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Accueil du site > Actualités > Europe > Erasmus, ou la mort du français dans les sciences ?

Erasmus, ou la mort du français dans les sciences ?

Le programme Erasmus fête en cette année 2007 ses vingt ans, et nombre d’articles ont vanté sa réussite sans se montrer avares de qualificatifs flatteurs : « Le programme européen le plus ancien et le plus couru », « cette jolie réussite », etc. De son côté, le film culte « L’Auberge espagnole » a fait beaucoup pour populariser l’idée et le faire connaître de la jeunesse. Vous connaissez sûrement : c’est le film où les étudiants discutent en anglais à Barcelone.

Mais au-delà des clichés, il est moins connu qu’Erasmus est devenu un cheval de Troie de l’anglais dans le monde universitaire, particulièrement par son volet Erasmus Mundus, lancé en 2002, et réellement démarré en 2004. C’est un sous-programme qui promet d’accélérer le déclin de la langue française dans les sciences, comme un virus informatique caché derrière une façade avenante.

Comment cette vision pessimiste et paranoïaque peut-elle être vraie alors que tous les médias encensent Erasmus ? Eh bien, nous allons le voir, preuves à l’appui.

1. Erasmus première version

Ses buts officiels sont définis ici : Programme Erasmus.

On remarquera que ce sont la mobilité et la dimension européenne qui sont mentionnées comme but du programme Erasmus, alors que l’amélioration de la formation de l’étudiant n’est même pas citée, puisqu’elle pourrait aussi bien se faire dans son propre pays, sinon mieux. Car c’est dans sa propre langue qu’on pense le mieux - sauf exception, celles des pays où la formation supérieure se fait souvent dans une langue étrangère.

Pour la période 2007-2013, Erasmus dispose d’une enveloppe budgétaire de 2,79 milliards d’euros. Erasmus a-t-il apporté quelque chose aux étudiants en terme de compétences professionnelles ? On ne sait pas. Suivre des cours de haut niveau dans une langue qu’ils maîtrisaient mal a-t-il été utile à ces étudiants ? On ne sait pas. Erasmus a-t-il amélioré la coordination entre les universités concernées, leurs performances ? Aucun rapport à ce sujet.

Il n’y a eu aucune évaluation officielle du programme, comme si le seul fait d’exister suffisait à justifier son existence. Erasmus est-il donc seulement un stage linguistique ? Apparemment oui, mais là encore aucune évaluation n’a été faite sur le niveau en langue du pays d’accueil, avant et après !

En l’absence de bilan officiel, nous nous sentons libres d’évaluer nous-mêmes les buts et les résultats d’Erasmus : c’est le plus coûteux système de stages linguistiques jamais imaginé !

2. Et maintenant, Erasmus Mundus, le tout jeune volet d’Erasmus, signé en 2002, débuté en 2004.

Programme Erasmus Mundus

A lire sur A.FR.AV, un des sites qui défend la francophonie, l’avis de Charles Durand qui le premier a donner l’alerte sur les effets pervers d’Erasmus Mundus.

Pour la période 2004-2008, Erasmus Mundus dispose d’une enveloppe budgétaire de 230 millions d’euros. Erasmus Mundus est mis en oeuvre par la Commission européenne via des appels à propositions publiés au mois de mars de chaque année, sur le site Europa.

Selon mes calculs, dix-huit programmes sont en anglais, un bilingue dont l’anglais, un trilingue dont anglais, un bilingue sans anglais, un plurilingue inclassable, un quadrilingue sans anglais (des excentriques ?), soit environ 78% exclusivement anglophones, 8,6% bilingue dont l’anglais, 13% divers. Donc au total sur les programmes retenus en 2007, environ 87 % offrent l’anglais, dont 78% l’anglais exclusif !

Si vous souhaitez vérifier ou voir les autres programmes agréés en 2007 :

Erasmus Mundus

List of Masters Courses selected under Action 1

General questions about the programme

On a souvent du mal à croire qu’en France, certaines universités organisent des cours en anglais. C’est que cet aspect fait l’objet de très peu de publicité... Les universités concernées ne seraient-elles pas complètement fières de cela ?

CONCLUSION :

Erasmus "de base" n’a d’autre but que de développer le sentiment européen, aussi bien chez les étudiants que chez les professeurs, réalisant ainsi un coûteux système de stages linguistiques et de création d’un sentiment européen. Aucune évaluation n’a été faite de ce que cela apporte aux étudiants dans leur domaine professionnel.

Le tout jeune volet nommé Erasmus Mundus (2004), par sa conception, incite très clairement les universités à développer un cursus de deuxième cycle en anglais. En 2007, selon nos calculs 78% des cursus agréés sont exclusivement en anglais, ce qui veut dire que l’on fait venir en France des étudiants hors UE et que l’enseignement leur est donné en anglais.

Le fait que Erasmus Mundus favorise l’anglais est-il l’effet pervers d’une idée généreuse ou un plan concerté de la Commission européenne avec le soutien d’un puissant lobby ? A chacun de se faire une opinion au vu des tous les éléments, à la condition de lire en anglais dans le texte, car la majorité des documents européens sur Erasmus ne sont disponibles qu’en anglais...

Nos élites sont partagées, et cela ne simplifie pas les choses : si certains universitaires sont agacés de devoir souvent écrire leurs articles en anglais, d’autres sont réellement persuadés que c’est indispensable à tout scientifique, et se sont laissé convaincre par la promesse d’un plus grand rayonnement mondial qu’apporteraient les programmes Mundus aux universités françaises, outre les subventions dont certaines manquent cruellement...

Convaincues par ce miroir aux alouettes des subventions et du prestige, ces universités entérinent l’idée que la langue de la science est l’anglais, que modernité, haut niveau et international sont synonymes d’anglais, que le « know how » (lu sur une présentation française) est anglais.

Par le biais des subventions européennes, la France finance maintenant elle-même le déclin du français dans les sciences et soutient la diffusion toujours plus large de l’anglais en Europe. Ainsi se met en place une machine infernale qui promeut l’anglais du primaire au deuxième cycle et aux doctorats.

Nous sommes invités par l’UE à creuser nous-mêmes notre tombe linguistique, à la condition d’acheter la pelle, de fournir la main-d’œuvre et de payer les salaires des croque-morts !

Que le français repose en peace.


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89 réactions à cet article    


  • tonio 6 juin 2007 11:04

    Je vous trouve très réducteur. Connaissez-vous quelqu’un qui « est parti en Erasmus » (expression consacrée) ? Je pense bien que non puisque la très grande majorité des étudiants profitant de ce programme en sont très satisfaits.

    Je vais vous donner mon expérience personnelle. Je suis actuellement en stage en entreprise en Suisse (du côté allemand où personne ne parle français), sous financement Leonardo (exactement la même chose que Erasmus, mais pour les stages au lieu des études). Ces mobilités sont bien plus que de simples stages linguistiques payés (pas grand chose, d’ailleurs) par les contribuables européens. Ce sont des découvertes culturelles passionantes. De même, cela correspond à l’immersion en « milieu difficile » dans le sens où l’on se retrouve dans un pays étranger, pratiquant une langue étrangère. La seule solution de s’en sortir est l’adaptation et l’intégration (mot à la mode en ce moment). Ces deux qualités sont essentielles dans le milieu professionnel, et, indirectement, même les études en pays étranger sont formatrices.

    Au niveau professionnel, dans mon domaine (recherche forestière), la connaissance de l’anglais est primordiale. En effet, pour obtenir des financements, il faut se faire connaître et reconnaître, et pour se faire connaître et reconnaître, il faut publier des articles dans des journaux scientifiques. Ces journaux scientifiques sont en anglais, et le peu de journaux français existants n’ont aucun impact.

    Par ailleurs, ce n’est pas parce que l’ont va dans un pays étranger que l’on oublie sa langue maternelle, bien au contraire. Je me fais toujours un point d’honneur à éviter les anglicismes.

    Tout ça pour dire que c’est article n’est qu’un énième pamphlet anti-anglophone. Mais il faut comprendre que dans le monde actuel, la France n’est qu’un pays parmi d’autres, et que le français n’est parlé que dans peu de pays. L’ère de la domination de la langue française s’est éteint il y a bien longtemps.

    Au passage, la première destination européenne des étudiants français est l’Espagne, loin devant. La destination « Royaume-Uni » subi un fort tassement, avec l’émergence de nouvelles destinations à la mode (pays nordiques et nouveaux pays de l’UE).

    Cordialement


    • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 12:10

      Je ne suis pas réducteur, j’attire l’attention sur un aspect d’Erasmus soigneusement caché par les médias. J’ai lu bon nombre de témoignages d’étudiants, tous parlent d’Erasmus basique, comme vous le faites. Le seul que j’ai pu trouver concernant Erasmus mundus est très explicite, mais j’ai dû raccourcir mon article à la demande d’AV :

      « TémoignageAccueil des chercheurs et étudiants étrangers - Mobilité internationale Par Caroline Franc Publié le 31 janvier 2006, mis à jour le 2 février 2006 Anna Gilewska, étudiante polonaise du master « erasmus mundus » EuroAquae de Nice, et sa camarade japonaise Keiko Yamagata, deux pionnières du programme, ont livré leurs premières impressions lors d’un jeu de questions/réponses à l’occasion d’une journée organisée par l’Agence Socrates Leonardo. L’ORS a rencontré les deux étudiantes... L’ORS : La langue vous paraît-elle être un critère important pour le choix du master ? Keiko : Non, dans la mesure où les cours proposés sont en anglais."

      http://www.euroaquae.org/jahia/webdav/site/euroaquae/groups/board/private/S tudents%20Witness.pdf

      Je ne connais pas personnellement d’étudiant Erasmus, ce qui n’a rien d’étonnant, puisque seulement 2% des étudiants en ont bénéficié...

      Vous dites que l’anglais est indispensable dans votre domaine, et vous êtes allé avec Erasmus dans la Suisse germanophone ?

      Dans la présentation officielle du programme Erasmus, il est clairment indiqué que les buts principaux sont la mobilité des étudiants et l’esprit européen. L’utilité pour la formation professionnelle est à peine mentionée, et jamais évaluée. Que l’anglais soit indispensable dans certains domaines scientifiques de haut niveau, c’est regrettable mais possible. Pourtant, la plupart des étudiants ayant bénéficié d’Erasmus ne sont pas des chercheurs. Et d’ailleurs votre remarque contient le fond du problème : Erasmus est-il destiné à améliorer le niveau d’anglais ?

      Qu’ils soient enthousiastes est naturel, ils sont jeunes, en plein dévelopemment intellectuel, ils découvrent un pays étranger, ont des contacts avec d’autres horizons et vivent une expérience qui les marquera profondément. Qu’ils ne soient pas enthousiastes serait étonnant. Il existe par contre des déçus parmi ceux à qui la bourse a été refusée, car les critères d’attribution sont opaques.. et donnent lieu à tous les soupçons de favoritisme, surtout quand un des critères est la « motivation »...

      « Tout ça pour dire que c’est article n’est qu’un énième pamphlet anti-anglophone. Mais il faut comprendre que dans le monde actuel, la France n’est qu’un pays parmi d’autres, et que le français n’est parlé que dans peu de pays. L’ère de la domination de la langue française s’est éteint il y a bien longtemps. »

      Il ne s’agit pas de domination par la langue française, mais de défense de celle-ci, qui recule par exemple dans les universités libanaises. Il s’agit de faire savoir que certaines universités françaises enseignent en anglais pour Erasmus mundus. C’est votre droit de soutenir l’hégémonie de l’anglais en science, c’est le mien de rappeler que le suédois a vu sa langue technique s’appauvrir à force d’enseigner en anglais, de dire que je ne souhaite pas le même destin au français, et qu’Erasmus mundus est un cheval de Troie de l’anglais dans le monde universitaire, que nous finançons notyre déclin, ce qui n’est pas très cartésien !


      • tonio 6 juin 2007 13:23

        Oui, peu d’étudiant s’engagent dans cette aventure, ou plutôt 2% des étudiants ont déjà fait un stage à l’étranger avec le financement Erasmus, ce qui ne correspond pas tout à fait avec le pourcentage d’étudiants ayant réalisé une mobilité internationale, ce qui n’est pas la même chose, vous en conviendrez.

        Je n’ai pas précisé que je ne parle pas allemand, donc être en Suisse germanophone sans connaître un mot d’allemand, cela ne laisse que la solution de l’anglais ou le français pour la communication. L’anglais étant beaucoup plus courant que le français, je perfectionne mon anglais.

        Erasmus n’est pas destiné à améliorer le niveau d’anglais, mais le niveau de langue, afin de promouvoir les langues de l’UE (http://ec.europa.eu/education/programmes/llp/erasmus/what_en.html)(désolé c’est en anglais) De plus, sur mon lien, il est précisé que ces mobilités permettent d’améliorer les compétences.

        Franchement, que le français ne soit plus présent dans les universités libanaises, je m’en contrefous. Il est vrai que c’est plus gênant que des universités françaises n’enseignent qu’en anglais, sur ceci je vous rejoins.

        Mais de toute façon, bien qu’il y ait plus de 2% d’étudiants ayant bénéficié de ces mobilités, cela reste minotaire, et ce n’est pas en attaquant Erasmus mundus que la défense de la langue française se fera. De plus j’ai précisé que je faisais moi-même partie des défenseurs de la langue française, l’anglais n’est utile au chercheur français que pour le travail, non pour la vie courante.


      • tonio 6 juin 2007 13:25

        j’accumule les erreurs de manipulation. Le bon lien se retrouve un peu plus bas, mais je le remets ici http://ec.europa.eu/education/programmes/llp/erasmus/what_en.html


      • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 17:04

        Tonio :

        « et ce n’est pas en attaquant Erasmus mundus que la défense de la langue française se fera. »

        Pourtant, les petits ruisseaux font les grandes rivières, et ce n’est pas non plus en en faisant rien, en ne protestant contre rien que l’anglais reculera. Par exemple, si le logo « together since 1957 » a été décliné dans toutes les langues, c’est bien parce que ça a choqué certains européens. Mais un symbole comme ce logo n’est rien, il faut s’attaquer aux problèmes structurels, au fond du problème : la communication, l’égalité des langues dans l’UE, la préservation de la diversité linguistique.


      • Jojo2 6 juin 2007 12:25

        Les publications scientifiques sont quasi-exclusivement faites en anglais. Les congrès importants sont en anglais. D’où l’importance de maitriser cette langue si on veut faire carrière en sciences. La pratique de l’anglais est banale lors de ces études dans les pays scandinaves. Je crois même que l’enseignement de la médecine au Danemark est fait en anglais, et qu’il n’existe pas de livres médicaux en danois.

        C’est peut-être triste, mais c’est comme ça et c’est irréversible.


        • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 17:02

          Jojo2 :

          « D’où l’importance de maîtriser cette langue si on veut faire carrière en sciences. La pratique de l’anglais est banale lors de ces études dans les pays scandinaves. Je crois même que l’enseignement de la médecine au Danemark est fait en anglais, et qu’il n’existe pas de livres médicaux en danois. C’est peut-être triste, mais c’est comme ça et c’est irréversible. »

          Le latin est la langue de l’Empire romain, c’est irréversible. L’esclavage dure depuis des siècles, c’est comme ça (il existe malheureusement toujours sous une forme ou une autre), les femmes n’auront jamais le droit de vote., etc.

          Ces pays nordiques qui font une partie de l’enseignement médical en anglais (et que les médias nous citent en exemple...) ont vu leur vocabulaire scientifique dépérir, et leur langue avec. Qui aurait l’idée d’apprendre sérieusement le suédois (sans y habiter ou y travailler) ? Le suédois, pourtant une des langues officielles de la Finlande, y est de moins en moins parlé, au bénéfice de l’anglais.

          Cette situation hégémonique dans certaines sciences (pas toutes) n’ a rien d’irréversible : le journal JAMA ( journal of the american medical association) vient d’annoncer le lancement d’une édition française (déjà sur la toile), ne me demandez pas pourquoi je n’en sais rien. HAL, (hyper-article en ligne), système d’archivage gratuit en ligne d’articles scientifiques a été lancé il y a 8 mois par une association de grandes écoles et centres français, l’archivage s’y fera beaucoup en anglais certes, mais il sera plurilingue donc possible en français ou dans les deux langues, au bon vouloir des chercheurs.. Les syndicats ont récemment obtenu en justice confirmation du droit de travailler en français e France. A la suite des accidents de radiothérapie où l’usage d’un logiciel en anglais a joué un rôle (partiel), le ministre de la santé a annoncé leur interdiction sur tous les sites. L’injustice est-elle irréversible ?


        • Jojo2 6 juin 2007 23:38

          Pour le JAMA ça existe depuis plusieurs années. C’est une démarche purement commerciale. Les articles sont publiés en anglais et traduits en français et non pas l’inverse. Le périodique est américain, pas français. Une version en anglais de la Presse Médicale n’intéresserait pas grand monde, et c’est là tout le problème. Le citation index prime tout. L’usage de l’anglais pour la publications de travaux originaux ne fait que refléter une position dominante en sciences. Ce ne sont pas les 5% représentés par l’apport français qui pourra inverser la tendance. Les journaux de référence sont tous anglo-saxons.

          La technique seule peut inverser les choses. Si des traducteurs automatiques de qualité existent un jour, un article pourrait être soumis simultanément et publié si accepté en de multiples langues (en ligne). On ne saurait donc plus quelle serait la langue d’origine.


        • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 12:21

          jojo 2

          La technique n’est pas la seule solution, il y a aussi la volonté ; Comme indiqué en exemple ci-dessus, HAL est né de la volonté d’un groupement d’universités et grandes écoles françaises, certes pour archiver majoritairement en anglais, mais il est plurilingue. On pourrait aussi obliger par la loi à publier d’abord en français (même dans une pseudo-revue éditée par chaque fac ou organisme) puis en anglais, ce qui permettrait d’avoir l’antériorité juridique en cas de bisbilles comme l’affaire Montagner entre Pasteur et les USA. Je crois que le japon a un système analogue mais je n’arrive pas à trouver de détails.

          Sans être aussi dirigiste, le gouvernement ou l’ensemble des pays francophones pourraient soutenir financièrement une grande revue de chaque discipline jusqu’à ce qu’elle s’auto-finance. De même, les pays francophones pourraient créer leur propre index de notoriété, car le système actuel actuel est faussé du fait qu’un article paraissant dans une « petite langue » n’a strictement aucune chance d’être repéré et de ramener de l’impact factor à son auteur...

          Troisième solution, qui a ma préférence, promouvoir l’espéranto, langue neutre dans laquelle chacun doit faire sa part d’effort intellectuel (alors que pendant qu’on apprend l’anglais, les anglophones disposent du même temps à leur guise), et dont la structure rationnelle, logique et sans exceptions, soulageant la mémoire d’un facteur dix, devrait davantage séduire les scientifiques si les gouvernements ne boycottaient pas son développement, lequel se poursuit néanmoins à son rythme.


        • HELIOS HELIOS 6 juin 2007 12:29

          Deux de mes filles ont effectué au moins un semestre dans le cadre Erasmus (a Cork, IRL et a Wellington, NZ)...

          Je confirme, hélas, ce que vous dites. La qualité des enseignements est simplement la même que chez nous, au variantes organisationnelles prés. Sur ce point de vue il n’y a aucun intéret... par contre il faut evidement reconnaitre que c’est une formidable opportunité culturelle que de pouvoir profiter de cette mobilité.

          Là ou le bât blesse est dans la manière dont la France defend sa langue. Je ne vous rapellerais pas comment grace à Canal plus, toutes les chaines de télévisions francophones sont payantes sur les satellites alors que les chaines anglophones sont libres... la diffusion de la langue passe aussi par là. Nous avons abdiqué grace a quelques entreprises voraces et bien introduites

          Les bonnes mesures prisent en leur temps (mode d’emploi obligatoire en français) se meurent !

          Des gens, peu attaché à leur culture, pensent que defendre le français est un combat d’arriere garde. Il sont heureux de publier en anglais en pensant à la notoriété (possible) de leur contribution... ils oublient seulement que c’est la qualité de leur produit plutôt que la langue qui fait fait cette qualité !

          Ce ne sont pas les seul à se tromper de cible. l’ouverture espérée ne se fera pas, et c’est en defendant bec et ongle notre langue qu’on ameliorera la qualité et le rayonnement de nos travaux.

          Il est un autre aspect sur lequel il faut aussi se battre. Les entreprises exigent trés souvent une maitrise de l’anglais a leurs futurs salariés, alors qu’aucune bonne raison ne le justifie si ce n’est de « lire » quelques mots sur des catalogues. Sauf raison motivée, ceci devrait être considéré comme une discrimination majeure à l’embauche et traitée comme telle ! En France, on parle et on travaille en français.

          Pourquoi devrions nous faire l’effort de faire en anglais, ce que les anglophones ne font pas en français ?

          Merci pour votre article.


          • gnarf 6 juin 2007 12:31

            Vous voulez defendre la langue Francaise par des mesures...alors qu’une langue doit se defendre toute seule.

            Quand une culture est a la pointe dans un domaine, sa langue s’impose dans ce domaine...ce fut le cas du Francais dans de nombreux domaines, et c’est toujours le cas pour la cuisine, le luxe, la mode.

            Concernant les etudes et la science, la France est absolument hors-jeu depuis belle lurette.

            Forcer les etudiants Europeens a faire des programmes Erasmus en Francais se resume a une chose : leur mettre un handicap supplementaire sur le dos lorsque la quasi-totalite de l’information scientifique est en Anglais.

            Les Francais prennent le probleme par le mauvais bout. Pour defendre le Francais, il ne faut pas faire des lois interdisant les autres langues. Au contraire, il faut former les Francais a l’Anglais, pour qu’ils soient a la pointe, plutot que de forcer l’usage du Francais dans des domaines ou il est un handicap.

            Il ne faut pas defendre le Francais, il faut donner les meilleures chances aux Francais. Le rayonnement de la langue suivra le rayonnement des ressortissants Francais, pas l’inverse.


            • gnarf 6 juin 2007 12:34

              >>Les entreprises exigent trés souvent une maitrise de l’anglais a leurs futurs salariés, alors qu’aucune bonne raison ne le justifie si ce n’est de « lire » quelques mots sur des catalogues.

              Vous plaisantez j’espere ? De quelles entreprises parlez-vous ? La Poste ?


            • Jojo2 6 juin 2007 12:40

              « Vous plaisantez j’espere ? De quelles entreprises parlez-vous ? La Poste ? »

              Il est question des sciences.


            • HELIOS HELIOS 6 juin 2007 15:50

              pour gnarf...

              Allez visiter les sites www.apec.fr et même www.anpe.fr... ce sont des sites publics ou pseudo-publics. Faites une recherche pour n’importe quel metier et vous regarderez les exigeances...

              Il s’avère que les employeurs prennent probablement ce qu’ils ont, mais demandent quand même l’anglais !

              je n’ai pas dir que l’anglais n’etait pas nécessaire, dans certains cas, mais c’est de loin parfaitement inutile dans la majorité ce ces cas là.

              Sur le fond, rien à voir avec Erasmus.


            • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 16:59

              Gnarf : « Vous voulez defendre la langue Francaise par des mesures...alors qu’une langue doit se defendre toute seule. » « Concernant les etudes et la science, la France est absolument hors-jeu depuis belle lurette. » l’idée que l’influence des langues et leur diffusion résulte d’un processus naturel revient souvent, et souvent sous la plume des défenseurs de l’anglais... Je trouve ça assez naïf au vu des sommes énormes dépensées par les Usa pour la promotion de leur langue et leur culture depuis 1945 (voir l’émission hier sur Arte et le débat), de l’intensité du lobbying (oups) à Bruxelles et en France même. Vous avez une opinion de la science en France qui ne correspond pas à la réalité : il suffit de voir le TGV, l’airbus européen, les maths, la médecine. Le classement récemment publié qui était défavorable aux universités françaises est très suspect : les facs parisiennes sont éclatées en de multiples unités, il suffirait qu’elles soient regroupées en trois ou quatre grandes entités genre campus américains pour remonter ipso facto de plusieurs rangs en terme de publications. Quand l’Institut Pasteur a eu un long procès avec les américains au sujet du Sida (Pr. Montagner) ils ont gagné. Malheureusement, ils publient en anglais maintenant... Probablement que les avocats américains ne leur ont pas demandé assez ! Mais c’était tout de même l’équipe américaine qui avait triché, non l’inverse. Eh oui, la concurrence acharnée, la triche, les publications bidons, la rétention d’articles non-anglophones, tout ça existe dans le monde pas toujours moral de la recherche. C’est donc bien une guerre linguistique avec des enjeux énormes à la clé.


            • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 17:01

              Helios :

              « (...)toutes les chaînes de télévisions francophones sont payantes sur les satellites alors que les chaînes anglophones sont libres... la diffusion de la langue passe aussi par là. Nous avons abdiqué grâce à quelques entreprises voraces et bien introduites » Merci de votre soutien. Mais l’Etat lui-même et pas seulement les entreprises privées se rend complice du déclin du français dans l’UE : par exemple cette aberration de France 24, une chaîne d’infos en anglais moitié privée, financée donc pour moitié par nos impôts ! par exmple, la récente réforme « des » langues à l’école primaire qui n’aboutit qu’à impose r l’anglais sans aucun choix dans la majorité des cas (parfois un choix allemand ou langue régionale), dérive qu’avait pourtant anticipée le rapport sénatorial Legendre (dispo en ligne).


            • faxtronic faxtronic 6 juin 2007 17:40

              les francais rayonnent aussi, mais en anglais, car l’anglais est la franca lingua mondiale.


              • fab 6 juin 2007 13:33

                Je ne suis pas du tout d’accord avec le titre de l’article. Le français des les sciences n’est pas mort à cause d’erasmsus. Parce que l’egemonie de l’anglais en science est bien anterieur à la création du programme erasmus. L’utilisation de l’anglais par les etudiants erasmus n’est que le revelateur d’un état de fait : la superpuissance amercaine, la tres fort diffusion des oeuvres hollywoodienne, l’importance des investissements des USA en recherche et developpement, le faite que internet soit géré par l’Icann (basé à L.A. et sous controle du département du commerce des Etats-Unis) etc... Voila les veritables causes de la progression de la langue anglaise dans le monde.

                Quand au cause du declin de la langue française, je pense qu’il faut plutot considerer l’attitude de la france plutot de de chercheur un blouc emissaire qui nous serait exterieur. La France ne s’interesse pas aux pays qui ont un PIB inferieur au sien (même s’ils sont francophone), les politiciens français ont tué la francophonie en la considerant comme un residu de l’empire coloniale français et donc en cherchant constament à controler cette organisation plutot que de lui laissé plus de liberté (la politique et les postes de organisation mondiale de la francophonie font traditionnellement partie du « domaine réservé » du président de la République. Qui l’a utilisé pour cultiver une clientèle sur les cinq continents, principalement en Afrique et au Moyen-Orient, ou encore l’exemple frappant de la création d’une « CNN à la française » alors qu’il existe dejà TV5 monde !!)...

                Le programme Erasmus est une chance pour des etudiants d’apprendre une ou plusieurs langues et donc de redecouvrir sa propre langue et en faire la promotion grace à la mobilité qu’il a acquit. Mais aussi c’est aussi l’occasion de decouvrir un pays, une culture ce qui n’a pas de prix ni aucune rentabilité si ce n’est de permettre aux peuples européens de mieux ce comprendre et de faire vivre un idéal de paix, de liberté et de démocratie... Longue vie au programme Erasmus ! Vive l’europe ! Vive l’anglais, le français, le grèque, l’italien, le finnois, le polonais etc...


                • veronique 6 juin 2007 15:29

                  bonjour, je voudrais juste donner un contre exemple à cet article. je suis rentrée d’un an d’erasmus samedi dernier, et me vois abasourdie par cet article. tout d’abord, par le fait que krokodilo ne connaisse aucnune personne partie grace au programme erasmus : en effet je ne vois pas comment se faire une opinion sur un programme tel qu’erasmus sans connaitre au moins une personne, ravie ou déçue par ce programme. D’autre part, dans mon université d’accueil, des cours en français étaient proposés, certes moins nombreux que ceux en anglais, mais d’un très bon niveau. Par exemple, un des mes cours en français était donné par le recteur de mon université d’accueil qui est l’une des personnes les plus calées dans mon domaine. je vous laisse donc deviner le niveau de cet enseignement. Puis j’ai effectué un stage dans un laboratoire de cette université, et je crois pouvoir dire que cet institut est francophile. En effet, de nombreux professeurs étaient ravis de m’accueillir dans leur recherche, et de demander mon aide pour la correction de certaines de leurs présentations en français. ces présentations n’étaient pas banales, puisqu’elles ont eu lieu en France, pour Eurocoptère, n°1 mondial dans son domaine. également, mon maître de stage, polonais anglophone, germanophone, russophone, et francophone ne partagerait surement pas cet avis sur « Erasmus, ou la mort du français dans les sciences ? », car comme pour moi, l’important en sciences c’est de pouvoir avancer dans ses recherches, sans barrière de langues. Enfin, la bibliothèque de mon université d’accueil, grâce à cette filière francophone, possède de nombreux livres scientifiques ou non en français. je ne pense pas qu’erasmus soit la fin du français scientifique bien au contraire. De plus, il est évident qu’un scientifique doit parler anglais. je ne suis pas anglophile, mon niveau le montre. mais grâce à cette année erasmus, mon anglais s’est nettement amélioré, ce qui me sera une grande aide pour ma vie active qui commence, sans compter l’expérience humaine acquise lors de cette année. Il est certain qu’il aurait été plus simple pour moi de suivre tous mes cours en français, mais dans ce cas là, je ne vois pas l’intérêt de partir à l’étranger, si c’est pour partir à 1500KM de chez soi et avoir la même chose à la maison. un autre problème me tracasse : en quelle langue devrait être les enseignements erasmus ? si l’on respecte les proportions des personnes qui partent, il faudrait beaucoup de cours en espagnol, en français, en anglais, en espagnol, en portugais, en italien, en finlandais, en allemand... je ne serai jamais partie, peut être la faute à l’enseignement des langues étrangères dans nos bonnes vieilles écoles française. (j’ai pu remarqué que les Français erasmus sont les plus mauvais en langues étrangères !!!) Ce problème est peut être dû à un chauvinisme exagéré, à l’heure d’une mondialisation toujours plus importante. J’espère que mon intervention vous permettra à chacun d’approfondir ses opinions sur "Erasmus, ou la mort du français dans les sciences. et vive Erasmus, expérience de vie.


                • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 16:54

                  Véronique :

                  Une nouvelle fois, je rappelle que je parle du volet Erasmus mundus, jamais cité par les médias, on se demande pourquoi, et dont plus de 80% des programmes sont en anglais y compris dans les universités françaises (j’ai indiqué le lien si vous voulez vérifier les programmes agréés pour 2007). Quand des universités françaises organisent des cours en anglais, quel message font-elles passer au monde entier ? Que la modernité, la science sont en anglais. On troque deux avantages à court terme (présence d’étudiants étrangers hors UE et subventions européennes) contre un déclin à moyen terme alors que la science française se porte honorablement eu égard à ses difficultés financières. Quand à savoir comment on peut se faire une opinion sur Erasmus sans avoir rencontré un étudiant y ayant participé, je vous retourne la question : comment un scientifique peut-il se faire une idée de mars ou de l’univers sans y être allé ? Quel physicien a vu de ses yeux un quark ? J’ai lu les différents témoignages (dont les déçus ou exclus), les divers documents disponibles en ligne, le détail des programmes - la mention que les cours en France seront en anglais n’est pas facile à trouver, on se demande pourquoi.

                  Quant à mon titre, il était évidemment destiné à choquer, ainsi que le texte de présentation, comment dit-on en français déjà ? Ah oui : le pitch.


                • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 16:56

                  Fab :

                  Bien d’accord avec vous sur la « CNN » à la française. Pour le reste, je rappelle que j’attirais l’attention sur Erasmus mundus, et non sur Erasmus.


                • Ben 6 juin 2007 14:03

                  D’accord avec Tonio et avec Fab

                  @ l’auteur : Reduire le programme Erasmus de base a un stage linguistique est une aberation pour la plupart des etudiants ayant participe a ce programme. (C’est ce que vous dites dans l’article meme si vous avez precise votre pensee dans un commentaire)

                  Je suis moi-meme parti en Erasmus au Danemark, et j’avais alors suivi mes cours en anglais. Sans cette possibilite de cours en anglais, je ne serais pas parti - les places pour chaque pays et universites etant limitees, j’ai fait le choix de tenter un pays Scandinave que je connaissais assez peu pour tenter l’aventure. Je n’avais pas le temps d’apprendre le danois (ou une autre langue comme l’espagnol) avant de partir. Ca ne m’a pas empeche d’apprendre les bases du danois une fois sur place.

                  Au dela de l’aspect linguistique du programme, je soulignerais surtout que meme si l’apprentissage (je parle ici des cours autres que cours de langue) est moins efficace ou moins dense que dans son propre pays (encore que ce n’est pas vrai partout non plus, ca depend des universites : des collegues a moi en ont « baves » en Allemagne), la decouverte de la culture du pays ou l’on se rend, l’ouverture d’esprit et l’aventure humaine et sociale qui en decoule valent largement plus que les quelques matieres theoriques que l’on aura manque dans sa propre ecole ou universite, y compris pour sa vie professionnelle future (point de vue personnel mais suivant le parcours des etudiants internationnaux que j’ai rencontre la-bas et avec lesquels je suis toujours en contact, je pense qu’ils sont en grande majorite d’accord), car il s’agit avant tout de developpement personnel qui lui meme est plus important pour la vie professionnelle que quelques competences techniques qui peuvent s’apprendre ensuite sur le tas ou en formation.

                  Par ailleurs, cette experience a confirme mon choix de tenter ma premiere experience professionnelle a l’etranger : je suis maintenant en VIE (volontariat internationnal en entreprise) en Pologne et il est clair que je n’aurais pas obtenu ce poste sans avoir fait mes preuves dans un environnement etranger au prealable, Erasmus est un plus evident sur le cv.

                  Par ailleurs, vous me faites doucement sourire en concluant : « Nous sommes invités par l’UE à creuser nous-mêmes notre tombe linguistique, à la condition d’acheter la pelle, de fournir la main-d’œuvre et de payer les salaires des croque-morts ! Que le français repose en peace. » Une remarque qu’il est bon de rappeler quant a l’anglais : les 2/3 du vocabulaire anglais proviennent directement du francais, et oui, contre 4% du francais qui vient de l’anglais. (http://perso.orange.fr/mondalire/Henriette_walter.htm) Craindre pour l’avenir du francais, c’est avoir une vision tres obtue sur l’evolution des langues dans leur ensemble et au travers des epoques. Que la langue la plus utilisee pour communiquer entre personnes de pays differents soit actuellement l’anglais ou une autre (que ce soit le francais, l’espagnol ou l’esperanto) n’a franchement pas beaucoup d’importance, cela a souvent change (Francais, Russe en ex-URSS...), et changera encore dans l’avenir (l’espagnol et le chinois vont certainement beaucoup se developper - et peut on pretendre que l’anglais sera autant populaire dans 100 ans ?). Enfin que certains termes techniques n’existent qu’en anglais (ou dans une autre langue) n’est pas un probleme puisqu’ils ne sont utilises que par quelques personnes d’une part, et parce que ca facilite la communication entre ces personnes d’autre part. L’important est de communiquer correctement pour se comprendre. Et ensuite par respect envers les gens avec lesquels on vit et pour s’integrer socialement ou que l’on se trouve, d’apprendre la langue du pays dans lequel on habite (d’ailleurs dans le film l’auberge espagnole, tres realiste a mon avis, les etudiants ne parlent pas seulement anglais comme vous le laissez entendre, mais parlent a la fin pratiquement qu’en espagnol...). Le reste n’est que l’evolution naturelle des langues, qui s’accelere legerement avec la mondialisation et ce n’est, a mon avis, ni bon ni mauvais... mais juste le reflet des rapports de force entre civilisations.

                  Pozdrawiam serdecznie :)


                  • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 16:43

                    Sur les termes techniques : de fait l’Italie utilise le terme informatique « mouse ». Heureusement, en France nous avons pu traduire par souris ! Si j’ai une vision obtuse des langues, vous en avez une vision naïve. La langue est une puissante arme en temps de paix, la GB tire une fortune de l’hégémonie de l’anglais, et le lobbying à Bruxelles est intense pour soutenir son usage. par contre, si vous allez en Amérique du sud, vous verrez que le monde entier ne parle pas anglais, seulement les (grands) hôtels et quelques professions. Et si le frnaçais ne se défend pas, sous peu nous ferons les études supérieures en anglais come la Suède ou le Danemark. Plusieurs facs ont déjà été tentées de rendre l’anglais obligatoire, et il a failli être inclus dans le socle commun à l’école primaire (le résultat est quasiment le même en pratique)


                  • Ben 6 juin 2007 17:39

                    En fait, nous ne parlons pas de la meme chose,il y plusieurs niveaux :

                    1 - le fait d’abord qu’on utilise des mots nouveaux d’origine etrangere. Je trouve absurde de vouloir lutter contre ca, c’est une evolution naturelle. Ainsi, on trouve en francais un grand nombre de mot d’origine arabe et anglaise notamment. Je ne vois pas ou est le probleme, c’est une evolution normale. Si le mot « mouse » est utilise par les italiens, il devient de fait un mot italien, d’origine etrangere sans doute, et alors ? Est-ce que le mot « parking » vous pose un probleme ? Encore une fois, voir le lien que j’ai donne ci dessus : 2/3 des mots anglais sont d’origine francaise...

                    2e chose plus grave : effecivement le lobbying pour l’utilisation de l’anglais a Bruxelle et en diplomatie en general, je n’en avais pas parle et la je vous rejoins, une langue ne devrait pas dominer une autre a ce niveau. Mais je parlais quand a moi simplement de la communication entre citoyens de base de pays differents : on est quand meme souvent bien content de connaitre l’anglais quand on va a l’etranger. Je sais evidemment que l’anglais n’est pas connu partout, mais le fait est que c’est LA langue de communication aujourd’hui et ne pas l’apprendre, c’est se fermer beaucoup de portes (c’est un fait). Mais je fais la remarque aussi que de plus en plus ne connaitre que l’anglais c’est aussi se fermer des portes quand on cherche un boulot dans certaines branches : il n’y a pas que l’anglais. Connaitre une autre langue est un avantage certain a l’heure actuelle, car tout simplement c’est plus rare.

                    3e chose : l’enseignement en langue etrangere (et donc en anglais) : je trouve cela plutot une bonne chose, car je considere simplement qu’apprendre une autre langue ou dans une autre langue, ca ouvre l’esprit. Je ne suis pas naif, je sais parfaitement qu’il y a de lourds enjeux economiques derriere, mais pour moi, le cote positif (la connaissance d’une langue etrangere et de sa culture) l’emporte sur le cote negatif. Je n’ai de plus jamais entendu parler de Danois ou Suedois qui se parleraient en anglais entre-eux... Alors, la disparition du francais, on en est pas encore la... (d’ailleurs, si j’ai suivi des cours en anglais au Danemark, je precise quand meme que c’etait des cours specifiques qui ont pour role de faire progresser l’anglais des etudiants danois mais aussi d’attirer les etudiants etrangers, et que la tres grande majorite des cours normaux auxquels je n’ai pas assistes etaient evidemment en danois, il ne faut pas generaliser Etudes superieures au Danemark ne signifie pas cours en anglais)


                  • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 12:06

                    Effectivement, j’ai exagéré en disant que nous financions la pelle et le fossoyeur du français. Nous ne finançons que France 24, la chaîne d’infos en anglais, les cours en anglais pour Erasmus mundus, l’enseignement en anglais depuis l’école primaire jusqu’au bac (plus de 80% des élèves) ce qui veut dire tout le matériel pédagogioque qui va avec acheté par les parents et les écoles, les salaires des enseignants natifs anglophones invités par certaines écoles, etc. J’en oublie certainement beaucoup faute d’infos, c’est classé secret-défense.


                  • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 16:35

                    L’humanité pacifiée par l’hégémonie de l’anglais ? C’est assez radical comme opinion, vous allez sûrement avoir des réactions des régionalistes ! Si le problème est si simple, pourquoi ne nous propose-t-on pas une constitution européenne qui mentionnerait « la langue de l’UE est l’anglais » ?


                  • bozz bozz 6 juin 2007 18:25

                    kroko, méfiez vous ils ont tenté de le faire il n’y a pas si longtemps !


                  • Krokodilo Krokodilo 6 juin 2007 16:31

                    En quelques messages, nous avons la diversité des opinions sur le sujet des langues, c’est assez représentatif.

                    Tonio :

                    « et ce n’est pas en attaquant Erasmus mundus que la défense de la langue française se fera. »

                    Pourtant, les petits ruisseaux font les grandes rivières, et ce n’est pas non plus en en faisant rien, en ne protestant contre rien que l’anglais reculera. Par exemple, si le logo « together since 1957 » a été décliné dans toutes les langues, c’est bien parce que ça a choqué certains européens. Mais un symbole comme ce logo n’est rien, il faut s’attaquer aux problèmes structurels, au fond du problème : la communication, l’égalité des langues dans l’UE, la préservation de la diversité linguistique.

                    Jojo2 :

                    "D’où l’importance de maîtriser cette langue si on veut faire carrière en sciences. La pratique de l’anglais est banale lors de ces études dans les pays scandinaves. Je crois même que l’enseignement de la médecine au Danemark est fait en anglais, et qu’il n’existe pas de livres médicaux en danois. C’est peut-être triste, mais c’est comme ça et c’est irréversible. "

                    Le latin est la langue de l’Empire romain, c’est irréversible. L’esclavage dure depuis des siècles, c’est comme ça (il existe malheureusement toujours sous une forme ou une autre), les femmes n’auront jamais le droit de vote., etc.

                    Ces pays nordiques qui font une partie de l’enseignement médical en anglais (et que les médias nous citent en exemple...) ont vu leur vocabulaire scientifique dépérir, et leur langue avec. Qui aurait l’idée d’apprendre sérieusement le suédois (sans y habiter ou y travailler) ? Le suédois, pourtant une des langues officielles de la Finlande, y est de moins en moins parlé, au bénéfice de l’anglais.

                    Cette situation hégémonique dans certaines sciences (pas toutes) n’ a rien d’irréversible : le journal JAMA ( journal of the american medical association) vient d’annoncer le lancement d’une édition française (déjà sur la toile), ne me demandez pas pourquoi je n’en sais rien. HAL, (hyper-article en ligne), système d’archivage gratuit en ligne d’articles scientifiques a été lancé il y a 8 mois par une association de grandes écoles et centres français, l’archivage s’y fera beaucoup en anglais certes, mais il sera plurilingue donc possible en français ou dans les deux langues, au bon vouloir des chercheurs.. Les syndicats ont récemment obtenu en justice confirmation du droit de travailler en français e France. A la suite des accidents de radiothérapie où l’usage d’un logiciel en anglais a joué un rôle (partiel), le ministre de la santé a annoncé leur interdiction sur tous les sites. L’injustice est-elle irréversible ?

                    Helios :

                    « (...)toutes les chaînes de télévisions francophones sont payantes sur les satellites alors que les chaînes anglophones sont libres... la diffusion de la langue passe aussi par là. Nous avons abdiqué grâce à quelques entreprises voraces et bien introduites » Merci de votre soutien. Mais l’Etat lui-même et pas seulement les entreprises privées se rend complice du déclin du français dans l’UE : par exemple cette aberration de France 24, une chaîne d’infos en anglais moitié privée, financée donc pour moitié par nos impôts ! par exmple, la récente réforme « des » langues à l’école primaire qui n’aboutit qu’à impose r l’anglais sans aucun choix dans la majorité des cas (parfois un choix allemand ou langue régionale), dérive qu’avait pourtant anticipée le rapport sénatorial Legendre (dispo en ligne).

                    Gnarf :

                    « Vous voulez defendre la langue Francaise par des mesures...alors qu’une langue doit se defendre toute seule. » « Concernant les etudes et la science, la France est absolument hors-jeu depuis belle lurette. » l’idée que l’influence des langues et leur diffusion résulte d’un processus naturel revient souvent, et souvent sous la plume des défenseurs de l’anglais... Je trouve ça assez naïf au vu des sommes énormes dépensées par les Usa pour la promotion de leur langue et leur culture depuis 1945 (voir l’émission hier sur Arte et le débat), de l’intensité du lobbying (oups) à Bruxelles et en France même. Vous avez une opinion de la science en France qui ne correspond pas à la réalité : il suffit de voir le TGV, l’airbus européen, les maths, la médecine. Le classement récemment publié qui était défavorable aux universités françaises est très suspect : les facs parisiennes sont éclatées en de multiples unités, il suffirait qu’elles soient regroupées en trois ou quatre grandes entités genre campus américains pour remonter ipso facto de plusieurs rangs en terme de publications. Quand l’Institut Pasteur a eu un long procès avec les américains au sujet du Sida (Pr. Montagner) ils ont gagné. Malheureusement, ils publient en anglais maintenant... Probablement que les avocats américains ne leur ont pas demandé assez ! Mais c’était tout de même l’équipe américaine qui avait triché, non l’inverse. Eh oui, la concurrence acharnée, la triche, les publications bidons, la rétention d’articles non-anglophones, tout ça existe dans le monde pas toujours moral de la recherche. C’est donc bien une guerre linguistique avec des enjeux énormes à la clé.

                    Fab :

                    Bien d’accord avec vous sur la « CNN » à la française. Pour le reste, je rappelle que j’attirais l’attention sur Erasmus mundus, et non sur Erasmus.

                    Véronique :

                    Une nouvelle fois, je rappelle que je parle du volet Erasmus mundus, jamais cité par les médias, on se demande pourquoi, et dont plus de 80% des programmes sont en anglais y compris dans les universités françaises (j’ai indiqué le lien si vous voulez vérifier les programmes agréés pour 2007). Quand des universités françaises organisent des cours en anglais, quel message font-elles passer au monde entier ? Que la modernité, la science sont en anglais. On troque deux avantages à court terme (présence d’étudiants étrangers hors UE et subventions européennes) contre un déclin à moyen terme alors que la science française se porte honorablement eu égard à ses difficultés financières. Quand à savoir comment on peut se faire une opinion sur Erasmus sans avoir rencontré un étudiant y ayant participé, je vous retourne la question : comment un scientifique peut-il se faire une idée de mars ou de l’univers sans y être allé ? Quel physicien a vu de ses yeux un quark ? J’ai lu les différents témoignages (dont les déçus ou exclus), les divers documents disponibles en ligne, le détail des programmes - la mention que les cours en France seront en anglais n’est pas facile à trouver, on se demande pourquoi.

                    Quant à mon titre, il était évidemment destiné à choquer, ainsi que le texte de présentation, comment dit-on en français déjà ? Ah oui : le pitch.


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 juin 2007 03:53

                      @ Krokodilo. Je veux d’abord vous féliciter d’avoir pris la peine de répondre spécifiquement aux commentaires qu’on vous adresse ; je pense que c’est la voie vers un développement optimal des blogues, car celui qui insulte ou invective s’exclut lui-même du fil.

                      Concernant le thème que vous évoquez, je suis, comme Québécois, là où la bataille est le plus âpre. Erasmus, sous toutes ses formes, n’est qu’une causes/conséquence. Tout en faisant ma modeste part pour garder sa place au français, je dois néanmoins reconnaitre que la progression de l’anglais semble non seulement inéluctable à court terme, mais un AVANTAGE à moyen terme.

                      D’ici fort peut de temps, en effet, si ce n’est déjà le cas, le Mandarin aura supplanté l’anglais comme première langue sur l’Internet. Il n’est pas mauvais que s’affirme un véhicule de communication qui facilite au mieux les échanges entre Occidentaux. J’aurais préféré, moi aussi, que ce fut le français ou l’esperanto... mais l’Histoire en a décidé autrement.

                      http://www.nouvellesociete.org/5153.html

                      Pierre JC Allard


                    • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 11:12

                      Pierre JC Allard :

                      « J’aurais préféré, moi aussi, que ce fut le français ou l’esperanto... mais l’Histoire en a décidé autrement. »

                      Pourtant, c’est justemment le Québec qui lutte avec un bureau d’une dizaine de fonctionnaires qui proposent des équivalents aux mots nouveaux, non ? Je crois que le joli courriel vient de chez vous. L’histoire est en mouvement, elle n’est jamais finie.


                    • Skyboy 6 juin 2007 17:58

                      Super intéressant comme discussion, j’ai envie d’un apporter ma pierre.

                      J’ai fait le programme Erasmus en Allemagne, il y a 5 ans et effectivement, c’est pas pour les connaissances techniques que je suis parti. Si je l’avais fait dans ce but là, j’aurais été déçu du voyage (Même si les cours étaient d’excellent niveau, j’aurais plus travaillé en France), mais c’est bien pour vivre l’Europe que je suis parti. Et c’est ce que j’ai vécu. J’ai perfectionné mon Allemand, approfondi ma connaissance de ce pays et rencontré des jeunes de toute l’Europe. C’était positif à 100% en terme d’ouverture d’esprit et la preuve est désormais faite sur mon CV que je suis mobile et capable de m’adapter à un environnement différent. Lors des salons d’étudiants que j’avais fait après, les entreprises raffolaient de gens qui savent parler allemand et soit capables d’aller y travailler quelques mois.

                      Ça s’était pour Erasmus première version qui je pense remplit ses objectifs et permet de protéger un certain multilinguisme en Europe. (En réalité, je pense qu’il renforce les « grandes » langues : Anglais, Français, Allemand, Espagnol. Parce que dans les « petits » pays, c’est l’anglais qui servira de langue de communication entre les étudiants Erasmus.)

                      Quant à Erasmus Mundus et les études supérieures dans les sciences, il est certain que l’anglais est tellement dominant qu’on peut se demander si la partie n’est pas perdue. Actuellement je fais un doctorat au Québec. Et bien la semaine passsée, dans un congrès où l’anglais comme le français étaient acceptés, même si il y avait une majorité de participants francophones, 43/44 présentations étaient en anglais... La mienne y compris. J’ai préféré la faire en anglais pour être sûr d’être compris par tout le monde et puis pour m’entrainer puisque dans les conférences internationales, l’anglais sera obligatoire ! En faisant ça, ais-je contribué au déclin du français ? Sûrement...


                      • bozz bozz 6 juin 2007 18:23

                        j’ai un exemple concret à un congrès : toute l’assistance est francophone (réunion d’une association française de chercheurs) sauf un seul intervenant anglais ! et bien toutes les communications se sont faites en anglais !

                        d’ailleurs c’est contraire à la loi Toubon qui indique clairement que nous devrions avoir le droit de travailler dans notre propre langue.


                      • Krokodilo Krokodilo 7 juin 2007 11:39

                        Prochain congrès de médecine générale à Paris : les contributeurs doivent envoyer le résumé en anglais.

                        Prochain congrès international Wonca d’associations de médecine générale, pour la première fois à Paris, et sauf erreur, les contributions seront en anglais, traduites en français pour les plus importantes.


                      • skirlet 7 juin 2007 17:56

                        D’ailleurs dans le film déjà cité (L’auberge espagnole) les étudiants sont venus pour suivre les cours en espagnol, à en juger par les quelques passages. Cependant, dans leur appart ils discutent en anglais... uniquement parce que parmi eux il y a une Anglaise. Cela se comprend, quand on voit la scène où elle est obligée d’aligner quelques mots en espagnol smiley Les pires cancres linguistiques, ce ne sont sûrement pas les Français.


                      • sophie 8 juin 2007 14:55

                        C’est un film, mais hélas dans la réalité, l’image de supériorité de l’anglophone est si forte, qu’en effet, un seul anglophone dans une réunion amène servilement les autres à utiliser l’anglais afin que cette personne soit à l’aise, n’ait aucun effort à fournir !

                        Et c’est intolérable !

                        Je pense (suis-je optimiste ?) que le vent heureusement tourne : lors d’une récente émission-débat sur la langue française, les dénonciations de cette situation humiliante ont été très applaudies ! La France d’en bas, celle qui n’a pas la parole dans les médias, celle qui subit, celle qui voit ses enfants recevoir un enseignement de médiocre qualité dans sa propre langue,celle qui se voit refuser un emploi car il ne parle pas la langue dite supérieure, cette France du bas en a marre, elle attend un signal pour se révolter sérieusement !!! Et entraîner les autres peuples !

                        Sophie


                      • bozz bozz 6 juin 2007 18:21

                        Bonjour à tous moi aussi j’ai quelques anecdotes à donner mais du côté du labo. d’accueil d’erasmus mundus !

                        Nous avons la chance de recevoir un nombre assez important d’étrangers grâce à ce moyen, seulement les enseignements sont censés être en français mais pratiquement ils se font en anglais ! Quand vous recevez des chinois qui ne comprennent pas un mot de français (ni d’anglais d’ailleurs heureusement que nous avions des sinophones dans l’équipe) des thaïs qui ne parlent que anglais, des argentins qui ne parlent qu’espagnol mais qui comprennent très bien le français, l’italien, le portuguais etc... et les autres tous anglophones parfaits mais ne comprennant pas le français

                        et bien avec toutes ces différences il faut faire un enseignement cohérent et accessible à tous malgré le niveau assez élevé que nous demandons et bien la seule manière (et je le regrette profondément) c’est de tout faire en anglais mais avec des jolis schémas pour les non anglophones ! (et pourtant notre discipline a été créée par des français, les publications de références étaient toutes en français-même celles éditées ailleurs !- jusqu’au milieu des années 70 ! puis tout est passé à l’anglais...)

                        la seule chose positive c’est que ces futurs chercheurs parleront français car après une année en France, il est difficile de ne pas parler français !

                        voilà mon petit grain de sel pragmatique


                        • Krokodilo Krokodilo 8 juin 2007 17:05

                          J’avais oublié de vous répondre alors que vous êtes le seul témoignage en provenance directe d’Erasmus mundus, ce programme discret quasiment top secret, for your eyes only ! Merci donc. Tant mieux si par ce biais ces étudiants prennent goût à notre culture. Mais on troque des avantages à court terme, la présence de ces étudiants, le rayonnement mondial de l’Europe universitaire, les subventions européennes pour les universités qui font ces programmes, ceci contre un énorme inconvénient à moyen terme : diffuser au monde entier le message que la science et la modernité sont anglophones, et le sont de plus en plus, avec tous les inconvénients en cascade qui découleront de ce message.

                          Par ailleurs, j’ai bien détaillé les programmes mundus français de 2007 : si certains sont prévus bilingues (tant bien que mal comme vous l’expliquez), certains sont clairement prévus en anglais, c’est précisé sur les sites des différentes universités qui les organisent.


                        • chris 6 juin 2007 20:16

                          Je vis en Arizona, ou une grande parti des habitants ne parle pas l anglais ; meme ’probleme’’ pour la california le nouveau mexico. A tel point que l un des sujets des republicains qui revient dans le debat presidentiel est l Americain. (Je ne confond pas anglais et americain : en business le test Gmat est americain). un point interessant est l evolution des MBA europeen qui sont entrain de concurrencer les states avec un autre format. Insead impose la maitrise de deux langues et trois a la fin du cursus...bref les cours sont en anglais mais la maitrise parfaite de l anglais ne suffit pas...peut etre a imposer en science...

                          le fantasme d une seule langue : les pays qui ont une seule langue officielle et une seule langue parle dans le pays sont plutot rare. les EU ne sont pas capables de le impooser dans son prope pays.

                          L inde veut supprimer l anglais de ces langues officielles ( dans moins de 5 ans , ca devrait etreas) le recul en Angola. il ne faut pas voir le probleme que sur un seul angle

                          Internet prevision : dans les annes 90, 95% des pages etaient en anglais, a la fin des annes 2010 , on considere 35% et en 2020 10% max

                          Le lobbying des EU sur les langues n est donc pas gratuit.

                          Enfin, Blair a supprimer l etude obligatoire d une langue etrangere et a vu son enorme erreur ...le marche anglais contrairement a l americain n est pas suffisant. L angleterre va reintroduire l etude d une langue etrangere Mais c est vrai que mon boss qui s occupait des repartitions des bourses Marie curie a contater que tous les eleves voulaient partir en angleterre pour la langue...bref enlever les cours en anglais serait mal venu mais imposer pdt ce sejour l aquisition d une autre langue serait possible

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