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Accueil du site > Actualités > Europe > En manque d’« europlanisme »

En manque d’« europlanisme »

Depuis plus de cinq ans, nous comptons en euros. Et lui, on le suit à la trace. « Mais, à part ça », comme on dit dans la chanson et certains rêveurs qui en espéraient bien plus de l’idée européenne ? Mystère ou bonheur mal compris. « Planisme » : doctrine selon laquelle l’expansion économique ne peut être assurée sans risque qu’au moyen de la planification" (Larousse).

medium_En_manque_d_euro_planisme_00.jpgLe 25 mars 2007, c’est la fête pour l’Europe. Son cinquantième anniversaire via le Traité de Rome qui instituait et concoctait, de fait, la Communauté européenne. Cette idéologie a généré un enthousiasme sans conteste. Ce sera probablement le cas encore le 24 mars à Bruxelles. La différence sera plus de monde pour applaudir : les 6 du début ont fait des petits et sont à 27 étoiles sur le drapeau aujourd’hui. L’objectif initial était volontairement un rapprochement économique des Etats membres pas avec une intégration politique. Ce stade arrivera en 1986 avec l’Acte unique européen. Aujourd’hui, l’Europe est en panne. Après l’élargissement de 2004, l’idée maitresse d’éviter les guerres et la famine ne suffit plus, il faut remotiver et remobiliser les populations. Le "non’ français et hollandais à la Constitution est à considérer pour remodeler le "melting pot".

Une concertation entre les acteurs d’une pièce avec des accents, des cultures, des religions et des langues différentes est pourtant à l’origine d’un planisme imparfait. Les acteurs de la discorde sont pourtant tous des Européens plus ou moins convaincus et qui vivent, jusque à présent du moins, géographiquement sur le même continent mais avec des spécificités politiques et culturelles propres et tellement opposées en pouvoirs et en potentiels.

N’est-ce pas la raison d’avoir crée cette identité européenne ?, se verra-t-on répliquer.

L’opinion des Européens est souvent assez négative. La monnaie unique, par exemple, l’euro est considéré avantageux par moins d’un Européen sur deux. Quand il s’agit d’accentuer la cohésion par des réunions des mandataires, un dialogue de sourds s’engage dans l’hémicycle de la CE à Bruxelles. En finale, les échecs sont remisés à une prochaine réunion. Ne surtout pas toucher à la souveraineté des membres. Les concertations manquantes n’ont pu uniformiser des situations par la recherche des bons points de chacun et le rejet de ce qui manifestement n’apporterait aucun bénéfice commun. La pièce est pourtant jouable, mais elle semble être une suite de plans, d’actes avec trop de metteurs en scènes. Le PPCD, le plus petit commun dénominateur, a été choisi pour colle à cet ensemble hétéroclite. Le bien commun, le social comme on a l’habitude de le nommer, a simplement été mis dans les articles du "nice to have" mais pas du tout à l’ordre du jour des réunions au sommet. Alors, dans les conflits entre partenaires, on se bat et on se défend vaille que vaille sans véritables concertations préliminaires suivies de lois.

Il y a eu des articles célèbres, mode "Bolkenstein" vivement contestés, remodelés, recontestés et c’est tant mieux. Mais, qui n’avance pas, recule, dit-on.

Pouvoirs et potentiels toujours en compétition dans la lute pour l’existence.

Expériences vécues récentes, banales mais révélatrices et multipliées très certainement de nombreuses fois. Un bref coup d’œil sur un magazine français et je fixe mon dévolu sur lui. Une consultation du prix attractif pour couronner ma décision et me voilà à la caisse, pressé de prendre connaissance des nouvelles fraîches avec mon PC dont est friand votre serviteur. Les euros sont déposés ostensiblement pour bien montrer que j’ai compris la hauteur de mes "ambitions". C’est là, que les choses se "corsent". Je n’ai pas du tout compris la "filière" qu’il a fallu prendre en charge pour me faire parvenir les quelques pages colorées qui miroitent devant mes yeux.

Et le transport, vous l’oubliez ? Je n’ai pas jeté un coup d’œil sur le bas de la page de garde en petit caractère ou en code barre. Le prix belge est, lui, 53% plus cher qu’à Paris d’où le magazine est issu. Un rapide calcul, je suis à Bruxelles, donc 300 kilomètres qui séparent producteur et consommateur. Distance Paris et Nice, 640 kilomètres. Schengen, Europe, esprit d’intégration des pays de ce grand machin qu’est l’Europe qui se targue d’avoir une monnaie unique depuis 2001. Le nationalisme a encore des lunes de réflexions avant d’arriver à une uniformité sociale et commerciale.

Dans l’enseignement, très innocemment, fin du mois d’août, l’acceptation des inscrits pour l’année de cours suivante doit passer par un nouveau jeu pour la Communauté française en Belgique : le "loto". Pas le loto sportif, mais le loto intellectuel qui ne s’embarrasse pas de choisir de manière réfléchie et en connaissance de cause des valeurs des jeunes, eux-mêmes. Trop d’étudiants se présentent pour suivre des cours qui tournent autour de la santé. Ce secteur coûte trop d’argent. Pourquoi investir dans cette direction trop prétentieuse et avec trop de prétentions ?

medium_En_manque_d_euro_planisme_Europe_Journee.jpgEt l’Europe dans tout cela, me direz-vous ? Simple, le trop-plein d’étudiants ne se voit pas nécessairement en provenance du strictement local mais de bien plus loin : France, Pays-Bas, Allemagne. Des représentants de leurs jeunes têtes zélées se pressent aussi au portillon. Alors, quand on n’a plus d’idées générales, plus de réflexions là où elles devraient avoir lieu, on réinvente le nouveau jeu à gratter tellement montré comme la panacée à la télévision. Les "déchets" ne sont pas nécessairement là où on le pense. Mais ce n’est pas grave quand on est pressé par le temps et l’ouverture des portes de la grande école est trop proche.

Les particularismes qui se perpétuent, j’ai déjà eu l’occasion d’en sortir un du chapeau pointu de l’innocence dans "Mobilité contrôlée". Il s’agissait alors de rappeler une situation qui fait que les autoroutes ne s’arrêtent pas aux frontières des "anciens" Etats qui constituent notre Europe, mais sont bel et bien constituées du même bitume, des mêmes conventions de conduite à de très rares exceptions près (elles s’uniformisent, on s’y emploie). Tout semble aller dans le bon sens, oui, mais... Pour des raisons commerciales pures, des raisons qui n’ont plus rien avoir avec l’état qui a cédé dans beaucoup de pays ses droits de préemption au privé, voilà que l’on continue à penser instaurer des vignettes, des péages de toutes formes sur ces autoroutes en oubliant que certaines frontières ouvertes devaient s’accompagner de mesures drastiques de partage et de solidarité dans la maintenance et dans la récolte des fonds pour l’assurer.

Les créateurs, "les marchands d’Europe", auront beau jeu de citer pas mal de points positifs à notre européanisation. Et ils auront raison dans le fond. Nous avons fait beaucoup de chemins mais il y a un véritable boulevard en avant plan.

L’Echo du 3 novembre 2006 remarquait que l’aide apportée aux entreprises nationales par les gouvernements européens profitait souvent aux autres pays. On ne peut être plus clair. On veut donner l’impression de défendre les entreprises "nationales" contre leurs concurrents "étrangers", étrangers mais peut-être aussi européens.

Du "patriotisme économique" (expression du 1Premier ministre De Villepin) au "protectionnisme", commencez à compter le(s) pas ! Vite un Alca-Seltzer pour les "étranges voisins". Il était constaté dans le même article que le lien entre les nations européennes et les entreprises étaient de plus en plus ténu. Insensiblement, on divise tout de même l’Europe en blocs d’influences, en grands et petits.

Entre-temps, le chiffre d’affaires de l’entreprise généré à domicile, lui, ne s’élève qu’à 38% en moyenne et continue à baisser. Les emplois suivent le même rythme que les ventes.

D’où l’impression de départ, mais quand on aime, on ne compte pas, non ?

En janvier 2007, la simplification des brevets européens était aussi à l’agenda des parlementaires à Paris. Des entrepreneurs et des scientifiques étaient à l’affût. Payer une fortune pour l’obtention d’un titre de propriété dans chaque "morceau" d’Europe. Quand on sait qu’il faut aussi les traduire en 27 langues. Ratifier, qu’ils disaient.

En février, à la Commission, on parlait de Commerce pour protéger les consommateurs de biens par les achats électroniques. Les recours ne sont actuellement pas très nombreux en cas de litiges. Nous sommes à l’étage du dessous, celui du national.

medium_En_manque_d_euro_planisme_Ozone.jpgUne politique d’approvisionnement et de recherches des sources d’énergie auront bientôt atteint un point d’importance sans précédent. La Commission dévoilait en début d’année un "embryon" de politique énergétique commune. Sur la table des négociations, tout y est en vrac : sécurité d’approvisionnement, réduction du CO2, ozone, renouvelable, charbon, nucléaire. Conclusion : c’est à chaque État membre qu’appartient la décision de recourir ou non au nucléaire.

Le problème de l’immigration, vaste sujet, tellement vaste qu’il y a encore des difficultés de le placer au bon niveau de l’Europe. Les pays qui sont les plus au sud, près des frontières naturelles avec l’importation de main-d’oeuvre à "bon marché obligatoire" ne savent plus absorber le flux de l’immigration. Alors, quand on s’essouffle on ne court plus. Quand l’eau coule trop rapidement du robinet, ferme-t-on le robinet ou agrandit-on le bassin en dessous ? Une gestion des frontières complexifiée est une réalité. Que l’on ne recommence surtout pas la solution Ceuta et Méllilia. Bizarrement, les pays considèrent ce contrôle des frontières comme national et veulent continuer à le chapeauter via des directives nationales. La sécurité, ça ne se donne pas, ça se prend. Alors, on filtre, on enregistre les voyageurs, on stocke des informations chacun de son côté, on pilote à vue dans l’espace du cockpit.

Dernièrement, à la "Foire du livre" de Bruxelles, j’assistais à une interview en commun de deux convaincus, anciens premiers ministres belges, Marc Eyskens et Wilfried Martens qui étaient là pour la promotion de leur livre. Ils n’ont pas manqué de citer avec ferveur les bons points de notre UE. Les cultures différentes qui naturellement apportaient notre richesse intellectuelle et fonctionnelle. J’ai pourtant été très surpris qu’ils n’aient, tous deux, jamais relevé avec emphase les difficultés qui résident dans l’utilisation de langues aussi diverses dans notre concert des nations. Tous deux sont flamands et c’est peut-être la raison qui les a poussé à ne pas citer notre problème typiquement belge. Nos langues nationales constituent la plus grande pomme de discorde. Si les problèmes sont communs, la manière de les exprimer reste la pierre d’achoppement. En Belgique, nous avons fait le premier pas avec la devise l"Union fait la force". Mais la contestation gronde même à ce niveau réduit.

Se comprendre pour commercer est une obligation. Transiter par une langue passepartout internationale (anglais ou espéranto) est peut-être la solution mais qui se cantonnera toujours à des classes sociales privilégiées ou dans le grand commerce. La langue maternelle, celle du terroir, véhicule de nos pensées intimes restera encore longtemps l’obstacle à une intégration homogène. Ce ne sont ni les Français, ni les Allemands, souvent unilingues, qui me contrediront. Les patois, les accents, enfin, ne sont que des preuves de plus que même dans une seule et même langue, le passage ne sera pas automatique.

L’auditoire était presque complet. Une définition précise du but de la construction européenne était visiblement encore une interrogaton comme l’avait reconnu Philippe Maystadt, président de la BEI. Il osait parler de crise grave pour cette oeuvre de paix, de démocratie et de prospérité à l’origine.

Au sujet de l’Europe et de ses institutions, une information m’est apparue, troublante. Il existe au sein du Parlement européen un usage bien ancré qui fait qu’une fois par mois, le parlement européen, au grand complet, déménage pour quelques jours à Strasbourg avec tous ses collaborateurs et un inventaire de bureaux presque complet. La seule raison en est la volonté de la France qu’il en soit ainsi. Cependant, 99% de la facture (environ 200 millions d’euros pas an) est payée par les autres pays membres.

Aujourd’hui, un certain nombre de parlementaires de différents partis et de différentes nations, ont entamé une action pour stopper ce gaspillage ridicule de capitaux. Pour cela, ils ont besoin d’un million de signatures afin de pouvoir faire inscrire le sujet à l’agenda de la Commission européenne.

En moins de deux jours, un peu moins de 25.000 signatures ont déjà été récoltées, mais il en faut un million.

Ce 15 mars, le compteur en est à 1.065.266 signatures et il continue de tourner. Si vous partagez l’avis de ceux que révolte ce gaspillage absurde, il a donc atteint le million nécessaire.

Surfer peut-être sur http://www.oneseat.eu et, signer la pétition. Ce sera quelques gouttes de moins dans l’océan des dépenses. Mais les ruisseaux font les grandes rivières.

Un véritable espace public européen avec une légitimité démocratique est demandé à corps et à cris en “Think&Act” par les scientifiques avec surtout des idées européennes. Trop de plexiglass dans le bocal entre les poissons ?

TV5, c’est bien, EuroNews, c’est encore mieux. Le “5e pouvoir”, celui du peuple à l’écoute peut-être ?

Comme le disait quelqu’un de la Commission à Dublin : "Il ne faut pas minimaliser l’Europe mais bien la maximaliser". Sécuriser les consommateurs pour donner confiance. On demande à voir.

Nous ne sommes pas à la première anomalie et la dernière n’a probablement pas encore montré le bout du nez.

Alors, on pourra parler des États-Unis et de l’Europe unie. C’est bizarre comme le pluriel et le singulier se mélangent les pinceaux actuellement !

Bon anniversaire, Europe, parce qu’on veut y croire et qu’on le vaut bien...

L’enfoiré

  • "Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences...", Anna Gavalda
  • "Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite.", Henry Ford
  • "Chacun, en Europe(s), souhaite, au mieux, rejoindre le nouveau monde ; au pire, en suivre les aventures à la télévision.", Jacques Attali
  • "Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l’ensemble des habitants de la Terre.", Albert Jacquard

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19 réactions à cet article    


  • Zak (---.---.131.14) 20 mars 2007 15:41

    Hé Papy, Je crois que 27 étoiles c’est sur la bouteille de jupiler et tout dépend du nombre de bouteilles que tu as bues. Au Rond-Point Schuman et depuis longtemps il n’y a que 12 étoiles sur le drapeau. Je m’excuse au nom de tout les bruxellois. ... il y a trop de commentaires à faire sur cet article digne d’un écolier, mais je n’ai malheureusement pas le temps cet aprèm. bye


    • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2007 16:05

      @zak,

      Papy, c’est l’autre. Pas de confusion. Etoiles du drapeau, Ok. Je parlais des membres de la CE. La preuve : http://www.touteleurope.fr/fr/union-europeenne/les-etats-membres-et-les-pays-candidats.html

      « Trop de commentaires », j’aime la grande école, c’est pour cela qu’il ne faut pas confondre de Papy... A te lire. smiley


    • Nono Nono 20 mars 2007 18:29

      Salut à toi l’Enfoiré,

      Beau billet, portrait pertinent et un constat de lieux à l’ores de l’anniversaire...de cette Union Européenne en somnolence si ce n’est pas plutôt en crise.

      Où a commencé l’Union ? Où se terminera-t-elle et surtout comment ?

      Où sont passés l’enthousiasme et l’idéalisme de ses fondateurs ? Pourquoi cette lassitude des citoyens ?

      Est-ce parce que cette U.E. s’est construite et s’est développée loin des peuples ?

      Les recettes qui pouvaient fonctionner pour une E.U. des 6, des 9 ou même des 15, peuvent-t-elles fonctionner pour une à 25, voir 27 ?

      A propos des 12 étoiles, elles seront toujours 12, ne me demande pas pourquoi Zac, essaie de deviner... smiley

      Comme je sais que tu es friand de proverbes, l’enfoiré :

      Un livre à lire : « l’Europe Unie dans ses proverbes » par Paulin Duchesne (Les éditions namuroises)

      « Il faut appeler Grecs ceux qui participent de notre culture plutôt que de notre race », déclarait l’orateur athénien Isocrate au 4e siècle avant notre ère.

      Cordialement

      P.S. : Pourquoi ai-je cette désagréable sensation de proférer un juron en te saluant le plus cordialement possible ! smiley

      Noah Norman


      • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2007 18:38

        Salut Nono,

        Pas de problème, j’assume. Beaucoup d’encre et de livres ont déjà couvert le sujet, en effet. J’ai complété ce texte sur mon site et certains n’ont pas honte de dire que l’UE est en crise. Pourtant comme tu le dis que de rêves au départ au sortir de la 2ème guerre. Traité économique au départ, il est resté avec cet emprunte. J’ai rassemblé les articles de presse pour sortir cet article résumé de ce qui pourrait aller mieux. Le citoyen a encore beaucoup à décider du « comment » il l’a veut son Europe. smiley


      • Plus robert que Redford (---.---.67.125) 20 mars 2007 19:20

        Bon bla bla monsieur l’enfoiré, mais trop long et trop touffu. Il y a nécessité de scinder l’article en plusieurs interventions plus fouillées, par thème par exemple en gardant la tonalité générale..

        Un p’tit feuilleton, en somme !


        • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2007 19:31

          Redford,

          On peut jouer à ce tempo quand on est sur son propre site et que ce n’est pas en relation avec un événement précis. Je ne suis pas sûr qu’un feuilleton soit le style d’AV.

          Le fil est commun. Pourquoi couper puisque l’article est sous le même chapeau ? Les thèmes peuvent être repris un par un lors d’autres occasions et plus creusés pour l’occasion. Ici, c’est un résumé + ou -.


        • L'enfoiré L’enfoiré 20 mars 2007 20:39

          @redford, J’ai réduit le texte sur mon site. Ce ne sera pas un feuilleton, mais j’ai restreint le bla-bla. Merci. smiley


        • L'enfoiré L’enfoiré 21 mars 2007 08:37

          Tall,

          Tout à fait d’accord. L’angleterre a toujours été plus « US minded » que Europe.

          Cela sentait déjà mauvais avec Margareth Tatcher. « I want my money back » sans voir les avantages. Le beurre et l’argent du beurre. Une île ne réagit jamais comme un continent. smiley


        • Nono Nono 21 mars 2007 17:42

          @ L’Enfoiré et Tall,

          Tout à fait d’accord, il aurait fallu bien consolider les 12 avant de s’élargir aux quatre vents.

          D’ailleurs, au début et pendant longtemps, avait prévalu la vision de Jean Monnet, l’un des fondateurs, qui avait voulu réaliser la paix et la reconstruction avec une méthode dite « la méthode progressive des petits pas ».

          De la réconciliation par la construction et la consolidation d’une Europe économique qui garantissait la prospérité et la paix.

          Depuis c’est peut-être la « fuite en avant » pour camoufler les échecs répétitifs et les tâtonnements hasardeux qui a prévalu ?!

          Les divisions aussi, existantes ou provoquées : UK, Pologne, Italie de Berlusconi ... !

          Les US ont-il une préférence pour une Europe stable, même si divisée et les félons ne manquent pas, ou pou une Europe unie et forte qui chamboulera leurs projets sans parler de l’OTAN ?

          Bien à vous

          Nono


        • non666 non666 21 mars 2007 15:10

          Si il y a ce fameux deùmenagement c’est parce que les anglais, nos ennemis hereditaires et les Belges ont organisé un vote sans inscription a l’ordre du jour pour valider le parlement de Bruxelles.

          Or depuis le depart, le parlement europeen devait etre a Strasbourg.Les Français ayant mis du temps a le construire la solution provisoire et transitoire de Bruxelles a été validé.

          Nos parlementaires, prompts a partir en week-end ont donc laisser le parlement aux mains des comploteurs qui ont sagemenbt attendu le depart du train de Paris pour soumettre et ratifier l’aspect definitif du parlement de Bruxelles....

          Oui les aller retour sont un gachis. OUI, il suffirait de supprimer Bruxelles , comme prevu au depart, la ville etant deja le siege de la commission.

          Maintenant, si il apparait que nous sommes les dindons de cette farce europeenne, il faudrait eclairer les electeurs français et leurs donner le nom des complices au sein meme de notre classe politique.

          Avant la presidentielle ce serait mieux... Déja que nous payons au nom de la solidarité pour un systeme liberal qui nous dit « chacun pour soi », il va bien falloir choisir un jour.

          Si cette Europe est centralisée, qu’elle l’annonce clairement. Si cette Europe est liberale, arretons de payer pour les polonais qui achete des avions US ! Si cette Europe est solidaire, pourquoi les anglais ne paient ils pas ? Si cette Europe est celle du partage, pourquoi les Français sont ils les seuls a avoir apporter leurs avances technologique en partage (nucleaire, espace, aeronautique)

          et ça, ce serait un sujet présidentiel !!!

          Mais curieusement les partisans du TCE, complices du passage en force de ce texte maudit malgrès la volonté du peuple français, sont discret sur les choix europeens fondamentaux.

          Sarkozy, Royal et Bayrou sont d’accord sur au moins un sujet, celui dont personne ne parle.


          • L'enfoiré L’enfoiré 21 mars 2007 15:49

            @non666,

            « Si il y a ce fameux déménagement c’est parce que les anglais, nos ennemis héréditaires et les Belges ont organisé un vote sans inscription a l’ordre du jour pour valider le parlement de Bruxelles. »

            >>> je ne suis pas dans le secret des dieux de l’époque. Je m’abstiens de commenter, donc.

            « Or depuis le départ, le parlement européen devait être a Strasbourg. Les Français ayant mis du temps a le construire la solution provisoire et transitoire de Bruxelles a été validé.... Oui les aller retour sont un gâchis. OUI, il suffirait de supprimer Bruxelles, comme prévu au départ, la ville étant déjà le siège de la commission. »

            >>> Un peu tard pour « supprimer » tout et n’importe quoi. Tout s’est organisé autour et à l’entour. Crois-tu vraiment que les gens de la rue sont toujours contents des encombrements que cela crée quand il y a une descente sur la ville de nos parlementaires ? on vient de bloquer tout le ring (=le périphérique)pour la « dernière petite visite ». La question subsidiaire, dans le cas où il faudrait parler de France comme pays européen par excellence, est peut-être pourquoi avoir construit à Strasbourg et pas Paris ?

            « Maintenant, si il apparaît que nous sommes les dindons de cette farce européenne, il faudrait éclairer les électeurs français et leurs donner le nom des complices au sein même de notre classe politique. »

            >>> Les dindons de quelle farce ?

            « Déjà que nous payons au nom de la solidarité pour un système libéral qui nous dit »chacun pour soi« , il va bien falloir choisir un jour. »

            >>> Solidarité et système libéral me semblent deux choses complètement différentes (où alors très restreinte) en idéologie. Le choix est affaire d’époque et de réalité du moment.

            « Si cette Europe est centralisée, qu’elle l’annonce clairement. »

            >>> centralisée. oui, bien sûr. A la rigueur quelques centres de compétence mais surtout pas de centres dans chaque pays, sinon, on revient comme en 40.

            « Si cette Europe est celle du partage, pourquoi les Français sont ils les seuls a avoir apporter leurs avances technologique en partage (nucléaire, espace, aéronautique) »

            >>> Là, tu l’as dans l’os. L’avance technologique n’est pas uniquement bleu - blanc - rouge. Il faudrait que tu t’ouvres un peu aux voyages et à l’actualité.

            « Sarkozy, Royal et Bayrou sont d’accord sur au moins un sujet, celui dont personne ne parle. »

            >>> Es-tu sûr d’être dans la tête de ceux que tu cites ?


          • Nono Nono 21 mars 2007 17:16

            Pour l’anecdote only,

            « L’homme capable de sauver l’Europe... le continent attend un leader. Sarkosy peut être le troisième grand Français à bouleverser l’Europe depuis Napoléon et après Clemenceau et de Gaulle. Le continent a besoin de lui ». Crie C. Black, le mafieux aux multiples casseroles et le suppôt patenté de l’ultra droite de la City de Londres, pour encenser son copain.

            On n’est pas sorti de l’auberge... smiley

            Nono


            • candide (---.---.63.115) 21 mars 2007 21:44

              « l’Enfoiré de Bruxelles »

              Ne pensez vous pas qu’avant de réunir les 27 états membres dans une mélasse informe, sorte de Méduse tentaculaire et désespérément vide et molle, la Belgique, pour ne citer qu’elle ici, pourrait oeuvrer , dans un premier temps, à l’émergence d’une identité commune fiable et crédible ? Ce serait un bon début me semble il que le rapprochement entre 2 peuples, 2 langues dans un même pays en europe. Car quel point commun aujourd’hui entre un Wallon et un Flamand, si ce n’est un bout de papier qui scelle votre destin commun dans une identité et la royauté qui tient l’ensemble dans un semblant de pays uni ? Pourquoi voir dans l’Europe le préalable à une unification politique transcendant les pays, les peuples, les histoires, pour peser sur la planète et pérenniser son « projet », quand vous êtes, vous les Belges personnellement incapables de donner en exemple ce que vous semblez vouloir faire à l’échelle d’un continent ? Et quelle utilité d’aller au PGCD en Europe (plus grand dénominateur commun) sans en passer par la résolution des problèmes sur des petits échelons ? La sagesse apprend que « ce sont les petites gouttes qui font les rivières » et qu’à sauter des étapes comme les Institutions européennes le font allégrement, vous vous retrouviez un jour ou l’autre le nez dedans . Et permettez moi de vous dire, que vous en avez jusqu’au coup . Cela n’étant pas pour déplaire ....


              • L'enfoiré L’enfoiré 21 mars 2007 23:32

                @Candide,

                Tu ne mérites pas ton pseudo. Touché. Tu as parfaitement raison. Mais ce n’est contrairement à ce qui se passe dans la presse, à cause de la population elle-même. Le monde politique veut mettre des quilles en place. Le plus de quilles possible. Alors pour le faire, il n’y a pas mieux que la séparation. Je l’ai écrit bien souvent. Si tu vas voir mon site, tu comprendras ma position. Nous avons 3 communautés (francophone, flamande et allemande à l’est), 4 régions (Wallonie, Flandres, Bruxelloise et Germanophone) et de chaque côté, il y a des représentants. Voilà, tu en sauras un peu plus, ainsi. Ca ne se dit pas dans la presse.

                Alors, quand on ne peut faire l’Europe par le bas, il faut le tenter par le haut, car l’idée n’est pas mauvaise dans le fond. Ce n’est pas pour cela que l’on doit s’endormir sans voir et mon article n’en est qu’une facette.


              • (---.---.85.25) 22 mars 2007 21:33

                Merci pour ces précisions sur la richesse culturelle de la Belgique. il n’empêche que faire « l’Europe par le haut » ne me convainc pas plus que cela dés lors que l’on regarde les tentatives passées pour unifier le continent depuis Rome jusqu’à Staline, et le relatif échec qui en a résulté.

                Il se trouve que jadis, prévalaient le facteur religieux, militaire, les alliances et mariages arrangés entre souverains.

                Aujourd’hui le facteur économique, la globalisation montée tel un étendard pour surseoir aux peurs justifiées des citoyens européens. Hier les peurs inhérentes aux invasions, aux guerres et à la Religion. La justification d’un « facteur » transcendant pour IMPOSER l’europe comme nécessité, ne résistera pas longtemps à l’examen critique (la vitesse de l’information aidant) , ni au muselement induit par la pensée unique qu’il représente de plus en plus. Vous ne pourrez pas créer une volonté artificielle qui s’incarne dans l’Europe sans vous affranchir des principes démocratiques ni de la liberté et donc du choix qui l’incarne.


              • Krokodilo Krokodilo 22 mars 2007 10:05

                Saluton, l’enfoiré, juste un détail sur ce passage : « Transiter par une langue passepartout internationale (anglais ou espéranto) est peut-être la solution mais qui se cantonnera toujours à des classes sociales privilégiées ou dans le grand commerce. »

                je ne sais pas chez vous mais en France ce sont les « élites » et les faiseurs d’opinion des médias qui perpétuent les clichés sur l’espéranto et le boycottent. L’anglais est effectivement une solution élitiste parce que son irrégularité phonétique et ses nombreuses tournures idiomatiques rendent indispensables de nombreux séjours linguistiques pour acquérir un niveau moyen... L’espéranto, au contraire, par sa facilité, permettrait à tous, avec ne serait-ce que deux ans à l’école, d’avoir un minimum d’intercompréhension européenne, même pour des personnes qui ne poursuivraient pas, ne voyageraient pas et ne pratiqueraient pas ; sans atteindre un niveau de conversation, les bases leur resteraient davantage que le peu qui reste malgré l’anglais langue vivante un à l’école... Je crois que tu seras d’accord là-dessus.

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