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Accueil du site > Actualités > Europe > Euro-crise. Les jeux sont faits, rien ne va plus

Euro-crise. Les jeux sont faits, rien ne va plus

Le bonheur est-il dans le prêt ? La sagesse, quand on est rendu au fond du trou, ne commande-t-elle pas plutôt d'arrêter de creuser ? Après le succès éclatant de l’opération « prêt à 3 ans et 1% » de la BCE, notre pauvre zone Euro, ravagée par le chancre d’infinis tripotages politico-financiers, survivra-t-elle aux clystères administrés par Goldman Sachs ? Et qu'adviendra-t-il de nous autres, simples citoyens ? Doutes et coup de gueule.

L’opération dite LTRO (Long Term Refinancing Operation), ingénument baptisée « Sarko-Trade » par le Financial Times, en hommage à son plus ardent avocat, consistait, pour la BCE, à proposer aux banques de la zone Euro, un prêt sur 3 années au taux mirifique de 1%, sans autre contrepartie que de recevoir en gage de la dette souveraine frelatée — « collatéral » dans le jargon — et sans le moindre engagement des banques sur l’emploi des fonds. Un succès éclatant : dans un même élan d’enthousiasme, 523 banques ont rappliqué aux guichets de la BCE comme le cochon file à la truffe, et en ont raflé pour 489 milliards d’Euros. Pensez ! 523 banques ointes du saint-chrème, toutes embaumées de thunes ravigotantes et ressuscitées d’un bloc par la BCE et Gold-manne Sachs. Alléluias, belote, et rebelote prévue le 29 février 2012.

Si on devine aisément les clés du succès, les objectifs poursuivis, eux, restent nébuleux, pour ne pas dire fumeux.
 
Pour les plus pragmatiques — cyniques ? — il s’agit simplement de refinancer des banques exsangues qui en dépit des blablas officiels, bulletins de santé bidonnés — voir Dexia —, « stress tests » et autres troufignolades en séries, ont un besoin pressant de se refaire la cerise, si possible sur le dos du contribuable Européen — à 20,7% français, la quote-part de la France dans la BCE. Et avant toute chose, de transférer le risque de leurs actifs pourris ou en voie de l’être vers la BCE, c’est-à-dire vers nous autres rastaquouères, de façon à ce que nous puissions jouir bien comme il faut des conséquences d’un défaut de paiement. Mille Madoffs ! De ce point de vue, c’est un hold-up.
 
Pour les plus rêveurs — lunaires ? — dont notre président, cet argent doit servir à refinancer les dettes souveraines Européennes — dont plus de 600 milliards arrivent à échéance en 2012. Il permettrait aux pays en difficulté comme l’Italie — entre 250 et 300 milliards à refinancer en 2012 — de « rouler » leur dette — à défaut de la réduire — jusqu’à des jours meilleurs… lendemains riants, porteurs d’une vigoureuse reprise économique, synonyme de recettes fiscales à foison. Ces lendemains dont malheureusement personne ne saurait prédire la date, et encore moins l’embryon de l’esquisse des miracles — retour de la confiance, réduction des déficits publics — par lesquels l'arlésienne embellie pourrait bien s’opérer, pour ainsi dire à l’insu du plein gré de dirigeants incapables de nous faire miroiter autre chose que du Saint-Esprit à la Saint Glinglin, contre la très concrète promesse d'une réélection, dans quelques mois.
 
Ces mêmes dirigeants qui, par une funeste ironie du sort, ont poussé nos dépenses publiques — 56% du PIB, contre 50.3% de moyenne en Europe et 46.6% en Allemagne — à un moment où la crise entamait les recettes fiscales de l’Etat, de façon prévisible et durable. Résultat : une dette publique qui explose — 85% du PIB en 2011 — et va continuer de grimper, selon la prévision de Bercy — pour atteindre 88,3 % de PIB en 2012, puis 88,2 % en 2013. Des chiffres établis sur des hypothèses plutôt funambulesques — réduction du déficit à 3% du PIB en 2013, croissance de 1% en 2012, puis de 2% en 2013 — comme il est d'usage dans ce joyeux ministère, adepte de la méthode Coué et dévoré, de Mme Lagarde à M Barouin, par le démon des enthousiasmes budgétaires et des intuitions radieuses. Jusqu'au jour où... Allô, maman BCE, bobo !
 
On pourrait passer sur la turlupinade qui consiste à sous-traiter aux banques ce que les statuts Européens — et l’intransigeance allemande — interdisent à la BCE. Ou encore sur celle qui consiste à traiter une crise du surendettement par... un accroissement de la dette. Au point où en est rendu le malade, pourquoi pas ? Mais comment ne pas sourire en entendant Mario Draghi, l’instigateur de ce plan, se défendre mordicus de tout soupçon de monétisation massive des dettes souveraines, quand Nicolas Sarkozy s’en fait l’apôtre et le pédagogue. Un bel exemple de coordination Européenne au bal des faux-culs ! Dans la lignée des entrechats grand-guignolesques du trio Merkel-Cameron-Sarkozy, sur fond de silence assourdissant de M Barroso et musique de Goldman Sachs, caricatures d'une politique Européenne qui tient plus de la débandade que du ballet coordonné.
 
Quant à l’efficacité de la mesure… À la question : les banques vont-elles racheter de la dette ? La réponse logique serait : pas autant qu’on l’espère. N’y a-t-il pas une contradiction à exiger des banques qu’elles réduisent leurs bilans et arrêtent de spéculer sur les actifs frelatés — au risque de détruire notre épargne — et, dans le même temps, à les pousser à le faire ? Les amateurs de débâcles et autres virevoltants Zébulons du tout et son contraire, gagneraient à méditer sur les récents avatars du foireux Jon Corzine — ancien coprésident de Goldman Sachs — et du naufrage de son fonds MF Global suite à des prises de risques exagérées sur la dette européenne (lien en fin d’article).
 
Sur un plan technique, cela impliquerait une augmentation des ratios de levier bancaire, bien au-delà des multiples existants de 30 à 40, jugés trop élevés, et dont l’encadrement devrait être renforcé par le futur Bâle III (voir détails dans le lien en fin d’article). A moins, évidemment, que ces banques sommées de réduire leurs bilans ne rognent d’autant sur le crédit aux entreprises, avec les conséquences sur la croissance que l’on imagine. La timbale !
 
Quoi qu’il en soit, pour l’heure, dans les faits, pas grand-chose de nouveau sous le sapin. Et pas plus de ruée vers l’or que de beurre en broche : les banques, guêpes mais pas si folles, ont parqué l’essentiel du magot dans le giron de la BCE — dans ce que l’on jargonne la « facilité de dépôt » — et ce en dépit d’un taux au jour le jour offert par la BCE d’à peine 0,25%. Patience, donc.
Une première indication devait être fournie suite à l’adjudication italienne du 29 décembre. Bof ! Résultats mitigés : 7 milliards seulement ont trouvé preneurs — sur un maximum de 8,5 — et si les taux courts ont chuté, les taux à dix ans, eux, sont restés à près de 7%, un niveau jugé critique (voir détails et lien en fin d’article). On a beau être friand d’extravagantes culbutes — refourguer à 7% ce qu’on a touché à 1% —, de là à prêter sur dix ans ce qu’on a emprunté sur trois, il y a des limites au casino. A un moment, la dette qui roule… n’amasse plus mousse. Et sachant que l’Italie devra refinancer près de 300 milliards en 2012, sur une dette totale de 1.900 milliards d’Euros, il faudrait plus de quarante opérations comme celle-ci. On mesure l’ampleur des travaux pour l’Italie, et le risque de déroute pour les banques qui s’y risqueront, en cas de défaut de l’Italie. Qui voudra embarquer sur le rafiot ? Sans parler de l’Espagne et, pourquoi pas de la France. Le syndrome Corzine. Gageons que cette histoire n’a pas fini de nous coûter la peau des fesses.
 
Qui faire, me direz-vous ? Nous autres, infimes citoyens, on se garde bien de nous consulter. Quand la pharmacie est vide et que le malade a payé pour constater l'inutilité des panacées, que lui reste-t-il sinon souffrir et partir sans trop ennuyer son médecin ? Gentiment, en somme. Et puis, un référendum, réfléchir, donner son avis, manifester son désaccord peut-être, ça risquerait de nous fatiguer, de nous distraire des admirables schlagues, rigueurs et plans d’austérité, que nos élites nous imposent, afin de renforcer leur crédibilité auprès de la Haute Finance, du FMI et de Goldman.
 
Nécessité fait loi. Nécessiteux, beaucoup moins. A un moment où on est entré pour la seconde fois en récession, où les Restos du Cœur tirent la sonnette d’alarme et où le chômage atteint un taux record, gage de lendemains plus douloureux encore, il y a de l’indécence dans l’ingéniosité exorbitante de nos dirigeants à voler à la rescousse de la finance internationale, comparée à la balourdise qu'ils déploient pour combattre nos très concrets maux nationaux : chômage et précarité. Avec les résultats que l'on connait.
 
Que lui reste-t-il, au citoyen, pour se faire entendre ? Papademos, Monti, Draghi, Luis de Guidos, nouveau ministre de l'économie Espagnol, Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale, Antonio Borges, directeur Europe du FMI… Aux manettes, c’est toujours Goldman Sachs. Une bien fine bande d’ulcères planétaires… et très discrets avec ça, très appliqués furoncles à nous ronger jusqu'à la moelle : entreprises, services, avenir, tout ! Doit-on descendre dans la rue ? Doit-on saborder ce système financier hors du contrôle humain ? À la Hourra Cantona ? Comme on ferait dérailler un train fou ? Les Etats-Unis, naguère, ont démantelé Bell pour moins. Et que foutre si l’Euro crève, s’il le doit. Au moins, guéri, il crèvera. On vendra la dette à l'encan et Goldman Sachs aux petits cochons. Vive l’Eurofranc ! Joyeux Noël Phénix !
 
Evidemment, la chute de l'Euro serait, dans un premier temps, un cataclysme — chute du PIB, chômage, envolée des prix de l'énergie, renchérissement du poids de la dette extérieure, sauf à se déclarer en défaut. Avant un possible redémarrage, sous l'impulsion du secteur productif. Voyez la crise Argentine en décembre 2001, et la rupture du lien peso/dollar — PIB -11%, chômage + 20%, inflation +40% dès 2002, puis à partir de 2003, croissance annuelle de 30% sur 3 ans. Faut-il en passer par là ? D'autant que l'Euro, dans tout ce chambard, il n’y est pour rien. Ce n’est, comme nous autres, que la victime d'un système monétaire mondial rendu au bout du rouleau, basé sur le dollar, le capitalisme financier, les profits toujours plus mirobolants, dont les effets se sont conjugués à l'incapacité de certains dirigeants, Européens comme Américains, à s'entendre et à maitriser leurs budgets, partant du principe qu'un Etat, contrairement à une entreprise, ne peut faire faillite. Et peut donc se permettre l'incurie la plus crasse. Ceux qui n'ont d'autre choix, aujourd'hui, que de nous vendre aux banquiers, principaux responsables de la crise. Ironie !
 
« Sur le papier », c'était pourtant une belle balade, l'Euro. Seulement voilà, certains sont partis à pied, d'autres à vélo, à scooter, en voiture ou encore en jet. 10 ans de politique monétaire commune sans l'ombre d'une harmonisation des politiques budgétaires et fiscales. Alors la balade a viré à l'errance... Quant à l'Union, l'idée fera probablement son chemin de sauver l'Euro et d'instituer une Europe à géométrie variable, comprenez les bons d'un côté, et le reste, Italie et Grèce en tête, dehors. 2012 promet d'être rudissime. Qui survivra, verra.
 
Reste qu’on pourrait changer de dirigeants en 2012 ? En France, en Allemagne, aux Etats-Unis. Y gagnerait-on ? Il est peut-être trop tard, mais j’en suis las, moi, des prodiges en cascades, des fins du monde parées d’un poil, d’un G20 l’autre, de bientôt cinq années d’arcs-en-ciel, de sommets, Pittsburgh, Toronto, Séoul, Cannes (35.000 nuitées d'hôtel, 12.000 forces de l'ordre, 20 millions d'Euros de budget), pirouettes, promesses et abus de promesses dont on ne saurait dire si elles ont été plus tenues que nuisibles, ou l’inverse. Fourbu, aussi, des perlimpinpins toujours plus transcendants, à prendre en deux fois, à cinq ans d'intervalle... Envie de « voirailleurs »… autres lampions, autres galops. Marre de lutter contre les moulins à galette, le système Goldman et ceux qui lui servent la soupe. Rien ne va plus ? Refaisons les jeux.
 
Sources :
 
L’adjudication italienne des 28 et 29 décembre
 
Banques. « Capital ratio » versus « leverage ratio », Bâle III
 
Jon Corzine et MF Global, la déroute
 
La dette publique en 2012 et 2013
 
Petite compilation sur Goldman Sachs (un livre n'y suffirait pas)
 
Crise Argentine (une étude de 2008)
 
Crédit photos : Mario Gaudio, Caryl Cagle

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30 réactions à cet article    


  • wesson wesson 2 janvier 2012 11:20

    Bonjour l’auteur,

    "Ces mêmes dirigeants qui, par une funeste ironie du sort, ont poussé nos dépenses publiques — 56% du PIB, contre 50.3% de moyenne en Europe et 46.6% en Allemagne — à un moment où la crise entamait les recettes fiscales de l’Etat, de façon prévisible et durable."

    Je ne peut pas vous laisser écrire ça ! Ce qui a entammé les recette fiscales, c’est d’abord et surtout les cadeaux fiscaux faits par les gouvernements successifs, et accéléré par ce dernier gouvernement. Les dépenses publiques n’ont en fait que très peu augmentés, par contre les recettes ont diminué de manière très importante. Voir le problème de dette uniquement du coté dépense, c’est l’argumentaire principal qui permet de justifier l’austérité.

    Sinon sur le reste de votre texte, comme à votre habitude c’est excellement dit !


    • Argo Argo 2 janvier 2012 12:33

      Merci pour votre commentaire,


      Le problème principal vient effectivement de la forte réduction des recettes fiscales, due au ralentissement de l’activité et aux niches fiscales (dont la scandaleuse et ruineuse « niche Copée »).

      Il n’empêche que quand on gagne moins, on doit chercher à économiser. C’est ce que font les ménages.
      Selon la Cour des Comptes, la dépense publique est passée de 52.8% du PIB en 2008 à 56 % en 2009, du fait du renforcement de la protection sociale (que j’approuve) et des mesures de relance (dont certains cadeaux aux entreprises que je trouve scandaleux et inefficaces). Ces financements constituent un gisement, pour réduire la dépense publique et la rapprocher de la moyenne Européenne, sans toucher ni à la protection sociale, ni aux salaires et retraites de la fonction publique. Je pense qu’il est possible d’améliorer la « qualité » de la dépense publique, de mieux cibler.

      Evidemment c’est un vaste sujet qui dépasse le cadre de cet article. Ces pistes sont évoquées/effleurées dans le rapport de la Cour des Comptes de mars 2011.

    • Argo Argo 2 janvier 2012 12:48

      En complément des exemples de dépenses publiques aberrantes :

      - Le budget du G20 de Cannes 20 millions d’Euros (j’ai pas dit de l’organiser chez Formule1 mais quand même),
      - Le budget « Sondages de l’Elysée » 600.000 Euros (qui plus à des sociétés « amies »),
      Et le train de vie de l’Etat, etc. etc.

    • wesson wesson 2 janvier 2012 13:09

      J’abonde d’autant plus dans votre sens que le sénat a récemment tenté de réduire largement ces dépenses dans le projet de budget de 2012, et effectivement le retrait de la niche Copé y figurait (pour -10 milliards d’euros). Les sénateurs avaient alors réduit de 80 à 50 milliards d’euros le déficit prévisionnel, et cela sans toucher à une seule mesure sociale (même en en restaurant une supprimé par la droite au passage).

      Ils ont aussi annulé la « commande » des drones. Il s’agit en effet d’un drone franco-israélien, qui n’existe que sur le papier, déjà obsolète et que Dassault voulait nous refourguer à prix d’or contre l’avis de l’état major.

      C’est dire si question des dépenses publiques inutiles effectivement vous faites mouche !


    • Argo Argo 2 janvier 2012 13:21

      Autres exemples, les différents plans de soi-disant relance économique :

      - Plan 2009 dit Devedjian : 26 milliards d’euros sur 2 ans 
      - Plan 2010 : 35 milliards d’Euros (dont 22 financés par le grand emprunt) . Dont 6,5 milliards à l’industrie et aux PME (mais lesquelles ?)

      Ça fait 61 milliards dépensés pour RIEN ou pas grand chose, mais bien profitable aux amis.

    • moussars 3 janvier 2012 13:03

      Ce dit Wesson est tout à fait exact, mais plus encore, fondamental, énorme et très lourd de conséquences !!!
      On fait croire que l’État dépense trop, plus... C’est faux !
      Ce sont bien les recettes sous forme de cadeaux aux privilégiés... qui le deviennent encore plus.
      Tous les organismes et analyses internationaux le confirment : c’est un postulat !
      Le problème, c’est que ce qui est appelé la gauche ne le crie pas sur les toits puisque le PS n’a pas l’intention d’inversion cette fondamentale...
      Or sans s’attaquer à cela, il n’y aura aucun changement important. Pire, les écarts de richesse vont encore augmenter...
      Et comme la majorité des leaders des autres pays (tous veules, incompétents, irresponsables et... libéraux) ne veulent pas changer cela, la France, seule, s’enfoncerait encore plus (Remenber 1983 et les années suivantes...).


    • kéké02360 2 janvier 2012 11:32

      Excellent article qui traduit la pensée de beaucoup de gens que je côtoie et la mienne !!!

      Donc OUI ras le bol de toute cette merde !!!!

      Contrairement à ce que croient encore quelques rêveurs on peut dire qu’il n’y a plus rien à perdre !!!!

      En 2012 à notre niveau nous pouvons agir, << voirailleurs >> sortir du bipartisme soit : virer l’UMP-PS !!!!!

       C’EST POSSIBLE !!!!!!!!

      Nous pouvons dès cette année en virer un au 1 er tour et le second au 2 ème tour 

      C’est tout de même pas compliqué !!!!!!!

      C’est un voeu que partage beaucoup , de plus en plus de Français(e)s smiley


      • LE CHAT LE CHAT 2 janvier 2012 11:38

        les deux virés dès le premier tour , ça c’est un voeu chouette pour 2012 ! smiley


      • LE CHAT LE CHAT 2 janvier 2012 11:37

        Combien encore de milliards bradés en archarnement thérapeutique sur un mourrant en phase terminale ? Vivement qu’on débranche , et qu’on passe à autre chose !


        • luluberlu luluberlu 2 janvier 2012 13:05

          @ Le chat : pour passer à autre chose, faut déja commencer par nous. Et la synergie pourrait faire le reste.


          • Yvance77 2 janvier 2012 13:06

            Salut,

            En général, quand le patron d’un casino s’aperçoit que quelqu’un gagne à tous les coups à la roulette, il pense immédiatement que le gus à une martingale pas très catholique.

            Là pour nos amis de la banque et de la finance, il en va de même. Peu importe le mois de l’année, à chaque bille qui s’élance dans le tourniquet de la table à Saint Pognon, ils sont certains de rafler le pot.

            Et, le patron de chaque casino (notre couple Merkozy, ou Obama etc...) n’y trouve bizarrement rien à redire.

            De là à penser qu’ils sont soit cons-plices il y a un pas que ... je franchis !!!


            • Yvance77 2 janvier 2012 13:07

              Ahh au passage, billet rudement bien écrit et bonne année à toutes et tous !

              (et si Pipole 1er est viré en mai... c’est sur que ce sera un bon cru déjà)


            • Constant danslayreur 2 janvier 2012 13:21

              Bonjour Argo
              « Gageons que cette histoire n’a pas fini de nous coûter … l’appeau Éphèse ».

              Vous ne pouvez tout simplement pas… étant donné que « Tout ce qui était gageable a déjà été gagé » dixit Forest Ent décidément toujours d’actualité trois ans plus tard, hélas :

              http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/il-n-y-a-pas-de-porte-de-sortie-51572


              • Constant danslayreur 2 janvier 2012 13:22

                d’Ephèse l’appeau bien sûr


              • restezgroupir44 restezgroupir44 2 janvier 2012 13:26

                Les gens, si vous saviez… Si je les connais bien ! Ils sont prêts à tout. Par jalousie, absolument. C’est effrayant… Toujours à reluquer le voisin, dès fois qu’il aurait un acquis de trop, même le plus riquiqui… Qu’il frauderait pas à la Sécu, au fisc, au RSA… La mesquinerie, c’est votre religion, à vous autres. Celle des petites gens…

                Alors, vous comprenez, vous diviser, par paquet, vous réduire, c’est jeu d’enfants. Pour le puissant. Du velours… Depuis lustres qu’il se gargarise, le puissant. Qu’il engrange… C’est entre eux qu’ils s’héritent. Et comment !... Qu’ils se refilent pourliches, bakchichs, artiches… Les dynastiques… Les oligarchiques… Les ataviques… Vous pouvez toujours suer, chagriner, vous n’en verrez pas la couleur, tellement vous êtes, les uns des autres, désolidarisés… Elle est là votre balourdise... Et tout est bon ! Qu’on vous y refile un os à ronger, du musulman, du Rom, de l’étranger n’est-ce pas, qui viendrait croquer, vous dit-on, allocs, prestations, taf ; du bouc-émissaire à foison, de l’attrape-gogos, sournoiseries et compagnie ; et vous plongez. Recta… Ah la belle diversion ! Du velours, je vous dis.

                Alors quoi ? Marine à l’Elysée ? Ah ça ira, ça ira, qu’elle va y remettre de l’ordre et de la France dans tout ça, la « bleu-blanc-rouge », la patriote…

                C’est fini. Terminé. Le patriotisme. Kaput ! De rien, ça protège, le patriotisme. Tout juste bon à vous conduire au front ; de vous, ça fait de la chair à canon… Les guerres, toute cette boucherie, vous avez pas idée... D’en être épargné, c’est de l’ordre du considérable... La guerre, vous la faites au très loin, désormais. Au bistouri, au chirurgical, sans dommage collatéral… Par la télé, retransmise. Au nom, béni, de la démocratie. C’est confortable... Plus d’appelés, plus de conscrits, que des professionnels. C’est tant mieux. C’est une chance...

                La patrie, c’est que des ennuis. C’est comme je vous dis… Ca lourdit l’âme, vous déglingue les viscères… Et pis rien, elle ne vous rendra rien. Ni honneur, ni gloire, ni fierté. Que du malheur. Par tranchées. De là, où jamais, on ressort entier. Qu’estropié. Déjà qu’on l’est ; infirmes…

                Alors Marine, la patriote, faut pas charrier. On a donné. Même qu’on en est morts. Et inconnus, s’il vous plaît !

                Ah ! Les pauvres gens. Pour qui c’est marre. Qu’en peuvent plus. Tellement qu’ils en ont soupé, des uns, des autres, des politiques, des ambitieux, les Nicolas, les François, et autres roitelets, qu’y se disent, pourquoi pas elle, la Marine, qu’elle viendrait nous sauver, tout crus. Qu’elle nous sortirait de là. De cette monnaie. L’euro miné… Tant de souffrances, ça finit pas égarer, n’est-ce pas ?... Ahuris de crédits, endettés jusqu’aux gosses …

                Qu’il me soit permis d’avancer l’idée que, tout de même, comme sortie, c’est précipice… De l’abyssal… J’en ai fréquenté des économistes. De l’escogriffe diplômé qu’a toujours raison. C’est pas ce qui manque ! Et en immense majorité… Mais quand t’as plus le sou, déficitaire au carré multiplié, y’a pas à tortiller, c’est bon sens, tu peux pas… Sortir… Sinon, c’est de la calancherie grand format… Mort à crédit pour tutti ! A taux forts, rédhibitoires...

                Ceusses qui pourraient s’en extraire, de votre monnaie, qu’est ni yen, ni dollar, c’est les riches, ceux qu’ont du frais, de la liquidité. Les pays, rares d’Europe, qui croulent sous le pognon. Les à l’aise... Dans tout autre cas, le nôtre au demeurant, c’est suicide…

                C’est comme pour tout, voyez, faut avoir les moyens, sinon, t’es marron, t’es grenouille. L’explosée qui voulait faire son bœuf…

                C’était avant, bien avant, à l’amont, qu’il fallait y penser. Maastricht 1992. Et encore ! Ils vous auraient retourné la situation. Comme toujours. Via le Parlement… Le cocufiage démocratique, c’est un métier, messires ! Confère le Traité, le fameux. Celui du 29 mai... Plan B ?... Mon cul !... Par derrière, qu’on va passer. Ah ! Comme j’oublierai ton « Non », peuple de France ! Et à nous Lisbonne… Y’a pas à dire, c’était du fignolé. Au beurre, et par quintaux…

                Et malgré ça, il piafferait d’impatience d’y retourner, à l’urne, le Dugenou, armé d’un seul bulletin ?... A ce niveau, le diagnostic est sans appel… c’est du symptôme. De la grande pathologie.

                Or donc, vous me dites, m’assurez, qu’ils vont voter Marine, les miséreux, les oubliés, les ouvriers, le populaire, jusqu’à la moyenne de classe, qu’est toute rognée, à force de déclassage, de précarité, toute hantée par le terme, comme moi j’étais…

                L’inégalité sociale, je connais… J’ai pas attendu mes cent et dix-sept années pour la découvrir. A quatorze ans, j’étais fixé, une bonne fois pour toutes. J’avais dégusté la chose… Et je vous le certifie : c’est pas un vote qui changera la donne. Tant l’affaire est faite. Mondialisée. Aux banksters, les mains pleines…

                Oh, n’y voyez nul complot. Y’a pas. C’est du limpide. Du transparent… Le complot, une fois encore, c’est pour les étriqués. Ils en voyent partout. Ça les occupe. Leur prête à causer…

                Mais balpeau de complot ! La vérité, c’est votre grand dadet qui l’a bonnie :

                « Plus c’est gros, et mieux ça passe ».

                Voyez ?... Qu’est-ce qu’ils iraient s’encaguer à ourdir, les zozos d’en-haut ? A camoufler ? Pensez-vous !... Au grand air, qu’ils les font, leurs combines, leurs affaires… Seulement, vous comprenez, le lambda, il peut pas. Ça crève ses châsses, mais non ! Il faut qu’il cherche ailleurs. L’explication, l’entourloupe, le bonneteau magistral... Alors que c’est pourtant là, clair, net, sous son propre nez.

                Y’a pas chercher midi à quatorze heures…

                … Vous allez me trouver de l’infect, n’est-ce pas, moi qui suis raffiné, mais le populo, le citoyen comme on l’appelle, faudrait qu’il se culture, qu’il s’instruise, qu’il se muscle le cassis. Là, ça changerait bien des choses… Il se ferait moins empapaouter… Avisé, qu’il serait… Au lieu de ça, ça boit, ça bâfre, ça roupille devant la télé-crotte, ça ingurgite des fadaises par pacson… Et quand ça ouvre un œil, c’est trop tard… Il est marchandisé, manufacturé, mondialisé. Jusqu’au trognon…

                … C’est paresseux, tout ça, monsieur. Avachi. Gâté. Pourri. Qui voulez-vous qui s’en charge ? Tellement c’est lourd… Qu’est-ce que vous voulez démondialiser ?... Et pourquoi pas déplanétariser, dégalaxiriser, pendant qu’on y est !... Allons ! Vous leur refilez un gadget, du numérique, et vlan, ils retournent pioncer…

                Oh ! Je suis bien marri. Mais tout de même, je vais vous dire : c’est pas voter Marine qu’il conviendrait, c’est pas la peine, c’est la même classe, le même système… Non, c’est plus voter, qu’il faudrait... 100% abstentionnistes !... La voilà, la réponse. La radicale ! L’épatante !... Ah ça par exemple ! Imaginez ! Les gueules ! Décaties... Comme ils seraient bien attrapés, dites, vos ambitieux, vos charabieux, la politico-caste !... Tant de volonté, d’un coup. A l’unisson ! Sans même concertation… Mais quelle beauté ! Zéro dans l’urne. Pour aucun. Bernique !... Comment qu’on fait ? Maintenant que peuple s’est rebiffé. Que le peuple s’est réveillé. Ma parole !... Déloqué de sa lourdeur, de son infirmité. Il s’est révolté. Pour de vrai... La Grande Révolte de l’Esprit contre le Poids… Après tant d’années, et autant d’outrages…

                … Mais c’est pas pour demain, n’est-ce pas ?... Calibans ils sont, calibans ils resteront. Et de plus en plus… Infirmes. Ecrasés… Mais tout plaigneux. Il va sans dire...

                Eh bien, ma foi, que voulez-vous, qu’ils marinent ! A feux doux, et dans leur jus si possible… Celui du quotidien. Ce chaos. Qui leur convient si bien.

                par Anne voitturienvenir

                http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSDC3I39DPvqe22m9NqJdXoKS08anoJpnWMTyQ4_IfiVTqQwCRY


                • Argo Argo 2 janvier 2012 13:47

                  Célinien(ne) donc.


                • HELIOS HELIOS 2 janvier 2012 17:29

                  ... sympathique message, tres sympathique, mais completement idiot.

                  L’option zero vote ne marche pas, la constitution française prevoit seulement une majorité relative, donc les 4 pingouins qui irons voter choisirons pour vous. Et il y a plus de chance que ces pingouins lá votent pour les mème que le contraire.

                  D’une part, la democratie, mème malade a besoin de se remettre et de vivre, et donc assumer ses fonctions vitales, dont le vote...

                  D’autre part, il faut faire un choix, et a moins d’une vague incontrolable, inesperée pour un obscur, mais neanmoins honorable candidat, le seul choix possible doit se porter sur un « presidentiable »... en fait peu importe qui, l’essenciel c’est que ce ne soit pas celui que nous vendent les media, l’oligarchie et la classe politique actuelle.

                  Attaquer comme vous le faite, Marine Le pen, c’est se tirer une balle dans le pied.

                  Elle represente la seule et unque option, libre a vous ensuite de corriger avec les legislatives qui suivrons, car c’est a travers elles a que vous assurerez la representation citoyenne dans nos institutions.
                  Et apres tout, qui vous dit qu’elle sera moins bonne, pour la France et pour nous, que ceux que nous avons eu jusqu’a present ?

                  En clair, votons et faisons voter Marine Le Pen, le meilleur message de democratie et de respect que le peuple peut envoyer a ses representants.


                • OuVaton OuVaton 2 janvier 2012 20:48

                  restezgroupir44 alias Céline, ou le contraire... Merci pour ce texte d’outre-tombe, tout imagé et frappé au coin du bon sens de vos 117 printemps, misanthrope à souhait. Qu’ils marinent à feu doux les marchandisés, les manufacturés, les mondialisés jusqu’au trognon. Bon voeux .


                • bo bo 2 janvier 2012 13:31

                  En plus, le pognon donné aux banques...risque fort de continuer à alimenter la « spéculation »...c’est le cas pour beaucoup de matières premières...exemple : sur les sopft commodities... les sommes pharamineuses jouées sur le café, cacao, céréales..terres rares, pétrole etc....et c’est pas fini...pas une mesure pour endiguer ce pilage financier...et en plus on réinjecte de l’argent pour donner un levier de plus à la spéculation...ce sont des criminels sociaux


                  • chacaldu06 chacaldu06 2 janvier 2012 14:56

                    MADDOX PRESIDENT !!!!!

                    Là, au moins, on sait où on va !!!!!!!!!!!


                    • stefwords 2 janvier 2012 15:59

                      @restez groupr44 +1000 !!!!!!!!!!!!


                      • SANDRO FERRETTI SANDRO 2 janvier 2012 18:21

                        Au début, j’voulais pas lire.
                        Me suis dit : encore une histoire de gros bonnets. Pas le cartel de Médelin, ou de Cali.
                        Nan , le cartel Wonderbra qui vous fait sanglotter dans un 95 D, cher à Denise et ses vongole.

                        Et puis bon, méme si l’économie me gonfle un peu, j’ai lu.
                        Or là, je vous arréte tout de suite, jeune homme. Appeller au 3 eme § François Baroin « Barouin », dans une homophonie tirant vers le singe, alors que ce jeune homme sémillant a plus fait pour la bonne santé de l’Ecureuil que Casse-noisette pour les corps de ballets...
                        Votre légéreté me révulse, Monsieur.

                        Tanti auguri quand méme.


                        • Argo Argo 2 janvier 2012 18:37

                          Cancer du manche ! C’est donc Laguarde, six jeunes m’abusent, et Baroin. Leurs sémillances me pardonneront. Pour le reste... Pace et salute


                        • Dornach Dornach 2 janvier 2012 18:59

                          Beaucoup de blabla :

                          Si vous voulez comprendre la nouvelle arnarque :

                          http://wp.me/p1WnGr-3X

                          la video en dessous de : Quand Goldman Sachs s’enrichit sur le dos des américains et enfonce les USA


                            • platon613 3 janvier 2012 15:18

                              Standard and Poor’s pourrait dégrader la France dans la soirée

                              ... "Des bruits courent, faisant état d’une dégradation de la note triple A de la France par Standard and Poor’s dans la soirée", a commenté Dov Adjedj, vendeur d’actions chez Aurel BGC...

                              http://www.news26.tv/econmie/1510-standard-and-poors-pourrait-degrader-la-francedans-la-soiree.html


                              • tesla_droid84 3 janvier 2012 15:37

                                Bonjour à tous,

                                 

                                Je vois que sur Agoravox de plus en plus de gens commence à mettre le doigt sur la vraie cause de tous nos maux.

                                Le lien que poste Dornach est vraiment pas mal.

                                Pour continuer à alimenter les sources documentaires qui consolident nos propos, je vous conseille le documentaire suivant :

                                http://www.youtube.com/watch?v=Jsk-FdJwL60

                                C’est un documentaire de 2H qui explique comment les banquiers luttent pour le contrôle de la masse monétaire en circulation depuis plus de 2000 ans en adossant systématiquement la création monétaire à une dette. Ce doc prouve que les époques les plus prospères que les peuples aient connus sont arrivées quand le peuple (état élu) avait le pouvoir de créer de la monnaie sans s’endetter. On nous cache depuis plus de 40 ans aussi bien dans les manuels d’histoire que dans les cours « économie » que la création monétaire était/est LE paramètre le plus important. Les américains ont réussi à se débarrasser 6 fois entre 1700 et aujourd’hui du monopole bancaire, bien des présidents ont été assassinés pour avoir compris le système(Garfield, Jackson, Lincoln ...).

                                 

                                J’avais depuis longtemps senti que le problème de dette d’état ne collait pas ou plutôt que le système avait un problème sans vraiment savoir pourquoi. Depuis que j’ai vu ça, c’est la pilule rouge que j’ai prise.

                                Pour continuer à accumuler des preuves il faut voir le « Inside job » qui pointe du doigt les responsables de la crise ou plutôt des crise sur les 40 dernières années. 

                                Et puis après vous (moi aussi) avoir mis le moral à zéro avec ces 2 documentaires car il n’est dans l’immédiat pas très réaliste de changer le monde aux mains de cette oligarchie financière qui gangrène l’Europe. J’ai cherché, cherché et je crois avoir trouvé.

                                 

                                Je vous propose donc de regarder ce que propose François Asselineau (qui commence à être connu dans le milieu Agora Vox) sur le site de l’UPR (www.u-p-r.fret sa conférence sur et sa conférence sur qui gouverne la France.

                                En fait il propose de sortir de l’Europe pour balayer en premier lieux chez nous cad rétablir le pouvoir régalien de la france de creer de la monnaie. Quand on a compris ça on ne peut plus choisir à droite, à gauche ni aux extrêmes. Il faut sonner le rappel du général de Gaule qu’incarne cet homme qui est censuré dans les médias (toujours pas de page wiki France… alors que sa page en anglais marche !!!!)

                                Je vous souhaite à tous une bonne révolution 2012.








                                • BA 8 janvier 2012 13:44
                                  Fin décembre, constatant que le marché interbancaire ne fonctionne plus (les banques européennes n’ont plus confiance entre elles), la BCE offre des prêts à 1% sur trois ans à toutes banques qui le souhaitent, pour leur permettre de se refinancer. Résultat : 523 banques européennes demandent 489 milliards d’euros !

                                  Que font les banques de cet argent ? Elles le replacent à la BCE !!! 455 milliards sont placés à la Banque centrale européenne (ce vendredi 6 janvier), record battu. Et ce, à un taux au jour le jour inférieur à ces 1% l’an. Les banques perdent donc de l’argent sur cette opération. C’est Ubu-banque.

                                  Que pourraient-elles faire d’autre ? Des crédits aux entreprises et aux particuliers ? Mais avec la récession, le taux d’impayés augmente, c’est trop risqué. 

                                  Acheter des emprunts d’Etat qui rapportent de 3 à 7% (France, Italie, Espagne) ? Voilà une opération qui serait très rentable (emprunter à 1% et prêter à 3% ou plus), mais un pays peut faire défaut, aucun n’est à l’abri (ou il peut voir ses taux monter, ce qui diminue la valeur de ses anciens emprunts).

                                  C’était le secret espoir de la BCE : elle ne peut pas acheter directement de la dette étatique, alors elle prête des quantités considérables d’argent aux banques pour que celles-ci financent les Etats. Même pas. Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, a déclaré qu’il n’était « pas question » que la deuxième banque française investisse massivement dans la dette souveraine française. Résultat : les banques choisissent la sécurité, quitte à perdre de l’argent, en déposant leurs liquidités à la BCE.

                                  Tout cet argent ne rassure même pas les partenaires étrangers, la preuve : la BCE a accordé cette semaine 31 milliards de prêts en dollars à des banques de la zone euro, qui ont du mal à s’en procurer sur les marchés. Si une banque américaine ne prête pas de dollars à une banque européenne, qui possède pourtant des milliards d’euros de liquidité provenant de la BCE, cela signifie qu’elle doute de sa solvabilité, elle pense qu’elle peut faire faillite avant de rembourser ce prêt. Résultat : la BCE s’y colle (elle se procure ces dollars auprès de la Fed).

                                  Tout cela nous montre un système bancaire qui agonise lentement, qui connaît un grave problème de solvabilité, et pour lequel un déluge de liquidités (comme ce prêt géant de la BCE) ne fait que repousser les échéances. 

                                  Les banques ne valent vraiment plus grand chose, la preuve : la plus grande banque italienne, Unicrédit, annonce une décote de 43% pour son augmentation de capital (son action cote 5,705 euros mercredi à la bourse de Milan, elle émet des actions à 1,943 euros pour lever des fonds). 

                                  Les actions bancaires ont déjà perdu environ 90% de leur valeur depuis la crise de 2008, mais divisez encore leur cours par deux pour avoir une idée à peu près plus juste, et encore.

                                  Déjà Dexia est à l’agonie, et malgré un plan d’aide important on parle de nationalisation. 

                                  Les banques, en Europe et en France, vendent des actifs en catastrophe pour récupérer du cash. Les liquidités ne font qu’apporter un peu d’huile à une machine qui se détraque.

                                  Nous commencerons donc cette année 2012 avec ce conseil : intégrez le risque bancaire dans vos décisions patrimoniales, c’est-à-dire ouvrez plusieurs comptes pour répartir les risques, privilégiez les actifs réels (or physique, immobilier) aux actifs papiers gérés par les banques, parce que nous risquons fort de connaître, en France et en Europe, des faillites bancaires cette année.

                                  Philippe Herlin.


                                  • platon613 8 janvier 2012 13:46

                                    Le FMI abandonne la Grèce à son sort

                                    Le FMI a perdu la foi dans la capacité grecque d’assainissement de son économie.
                                    Le FMI a vivement critiqué la lenteur des réformes d’Athènes. Les progrès dans la collecte des impôts et des recettes de la privatisation seraient en dessous des attentes...

                                    http://www.news26.tv/econmie/1536-le-fmi-abandonne-la-grece-a-son-sort.html


                                    • karina 8 janvier 2012 14:22

                                      Les carottes sont cuites, effectivrement


                                      La fin de l’ euro en Grèce ? Même le FMI ne croit plus en la capacité d’Athènes à se réformer. 


                                      Sortie de la Grèce de la zone euro : L’Allemagne s’y prépare pour mars 2012 
                                       

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