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Accueil du site > Actualités > Europe > Élections européennes : Être gouverné ou se gouverner

Élections européennes : Être gouverné ou se gouverner



Les élections européennes se déroulent du 22 au 25 mai 2014.
Il s'agit d'élire 751 députés européens représentant les 28 États membres de l'Union européenne au sein d'un Parlement européen.

Le vote se déroule sur 4 jours.
Jeudi le 22 mai, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ouvrent le bal.
Vendredi le 23, l'Irlande et la République tchèque iront voter.
Samedi le 24, c'est au tour de Chypre, d'une partie des départements outre-mer de la France, la Lettonie, Malte et la Slovaquie.
Reste dimanche le 25, le jour le plus important puisque ce sera le reste que l'Europe qui se rendra aux urnes, soit : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Hongrie, la Grèce, l'Italie, la Lituanie, le Luxembourg, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovénie et finalement la Suède.

28 États membres, c'est la cacophonie et les gros mènent les petits.
Plusieurs langues, plusieurs régions géographiques différentes, plusieurs cultures, des forces, des faiblesses et des ressources totalement inégales.
Bref, un cirque qui met tout le monde au pas en commençant par la monnaie unique qui triche les économies en éliminant le taux de change pouvant aider les plus vulnérables.

Les Pays n'ont pas tous le même poids. 
L'Allemagne est la plus représentée avec 99 sièges, suivi par la France, l'Italie et le Royaume-Uni avec chacun 72 sièges. L'Espagne et la Pologne ont quant à eux une représentation de 50 sièges. 
On peut dire que ces six Pays avec l'accord de quelques "suiveux" peuvent facilement mener le bal. Les 22 Pays restants se retrouvent donc avec un gouvernement honorifique qui n'a pratiquement plus aucun pouvoir chez lui.
L'Europe décide !

Et qui mène l'Europe ?
Les mêmes qui mènent la quasi-totalité du monde. Une clique oligarchique [1] (comme ceux qui vont prendre le pouvoir en Ukraine, lors de cette parodie d'élection de dimanche au même moment que l'élection européenne) une clique qui contrôle l'économie mondiale au niveau énergétique, agroalimentaire, économique, pharmaceutique et militaire.

Pourquoi s'intéresser à l'Europe si nous vivons en Amérique ?
Parce que l'Europe c'est tout comme la ZLÉA (zone de libre-échange des Amériques) et ça rejoint le traité transatlantique de libre-échange qui se discute derrière plusieurs portes closes.

Chaque annonce de ces "accords" de libre-échange nous est présentée comme une sorte de "victoire" ! On nous fait applaudir notre propre exploitation, la délocalisation de nos industries, le dumping des multinationales, l'abandon de nos frontières économiques équilibrant nos disparités géographiques, énergétiques et de matière première ainsi que le maintien de notre niveau de vie (salaires). 

Ces traités de libre-échange touchent à bien des points névralgiques de nos économies respectives nationales. On comprend pourquoi les "négociations" se font dans le plus grand secret [2]

Comme le souligne Jack Dion, le directeur adjoint de la rédaction de Marianne, traité de libre-échange ou « Traité transatlantique : moins on en parle, mieux ils se portent » [3].

Le mois dernier (avril 2014), dans le Figaro, le journaliste économique, Jean-Michel Quatrepoint, nous offrait une analyse du fameux Traité transatlantique. À travers sa vision, il nous présente le dessous des cartes de ces accords [4] en bonnes parties secrètes.

Aussi dans le Figaro toujours en avril dernier, le sénateur Jean Arthuis s'oppose fermement au traité de libre-échange transatlantique actuellement négocié par les États-Unis et les autorités européennes.
Une analyse solide [5] présentée avec une fermeté surprenante. De quoi faire réfléchir à ce qu'on nous fait applaudir.

Nous constatons que de plus en plus de citoyens des différents Pays d'Europe prennent conscience qu'ils ont perdu le contrôle de leur Pays. Leur gouvernement est devenu un pantin de la gouverne européenne. Leur destinée, leur économie, leur mode de vie, leurs emplois leur échappent.
Un éveil sérieux se fait, voilà pourquoi un des derniers sondages en France place les partis « eurosceptiques » en tête [6].

La réalité prend le dessus sur l'endoctrinement et la propagande mondialiste.
Des documents de réflexion [7] compensent les discours soporifiques servant à endormir l'électorat.
Le nationalisme devient un enjeu plus important.

Le Front National ce parti hyper diabolisé, prend de l'ampleur.
La diabolisation s'effrite comme on pouvait en juger à Paris le 1er mai dernier lors du discours de Marine Le Pen.

Un vrai discours politique [8] qui nous change des radotages truffés de clichés éculés qu'on nous offre depuis déjà trop longtemps.

Un discours qu'il faut écouter. Des propos qui ne s'adressent pas uniquement aux Français ou aux Européens, mais qui s'adressent à tous les peuples désireux de redevenir, comme le disait Jean Lesage [9], « maîtres chez eux ».

Le monde est en lutte.
La lutte ne se fait plus entre le communisme et le capitalisme, mais entre le mondialisme et le nationalisme.

Serge Charbonneau
Québec


[1] Comment David Rockefeller et ses amis dirigent le monde
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/comment-david-rockefeller-et-ses-105085

[2] Traité transatlantique : nouvelles négociations secrètes à 5 jours des élections
http://www.humanite.fr/traite-transatlantique-nouvelles-negociations-5-jours-des-elections-532267

[3] Traité transatlantique : moins on en parle, mieux ils se portent
http://www.marianne.net/Traite-transatlantique-moins-on-en-parle-mieux-ils-se-portent_a238930.html

[4] Traité transatlantique : le dessous des cartes, par Jean-Michel Quatrepoint
http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/04/25/31002-20140425ARTFIG00296-traite-transatlantique-le-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php


[5] 7 bonnes raisons de s'opposer au traité transatlantique
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/04/10/31001-20140410ARTFIG00323-jean-arthuis-7-bonnes-raisons-de-s-opposer-au-traite-de-libre-echange-transatlantique.php

[6] Élections européennes : le FN caracole en tête des sondages
http://www.rfi.fr/europe/20140519-elections-europeennes-le-fn-le-pen-melenchon-valls-ps-caracole-tete-sondages/

[7] Document vidéo : « Les enjeux du Traité transatlantique »
http://www.dailymotion.com/video/x1tm5pj_les-enjeux-du-traite-transatlantique_webcam

[8] 1er mai 2014 - Discours de Marine Le Pen à Paris
https://www.youtube.com/watch?v=N9YWb-YsPEc#t=13

[9] Archive de Radio-Canada : « Maîtres chez nous »
http://archives.radio-canada.ca/politique/provincial_territorial/clips/1080/


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27 réactions à cet article    


  • Anaxandre Anaxandre 22 mai 2014 13:53

      « La lutte ne se fait plus entre le communisme et le capitalisme, mais entre le mondialisme et le nationalisme. »

     Cette « lutte » entre le capitalisme et le communisme ne fut bien souvent que de façade, et d’ailleurs à bien y regarder, qu’est-ce que l’UE sinon une forme de« mix » des deux idéologies ?

     Ce qui est sûr, c’est que ce que vous appelez la lutte entre « le mondialisme et le nationalisme » n’est pas nouvelle, elle n’est à mon sens que la continuation sous d’autres formes de la seconde guerre mondiale. Et sinon, pourquoi - pour peu qu’on soit en désaccord avec certains des piliers de l’idéologie dominante (immigrationnisme, cosmopolitisme, métissage, libéralisme, « ouverture » au monde, individualisme, consumérisme, mariage homosexuel, etc - nous ressortirait-on sans cesse du « Hitler », du « Nazi », de la « bête immonde », de l’antisémitisme à toutes les sauces ?

     Je vous le redis : nous sommes encore dans la continuité de 1945 et le communisme n’a jamais été LE véritable adversaire. Une preuve ? Les « capitalistes » ne se sont-ils pas alliés et entendus avec les « communistes » contre les nationalistes ?...


    • Serge Charbonneau Serge Charbonneau 22 mai 2014 14:50

      Le monde n’est pas figé.
      Nous avons fait un bout de chemin depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

      La guerre froide, le plan Condor étaient aussi réels que le mur de Berlin.

      L’Allemagne de l’Est existait bel et bien. Aujourd’hui il n’y a qu’une seule Allemagne.
      Le monde a changé, Anaxandre, il ne faut pas minimiser les changements.

      Aussi la technologie a changé.
      Il y a 20 ans nous ne pouvions nous entretenir aussi rapidement d’un continent à l’autre.
      Nous ne pouvions écrire et publier mondialement.
      Le monde a changé, Anaxandre.

      Il faut lire Charles de Gaulle, Anaxandre.
      Ce grand politicien était un visionnaire.
      Il décrivait l’Europe et décrivait le danger de la mener où elle est rendue.

      Il n’y a pas que l’Europe, il y a le monde entier.
      Partout les frontières économiques tombent et ouvrent la porte à l’exploitation des richesses et des Humains.

      Les gouvernements nationaux qui se tiennent debout sont combattus partout.
      Pensons à tous ces Pays d’Amérique latine qui ont pris leur Pays en main.
      Pensons à ces assassinats ou emprisonnements de politiciens africains qui souhaitaient faire de même. 
      Pensons même à ces supers puissances que sont la Chine et la Russie et qui se font ridiculement menacés parce qu’ils refusent d’emboiter le pas aux politiques mondiales imposées par les fameux FMI, OMC et Banque Mondiale. 

      Les luttes contre le capitalisme existent toujours et ce mal persiste, cependant ce néo-capitalisme, néo-libéralisme, néo-conservatisme passe par le contrôle des Pays et des populations. Partout dans nos Pays occidentaux on réduit le pouvoir des gouvernements nationaux au profit des entreprises privées et du fameux libre-échange.

      Aujourd’hui la confrontation principale se fait entre le mondialisme et le nationalisme.
      Par « nationalisme » il faut entendre cet esprit patriotique qui place son Pays avant les intérêts étrangers, qui place le bien-être de la population avant le profit des multinationales.

      Il faut nationaliser et non privatiser.
      Le gouvernement, ça devrait être le peuple et non l’économie étrangère et l’entreprise privée.


      Serge Charbonneau
      Québec


    • lsga lsga 22 mai 2014 14:53

      les gouvernements socialistes d’Amérique du Sud ne sont pas nationalistes. 

       
      Même Chavez, qui est pourtant le plus limite sur la question, a permis la création d’une ébauche de monnaie commune pour l’Amérique du Sud, a permis la création d’infrastructures continentales au détriment des infrastructures nationales (ex : chemin de fer, autoroutes, etc.), et militait activement pour le droits des immigrés à se déplacer librement. 
       
      Si De Gaulle était un grand homme politique, alors Franco et Mac Carthy aussi. 

    • Anaxandre Anaxandre 22 mai 2014 15:12

       Par « nationalisme » il faut entendre cet esprit patriotique qui place son Pays avant les intérêts étrangers, qui place le bien-être de la population avant le profit des multinationales.

       C’est bien l’illustration - dit d’une autre manière, et en plus mesuré - de ce que j’affirme plus haut.


    • Serge Charbonneau Serge Charbonneau 22 mai 2014 15:16

      Visiblement, Isga, vous êtes trop jeune pour avoir connu de Gaulle et vous avez aussi manqué de curiosité en ne lisant pas ses biographies et ses mémoires.

      Le comparer à Franco ou à Joseph McCarthy est plus que ridicule.

      Concernant le « sucre » (prononcez le « soucré ») proposé par Chavez comme monnaie d’échange pour contrer le dollar US, il est équivalent du Dinar Or que voulait implanté Kadhafi ou encore la volonté de Saddam Hussein de transiger le pétrole en utilisant une autre monnaie que le dictatorial $ US.

       

      http://www.alterinfo.net/Quel-avenir-pour-le-dollar-en-tant-que-monnaie-de-facturation-du-petrole_a2197.html


      Plusieurs Pays désirent utiliser une autre monnaie d’échange que le fameux $ US qui a le pouvoir de contrôler un peu trop l’économie mondiale et de la rendre totalement virtuelle.

      On imprime comme on veut ces fameux billets verts et depuis l’abandon de leur équivalence en or, ils ne valent guère mieux que de l’argent de Monopoly.


      Soyez un peu plus sérieux dans vos remarques, mon ami.


      Serge Charbonneau
      Québec


    • lsga lsga 22 mai 2014 15:23

      Bon, la bonne nouvelle, c’est que vous êtes assez vieux pour avoir connu les années 50, et que donc vous allez bientôt rejoindre ceux qui à cette époque là disaient : « c’était mieux avant ! ».

       
      Moi aussi je vais connaitre les années 50 : les années 2050. 
       
      Dans les années 2050, il apparaîtra très clairement que :
       
      - Dans les années 30, des révoltes socialistes éclataient partout dans le monde pour réclamer plus de droits sociaux

      - Que dans les années 40, la 2nd Guerre Mondiale a été déclenchée avant tout pour mettre fin à ces mouvements de protestations en noyant le monde dans un bain de sang.

      - Que dans les années 50 (1950), un fascisme doux a été mis en place un peu partout dans le monde, lâchant quelques progrès sociaux sur le modèle des années 30, mais permettant aux Oligarchies Nationales de garder le pouvoir (ex : Mac Carthy, De Gaulle, Franco).
       
      aaaah ! dire que bientôt les années 50 sembleront aussi loin à nos petits enfants que Napoléon ne vous parait loin à vous. C’est beau la mort, ça permet à des générations entières de vieux cons de disparaître. 

    • lsga lsga 22 mai 2014 13:59

      Lol, les nations sont en train comme prévue de se faire anéantir par le Capitalisme, avec la famille et tous le reste des valeurs féodale. La résistance des « Nations » contre le « Mondialisme » aboutira au même résultat que la résistance des Provinces contre Paris : à l’échec.

       
      Il n’y a pas de lutte et il n’y a jamais eu de lutte entre « Capitalisme » et « Communisme ». Le second vient après le premier, ils ne se croiseront jamais. Il y a lutte entre le prolétariat et l’Oligarchie. Cette lutte, quand le niveau technologique et scientifique le permettra, provoquera le passage du Capitalisme au Communisme. 
       
       


      • Serge Charbonneau Serge Charbonneau 22 mai 2014 14:54

        Donc si on vous comprend bien, on se croise les bras et on attend que le miracle se produise !

        Je crois qu’il faut au moins aller voter pour espérer un changement.
        Le défaitisme ne mène à rien.

        Serge Charbonneau
        Québec


      • lsga lsga 22 mai 2014 14:57

        Le défaitisme ? 

         
        Lol.
         
        Nous avons presque gagné : les nations vont crever, et le marché mondiale va unifier le prolétariat. 
         
        VICTOIRE !
         


      • Anaxandre Anaxandre 22 mai 2014 15:02

          smiley smiley smiley


      • JL JL 22 mai 2014 15:07

        ’’Cette lutte, quand le niveau technologique et scientifique le permettra, provoquera le passage du Capitalisme au Communisme. ’’

        Ce que vous taisez c’est le fait que ce communisme là que vous nous annoncez Isga pourrait bien être le pire des goulags pour la plèbe cependant que les maîtres - comment les appelait-on en URSS ? - se prélasseront dans leurs paradis artificiels aussi bunkerisés que décadents.


      • lsga lsga 22 mai 2014 15:08

        non, ça y en a être pas possible précisément à cause du développement technologique.

         
        Le Fascisme (ce qu’était l’URSS) n’est possible qu’à un niveau technologique et scientifique faible. 

      • JL JL 22 mai 2014 15:20

        La technologie, les drônes, les caméras de surveillance, les satellites, la reconnaissance automatique de faciès, la NSA, etc, etc,

        Isga, vous êtes aussi ignorant que bavard incorrigible.

        Vous ne méritez aucun intérêt. Désolé.

        Taisez vous et instruisez vous et surtout ne confondez pas instruction et conditionnement.


      • lsga lsga 22 mai 2014 15:28

        L’augmentation de la complexité de la technologie la rend de moins en moins contrôlable par une élite restreinte. Il faut au contraire toujours plus de prolétaires formés, à un haut niveau de compétence, pour être capable de l’utiliser. 

         
        Ainsi, alors que les Oligarchies Nationales maîtrisaient parfaitement le circuit de l’information à l’époque de la Télé, l’Oligarchie Internationale aujourd’hui (pourtant beaucoup plus puissante) est incapable de contrôler Internet. 
         
        Les drônes sont bon marchés et facile à programmer : ils serviront plus aux forces progressistes révolutionnaires qu’aux forces réactionnaires. Avant, pour avoir un soldat, il fallait être capable de payer uniforme et solde, et seul l’Oligarchie pouvait se permettre ce luxe. Bientôt, grâce aux technologies que vous décrivez, même le plus pauvre des syndicats pourra se doter d’un Drône.
         
        Vous êtes réactionnaires. 
        Je suis progressiste. 

      • lsga lsga 22 mai 2014 17:38

        vala, aristoto a compris.

         
        Quand le coût des armes baisse, la probabilité d’une révolution augmente, et celle d’une guerre mondiale baisse. 

      • César Castique César Castique 22 mai 2014 17:45

        « Vous êtes réactionnaires. 

        « Je suis progressiste. »

         Nous sommes lucides, vous êtes halluciné smiley smiley

         Vos vieilleries d’idéaux du XVIIIe-XIXe siècles sont déjà tombés en désuétude. 

         Un type de chez vous, Eugène Enriquez, se posait, navré, les questions suivantes :

         Pourquoi les hommes, se voulant guidés par le principe de plaisir et les pulsions de vie, aspirant à la paix, à la liberté et à l’expression de leur individualité, et qui, consciemment, disent désirer le bonheur au profit de tous, forgent-ils le plus souvent des sociétés aliénantes favorisant plus l’agression et la destruction que le vie communautaire ? Pourquoi édifient-ils des institutions fonctionnant plus comme des organes de répression que comme des ensemble où l’acceptation de la règle favorise la réalisation de soi et la constitution d’une identité à la fois solide et souple ? 

         Il n’a pas apporté la bonne réponse, puisqu’il reste progressiste.

        La bonne réponse, la voici donc : les hommes tels qu’il les décrit -  guidés par le principe de plaisir et les pulsions de vie, aspirant à la paix, à la liberté et à l’expression de leur individualité, et qui, consciemment, disent désirer le bonheur au profit de tous - est une artificielle spéculation d’intellos qui ne correspond en rien aux réalités immémoriales de la nature humaine. Et c’est pour cela que votre paradis sur terre n’adviendra jamais. Vous ne prêteriez qu’à rire, si vous et les vôtres, n’assassiniez pas autant dans la poursuite de cet inepte objectif.


      • lsga lsga 22 mai 2014 18:01

        ce ne sont pas les hommes qui créé la société humaine. C’est la société humaine qui créé les représentations des hommes. 

         
        Tu es né dans un monde qui existait déjà. Cette énoncé est vrai pour tous. 
         
        Quoi qu’il en soit, c’est le progrès scientifique et technologique qui fait avancer les structures économiques et sociales(ex : la découverte au 11ème siècle des moulins à eau qui vont révolutionner les métiers de la forge et permettre la sortie de l’antiquité tardive et la rentrée dans le Moyen-Age). 
         
        Le Capitalisme, c’est la société qui correspond à l’exploitation industrielle des métaux et des énergies fossiles. Le Socialisme Scientifique, ou Communisme, c’est la société dont la principale production humaine est cognitive (société de l’information), dans laquelle l’automatisation de la production touche tous les secteurs sans exception (abolition du travail manuel), et dans laquelle l’énergie est libre et abondante. 
         
        Cette société est juste devant nous. Nous avons déjà développé les technologies nécessaires. Il ne reste plus qu’à les mettre en place. Soit nous le faisons rationnellement et démocratiquement dans un cadre révolutionnaire (solution rapide et efficace), soit de toute manière les Capitalistes y viendront par eux-mêmes (solution lente et pleine de souffrance).


      • Aristoto Aristoto 22 mai 2014 19:41

        "Et c’est pour cela que votre paradis sur terre n’adviendra jamais. Vous ne prêteriez qu’à rire, si vous et les vôtres, n’assassiniez pas autant dans la poursuite de cet inepte objectif."

        L’aigle à deux tête  ?????!!!!...C parce que té deux fois plus nazi que le reste de ta communauté ?!


      • César Castique César Castique 22 mai 2014 19:58

        « ce ne sont pas les hommes qui créé la société humaine. C’est la société humaine qui créé les représentations des hommes. »


        Peut-être, mais la nature humaine, elle, elle a été façonnée par des centaines de milliers d’années de confrontation avec un environnement hostile et nous véhiculons tous des conditionnements, des réflexes, des phobies, des superstitions, une irrationalité foncière, qui nous viennent du fond des âges. 

        Trotski qui avait flairé l’obstacle annonçait un homme nouveau qui serait capable de commander ses sentiments, d’être conscient de ses instincts et de maîtriser son inconscient. Le piolet de Mercader lui aura épargné le pavillon des agités.

      • trevize trevize 22 mai 2014 20:40

        Il y a co-création entre société et êtres humains. La société nous façonne (beaucoup si on se laisse faire), et nous façonnons aussi la société (un peu si on se donne beaucoup de mal).

        Le problème, c’est que la vision que les gens ont de tout ça est totalement figée. Ils ne supportent pas qu’on change quoique ce soit, et sont très difficilement capables de concevoir une réalité autre que celle qui existe.

        Par exemple, si on parle « d’abolition du salariat », il est évident que ça implique d’autres mutations profondes de la société dans son ensemble. Mais le pékin de base, lui, il prend sa représentation du monde actuel, il retire le salariat, il reste que les grosses boîtes, l’état, et pas de salaire pour remplir son frigo. Dans sa tête, il se passe ça : « fin du salariat == retour à l’esclavage »


      • anamo 22 mai 2014 14:03

        Avant de discourir sur l’Europe, il est tout d’abord important de rappeler ce qu’est l’Europe. Ce qu’on oublie trop souvent de faire.
        Ensuite, de voir quels peuvent être les objectifs d’une Europe quelle qu’elle soit.
        Et, enfin, de considérer les orientations à donner, s’agissant des candidats en lice pour ces élections du 25 juin.

        Selon la démarche énoncée plus haut, je dois admettre que Marine Le Pen nous soumets un projet d’un vide sidéral.

        Rappel :
        L’union européenne est avant tout, et au départ, une union économique (CECA), qui s’est perpétuée (SME, Monnaie Commune ECU), pour se concrétiser par l’EURO.
        Parallèlement, d’autres institutions se sont mises en place telle la BCE
        Toute une série de pays ont intégré la communauté.

        Que propose MLP ? La sortie de l’Euro, pour le retour nostalgique au Franc ? Pas vraiment, en fait !

        L’Europe est une construction, toujours à l’oeuvre, au jour le jour. Ce que propose MLP, poussée dans ses retranchements, c’est une banale déconstruction, qu’elle conduirait jusqu’à la limite jugée acceptable. Au risque de décevoir ses supporters, c’est un retour en arrière ! Non un bouleversement, encore moins une révolution. Soit une reculade d’environ 30 ans. Bravo !


        • Serge Charbonneau Serge Charbonneau 22 mai 2014 14:57

          Je crois que vous simplifiez un peu beaucoup les choses, pseudonyme anamo.

          Il faut voir les liens offerts.
          Il faut aussi prendre le temps d’écouter Marine Le Pen.
          La multitude de thèmes qu’elle aborde sont très concrets et très pertinents.

          Votre vision me paraît extrêmement simpliste et caricaturale.

          Salutations,

          Serge Charbonneau
          Québec


        • anamo 22 mai 2014 15:17

          Simpliste et caricatural, on peut qualifier tout résumé de simpliste et caricatural, par le seul fait qu’il ne contient pas le developpé du propos !

          J’attends maintenant que l’on remonte dans le propos ... à partir du résumé, ou non. Ensuite, on extrapole. On suppute.

          Et, conclusion, au moins sur le plus économique pour MLP, le néant abyssal (pour varier dans le thème de l’infini).


        • trevize trevize 22 mai 2014 20:32

          Le mot révolution provient du latin revolvo, dont le premier sens est « retourner en arrière »

          Une révolution est un retour en arrière. Trop de bêtises accumulées, trop de problèmes balayés sous le tapis s’accumulent, alors on retourne en arrière pour corriger nos erreurs.


        • JL JL 22 mai 2014 18:51

          Où l’on entend Cohn-Bendit se faire traiter de clown (*) :

          Les réalités stratégiques du Traité Transatlantique/TAFTA par Christian Harbulot

          ’’Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de Guerre Economique et auteur du livre "Sabordage - Comment la France détruit sa puissance" revient sur les enjeux du traité transatlantique, et sur la nécessité pour les pays européens de « couper le cordon » avec les Etats-Unis.’’

          (*) C’est toujours un petit plaisir ; c’est presque à la fin, mais tout le texte est intéressant : 14 mn.


          • Dwaabala Dwaabala 22 mai 2014 21:29

            Le rassemblement populaire se fait autour du Front de Gauche. Sinon il faudra réécrire l’histoire avec le FN et dire que le peuple allemand, les peuples italiens, espagnols et portugais etc. étaient avec leurs dictateurs.

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Serge Charbonneau

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