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Et si la Belgique se séparait ? 1ère partie : inventaire des biens

Après 200 jours sans gouvernement, nationalistes flamands et socialistes wallons ne parviennent pas à s’accorder, et la Belgique traverse la plus longue crise de son histoire. La dernière ? Et si jamais la scission devenait réalité ? La Belgique et l’UE sont-elles prêtes à accuser un tel coup ? Comment se préparer au scénario du pire ? Première partie : inventaire des biens

Beaucoup s’accordent à dire aujourd’hui que la probable scission de la Belgique serait une catastrophe et un échec de la construction européenne. Certes, après le « non » français et hollandais à la constitution de Lisbonne, la volonté des peuples européens de poursuivre l’aventure de leurs gouvernants, vieille de près de 60 ans, était fortement remise en cause. Le colosse aux pieds d’argile a vibré mais reste bien ancré et s’est consolidé fin 2009 avec un nouveau traité donnant plus de droit au Parlement et instituant un Président de l’UE. Aujourd’hui, de nouveaux éléments menacent le devenir de la construction européenne.

A l’heure de la globalisation et de cette « super Union » qui lie les pays dans un marché commun à grande échelle, nous prenons peu à peu conscience que les régionalismes s’exacerbent au niveau local, menaçant le postulat de base de la construction européenne : faire la paix en Europe et compter sur le fait que l’on est plus fort ensemble. Le cas belge en est la parfaite illustration : deux peuples se déchirent et ne semblent avoir aujourd’hui en commun que leur Roi.

Contexte belge

Le Belgique se trouve aujourd’hui dans une situation paradoxale. Pays fondateur des Communautés européennes, venant tout juste de conclure la présidence tournante de l’Union, il perturbe la construction européenne par les menaces de scission des Flamands et Wallons. Il est d’ailleurs particulièrement symbolique qu’une éventuelle scission d’un pays européen se déroule justement dans celui où se trouvent les institutions européennes, symboles de paix et de construction d’un avenir commun.

Il y a quelque chose de paradoxal : d’un côté on veut construire la paix en unissant les peuples via des institutions communes donnant des droits nouveaux aux citoyens européens. De l’autre, à l’échelle locale, on s’aperçoit que les nationalismes s’exacerbent, et que l’on ne souhaite plus partager un héritage avec son voisin pour des raisons linguistiques, culturelles et/ou économiques. La solidarité européenne ne vaut peut-être plus à l’échelle locale.

Alors que les Allemands se sont réunifiés il y a 20 ans, les Flamands souhaitent aujourd’hui se séparer des Wallons.

La Belgique en Europe ?

Deux nouveaux pays provenant de la scission d’un autre seraient-ils automatiquement intégrés à l’Union Européenne ou bien faut-il revoter leur adhésion via un accord de l’ensemble des autres partenaires Européen ? Que disent les traités européens sur le sujet ? Question complexe que les traités ne prennent pas en compte.

Aussi, en cas de scission, que deviendrait l’héritage de la Belgique ? Comment flamands et wallons se partageraient-ils le patrimoine commun…et les dettes ?

Ce genre de problèmes juridiques est normalement géré via la Convention de Vienne sur la succession d’Etats en matière de traités, rapport « onusien » de 1978 et entré en vigueur en 1996. Ce document règle la succession des Etats. Or, la Belgique n’a pas signé ce traité. L’héritage de la séparation risquerait d’être aussi douloureux sinon plus que la séparation elle-même. En cas de divorce, la situation pourrait s’apparenter à un couple qui n’arrive pas à se séparer dans un premier temps, puis, lorsqu’il se décide enfin à officialiser cette séparation, continue de se déchirer pour régler la séparation des biens. Il serait donc urgent d’y réfléchir au plus vite afin d’éviter une situation politique et juridique complexe et inédite.

Une Wallonie française ?

Certains disent déjà que la Wallonie demanderait son rattachement à la France. Il est bien difficile de prédire la réaction d’une Wallonie indépendante comme d’un gouvernement français futur sur le sujet. Toutefois, en termes d’intérêts stratégiques et politiques, quelques données peuvent être introduites. Au premier abord, il pourrait être intéressant pour un pays comme la France de voir sa sphère d’influence politique, géographique et économique s’agrandir face à l’Allemagne disposant de 20 millions d’habitants supplémentaires.

Cela signifierait aussi une influence plus grande au sein des institutions européennes via un nombre de députés et diplomates plus important notamment. Toutefois, en termes économiques, le bas blesse. La Wallonie est connue pour son manque d’industrialisation, son chômage (15,4 % en aout 2010 alors que la Flandre est proche de 7 %) et son endettement (entre 4 et 11 milliards d’euros selon les chiffres, la Flandre ayant presque épuré la sienne). Quel gouvernement français aurait intérêt à rajouter un poids supplémentaire aux déficits déjà abyssaux alors que la crise économique hypothèque l’avenir de toute une population ?

De plus, revendiquer la Wallonie éveillerait probablement l’opposition de l’Allemagne dont ce n’est pas l’intérêt premier. La France deviendrait en effet plus influente.

Bruxelles, un îlot francophone immergé en Flandre

La région de Bruxelles, territoire principalement francophone immergée en Flandre, fait l’objet d’appétit commun des flamands et wallons (francophones), et pour cause. Avec 19 communes et environ 1 millions d’habitants (soit 10 % de la population), la ville de Bruxelles, capitale de la Flandre, reste un symbole en raison de son dynamisme économique – il s’agit de la 3ème région la plus riche d’Europe – et de sa connotation internationale très forte.

En effet, plus de 120 grandes institutions internationales y ont leur siège : l’OTAN avec 4.000 personnes, Eurocontrol (2.000 personnes), l’Organisation de l’Unité Africaine, l’Organisation Mondiale des Douanes, l’Assemblée des Régions d’Europe), la Fondation Européenne pour le Management par la Qualité, etc. ou une représentation : l’ONU, avec l’UNESCO, l’UNHCR, l’UNICEF, le PNUD ; l’OMS, le BIT, la Banque Mondiale, la Conseil de l’Europe, l’Organisation Internationale pour les Migrations.

Ce sont au final environ 120 organisations internationales gouvernementales, 1.400 organisations internationales non gouvernementales, 186 ambassades et de nombreuses délégations et représentations diplomatiques au sein d’autres institutions comptant près de 5.000 diplomates et faisant de Bruxelles-Capitale la première place diplomatique au monde. Près de 30% des habitants sont étrangers, et 47% d’origine étrangère. Parmi ces derniers, 55% sont européens (170.000 personnes dont près de 50.000 français qui constituent le groupe le plus important).

C’est également la ville au monde où les lobbies industriels seraient les plus présents après Washington : entre 15.000 et 20.000 personnes dont 5.000 au Parlement Européen. Près de 70% d’entre eux servent les intérêts des entreprises, 20% ceux des régions, villes et institutions internationales et 10% ceux des ONG déversant chaque année près de 750 milliards d’euros dans le monde.

Bruxelles est aussi une place financière importante puisqu’elle est quatrième au niveau européen où près de 16.000 colloques d’affaires se tiennent chaque année, classant la ville à la 3ème place mondiale. Enfin, c’est le siège de la Commission européenne et du Conseil de l’Union. Le Parlement européen où siègent les représentants de tous les peuples européens s’y réunit trois semaines sur quatre. Au total à Bruxelles, près de 30% de l’espace de bureaux disponibles est occupé par des acteurs européens, dont la moitié par les institutions européennes et les organes consultatifs associés.

La présence des institutions européennes engendre près de 13% du PNB et des emplois directs et indirects de Bruxelles-capitale avec près de 30.000 fonctionnaires de la Commission, 3.000 fonctionnaires de Parlement auxquels s’ajoutent 3.000 assistants parlementaires embauchés par 785 députés, 3.500 personnes pour le Conseil de l’Union Européenne et près de 1.500 pour le Comité des Régions et le Comité Economique et Social Européen. Soit au total plus de 40.000 emplois directs. Aussi, jusqu’à 2.000 journalistes sont accrédités au sein des institutions.

Au vu de ce contexte économique, institutionnel et international aux enjeux stratégiques très importants, il est clair que Bruxelles et sa région demeurent un problème supplémentaire et de taille en vue de la séparation car elle cristallise les divergences des Flamands et Wallons.

Que deviendrait la Monarchie ?

Dans le cas d’une scission, que deviendrait le Roi, peut-être un des derniers dénominateurs communs des Wallons et Flamands ? Celui qui porte par le bout des doigts la stabilité de la Belgique depuis de nombreux mois pourrait bien être le grand perdant d’une scission belge. Les monarchies sont de véritables vecteurs de stabilité d’un pays et de son peuple car elles représentent le référent vers lequel le peuple peut s’adresser et avoir confiance en dernier recours.

Le Roi est donc vecteur de stabilité et de paix et sur le long terme – même si ses pouvoirs sont d’ordre symbolique, ce que ne possède pas un système Républicain qui connait des changements politiques sans « référent suprême » durable. La scission belge aurait certainement pour conséquence a minimal’affaiblissement du système monarchique tout entier, voir l’éviction totale du Roi des Belges. Sa chute représenterait un message fort à toutes les monarchies de la planète, et il est difficile de présumer des effets qu’aurait un tel événement à court ou long terme. Quoi qu’il en soit, le système monarchique en ressortirait affaibli.

Et la population dans tout ça ?

Quoi qu’il arrive, la population serait la première concernée par une scission. Source de craintes et de peurs pour le futur, une scission trop rapide et donc traumatisante pourrait avoir des conséquences terribles pour le peuple et la stabilité régionale et Européenne.

Toutefois, même s’il faut laisser la possibilité aux peuples de décider de leur autodétermination et de construire leur propre histoire, ils ne peuvent ignorer leurs voisins souvent inquiets des risques associés à une telle séparation. En tant que peuple fondateur de l’Union européenne, les Belges doivent aussi être attentifs aux craintes de leurs partenaires européens vis-à-vis de leur stabilité nationale (qu’en diraient les Catalans, Basques, Corses ou autres régionalismes européens et internationaux ?) et également de la construction européenne. Il est de leur responsabilité de rassurer la communauté européenne et internationale en créant, en amont, des conditions de séparation pacifique au cas où la séparation deviendrait réalité.

Retrouvez la version originale de cet article sur Le Taurillon sous le titre : Quel rôle pour l’UE en cas de scission de la Belgique ? 1/2.


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9 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 7 janvier 2011 11:51

    Vous savez, la meilleure façon de savoir ce que veulent les peuples, c’est encore de le leur demander. Et la meilleure manière, c’est de procéder à un référendum. Ce que font constamment les Suisses.
    Alors, les Belges font ce qu’ils veulent, mais pour ce qui est de l’europe, dont l’auteur s’affiche grand défenseur, je propose de demander aux peuples (je sais, aucune chance que cela arrive) s’ils veulent continuer cette « construction » ou y mettre fin.
    Et, sans refaire voter jusqu’à ce que la réponse convienne aux « élites ».
     J’ai mon idée sur la réponse.


    • Tall 7 janvier 2011 13:20

      Tôt ou tard la Flandre deviendra une nation de l’UE. Et c’est  prévisible depuis longtemps. Pour le comprendre, il suffit d’un peu connaître l’âme flamande. En Flandre on appelle ça le « Vlaams gevoel » ( sentiment identitaire flamand ).

      On peut dire que le Flamand est une sorte de « germain » catholique. C’est sa culture catholique qui l’a fait s’unir aux Wallons pour chasser l’occupant hollandais ( protestant ) en 1830, mais aujourd’hui l’influence culturelle catholique a fortement régressé et le « germanisme » flamand marque dès lors clairement sa différence avec le caractère latin des Wallons.
      Un caractère latin que les Wallons partagent avec le nord de la France, ce qui rend l’idée du rattachement de la Wallonie à la France tout-à-fait cohérente.

      Enfin, en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-même et vu que la Belgique est une démocratie fonctionnant assez correctement, l’UE ne s’opposera pas à la scission si telle est la volonté populaire. Or il s’avère qu’actuellement les partis séparatistes flamands font déjà 45% des voix, et leur avenir semble radieux.

      A ce sujet, il est frappant de voir la différence de lecture des mêmes événements politiques selon qu’elle est faite par les médias flamands ou wallons. On voit bien là que la presse est communautarisée. Et donc les opinions publiques ne peuvent que suivre. Et donc ...


      • asterix asterix 7 janvier 2011 13:29

        On attend la suite...
        Mais je te préviens, Toro ! Tu ne diras plus deux fois que Bruxelles est la capitale de la Flandre ! Elle est la capitale que s’est choisie la Flandre et, fait unique au monde, les flamands ne sont que 5 pour cent à y habiter, mmh ?
        Les détails, on verra selon l’évolution du débat...
        Bruxelles est la capitale de l’Europe et, accessoirement, celle de la Belgique. Elle doit être directement et démocratiquement liée à la Wallonie et ce sans conditions.
        Ta capitale de la Flandre n’est qu’un déni, la mienne pleine d’espoir.

        Je te donne donc un très mauvais point d’entrée, tout en ne niant pas la qualité de ta présentation.
        A + !


        • Tall 7 janvier 2011 14:03

          Désolé, mais Bxl ne pourra pas être démocratiquement liée à la Wallonie.

          Car les Bxlois n’en veulent pas : près d’un Bxlois sur 2 préfère l’autonomie.
          Et à peine 1sur 3 est favorable au Wallo-bxl.
          Le Wallonie-Bxl ne pourrait donc se faire que contre la volonté démocratique des Bxlois.

        • asterix asterix 7 janvier 2011 16:57

          Holà les deux !
          Où aurais-je écrit que je prônais l’union à la Wallonie ? Aucun Bruxellois n’en veut ! Je vous ai seulement précisé que Bruxelles devait être physiquement en contact avec les deux autres régions, donc forcément étendue à son territoire réel et en fonction du désir de ses habitants.
          Personnellement et nous sommes nombreux à penser ainsi, je suis bruxellois indépendantiste.


        • Xime Xime 7 janvier 2011 21:11

          Bonjour,

          Je tiens à réagir à la dernière phrase et de la nuancer grandement : Toute la classe politique flamande répand l’idée que la Wallonie est un boulet !
          Ce serait une perte de temps absurde d’étudier l’économie globale du pays, mais seule une petite région (Charleroi-borinage) est visée par ces partis qui s’en donnent à cœur joie.
          Oui, cette région enregistre un taux record de chômage. Oui, cette région pose problème. On est bien d’accord, et il est grand temps de mener une drastique politique de relance dans cette région.
          Mais dire que la Wallonie est un boulet, c’est comme - désolé du rapport peu élégant mais qui te parlera peut-être) - dire que l’Islam est un boulet, alors que le réel problème est son intégrisme et son irrespect de certains droits fondamentaux.
          On ne peut attribuer toute la faute à une « région » alors que certains aspects seulement de cette région pose problème.
          Parce que je suis d’accord que la Wallonie a une économie catastrophique pour l’instant, c’est le résultat d’élections démocratiques qui juge bon d’attribuer le pouvoir décisionnel à un parti socialiste quand le taux de chômage dépasse les 25% dans la région de Charleroi. C’est un chômage conjoncturel, comme la Flandre en a connu dans certaines périodes. 
          Bart de Wever, pourtant président de parti, n’a qu’une licence d’histoire et une agrégation... Il devrait donc bien savoir que la Flandre n’a pas toujours été « resplendissante », comme il aime la présenter.
          Ce chômage est conjoncturel, donc dû à une période économique difficile. Pour ta gouverne, cette région nourrissait la Belgique, il y a un demi-siècle de ça. Laisse le temps de l’économie générale de se redresser, et les emplois se reformer.

          Donc, pardonne moi si mon ton peut paraître aussi brusque que le tien, mais non, AUCUN homme cultivé ne peut dire que toute la Belgique considère la Wallonie comme un boulet, seuls ceux qui se laissent embobiner par un discours presque raciste affirment cela.
          Après tout, ce n’est pas comme si la question était « Qui est le boulet »... la question, la vraie, c’est « comment gérer la politique pour que la Flandre cesse de payer pour les carolos et que la Wallonie puisse sauver son économie ».


        • non666 non666 7 janvier 2011 15:19

          La question s’est déjà posé dans les années 80.
          Certains pronaient déjà le rattachement de la Wallonie à la France comme 23 eme Region (il y avait eu, il me semble un Paris match consacré a ce sujet)

          Juste apres les « tueurs fous du Brabant Wallon » avaient commencé a attaquer les supermarché de la famille d’un des defenseurs de ce rattachement....
          Curieux bandits qui se permettaient d’attaquer le siege de l’equivalent Belge du GIGN pour s’emparer d’une arme qui etait a l’etude de façon experimentale chez elle : les MP5 depuis largement present dans les unité antiterroristes.
          Curieux bandits qui pratiquaient une forme de tir de combat au fusil a pompe qu’on ne pratique que dans de tres rares unités...
          Curieux bandits dont certains on pu constater que le « geant » qui y etait present portait parfois des semelles compensées, parfois.

          Une bande aux individus interchangeable mais à la signature morphique toujours identique...
          Bref une fois cette « folie » du rattachement passée, s’est declanché en Flandre le mouvement qui prone ouvertement le rattachement de bruxelles (pourtant francophoine a 90% ...à la Flandre)
          Ils ont commencé « Die gridle » la grande marche qui ressemble furieusement a celle des Orangistes en Irlande occupée et qui pretend figer la frontière entre flamands et Wallons au mieux des interets flamands.

          Depuis la wallonie peu se separer.

          car curieusement une des consequences de cette modifications des « frontières » internes est que desormais le shield, le Qg de l’OTAn serait en territoire Flamand...
          Il est vrai que s’etre fait virer du Trocadero en 1967 pour se faire virer de Belgique en 1981, cela ne devait pas trop plaire aux yankees...

          Tendons donc les mains a nos frères francophones de Walonnie et acceuillons les dans les frontières linguistiques ... d’avant la guerre de 1939-1945.
          Il n’y a aucune raison de capituler devant les flamands et leurs alliés godons.


          • Xime Xime 7 janvier 2011 20:46

            Bonjour à tous,

            je suis résident Belge, étudiant en droit et suivant de très près l’actualité politique de mon pays.
            Je n’ai pas le temps de lire l’intégralité de l’article et d’en faire l’analyse complète, mais la lecture diagonale de l’article me laisse supposer que l’auteur est bien renseigné et qu’il se fait une très bonne idée de la situation dans les faits.
            Mais je me permet d’y ajouter l’ambiance de la situation, en établissant une corrélation entre notre situation politique et la situation économique générale : le gros problème, c’est la confiance.

            Un président de parti séparatiste (Bart de Wever) nommé pour diriger les négociations, finalement remplacé par quelqu’un relativement méconnu de la scène politique (Vande Lanotte), dont la note donnée récemment a été refusée - ou soumise à conditions - par tous les partis du pays...
            Aucun parti n’ose faire de concessions - pourtant importantes pour réaliser une négociation correcte, toutes les personnes dans un couple seront d’accords là-dessus - parce que si une concession trop grande est faite, et qu’on en vient à un accord, ces partis verraient leurs votes réduits aux élections : la trop grande polarité politique fait qu’il faut quasiment renier un point de son programme pour que l’autre soit d’accord.

            En vérité, pour l’instant la séparation de la Belgique n’est pas du tout au goût du jour. Ce que la Belgique - et ses politiciens - veulent, c’est la mise en place d’un gouvernement qui réglera nos différents de manière efficace.
            Or, pour certains, la prétendue « trop grande différence économico-socio-culturelle » veut que notre pays soit scindé politiquement parlant, attribuant aux Régions des matières propres à l’État.

            Je tiens à rappeler que la séparation d’un pays demande un grand nombre de négociations à propos de toute la politique... Et cela fait plus de six mois que nous ne parvenons pas à nous mettre d’accord à propos d’un seul de ses éléments.
            Il faut donc se rendre à l’évidence : Si une séparation est décidée, nous avons encore 10-15 ans (hyperbolique) devant nous avant qu’ils ne se mettent d’accords et que la séparation soit effectivement faite... D’ici là, l’Europe a le temps de se prémunir.

            • Chris du Fier Chris du Fier 8 janvier 2011 10:04

              A quand le rattachement de LIlle et du Nord à la Flandre ????

              Ca nous ferait du bien. On peut leur faire un bon prix. Et en plus on leur refile Yasmina Aubry et tous ses copains installés depuis peu en provenance de Tataouine..

              Allons !.. Encore un petit effort..On incite le prince Sarko de France à se remarier avec l’ héritière du trône de Belgique avec le titre de Duc de Wallonie et de Polynésie réunies avec en prime dans le panier Wallis et Futuna.

              On rappelle l’ armée allemande en Alsace (ah  !.. C’est déjà fait ?..). On libère le Pays Basque, la Savoie et la Corse. La Bretagne aussi ?..

              WHAT ELSE..

               

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