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Accueil du site > Actualités > Europe > Crise de l’euro : ce qui devait arriver arrive.....

Crise de l’euro : ce qui devait arriver arrive.....

La crise de l’euro n’a cessé de se développer et de s’approfondir pendant que les autorités politiques et monétaires européennes, avec des médias tout aussi aveugles, se voilaient les yeux face aux réalités que nul économiste, même débutant, ne pouvait ignorer.

Aujourd’hui, plus personne ne nie cette crise qui menace l’euro en tant que monnaie collective, l’Union européenne derrière et, enfin, chaque Etat du groupe pris individuellement.

Les discours officiels ne cachent plus l’angoisse qui monte et surtout qu’effectivement, l’avenir de la monnaie euro est bien menacé.

La spéculation, Moloch destructeur des économies et des Etats de la zone euro
 
En février 2010, j’avais donné les lignes directrices de la crise de l’euro, en spécifiant bien qu’elle était un maillon, une partie de la crise du système économique et financier mondial, comme la crise qui affecte, d’une autre manière, le dollar américain. Pour rappel et appréciation de la vérification des pronostics par les faits :
 
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/crise-de-l-euro-panique-69745
 
En mai 2010, j’avais précisé, en me fondant sur les évènements survenus en 3 moins, les processus en cours. J’avais donné les tendances générales qui s’en dégageaient de manière évidente, dès lors que l’on observait les faits avec objectivité, sans se laisser abuser par des discours qui ne pouvaient en rien modifier le cours réel des évènements :
 
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-de-l-euro-l-engrenage-74421
 
Comme il est naturel, surtout en France, nombre de personnes, dont l’honnêteté n’est pas en cause, ont tenu à entrer dans le déni absolu, voire dogmatique des réalités, ce que certains commentaires ont manifesté à l’époque.
 
A les lire avec le recul des faits survenus, force est de constater que ces commentateurs ont été cruellement démentis par les évènements depuis lors.
 
Résumons de nouveau, de manière encore plus simple, les paramètres de la situation : le système économique est malade de longue date, ce qui a infecté en profondeur le système financier, les deux étant intrinsèquement liés ou, si l’on préfère, inter-dépendants.
 
Depuis 2008, les crises se succèdent au niveau mondial, de plus en plus désastreuses et coûteuses pour les sociétés. Les principales parités monétaires varient sans cesse, sans direction claire, comme des yoyos, en fonction notamment des tendances spéculatives du moment.
 
La spéculation se nourrit de l’argent des budgets des Etats, et maintenant, des grandes banques centrales, ce qui, loin de la faire reculer, ne fait que la renforcer, ce qui était d’une terrible prédictibilité.
 
Ce que j’exprimais à l’époque n’était qu’un constat qu’un enfant aurait pu faire s’il observait l’économie mondiale avec des yeux ouverts, à savoir que la spéculation à outrance, ne suivant que des logiques de plus grand profit immédiat potentiel, est devenue LE mode de fonctionnement exprimant la maladie mortelle du système économique et financier mondial.
 
Dans ce contexte, rien, ni personne, ne peut stopper cette machine infernale, sauf sa destruction par la société qui ne peut plus supporter cette course aux désastres sociaux à répétition, ces politiques d’austérité à l’infini, qui, en définitive, ne peuvent rien régler.
 
En effet, ces politiques ne font que nourrir le Moloch spéculatif qui détruit l’économie réelle, anéantit les structures sociales, vole l’argent des Etats, ruine les populations et à la fin, se soumet Etats et gouvernements à ses seules fins exclusives..
 
La crise de l’euro n’est donc que l’expression, au niveau de la zone concernée, de la logique destructrice de ce processus, fou en apparence, mais cohérent comme symptôme de la maladie incurable du système.
 
Il résulte de cette analyse d’une aisance enfantine pour qui sait voir sans s’aveugler soi-même, que, plus les gouvernements et les Etats de la zone euro abondent en fonds toujours plus gros le Moloch spéculatif, plus celui-ci, engrangeant les budgets publics et les nouveaux financements de la BCE, s’attaque en profondeur aux structures économiques, sociales, puis politiques de chaque Etat et de l’UE toute entière.
 
La conclusion est limpide comme un soleil de Provence en plein ciel bleu : nourrir sans fin le monstre spéculatif ruine Etats et sociétés, mais ne peut sauver rien, ni personne.
 
Austérité, chômage, précarité : ce processus menace toutes les sociétés.
 
L’euro est aujourd’hui, très objectivement, de manière médicale, le vecteur essentiel du développement incessant du Moloch spéculatif dans la zone euro. Qui nie cette évidence s’interdit toute compréhension claire des faits, donc toute possibilités d’action curative sur eux.
 
Le virus spéculatif utilise l’euro, monnaie commune de 16 Etats, comme arme fatale contre des Etats dits « affaiblis » que les Etats « à affaiblir » devraient aider afin de devenir eux-mêmes des proies plus faciles à agresser à leur tour.
 
Tant que l’euro lie ensemble, pour les rendre tous exsangues, ces 16 Etats, chacun et tous les 16 courent droit à des désastres répétés, sans solution aucune car la spéculation est la SEULE forme actuelle inévitable, irrésistible, par laquelle le capital peut se reproduire et se développer au mieux.
 
En clair, la spéculation est le coeur et le sang du système mondial qui est atteint de cette maladie incurable, donc mortelle.
 
Soyons encore plus précis : chaque saignée brutale dans les budgets des Etats affaiblit tous et chacun des Etats de la zone euro.
 
Pire encore, chaque décision de réduction des dépenses sociales et productives des Etats engendre une tendance mécanique à la baisse tendancielle de la consommation populaire, donc conduit à l’appauvrissement-affaiblissement commun des Etats et des peuples, alors qu’elle nourrit en même temps la bête spéculative.
 
Conclusion : les gouvernements livrent d’une part leurs citoyens à une austérité sans fin, à une précarité sans bornes, à un chômage sans limites, donc à une pauvreté qui devient ainsi un cercle vicieux infernal, et d’autre part, ils deviennent uniquement des apporteurs de capitaux publics toujours plus énormes à la spéculation qui ne connaît aucune limite d’aucune sorte, sauf à être stoppée net et définitivement par des politiques de rupture radicale avec ces processus.
 
L’euro meurt et ses assassins crient à tue-tête « vive l’euro, l’euro va vivre ».
 
Dans la situation actuelle, ceux qui parlent dé défense de l’euro, de sa sauvegarde, de sa pérennité, ceux qui crient « vive l’euro, l’euro va vivre, sauvons l’euro » sont en fait ses assassins.
 
Car la réalité, évidente, incontestable, matérielle, mathématique est là:chaque euro d’argent public des Etats ou venant de la BCE rapproche l’euro de sa mort.
 
Dans les opinions publiques de la zone euro à qui l’on promet depuis 2008 des améliorations de leur situation et qui ne constatent qu’une rapide dégradation sans fin visible de leurs conditions de vie et de travail, avec son corollaire, une instabilité financière, sociale et économique croissante, la haine et le rejet de l’euro, ressenti avec raison comme le vecteur majeur de tous ces reculs sociaux et économiques, ne cesse de croître.
 
Les récents sondages en Allemagne où l’euro est maintenant rejeté par les habitants du pays tout entier, d’Est en Ouest, indiquent de ce point de vue une évolution que les articles cités plus haut prédisaient logiquement.
 
http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE6B20T020101203
 
Deux logiques totalement antagoniques et incompatibles s’affrontent désormais et vont occuper de plus en plus l’espace politique dans les 16 Etats de la zone euro :
 
d’un côté, l’orientation de soumission des politiques qui entendent contraindre les peuples de la zone euro à un déclin sans fin, ceci pour continuer à nourrir le Moloch spéculatif, parce que ces politiques se refusent à abandonner l’euro qui est en voie de tuer les économies de la zone, une après l’autre ;
 
de l’autre, la nécessité pour les peuples, de l’Irlande à l’Allemagne, de la Finlande au Portugal, de sauvegarder leur existence digne, leurs emplois et salaires (y compris différés comme les retraites), leurs structures sociales, l’avenir des jeunes générations.
 
Au milieu, l’euro, monnaie vue comme génératrice de catastrophes sans cesse nouvelles pour les peuples, va devenir la cible politique principale dans les débats publics.
 
La raison principale en est que son caractère dangereux et destructeur des économies, des emplois et des systèmes sociaux nationaux, se manifeste de plus en plus clairement.....
 
Ainsi, la demande politique de sortie de l’euro, de son abandon, de la rupture avec cette monnaie condamnée à terme de toute façon par les deux camps en présence, va s’amplifier dans les prochains mois et risque même de s’inviter, comme hôte surprise, dans les échéances politiques à venir dans les 16 pays de la zone euro, donc aussi en France.

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81 réactions à cet article    


  • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 6 décembre 2010 10:27

    Analyse pertinente, rappel utile. D’autant que ce matin un nouvel Etat risque d’être attaqué : « La note souveraine de la Hongrie abaissée par l’agence Moody’s ».


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 11:05

      Cher Peachy,

      Il est évident que la spéculation, étant le moteur du système, continue à frapper un Etat ou plusieurs les uns derrière les autres.

      Comme chaque gouvernement se plie aux désirs de cette spéculation sans fin, il n’existe aucune raison pour qu’elle s’arrête devant la Hongrie, et aussi la France.

      Bien cordialement,


    • ZEN ZEN 6 décembre 2010 10:31

      Bonjour Philippe,
      Prévisible ?
      La crise et sa gestion absurde ont été des révélateurs d’un système bancal.
       L’Euro masquait une unité de façade.
      _L’économiste Alain Cotta partage les mêmes préoccupations, mais estime que l’Europe peut garder une certaine cohérence si on redéfinit le statut de sa monnaie, qui portait dès sa conception la perspective de son échec...
      ___Alors, quelle solution pour repartir d’un bon pied ?
      "Une seule : abandonner la monnaie unique, dont nous avons toujours dit qu’elle serait une bombe à retardement, au profit de la monnaie commune, dont certains avaient rêvé avant Maastricht. Des monnaies nationales, dont la valeur serait gagée sur la richesse réelle des États, coexistant avec une monnaie de réserve commune capable de financer les projets d’intérêt général : je ne vois pas d’autre solution capable de concilier la souplesse qu’exige la diversité des peuples européens avec la stabilité extérieure dont a besoin un continent organisé...« 
      _Alain Cotta préconise une
      sortie rapide de l’euro tel qu’il est, pour ne pas »mourir à petit feu", en envisageant trois possibilités...


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 11:14

        Bonjour, Zen,

        Monsieur Cotta a ses raisons de faire des hypothèses théoriques et de bâtir des mots qui ne restent que des idées, alors que les évènements décident plus vite des choses.

        Le système économique mondial n’est pas bancal, il est en voie de putréfaction avancée.

        Vouloir construire des entités stables à un niveau quelconque, en Europe, Afrique ou Asie, quand le système court à son effondrement mondial, n’est-il pas à la fois inutile et dangereux ?

        Une Europe ( une Asie, une Afrique) pacifique, unie, prospère, ne peut exister sans que les processus qui mènent à des catastrophes répétées ne soient stoppées et qu’une politique de développement cohérente, concertée, structurée ne remplace la course folle à la satisfaction des entreprises spéculatives.

        Les meilleures idées, quand elles sont sans lien avec les réalités, ne mènent qu’à des impasses qui ne génèrent que douleurs et crises nouvelles pour les populations.

        Bien cordialement,


      • Croa Croa 6 décembre 2010 22:10

        Non, une monnaie unique était possible, à condition qu’elle soit basée sur la solidarité entre peuples et sans objectifs mercantiles. La commission a préféré une BCE « indépendante », donc un euro fourni par l’oligarchie financière à son grand profit. C’était donc une arnaque au départ et comme telle, ça ne pouvait finir qu’en eau de boudin ! smiley

        Mais cela est théorique. Pour établir un euro solide et profitable à tous il faudrait, après effacement des dettes frauduleuses, instaurer la démocratie en Europe avec constitution d’un exécutif ayant autorité sur la BCE... Sortir de l’Euro sera plus facile ! 

        Une monnaie de réserve commune comme tu l’imagine ? Cela a existé, c’était l’écu européen dont le but était de tester ce qui allait être l’Euro. Il n’a plus de sens aujourd’hui et quelque part cela consiste à sortir de l’euro à moitié.  Sortir carrément de l’Euro sera plus sain. smiley


      • sam turlupine sam turlupine 12 décembre 2010 17:57

        D’accord avec l’article et ces commentaires, mais, pour moi (selon l’avis de la plupart des ’économistes avisés et lucides), la SEULE solution au problème reste la REFORME MONÉTAIRE, qui sera capable de protéger les citoyens, les états et les démocraties ; monnaie unique ou monnaie commune.. 


      • Gabriel Gabriel 6 décembre 2010 10:43

        Cette monnaie unique est le tapis rouge déroulé aux pieds des banquiers. De la concentration des pouvoirs monétaires accouche une mort programmée des états et de leur démocratie. Seul un rejet massif de tous les candidats défendant cette politique monétaire peut encore redonner un espoir aux nations européennes.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 11:19

          Gabriel,

          Vous n’avez pas tort, mais il est probable que le vote ne suffira pas à arrêter ou détruire la spéculation à sa racine.

          Le vote populaire peut donner un signe fort, mais en lui-même, il ne peut briser ce qui existe et qui est partie intégrante du système existant.

          Pour sauver d’un déclin sans fin les peuples de la zone euro et leurs sociétés, la seule issue réside dans une rupture claire et sans concession avec la monnaie mortifère et le système destructeur dont la monnaie n’est que le vecteur.

          Bien cordialement,


        • Cbx Cbx 6 décembre 2010 11:59

          J’ai également le sentiment que ce qui se joue en ce moment c’est ni plus ni moins que l’avenir de la démocratie en Europe. Il est clair qu’un état soumis à la spéculation et à la « confiance des marchés » n’est pas un état souverain. Pour preuve ? La réforme de retraite avait pour but plus ou moins affiché de « rassurer les marchés ». Un état qui emprunte à des banques privées, à des taux fixé par des agences de notation privées, est un état qui a de fait les mains liées par ces mêmes intérêts privés.

          De plus, quand on voit qu’une entreprise qui licencie voit généralement la valeur de ses actions grimper, je me dis que le système financier est vraiment corrompu. Et quand je vois que suite à la crise de 2007, la majorité des états Européens sont maintenant soumis au diktat des marchés (alors que ce sont ces même état qui ont sauvé les banques !), je me dis qu’on a vraiment du soucis à se faire.

          Pour moi la solution sera clairement politique. Et si les peuples ne se réveillent pas et ne se montrent pas aptes à choisir des dirigeants capables de rompre ce lien de dépendance des états envers la finance mondiale, alors notre bulletin de vote n’aura définitivement plus aucune valeur. Seul le marché décidera de la politique à mener, et on connait ses aspiration : moins d’état, plus de flexibilité, et surtout AUCUNE vision à long terme, notamment du point de vue social et écologique.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 17:39

          Cbx,

          Effectivement, l’alternative est clairement posée entre un déclin rapide qui ramène toutes les sociétés en arrière et une reprise main de leur destin collectif et humain par les peuples eux-mêmes.

          La question des dirigeants est une question à plusieurs facettes, mais l’essentiel demeure que ce sont les peuples qui doivent dégager par eux-mêmes les issues qui seront conformes aux intérêts collectifs.

          Quant aux dirigeants capables de combattre dans cette direction, à l’évidence, ce n’est pas dans le vivier actuel international qu’ils existent. A situation nouvelle correspondent des méthodes nouvelles fondées avant tout sur la démocratie et les intérêts des peuples.

          Bien cordialement,

          Bien cordialement,


        • Yvance77 6 décembre 2010 10:52

          Bonjour,

          Question simple :

          Selon vous, et je m’adresse à votre intime conviction que va t’il se passer ?

          Merci pour ces infos


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 11:23

            Yvance77,

            Quand deux alternatives existent, même provisoirement, la lecture dans le marc de café à court terme est sans objet.

            Ce qui est essentiel est de tracer, comme en février et mai 2010, les processus essentiels, matériels, évidents et incontestables.

            Ensuite, la vie sociale, la lutte des peuples pour leur survie, tranchera.

            Bien cordialement,


          • ViaBee 6 décembre 2010 11:00

            Bonjour Philippe,
            ne pensez-vous que ceux là mêmes qui disent défendre l’euro, et que vous traitez d’assassins malgré eux, agissent selon la volonté de l’oligarchie financière et ont la volonté délibérée de le tuer afin de détruire les nations, derniers remparts pour imposer un nouvel ordre mondial.
            Celui-ci passera d’autant mieux qu’il sera présenté comme le salut à cette crise qui décime les peuples et sera plus facile à faire accepter.


            • isabellelurette 6 décembre 2010 11:29

              La monnaie unique a certainement des défauts ... mais aussi quelques qualités.
              Elle n’a pas (que) les défauts du système financier, avec ou sans euro les paris vont continuer pour le plus grand malheur de tous. Le nouveau nouveau FF serait-il à l’abri ? Par quelle magie ?

              La solution n’est pas le retour aux monnaies nationales, la solution viendra d’une décision politique de faire défaut sur les remboursements indus, puis une révision de l’article 104 du traité de Maastricht (sauf erreur de numéro mais les connaisseurs corrigeront). C’est un accouchement qui ne se fera pas sans maux ! Il faudra probablement pousser un peu les politiciens dans le dos .... en cela la menace d’un bankrun est séduisante.

              Maurice Allais plaidait pour du protectionnisme intelligent. Pour éviter d’exposer le flanc, ... dommage qu’il n’ait pas été plus ou mieux écouté ... Ses écrits sont à relire !


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 11:53

                Chère Isabellelurette,

                Face à la nature quand elle manifeste sa force, il existe deux attitudes : soit on essaie de se protéger de ses dangers, soit on pense que les paroles ou la volonté seules vont empêcher les faits inévitables de se réaliser.

                Voir une ou des solutions au niveau national ou européen est, pour être aimable, une belle lubie de l’esprit.

                Quand un système mondiale meurt, ce ne sont pas des décisions locales qui changeront durablement le cours des choses, bien que le niveau national et continental soit indispensable.

                La question des monnaies est une question piège qui occulte le fond des choses : et ce fond est le processus de spéculation comme base essentielle du système économique mondiale.

                Là est la racine de tous les autres maux.

                Qui ne s’y attaque pas avec détermination ne fera que reporter les problèmes dans le temps en les aggravant.

                Quant à Maurice Allais, il est un exemple type de ce qu’on appelle communément les « économistes aveugles », ceux qui ont pendant des décennies pondu des théories vides de sens commun ( comme le protectionnisme intelligent) et dont la seule fonction concrète dut de justifier, avec des critiques, mais de justifier, les politiques menées qui ont conduit le monde là où il est maintenant.

                On peut certes maquiller un corps mort qui pourrit -le système économique mondial- mais on ne peut le ressusciter, pas plus que le maquillage d’un défunt n’empêche le corps de se décomposer.

                Bien cordialement


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 11:35

                ViaBee,

                Evidemment, les fondateurs de l’UE et de l’euro sont tous des gens qui ont voulu, dès le début, satisfaire aux besoins du système mondial existant.

                Cependant, pendant que ces gens, de toutes couleurs politiques, bâtissaient ce château de sable inconsistant et bourré de contradictions explosives, le système a aussi évolué et il a commencé à pourrir sur pied, ce qu’exprime le fait que la spéculation est devenue la manière la plus rapide et efficace, bien que risquée, de valoriser les capitaux aujourd’hui.

                En clair, la production matérielle ne rapporte plus assez de profits, la spéculation permet seule de faire croître les marges de profits, mais en détruisant ainsi l’économie réelle, les emplois, les structures sociales, les Etats.

                Quant à la question des nations, elle ne peut se poser avec clarté que par rapport à la défense des intérêts concrets des peuples.

                Ainsi, le cadre national est devenu, qu’on le veuille ou non, le dernier rempart d’acquis démocratiques face aux besoins mortels de la spéculation. L’Etat national est le dernier rempart, fort vermoulu déjà, de la possible souveraineté des citoyens afin de reprendre en main leur destin.

                Mais, cet Etat étant dirigé par des obligés et partisans de la spéculation à outrance, ne peut plus remplir ce rôle de protection minimale qu’il devrait avoir.

                De là ne peuvent que naître des crises politiques internes de plus en plus violentes car les antagonismes sont incompatibles entre les intérêts des peuples et ceux de la spéculation.

                Bien cordialement,


                • Alpo47 Alpo47 6 décembre 2010 11:47

                  Nous sommes presque « au bout du chemin ». Actuellement, c’est « eux » (les « élites ») ou nous, les peuples.
                  Il ne faut pas oublier de dire que ce sont eux qui ont, presque, toutes les cartes et qui les distribuent.

                  Très douloureux, pourrait bien être le proche avenir.


                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 11:57

                    Alpo47,

                    Le problème n’est pas de s’occuper de la douleur, mais d’en effacer les causes profondes.

                    Là est l’essentiel.

                    Bien cordialement,


                  • JL JL 6 décembre 2010 11:52

                    Bonjour Philippe vassé. Je me garderai bien de prter un jugement de valeur sur votre analyse. Je vous en propose une autre qui mériterait d’y être confrontée, celle de Frédéric Lordon, et plus précisément, la proposition de nationaliser les banques, ce qu’il appelle, dans l’extrait ci-dessous, un « soulèvement politique ». 


                    Ne pas détruire les banques, les saisir, par F. Lordon, 2/12/10

                    Extraits :
                     
                    « Marx en son temps avait parfaitement perçu que la convulsion est la modalité privilégiée par l’histoire de dépassement des contradictions. Le nexus présent des contradictions de ce qu’il faut bien appeler avec Badiou le capitalo-parlementarisme, contradictions mêlées d’un système économique conduit au désastre par la finance libéralisée et d’un système politique institutionnel qui, en tous les sens du terme, ne répond plus, et n’est donc plus l’instance possible de transformation du premier, ce nexus a épuisé le spectre de ses solutions internes. Si vraiment on en arrive en ce point où, les possibilités d’accommodation « régulière » du système évanouies, ne reste plus que le choix de son renversement, alors il y a cependant quelques raisons de préférer le soulèvement politique à l’insurrection bancaire. Car la seconde nous abat nous-mêmes dans le même mouvement où elle abat ses ennemis, alors que le premier conserve la Banque comme principe mais nous rend les moyens de lui donner la forme que nous voulons – et dont nous avons besoin. »

                    « Après tout le problème est bien plus symétrique qu’on ne croit : la finance peut sans doute nous prendre en otages mais, dès lors qu’il est suffisamment débiteur, l’Etat a aussi les moyens de la ruiner, avec au surplus, derrière, le pouvoir de la ramasser à la petite cuillère et à sa façon... Pour tous ses dangers réels, la faillite technique des banques a au moins un effet intéressant : elle permet de leur mettre la main dessus. Et à pas cher en plus. Les arguments de principe pour une recommunalisation du système du crédit abondent ; la situation de faillite leur offre leurs conditions de réalisation – et même de réalisation modique. Car si la nationalisation intégrale est la première étape du processus de recommunalisation du bien commun bancaire, avant la mutation ultérieure en système socialisé du crédit [19]), la situation critique de la faillite générale offre la possibilité d’opérer cette nationalisation par simple saisie.  » (FL)


                    « La France n’a pas besoin de réformes, elle a besoin d’une révolution. » (Gérard Mordillat)


                    • JL JL 6 décembre 2010 11:54

                      Post scriptum : dans le post ci-dessus, j’ai inversé l’ordre des extraits de ce très long article de Frédéric Lordon, et je le regrette : le sens de l’ensemble en affecté.


                    • latitude zéro 6 décembre 2010 15:31

                      Quelle bouffée d’oxygène !
                      Merci JL pour cet extrait de Frédéric Lordon

                      Je ne résiste à le remettre en 2ième lecture .

                      « Après tout le problème est bien plus symétrique qu’on ne croit : la finance peut sans doute nous prendre en otages mais, dès lors qu’il est suffisamment débiteur, l’Etat a aussi les moyens de la ruiner, avec au surplus, derrière, le pouvoir de la ramasser à la petite cuillère et à sa façon... Pour tous ses dangers réels, la faillite technique des banques a au moins un effet intéressant : elle permet de leur mettre la main dessus. Et à pas cher en plus. Les arguments de principe pour une recommunalisation du système du crédit abondent ; la situation de faillite leur offre leurs conditions de réalisation – et même de réalisation modique. Car si la nationalisation intégrale est la première étape du processus de recommunalisation du bien commun bancaire, avant la mutation ultérieure en système socialisé du crédit [19]), la situation critique de la faillite générale offre la possibilité d’opérer cette nationalisation par simple saisie.  » (FL)

                      En quelque sorte la stratégie du choc de M Friedman , retournée et appliquée aux banques et à la finance actuelle .

                      Juste revanche des peuples
                      « I have a dream »

                      Dans l’ordre des priorités il y a la nationalisation des banques, l’Euro n’est qu’une « arme » très pratique qu’ils utilisent.

                      La moralisation du capitalisme, on attend toujours, piège et perte de temps.

                      Revenir au capitalisme des origines, celui des campagnes Anglaise du XVII siècle, n’est qu’un leurre.
                      Celui ci , partant d’une idée pourtant novatrice et enthousiasmante , n’a su que prospérer sur l’esclavage, l’exploitation du monde par le colonialisme, jusqu’ à ce que nous connaissons aujourd’hui.
                      Personne ne niera les avancées du capitalisme sur le plan matériel et de santé, mais celui ci n’a profiter qu’aux occidentaux, au détriment du reste de l’humanité.
                      Nous ne sommes riches que parce qu’ils sont pauvres.

                      La redistribution n’a fonctionné que pour faire face au bloc soviétique.

                      Aujourd’hui , ce même capitalisme, un capitalisme ’extrémiste« , se retourne contre ses propres populations.( »Voyage dans le monde réel" Bertrand Jacquier )

                       Il est maintenant bien clair que leurs lois du marché se retourne contre nous et que leur capital ne prospérera que sur une nette détérioration de nos conditions de vie et d’une dégradation toujours croissante de l’environnement partout dans le monde.

                      Ces types sont des rapaces sans foi ni loi
                      Il n’y a qu’à les voir se dépecer les états nations, retraite, sécurité sociale, santé, éducation nationale , services publiques, police et bientôt l’armée.
                      Une énorme manne financière à se partager

                      Il n’y a pas d’autres solutions que de leur appliquer la stratégie du choc !!


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 12:03

                      JL,

                      Il est facile de comprendre, derrière les mots académiques, la pensée de l’auteur que vous citez.

                      Si ce qu’il explique est clair, malgré les phrases savantes et les références aux amis du monde académique, je ne saisis pas si l’auteur évoque une décision nationale ou plus large.

                      Par ailleurs, il évacue avec un académisme brillant la question du type de gouvernement qui prendrait de telles mesures positives et nécessaires.....Car un Etat n’est pas neutre, ni son gouvernement formé au hasard par des choix faits hors des réalités sociales vivantes.

                      Bien cordialement


                      • JL JL 6 décembre 2010 12:30

                        Philippe Vassé, je ne peux répondre à la place de F. Lordon, mais ce que je voulais signifier c’est ceci : je crois que ça ne servirait à rien de sortir de l’euro si on ne nationalisait pas, en même temps, les banques.


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 12:54

                        JL,
                        sur votre dernier commentaire, qui ne serait pas d’accord bien que cela relève de problèmes hautement politiques.

                        Bien cordialement,


                      • Dionysos Dionysos 6 décembre 2010 12:05

                        Vous pensez réellement qu’une sortie de l’Euro (outre la complexité de ce retrait) serait une solution miracle protégeant les états de la spéculation ?
                        La situation de la Grande Bretagne est-elle plus enviable ?


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 13:03

                          Dionysos,

                          Quand un nageur se noie, en quoi cela l’aide-t-il de regarder au loin un autre nageur qui s’enfonce ?

                          Votre commentaire est en soi intéressant, mais il s’arrête là où tout commence.

                          Sortir de l’euro est un premier pas libérateur d’un fardeau qui pèse et écrase 16 pays ensemble, ce n’est pas la solution panacée à tous les problèmes, mais c’est le passage obligé vers l’avenir.

                          Ce qui est certain, a contrario, c’est que rester dans la situation actuelle et s’y enfoncer revient à couler bas 16 pays.

                          Quant à la Grande Bretagne, elle a aussi partie liée, comme la Suisse, à la crise de l’euro, et à racine, la spéculation comme moyen de reproduction du capital.

                          Bien cordialement,


                        • Croa Croa 6 décembre 2010 22:25

                          La Grande-Bretagne gère sa livre comme nous le faisons de l’euro et comme nous le faisions du Franc depuis la trahison de 1973.

                          Donc sa situation est la même sauf qu’elle pourrait plus facilement revoir ça que nous....

                           smiley à condition de le vouloir ! smiley


                        • tmd 6 décembre 2010 12:14

                          "La raison principale en est que son caractère dangereux et destructeur des économies, des emplois et des systèmes sociaux nationaux, se manifeste de plus en plus clairement..."

                          On croirait que cette diatribe s’adresse à l’État.

                          Cette analyse sur l’euro, monnaie incohérente qui ne tiendra plus bien longtemps, pose l’État en pandore de vertu face à cet euro honni. Malheureusement, l’État ne peut pas tout, et vouloir un État encore plus fort, encore plus juste, encore plus social, me répugne au plus haut point. Cela a déjà été essayé au siècle dernier avec comme résultats les désastres humains que nous savons tous. C’est une voie sans issue.


                          • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 13:05

                            tmd,

                            Je n’ai pas aperçu le rapport entre l’article et votre commentaire. Etes-vous certain d’avoir commenté sur le bon fil ?

                            Bien cordialement,


                          • tmd 6 décembre 2010 14:17

                            Le rapport est dans la première phrase de mon commentaire qui est issue directement de votre article.

                            De plus, ne faites pas mine de ne pas comprendre le rapport. Votre article condamne de début à la fin l’euro qui gène l’État, qui coûte cher à l’État, qui empêche l’État de faire ce qu’il veut, qui menace l’État, et qui risque de tuer l’État.

                            C’est le bien être des gens qui m’intéresse, pas celui de l’État.


                          • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 17:45

                            tmd,

                            Je ne comprends toujours pas le rapport avec le sujet, même si votre diatribe contre tout Etat peut avoir quelque légitimité.

                            Mais, pour l’heure, il existe bien une crise qui touche 16 Etats, donc aussi votre portefeuille.

                            Au delà de la diatribe anti-Etat et anti-tout, quel rapport avec l’article, c’est ce lien que je n’aperçois pas.

                            Bien cordialement,


                          • tmd 6 décembre 2010 14:25

                            L’État fort, très fort, existe. Il est présent en Corée du Nord, à Cuba, et dans de nombreux pays d’Afrique, en Russie ... Malheureusement, et c’est toujours le cas, un État très fort dérive contre le bien être de ses habitants. Je ne souhaite pas que la France ressemble à un de ces pays.

                            Et à mon grand regret, il n’y a aujourd’hui en France, aucune alternative à la gauche socialo-communiste qui mène au désastre, et à la droite du clientèlisme-conservateur actuel qui mène au même désastre.


                          • latitude zéro 6 décembre 2010 16:15

                            tmd

                            « L’État fort, très fort, existe. Il est présent en Corée du Nord, à Cuba, et dans de nombreux pays »

                            Il faut faire une pause avec les amalgames faciles, Staline, Corée du Nord etc
                            Quand à Cuba, vous ne connaissez RIEN de la réalité de ce petit pays.

                            Il y a une troisième voie qui n’a JAMAIS été appliquée dans les pays occidentaux, c’est un véritable socialisme, adapté à chaque pays, selon ses priorités.

                            Au niveau mondial, une relation marchande équitable en se tournant vers les nouveaux blocs ( BRIC , ALBA , UNASUR et une aide massive et altruiste au plus démunis, ceux qui ont le plus souffert de l’hégémonie US et de l’ultralibéralisme, avec la création d’un nouveau fond de soutien autre que le FMI , Banque mondiale etc...

                            Si c’est le mot « socialisme » qui vous dérange, alors proposez en un autre.

                            Voyez ce qu’il se passe en Amérique latine.
                            L’Europe doit trouver sa voie dans cette direction, adaptée à ses particularismes.
                            C’est une alternative enthousiasmante , un monde multipolaire et solidaire avec une autre ONU pour régler les petites querelles.

                            Et il n’y a pas d’autres alternatives .


                          • Croa Croa 6 décembre 2010 22:34

                            à Tmd,

                            Inutile de voir aussi loin !  Le système étatique en vigueur chez nous de la Libération jusqu’au départ de De Gaule était satisfaisant et il suffirait d’y revenir.


                          • tmd 6 décembre 2010 23:26

                            Vous parlez de ce gouvernement non-élu composé de chrétiens et de communistes qui a instauré notre chère Sécurité-Sociale-que-le-monde-entier-nous-envie.


                          • tmd 6 décembre 2010 23:40

                            @ latitude zéro

                            Concernant les pays du BRIC, je rigole bien quand les syndicats français luttent contre les délocalisations. Dans les faits, ils luttent effectivement contre les travailleurs chinois ! Alors SVP ne me servez pas ces arguments de vouloir aider ces pays. Un peu de cohérence.

                            Aussi à propos de l’Amérique du Sud, et de son socialisme que vous vénérez et aimeriez voir appliqué en France, renseignez-vous sur le Vénézuela. Vous savez ce pays, riche en pétrole, mais dirigé par Chavez. Après bientôt dix années de socialisme, avec des nationalisations à tout va, avec pourtant des discours d’une bonne foi inégalable, et des arguments très sociaux, justes et égalitaristes, on commence à percevoir le résultat : coupures d’électricité quotidiennes, magasins d’alimentation en rupture de tout, niveau de vie en baisse, importation de médecins de Cuba (qui ne pensent qu’à fuir d’ailleurs, vous vous demandez pourquoi ?).

                            La simple rançon du socialisme qui ne peut pas finir autrement qu’en totalitarisme qui asservit son peuple réduit préalablement à la misère.


                          • sam turlupine sam turlupine 12 décembre 2010 18:35

                            C’était un communiqué de la cia, via tmd ; à vous les studios... 


                          • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 13:08

                            Musima,

                            Que dire de plus sur votre commentaire, sinon que l’objectif de la spéculation n’est pas la logique de compétition, mais la reproduction indispensable du capital par le moyen le plus rentable ?

                            La compétition est une arme économique de destruction massive des économies, mais elle n’est, et cela est terrible à exprimer en ces termes, que la conséquence de la spéculation à outrance qui est devenue le volant d’entraînement de l’économie mondiale.

                            Bien cordialement,


                          • cathy30 cathy30 6 décembre 2010 13:10

                            bonjour philippe vassé
                            quand la fed injecte 600 milliard dans l’économie, alors les pays émergeant ne sont pas du tout contents, comme on les comprends. ça joue à qui perd gagne. C’est la guerre ;

                            http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/11/04/04016-20101104ARTFIG00685-la-fed-relance-la-guerre-des-monnaies.php


                            • Philippe Vassé Philippe Vassé 6 décembre 2010 13:26

                              cathy30,

                              Précisons : la FED a injecté plus de 600 milliards de $ américains dans l’économie américaine, cela pour la théorie.

                              Cela a et aura des conséquences diverses sur des pays, mais, par exemple, pas vraiment sur l’Inde, la Chine et les puissances asiatiques non liées maintenant au dollar US.

                              Ce qui a changé est que des puissances financières régionales ont émergé et que leurs économies sont en partie, et pour le moment, peu affectées par les décisions de la FED.

                              Par contre, si la FED a imprimé des dollars, que fait actuellement la BCE avec ses mesures anti-crise qui ne résolvent rien, mais aggravent tout ?

                              Exactement la même chose, à la différence près que la FED essaie de relancer la machine économique américaine en panne alors que la BCE jette ses euros dans les circuits de la pire spéculation, sans rien relancer puisque le mot d’ordre contraire même à la logique en temps de crise est pour les dirigeants de l’UE : austérité et réductions des dépenses, là où il y a urgence à les accroître massivement pour essayer au moins d’enrayer l’effondrement.

                              Comme quoi, des similitudes apparentes ne visent pas les mêmes objectifs, ni les mêmes résultats.

                              Bien cordialement

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