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Accueil du site > Actualités > Europe > Donald Tusk, le nouveau Président de l’Europe

Donald Tusk, le nouveau Président de l’Europe

Parcours d’un Européen devenu le premier des Européens.

L’annonce a été faite à la fin de l’été, lors du Conseil Européen de Bruxelles du 30 août 2014, après beaucoup d’hésitations et de tergiversations. Donald Tusk venait d’être nommé successeur d’Herman Van Rompuy. Ce lundi 1er décembre 2014, il prendra donc officiellement ses fonctions de nouveau Président du Conseil Européen, pour un mandat de trente mois, probablement reconduit pour faire cinq ans comme son prédécesseur. Et comme son prédécesseur, Donald Tusk était le chef du gouvernement de son pays au moment de sa nomination.

Dans les rumeurs qui ont précédé cette nomination, plusieurs noms avaient été évoqués, certains plausibles, comme l’ancien Président du Conseil italien Enrico Letta, et d’autres assez improbables, comme l’ancien Premier Ministre français Jean-Marc Ayrault. L’Italie a été cependant honorée puisque au même Conseil Européen, la Ministre italienne des Affaires étrangères (depuis le 22 février 2014) Federica Mogherini a été désignée Haut Représentant (Haute Représentante ?) de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.


Une orientation de centre droit : démocrate, libéral et européen

Le positionnement politique de Donald Tusk (57 ans) est au centre droit, dans des inspirations classiques de la démocratie chrétienne : très favorable à la construction européenne et à l’amitié avec l’Allemagne, libéral en économie, partisan de l’économie de marché, défenseur de l’orthodoxie budgétaire (limiter les déficits), et il reste plutôt conservateur sur les sujets de société, comme l’avortement, l’euthanasie, la légalisation de la drogue et le mariage gay.

En politique étrangère, il fait partie des responsables européens qui veulent la plus grande fermeté face à Vladimir Poutine, notamment dans la cris ukrainienne, tandis que la sociale-démocrate Federica Mogherini (41 ans), soutenue par Matteo Renzi, l’actuel Président de l’Union Européenne, est réputée beaucoup plus indulgente vis-à-vis de la Russie.

Donald Tusk était alors le Président du Conseil polonais (l’équivalent de Premier Ministre) depuis le 16 novembre 2007. Il avait gagné les élections législatives et succédé à Jaroslaw Kaczynski, le frère jumeau du Président Lech Kaczynski (1949-2010) mort le 10 avril 2010 dans le crash de Smolensk avec plusieurs autres personnalités politiques polonaises.

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Donald Tusk devra donc incarner l’Union Européenne, en espérant qu’il abandonnera la transparence quasi-ectoplasmique de son prédécesseur choisi pour ne faire de l’ombre à aucun chef d’État et de gouvernement. Il parle couramment l’allemand, mais parle assez laborieusement l’anglais et pas du tout le français. Son nom avait été le premier choix de la Chancelière allemande Angela Merkel.


Le jeu complexe des partis issus de Solidarnosc

Né le 22 avril1957 à Gdansk, la famille de Donald Tusk a toujours eu les difficultés d’une minorité qui vivait aux frontières entre l’Allemagne (Dantzig) et la Pologne (Gdansk), au point d’être oppressée autant par les nazis que par les communistes.

Historien, spécialiste du général Pidulski (1867-1935), une figure marquante du patriotisme polonais, Donald Tusk milita dès 1980 en faveur du syndicat Solidarnosc à Gdansk puis, après la fin du communisme, il fut élu député en 1991 (à 34 ans) et a presque toujours été réélu parlementaire (sauf entre 1993 et 1997), dans des circonscriptions parfois différentes (Gdansk, Varsovie, etc.). Il avait participé à la création de son parti libéral démocrate (KLP) dont il est devenu président en 1991. Le KLP avait gagné 37 sièges en 1991 sur le slogan : « Ni à droite, ni à gauche, mais tout droit vers l’Europe ».

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Soutenant le gouvernement d’Hanna Suchoka (68 ans) en fonction du 8 juillet 1992 au 26 octobre 1993, le KLP l’a accompagné dans l’impopularité, et en 1993, il dégringola en dessous de la barre de 5% et n’obtint aucun élu à la Diète (la chambre basse). En 1994, le KLP a fusionné avec l’Union de la liberté (UW) et Donald Tusk fut élu sénateur en 1997 jusqu’en 2001 où il retrouva son siège à la Diète. L’Union de la liberté a soutenu le gouvernement de Jerzy Buzek (74 ans) pendant cette période (du 31 octobre 1997 au 19 octobre 2001).


Leader de l’opposition

Donald Tusk a échoué, face à Bronislaw Geremek (1932-2008), dans la conquête du leadership de l’Union de la liberté, parti créé par Tadeusz Mazowiecki (1927-2013). Cet échec l’a fait quitté ce parti pour fonder la Plateforme civique (PO) le 24 janvier 2001, avec l’ancien ministre Andrzej Olechnowski (67 ans), le Président (maréchal) de la Diète Maciej Plazynski (1958-2010), lui aussi future victime de Smolensk, et le soutien de Lech Walesa (71 ans). Donald Tusk fut vice-président de la Diète de 2001 à 2005. Dès le 1er juin 2003, il est devenu président de ce parti de centre droit qui a réussi à progresser fortement aux élections suivantes. La coalition gouvernementale était alors de centre gauche.

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Les élections législatives du 25 septembre 2005 ont bouleversé le paysage politique polonais en renvoyant sévèrement dans l’opposition la coalition de centre gauche du Premier Ministre sortant Marek Belka (62 ans) et en donnant le pouvoir aux conservateurs des frères Kaczynski qui ont doublé leur score avec 27,0% des voix et 155 sièges sur 460 (soit un gain de 111 par rapport aux élections du 23 septembre 2001). Plateforme civique a également énormément progressé en doublant sa représentation avec 24,1% des voix et 133 sièges (soit 68 de plus qu’en 2001).

Contrairement à ce qui avait été dit pendant cette campagne électorale, les conservateurs et le centre droit ne sont pas parvenus à trouver un accord et Plateforme civique est restée dans l’opposition tandis que le nouveau gouvernement, nommé le 19 octobre 2005, a pu s’appuyer sur le Parti paysan polonais, l’extrême droite et les populistes d’Andrzej Lepper.

Candidat à l’élection présidentielle, en tête dans les sondages (qui lui donnaient même autour 50% en septembre 2005), Donald Tusk a été effectivement placé en tête du premier tour du 9 octobre 2005 avec 36,3% face à Lech Kaczynski avec 33,1% ; le troisième fut Andrzej Lepper (1954-2011) avec 15,1%. Mais Donald Tusk échoua au second tour du 23 octobre 2005 au profit de Lech Kaczynski qui remporta largement l’élection avec 54,0% grâce au vote rural.

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Donald Tusk prit la présidence du groupe parlementaire de son parti du 5 novembre 2005 au 5 décembre 2006 tout en conservant la présidence même du parti. Ce fut donc lui qui dirigea la campagne de Plateforme civique pour les élections suivantes, qui furent anticipées par la dissolution du 7 septembre 2007, rendue inéluctable après l’explosion de la coalition antieuropéenne et conservatrice dirigée par le parti des frères Kaczynski, Droit et justice (PiS).


Premier Ministre de Pologne

Donald Tusk remporta largement les élections législatives du 21 octobre 2007 en progressant encore de la moitié des sièges, avec 41,5% des voix et 209 sièges sur 460 (soit 76 de plus qu’en 2005). Le parti des frères Kaczynski a paradoxalement progressé aussi avec 32,1% des voix et 166 sièges (11 de plus qu’en 2005) mais ses anciens alliés populistes ont, eux, été laminés. Au Sénat, Plateforme civique a presque doublé ses troupes avec 60 sièges sur 100, dépassant la majorité absolue. De plus, depuis que les élections sont libres, la participation électorale n’a jamais été aussi élevée que ce 21 octobre 2007 avec 53,9% (le 25 septembre 2005, elle n’avait été que de 40,6%).

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Le 16 novembre 2007, Donald Tusk prit officiellement ses fonctions de chef du gouvernement polonais à la tête d’une coalition de 238 députés en alliance avec le Parti paysan polonais représenté par 31 députés. L’intermède eurosceptique et conservateur des frères Kaczynski n’aura duré que deux ans.

Après le crash de l’avion présidentiel à Smolensk, Jaroslaw Kaczynski, porté par la vague d’émotion après la mort de son frère, a cru pouvoir revenir au pouvoir lors de l’élection présidentielle. Mais ce dernier n’est arrivé que deuxième avec 36,5% des voix au premier tour du 20 juin 2010, derrière Bronislaw Komorowki (62 ans), le candidat sans charisme de Plateforme civique soutenu par Donald Tusk et Président de la Diète, qui a atteint 41,5%. Alors que l’écart s’est resserré, Bronislaw Komorowski fut élu au second tour du 4 juillet 2010 avec 53,0% face à Jaroslaw Kaczynski. Plateforme civique a donc été le grand gagnant de ces dernières élections.

Lors des élections législatives du 9 octobre 2011, en pleine présidence polonaise de l’Union Européenne, la représentation parlementaire est restée pratiquement identique à la précédente de 2007, à l’exception de l’arrivée d’un nouveau parti, le Mouvement Palikot (créé à partir d’une scission de Plateforme civique), qui s’est placé en troisième position avec 10,0% des voix et 40 sièges, au détriment du centre gauche qui a perdu la moitié de ses sièges avec seulement 8,2%. Les deux principaux partis (opposés) ont perdu quelques sièges mais restent dominants : Plateforme civique avec 39,2% des voix et 207 sièges sur 460 a obtenu son quitus pour un nouveau mandat, et le parti de Jaroslaw Kaczynski avec 29,9% et 157 sièges n’a perdu que 9 sièges.

Durant ses sept années au pouvoir, Donald Tusk a remis la Pologne dans la perspective européenne, en réduisant les impôts pour attirer les entreprises (tout en augmentant la TVA et certaines taxes sur le diesel, le tabac, l’alcool), et en investissant dans un nouveau réseau routier. L’objectif a été de faire entrer la Pologne dans la zone euro pour 2015. Sous sa présidence polonaise, l’Union Européenne a pris la décision d’accueillir la Croatie en son sein.

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Il a également cherché à rétablir le lien de confiance entre le peuple et le pouvoir, même si sa réforme constitutionnelle n’a pas pu aboutir en 2009 ; elle prévoyait notamment la réduction du nombre des parlementaires, la suppression de l’immunité parlementaire et la fin du droit de veto du Président de la République. Résolution favorable au régime parlementaire, il voulait réduire au maximum les pouvoirs présidentiels, échaudé par sa mauvaise expérience de cohabitation avec Lech Kaczynski qui avait bloqué beaucoup de ses réformes.

Donald Tusk a laissé la tête du gouvernement polonais le 22 septembre 2014 à Ewa Kopacz (58 ans), qui présidait la Diète depuis le 8 novembre 2011, députée depuis 2001 et ancienne Ministre de la Santé du 16 novembre 2007 au 8 novembre 2011. Devenue populaire depuis trois mois, elle a également succédé à Donald Tusk à la présidence de Plateforme civique le 8 novembre 2014.


L’incarnation d’une Europe unie après des élections européennes calamiteuses

La nomination d’un représentant de "l’autre Europe", celle du mauvais côté du Rideau de fer, à la tête du Conseil Européen (l’équivalent de chef d’État ou de "modérateur" des sommets européens, créé par le Traité de Lisbonne, la fonction exécutive étant laissée au Président de la Commission Européenne) est un signe concret et fort de l’unité européenne. C’est la seconde désignation d’une telle nature après celle de Jerzy Buzek à la tête du Parlement Européen du 14 juillet 2009 au 17 janvier 2012.

Avec la prise de fonction de Donald Tusk ce 1er décembre 2014, toutes les institutions ont été (enfin) renouvelées après un (très) long processus qui a commencé avec les élections européennes du 25 mai 2014. Six mois laborieux pour installer la nouvelle législature pour cinq ans, jusqu’en été 2019.

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Les étapes principales ont été la désignation de Jean-Claude Juncker le 27 juin 2014 à la tête de la Commission Européenne (confirmée le 15 septembre 2014 par le Parlement Européen), et la ratification par le Parlement Européen le 22 octobre 2014 de la composition de la nouvelle Commission Européenne qui a pris ses fonctions le 1er novembre 2014.

La première mesure concrète de cette législature européenne a été le plan d’investissement portant sur 315 milliards d’euros (seulement 21 sont financés pour l’instant), présenté par Jean-Claude Juncker ce mercredi 26 novembre 2014, qui devrait créer 1,3 million d’emplois d’ici à la fin 2017 et rajouter 2,3% de croissance en plus. Il faudra alors choisir les projets qui seront choisis, étant donné qu’il y a déjà 700 milliards d’euros de projets déposés sur le bureau de Bruxelles.

Quant à l’événement historique qui s’est déroulé durant cette législature, il a déjà eu lieu avec le discours tenu le 25 novembre 2014 par le pape François devant les parlementaires européens à Strasbourg, dénonçant le manque de souffle d’une Europe qui devrait être à la pointe des combats pour la dignité humaine, quelle qu'elle soit.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 novembre 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le pape pour le renouveau de l'Europe.
Jean-Claude Juncker.
Conseil Européen du 30 août 2014.
Composition de la Commission Juncker (10 septembre 2014).
Les propositions européennes de VGE.
La Pologne de 1989.
La Pologne de 2010.
Poutine devant Tusk.
Jerzy Buzek.
Bronislaw Geremek.
Jean-Paul II.
Stefan Wyszynski.
Le général Jaruzelski.
Zbigniew Messner.
Tadeusz Mazowiecki.
Andrzej Lepper.
Irena Sendlerowa.
Effervescence à Bruxelles.
Résultats des élections européennes du 25 mai 2014.
Déni de démocratie pour le Traité de Lisbonne ?
Guy Verhofstadt
La France des Bisounours à l'assaut de l'Europe.
Faut-il avoir peur du Traité transatlantique ?
Le monde ne nous attend pas !
Martin Schulz.
Jacques Delors.
Jean-Luc Dehaene.
Débat européen entre les (vrais) candidats.
Les centristes en liste.
Innovation européenne.
L’Alternative.
La famille centriste.
Michel Barnier.
Enrico Letta.
Matteo Renzi.
Herman Van Rompuy.
Gaston Thorn.
Borislaw Geremek.
Daniel Cohn-Bendit.
Mario Draghi.
Le budget européen 2014-2020.
Euroscepticisme.
Le syndrome anti-européen.
Pas de nouveau mode de scrutin aux élections européennes, dommage.
Risque de shutdown européen.
L’Europe des Vingt-huit.
La révolte du Parlement Européen.
La construction européenne.
L’Union Européenne, c’est la paix.
L'écotaxe et l'Europe.

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14 réactions à cet article    


  • pierre 28 novembre 2014 09:59

    grand ami de l’Amérique et ennemi viscéral des Russes, les carottes sont t’elles cuites et bien cuites ?


    • lsga lsga 28 novembre 2014 12:24

      Mais les USA et la Russie sont alliés CONTRE l’Europe. L’Ukraine en a été la démonstration. Alors que TOTAL, Margerie et l’oligarchie française avaient tenté de faire main basse sur les réserves d’énergie fossile en Ukraine ; les USA et la Russie se sont mis d’accord pour nous refaire le coup de la guerre froide et ainsi priver l’Europe de milliards de litres de gaz. 

       
      Hey : réfléchissez. 

    • eau-du-robinet eau-du-robinet 28 novembre 2014 10:12

      Bonjour Sylvain,
      .
      « La première mesure concrète de cette législature européenne a été le plan d’investissement portant sur 315 milliards d’euros (seulement 21 sont financés pour l’instant), présenté par Jean-Claude Juncker ce mercredi 26 novembre 2014, qui devrait créer 1,3 million d’emplois d’ici à la fin 2017 et rajouter 2,3% de croissance en plus. »
      .
      Mais ou veuillent t-ils trouver cet argent ?
      .
      L’Europe na aucun projet ambitieux pour rétablir une justice sociale, bien au contraire !
      .
      L’Europe pourrait par exemple se prendre réellement à la fraude fiscale ... surtout celles des très grandes entreprises (la dite optimisation fiscale ou le détournement fiscale « dit légal ») !
      .
      La fraude fiscale coûte 2000 milliards d’euros par an à l’Europe !
      .
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/09/la-fraude-fiscale-coute-2000-milliards-d-euros-par-an-a-l-europe_3492352_3234.html
      .
      Franchement l’oligarchie se moque des peuples européens avec son plan d’investissement ... c’est un enfumage qui à pour but de dire « L’Europe à fait si ou l’’Europe à fait ça » sans réllement s’attaquer aux problèmes en se prenant aux racines des problèmes.
      .
      http://www.polemia.com/jaccuse-loligarchie/
      .
      http://www.dailymotion.com/video/xxk59v_programme-upr-proposition-n-6-articles-123-63-du-tfue_news


      • Jelena 28 novembre 2014 10:27

        « Donald Tusk », ça ne fait pas très polonais... C’est un amerloque qui est à la tête de l’UE.


        • pierre 28 novembre 2014 10:46

          Oui aussi, sur les photos il ressemble à l’acteur d’orange mécanique.


        • BA 28 novembre 2014 11:44

          Italie :

          Chômage : 13,2%. Record historique battu.

          Chômage des jeunes : 43,3%. Record historique battu.

          Vendredi 28 novembre 2014 :

          Italie : le chômage atteint un niveau record en octobre à 13,2%.

          Le taux de chômage en Italie s’est établi en octobre au niveau record de 13,2% de la population active, selon des chiffres provisoires publiés vendredi par l’Institut national des statistiques (Istat).

          Il s’agit du taux de chômage le plus élevé enregistré depuis la création des statistiques mensuelles (en 2004) et trimestrielles (en 1977).

          http://www.romandie.com/news/Italie-le-chomage-atteint-un-niveau-record-en-octobre-a-132/541370.rom


          • Gollum Gollum 28 novembre 2014 11:54

            Donald Tusk un vrai faucon et sans doute un vrai con aussi. Le futur le montrera probablement. En tous les cas très pro US ce qui va bien dans le sens de l’Histoire telle qu’elle est en train de s’écrire.


            • lsga lsga 28 novembre 2014 12:22

              La population européenne a voté massivement à Droite, pour les conservateurs. Ils ont le président qu’ils ont demandé. la racaille homophobe doit se réjouir.

               
              Par contre, appeler cette grenouille de bénitier un « Libéral », c’est vraiment se foutre de la gueule du monde. Donald Tusk n’est ABSOLUMENT PAS un libéral. Il défend la bureaucratie européenne, la bureaucratie bancaire, l’emprise morale de l’État sur ses citoyens sodomites ; il ne défend pas du tout la liberté individuelle. 

              • Piotrek Piotrek 28 novembre 2014 14:09

                Tusk c’est le candidat idéal.

                C’est un opportuniste. A la fois tactique et conférencier subtil, il pourrait tenir un petit moment à Bruxelles car il en connait très bien les avantage, et il saura camoufler les inconvénients sous le tapis. Et si il ne fait pas le poids, pas grave, c’est le fusible idéal, ce n’est qu’un polonais, on le remplacera par un portugais ou un slovène.

                Quelques questions-réponses importantes :
                1) La Pologne est-elle un pays pro-européen ?
                Oui et non. Pour comprendre pourquoi, il faut se replacer dans l’optique du pognon (comme toujours)

                Non car, bien que la Pologne soit dans l’UE, elle n’a pas l’Euro comme monnaie et 68% de polonais sont contre l’Euro, c’est étrange mais cette position est facilement explicable par le...

                Oui, car pour un pays mineur de l’UE, l’Europe est synonyme d’une avalanche monstrueuse de subventions.
                - Les politiciens peuvent se faire mousser (voir mettre dans leurs poches) avec quelques projets grandioses avec l’argent tombé du ciel et sécuriser les prochaines élections.
                - Les oligarques vont faire des investissement gratuitement sous le couvert de « modernisations nécessaires », les débouchés et leurs volumes de production vont se trouver démultipliés, et donc ils trouveront de l’investissement privé à l’étranger très facilement pour racheter des concurrents en difficulté ou s’étendre massivement pour atteindre la taille européenne requise (concentration de capital, montée du chômage, concentration des richesses)
                N’oublions pas les autres pays qui profitent d’un nouveau pays : nouvelle immigration qualifiée à prix imbattable, multitude d’entreprises à racheter (dont celles à privatiser par la suite), multitude ce clients à conquérir... une mine de croissance.
                - Pour l’homme de la rue, reste une promesse. Il est très facile pour l’oligarchie de convaincre la population à signer le deal, sous couvert d’occidentalisation et de modernité.

                2) Que pensent les polonais de la nomination de Tusk ?
                La satisfaction patriotique et l’impression d’être devenu un « grand pays européen » deviennent très vite parsemée de doutes : « pourtant on veut pas rentrer dans l’Euro » « Tusk n’a pas le profil, c’est un épicier politique comme les autres » Et l’on sent clairement monter des doutes.
                Les polonais sont naturellement suspicieux de leur gouvernement et de jour en jour ils commencent à douter sérieusement de l’Europe (et des USA), pas un jour sans un reportage à la télé qui le démontre (l’arnaque de l’alternative au gaz russe par Merill Lynch, l’embargo russe qui a mis les producteurs polonais à genoux, la destruction de la production traditionnelle remplacée par les normes industrielles...)

                3) La Pologne est-elle en bonne santé ?
                Oui et non.
                Oui car la Pologne est très peu endettée (en tant que pays, car l’endettement privé monte en flèche)
                Non pour toutes les autres raisons. La Pologne est de le même état que les autres pays européens. En quelques années après la chute du mur, elle a suivi la même trajectoire (pseudo)capitaliste que les pays de l’Ouest : les années glorieuses, l’opportunisme politique et économique, la décrépitude des organes publics...
                Si la Pologne devrait ne serait-ce que rapatrier ses ressortissants éparpillés à travers toute l’Europe, tous ses indicateurs passeraient à catastrophiques.

                Donc Tusk c’est un choix doublement malin :
                - En choisissant un polonais, on sait que sa rhétorique va réussir à cacher le fait que l’Europe est un montage bénéficiant à l’oligarchie uniquement (par le transfert des richesses publiques), Tusk maîtrise ce double language face à une population qui n’a plus l’impression d’avoir reçu que donné à l’Europe. Il va savoir très exactement comment nous faire croire à ce mensonge.
                - Tusk a été choisi peu après l’explosion de la crise Ukrainienne. Il est la caution d’une sortie de ce problème par le haut :
                Cas ou l’on persévère en Ukraine : Tusk connait sur les bout de ses doigts la situation à l’Est de son pays. Ce n’est pas un anti-russe, c’est un pro-business. Il devrait donc être capable de déminer le terrain sans se ridiculiser.
                Cas ou l’on recule sur l’Ukraine : Economiquement, la Pologne perdrait son avantage compétitif à l’entrée d’un voisin plus pauvre qui serait traité comme elle. Un autre eldorado plus à l’Est la remplacerait. Tusk saura faire une reculade européenne sans que celle-ci perde la face.

                A mon avis, il va y avoir une reculade sur l’Ukraine : sa situation actuelle n’est pas favorable à l’investissement étranger. Le business à l’européenne nécessite une bonne visibilité à moyen terme.
                La motivation du citoyen lambda en Ukraine pour descendre dans la rue c’était mettre fin à la corruption généralisée de l’état sous Viktor Yanukovych. Le corrupteur Petro Poroshenko l’a remplacé en manipulant les franges en suggérant implicitement que les corrupteurs ne peuvent être corrompus ! Carrouf, la Banque Lézard, Le Crédit à Bricoles doivent le trouver encore trop cher je pense smiley


                • JP94 28 novembre 2014 19:19

                  Une phrase résume l’idée de l’article : Donald Tusk doit représenter l’UE . 


                  1) Il n’est pas élu : il ne représente que le pouvoir qui le met en place .

                  2) donc il ne représente pas les peuples et en aucun cas l’intérête de quelque peuple que ce soit .

                  A part piquer nos impôts pour les transformer en investissements qui rapportent au patronat délocalisant plus à l’Est ou plus au Sud en Europe , qu’a fait l’UE ? 

                  - D’abord le plan Marshall a contribué à fixer les USA économiquement en Europe et donc à la vassaliser .
                  - Ensuite cette UE est une sorte de continuation du plan Marshall : les pays de la CEE , une fois les dictatures fascistes déchues en Europe ( et pas par la volonté de la CEE qui a laissé subir le fascisme en Espagne et au Portugal au sein même de l’Europe de l’Ouest des décennies après 1945 , une fois donc cette étape menée , ont prélévé sur nos impôts ( l’Espagne et le Portugal étant ruinés ) pour nourrir des prédateurs investisseurs dans ces pays . 
                  La population locale voyant cette manne a accepté cette transition la privant de la seule légitimité possible , celle des républicains en Espagne et d’un socialisme à la Portugaise au Portugal .

                  3ème étape de ce plan Marshall : filer notre fric aux actionnaires et à un patronat à l’Est : 

                  tout ceci procède de l’augmentation du capital fixe , processus décrit par Marx : au terme de ce cycle on est dans une crise systémique , structurelle donc insoluble sur les bases de cette société capitaliste démocratique : on aboutit à la guerre ou à un expansionnisme qui ne fait que retarder l’échéance et agraver la crise inéluctable . 

                  • vesjem vesjem 28 novembre 2014 22:33

                    "La première mesure concrète de cette législature européenne a été le plan d’investissement portant sur 315 milliards d’euros (seulement 21 sont financés pour l’instant), présenté par Jean-Claude Juncker ce mercredi 26 novembre 2014, qui devrait créer 1,3 million d’emplois"

                    c’est sûr que c’est pas 135Millions ?


                    • lloreen 28 novembre 2014 23:32

                      Président de l’ Europe ?
                      Ah bon ?
                      Par l’ opération du Saint Esprit ?


                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 29 novembre 2014 08:04


                        Re-Bonjour,
                        .
                        " Durant ses sept années au pouvoir, Donald Tusk a remis la Pologne dans la perspective européenne, en réduisant les impôts pour attirer les entreprises (tout en augmentant la TVA et certaines taxes sur le diesel, le tabac, l’alcool), et en investissant dans un nouveau réseau routier. L’objectif a été de faire entrer la Pologne dans la zone euro pour 2015. « 
                        .
                        Avec quel »miracle" Donald Tusk à t-il mis la Pologne dans la perspective européenne ?

                        .

                        La Pologne a perçu 15,735 milliards d’euros de la part de l’Union européenne, la plus importante contribution par rapport aux autres pays européens. La plus grande partie de cette somme a été allouée pour des actions de cohésion économique et sociale (10,5 milliards). En deuxième position viennent les dépenses consacrées à la conservation et la gestion des ressources naturelles. La Pologne est le pays de l’UE qui reçoit le plus en terme d’aide à la cohésion économique et sociale.
                        .
                        La Pologne a effectivement de quoi s’estimer heureuse. Avec 106 milliards d’euros d’aides prévus jusqu’en 2020, le pays va en effet représenter à lui seul près d’un neuvième des aides accordées par Bruxelles. Mieux, Varsovie touchera sur la période davantage qu’entre 2007 et 2013, bénéficiant de 4 milliards d’euros supplémentaires. Une situation qu’il était difficile d’imaginer à l’heure où la totalité des Etats européens devait s’apprêter à faire des sacrifices majeurs. De quoi faire dire au Premier ministre Tusk qu’il avait vécu « le plus beau jour de sa vie ».
                        http://www.lepetitjournal.com/varsovie/economie/140102-budget-europeen-bonne-operation-polonaise
                        .
                        Pour les polonais c’est le jackpot de faire partie de l’UE ...
                        La France perd chaque année 7 milliards d’euros/ans avec l’adhésion à l’UE !!!
                        .
                        La France devrait y participer à hauteur de 22,2 milliards d’euros, soit 16,4% du total du budget européen, selon une des annexes du Budget 2014.
                        http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/04/23/09005-20130423ARTFIG00607-pres-de-400000-travailleurs-a-bas-cout-en-france.php
                        .
                        La France est le 3e pays contributeur net au budget de l’Union européenne, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni et le 2e pays bénéficiaire des dépenses européennes.
                        .
                        Ne me parlez surtout pas de solidarité !!!! 
                        .
                        Il n’existe pas de solidarité en Europe !
                        Quand je pense aux nombreux travailleurs détachés qui travaillent en France tout en payant leur cotisations en Pologne et concurrencent les travailleurs (français et étrangers) qui payent leurs impôts et cotisations sociales en France, je me demande ou est la solidarité ? ! C’est de l’anti-solidarité .... On leur offre des emplois (aux travailleurs détachés) mais sans qu’il y à la solidarité de leurs part de payer leurs cotisations sociales en France.... !
                        .
                        Près de 400.000 travailleurs à bas coût en France
                        http://www.lefigaro.fr/emploi/2013/04/23/09005-20130423ARTFIG00607-pres-de-400000-travailleurs-a-bas-cout-en-france.php
                        « À vos problèmes de main-d’œuvre, nous avons la solution ! Économisez 30 % grâce à l’Europe et au détachement de personnel ». Cette publicité roumaine diffusée en France résume l’attrait du statut européen de travailleur détaché. Polonais, Allemands, Roumains ou encore Portugais, ils seraient entre 360.000 et 440.000 employés en France sous ce statut, indique dans son rapport, présenté mardi, le sénateur Éric Bocquet (CRC).
                        .
                        L’Union Européenne dépense environ 50 milliards d’euros par an en subventions agricoles. Les aides financières de l’UE et des pays membres sont destinées au départ à soutenir et promouvoir entre autres, l’agriculture écologique. Que des subventions puissent à cet effet, être détournées par millions au bénéfice de plantations de noix inexistantes en Pologne, est une réalité que peu de gens connaissent. Le gouvernement polonais a entrepris depuis quelques changements ; il n’empêche que d’après certains initiés, des millions auraient encore été versés sur des comptes douteux, pendant des années. Il pourrait s’agir en 2009 d’environ 30 millions d’euros qui auraient été distribués pour des plantations existantes ou fictives.
                        http://www.bio-marche.info/web/Europe/Pologne/UE/363/379/0/7919.html
                        .
                        La politique de la commission Européenne est entrent de ruiner la France ...
                        L’hiver dernier les restos du cœur ont distribué plus d’un million de repas !!!
                        Le nombre des chômeurs et travailleurs pauvres s’élève à 9,5 millions de personnes !! !
                        .
                        Cela fait 30 ans qu’on nous promet un autre (meilleure Europe), une promesse non tenu et mensongère, car cette Europe à été crée par et pour l’oligarchie financière...
                        .
                        Conclusion : Il faut sortir de UE et de l’EURO
                        http://www.dailymotion.com/video/x27iozn_programme-de-l-upr-complet_webcam
                        .

                        • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 29 novembre 2014 22:27

                          ... vient d’être nommé... par qui ?
                          Pas par nous

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