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Accueil du site > Actualités > Europe > Compromis ou qu’on a promis « première »

Compromis ou qu’on a promis « première »

Après les élections présidentielles françaises et les législatives en Belgique du 10 juin. Le compromis y est une manière de gouverner en passant par la proportionnelle. Bien dur de dessiner la barque du gouvernement avec des convictions différentes. L’orange bleu en est le résultat. Un informateur bleu est nommé. Le formateur du gouvernement sera désigné bien plus tard.

20addfd30e294dea9efbad2a184b548c.jpgLe "compromis à la belge" est devenu la référence dont l’utilisation se retrouve à la suite de décisions à prendre et qui terminent avec un sourire "coincé" peut-être mais qui devra éviter l’orage final de la rupture.

La Belgique a connu, depuis belle lurette, les "affres de la compromission" sous la coupole du "compromis" contraint et forcé. Des bipartites, des tripartites de chaque côté de la frontière linguistique se sont succédés avec des fortunes diverses et la vie a parfaitement continué sans catastrophe.

Médiatisées, les couleurs des partis politiques ont, en effet, agrémenté les décors successifs : la coalition violette, coalition en olivier en marguerite, coalition arc-en-ciel....

Comment cela est-il possible ? La démocratie ne serait-elle plus ce qu’elle était avec des convictions sans partage ? La gauche et la droite pourraient-elles manger du même pain ? Peut-on encore penser qu’une politique puisse croiser le fer sans regarder à l’extérieur ?

9d1c5e795ee1c42f78ee4d5ef3107048.jpgL’élection française donne statistiquement 50 % de satisfaits et 50 % de mécontents dans une dichotomie sans partage. Il est vrai qu’il y a eu des vases communicants lors des dernières élections présidentielles françaises. Mais, il s’agit pour le transfuge de garder profil bas dans le gouvernement monoparental. Dans les années 1980, on s’étonnait de pouvoir ou plutôt de devoir assumer une coalition gouvernementale contre-nature dans la bipolarité gauche-droite entre président et ministres. Actuellement cette cohabitation n’existe plus. Le parti UDF placé au "milieu" a étonné par son rebond dépassant de loin les partis conventionnels des oppositions de l’extrême. La lassitude de la bipolarité avait fait rebondir ce parti, un peu endormi, il faut bien le dire. Il n’a pas réussi son pari au niveau présidentiel. Les législatives, qui ont confirmé les présidentielles pour se conformer au noyau du président, prouvent que le multipartisme n’est pas encore sorti des urnes bleu-blanc-rouge.

Les compromis font partie du paysage politique belge. Les politiciens de tout poil doivent encore une fois se limer les ongles pour survivre dans le tumulte de discussions dont personne ne sort vainqueur sans partage ni sans perdre quelques « plumes ».

Un mouvement médiateur n’a fait que s’amplifier dans les pays démocratiques. La situation mondiale difficile que nous vivons a vu des virages prononcés de gauche et de droite en ballottage de contentement en mécontentement, tout en restant malgré tout dans des limites de plus en plus centristes. Pas nécessairement qualitatif mais plutôt quantitatif. Le centre, opportuniste, permet de se tourner vers des solutions de gauche ou de droite en fonction des obligations. Contenter les acteurs de l’un et de l’autre bord dans un consensus de partage et combler une majorité trop étroite, le centrisme se justifie en se voulant le représentant du renouveau démocratique.

L’homme de la rue se cherche. Il se rend bien compte que revendiquer plus d’acquis sociaux n’est plus possible dans un contexte international trop envahissant. Le rouleau compresseur extérieur est bien là. L’ignorer serait préjudiciable pour un avenir très rapproché. Dans le même temps, il n’est pas prêt à laisser s’échapper ses acquis actuels. Donc, retour parfois à plus d’attentisme central pour reprendre le flambeau plus militant le moment opportun. C’est moins glorieux, peut-être, mais plus raisonné qu’il n’y parait. Ce « milieu » se retrouve soit dans les statuts soit dans la coalition. Dans un cas de coalition, certains prônent, même, des décisions d’un pays fixées par une majorité des deux tiers large.

Dur, dur d’être ministre en Belgique. Il vaut mieux être petit dormeur. Je n’ai jamais vu ailleurs autant de nuits qui suivent les jours pour trouver les accords à l’arraché. Réformer, peut-être, mais avec l’appui de la stabilité du raisonnement partagé n’est pas des plus aisés.

En accord avec tous les partis belges dits démocratiques, un "cordon sanitaire" avait été pactisé pour écarter les partis extrémistes et marquer sa différence de conception. Quand la majorité est sensiblement trop faible ou risque de disparaître de la scène politique, la tentation a toujours été forte de faire couper cette protection mais cela tient, jusqu’à nouvel ordre. La démocratie est un luxe et personne ne veut perdre ce lien avec la richesse du rêve.

Depuis plusieurs législatures, les gouvernements successifs ont passé l’épreuve du feu et de l’équilibre de la corde raide dans les budgets mixés avec la confrontation syndicats/patrons. Cela a fait grincer les dents de l’opposition sur des points qui, malgré l’anormalité flagrante, ne devaient pas plaire au royaume du capital. Ce sera "bravo" pour les uns et "aurait pu mieux faire" pour les autres. Aux partis de choisir la version en fonction de leur position du moment.

378d465fc17d75e18cb809a2e602ad3f.jpgLe Belge est complexe. Oui. Ce n’est pas une erreur et on ne comprend pas vu de l’extérieur. Un ensemble de points sont à la base de cette incompréhension. Le bilinguisme, la double culture forcée sont les points de départ. Le pouvoir politique et économique se voit toujours comme la meilleure couverture de la prospérité. Cela ajoute le piment aux discussions du haut et les sourires intéressés du bas. Manque de cohérence ou opportunisme ? "Le communautaire ne fait plus vraiment recette", entend-on récemment. Eh oui, les électeurs ont souvent une vérité propre, très personnelle et plus tournée vers les difficultés pour simplement "vivre". Mais, on n’est pas toujours bien vu d’avoir une autre vérité avant les autres. Bruxelles est souvent un laboratoire de la vie ensemble et j’en parlais avec un style "pavé dans la mare" dans "Europe irisée".

Pour corser dans l’originalité, le citoyen bruxellois de Berchem Saint Agathe voulait faire entendre sa voix avant de la donner le 10 juin et affiche ses prétentions pour un futur meilleur au côté des panneaux officiels des partis. Les "Votez pour moi", "Trop de têtes, pas assez d’idées" prennent une place non négligeable. C’était nouveau et ce n’était pas à sous-estimer pour autant. Nous avons chez nous la règle de la proportionnelle contrairement à la dichotomie du vote à la française. Quel est le vote le plus démocratique et qui prend en compte le plus de citoyens ? La réponse est mitigée.

La proportionnelle permet de chercher le point d’équilibre qui permet de gouverner avec le plus de vision démocratique. S’associer en partage n’est pas perdre ses convictions. Pour l’électeur belge, le panachage des votes ne peut encore se faire que dans une seule liste comme si les convictions de bonnes gestions ne s’inventaient que dans un seul parti.

Le vote à la proportionnelle a, pourtant, des travers possibles. Le citoyen a l’impression d’un immobilisme. Son vote est dilué proportionnellement par les apparentements. Ce principe permet les alliances et de rejeter dans l’opposition un parti devenu trop gênant quoique gagnant en nombre de voix. Le plus petit commun dénominateur est la règle du partage. Les entourloupes font partie du paysage politique avec une grande surprise pour l’électeur et il vaut mieux un ordinateur qu’un boulier compteur pour attribuer les postes ministériels. Mais, il faudra s’entendre coûte que coûte. Alors on s’arrange et on maquille quitte à sortir de la volonté des urnes. Le statu quo est le danger pour une démocratie qui se voudrait progressiste. Le lyrisme est aux oubliettes pour les électeurs et il est clair qu’un tel vote doit être obligatoire pour continuer à être représentatif. Les seuls vrais bénéficiaires sont ceux qui auront trouvé les bonnes clés de répartition.

Le pluralisme d’idéologies mène, il est vrai, à des situations dans lesquelles c’est le parfait dilemme du verre à moitié vide ou à moitié plein.

Est-ce dire qu’une idéologie aura encore les moyens de s’imposer pleinement sans un régime plus "dictatorial" ? Certainement, mais en plus de temps. Un parti unique au pouvoir permet d’aller plus vite vers la solution que l’on veut voir s’implanter. Une multipartite, par contre, donnera une chance à la politique en place d’être plus durable, mieux étudiée, mieux balancée en fonction des désirs réels de la population. Une meilleure réussite pourrait-elle être l’apanage de cette unicité ? La dictature est en définitive la seule qui atteint "faussement" cet objectif avec des résultats électoraux proches des 100%. Mais, n’est-ce pas une chance de ne pas choisir cette voie ? L’homme s’aperçoit tout à coup qu’il n’est plus seul et qu’il va devoir vivre ensemble pour "survivre". Les marges de manoeuvres sont devenues beaucoup plus étroites mais plus profitables pour le citoyen.

A cause de cette situation inattendue, ambiguë diraient certains, le chemin de la politique, il faudra accepter à l’avenir qu’il adopte la voie du compromis ou plus péjoratif de la "compromission" malgré les promesses "extrémistes" lancées pour attirer les derniers fans.

Le contre-pouvoir, qui peut être une opposition constructive, reste nécessaire pourtant dans toute vraie démocratie. La protection des minorités en dépend exclusivement. La majorité par le fait qu’elle est devenue plus difficile à acquérir prouve qu’elle doit rester disputée avec l’appui d’une population de plus en plus bigarrée. Les alliances sont rentrées dans les moeurs mais il y en a certaines mieux supportées que d’autres.

Le discours politique se dissocie souvent de la réalité économique ou de la morale la plus générique. Le porte-parole doit souvent en avoir gros sur le coeur en prononçant les mots édulcorés alors qu’une dureté de voix serait plus approprié à la situation du moment.

Le livre de Pierre-Yves Monette « Belgique, où vas-tu ? » étudiait la monarchie belge et tout ce qui l’entourait. Comme préambule, le livre mettait en exergue notre beau pays de cocagne en terre de mal-gouvernance.

Il y a les partis démocratiques et ceux qui veulent en sortir pour éliminer les "vieilles casseroles" traînées par l’esprit démocratique pris parfois d’embonpoint. Une usure du pouvoir est naturelle.

6c8321bf6ce2112a73bbceff793c01d6.jpgDans les dernières élections, les « affaires de Charleroi » ont été décisives dans les décisions des électeurs. Le Parti socialiste en a fait les frais. Les difficultés pour vivre ensemble, pour gérer la chose publique et pour l’organiser sont les points de complexités à analyser. Démissions et gestes forts ont été les posologies pour apaiser les esprits.

La Belgique est complexe, c’est vrai mais les manières d’en sortir n’ont pas manqué d’être pointées ironiquement comme des "histoires belges".

Réformer et réactualiser, oui. Casser ce qui marche bien, non.

Le découpage de notre pays de manière artificielle pour suivre les envies de ségrégationnisme de quelques-uns, parallèles à une majorité silencieuse, est suicidaire. La complexité ne se règle pas à coup de bistouris mais à l’amiable avec le plus grand nombre.

Fédéral, régions, communautés... quelles différences mériteraient une gestion séparée ? Une duplication des administrations et des fonctions vitales comme la santé, l’agriculture, le commerce extérieur apporte-t-elle le bien-être pour tous ? Notre image de marque de la "Ca, c’est du belge" encore fraîche, et voilà celles de Flandre et de Wallonie qui viennent à la rescousse à contre-courant en sous-marque.

Complexité insurmontable ou simplement complexifiée ?

Nos institutions sont construites avec un bonne dose de compromis avec des réformes digérées vaille que vaille. La population le plus souvent débonnaire et bonne vivante ne s’y retrouve plus toujours dans notre pays avec les échos qui viennent d’en haut et subit des réorganisations structurelles à divers niveaux. Est-ce par compassion ou par passion ? Notre devise "L’union fait la la force", le ferait-elle moins aujourd’hui ?

"Ensemble, ensemble, même si l’on est différent", chantait aussi le Belge Rapsat.

Et si on terminait par une histoire belge ou plutôt bruxelloise ?

Les problèmes communautaires, le BHV, la scission Bruxelles, Halle, Vilvoorde n’intéressent, au fond, qu’une minorité de personnes et d’hommes politique du côté flamand. Le survol de Bruxelles qui pour de fausses idées de partage de territoires s’est octroyé le droit de "badigeonner" uniformément tous les habitants de la ville, de bruits et des risques inhérent à l’intensification du trafic aérien européen. Les riverains de l’aéroport avaient obtenu gain de cause devant la justice.

Voilà les prochains sujets de préoccupation de l’informateur, Didier Reynders, de bleu vêtu, nommé par le roi la nuit de mardi. La quadrature du cercle et je t’aime moi non plus sont au programme.

La particratie compte des partisans que les alliances contre-nature ne font pas peur avec des compromis complexifiés aussi. On en change dans le secret ou au plein jour car on a promis d’arriver à destination à l’électeur.

Devra-t-on promettre un jour qu’il fera doux en hiver et pluvieux en été ?

C’est déjà fait. Ça marche déjà.

Populiste, pour plaire à son public, est le mot péjoratif par la volonté à l’extrême de se calquer sur la majorité d’une population mais qui n’a peut-être qu’une vue partiale ou partielle d’une situation donnée.

Notre « belgitude » a aussi de ses particularités, une fois.

de16c3732285919ca404fb72adac3a45.jpgTintin, à nouveau, en précurseur, va faire ressortir l’Orange bleue.

Alors, je ne dirai pas que le meilleur gagne, mais que le meilleur programme "sauveur" gagne aussi et surtout.

L’enfer est trop souvent pavé de trop bonnes intentions qu’il vaut mieux s’assurer du maximum de chance par les compromis promis ou non.


  • "C’est peut-être ça la politique, le compromis perpétuel : entre compromis et compromission", Cabu

  • "Un compromis, c’est l’art de couper un gâteau de telle manière que chacun pense avoir la plus grosse part.", Ludwig Erhard

  • "Un compromis fait un bon parapluie, mais un mauvais toit", Robert Lowell


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17 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 13 juin 2007 11:01

    salut enfoiré

    la vie est une suite de compromis et de relations qu’il faut entretenir avec les uns et avec les autres .Pourquoi le monde politique y échapperait ? je salue le succès des écolos belges qui ont étés élus sans s’affilier à tel ou tel et qui pourront participer à une coalition en tant que partenaires et non comme vassaux à l’exemple des verts soumis au ps en France .

    bien à toi


    • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 2007 11:12

      Salut Le Chat,

      Je ne sais si l’on tient le bon bout en Belgique, mais on surveille. Cela ne va pas être de la « tarte al jotte » pour arriver à sortir un gouvernement du chapeau. En espérant aussi que ce ne sera pas « con a promis ».

      Pronostique : octobre ou novembre.

      L’orange vu du nord ou du sud, ce n’est pas formé avec les mêmes pixels. Le communautaire dans le programme nordique va mettre du piment. Le bleu, oui, mais... Heureusement, Tintin comme je le disais a tellement d’idées avantgardistes. smiley


    • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 2007 11:16

      J’oubliais. Au sujet des verts, en effet. C’était à prévoir, depuis mon article « Le bâton et plus beaucoup de carottes ». smiley (Humour typiquement belge).

      Pour moi, les verts, cela devrait faire partie de tous les gouvernements de la terre. smiley


    • LE CHAT LE CHAT 14 juin 2007 09:08

      @l’enfoiré

      tu as été entendu , mon ami , les verts entrent dans le gouvernement de la verte irlande smiley


    • La Taverne des Poètes 13 juin 2007 13:15

      La « particratie » et la « belgitude » font un drôle de « plat pays » ! Dimanche la France sera bleue comme une orange.


      • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 2007 13:27

        Salut oh Poète des Tavernes,

        Sincèrement, ne t’es-tu pas demandé si un pays dirigé avec le plus d’appuis venant de partis pris différents ne serait pas plus démocratique ?

        Les bonnes idées pour moi sont dans toutes les têtes, bleues, oranges, vertes, rouges ... fluos... Il suffit de les détecter et de les pêcher au bon moment. C’est ce que nous faisons depuis longtemps. Le problème de relier les morceaux, ce n’est pas notre problème de citoyen. Tous les partis veulent faire partie du pouvoir. Ok, il devront rester dans un canevas précisé par la population.

        A toi de réfléchir à l’aise. smiley


      • Eve 13 juin 2007 13:25

        Votre style est teinté de termes négatifs, pour exemple : Les politiciens de tout poil doivent encore une fois se limer les ongles pour survivre dans le tumulte de discussions dont personne ne sort vainqueur sans partage ni sans perdre quelques « plumes ».

        J’y ajoute pour autre exemple : le terme compromis là où on pourrait parler de recherche de consensus. C’est le but, il me semble, de la proportionnelle : arriver à représenter un maximum d’électeurs sans tomber dans un prétendu « (re)centrage ».

        Attention donc à ne pas tomber dans l’insatisfaction, voire insatisfaction chronique, le manque de, ou le sport un vainqueur / un vaincu. La téléréalité fait qu’à présent le spectateur amorphe toujours demandeur d’un renouvellement de sa satisfaction exige plus de sensationnel, attend comme au temps des jeux du cirque que le sang gicle, et tant quà faire la mise à mort du vaincu, donc de 50% de vaincus (France). Evitons cette tentation car avec 50% de vaincus c’est la rue qui finit par s’exprimer lourdement à force d’être narguée.

        Pas d’accord sur : Le centre, opportuniste, permet de se tourner vers des solutions de gauche ou de droite en fonction des obligations. Contenter les acteurs de l’un et de l’autre bord dans un consensus de partage et combler une majorité trop étroite, le centrisme se justifie en se voulant le représentant du renouveau démocratique.

        1. Le centre (c’est quoi ? où est le centre par exemple entre un parti de gauche modérée et un parti de droite extrême, ou vice-versa) n’est pas plus opportuniste qu’un autre parti. Je prends pour exemple le MR (qu’on va dire proche UMP), Reynders donc notre joyeux informateur tout neuf, a repris le discours de Sarkozy pendant sa campagne : les libéraux francophones, traditionnellement placés à droite, se sont décalés un peu plus à droite.

        2. Le CD&V NVA s’est lui aussi radicalisé alors qu’il fut moins à droite que les libéraux néerlandophones. Allez savoir qui est à gauche, au centre, à droite. Abandonnons donc ces termes qui ont de moins en moins de sens concret. D’autant que le repli identitaire, la xénophobie s’ils sont classés à l’extrême ne sont pas obligatoirement l’apanage de la droite dans l’absolu : les extrémistes de gauche comme de droite ont fait les mêmes genres de dégâts dans les populations.

        3. Le CDH que l’on pourrait comparer actuellement au MoDem tient sa ligne de conduite. Il n’arrive qu’en 3ème place francophone donc inutile de le pénaliser comme le MoDem de l’obligation de se ranger d’un côté ou de l’autre. Tout le monde n’a pas la culture du mandat et du plan-carrière. Heureusement : on peut se faire bien mieux entendre à l’extérieur qu’à l’intérieur du gouvernement (ministères), notamment d’autres élections intermédiaires, refuser de participer à une coalition dans laquelle on risque bien de n’être que potiche.

        4. Les partis francophones MR-PS-CDH ne veulent pas de la scission ou de la confédération. J’écrivais hier dans un autre article, en gros : En France, le couple infernal, institutionnalisé, c’est la droite-gauche. En Belgique, le couple infernal est linguistique, politisé, francophones-néerlandophones. Je ne suis pas effrayée du tout du résultat des dernières législatives belges : s’il doit y avoir divorce entre néerlandophones et francophones, il se fera parce que d’une part on ne peut obliger qui que ce soit à maintenir le « couple » et d’autre part parce que les francophones n’ont pas à subir plus que de raison les insatisfactions chroniques, revanchardes (repli identitaire), les phobies de toutes sortes, xénophobie incluse. Sur quoi la Flandre pourrait reporter ces insatisfactions en son sein si elle se privait de son « conjoint » francophone ? On peut en avoir une idée en regardant ce qui se passe en France dans le couple infernal gauche-droite.

        L’insatisfait chronique cherche la confrontation parce qu’il ne digère pas son passé. Il faudra nécessairement une purge, une révolution, une implosion, pour dépasser ce stade. Perso, je suis pour une société multiculturelle, le respect de la diversité des idées dûment représentées politiquement, la cohabitation, la recherche d’un consensus sans pour autant tomber dans la paralysie (l’indifférence alors que chez beaucoup comme en France, c’est l’absence d’intérêt pour sa propre société) qui guette de la même manière à l’autre bout. Bref : le juste milieu. C’est le plus dur à réaliser car toujours à réanimer mais c’est autrement plus vivant que le semi-coma auquel tant de gens semblent tenir. Phobie phobie...

        La suite à plus tard car votre article est long.


        • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 2007 13:52

          Bonjour Eve,

          Ma réponse à Tavern qui a croisé ton commentaire devrait te répondre sur mon intime conviction. Donc :

          "Votre style est teinté de termes négatifs, pour exemple : Les politiciens de tout poil doivent encore une fois se limer les ongles pour survivre dans le tumulte de discussions dont personne ne sort vainqueur sans partage ni sans perdre quelques « plumes ».

          >>> Oui, bien sûr. La démocratie n’est pas une question d’uniformité de raisonnement. Je suis pluraliste à 100%.

          « en recherche de consensus. C’est le but... sans tomber dans un prétendu »(re)centrage« . »

          >>> C’est parfois, ce qui arrive quand on ne sait pas par où sortir des problèmes produits de l’interne et surtout de l’externe.

          « mon insatisfaction ? Le spectateur amorphe toujours demandeur d’un renouvellement de sa satisfaction exige plus de sensationnel, attend comme au temps des jeux du cirque que le sang gicle, et tant quà faire la mise à mort du vaincu, donc de 50% de vaincus (France). »

          >>> Là, je crois que tu ne m’as pas compris. Je te dirais encore plus fort : ceux qui espèrent les plus gros changements sont ceux qui ne veulent rien faire pour les découvrir. C’est souvent du courage fuyons. La démocratie n’est pas fait pour les moutons.

          « Pas d’accord sur : Le centre, opportuniste »

          >>> D’accord. Mais le citoyen le ressent parfois ainsi.

          1. Le centre un autre parti.

          >> D’accord. Je le considère ainsi. J’étais pour Bayrou, je suis le mouvement de ce cÔté

          « Le MR (qu’on va dire proche UMP), Reynders donc notre joyeux informateur tout neuf, a repris le discours de Sarkozy pendant sa campagne : les libéraux francophones, traditionnellement placés à droite, se sont décalés un peu plus à droite. »

          >>> L’effet Sarko a joué a fond. Plus opportuniste, tu meurs.

          2. Le CD&V NVA s’est lui aussi radicalisé

          >>> C’est ce que je disais dans un commentaire ci-dessus, il y a orange et orange. Et cela va être des oranges sanguines par après.

          « D’autant que le repli identitaire, la xénophobie s’ils sont classés à l’extrême ne sont pas obligatoirement l’apanage de la droite dans l’absolu : les extrémistes de gauche comme de droite ont fait les mêmes genres de dégâts dans les populations. »

          >>> J’en suis convaincu.

          3. Le CDH que l’on pourrait comparer actuellement au MoDem tient sa ligne de conduite. Il n’arrive qu’en 3ème place francophone donc inutile de le pénaliser comme le MoDem de l’obligation de se ranger d’un côté ou de l’autre. Tout le monde n’a pas la culture du mandat et du plan-carrière. Heureusement : on peut se faire bien mieux entendre à l’extérieur qu’à l’intérieur du gouvernement (ministères), notamment d’autres élections intermédiaires, refuser de participer à une coalition dans laquelle on risque bien de n’être que potiche.

          >>> j’espère que non. Au dessus de partis, il y aura les communautés et cela doit faire peur. Comme tu dis : En Belgique, le couple infernal est linguistique, politisé, francophones-néerlandophones.

          « avoir divorce entre néerlandophones et francophones »

          >>> Oui, mais Bruxelles, c’est pas du gâteau qu’on veut lacher. Je suis désolé, mais, malgré les rattachistes à la France de certains, je me sens très éloigné de l’esprit français pur et dur.

          "Perso, je suis pour une société multiculturelle, le respect de la diversité des idées dûment représentées politiquement, la cohabitation, la recherche d’un consensus sans pour autant tomber dans la paralysie

          >>> C’est ce que j’ai exprimé dans mon article « Europe irisée » sur cette antenne.

          « Bref : le juste milieu. C’est le plus dur à réaliser car toujours à réanimer mais c’est autrement plus vivant que le semi-coma auquel tant de gens semblent tenir. Phobie phobie... »

          >>> Tout compris.


        • Eve 13 juin 2007 13:53

          Précision :

          Dans les classements gauche-centre-droite, tout ce qu’on peut écrire c’est qu’un tel parti s’est radicalisé dans un sens (plus à droite ou à gauche qu’il ne l’était) ou recentré (moins à droite ou à gauche qu’il ne l’était) ceci par rapport aux vieux clivages marqués du siècle dernier ; ce serait plus correct en fonction de sa propre histoire.

          Ce qui veut dire par extension qu’il est difficile d’étiqueter un nouveau parti avant plusieurs années surtout quand il se situe entre (? programme ?) deux grands autres lesquels, évidemment, tiennent chacun à le séduire en vue d’une phagocytose à plus ou moins long terme.

          Et sans, pour rappel, pouvoir éviter que ces mêmes grands partis (ou l’un d’eux) se radicalisent en faisant de l’oeil à l’électorat de l’extrême ainsi qu’on le constate régulièrement. Heureusement que des partis naissent et progressent « entre-deux » pour contre-balancer cette radicalisation.


        • Eve 13 juin 2007 14:14

          Bonjour l’enfoiré smiley (je n’ai pas résisté mais le bonjour est sincère)

          Je n’ai pas grand chose à ajouter suite à ton commentaire sauf ceci :

          « mon insatisfaction ? Le spectateur amorphe toujours demandeur d’un renouvellement de sa satisfaction exige plus de sensationnel, attend comme au temps des jeux du cirque que le sang gicle, et tant quà faire la mise à mort du vaincu, donc de 50% de vaincus (France). » >>> Là, je crois que tu ne m’as pas compris. Je te dirais encore plus fort : ceux qui espèrent les plus gros changements sont ceux qui ne veulent rien faire pour les découvrir. C’est souvent du courage fuyons. La démocratie n’est pas fait pour les moutons.

          Je ne parlais pas de toi mais d’une bonne part des électeurs smiley nous sommes d’accord, je précise même qu’ils ne recherchent que le pouvoir au travers de celui qui l’affirme. L’Histoire foisonne d’exemples malheureux.

          Quant au rattachement à la France, les principautaires liégeois (qui fêtent pourtant le 14 juillet) préféreraient plutôt se rattacher au Luxembourg smiley

          Blague à part, autant parler plutôt d’une Europe des régions pour résoudre ce petit problème. Comme d’autres parlent de faire de Bruxelles un district européen. Mais les néerlandophones en sont toujours à des revendications unilatérales. Wait and see...


        • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 2007 14:25

          Eve,

          Je sens que l’on va s’entendre dans le futur.

          Les réponses que j’ai faites à Pierre devraient te satisfaire aussi.

          Comme le disait quelqu’un le clivage, la dichotomie gauche droite est bien obsolète dans sa reconnaissance historique. Cela se fond dans des programmes contraints forcés avec des redondances, des « non, cette idée-là est à moi, pas à toi mon ’ennemi’ ».

          Nous sommes à la veille de conceptions bien différentes de la politique, plus proche des préoccupations des gens. Vous avez dit populiste ? Comme c’est étrange.  smiley


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 13 juin 2007 13:26

          Voilà une analyse intéressante en ce qu’elle nous fait connaître une facette d’un autre pays d’Europe qui vient de traverser une période électorale suivie d’une élection plutôt mouvementée, me semble-t-il. Première constatation surprenante : le vote est obligatoire. Deuxième constatation : le clivage des régions dessine une carte bien spéciale en positionnant La Flandre à droite, la Wallonie qui sanctionne son parti socialiste pour avantager les libéraux, les Écolos qui sortent de leur torpeur et Bruxelles qui se joue, comme vous le dites si bien, des compromis. La Belgique a choisi un gouvernement de coalition : « la dérive des continents entre le nord et le sud du pays s’est traduite dans les urnes », titrait un quotidien de chez nous. « La Belgique, c’est deux pays presque différents », soulignait Pascal Delwitt, politologue à l’Université libre de Bruxelles (Le Devoir). Le nouveau gouvernement sera-t-il vraiment dirigé par le parti chrétien-démocrate flamand  ? Albert II aura fort à faire pour mettre en valeur cet esprit de compromission dont vous parlez si bien : « Nos institutions sont construites avec un bonne dose de compromis avec des réformes digérées vaille que vaille ».

          Est-ce l’effet d’une volonté manifeste du peuple ou d’un accident de parcours cette nouvelle réalité belge au lendemain de la défaite de la coalition libérale-socialiste aux législatives ? Je retrouve votre sens du pragmatisme lorsque vous concluez, avec beaucoup de philosophie, que « L’homme s’aperçoit tout à coup qu’il n’est plus seul et qu’il va devoir vivre ensemble pour "survivre". Les marges de manoeuvres sont devenues beaucoup plus étroites mais plus profitables pour le citoyen ». Le Canada s’est donné un gouvernement minoritaire et je crois, sincèrement, que sa population en prend un goût étrange qui risque d’être contagieux.

          Pierre R.

          Montréal (Québec)


          • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 2007 14:10

            Salut Pierre,

            J’aime ton analyse aussi.

            « le vote est obligatoire. »

            >>> Oui et c’est tant mieux. Je déteste ceux qui râlent et qui ne se présentent pas pour choisir leur futur.

            « le clivage des régions dessine une carte bien spéciale en positionnant La Flandre à droite, la Wallonie qui sanctionne son parti socialiste pour avantager les libéraux, les Écolos qui sortent de leur torpeur et Bruxelles qui se joue, comme vous le dites si bien, des compromis. »

            >>> En fait les « Affaires de Charleroi » ne sont pas les seules. Moins médiatisées au Nord, certaines choses n’ont pas le chic qu’il faut pour se mettre en première page des journaux. Non, le Nord et le Sud ont tous deux le même éventail de partis. Les Ecolos, oui, après Francorchamps ont le vent en poupe en fonction de beaucoup de découvertes et de mise à niveaux récents.

            « La Belgique a choisi un gouvernement de coalition »

            >>> Depuis longtemps. « La Belgique, c’est deux pays presque différents », soulignait Pascal Delwitt, politologue à l’Université libre de Bruxelles (Le Devoir).

            >>>Vrai. Mais en grattant un peu, depuis le faux journal du 13 décembre, on s’aperçoit que ce sont les médias qui ont occulté l’autre rive, volontairement ou non.

            « Dirigé par le parti chrétien-démocrate flamand ? Albert II aura fort à faire »

            >>> « Et pourtant, pourtant, je n’aime que toi » comme on dit dans la chanson. Il y aura peut-être avec le recul 2 régions ou 2 partis en présence.

            « Pragmatisme lorsque vous concluez, avec beaucoup de philosophie, que « L’homme s’aperçoit tout à coup qu’il n’est plus seul et qu’il va devoir vivre ensemble pour »survivre". Les marges de manoeuvres sont devenues beaucoup plus étroites mais plus profitables pour le citoyen ». Le Canada s’est donné un gouvernement minoritaire et je crois, sincèrement, que sa population en prend un goût étrange qui risque d’être contagieux.

            >>> Les problèmes du Canada, de la Suisse ne se sont pas résolus comme l’ancienne Yougoslavie et Tchécoslovaquie. C’est très heureux. Le séparatisme ne profite qu’à certains et pas nécessairement à l’homme de la rue.


          • Fredmercury 13 juin 2007 21:07

            J’ai trouvé cette campagne bien terne au niveau des programmes. Peut-on vraiment parler d’un vrai projet de société pour l’un d’entre eux ?

            Ecolo. Le défi climatique. Quid de la question sociale ? Cdh. Remettre l’humain à sa place. Bonne chance en mettant l’accent sur la famille alors que celle d’aujourd’hui est éclatée. MR. Favoriser l’esprit d’entreprendre, jouer sur une baisse de la fiscalité pour relancer la croissance, le pouvoir d’achat. Merci pour le MR de nous avoir fait un cours d’économie politique de base. PS. Ne laisser personne sur le bord de la route (pensionnés,chômeurs....)Merci mais on ne résoud pas le problème du chômage de cette façon.

            Le trait est volontairement forcé. Mais je peux comprendre que certains de nos citoyens viennent voter avec des pieds de plomb.


            • L'enfoiré L’enfoiré 13 juin 2007 23:32

              @Fredmercury,

              Qu’aurais-tu aimer une campagne show à l’américaine, à la française ? Cela ne l’a jamais été.

              Comme un journal belge l’a écrit la campagne française à voler notre campagne.

              Notre campagne a de ce fait été très retardée et s’est envenimée dans les dernières semaines.

              Le MR a profité manifestement de l’effet Sarkosy. Les affaires carolo, cela a été dans le sens inverse. Les programmes existaient pour toutes les familles politiques, mais qui les lit dans leur ensemble ? Ils font des centaines de pages.

              L’Echo avait fait un résumé sur une page, je l’ai sauvé. Il est à ta disposition si tu le veux. smiley


            • mawte mawte 16 octobre 2007 19:53

              Salut l’enfoiré. Moi je trouve qu’on nous a volez dans cette campagne électorale. Parce que on nous a fait chier avec le programme des écolos des socialos du mr, etc... Hé puis que voilà, on vote , et nos flamands veulent leur indépendance. Si ma mémoire est bonne, tous les partis ont parlé de leur idée, sauf de BHV et de l’indépendance. Si on avait su celà, je crois que le vote aurait été différent ; On aurais mis le paquet sur machine de guerre capable de défendre francophone. Je trouve celà une trahison de la part d’un membre du couple belgique. Je pense que le divorce remonte déjà lors de la première régionalisation sous le règne de gras du bide 1er, grace aux écolos notre pays entamait son voyage vers le séparatisme, commencer d’après moi après 40 45 . Question royale, amnistie dans nord du pays, etc...

              Alors maintenant on fait quoi ? On papote , on négocie. Il faut savoir une chose , les francophones ne se laisseront plus faire , on avait l’habitude de baisser notre pantalon devant nos maitres flamands. Maintenant , ils sont étonné les flamands. On préfère leur montrer nos dents que de leur tendre la main. Quitte à faire implosé ce pays artificiel provoqué par l’angleterre ;

              moi je reve d’un système politique éfficace, je vote dimanche et vendredi le gouvernement prete serment, ca laisse reveur hein ??? Ya des pays qui connaisse celà. Pourquoi pas nous ? Bon aller vous laisse. bonne soirée.


            • L'enfoiré L’enfoiré 16 octobre 2007 20:14

              @mawte,

              « tous les partis ont parlé de leur idée, sauf de BHV et de l’indépendance »

              > ce n’est pas tout à fait dans le vrai. BHV est au frigo depuis la dernière crise qui avait poussé Verhofstadt dans les cordes. Si tu vas sur mon article en Url, tu verras qu’une caricature de Kanar qui travaillait à l’époque à l’Echo

              « Si on avait su celà, je crois que le vote aurait été différent ; On aurais mis le paquet sur machine de guerre capable de défendre francophone. »

              > Madame « non » qui m’a écrit à la suite de cet article a contribué à ce que tu demandes. Tu as raison l’histoire explique beaucoup de choses. Dans l’article je me plombe sur cet aspect.

              « On papote , on négocie.... Quitte à faire implosé ce pays artificiel provoqué par l’angleterre »

              > Cela ne dérange pas de papoter. Ils se sont prososés pour cela. Artificiel ? La plupart des pays sont artificiels. Etre naturel, cela veut dire quoi ? Avoir des frontières naturelles (fleuve, montagnes, la mer ...)

              « un système politique éfficace, je vote dimanche et vendredi le gouvernement prete serment, ca laisse reveur hein »

              >> Je suppose que tu parles du système à 2 tours. Et tu trouves cela plus démocratique ? La proportionnelle a des problèmes, mais au moins il y a plus de votes qui ne vont pas à la poubelle.

              bonne soirée. smiley

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