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Accueil du site > Actualités > Europe > Et si nous rêvions d’une Europe nouvelle en train de se (...)

Et si nous rêvions d’une Europe nouvelle en train de se lever

C’est donc De Grèce, mais aussi d’Espagne et d’Irlande, que nous vient comme un vent d’espoir. Alors qu’en France, la crise et l’austérité s’imposent plus que jamais, sur un horizon gris où les perspectives politiques semblent illisibles, avec une Marine Le Pen qui mène plus que jamais le bal.

Alexis Tsipras Syriza, dont personne n’aurait pu prédire le succès il y a encore trois ans, a gagné les élections en Grèce et tente de négocier avec Bruxelles « sa sortie de crise ». En Espagne, Podémos semble bien positionné pour peser dans la vie politique, si l’on en croit un dernier sondage, publié par El Pais, qui le donne à 27,7% des intentions de vote, en tête devant le Parti Populaire et le Parti Socialiste Espagnol. .

De la même manière l’Alliance anti-austérité en Irlande connaît une popularité croissante. Un front anti austérité, dit de gauche radicale, se dresse peu à peu en Europe avec de réels soutiens populaires. En France, hélas, c’est l’extrême droite avec le Front national qui tire profit de la crise.

Podemos, qui signifie « Nous pouvons », a émergé en 2014, avec à sa tête une jeune leader de 37 ans Pablo Iglesias Turrion. Syriza a été créée en 2004 et signifie « Coalition de la gauche radicale », son président depuis 2012, Alexis Tsipras a été nommé Premier ministre, à l’âge de 39 ans. L’alliance anti austérité (AAA) en Irlande est encore plus récente, c’est en mai 2014, qu’elle a été créée, avec à sa tête, un leader de 31 ans, Paul Murphy.

On peut s’étonner qu’en France la « gauche de la gauche » avec sa diversité du Front de Gauche à Europe écologie les Verts, en passant par Le Parti Communiste Français et Nouvelle Donne (Dissidents PS) n’ait pas pu trouver un terrain d’entente pour faire entendre une voix française, autre que le FN, pour dire que l’austérité dictée par Bruxelles cela suffit !

Mais si Syriza, Podemos et l’Alliance anti-austérité ont su placer à leur tête des figures nouvelles et jeunes … en France ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui peut interpréter le rôle, ni Pierre Laurent … et Cécile Duflot (39 ans), si elle a la jeunesse, n’a pas le charisme nécessaire …

Seulement, si Syriza réussit à appliquer son programme (et ce n’est pas gagné), que Podemos en Espagne et l’Alliance anti-austérite en Irlande gagnent à leur tour les élections, l’Europe sera face à un sérieux problème qui risquera alors de déborder sur tout le continent.

Parions alors ,qu’en France, une jeune femme (de préférence), ou un jeune homme que nous en connaissons pas encore saura imposer, au pays de Mai 68, un nouveau mouvement de gauche, authentique et porteur d’espoir qui a son tour viendra contribuer à la reconstruction d’une Europe plus humaine et sociale.

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Paul Murphy
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Pablo Iglesias

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21 réactions à cet article    


  • julius 1ER 11 février 2015 09:10

    Alors qu’en France, la crise et l’austérité s’imposent plus que jamais, sur un horizon gris

    @J Pelletier,
    Mais puisqu’on vous dit qu’en France il n’y a pas d’austérité !!!

    • Pascal L 11 février 2015 09:21

      Siriza a gagné parce qu’ils ont rangé toutes les idéologies au placard. 

      Tant que les partis de gauche en France se replieront derrière des idéologies dépassées, tant qu’ils ne seront pas capable de critiquer le modèle économique néoclassique qu’ils ont appris avec la droite sur les banc de l’université, tant qu’ils seront hégémoniques, tant qu’ils ne seront pas capable d’éclaicir leur doctrine, il ne se passera rien du côté de l’extrême gauche française.

      Simone Weil avait écrit en 1940 une note sur la suppression générale des partis politique. Les critiques de 1940 vis-à-vis des partis politiques sont toujours d’actualité, en particulier pour les partis de l’extrême gauche.

      • taktak 11 février 2015 12:03

        mais oui mais oui la solution c’est Vichy !

        la réalité c’est que c’est le parti communiste qui en 1940 a commencé la résistance contre la classe capitaliste faisant le choix de l’oligarchie et de la collaboration.

        Ce qu’il faut virer, c’est pas « les partis », c’est les partis de l’oligarchie : UMP’PEN (UMPFN) et parti masstrichien unique (UMPSEELVUDIMODEM....) Qu’ils dégagent tous, place aux travailleurs !


      • Fergus Fergus 11 février 2015 09:23

        Bonjour, Jean.

        Je partage cet espoir. Sans trop y croire concernant notre pays, tant sont pénalisantes les vieilles habitudes de chapelle qui ne se déchirent jamais autant que lorsqu’elles sont proches.

        Personnellement, j’aimerais qu’un type comme Alexis Corbière puisse émerger à la tête d’une grande coalition de la gauche de progrès : il a un ton juste, il est dans la pédagogie, il évite les propos insultants. Bref, il est nettement plus en harmonie avec des personnalités comme Tsipras et Iglesias qu’un Mélenchon par trop vindicatif ou qu’un Laurent au charisme de bigorneau.

        Je croise les doigts pour que la raison prenne enfin le pas au FdG sur les vieux réflexes parfois à la limite du sectarisme. Le PS peut être devancé en 2017, et il importe d’y travailler dès maintenant sur des bases nouvelles !


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 11 février 2015 09:45

          @Fergus,


          Oui, nous sommes encore très loin, mais qui sait, ces partis sont nés, d’un seul coup d’une colère, nous avons peut être en notre sein, sans le savoir encore, le germe de cette identité là.

          Et surtout cela dépend un peu de la suite ... quid du succès de Syriza en Grèce ? et l’avenir ou pas de Podemos et l’AAA en Irlande.
          Ce que je sens, c’est que les effets néfastes de la commission européenne (que je connais bien) commence à pousser à la révolte les populations (CF le coût de l’eau en Irlande)
          Moi aussi je crois en l’Europe, mais il faudrait un grand coup de balais, ce sera difficile, tant cette administration s’est enkystée.
          Mais croisons les doigts, notre génération aura peut être encore le temps de voir un renouveau démocratique submerger le vieux continent, avant de partir .. Alexis Corbière, je prends note ...


        • fred.foyn Le p’tit Charles 11 février 2015 10:38

          Arrêtez de rêver...rien ne sortira de ces pays...l’UE est une banque aux services des banques et des marchés...pas des peuples qui se font entuber à chaque fois... !


          • jaja jaja 11 février 2015 11:02

            Jean vous cherchez le tribun ou le sauveur suprême qui, même si c’est une femme, deviendra presqu’à coup sûr le problème dans son pays ! Tant que le pouvoir n’est pas aux mains des travailleurs eux-mêmes rien ne changera vraiment et une nouvelle oligarchie exploiteuse arrivera inexorablement sur le devant de la scène !

            Rappelons ici les paroles de Tsipras il y a quelques mois :« Nous ne serons pas la génération à 700 Euros » et qui peine aujourd’hui à imposer en Grèce un salaire minimum à... 751€.. impossible à réaliser en respectant les Diktats de l’UE ! D’ailleurs Tsipras lui-même a reculé sur cette question du salaire. De plus son augmentation devrait, selon lui, s’accompagner de mesures fiscales pour les entreprises ! On est loin d’une politique de « vraie gauche » expropriant les capitalistes et banquiers comme il était dit dans les premiers temps d’opposition de Syriza !

            Rien ne peut se faire en Grèce (comme ailleurs) sans annuler la dette ni sans socialiser les moyens de production et les banques ! Et ce en expulsant la Troïka du pays (FMI, BCE, UE) ce qui veut dire en clair que les Traités européens doivent devenir simples chiffons de papier pour le nouveau pouvoir qui n’a pas à les respecter.... !

            Sur la situation politique en Grèce un article intéressant ici :
            http://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.fr/2015/02/syriza-et-les-anticapitalistes-etat-des.html?spref=fb


            • lsga lsga 11 février 2015 15:13

              ah ! pour une fois, je suis d’accord avec Jaja (enfin pour le premier paragraphe). Pour le reste, rappelons que l’objectif n’est pas l’augmentation des salaires (car, par définition, cela revient à négocier avec la bourgeoisie), mais l’abolition de la marchandisation du travail, c’est à dire l’abolition du salariat.


            • jaja jaja 11 février 2015 18:39


              Marx et Engels défendent pourtant les syndicats comme organisations permanentes de la lutte des classes. L’objectif final du communisme c’est bien sûr l’abolition des classes et de l’État. Ce qui veut dire une égalité parfaite entre tous et sur tous les plans (économique comme politique).
              Mais la lutte immédiate des travailleurs, pour soulager leur vie de merde n’est ni à négliger ni à confondre avec le but final même si elle participe à la compréhension de ce qu’est la lutte des classes pour tous les exploités.

              Le syndicalisme peut d’ailleurs jouer un grand rôle et la question des salaires est importante pour les prolos.... qui ont d’ailleurs intérêt à exiger lors des luttes des augmentations en somme fixe et non en pourcentage qui profitent davantage aux cadres non grévistes et aux couches qui leur sont hostiles plutôt qu’à eux-mêmes.

              Le marxisme prétend donner une perspective révolutionnaire aux luttes sociales. Dans les luttes d’aujourd’hui, la gestion du présent prime sur la réflexion vers un horizon révolutionnaire. La pensée marxiste doit donc permettre d’articuler théorie et pratique, action immédiate et réflexion révolutionnaire.

              C’est ce que prétendait Ernest Mandel (que tu louais sur Avox pas plus tard qu’hier), lui-même conseiller des syndicalistes belges....


            • lsga lsga 11 février 2015 20:26

              Marx ne dit pas ça du tout, pas le moins du monde.

               
              Marx explique en long, en large, et en travers que la lutte des salariés pour les augmentations de salaires ne servent à rien. Elles peuvent tout au plus permettre de gagner un petit peu de terrain sur les profits, mais sachant que les profits ont tendance à disparaître, l’effet n’est que de très courtes duré.
               
              Par exemple, dans les années 50 à 70, les profits des industries impérialistes françaises déclinaient, mais restaient conséquents. Donc il était possible d’augmenter les salaires. Aujourd’hui, le taux de profit est presque nul, la plupart des grandes entreprises ont des top Lines nulles (en France, c’est particulièrement vrai dans la grande distribution). Il n’y a donc plus de marge pour augmenter les salaires. Au contraire, pour tenter de sauver le Capitalisme, les bourgeois sont OBLIGÉS de baisser les salaires (ils n’aiment pas ça du tout, ça provoque de graves troubles sociaux). 
               
              Tes positions réformistes (« l’urgence ») sont anti-révolutionnaires. Elles n’ont rien de nouveau, cela fait 150 ans que tous les conservateurs tiennent ton langage. Rosa Luxembourg en particulier à démonter ce type de discours. Elle est la première à voir que le syndicalisme, le réformisme social, et l’État Providence amenaient à donner le pouvoir à la Réaction. La situation actuelle dans laquelle le prolétariat français, un de ceux qui a le niveau de vie le plus élevé au monde, qui passe son temps à réclamer plus de matières premières africaines (de « pouvoir d’achat ») et moins d’africains démontre à quel point elle avait raison. 
               
              J’aime en effet beaucoup Ernest Mandel pour ses analyses économiques. Mais il n’est en effet pas particulièrement révolutionnaire. 
               
              Bref, l’important c’est ce que tu met dans ton premier paragraphe : la prise de pouvoir par l’ensemble de la population. Voilà l’urgence, l’urgence la plus extrême. Car le problème, ce n’est pas que les prolos français ont un peu moins de pouvoir d’achat qu’il y a 20ans, le problème, c’est que la bourgeoisie va déclencher une guerre mondiale dans les 20 ans, le problème, c’est que le Fascisme et le NAZISME risque de revenir en Europe dans les 20 ans. Voilà l’urgence : LA RÉVOLUTION. Si on ne la fait pas très vite, nous auront un nouvel Hitler. Le pouvoir d’achat attendra. 
               
              (je voulais te mettre les différents liens, mais le site marxists.org est inaccessible.)

            • jaja jaja 11 février 2015 21:54

              « Dans les années 1860, une « épidémie de grèves » se répandait sur le continent européen. Or, aussi surprenant que cela puisse paraître, toute une frange des socialistes étaient hostiles au mouvement syndical, en grande partie spontané, qui émergeait. Un important débat eut lieu dans l’Association Internationale des travailleurs (AIT), qui venait d’être fondée à Londres en 1864.

              John Weston, un des membres de son conseil général et disciple du britannique Owen, soumit le 14 mars une brève résolution réfutant tout effort pour augmenter les salaires : une augmentation des salaires de certains travailleurs conduirait à la baisse des salaires d’autres salariés et, si elle était générale, n’aboutirait qu’à une hausse des prix qui annulerait la hausse des salaires nominaux en termes de pouvoir d’achat. L’hostilité aux grèves et aux syndicats était partagée par les partisans du français Proudhon et de l’allemand Lassalle. Weston, comme Lassalle, reprenaient à leur compte la théorie du « fonds salarial » de la « science économique » de l’époque. Pour T. Malthus, J. Marcet, J.S. Mill, J.R. McCulloch, N. Senior… le total des salaires réels était une part fixe de la production.

              Karl Marx, qui travaillait à cette époque aux brouillons du Capital, réfute cette thèse pro-capitaliste. En juin 1865, il fit un exposé lors de deux réunions du conseil général de l’AIT dans le cadre d’une discussion sur les syndicats.

              L’internationale tourna le dos aux dogmes empruntés à la bourgeoisie qui l’auraient condamnée à n’être qu’une secte à l’écart du mouvement réel des travailleurs des années 1860. Le congrès de 1866 de l’AIT adopta une résolution favorable au syndicalisme et pour la journée de 8 heures maximum »


            • jaja jaja 11 février 2015 23:29

              Voici d’ailleurs la conclusion de Marx lui-même dans « Salaires, Prix et profits »... Moi qui, tout comme Marx, ne suis pas marxiste me trouve autant en accord avec sa conclusion que je suis en désaccord avec ta condamnation récurrente de la lutte syndicale. A nous de construire les syndicats lutte de classe dont la classe ouvrière à besoin et donc de renverser les directions traitres ou réformistes des Confédérations actuelles !

              « 1. Une hausse générale du taux des salaires aurait pour résultat une baisse dans le taux général du profit, mais elle n’influerait pas sur les prix des marchandises.

              2. La tendance générale de la production capitaliste n’est point d’élever, mais bien d’abaisser la moyenne du salaire normal.

              3. Les syndicats ouvriers (trade-Unions) agissent utilement comme centre de résistance aux empiètements du capital. Leur défaut partiel c’est de faire un usage peu judicieux de la force qu’ils possèdent. Leur défaut général est de se borner à une guerre d’escarmouches contre les effets du régime existant, au lieu d’essayer en même temps de le changer, au lieu de se servir de leurs forces organisées comme d’un levier pour affranchir définitivement la classe ouvrière, c’est à dire pour abolir le salariat. »

              http://www.entremonde.net/IMG/pdf/CAHIERS02-Livre.pdf


            • Garance 11 février 2015 11:23

              @ Pelletier


              « Parions alors ,qu’en France, une jeune femme (de préférence), ou un jeune homme que nous en connaissons pas encore saura imposer, au pays de Mai 68, un nouveau mouvement de gauche » 

              Alléluia... !!!!..Pelletier...le jour que vous espérez est déjà arrivé, dans une étable de Vendée un vrai gauchiste nous est né

              Vous vous rendez-compte : à 3 semaine il sait déjà dire « Camarades » !!!!!

              C’est grâce à cela que le peuple des Gauches a su que c’était Lui

              Ségolène est sa bonne fée

              Le problème....car c’en est un....il va falloir attendre une trentaine d’années avant qu’il soit opérationnel et puisse haranguer les foules

               " Son nom ? : 

              Joseph

              Joseph comment ?

              Joseph Toutcourt ....

              J’aime mieux çà : certains auraient pu faire des analogies avec des Joseph connus ; ce qui aurait été gênant pour l’énorme tâche qu’il a à accomplir

              Avec moi Camarades chantons ses louanges


              .

              • Hector Hector 11 février 2015 11:46

                L’ UE est un gros chaudron dans lequel on nous fait mijoter jusqu’à l’engourdissement.
                Le profit est le maitre mot de cette Europe. De plus, en l’état actuel du niveau d’évolution des populations, la libre circulation est problématique, voire impossible.
                L’équilibre ne peut se faire que par la contrainte. Ce n’est évidemment pas tenable à long terme.
                Ce début de siècle voit arriver sur le devant de la scène de jeunes (condition sine qua none) politiques qui n’ont plus envie de cuire à petit feu comme leurs parents.
                Issus du militantisme mais moins partisans, ils se veulent plus rassembleurs et pas encore englués dans des compromissions claniques et carriéristes.
                N’oublions pas non plus qu’ils sont la première génération réellement Européenne.
                Les choses changent lentement.


                • taktak 11 février 2015 11:56

                  oui ; il faut sortir de l’UE, par la porte de gauche comme le propose le PRCF www.initiative-communiste.fr


                • Garance 11 février 2015 13:04

                  @ Taktak


                  « Il faut sortir de l’UE par la porte de gauche » 

                  Il eut été plus judicieux que vous préconisiez de sortir de l’UE par la porte de derrière : elle n’est jamais fermée à clef

                  J’dis çà...j’dis rien....c’est vous qui voyez.....n’empêche que par la porte de derrière......

                • lsga lsga 11 février 2015 13:30

                  et sinon unir le prolétariat européen pour faire une révolution européenne ?

                   
                  ah non, c’est vrai, le PRCF ne croit pas à la Révolution, ce sont des réformistes. 

                • taktak 11 février 2015 11:53

                  le scandale de ce nouveau coup d’état financier de la BCE contre la grèce (après Chypre et les autres) confirme ce qu’explique le PRCF depuis maintenant plus de 10 ans. Un PRCF malheureusement censuré par tous les médias.

                  Pour la démocratie, la paix et le progrès social, il faut sortir de cette dictature guerrière, totalitaire de l’oligarchie capitaliste qu’est l’Union Européenne.
                  Rétablir la souveraineté de la Nation base de la démocratie.
                  Brisons les chaines de l’UE., sortons de l’UE

                  www.initiative-communiste.fr


                  • foufouille foufouille 11 février 2015 12:29

                    c’est iglesias, ton nouveau leader ?


                    • rakosky rakosky 11 février 2015 15:33
                      Qui aidera les travailleurs grecs, et comment ?
                      L’EDITO d’INFORMATIONS OUVRIERES
                      par 
                      DanielGluckstein,Secrétaire national du POI.
                        Les premières mesures annoncées dimanche 8 février devant le Parlement grec par le Premier ministre, Alexis Tsipras, marquent indiscutablement un changement d’orientation.(1)
                        Les travailleurs des autres pays d’Europe considéreront avec sympathie la liste des décisions qui annulent et inversent plusieurs mesures anti-ouvrières, antisociales et antidémocratiques prises depuis des années par les gouvernements aux ordres de la troïka (lire p. 10).
                        En sens inverse, les gouvernements des principales puissances capitalistes et les institutions de l’Union européenne s’inquiètent et multiplient les pressions. Mais avec une limite, fort justement décrite par le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis  : « L’euro est fragile comme un château de cartes. Si vous retirez la carte grecque, les autres s’effondreront. »
                        Face à ces pressions, les travailleurs de tout le continent se posent la question : comment aider les travailleurs et le peuple grecs ? Faut-il demander à la Banque centrale européenne — comme le fait, dans les colonnes deL’Humanité, Bernd Riexinger, coprésident de Die Linke — de bien vouloir « réorienter sa politique monétaire pour permettre un vrai développement économique et inscrire dans ses missions la lutte contre le chômage de masse » ? Mais le rôle de la BCE, défini par les traités successifs, c’est de préserver l’intérêt des capitalistes, des banquiers et des spéculateurs, et rien d’autre !
                        Faut-il revendiquer pour la troïka « une plus forte légitimité démocratique », comme le fait Martin Schulz, président du groupe socialiste européen, dans les colonnes de L’Humanité, qui lui souhaite « d’aller jusqu’au bout de sa logique pour accompagner Alexis Tsipras dans sa lutte contre l’austérité » ?
                        Faut-il s’adresser à François Hollande, à qui Jean-Luc Mélenchon vient d’écrire pour l’inviter à « jouer un rôle décisif dans la discussion qui va s’ouvrir » sur la Grèce ? Un rôle décisif ? Sans doute, mais lequel ? Le ministre Sapin déclare que dans la négociation qui s’ouvre, « deux principes » doivent être respectés : d’une part, « le respect du vote grec », et, d’autre part, « le respect des règles européennes inscrites dans les traités auxquels la Grèce a adhéré, comme celles du bon fonctionnement de la BCE et du Fonds monétaire international ». Autrement dit : le peuple grec est souverain… aussi longtemps qu’il ne remet pas en cause les injonctions de la BCE et du FMI, c’est-à-dire des institutions du capital financier !
                        Qui osera dire que la souveraineté des peuples et le respect de la démocratie sont compatibles avec le maintien des institutions de l’Union européenne ?
                        La meilleure aide que la classe ouvrière française puisse apporter aux travailleurs et au peuple grecs, c’est de contraindre notre propre gouvernement à reculer sur les plans anti-ouvriers découlant de sa soumission à la BCE, à commencer par la loi Macron et le pacte de responsabilité. Cela ne peut se faire ni par des lettres ouvertes ni par des suppliques, mais par le seul moyen de la mobilisation unie, de la lutte de classe dans l’unité des travailleurs et de leurs organisations pour contraindre Hollande et Valls à reculer. Ainsi sera confortée la résistance de la classe ouvrière grecque. Ainsi sera ouverte la voie au combat commun de tous les peuples d’Europe pour en finir avec la dictature de la troïka, de la BCE et de l’euro.


                      • soi même 11 février 2015 23:01

                        Si vous rêvez , c’est que vous donnez, donc pas de solution à que cela change !

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