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Accueil du site > Actualités > Europe > Combler le vide politique : Elections Européennes, mémoire et esprit (...)

Combler le vide politique : Elections Européennes, mémoire et esprit politique

En guide de réponse au détestable silence de la télévision de "service public" sur l'Europe, François Hollande nous gratifie d’un court article paru le 8 Mai : « l’Europe que je veux  ». Il nous semble important de mettre en évidence certains points de fuite qui auront échappé à la totalité des commentateurs. 

Le message sur les Elections Européennes de notre Président, repris mot pour mot par le Premier Ministre hier soir au JT de TF1, est volontairement trop tardif. C’est une évidence institutionnelle de l’escamotage du débat politique sur la France et en France, sur l’Europe et en Europe et par extension : sur l’Occident et en Occident.

Notre Président y fait appel à notre mémoire et à notre volonté politique. Ce sont les deux marches que nous allons utiliser à notre tour, mais avec la bonne perspective historique. En effet, savoir pour qui et pour quoi voter le 25 mai pour les élections européennes est la question qui tue, comme lesmassacres en Ukraine en sont le terrible rappel. C’est pourquoi 60 % des Français (un record) se disent intéressés par ces élections. Mais si 59 % refusent toute sortie de l'euro, c’est la confusion qui règne dans les esprits,même chez les leaders de la société civile. C’est à l’éclaircissement de ces deux questions : pour quoi ? pour qui ? que nous voulons contribuer. Il s’agit de clairement mettre les mots sur notre plus grand mal actuel : le vide politique dans les pays européens, entrelacé à notre vide stratégique.

 

[Reprise de l'article publié sur Conscience Sociale, sous licence CC BY SA]

De quoi le 8 mai est-il le souvenir ? 

Si cette « victoire fut celle de la liberté », qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Comment expliquer que cette « liberté » puisse justifier dans la bouche de nos représentants les actes atroces commis en Ukraine, consentis sinon soutenus aujourd’hui tout en étant rejetés par les mêmes quand il s’agit de parler de la Shoah ? 
 
Une seule explication est possible : cette liberté n’en est plus une. Depuis la fin de la parenthèse gaulliste, la France a subi l’érosion de son indépendance, et de ses voix les plus éclairées. Chaque européen doit se poser cette question vis-à-vis de l’histoire de son pays depuis la deuxième guerre mondiale. 
 
Le 8 mai 1945 n’a décidément pas « conjuré l'un des plus grands dangers qui aient jamais menacé l'humanité. » Si dans l’esprit de notre président, comme dans le nôtre, ce danger s’appelle fascisme, alors il faut rappeler les actes caractérisant la superpuissance états-unienne : la proximité [1] et le soutien depuis les années 1930 des mouvements nazis [2] ou groupes parafascistes [3] dans de très nombreux pays [4] et dernièrement en Ukraine [5]. 
 
Citons en particulier l’Opération PaperClip de récupération des Nazis allemands dans l’appareil militaro-industriel à la fin de la guerre mondiale, ainsi que les réseaux d’insurrection Gladio (Stay-behind) dans toute l’Europe [6] – la tuerie en 2011 d’Anders Behring Breivik près d’Oslo en Norvège [7], et le dernier coup d’Etat en Ukraine nous rappelant que ces réseaux dormants existent encore bel et bien de nos jours dans nos pays européens. 
 
Rappelons aussi que l’état profond des Etats-Unis, état policier, n’a pas d’alliés : ils n’a que des serviteurs qu’ils espionnent en masse jusqu’au plus haut niveau des Etats, sans que nos leaders politiques n’en frémissent. Belle liberté que nous avons gagnée en vérité ! 
 

Le mobile de l’Histoire 

Non, à la différence d’Hitler le fascisme et le néonazisme ne sont pas morts, pour une raison historique restée oubliée trop longtemps : dès le départ, le développement de ces idéologies réactionnaires a été soutenu financièrement par des grands banquiers et magnats de l’industrie [2], qui ont aussi usé de leur influence dans les médias pour créer un système de confrontation avec le courant politique marxiste lequel connaissait une expansion mondiale. Cette manœuvre politique sans précédent à cette échelle planétaire repose sur un principe d’escamotage analysé dès 1932. [8] En voici le résumé : 
 
Dans chaque pays, le nouveau système politique doit créer un équilibre par la confrontation entre les dialectiques marxistes et fascistes. Placées aux extrêmes de l’échiquier politique, la progression de cette confrontation vise à vider le centre politique, et à entretenir une illusion. 
 
Prenons une image : l’ensemble formé par deux lourdes barres en métal visées dans un petit morceau de bois en étant diamétralement opposées peut tenir en équilibre. L’équilibre des forces reste le même si le poids de chaque barre est concentré à son extrémité : c’est le centre qui est vidé. 
 
Allons plus loin encore : cet ensemble peut maintenant être mis en équilibre sur la pointe d’une aiguille, placée sous le centre du morceau de bois. Ainsi l’ensemble peut même se mettre à tourner autour de l’aiguille. Ce mobile décrit précisément le système politique occidental depuis le XXème siècle : alors que toute la sphère politique est obnubilée par la confrontation avec l’autre extrême, personne ne se rend compte que tout tourne en fait autour de la petite aiguille, en dessous, là où se trouvent les artisans de cette politique profonde.
Ce sont eux qui peuvent par leur action facilement déterminer l’orientation de l’équilibre politique visible. Et le vrai débat politique, celui qui organiserait la confrontation dialectique avec ceux qui ont le vrai pouvoir, reste complètement escamoté, invisible de tous pendant des décennies. Comment les électeurs pourraient-ils maintenant s’étonner que le parti soi-disant dominant, qu’il soit de droite ou de gauche, ne change rien à la situation ? Pour conclure : la seule dialectique politique efficace à notre époque ne doit pas être droite contre gauche, mais d’abord citoyens et société civile contre artisans de l’Etat profond. Parce qu'avant le choix d'une politique d'orientation, il faut regagner notre liberté.
 

Décider ou être poussé dans le dos ? 

Dans ce système d’influence invisible, on comprend mieux pourquoi les chaines de télévision ont voté Front national pour l’Election européenne, et pourquoi le gouvernement est si timide dans cette campagne où « il s'agit, ni plus ni moins, de décider du sort de notre continent, de son rôle dans le monde, du modèle de société que nous voulons promouvoir. » Notre analyse nous fait dire que beaucoup d’influence a été utilisée pour que le Front National obtienne le plus haut score possible dans cette élection. Celle-ci n’aura pas d’effet direct sur les lois nationales puisque les prérogatives du Parlement Européen sont très faibles et ses députés frileux comme nous l’avons déjà dit. Il s’agit d’utiliser le séisme médiatique causé en France pour instiller la peur et faire passer ensuite des lois et traités atlantistes, comme le TTIP : si l’Europe pouvait être bientôt assimilée à un Parlement d’extrême-droite, il serait facile de faire accepter aux citoyens qu’on ne peut que « choisir » de se rapprocher d’un bienveillant et protecteur « grand frère américain ». 
 
Dans les démocraties occidentales, la liberté des citoyens c’est surtout de se faire duper, et celle des partis d’être instrumentalisé par des procédés dont l’origine leur échappe dans les profondeurs de l’histoire. 
 

Les conditions de la volonté souveraine

Dans ces conditions, on comprend que la première priorité que l’on doit attendre d’une élection n’est pas d’abord l’expression d’une volonté (fusse-t’elle celle du Président) mais bien celle des conditions pour pouvoir exprimer cette volonté. 
 
Ces conditions sont pour nous les suivantes, puisque la volonté authentique ne peut pas naître sans indépendance dans les actes et dans les pensées : 
  • La France doit retrouver l’indépendance de sa politique étrangère. Elle doit donc commencer par sortir de l’OTAN. Aucun traité à trahir, juste une lettre à envoyer comme le fit le général de Gaulle ; 
  • La France doit retrouver ses valeurs. Le chemin sera long mais il commence sur celui de Damas. La France doit présenter ses excuses pour ses erreurs stratégiques en Syrie, en Lybie, en Ukraine, en Afghanistan et vis-à-vis de l’Iran ; 
  • La France doit retrouver l’indépendance de sa diplomatie. Elle doit donc condamner catégoriquement tous les actes d’espionnage des Etats-Unis, démonter l’installation de la NSA sur le câble sous-marin à Toulon ; 
  • Le gouvernement de la France doit retrouver la confiance de ses citoyens et protéger leurs libertés. Il doit donc dénoncer tous les « partages d’informations de masse » avec la NSA et le GCHQ, renoncer à l’article 20 de la LPM, déployer des nouvelles infrastructures plus résilientes (par exemple rejoindre l’internet des BRICS) ; il doit aussi assurer une revue entièrement transparente du TTIP avec la société civile. Par exemple en aucun cas des intérêts corporatistes ne peuvent prévaloir sur les Etats en cas de litige. Aucun standard européen ne peut être diminué. Aucun OGM introduit, etc ; il doit aussi retirer toute machine à voter (qui sont à juste titre interdites en Allemagne). 
 
Ceci vaut pour la France, mais aussi pour l’Europe si on y ajoute : 
  • le désaveu du Service pour l’Action Extérieure de la Commission Européenne, et demande expresse de le cantonner à exécuter seulement les décisions prises par le Conseil Européen, en restreignant fortement son autonomie ;
  • la demande du retrait de toutes les troupes militaires américaines stationnées en Europe et ses territoires d’Outre-Mer. 
 
Voilà sur quel esprit chaque parti devrait se prononcer explicitement avant les élections. Sans l’établissement de ce socle préalable qui dépasse tous les clivages traditionnels droite-gauche, tout débat sur la construction européenne et le « Progrès » reste une vaine illusion. 
Cela permettrait aux électeurs d’effectuer un premier tri et de faciliter grandement le choix du « pour qui ». 
Et pour ceux qui après réflexion préfèrent l'abstention, ils choisissent donc de sortir du système politique actuel. Ils devraient aller au bout de leur logique et acheter avec leur euros des pièces d'or, ou adhérer à un système de monnaie locale (SEL). 
 

Vers une stratégie Euro-BRICS 

Sur le « pour quoi », ensuite : cet esprit d’indépendance permettra à la France, à l’Euroland, et à l’Europe de décider dans quelle stratégie s’engager. 
Notre préférence va logiquement à soutenir le développement des relations Euro-BRICS, parce que c’est la voix la plus porteuse dans la crise du système monétaire international, actuellement dans sa phase terminale. Le débat sur sortir ou non de l’euro n’a pas de sens si on ne répond pas d’abord à cette question brûlante. Nos préconisations sont donc : 
  • Affirmation du rôle positif pour l’Europe des récentes annonces de l’établissement du clearing en Yuan à Londres et à Francfort ;
  • Affirmation de la volonté de tout mettre en œuvre pour que la France intègre dès que possible le nouveau système monétaire et financier en construction, en commençant par le souhait de faire entrer la France comme membre de la nouvelle Banque Mondiale de Développement initiée par les pays BRICS ;
  • Affirmation du rôle moteur qu’entend jouer la France parmi les pays de la zone euro avec ce programme, dans la seule ambition de créer de nouvelles synergies et un mouvement positif en levant les blocages existants ;
  • Affirmation de la volonté de la France de jouer désormais un rôle leader dans la définition et l'instauration rapide des nouvelles régulations bancaires, contre l'évasion fiscale, et notamment aussi concernant une union bancaire européenne la plus efficace possible ;
  • Développement d’une nouvelle stratégie visant à redynamiser les relations de la France avec les pays BRICS ; annonce d’une tournée diplomatique des leaders européens dans chaque capitale des pays BRICS. 
 
A partir de là, il s’agira pour chacun de se mettre humblement à la tâche de combler nos vides. 
 
 
___________________________
 
[1] Robert Parry, 'Secrecy & Privilege : Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Iraq', The Media Consortium, 2004 
 
[2] The Guardian, 09/2004 
 
[3] Peter Dale Scott, ‘Transnationalised Repression ; Parafascism and the U.S.’, Lobster magazine, Issue 12, 1986 
 
[4] Salon.com, 03/2014 ; Pour un aperçu des crimes de guerre commis depuis 1945, voir Jeremy Kuzmarov, 'Bomb After Bomb : US Air Power and Crimes of War From World War II to the Present', The Asia-Pacific Journal, Vol 10, Issue 47, No. 3, November 19, 2012. 
 
[5] Global Research, 03/2014 
 
[6] Flux RSS des archives du département ISN à l'Institut Fédéral Suisse de Technologie à Zurich sur les réseaux Gladio ; Interview du Dr Ganser (12/2005) ; Documentaire de la BBC (06/1992) 
 
[7] Global Research, 08/2011 
 
[8] J’ajouterai la référence dans un mois. Le lecteur qui la retrouvera dans l’intervalle gagne mon estime ! 
 

 


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14 réactions à cet article    


  • zappa zappa 13 mai 2014 15:44

    Merci pour l’article,
    Cela fait plaisir a lire car plein d’espoir si l’on opte pour sortir de l’Otan, de l’Euro et de la construction Européenne pour une émancipation avec d’autres pays ou groupes de pays « émergents ». Fini la domination des empires. Je vous invite a aller
    sur le site de l’U.P.R. dans lequel une multitudes de conférences permettent la compréhension des mécanismes qui ont fait que nous en somme là : perte des repères, ascension de la marchandisation humaine (alors que l’on commémore l’abolition de l’esclavage), toujours OTAN d’argent pour la guerre, une justice pour les nantis, restriction des libertés pour cause de terrorisme, le MES (aucun compte a rendre), enfin tout ce qui fait que nous sommes « Européen » de part sa construction dictée et imposée.


    • zelectron zelectron 13 mai 2014 16:09

      L’EUROPE EST LA PLUS BELLE ET LA PLUS GRANDE CIVILISATION QU’IL N’Y AIT JAMAIS EU DE TOUTE L’HISTOIRE DU MONDE


      • Darks67 Darks67 14 mai 2014 06:43

        L’Europe une civilisation ? Tu sais au moins ce que c’est qu’une civilisation ? C’est bizarre moi sur mes papiers il y a marqué français, pas européen.


      • Bruno Paul, Dr. Bruno Paul, Dr. 13 mai 2014 16:25

        @zappa

        Il y a toujours de l’espoir quand la société civile arrive à trouver les ressources morales pour se mobiliser.
        Si l’U.P.R. se reconnait dans cet article, il peut le reprendre sur son site, en respectant sa licence (donc en intégralité.)
        Sur la sortie de l’euro, il est fondamental de comprendre qu’une telle action ne peut pas être le « début du programme ». Ca doit en être la fin (au pire), ce qui permettra aux citoyens (et aux partis) de se rendre compte *en cours de route* si cette sortie est bien un bon choix ou pas, pour la France et pour l’Europe.
        Il y a tant à faire de plus prioritaire et déterminant plutôt que « sortir immédiatement de l’euro », que quand ces actions déterminantes auront été accomplies le contexte sera entièrement différent, et les jugements devront être revus. 
        C’est une erreur stratégique et historique (mais une parole facile à vendre dans les médias) que de se revendiquer une sortie de l’euro en priorité. Actuellement cela ne ferait que le beau jeu des artisans de l’Etat profond, tel que décrits dans mon article, donc contre l’intérêt du peuple français.

        • Bruno Paul, Dr. Bruno Paul, Dr. 13 mai 2014 16:35

          @zelectron

          En toute bonne foi, c’est bien difficile de juger cela. 
          On peut dire par contre que c’est une civilisation qui a eu un impact sur le plan mondial pendant les 500 dernieres années.
          On peut dire que son histoire est sans doute la plus complexe comparée aux autres civilisations depuis 5000 ans.
          Mais la plus belle ? et surtout la plus grande ? 
          Il ne faudrait pas être terrien pour pouvoir donner une réponse impartiale. 

          Mais peu importe : le plus important c’est que la civilisation européenne doit être relevée, repensée, restaurée, pour qu’elle puisse compter dans les 500 ans à venir autant que dans les 500 ans passés (mais avec bien plus de clarté d’esprit si j’ai un souhait à formuler).
          Et pour cela c’est à chacun de nous de nous y employer du mieux qui nous est possible.

          • coinfinger 13 mai 2014 19:06

            Cet article est profond sans étre obscur .
            Deep peut se traduire de l’Anglais par profond ou obscur . Quand Mac Arthur parle de Deep State je pense que çà doit se traduire par obscur ... pas clair . Pas au sens de intérieur . C’est pas à l’intérieur de l’état qu’il faut chercher le vice qui le taraude mais à sa surface . La différence par ex entre un Trumann et Mac Arthur , c’est que Mac Arthur est à l’intérieur de l’état et Trumann à sa surface .
            De méme on pourrait parler de Deep Society , ou société obscure plutot que profonde parce qu’on y voit les mémes avec la méme virulence et tout aussi superficielle et qui passent de l’un à l’autre ( etat , société) .
            Ils agissent comme des virus , utilisent l’ambiguité pour ne pas étre reconnus et méme etre accueilli par l’organisme à ses interfaces , puis le font agir pour sa propre reproduction jusqu’à l’épuiser . Leur coté obscur est du à se mimétisme ambigu . Et non à son apparence , parce que celle ci est trés perceptible...en soi .
            Une oligarchie a necessairement un comportement viral puisque sont existence est parasitaire .


            • Bruno Paul, Dr. Bruno Paul, Dr. 13 mai 2014 21:32

              Votre comparaison avec les virus est tout à fait justifiée. Je retiendrais en particulier, en modifiant à la marge : ils « utilisent l’ambiguïté pour ne pas être reconnus et même être accueilli par l’organisme à ses interfaces, puis le font agir (y compris pour sa propre reproduction) jusqu’à l’épuiser. Leur côté profond est dû à ce mimétisme ambigu. Et non à son apparence, parce que celle ci est très perceptible comme étant conforme. »


              Pour la différence à noter entre oligarchie et Etat profond, voir ma réponse de 20:38.

            • Bruno Paul, Dr. Bruno Paul, Dr. 13 mai 2014 20:38

              @coinfinger

              Merci pour votre appréciation.
              Sur la definition de « l’Etat profond », et puisque vous mentionnez MacArthur, j’ai rédigé une synthèse sur la définition académique et historique de ce terme, ainsi que des termes associés.
              Ce lien est présent au milieu de l’article, mais je le redonne : voir ici.

              Ces définitions lèvent toutes les ambiguités que vous évoquez.


              • zappa zappa 14 mai 2014 00:22

                A l’auteur,
                Je ne comprends pas bien votre message. Vous écrivez qu’il nous faudrait retrouver de la « liberté d’action »(article). Hors vous m’adressez le contraire en stigmatisant la sortie de l’Europe comme étant quelque chose de néfaste sans rien justifier que d’écrire le retour de l’état profond ... Je ne vous apprendrez pas qu’une personne démunie de famille, pauvre et sans ressource devrait pouvoir compter sur cet état profond. Je vous indiquais l’existence de conférences réalisées par Mr Asselineau fondateur de l’U.P.R. dont la véracité des propos peut être vérifiée car se référents à des documents publics. De plus sortir de la construction Européenne actuelle telle qu’imposée par nos médias (contrairement à vos dires sur la facilité du sujet), nos politiques, tous les désinformés et personne sans conviction devraient pouvoir être débattu sans préjugés, sans haine comme étant aussi une solution temporaire peut être mais une solution pour notre avenir. Je vous invite encore à plus de curiosité. Il n’y a pas de hasard mais une compilation d’événements.


                • Bruno Paul, Dr. Bruno Paul, Dr. 14 mai 2014 10:36

                  @zappa :

                  Vous avez commencé à mentionner la « sortie de l’euro », et j’ai répondu sur ce point. Je le répète : avant de mettre en oeuvre une sortie de l’euro (c’est à dire pour des raisons strictement de politique économique et monétaire) il faut commencer par retrouver une liberté souveraine (qui précède obligatoirement une authentique liberté d’action, terme que je n’ai pas employé). 
                  Sortir de l’euro n’est pas une condition de la souveraineté. C’est une conséquence possible d’une souveraineté réétablie, possible parmi d’autres choix qui se feront jour une fois la souveraineté dont je parle réétablie. 

                  Vous présentez l’Etat profond comme soutien aux démunis, ce qui me fait dire que vous n’avez pas lu en détail l’autre article que j’ai pointé qui précise exactement ce que recouvre ce terme. Ou bien il faut m’expliquer à sa lecture comment vous pouvez en tirer une telle affirmation.

                  Vous écrivez maintenant la « sortie de l’Europe », qui est un terme beaucoup plus flou. Je l’interprète comme voulant dire « sortie de la construction européenne » pour reprendre votre premier message. Dans mon esprit cela implique l’arrêt de l’élargissement de l’UE, et une refonte de la gouvernance de l’UE pour donner bcp plus de poids au Parlement, beaucoup moins à la Commission, et énormément plus aux citoyens européens. 
                  Commençons par cela et nous verrons ensuite si la sortie par la France de l’UE est encore pertinent.

                  Ne mettons pas la charrue avant les boeufs en quelque sorte.




                • ppazer ppazer 14 mai 2014 11:13

                  N’oubliez jamais que la Révolution Française et la prise de la Bastille étaient violentes et parfaitement illégales. Les gens n’ont pas mis de bulletin dans l’urne pour dire qu’ils étaient mécontents. Et pourtant aujourd’hui on célèbre cette énorme désobéissance civile au plus au niveau en en ayant fait notre fête nationale.
                  Donc le respect du droit, c’est bien gentil, mais quand celui-ci conduit à bafouer les intérêts du peuple, il est du DEVOIR de ce dernier de s’y opposer, et de ne pas se laisser endormir par les dispositifs pseudo-démocratiques et attrape-couillon mis en avant par l’administration en place.

                  D’ailleurs, sur ce point, je renvoie à l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs".
                  La première étape consiste à arrêter de croire que de telles élections changeront quoi que ce soit. L’administration n’est pas assez bête pour mettre en place des instruments qui nuiraient à sa raison d’être, il ne faut pas se leurrer. Autrefois certains disaient « élections, piège à cons » : ça n’a jamais été aussi vrai que maintenant.

                  Mais bon...Je dis ça... Je sais que chez certains il faut du temps pour que l’idée fasse son chemin...


                  • Bruno Paul, Dr. Bruno Paul, Dr. 14 mai 2014 11:32

                    @ppazer

                    Tout à fait d’accord.
                    Mais il faut rajouter une question : jusqu’à quelle extrémité le peuple doit-il aller avant de s’engager dans une révolution violente ?
                    En effet on peut choisir quand s’engager dans la violence, mais jamais quand en sortir.

                    C’est pour éviter ce chaos imprédictible, qui n’épargnerait pas le peuple, que je propose des stratégies de transformation progressive, non violente.

                    « Actually, we who engage in nonviolent direct action are not the creators of tension. We merely bring to the surface the hidden tension that is already alive. We bring it out in the open, where it can be seen and dealt with. Like a boil that can never be cured so long as it is covered up but must be opened with all its ugliness to the natural medicines of air and light, injustice must be exposed, with all the tension its exposure creates, to the light of human conscience and the air of national opinion before it can be cured. »
                    (M.L. King Jr.)

                    Ou dit plus simplement :
                    « Those who make peaceful revolution impossible will make violent revolution inevitable. » (JFK)

                  • zygzornifle zygzornifle 14 mai 2014 17:43

                    Avec 500 000 élus qui coûtent la bagatelle de 130 milliards d’€ par an au contribuable on va chercher à combler quoi ????


                    • Bruno Paul, Dr. Bruno Paul, Dr. 14 mai 2014 17:59

                      @ zygzornifle


                      Si c’est la question qui vous préoccupe vraiment le plus, voilà la réponse : militez pour mettre en place ceci.

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