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Accueil du site > Actualités > Europe > De quelle Europe voulons-nous ?

De quelle Europe voulons-nous ?

Depuis sa création au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la communauté européenne (l’Union européenne depuis Maastricht) n’a cessé de se chercher, tant au niveau de ses compétences que de son fonctionnement, ou même de ses frontières. Il est d’ailleurs à noter qu’un an après le cinquantenaire de la signature du Traité de Rome, ces questions restent encore très prégnantes dans le débat européen, et constituent, à n’en pas manquer, les enjeux futurs de l’Union européenne. Dans le contexte d’évolution institutionnelle, avec la probable entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, prévue pour le 1er janvier 2009, si le processus de ratification suit son cours sans heurt, il me semble pertinent de nous interroger sur l’Europe de demain, celle que nous voulons voir perdurer. Comme le soulignait Jacques Delors à la commission, « l’Europe c’est comme une bicyclette, quand elle n’avance pas, elle tombe ». Mais dans quelle direction la faire avancer ?

En proclamant la prochaine présidence française du Conseil comme « citoyenne », le gouvernement français apparaît quelque peu lucide sur la situation actuelle (ne revenons pas sur la procédure de ratification du traité modificatif, peu citoyenne celle-là il est vrai, mais peut-on dénoncer notre système représentatif ?). L’Europe est en perte de vitesse en France et dans une grande partie des pays de l’UE, comme le souligne l’Eurobaromètre, trop peu cité et pourtant réel indicateur du moral des citoyens européens. L’Europe n’est pas le grand projet fédérateur qu’on se plairait à voir déplacer les foules. Les élections européennes sont peu plébiscitées et les médias ne se mobilisent que trop peu souvent pour informer sur le thème de l’Europe et, malheureusement, lorsqu’ils le font, c’est seulement pour dénoncer l’arrivée d’un « plombier polonais » ou rappeler les contraintes des quotas européens. Bref, passons.

Ainsi, la vision historique des Schuman, Monnet, de Gasperi ou autres Adenauer va-t-elle s’éteindre face à cette réalité pessimiste ? Le désir d’Europe va-t-il bientôt fondre comme neige au soleil, jusqu’à disparaître ? « La bicyclette » de Delors va-t-elle tomber pour de bon ? Attention ne dramatisons pas ! Certes, une part croissante des citoyens européens tend à se désintéresser de l’idée européenne, mais n’oublions pas que l’Europe avance à petits pas, jamais sans difficulté. Le même Eurobaromètre cité ci-dessus n’est d’ailleurs pas sans montrer le souhait des citoyens de voir de nouvelles compétences attribuées à l’Union, notamment en matière de politique extérieure.

Pour relancer l’Europe, je ne crois pas à un nouveau traité. Celui-ci apparaît nécessaire dans le contexte actuel - notamment dans l’optique d’une démocratisation accrue, avec le développement de la codécision -, mais non suffisant. Faut-il voir du côté de la présidence française de l’UE qui s’annonce la relance de l’Europe ? Il est trop tôt pour le dire... et la réponse s’annonce sûrement négative.

Une Europe des politiques...

Faisons place à la prospective, qui ne se veut pas comme la solution idéale, mais comme de modestes pistes de réflexion. Deux voies pourraient guider les décideurs politiques, afin d’impulser un nouveau souffle à l’Union européenne et son action. Tout d’abord, l’Europe de demain est celle des politiques. L’Europe ne s’est-elle pas créée avec la Ceca, projet concret qui rassembla au-delà des clivages partisans ? Dans cette perspective, le développement de grands projets communs pourrait être fédérateur (tournés notamment sur les objectifs de la stratégie de Lisbonne).

A ce titre, la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) est un aspect important à faire évoluer. Le monde est aujourd’hui pris entre les puissances émergentes, Chine, Inde en tête et les Etats-Unis, toujours au premier plan, malgré un déclin relatif sur la scène internationale. L’enjeu pour l’Europe est de se positionner pour tirer son épingle du jeu. Pour cela, il lui faut des instruments adéquats en matière de politique étrangère, afin de faciliter sa lisibilité au niveau international, des instruments que le nouveau traité modificatif s’efforce d’apporter. En outre, le volontarisme de certains pays prêts à modeler l’Europe de la défense, comme la France et l’Allemagne pour ne citer qu’eux, ne devrait pas être freiné par certains autres réticents. Au lieu d’imposer un minimum commun contraignant en la matière, ponctué d’opting-out (clause d’exemption), ne serait-il pas plus pertinent et efficace de laisser se former un « noyau dur », porteur d’une vision stratégique commune - comme cela avait été évoqué lors du sommet dit « du chocolat » en 2003 ? A quand ce nouveau « Schengen de la Défense » ? Gageons que la présidence française se fasse active dans ce domaine, porteur d’avenir certain.

... plus proche de ses citoyens.

La deuxième voie qui me semble être primordiale est la réconciliation de l’Europe avec ses citoyens. L’UE a certes connu une période technocratique, dont la commission représentait le rouage essentiel, mais n’était-ce pas nécessaire afin de mettre en place une législation robuste et viable ? Le vent a néanmoins changé, tout du moins la volonté, même si les actes sont parfois plus discrets. La montée du pouvoir parlementaire (donc démocratique !) est une réalité, et il serait injustifié de dénoncer sa place dans le système institutionnel. Les médias ont un rôle majeur à jouer, tant leur puissance est aujourd’hui indiscutable. Travailler de pair avec les institutions, tel pourrait être un défi intéressant. Le projet de média européen, qui se dessine actuellement, n’est-il pas le signe d’une prise en compte de ce besoin cruel d’information ?

A l’aube du XXIe siècle, les défis restent nombreux pour l’Union européenne. Pour cela, des projets concrets, ainsi qu’un volontarisme des décideurs seront de mise. Réjouissons-nous du moral des Européens, qui se déclarent optimistes à 69 % au sujet de l’avenir de la Communauté européenne (source, Eurobaromètre 2007). Non, décidément, l’Europe et les Européens ne sont pas morts !


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47 réactions à cet article    


  • jako jako 15 avril 2008 11:44

    C’est interessant surtout si complète vôtre article par celui-ci : www.agoravox.fr/article.php3

     


    • pino69 pino69 15 avril 2008 11:59

      Je vous cite :

      "La montée du pouvoir parlementaire (donc démocratique !) est une réalité [...]"

      C’est ça oui, et les marmottes, elles emballent le chocolat...

      Soyeons sérieux : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38658

       


      • Alpo47 Alpo47 15 avril 2008 17:22

        Allons, allons, il faut laisser notre jeune auteur dans ces rêves utopiques et idylliques ...

        Laissons le encore quelques temps ignorer le monstre technocratique qui s’installe, la société ultra libérale et sécuritaire, qui a donné le pouvoir au lobbies. En deux mots, une dictature.


      • Nemo 15 avril 2008 12:09

        L’Europe ne pourra être citoyenne que si elle s’implique dans un Contrat social à l’échelle du continent


        • La Taverne des Poètes 15 avril 2008 14:54

          Qui veut d’une Europe menée par le leadership Sarkozy-Berlusconi, avec Brown en guest star et Bush et l’OTAN dans l’ombre ?

           

           


          • MagicBuster 15 avril 2008 14:54

            "De quelle Europe voulons-nous ?"

            Je croyais quel les Français avaient votés non lors du dernier référendum sur l’Europe.

            A priori , cela veut dire que les Français ne sont pas pour l’Europe.


            • jako jako 15 avril 2008 14:57

              Pas pour Cette Europe


            • xray 15 avril 2008 15:15

              Ce son toujours les plus irresponsables et les plus bons à rien qui veulent nous construire l’Europe. On devrait se méfier. 

              Elle est belle ! L’EUROPE ! 



              • Senatus populusque (Courouve) Courouve 15 avril 2008 15:22

                L’Union européenne est dénaturée par la sur-représentation de micro-Etats quasi-fictifs (Malte, Chypre, Luxembourg)


                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 15 avril 2008 15:28

                  ... et par celle de petits Etats comme la Slovénie, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

                  Le scrutin pour l’élection du Parlement européen n’est pas égal, les ressortissants des petits Etats ayant un poids pouvant aller jusqu’à 10 fois le poids des électeurs français ou allemands.


                • luteola luteola 15 avril 2008 16:51

                  tout à fait d’accord. c’est pour ce genre de raisons que j’avais voter contre le traité perso (et pour une mauvaise séparation des pouvoirs)... Pourquoi ne pas envisager comme aux USA une chambre (proportionel à la population) et un sénat (un ou 2 élus par Etats) ? il est clair que Malte et l’allemagne ne jouent clairement pas dans la même catégorie. Pourtant leur poids au sein de l’executif est similaire de fait (1 membre dans le conseil, comme tout le monde, et je suppose un commissaire), et leur nombre de députés surévalués par rapport à leur population. 

                  Si l’europe veut s’organiser en féderation, qu’elle copie la constitution américaine qui est un vrai bijou d’efficacité et de démocratie. Elle tient en quelques pages. Si on nous avait proposé un tel texte en 2005, il serait surement passé...

                  L’europe des banquiers a ruiné bien des rêves sur l’europe par ailleurs... mais c’est un autre sujet...


                • geko 15 avril 2008 18:03

                  Ben oui il doit être plus facile pour une multinationale d’acheter le vote d’un représentant maltais qu’un représentant allemand !


                • faxtronic faxtronic 16 avril 2008 11:34

                  Il n’empeche : tous citoyens europeens devrait etre egaux  : 1 citoyen = 1 voix. Pour l’instant c’est faux en europe.


                • Internaute Internaute 15 avril 2008 15:59

                  L’Europe est la plus grosse arnaque de ce siècle.

                   

                  A partir du moment où les dirigeants européens nient l’existence même des peuples européens, n’ont pas pour objectif affiché leur bien-être et leur rayonnement dans le monde, mais veulent simplement s’asseoir sur un fatras administratif qui met n’importe quel immigrant sur un plan d’égalité avec les autochtones, alors je dis que cette Europe là est nuisible et doit être éliminée le plus vite possible.

                   

                  Non à une nouvelle URSS.

                  Vive une association des nations européennes dans le respect mutuel.


                  • Internaute Internaute 15 avril 2008 16:07

                    Qu’est-ce que signifie cette phrase ...« Le monde est aujourd’hui pris entre les puissances émergentes, Chine, Inde en tête et les Etats-Unis, toujours au premier plan, malgré un déclin relatif sur la scène internationale. L’enjeu pour l’Europe est de... » comme si nous étions sur un champ de bataille.

                     La Chine et l’Inde n’en veulent pas à l’Europe et ne la menacent pas. La vraie menace est interne. Ce sont les députés et les commissaires européens qui nous mettent en concurrence libre et faussée avec les travailleurs de l’Inde et de la Chine. Ce n’est pas le gouvernement chinois qui a éliminé les barrières douanières à l’importation de leurs produits en Europe. Ce sont nos députés, tout seuls comme des grands qui ont commis cet acte anti-européen. Ne nous trompons pas de coupables et n’essayons pas de trouver un hypothétique ennemi extérieur pour forcer une adhésion à cette catastrophe ambulante qui s’appelle l’UE.

                    Le commerce international doit être limité à un commerce de complément et ne pas devenir un commerce de remplacement.

                    L’UE attaque les européens à la fois sur le plan économique en prenant toutes les mesures pour nous appauvrir et aussi sur le plan politique avec sa charte des droits de l’homme (comme si on en avait besoin en Europe) dont la seule fonction est d’affaiblir la position des européens sur leur territoire face à une invasion souhaitée et plannifiée.

                     

                    Sauve qui peut.


                  • Alpo47 Alpo47 15 avril 2008 17:27

                    Mais, voyons, ce n’est pas "l’europe des peuples", c’est l’europe des multinationales ou de "l’oligarchie financière" et de leurs larbins.

                    L’individu, salarié, entrepreneur ... n’y a aucune importance à moins évidemment de servir l’intérêt de ces grands groupes ...


                  • Gzorg 15 avril 2008 16:20

                    De quelle Europe voulons-nous ?


                    Et bien c’est tres simple :

                     -Je ne veux surtout plus de cette Europe.

                    - Je ne veux surtout plus que nous y participions.

                    - Je ne veux surtout plus que nous en soyons membre.

                    - Je désire que l’on quitte la Zone Euro le plus rapidement Possible (pour nous en sortir aussi bien que les pays Européens qui ont refusés cette monaie...).

                    - Je veux que nos frontiéres soit de nouveau sous le controle régalien de l’Etat Français.


                    - Je veux que nous menions une politique protectionniste anti ultra libérale (l’inverse de la politique Européenne).

                    - Je veux que l’état ai le droit de soutenir des politiques industriels fortes.

                    - Je veux que l’état Français ai un droit de regard et de contrôle sur notre banque central.


                    - Je veux que l’état ai 100% des droits sur les décisions qui le concerne et pas un 18% ou un 22% ou je ne sais quel pourcentage minable négocié par les traites qui nous gouvernent.

                    - Je veux qu’on me rende le 12....


                    - Je veux surtout que la démocratie revienne dans mon pays après l’insulte fait au vote du peuple Français par ce parlement de dictateurs oligarchiques.

                    Après et seulement après on pourra parler d’un avenir commun dans une Europe en accord avec la volonté des peuples qui la compose.

                    Quand je me trompe dans mon travail, je ne rattrape pas un truc foireux en colmatant à tout va, je défais tout et je recommence...

                     


                    • Di Girolamo 15 avril 2008 16:57

                      Antoine , l’auteur , après avoir rapidemment évoqué "la procédure de ratification du traité modificatif, peu citoyenne il est vrai" rajoute ::

                      "mais peut-on dénoncer notre système représentatif ?"

                      Alors là j’en tombe à la renverse !

                      S’il y a bien aujourd’hui une chose à dénoncer c’est bien celle là : les très mauvaises performances de notre gouvernance et le dévoiement de notre système représentatif qui ne représente aujourd’hui que lui même : le pouvoir ce sont nos représentants et leurs experts et plus du tout ceux qu’ils sont censés représenter !

                      Les mots n’ont plus de sens aujourd’hui et on dit n’importe quoi ; : par exemple en opposant démocratie représentative et démocratie participative  :

                      un représentant représente , et pour représenter il doit donc s’enquérir de l’avis de celui qu’il représente ; pour que le représenté puisse avoir un avis il faut qu’il soit bien informé et participe au débat

                      bien représenter c’est donc permettre au citoyen de bien participer .

                      Si notre organisation du débat public respectait ce principe et était organisée dans ce sens beaucoup de choses changeraient pour notre pays et pour l’Europe.


                      • libre dissidence 20 avril 2008 09:51

                        Bonjour et bravo pour votre commentaire, et j’ai encore quelques petites choses à rajouter...

                        Comment voulez vous que l’on (article indéfini trés lache) fasse l’Europe alors que :

                        -d’une région à l’autre on se critique (crise Belge)

                        - que d’une catégorie professionnelle à l’autre on se méprise (Public : Privé) Etc..Etc ...

                        Certain matin la seule vue de mon voisin m’emmerde (mais il me le rend bien) ! 

                        Une Europe des citoyens est à mon humble avis impossible ne serait ce que pour les motifs que j’énumére ci dessus ; mais on pourrait en trouver d’autres. Joindre des moyens et des solutions serait la seule option raisonnable mais pour des êtres humains .... Révons...

                        La seule Europe valable et raisonnable est celle qui nous permet au niveau des marchés internationaux de lutter contre l’hégémonie des Super-Puissances (traditionnelles) ou d’étendue géographiques vastes.

                        Les termes définissant l’Europe et les traités venus se rajouter depuis le traité de Rome, ne sont que des accords économiques, par et pour la seule raison que cela est rentable pour les Etats concernés ; et pas nécessairement pour vous ou pour moi.

                        De par mon activité professionnelle , la libre circulation des personnes( pas celle des biens), la suppression du change (pas la suprématie de l’Euro) ; certains projets et actes de cette Europe m’intéressent . Mais d’autres articles déjà présent dans le Traité de Maastricht, dans le projet de constitution Européenne et sa Pseudo ratification en deux temps me génent et me dérangent profondément, ne serait ce qu’intellectuellement. Quand on (àh le lache) m’a demandé mon avis à ces sujets je l’ai donné, mais faire passer de soi-disants textes "constructifs" sans nous consulter : Bel exemple de ce qu’elle nous réserve (l’Europe).

                        Comment voulez vous encore parler de l’individu, du travail, de protection sociale, d’écoute en fait si dès le début l’on (le veule) nous empêche d’en débattre démocratiquement ?De plus rien qu’en france nous avons dèjà tellement de sujets sensibles à régler entre Français, que penser et vouloir régler ces mêmes problèmes au niveau Européen me semble totalement illusoire( pour rester poli).

                        Comment être d’accord à 128 Millions si entre 60 Millions nous n’avons toujours pas des solutions à ces mêmes problèmes présent dans les Etas membres ? 

                        Comment être positif dans l’Europe quand on connait la lenteur de certaines décisions, le budget "Kolossal" de cette institution, et le lobbying actif et entreprenant de certains ? Au niveau National, nous avons déjà du mal a nous faire entendre et comprendre, nous sommes de temps en temps ignorés, pas écoutés, ou pas compris... Alors que c’est à coté que cela se passe ; alors au niveau Européen ????

                        Je suis de toute façon un opposant à cette Europe, et par un bref résumé mon avis est : comment faire confiance à une personne que je ne connais pas, ne verrais jamais, alors que mon voisin m’emmerde(mais il le mérite).

                         

                         


                      • dom y loulou dom 26 avril 2008 12:59

                        amalgamer la démocratie représentative avec la participative ou dite directe... alors là tu fais fort de connerie toi.

                         


                      • dup 15 avril 2008 17:26

                        «  l’Europe c’est comme une bicyclette, quand elle n’avance pas, elle tombe ».

                        Qui vous oblige à monter sur ce vélo ??

                          un type qui voyait clair  :

                        « Pour organiser l’ Europe, qu’on la prenne donc comme elle est, c’est à dire comme un ensemble formé de peuples très distincts dont chacun a, bien à lui, son corps, son âme, son génie et, par suite, doit avoir ses forces. Renvoyons aux géomètres les plans étranges qui prétendent mêler, à l’intérieur des mêmes unités, les contingents de pays divers pour fabriquer l’armée apatride. Où donc les soldats de cette Babel militaire iraient-ils puiser leur vertu ? Si, pour une coalition, il est nécessaire d’instituer entre Etats, par délégation de tous système unique aux échelons supérieurs du commandement, le principe qui domine tout c’est qu’une armée se bat avant tout pour son pays, sous l’autorité de son gouvernement et sous les ordres de ses chefs. Aucune, je dis aucune, de celle que doit fournir l’Europe ne saurait être ni bâtie, ni employée, autrement ».

                         

                        Charles de Gaulle, discours prononcé à Nîmes, 7 janvier 1951.

                         

                         « Y a-t-il une France, une Allemagne, une Italie, une Hollande, une Belgique, un Luxembourg, qui soient prêts à faire, sur une question importante pour eux au point de vue national et au point de vue international, ce qui leur paraîtrait mauvais parce que cela leur serait recommandé par d’autres ? Est-ce que le peuple français, le peuple allemand, le peuple italien, le peuple hollandais, le peuple belge, le peuple luxembourgeois, songeraient à se soumettre à des lois que voteraient des députés étrangers, dès lors que ces lois iraient à l’encontre de leur volonté profonde ? Ce n’est pas vrai ! Il n’y a pas moyen, à l’heure qu’il est, de faire en sorte qu’une majorité étrangère puisse contraindre des nations récalcitrantes. Il est vrai que, dans cette Europe « intégrée » comme on dit, il n’y aurait peut-être pas de politique du tout. Cela simplifierait beaucoup les choses. En effet, dès lors qu’il n’y aurait pas de France, pas d’Europe, qu’il n’y aurait pas de politique faute qu’on puisse en imposer une à chacun des six états, on s’abstiendrait d’en faire… »

                         

                        Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, le 15 mai 1962.

                         

                        « Pas d’ union européenne, disaient-ils, sinon par une intégration à direction supranationale ! Pas d’union européenne, si l’Angleterre n’en fait pas partie ! Pas d’union européenne, sauf à incorporer dans une communauté atlantique ! » Pourtant, il est clair qu’aucun des peuples n’admettrait de confier son destin à un aréopage principalement composé d’étrangers. De toute façon, c’est vrai pour la France. Il est clair également, que l’Angleterre, grande nation et grand état, l’accepterait moins que quiconque. Il est clair enfin, que, fondre dans une politique multilatérale atlantique le position de l’Europe, ce serait en sorte qu’elle-même n’en ait aucune et, dès lors, on ne voit pas pourquoi elle en viendrait à se confédérer. »

                         

                        Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au palais de l’Elysée, 31 janvier 1964.

                         

                        « On peut faire des discours sur l’Europe supranationale. Ce n’est pas difficile : il est facile d’être un jean-foutre »

                         

                        Charles de Gaulle Réception à l’Elysée, 10 juin 1965

                         

                        « La France savait aussi bien que quiconque, en tout cas beaucoup mieux que ceux qui ne sont pas européens, qu’il ne peut y avoir d’Europe qu’en vertu des ses nations, que, de par la nature et l’histoire, notre continent est tel que la fusion n’y est que confusion, à moins qu’elle ne soit l’oppression, qu’on n’est pas un européen si l’on est un apatride, que, par exemple, Chateaubriand, Goethe, Byron, Tolstoï pour ne parler que des romantiques n’auraient rien valu du tout en volapük ou en espéranto, mais qu’ils sont toujours de grand écrivains de l’Europe parce que chacun d’eux s’inspira du génie de son pays. »

                         

                        Charles de Gaulle, conférence de presse tenue à l’Hôtel Continental, 12 novembre 1953.

                         

                        « Dante, Goethe, Chateaubriand, appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement italien, allemand et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé, écrit en quelque « espéranto » ou « volapük » intégré… »

                         

                        Charles de Gaulle, conférence de presse tenue au Palais de l’Elysée, 15 mai 1962.

                         

                        « Chaque peuple est différent des autres, avec sa personnalité incomparable, inaltérable, irréductible. Si vous voulez que des nations s’unissent, ne cherchez pas à les intégrer comme on intègre des marrons dans une purée de marrons. »

                         

                        « C’est en vertu de cette destination de l’Europe qu’y régnèrent les empereurs romains, que Charlemagne, Charles Quint, Napoléon, tentèrent de la rassembler, qu’Hitler prétendit lui imposer son écrasante domination. Comment, pourtant, ne pas observer qu’aucun de ces fédérateurs n’obtient des pays soumis qu’ils renoncent à être eux-mêmes ? Au contraire, l’arbitraire centralisation provoquera toujours, par chocs en retour, la virulence des nationalités. Je crois donc qu’à présent, non plus qu’à d’autres époques, l’union de l’Europe ne saurait être la fusion des peuples, mais qu’elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement. »

                         

                        Charles de Gaulle, Mémoires d’Espoir, pages 181

                         


                        • Arnes Arnes 15 avril 2008 18:40

                          Le personnage que vous citez est un megalomane echappé du 19eme siecle, siecle au cours duquel l’exacerbation des nationalismes a debouché sur les atroces boucheries de la 1ere moitie du 19eme siecle.

                          Si la construction européene n’avait servi qu’à établir la paix entre les citoyens de l’Europe, cela seul la justifierait.

                           

                           


                        • Gzorg 15 avril 2008 19:10

                          Votre réaction est typique de la doxa Européenne qui voudrais nous faire croire que si nous avons connu la paix c’est grace à l’Europe...

                          Il n’y a rien de plus faux !

                          L’Europe a été incapable de maintenir la paix en ex Yougoslavie.

                          Si la france n’a connu aucune guerre depuis la seconde guerre mondiale, c’est justement grace a celui que vous traitez de mégalomane...

                          350 Ogives nucléaires dans des silos ont garanties et garantirons pour toujours la paix à la France...l’Europe n’a rien à voir là dedans.

                          Retournez prendre des cours d’histoire avant de juger un homme à qui nous devons justement la paix depuis 50 ans...


                        • dup 15 avril 2008 19:22

                          Monstre blague ! la paix a été concretisée par De Gaulle et Adenauer , bien avant les têtes d’oeufs de bruxelles. Ce ne sont pas les nationnalisme qui sont à l’origine des guerres ,mais bien l’idée d’un fou qui voulait une grande Europe . Ainsi que le grand capital qui veut un marché unique . Zéro en histoire !


                        • docdory docdory 19 avril 2008 14:47

                           @ dup 

                          Tout est dit ! Le traité de Lisbonne , c’est la deuxième mort de De Gaulle , et également la mort de la France ( et des autres nations européennes ) . Seule l’Irlande peut encore nous sauver par son référendum ! Si le non passe en Irlande , je me saoulerais de joie à la Guinness ! Qu’importe la gueule de bois du lendemain !


                        • dom y loulou dom 26 avril 2008 13:08

                          pauvre con... tu crois qu’on veut ceci ou cela... pauvre type... tu n’aimes pas voir la dictture qui est déjà sur ta gueule et tu conspues ceux qui ont essaié de ramener notre société vers une once de raison et de civilisation.

                          Mais libre à toi de devenir un bon petit tueur en afghanistan si c’est tout ce que tu attends de la vie. 

                           

                          L’europe voulue par un fou... pauvre fils de brutus, pauvre abruti.


                        • nounoue david samadhi 15 avril 2008 18:07

                          c’est ce que nous voulons :)


                          • mandrier 15 avril 2008 19:27

                            Ce que vous nommez "Europe", est une dictature en formation....

                            Il n’y a pas lieu de respecter ceux qui malgré un "non", bricolent un "oui" !..

                            A quand les camps de concentration (aux normes "CE" !!!) pour rééduquer ou éliminer les opposants ?


                            • dup 15 avril 2008 20:39

                              aux usa ils ont une petite avance ,mais comme c’est la meme elite attendez vous au pire

                              http://www.dailymotion.com/group/MANIPULATION/video/x4dkbg_camps-de-concentration-fema_politics

                              europe de merde !!!

                               


                            • phiconvers phiconvers 15 avril 2008 20:40

                              En voyant les réactions suscitées par votre article, je me prends pour quelques instants à espérer que notre peuple a en effet conscience de l’imposture anti-démocratique qu’est devenue l’Europe.

                              De fait, la construction européenne est aujourd’hui le refuge de nos responsables politiques pétris de lâcheté et d’incapacité à innover au profit de leurs nations. Faute de parvenir à réformer intelligemment notre pays, nos gouvernements français successifs ont cherché à transférer à un niveau supranational les responsabilités qui leur avaient été confiées. Il s’agit là d’une trahison.

                              Reste à savoir comment les peuples régiront à la dérive anti-démocratique croissante de cette fuite en avant. Aucun parti "de gouvernement" n’ose revenir en arrière et assumer ses responsabilités. Regardez l’abandon programmé de l’obligation de référendum sur l’entrée de la Turquie...

                              Rappelons-nous que la commission européenne n’a aucune légitimité démocratique et que l’idée selon laquelle l’Europe nous a apporté la paix est un mensonge lamentable. L’argument de la masse critique nécessaire pour assurer la prospérité de nos pays ne résiste pas à l’analyse (regardez la Norvège, Singapour, la Suisse, la Nouvelle-Zélande, parmi d’autres pays indépendants qui s’en sortent très bien).

                              Ne trahissons pas la spécificité de chaque peuple européen.


                              • D13D 15 avril 2008 21:36

                                Je suis Européen et je suis convaincu que l’Europe peut être une bonne chose, surtout quand je lis la virulence des nationalistes qui contrairement à ce qui est écrit plus haut ont toujours été les premiers à partir en guerre contre nos voisins.

                                Ce qui me déplait dans l’Europe que nous bâtissent nos politiques, c’est qu’ils nous imposent un système ultralibéral. Pensez qu’aujourd’hui il n’existe toujours pas de "Droit des Affaires" européen. Ce n’est pas pour rien. Il n’existe pas de société européenne, c’est quand même un comble quand on a commencé par la CECA (Comunauté Européenne du Charbon et de l’Acier).

                                Ce qui me déplait également beaucoup, c’est ce "Principe de Précaution" inscrit dans la nouvelle constitution (cessons de l’appeler Traité, ce mot n’a été inventé que pour que Sarkozy puisser renier le vote des Français). Pour moi, le principe de précaution est un empêchement d’inventer et d’avancer or, dans notre monde, ceux qui n’avancent pas reculent.

                                Je pense que le problème essentiel de l’Europe est d’être construite par des homme politiques qui, pour la plupart, y sont opposés et qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour la rendre détestable à leurs concitoyens car, à l’origine, la construction de la CEE était une forte demande des habitants et surtout de la jeunesse de nos pays. Posez-vous la question : pourquoi ça a changé ?

                                Maintenant, certains hommes politiques sont tentés par un destin "supranational" mais beaucoup de petits chefs qui n’ont déjà pas une envergure départementale ont du mal à accepter qu’ils ne puissent plus dans l’avenir traiter les affaires en famille comme avant et les médias, dont le rôle pourrait être d’informer vraiment et d’ouvrir le citoyen au monde, sont aux ordres.

                                L’Europe que j’aimerai avoir est une Europe ouverte, citoyenne, démocratique, basée sur la charte universelle des droits de l’Homme et donc avec des niveaux décisionnels réduits à un gouvernement Européen, des régions et des communes (comme en Allemagne, pas comme en France). Une Europe attentive à proposer un avenir à TOUS ses citoyens

                                Je suis bien conscient que ce n’est pas demain que je verrai une telle Europe mais ça ne coûte rien de réver un peu.


                                • millesime 16 avril 2008 00:37

                                  je prépare une réponse sur ce que l’on peut en attendre comme citoyen européen, mais dans un premier temps j’en resterais à la pratique...je connais bien évidemment "mon" député européen, mais je ne sais pas du tout ce qu’elle fait à Strasbourg, le groupe auquel elle appartient, ses actions etc...

                                  rares sont les informations qui me parviennent des votes favorables ou défavorables qu’elle est amenée à faire, (et je crois ne pas être le seul dans cette situation), de sorte que l’Europe..hélas..semble réservée aix technocrates.. !


                                  • millesime 16 avril 2008 01:00

                                    "Si l"Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance vouée à l’échec.

                                    Bien sûr l’Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre.

                                    Mais l’Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Europe c’est le partage consenti d’une souveraineté et la souveraineté c’est le peuple.

                                    A chaque grande étape de l’intégration européenne, il faut donc solliciter l’avis du peuple, sinon nous nous couperons du peuple. Si nous croyons au projet européen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.

                                    Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la communauté européenne et la communauté nationale ?"

                                    (NICOLAS SARKOZY , LE 9 MAI 2004.... !!!)

                                    quel chemin parcouru depuis .... ! sans autres commentaires.. !

                                     

                                     


                                    • nounoue david samadhi 16 avril 2008 01:26
                                      ARME SONORE DE DISSUASION ANTI-ADO

                                       

                                      Bruxelles refuse d’interdire le Mosquito, "arme sonore de dissuasion anti-ado"

                                       

                                      La Commission européenne a refusé, mercredi 2 avril, d’interdire le Mosquito, un petit boîtier muni d’un haut-parleur émettant des ultra-sons audibles uniquement par les adolescents, estimant qu’il incombait à chaque Etat membre de prendre une telle décision. Bruxelles a refusé de répondre aux demandes du ministre de la jeunesse belge, Marc Tarabella, qui voulait que l’objet soit intégré au système Rapex, qui permet d’informer rapidement les autres membres de l’Union européenne sur un produit jugé dangereux par un pays.

                                      Le Mosquito, également connu sous le nom plus vendeur de Beethoven, a été inventé par un ingénieur gallois, Howard Stapleton. Il s’agit, selon lui, de la première "arme sonore de dissuasion anti-ado". Elle émet un son puissant et désagréable dans une fréquence oscillant entre 17 000 et 18 000 hertz, donc inaudible pour l’oreille moins fine d’un adulte, et avec une puissance n’excédant pas 95 décibels. Interrogé par l’AFP, Howard Stapleton dément avoir voulu créer "des zones sans enfants" et affirme que son invention doit bénéficier d’une législation pour être utilisée. Il propose notamment que les usagers signent un contrat dans lequel ils acceptent de ne se servir de l’appareil que contre des comportements antisociaux.

                                      Très prisée en Grande-Bretagne, "l’arme sonore" a été testée dans d’autres pays européens, notamment au Pays-Bas et en Suisse. Dans la commune d’Aywaille-Remouchamps, en Flandre, une agence bancaire a dû renoncer, au début du mois de mars, à l’utiliser face aux plaintes de parents, selon le quotidien Le Soir. Depuis, aucun autre appareil n’a été installé en Belgique, selon l’association de consommateurs belge Test achats, qui affirme que les utilisateurs du Mosquito pourraient être "poursuivi légalement" pour "atteinte à l’intégrité physique", car les ondes donnent des maux de tête qui peuvent parfois être violents.
                                       
                                      L’OPPOSITION DEMANDE L’INTERDICTION EN FRANCE

                                      En France, l’objet est vendu depuis 2006 par la société IBP France pour un montant de 905 euros l’unité. Selon Le Parisien, sa distribution était "confidentielle" jusqu’à ces derniers mois. Depuis, les ventes ont explosé. Des particuliers, des municipalités et des bailleurs sociaux auraient notamment acquis l’objet, selon le président de l’entreprise.

                                      Le débat autour de son utilisation a provoqué un tollé au sein de la classe politique française. Le Parti socialiste a dénoncé "un type de dispositif [qui] tend à criminaliser la jeunesse, en assimilant tous les jeunes à des voyous ou des délinquants", demandant au gouvernement "d’interdire la commercialisation" de ce "répulsif". Le Parti communiste rejoint cette position, déclarant que "de telles armes de dissuasion urbaine doivent être interdites dans les plus brefs délais".

                                      Au nom de l’Etat, la ministre du logement, Christine Boutin, et la secrétaire d’Etat à la ville, Fadela Amara, ont regretté que l’on soit arrivé "à un tel degré de stigmatisation et d’exclusion des jeunes" et ont insisté sur le fait que leur "priorité est d’assurer un cadre de vie décent et de qualité à tous (...) au lieu de prendre des mesures douteuses, sans concertation avec la population et dont l’efficacité reste à démontrer".

                                      LEMONDE.FR avec AFP et Reuters


                                      • wesson wesson 16 avril 2008 10:09

                                        Bonjour,

                                        l’europe aujourd’hui, c’est ça :

                                        oui oui oui, ououi, ouoiouioui, oui oui, wiwi les nonistes sont des cons ouiouiouioui oui wiwi woui ouioui oui il n’y a pas d’autre alternative vivi oui ouououi oooouuuuuui ouiouiooui les fachistes rouges sont contre l’europe ouiouioui vi ouioui les anti-europes sont des terroristes islamistes ououiouiouioui

                                         

                                        Tout ce que l’europe produit comme débat aujourd’hui, c’est un choix binaire entre la doxa ultralibérale actuelle et la corée du nord.

                                         

                                        voilà l’europe, sac à loobies, son parlement fantoche et ses commissions non élues qui décident de tout au détriment des peuples.

                                        Ce n’est pas de cette europe là, ce bouclard à multinationale, que je veux.


                                        • plume plume 16 avril 2008 10:30

                                          en lisant toutes ces réactions , on peut se demander pourquoi aujourd’hui personne n’est dans la rue en train de bloquer le pays pour faire change tous ça ....

                                          étrange non , comment cela est possible ?

                                          une piste peux être :

                                          Beaucoup de parole et pas grand chose dans le pantalon voila le problème de l’Europe .... et de ses citoyens


                                          • foufouille foufouille 16 avril 2008 11:33

                                            vas y ds la rue.....tu verras des crs


                                          • faxtronic faxtronic 16 avril 2008 11:38

                                            Ah bon, et le non du refrendum transformé en oui par le pouvoir, c’etait pas une tentative pour changer les choses peut etre. Ah, tu veux une revolution. Une revolution n’a jamais nourri que d’autre puissant.


                                          • plume plume 16 avril 2008 11:59

                                            le vote .... pour élire qui ?

                                            la pétition , pour dire on ne veut plus de vous ,changer votre politique , oui mais qui va la prendre en compte votre pétition ?

                                            qui va la faire appliquée ? notre président !! les députes qui votent pour les OGM !!! une commission européenne peut être !! un fantôme !!! Carlita !!!!

                                            les solutions pour se faire entendre se compte sur le bout des doigts

                                            et la seul qui à mon sens peu marche et la sortie dans la rue de TOUS LES CITOYENS DE L’EUROPE

                                            mais bon faut pas rêve ...

                                            les bureaucrates de bruxelle peuvent dormir sur leur 2 oreilles, rien ni personne ne viendra les réveiller


                                          • foufouille foufouille 16 avril 2008 13:37

                                            voter pour qui ? big probleme. ni UMP ni PS. les verts cumulards aussi et adepte des taxes. le pen honnete, raciste sauf si il a besoin des voies de megret.....bove s’est arange avec le juge pour eviter la prison......besancenot veut s’allier au ps, soit il a rien compris, soit opportuniste. bayrou a serre la main a juppe car "c’est un homme bien". le pc s’abstient souvent de voter......reste arlette qui vit ds son hlm....cde villiers et son fils homo.......les autres petits partis de nature inconnus : faut voir qui les soutient cumulards ou des bolufer/chevenement.

                                            les petitions ca marche pas tjrs. "pas de zero de conduite " a marche, la loi a ete ameliore : pas "d’expertise" psy a 3a.

                                            toute maniere, si tu fait rien ou vote pas ou blanc, t’es sur que ca changera pas

                                             

                                             

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