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Accueil du site > Actualités > Europe > Commission Européenne : quelle légitimité ?

Commission Européenne : quelle légitimité ?

On ne naît pas europhobe. On le devient. Notamment lorsque des eurocrates désignés par les gouvernements veulent imposer à des gouvernements sortis des urnes les politiques à suivre. Car ne nous cachons plus derrière notre petit doigt : l’Union Européenne est devenue au fil des ans un monstre post-démocratique.

Procédure, procédure … Mercredi 29 mai le président de la Commission, José Manuel Barroso, a présenté ses recommandations de réforme. Cet exercice baptisé « semestre européen », vise à délivrer un catalogue de recommandations de réformes pays par pays. Chaque pays est appelé à les mettre en œuvre sur l'année qui suit. Un petit mois seulement après avoir accordé un délai de deux ans à la France pour réduire ses déficits, la Commission européenne lui a enjoint de réformer les retraites, d’alléger le coût du travail et de libéraliser certains secteurs.

Censés être les gardiens des traités, les membres de la Commission européenne ont assurément mordu sur la ligne blanche dans le ton employé à l’égard des États membres. Rappeler les objectifs fixés collectivement par les États dans les traités, ce n’est pas indiquer le chemin à suivre pour les atteindre pas plus que les étapes ou les moyens.

« C’est notre rôle de dire si les engagements seront respectés » s’est défendu Michel Barnier, Commissaire européen au Marché intérieur et aux services. Le commissaire français comme ses homologues exige des réformes structurelles ou ce sera, prévient-il, le déclin.

« La Commission écrit la partition et le gouvernement est chargé de la jouer » a dénoncé de son côté Jean-Claude Mailly. Le Secrétaire général de Force Ouvrière dénonce le double langage de François Hollande qui dit oui à Bruxelles et qui, à Paris refuse de « se faire dicter sa conduite ». Jean-Claude Mailly estime que « les gouvernements ont accepté cette logique (très libérale) y compris le gouvernement français quand il a accepté de ne pas renégocier le traité européen malgré les promesses électorales ».

Le sommet européen des 26 et 27 juin devrait permettre de lever ces ambiguïtés. La feuille de route de la Commission, doit en effet y être validée politiquement par les États.


"L'inacceptable" feuille de route européenne par Europe1fr


Barnier : "Pas deux années de répit mais de... par Europe1fr


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18 réactions à cet article    


  • Nicolas novice2005 31 mai 2013 09:45

    Rappelons également que le parlement européen, même s’il est élu, ne l’est que par 43% des citoyens européens (40% en France). Le taux de participation est en chute constante au fur et à mesure des élections (58% en 1989, 57% en 1994, 50% en 1990, 45% en 2004 et 43% en 2009).

    De plus, on peut s’étonner que Michel Barnier, commissaire Européen nommé sous Sarkozy, ne soit pas remplacé alors que les Français ont élu un nouveau gouvernement.


    • Nicolas novice2005 31 mai 2013 13:54

      Oh bien sûr que non, je n’ai pas oublié cette trahison du PS et de l’UMP (mais d’ailleurs de la majorités des autres partis qui ont votés pour ou se sont lâchement abstenus). Mon étonnement était bien sûr ironique. Surtout quand on voit le changement de politique apporté par Hollande ...


    • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 31 mai 2013 10:13

      En effet l’auteur a raison, et je l’ai déjà commenté dans un autre article mais c’est utile de le rappeler sans cesse, ceux qui sont au pouvoir – qu’ils soient « de gauche » ou « de droite » – sont hypocrites quand ils pleurnichent devant les caméras : « je voudrai bien mais je n’y peux rien car c’est la Commission qui a décidé… ».

      Les décisions prises au niveau de l’Union européenne découlent des orientations qui sont arrêtées par les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne. Quand les politiques disent « Ce n’est pas notre faute, c’est la Commission européenne qui impose les directives que nous devons respecter... » ils oublient de dire que c’est eux, les politiques qui au fil des ans se réunissent aux Sommets du Conseil européen, qui ont d’une part fixé les orientations mondialistes de l’Union européenne et d’autre part donné le pouvoir à la Commission européenne pour mettre en application ces orientations.

      Ainsi par exemple les orientations vers la globalisation ont été confirmées et renforcées lors du Sommet du Conseil européen de Lisbonne, en mars 2000, puis lors de la signature du Traité européen à Lisbonne le 13 décembre 2007. Le Conseil européen réunit quatre fois par an les chefs d’État et de gouvernement des États membres de l’Union européenne. Toutes les orientations importantes de l’Union européenne sont décidées lors de ces sommets périodiques. Monsieur François Hollande, président de la République française depuis 2012, pourrait – comme chacun des chefs d’État et de gouvernement des États membres – au niveau du Conseil européen bloquer l’application de ces orientations mondialistes. Si les chefs d’État et de gouvernement n’en font rien c’est qu’ils veulent œuvrer contre les intérêts des peuples européens et en faveur de la globalisation mondialiste libre-échangiste. Ils agissent dans un sens, pendant qu’ils font des discours dans l’autre sens, dans le but d’endormir les citoyens européens qui mis devant le fait accompli ne réagissent pas.

      Sur ce thème lire également l’article « L’identité des Européens, le nationalisme, l’européanisme et le régionalisme » qui est en attente de publication dans la rubrique « Europe ». Si vous avez publié quelques articles sur AgoraVox alors vous avez le statut de « rédacteur » d’AgoraVox et alors vous avez accès aux articles qui sont en attente de publication.


      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 31 mai 2013 18:54

        Martin
        Hollande ne représente qu’un seul pays, il ne peut rien bloquer du tout.
        Ce sont les Traités qui s’appliquent et contre lesquels les Gouvernements ne peuvent rien, puisqu’ils sont désormais signés !

        * article 63 : liberté de circulation des capitaux ;
        * articles 38 &39 qui imposent aux agriculteurs une agriculture intensive
        * article 106 sur le démantèlement des services publics
        * article 123 sur l’interdiction de la Banque de France de financer l’ état à taux 0%
        * article 42 qui impose la soumission à l’ OTAN
        * articles 168 &169 qui impose la rentabilité dans le domaine de la santé etc etc.

        Que ce soit le Parlement, les Chefs d’Etat ou la Commission, les Traités leur imposent une politique au service des banquiers et des multinationales.

        Pour changer une virgule dans les Traités, article 443-3, il faut que les 27 pays soient d’accord... Tout a été soigneusement verrouillé.

        Le seul moyen d’échapper à cette usine à gaz néo libérale, c’est d’en sortir !


      • kimbabig 1er juin 2013 03:26

        Bien vu, Pilou,

        Il faut l’unanimité pour changer une virgule des traités.
        Par contre les décisions de politique courante se prennent depuis la trahison de Lisbonne à la majorité qualifiée au conseil européen. Donc le représentant Français au conseil peut très bien être mis en minorité sur une décision contraire aux intérêts français. C’est ce qui lui permet dorénavant de se dédouaner de la responsabilité quant aux décisions iniques qui sont prises. La seule responsabilité qui lui reste est celle qu’il rendosse en n’exigeant le retrait français de l’ue.

        Il faut aussi savoir que c’est la commission qui a le monopole de l’initiative législative, donc que c’est d’elle que viennent toutes ces « directives », ces « recommandations » qui sont soumises au vote du conseil. Et on voit qui inspire à la commission ces recommandations :

        http://www.leparisien.fr/economie/goldman-sachs-conseille-a-la-france-de-baisser-les-salaires-de-30-30-01-2013-2525317.php

        Si les chefs d’états ne font rien, c’est parce qu’ils refusent d’assumer le pouvoir que le peuple leur a confié. Ils préfèrent « laisser une autorité extérieure prendre au nom de la technique des décisions qui relèvent du politique », comme le disait Mendès-France pour dénoncer une capitulation de la démocratie.

        Car gouverner réellement au service du peuple impliquerait de quitter immédiatement l’union européenne, ne serait-ce que pour pouvoir appliquer une telle politique.

        Seulement ces politiciens ne veulent pas remettre en cause ce rêve inepte avec lequel ils ont été bercés depuis les années 50, et selon lequel les pays d’europe auraient vocation à s’intégrer en un bloc unifié, même au vu des dégâts que provoque cette intégration qui a commencé avec la monnaie. Par lâcheté, ils ont choisi d’amuser la galerie sous les feux des projecteurs avec pour un camp des mesures sociétales, pour l’autre des rodomontades sécuritaires.

        ILS N’ONT AUCUN POUVOIR CAR ILS SONT TROP PLEUTRES POUR L’EXERCER RÉELLEMENT. A part pour l’exercer contre nous, comme le faisait le nabot précédent.

        Or on voit qui, depuis le début, a organisé la construction européenne à son profit :

        "l’AMCHAM est une fervente enthousiaste de l’unification européenne [...]

        Pour les firmes américaines auxquelles l’accès politique aux États membres de l’Union fait généralement défaut, les pouvoirs grandissants d’une Commission européenne indépendante a, pendant les années 1980, offert une chance en or pour l’exercice de l’influence politique. Leurs efforts ayant tout d’abord été canalisés au travers de l’AMCHAM, il n’est pas surprenant que celle-ci soit farouchement favorable à une Union européenne forte et centralisée. Selon Russell, l’AMCHAM demande continuellement « une augmentation des pouvoirs de Bruxelles – avec probablement plus d’insistance encore que l’industrie européenne, qui reste dépendante des intérêts spécifiques de certains États membres"

        http://ellynn.fr/dessousdebruxelles/spip.php?article28

        Pour en finir avec l’union européenne, il faut un rassemblement le plus large possible pour demander la sortie cette union néfaste et moribonde et de sa monnaie qui étouffe notre économie.

        Il y a déjà le M’PEP, le PRCF et l’UPR qui montrent la voie. Il faut que d’autres mouvements (qu’attend donc le FdG ?), d’autres personnes les suivent et demandent la sortie de l’ue, de l’euro et de l’otan.


      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 1er juin 2013 06:46

        kimbabig,
        Entièrement d’accord avec vous !

         C’est pourquoi je m’étonne que le PRCF et le M’PEP cautionnent aujourd’hui une manifestation au Trocadéro organisée par tous les europhiles de Gauche, qui ne mentionne aucunement la sortie de l’ UE et de l’euro !

        Qu’allez -vous faire dans cette galère ?

        Tous les europhiles sentent bien que ça sent le roussi pour l’UE, et que les peuples en ont ras le bol des plans d’austérité.

        Les europhiles de gauche vont organiser plein de manifestations contre la Troïka, mais surtout pas pour la sortie de l’ UE ! C’est pareil en Grèce, en Espagne et au Portugal.

         Les responsables de ces manifs encadrent les mécontents surtout pour qu’ils ne demandent pas à sortir de l’ UE. C’est sans danger pour la Troïka. Je vous trouve d’une grande naïveté.


      • kimbabig 1er juin 2013 18:38

        Oh non, Pilou, je ne suis pas naïf !

        Au contraire les choses commencent à bouger, petit à petit. Vous avez lu l’article d’Ariane Walter, elle qui défend d’habitude si vigoureusement Mélenchon, et y avez même laissé un commentaire.

        Elle appelle clairement à un rassemblement le plus large possible pour la sortie de l’union européenne. De plus de gens au Front de Gauche se rendent compte qu’il n’y a pas d’autre solution que la sortie de l’ue.

        Le problème du Front de Gauche vient de la mainmise d’un appareil politique qui ne veut pas lâcher l’alliance avec les socialistes dont il a besoin pour avoir des élus.

        Il faut réveiller les gens, réveiller les consciences, avertir du danger que représente l’union européenne et démontrer qu’il n’y a aucune autre solution que d’en sortir. C’est pour cela qu’à mon avis le PRCF et le M’PEP participent à cette manif, car rassurez-vous, ils ne sont pas prêts de céder aux sirènes de l’« europe sociale », et plus que jamais ils demandent la sortie de l’ue, c’est ce qui ressort clairement de leurs dernières publications.

        C’est ce que font le PRCF, le M’PEP et l’UPR, chacun à leur manière, et ils le font bien. Il faut continuer, poursuivre, et aussi s’entraider.

        Quant à moi, je préférerais toujours un type, même issu de la droite, mais qui reste républicain et propose de quitter l’ue pour rétablir la souveraineté du peuple, à un type qui se dit de gauche et me sort un baratin sur l’« europe sociale » pour justifier le fait qu’il veut rester dans l’ue.

        Car il me paraît plus qu’évident que le progrès social a plus de chances d’être garanti avec le 1er, même si ce n’est pas à priori sa vocation, qu’avec le 2d, qui se prive de tout moyen d’appliquer ce qu’il promet.

        Il y a encore beaucoup de gens à gauche qui se refusent encore à comprendre que de toutes façons on n’aura jamais de social en restant dans l’ue, mais il y en a heureusement de moins en moins, et de plus en plus de prises de conscience sur la réalité de l’ue, et le M’PEP, le PRCF et leurs sympathisants participent aussi à ça.

        L’UPR, plus généraliste, participe quant lui à cette prise de conscience dans l’ensemble de la population. C’est une très bonne chose et il faut continuer !


      • taktak 31 mai 2013 10:51

        « l’Union Européenne est devenue au fil des ans un monstre post-démocratique. »

        Elle l’a toujours été ; la privatisation de la monnaie au service des rentiers de la classe capitaliste, la libre concurrence érigé en loi suprême, la mise à l’écart des peuples est déjà contenu dans le traité de Rome. Mais il est vrai que chaque pas en avant dans la construction européenne augmente d’autant le poids des chaines que nous avons au pieds.

        Il est urgent de ce sortir de ce carcan exclusivement aux service de l’oligarchie capitaliste.


        • imprécateur 31 mai 2013 12:49

          « « C’est notre rôle de dire si les engagements seront respectés » s’est défendu Michel Barnier »
          Voici donc le « neu-neu » de service qui se prend pour Elizabeth Tessier ou Madame Soleil !
          D’évidence nos dirigeants politiques se font dicter leur conduite et leurs propos par les détenteurs de la puissance économique qui en veulent toujours plus ; mais demain on rasera gratis ! nous disent ces élus émasculés.
          Les prémices du divorce des peuples européens sincères d’avec ce monstre européen en devenir, sont apparus lorsque un glissement sémantique que l’on aurait pu croire anodin a fait passer la « Communauté européenne » en « l’Union européenne ». Nos maux étaient dans les mots !


          • taktak 31 mai 2013 14:27

            Vous donnez une vidéo de Barnier à la fin.
            Savez vous qui est conseillé de Barnier ? P Herzog. Oui oui, bien le P Herzog qui fut un temps au CC du parti communiste pour faire avaler à tous le mensonge de l’Europe sociale.. cette europe sociale, que sur la base des arguments de ce genre de personnage si sincère, les opportunistes mutants qui tiennent l’appareil continue à défendre, tel P Laurent déclarant ’il faut sauver l’euro qui est notre monnaie".
            Ce même Herzog qui trouver que parler de lutte de classe c’était ringard et ça faisait stal’ et dont les successeurs pas stal’ du tout nous ont viré du PC et on verrouillé tout les congrès pour faire passer leurs thèses PS et PGE compatibles et ainsi ne pas risquer leurs fromages électoraux.

            Alors amis du FdG c’est quand que vous bougez sur la question et qu’on sort ensemble de l’UE par la gauche, qu’on rend la souveraineté au peuple ?


            • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 31 mai 2013 16:58

              Les mesures que préconise la Commission européenne ne sont en rien destinées à faire baisser la dette, ou reculer les deficits.

              Ce sont en fait des mesures destinées à faire monter les profits et le dividendes distribués aux acionnaire, coùte ce que cela coùte à l’ensemble de la population.

              Les mesures de barroso correspondent à celles que préconise le MEDEF et la droite la plus dure.

              En quoi baisser les charges des entreprises et augmenter la <TVA va créer de la croissance ? Le seul et unique résultat sera de faire augmenter la part de dividendes distribués aux actionnaires. Dans ces actionnaires, il ya bien entendu des banques, dont Goldmann Sachs qui dirige l’Europe via Draghy.

              J’imagine que ces gens de la commission, outre les lobbys, sont eux-mêmes possesseurs d’action.

              Pour leur enrichissement personnel, ils sacrifient la population européenne dans son ensemble.

              Bien entendu la consommation diminuera, la récession s’amplifierar, le chòmage augmentera, d’autant plus que l’àge de la retraite augmentera aussi, la dette s’approfondira.

              Devant la déroute économique, les gens paniqués épargneront, pour ceux qui le peuvent encore.

              Pour ceux-ci, le projet de résolution de Moscovici va permettre à l’état de décider de la spoliation de leur épargne.

              Et pour ceux qui auront eu la chnce de s’acheter leur appartement, des taxes foncières prohibitives permettront aux banques de les racheter.

              À l’issue de ce processus, nous finirons tous ruinés, sans emploi, sans domicile, sauf une poignée d’oligarques qui possèderont la planète. Et pour ceux qui pourront encore manger, la nourrture « made in Monsanto » leur sera réservée pour qu’ils s’intoxiquent.

              Les membres de la commission européenne sont des criminels.
              Le seul doute que j’ai est s’ils le sont par incompétence doublée de malhonnèté - c’est-à-dire si leur but est d’assurer leur carrière et de faire monter les dividendes - , ou si leur crime est délibéré - c’est-à-dire si leur but (caché bien entendu) est d’éliminer une partie de la population - dans le second cas, ce sont des criminels contre l’humanité.


              • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 31 mai 2013 19:08

                Jean Paul Foscarvel,
                Excellente analyse ! Bien sûr que nous finirons ruinés si nous restons dans ce Titanic européen !

                Voir la vidéo d’ Etienne Chouard « Les 10 raisons de sortir de l’UE »

                Et les vidéos de François Asselineau sur le site de l’ UPR :
                « La tragédie de l’euro »
                « Pourquoi l’ Europe est comme elle est ? »
                « L’Europe, une dictature se met en place »

                 et dans les dossiers : « De Pétain à la CIA, la face cachée de Robert Schuman »

                L"euro est au moins 25 % trop cher pour notre économie. Impossible de le dévaluer pour l’ajuster à notre économie, ou ce qu’il en reste...

                Les banksters tiennent beaucoup à garder l’euro, car les dettes sont libellées en euros...et ils comptent bien nous pressurer le plus longtemps possible.

                Le prix à payer, (en plus de rembourser les intérêts d’une dette illégitime), c’est la nécessité , selon Bruxelles, de faire baisser drastiquement la masse salariale.

                D’où les directives actuelles. En finir avec le modèle social Français et liquider tout ce qui reste des acquis du CNR.
                Elle est pas belle l’Europe de la Prospérité ?


                • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 31 mai 2013 19:15

                  Oups, un oubli !

                  Pourquoi veulent -ils liquider le modèle social français ?
                  Parce qu’il fait baisser la rentabilité des entreprises.

                  Le Figaro 10 avril : « Bruxelles presse la France de se réformer au plus vite ».

                  Olli Rehn, Commissaire européen aux Affaires économiques :

                  « Coût du travail, poids de l’impôt et résistance aux réformes, ont fait de la France le pays où les marges bénéficiaires des entreprises sont les plus faibles de la zone euro. »

                  « Les réformes engagées par le gouvernement Ayrault ne seront pas suffisantes pour résoudre le problème de compétitivité de la France. »


                  • BA 31 mai 2013 21:11

                    1- Premier exemple. Le traité de Maastricht. Le 2 juin 1992, par référendum, le peuple danois dit « non » au traité de Maastricht. Que croyez-vous qu’il arriva ?

                     

                    Réponse :

                     

                    Le peuple danois fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Maastricht !

                     

                    2- Deuxième exemple. Le traité de Nice. Le 9 juin 2001, par référendum, le peuple irlandais dit « non » au traité de Nice à 53,87 %. Que croyez-vous qu’il arriva ?

                     

                    Réponse :

                     

                    Le peuple irlandais fut obligé de revoter une deuxième fois : il y eut un nouveau référendum sur le traité de Nice !

                     

                    3- Troisième exemple. Le traité établissant une Constitution européenne. Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non » par référendum. Le 1er juin 2005, le peuple néerlandais vote « non » par référendum.

                     

                    Voyant le résultat des référendums en France et aux Pays-Bas, les fédéralistes décident de suspendre les référendums prévus dans les autres pays  ! Les fédéralistes veulent bien consulter les peuples, mais à condition que les peuples votent « oui » ! Si les peuples commencent à voter « non », les fédéralistes suspendent les référendums ! Et ça, ce n’est pas de la démocratie, peut-être ?!

                     

                    En 2005, quels sont les peuples qui auraient dû être consultés par référendum ?

                    - Le peuple danois aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

                    - Le peuple irlandais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

                    - Le peuple portugais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

                    - Le peuple tchèque aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

                    - Le peuple anglais aurait dû être consulté. Le référendum est suspendu jusqu’à nouvel ordre.

                     

                    4- Quatrième exemple. Le traité de Lisbonne. En réalité, le traité de Lisbonne reprend 98 % du texte de la Constitution européenne, mais la grande différence est que, cette fois-ci, le traité de Lisbonne N’est PAS soumis à référendum !

                     

                    Le traité de Lisbonne est adopté par les parlements des Etats européens.

                     

                    Une seule exception : le peuple irlandais est consulté par référendum. Le 12 juin 2008, le peuple irlandais vote « non » au traité de Lisbonne. Que croyez-vous qu’il arriva ?

                     

                    Comme d’habitude, on a refait voter le peuple irlandais une deuxième fois !

                     

                    Conclusion :

                     

                    La construction européenne est anti-démocratique. L’Union Européenne est anti-démocratique. Elle doit être détruite.



                    • Login Login 31 mai 2013 22:29

                       Non. 


                      • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 1er juin 2013 06:54

                        C’est un des fondateurs de l’UE qui l’a expliqué, Tommaso Padoa Schioppa, de la bande à Delors :

                        « L’Europe n’est pas démocratique, c’est du despotisme éclairé. »
                        C’est à dire une dictature de ceux qui savent ce qui est bon pour les peuples...

                        Ce qui rejoint la citation de David Rockefeller :
                        « L’entrée dans un gouvernement mondial... La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés. »

                        On ne va quand même pas confier la marche du monde aux peuples, cette bande d’ignorants... !


                        • baldis30 3 juin 2013 21:39


                          bonsoir,

                          outre les excellents propos relatifs à ctte Europe misérable il faut souligner le caractère essentiellement stalinien de la Commission Européenne.

                          1) elle a tous les pouvoirs
                          2) ses membres sont désignés et non élus
                          3) elle n’est responsable devant aucune autorité élue 

                           Si ce n’est pas la définition même de la commisssion stalinienne qu’est-ce donc ?
                          il est possible que chez adolf il y eut le même genre de commission ...

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