands il y a encore deux siècles entre les provinces, en termes de langue et de culture. Et l’histoire de la Suisse est un contre-exemple parfait de ce prétendu risque pour l’unité nationale, ce pays étant farouchement attaché à son unité en dépit de ses 4 langues « nationales ». Le même constat peut être fait pour l’Italie où l’on trouve non seulement des régions de langues régionales proches de l’italien, mais aussi des territoires principalement peuplés de locuteurs français (Val d’Aoste) ou allemands (Trentin-Haut Adige).


    • gerald2 6 juin 2015 17:41

      @Fergus pourriez vous donner un exemple quand vous dites « parfois au prix d’affirmations mensongères » ?

      Ce que met en évidence l’UPR c’est le démantèlement progressif de tout ce qui fait l’unité Française au profit des Etats Unis avec en point de mire un projet d’Euro-régions qui permettra de créer des structures administratives Françaises sur le modèle Américain. Un modèle qui servira ainsi encore plus efficacement les Etats Unis, la Commission Européenne étant d’ores est déjà une institution non élue et au service des lobbys de leur sociétés privées. Voila l’analyse que fait l’UPR de la situation de la France. En proposant la seule solution possible pour ce sortir de ce piège, la sortie de l’Union Européenne par l’article 50 du TUE. Solution qu’aucun autre parti ne propose.

    • bakerstreet bakerstreet 6 juin 2015 18:11

      @Fergus« 

      Alors même que le niveau des élèves en français diminue, le gouvernement trouve le moyen de promouvoir parallèlement l’apprentissage des langues régionales », 
      Effectivement, comme vous je ne peux que m’ériger contre cette absurdité. Les bretons sont parmi ceux qui ont les meilleurs résultats au bac ( je sais ça n’a qu’une valeur relative) ! Hors, le bi-linguiste est patent dans ce pays, ( malheureusement en déclin, vu la volonté éradication sur plusieurs générations des instits, hussards de la république) ! Cela est vérifié d’autant plus, car les résultats dans les écoles diwan ( bilingues, immersion en breton) sont encore meilleures qu’ailleurs.... Etre bilingue dés les premières années, est la meilleure chose qu’il peut être donné à un enfant, cela lui ouvrant le champ de la relativité, et des phonèmes entendus et répétés, la meilleure base pour acquérir d’autres langues .
       De fait, cette tendance a été observé dans tous les pays ! Et la France à nié les évidences, cramponnée à des conceptions moyenâgeuses. 
      Elle se distingue malheureusement, par sa politique agressive, envers les langues autres que le français (appelées bien sûr « patois » pendant longtemps, pour mieux les décréditer)
      Curieuse conception, très archaïque, qui continue à perdurer, et dont on voit ici une expression. 
      Tant mieux si cela peut changer. Mais il faudra du temps pour rattraper le temps perdu et les locuteurs, qui sont comme autant de bibliothèques !
      Car on a fustigé assez le colonialisme et toutes ses manifestations ! Mais en voilà une expression flagrante, par le biais d’une culture dominante, centraliste, qui a confondu les lumières, avec une seule, au niveau de la langue. 

      La multiplicité des langues, c’est une richesse dont certains, comme cet auteur, n’ont absolument pas conscience ! Le breton, par exemple, langue non latine, est bien plus vieille que le français, et s’apparente au vieux fond celtique, le gaulois, dont elle est apparentée. 
      C’est bien beau de garder les amphores et les assiettes ébréchées, mais quand quelque chose de vivant perdure, il faut l’entretenir. 
      C’est non seulement l’intelligence d’un peuple qui en dépend, mais aussi sa santé.
      Comme dit un proverbe : 
      « Brizh diod hag a oar tewel ouzh un den fur a so heñvel »
      Ce qui veut dire à peu près : « Idiot qui se sait se taire, à l’air d’un homme sage ! »


    • Fergus Fergus 6 juin 2015 19:21

      Bonsoir, gerald2

      Oui, j’ai même écrit un article sur cette propension d’Asselineau d’asséner, dans un but de manipulation de l’opinion, des fausses vérités à propos des euro-régions et de la menace que ferait peser les nationalismes régionaux. Par exemple lorsqu’il prétend qu’en Bretagne l’on peut voir des mairies au fronton desquelles sont hissés les drapeaux européen et breton, le drapeau français étant absent. C’est évidemment totalement faux (et totalement illégal) : le cas ne s’est produit qu’une fois dans une seule des 1268 communes de Bretagne, et la provocation n’a duré que quelques jours.

      J’ajoute à cela que la sortie de l’UE serait une énorme ânerie au moment où, au contraire, l’Union doit aller plus loin dans la solidarité de ses membres afin de lutter plus efficacement contre les grands blocs économiques existants ou en devenir. Seule, la France n’aurait aucune chance de faire face, et ce ne sont pas les éternels exemples suisse et norvégien régulièrement mis en avant par l’UPR, qui peuvent démontrer le contraire pour notre pays, ces deux nations disposant d’énormes richesses naturelles ou financières qui garantissent de fait leur totale indépendance.

      Cela dit sans même parler de la sécurité des Etats européens membres de l’UE qui n’ont connu aucune guerre depuis 70 ans alors que les conflits de plus ou moins grande importance les ayant opposés entre eux ont été récurrents avant la naissance de l’Union. 


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juin 2015 20:10

      @Fergus
      Connaître plusieurs langues n’est pas le problème. Tout le monde est pour !
      Il s’agit d’autre chose, de justifier les euro-régions et faire éclater l’Etat Nation.


    • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 juin 2015 20:36

      @Fergus

      On peut ajouter qu’à la fin du XVIIIe-début XIXe s, autrement dit hier, sur une population d’environ 28-29 millions d’habitants (en métropole), à peine 3 millions de personnes parlaient le français.
      Rappelons aussi que certains auteurs, à l’instar du philologue T.  H. de La Villemarqué, re-valorisant l’extrême richesse du patrimoine mythistorique des anciennes nations indépendantes, ont sûrement construit parmi les plus grands monuments de la littérature européenne. On pense au « Barzaz-Breiz, chants populaires de la Bretagne », imprégné de ce merveilleux pagano-chrétien, presque totalement ignoré des lettrés de langue française de nos jours. Un ouvrage qui a émerveillé George Sand et qui considérait « le tribut de Nominoë », un des poèmes du recueil, comme "plus grand que l’Iliade (! !!), plus complet, plus beau, plus parfait qu’aucun chef-d’œuvre sorti de l’esprit humain". 

      On est loin des clichés sur les provinces historiques à qui on attribue ces seules « productions » : biniou kozh, galettes, festou-noz modernes (résultat d’une folklorisation mortifère, tout « geste » de danse étant à l’origine l’imitation d’un geste sacré. On en est bien loin aujourd’hui avec ces gigotages techniques pour néo-yuppies festifs...), etc.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juin 2015 20:41

      @Fergus
      « Les Etats européens n’ont connu aucune guerre depuis 70 ans ! »
      La rengaine « de l’ Europe c’est la paix » :
      Yougoslavie, Afghanistan, Libye, Syrie, Mali, Centrafrique, Irak, Ukraine, Côte d’ Ivoire...
      Mais à part ça, c’est la paix....


    • Fergus Fergus 6 juin 2015 22:45

      Bonsoir, Fifi Brind_acier

      Votre propagande anti-européenne est en train de tomber en capilotade. Surtout lorsque vous employez des arguments comme ci-dessus : je parle de guerres entre états membres, et vous me parlez de participation à des guerres lointaines (plus ou moins) justifiées (là n’est pas la question) par des considérations de géopolitique extérieure aux limites de l’UE. Alors, forcément, cela gratte les militants de l’UPR, ces 70 ans sans guerre, et cela les amène à raconter n’importe quoi !


    • Fergus Fergus 6 juin 2015 22:47

      @ Jean-Michel Lemonnier

      Entièrement d’accord avec votre commentaire de 20 h 36.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juin 2015 06:28

      @Fergus
      S’il n’y a pas eu de guerre en Europe, pendant 50 ans, c’est qu’il y avait « l’équilibre de la terreur » entre deux puissances nucléaires, l’ URSS et les USA.


      Pas grâce à l’ Union européenne qui n’a été créée qu’en 1992, avec le Traité de Traité de Maastricht, alors que l’ URSS venait de s’effondrer...
      Avant 1992, l’Union européenne n’existait pas, elle ne peut pas être la cause de quoi que ce soit !

      Asselineau explique cette arnaque de nous faire croire que la paix est le résultat de l’ UE.

    • Fergus Fergus 7 juin 2015 09:13

      Bonjour, Fifi Brind_acier

      « Pas grâce à l’ Union européenne qui n’a été créée qu’en 1992 »

      Amusant que vous utilisiez cet argument alors que vous ne vous ne cessez, notamment sur la politique agricole, de faire remonter les responsabilités européennes aux années 50 !

      Quand l’UPR se mord la queue, cela donne ce genre de contradiction !


    • Appolonius de Zante Appolonius de Zante 7 juin 2015 10:28

      @Fifi Brind_acier
      Fifi Brind_acier 6 juin 20:10

      @Fergus
      Connaître plusieurs langues n’est pas le problème. Tout le monde est pour !
      Il s’agit d’autre chose, de justifier les euro-régions et faire éclater l’Etat Nation.

      Pas réponse du centiMaître sur la propagande mensongère du Maître de l’Union Pour Rien.


    • Appolonius de Zante Appolonius de Zante 7 juin 2015 10:33

      @Fergus

      Ne vous fatiguez à pas à essayer de convaincre un robot de son erreur.
      Voici la blague qui courrait dans les casernes :
      article 1 : le chef à toujours raison.
      article 2 : Si le chef vient a avoir tort alors l’article 1 s’applique immédiatement.


    • gerald2 7 juin 2015 11:34

      Bonjour Fergus, Sans vouloir être trop pragmatique, vous accusez quelqu’un de mentir quand en fait ce n’est pas le cas stricto sensu, et d’après ce que vous dites vous même ? Votre discours est dans la droite ligne de ce qu’on entend de la part de tous les européistes depuis 30 ans : l’europe c’est la paix, la france est trop petite toute seule ... sans ne jamais se justifier. Voila les contre arguments que donne l’UPR dans ses analyses. Au sujet de la france qui serait trop petite si elle n’était pas dans l’UE. L’article 63 du TFUE empêche toute opposition au mouvements de capitaux au sein de l’UE mais aussi avec les pays tiers, cela fait de l’UE la seule zone économique au Monde non protégée par leur Etats, ce qui entraine à la fois les délocalisations et des OPA hostiles venant de Chine, des US ou du Qatar, qui rachètent notre industrie, notre savoir faire, notre patrimoine, et détruisent nos emplois. Je croyais que cette union était destinée à nous renforcer ? Elle nous assigne des règles contraignantes que les autres pays du monde n’ont pas. Quand au problème de la paix, c’est une autre imposture puisque c’est l’émergence des modes de défense dissuasifs justement après la seconde guerre mondiale qui ont permis d’éviter les conflits armés directs entre nations développées. Je ne suis pas un fervent partisan de la dissuasion nucléaire, mais il faut au moins reconnaitre son efficacité. Pourriez vous expliquer un peu plus votre discours à votre tour ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 juin 2015 17:38

      @Appolonius de Zante
      Vous habitez l’ Indre & Loire ?


    • malitourne malitourne 8 juin 2015 08:32

      @Fifi Brind_acier
      Il ne doit plus savoir où il habite. En tous cas tous les Tourangeaux ne sont pas comme ça je te rassure.


    • malitourne malitourne 8 juin 2015 08:44

      @gerald2
      Bon courage Gerald. Fergus croit aux vertus de l’UE comme on croyait autrefois que la Terre était plate. Heureusement il ne réclame pas le bûcher pour les hérétiques anti UE...


    • Appolonius de Zante Appolonius de Zante 8 juin 2015 13:00

      @malitourne

      D’autres croient à la solution du Maître de l’Union Pour Rien.


    • malitourne malitourne 8 juin 2015 14:27

      @Appolonius de Zante
      C’est bien mon vieux Popol. Toujours au Touraine primeur au petit déjeûner ?


    • fred.foyn Le p’tit Charles 6 juin 2015 10:16

      Hollande..ou l’inconsistance fait homme...

      Petite chose grotesque..boudiné dans son petit costume..il s’accroche à ses petites idées pour garder le contrôle de son petit parti...Son pré carré..les touffes des donzelles qui font la queue pour coucher dans son petit lit...Tout est RIZ-KIKI chez lui... !

      • de plus en plus dur d’acquérir une langue régionale  !!

        les élus de terrain y sont opposés ou indifférents ils ont d’autres cibles plus rentable :

        dans un petit port station balneaire du finistère sud il n’y a plus de terrains ce maire que

         j’appellerai BALKA s’arrange n’ayant plus de terrains avec mr BISMUTH son voisin maire et

         conseiller général LE GRAND PORT grouperait ces 2 communes BALKA deviendrait conseiller général et BISMUTH député voir plus

         alors que NOS 12 COMMUNES DEJA GROUPEES EN COM DES COM PESERAIT 14000 HB

        ces 2 ripoux font parti du nouveau parti RIPOUBLICAIN EX UMP union des magouilleurs professionnels

        ils feront leur beurre avec l’argent du beurre 1 parachuté l’autre anti breton s’en foutent complètement des LANGUES REGIONALES ICI LE BRETON


        • diogène diogène 6 juin 2015 10:42

          Une langue est vivante ou elle ne n’est pas.


          Sa survie dépend du nombre de locuteurs et de leur isolement ou non.
          Pour qu’une langue soit vivante, il faut que ses locuteurs l’aient apprise dans leur famille et non pas à l’école.

          En France aujourd’hui, l’Alsacien et le Basque sont des langues vivantes, mais le Breton (ou les Bretons ?) est un vestige dont les locuteurs « naturels » sont trop peu nombreux pour assurer la pérennité.

          Quand on veut faire disparaître une langue, il existe des moyens répressifs efficaces. Quand on veut la ressusciter, il n’y a pas de recette, en tous cas, pas administrative.

          Dans cette histoire, les stratèges de l’Europe n’ont que faire des richesses culturelles. Leur seul but est l’éradication des états-nations. 

          Diviser pour régner reste une tactique sommaire, mais elle est efficace.



          • Fergus Fergus 6 juin 2015 12:05

            Bonjour, Diogène

            « l’Alsacien et le Basque sont des langues vivantes, mais le Breton (ou les Bretons ?) est un vestige dont les locuteurs « naturels » sont trop peu nombreux pour assurer la pérennité. »

            Si la langue bretonne est effectivement en danger, la langue basque n’est sans doute pas beaucoup mieux lotie. En revanche, vous avez raison pour l’alsacien, il suffit pour s’en convaincre d’écouter parler les habitants de cette région où la langue est encore pratiquée assez largement, et pas seulement par des personnes âgées. Même chose (et probablement plus encore) en Corse.

            « Quand on veut la ressusciter, il n’y a pas de recette »

            L’a Charte n’a pas pour objet de ressusciter les langues régionales, mais de faire en sorte qu’elles puissent continuer à être enseignées aux natifs des régions concernées, et même aux personnes exogènes qui veulent entreprendre leur apprentissage (ce que j’ai fait - hélas trop brièvement - avec le breton).

            « Leur seul but est l’éradication des états-nations. »

            Je pense que vous faites erreur. A cet égard, je vous renvoie plus haut à mes échanges avec Jean-Michel Lemonnier. Qui plus est, les langues régionales, au niveau où elles sont parlées, ne sont plus une menace pour la nation française. Et ce n’est pas l’Alsace, région continentale probablement la plus attachée à son appartenance française, qui pourra vous donner raison alors que c’est, comme vous le soulignez, l’une de celles qui a le mieux conservé sa langue.


          • bakerstreet bakerstreet 6 juin 2015 18:18

            @diogène

            Le breton est loin d’être une langue morte. 
            Même s’il est vrai que les gouvernements l’ont soumis au supplice de la baignoire pendant des générations, elle respire encore.

             Il y a des volontés, des locuteurs.

            De plus, je peux vous rappeler que l’hébreu qui est parti de rien, puisqu’il n’était plus parlé, est ressorti des livres et de son statut de langue morte, pour redevenir la langue officielle d’un pays.

             Il n’y a que ceux qui baissent les bras, et font un nœud avec leur langue, qui sont vaincus !

          • HELIOS HELIOS 6 juin 2015 22:45

            @diogène


            Et comme langue vivante de la région PACA, on enseignera l’arabe ?

            Ah, non, évidement, les langues régionales doivent être MINORITAIRES pour être enseignées....

          • njama njama 6 juin 2015 23:22

            @bakerstreet
            si le breton s’est réveillé ce n’est pas à coups de subventions ... or là, sans être complotiste, on peut trouver suspect que la politique se mêlerait subitement de promouvoir les langues régionales « sans revendications populaires locales » dont nous aurions entendu parler ! et ce, de façon assez concomitante avec les autres pays de l ’UE alors que à peine « avant hier » (façon de parler) les écoles diwan, les corses, les basques ... emmerdaient aussi bien la gauche que la droite avec leurs particularismes et leurs petites revendications locales.
            Quel subit engouement !
            et pour quels coûts ? en période de crise permanente, était-ce le moment de s’offrir ces luxes de promouvoir ces folklores ( folk « peuple » et lore « savoir, connaissances, science » ) qui peuvent survivre et vivre si on ne leur impose pas de contraintes ?


          • Cadoudal Cadoudal 7 juin 2015 04:26

            @bakerstreet

            N’eo ket ar c’hezeg bras
            A gas ar c’herc’h d’ar marc’had.
            Ce ne sont pas les grands chevaux qui envoient l’avoine au marché. Ni les plus grands les plus forts.

          • Fergus Fergus 7 juin 2015 09:17

            Bonjour, njama

            « on peut trouver suspect que la politique se mêlerait subitement de promouvoir les langues régionales »

            « Subitement » ? A ce gros détail près que les projets de protection des langues régionales et minoritaires remontent à des décennies en arrière et que le texte européen à été promulgué en... 1992 !!!

            Mais comme toujours, la France est très en retard.


          • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 6 juin 2015 11:20

            @ LaurentHerblay
            qui trop écrit risque de divaguer et ce point de vue très jacobin tient d’une diatribe nationaliste.
            Ce mépris infondé liant l’identité régionale et le sécessionnisme s’apparente à des assertions fascisantes... Pour revenir plutôt à du patriotisme, je préfère évoquer le maire de Trausse-Minervois qui, inaugurant la Calandreta des Cascamèls, l’école occitane, a déclaré : « En 1914, ceux qui sont partis à la guerre ne parlaient pas français mais occitan, on leur devait bien cela ! »
            La portée de vos propos vous aurait-elle échappé ?


            • Fergus Fergus 6 juin 2015 12:08

              Bonjour, Jean-François Dedieu

              « Ce mépris infondé liant l’identité régionale et le sécessionnisme s’apparente à des assertions fascisantes... »

              Je ne crois pas qu’il soit nécessaire, ni même fondé, d’employer le mot « fascisant ». Mais il me semble évident qu’on est là dans le fantasme. Ou la manipulation...


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 juin 2015 20:23

              @Fergus
              C’est tellement un phantasme que la Moselle veut fonder une région avec le Luxembourg et la Sarre...


              Vous avez parfaitement le droit de vouloir faire disparaître la France, et de prôner une Europe fédérale, puisque c’est ce que souhaitent les USA : ne plus avoir d’États capables de légiférer contre la finance et les multinationales...

              On se demande pourquoi vous êtes contre TAFTA ? C’est exactement la fin de la souveraineté des Etats européens. Logiquement, vous devriez être pour !

              Oui, l’ UPR est pour le retour au franc et pour une France indépendante et souveraine, et contre les euro-régions !

            • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 juin 2015 05:27

              @Fergus
              Bonjour Fergus. Très juste : ce serait excessif de dire « fasciste » pour ce point de vue... Disons que l’autoritarisme ethnocentrique relève d’une maladie infantile de la République. Mais c’est vrai qu’ils agacent à vouloir toujours tout faire descendre du pyramidion plutôt que de considérer que sans la base et les quatre coins de l’hexagone, la pyramide ne s’élèverait pas... 


            • diogène diogène 6 juin 2015 11:44

              «  le sécessionnisme s’apparente à des assertions fascisantes. »


              belle allitération !

              • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 6 juin 2015 12:04

                @diogène

                pas fait exprès mais c’est vrai que ça fuse : fi des serpents qui sifflent sur... nos sources...


              • bakerstreet bakerstreet 6 juin 2015 18:28

                @Jean-François Dedieu


                Vouloir éradiquer une langue, c’est bien l’esprit d’un esprit colonial et borné !
                 
                Pas la peine de faire de l’ethnologie en Afrique ou en Asie pour vérifier que ces fadaises méprisantes et fascisantes existent encore !

                On s’en assure tous les jours encore en lisant ce genre de propos, qui ne passerait d’ailleurs pas, curieusement, si sa logique centraliste et bornée s’appliquait à d’autres continents..

                .Mais sur le territoire national, 80 ans après Levi-Strauss, certains se baladent toujours dans la tenue de Tintin au Congo....Ou de Tintin en Bretagne, empilant les points de vue d’un autre temps, comme des coquillages sur un château de sable...

              • jaja jaja 6 juin 2015 12:22

                « Cette remise en question est d’autant plus importante que l’Europe est secouée par une vague de régionalismes menaçant l’unité nationale... »

                En ce qui concerne l’Irlande du Nord, l’Écosse, le pays Basque ou la Catalogne il s’agit non d’une vague régionaliste mais d’une vague nationaliste et souvent de gauche exigeant la séparation... Séparation qui n’est que l’expression du droit des peuples à l’autodétermination. Qui peut-être contre ce droit ?

                Ce qui ne veut pas dire que la séparation est obligatoirement la solution mais tout simplement qu’elle est de droit... Si il est souhaitable que les Nations s’unissent et qu’à terme les frontières disparaissent cela ne pourra se faire qu’entre Nations consentantes et se sentant libre de le faire et non enchaînées à une puissance considérée extérieure.


                • jaja jaja 6 juin 2015 12:23

                  @jaja

                  J’ai oublié la Corse... Méa culpa...


                • bakerstreet bakerstreet 6 juin 2015 18:59

                  La France est entourée de pays francophones ( suisse et Belgique) qui n’ont aucune envie de fusionner avec notre pays, et on les comprend, vu son centralisme et son arrogance ! Ce n’est donc pas la langue qui crée la nation. Ce qui crée une nation, ce sont des intérêts, un pacte, une histoire, des valeurs communes. Qu’une rupture intervienne, dans la distribution, et les échanges, et le ciment risque de disparaître.


                  Ce ne sont pas l’addition de cultures différentes et de richesses, qui sont un danger, bien au contraire, mais la bêtise, l’ignorance, sous toutes ces formes, qui mènent au dogmatisme, à la peur, et au repli.
                  L’inculture, donc, voilà le danger ! Les clichés, les raccourcis, les vues toutes faites, s’en réfléchir....
                  Dire que le breton ou l’occitan seraient une menace, mais c’est une farce ! 

                  Nous parlons tous ici et écrivons en français, une langue que nous aimons, pour sa richesse. C’est cette langue que Montaigne privilégia pour écrire ses essais, alors qu’elle était toute neuve, balbutiante. Il la préféra au latin, qui était la langue des clercs, et qu’il maîtrisait parfaitement, afin d’être compris du plus grand nombre.
                   Ca ne l’empêcha pas de garder son latin, ni son Occitan, pour discuter avec les gens de son village et de sa région. 
                  Et c’est sans doute, là, une des clés de son intelligence et de son ouverture

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