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Accueil du site > Actualités > Europe > Europe : l’interview qui dit tout !

Europe : l’interview qui dit tout !

Demander à chaque électeur d’écouter l’intervention dimanche dernier sur RTL du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, serait une oeuvre de salut public ! (disponible ICI).

Lors de cette émission, José Manuel Barroso a exprimé avec force, et sûrement malgré lui, la réalité de l’Europe de Bruxelles, une Europe dogmatique, incapable de s’adapter à la nouvelle donne économique et sociale, alignant son catéchisme libéral contre l’intérêt des travailleurs et des populations.

Si la crise est en train de
balayer les dogmes dont cette Europe est empreinte, elle n’a pas (encore) renversé les Traités et les institutions bruxelloises qui continuent de nous cadenasser.
Les forces politiques responsables de cette situation sont encore au pouvoir (UMP), ou jouent, sans convaincre, l’opposition (PS, Modem).

En premier lieu, l’invité du Grand jury de RTL s’est exprimé sur le plan français de soutien aux banques face à la crise financière.

Ne croyez pas que le président de la commission se soit montré critique sur le choix de l’Etat de ne pas entrer au capital des banques contre l’argent frais, ne croyez pas non plus qu’il a regretté que le gouvernement français ne contrôle pas plus sévèrement les établissements bancaires qui refusent encore d’accorder des prêts aux entreprises. Ces critiques,
nous les avons faites, mais pas José Manuel Barroso. 

Le président de la commission a préféré cibler ses attaques sur le plan de sauvetage en adoptant un angle d’analyse diamétralement opposé.

Comme si rien ne s’était passé depuis 2 mois en effet, José Manuel Barroso a mis en garde, en effet, contre les "distorsions de concurrence" potentiellement induites par le plan de soutien, ajoutant : "L’obligation de la Commission, c’est d’appliquer les règles ; si on ne respecte pas les règles, c’est la loi de la jungle". "Loi de la jungle"
en langage Barroso ne signifie pas "loi du plus fort" ou "loi du marché", mais bien l’inverse : "manquement au respect dû au dogme de la concurrence libre et non faussée"...
Persévérant dans son explication, le président de la commission a mis en garde contre une
"fragmentation du marché unique".
En d’autres termes, il faut sauver le soldat Marché ! L’économie s’écroule, les banques ne prêtent plus un sou aux PME, mais notre seule obsession doit rester encore et toujours la concurrence, le libre-échange généralisé des hommes, des marchandises et des capitaux... 

A l’un des journalistes de RTL qui s’étonnait du fait que la commission s’occupe de "mettre des PV à des ambulances" au lieu d’aider à sauver les malades, Barroso a tranquillement répété la même argumentation, démontrant par la-même l’incapacité de la machine européenne à s’adapter au monde qui change et à sortir de son dogmatisme dévastateur.

Plus tard dans l’interview, le président de la commission a expliqué que des baisses de TVA sur les voitures en Europe n’étaient pas imaginables, car contraires aux Traités et responsables, encore une fois, de "distorsions de concurrence".

En écoutant l’interview, vous entendrez également Barroso employer à de multiples reprises l’expression "respect des règles du commerce international" pour justifier sa position, et expliquer pourquoi il attaquerait les Etats-Unis devant l’OMC si ces derniers s’avisaient de voter, comme on le pense, un plan massif de sauvetage du secteur automobile. 
Bref, les "règles du commerce international" au sens de l’OMC valent mieux que la vie de millions de travailleurs et de familles menacées de se retrouver sans emploi et à la rue du jour au lendemain...


Ecouter cette émission permettrait à beaucoup de voir enfin la réalité en face. L’Europe qu’on nous vend tous les jours ne protège plus les peuples depuis longtemps. Elle ne roule même plus pour eux.
En réalité, elle n’est pas là dans leur intérêt.

Tout est écrit dans les Traités, et notamment dans le dernier né, qu’on essaie depuis des années de nous refourguer, d’abord sous le nom de "Constitution européenne" puis de "Traité de Lisbonne".
Le seul peuple consulté par référendum, l’Irlande, a voté NON. Mais ce n’est pas ça qui arrêtera nos eurocrates et leurs soutiens nationaux. 
A la fin de cette même interview, décidément fort instructive, Barroso crache d’ailleurs le morceau : "on réfléchit à un nouveau référendum"...On remarquera au passage que ce ne sont plus autorités irlandaises qui sont maîtres de leur ordre du jour électoral, mais bien quelques bureaux bruxellois. 
Ces Traités prescrivent un certain nombre de règles intangibles, érigées en dogme absolu, et juridiquement supérieures au droit national. La commission est chargée de les faire respecter, et elle le fait sans complexes.

La machine européenne ne pourra bouger que le jour où ces Traités auront été revus de fond en comble.
Le jour où une "élite" européenne acceptera enfin d’ouvrir les yeux sur l’échec de toute une génération que l’Histoire jugera sûrement très sévèrement.

Il n’est jamais agréable de reconnaître ses échecs. Ces "élites" politiques, administratives, économiques et médiatiques tenteront toujours de repousser l’échéance et de trouver de nouvelles recettes miracles à nous vendre.

Il nous revient de cesser une bonne fois pour toutes de tomber dans le panneau.
Si ces élites s’acharnent, et bien qu’elles sautent toutes seules dans le trou. Nous n’avons pas à les accompagner dans leur délire idéologique et à en payer le prix beaucoup plus durement qu’elles.

http://www.levraidebat.com


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72 réactions à cet article    


  • Le pirate des caraibes 3 décembre 2008 11:40

    Un grand moment d’hypocrisie europeene.

    On notera notamment qu’aucun parti de droite comme de gauche, ne s’eleve face à ses dogmes capitalistes !

    En on nous raconte encore que l’europe c’est bien ... LOL smiley


    • ZEN ZEN 3 décembre 2008 11:59

      Sur cette Europe-là , F. Lordon ne mâche pas ses mots...


      • Philou017 Philou017 3 décembre 2008 12:26

        Les gens choisis pour œuvrer dans la commission Européenne sont des fanatiques du libéralisme (voir Pascal Lamy ou Bolkenstein par exemple). La réaction de Barroso n’a donc rien d’étonnant. Elle est significative de la main-mise de la finance sur l’Europe économique, car c’est aux financiers que le systeme profite et à quasimment personne d’autres, sauf aux requins capables de se frayer un chemin dans la jungle du libre-échange. De ce point de vue, nous sommes rentrés dans une dictature économique (et donc politique) avec la construction Européenne. La politique de la peur sécuritaire est le pendant logique de cette dictature du fric-libre. Il est temps de rejeter tout cela, en commencant par refuser d’entrer dans cette société folle aux accents de Soleil-Vert (film de plus en plus visionnaire).


        • Forest Ent Forest Ent 3 décembre 2008 13:03

          Barroso a parfaitement raison. Pourquoi les règles qui étaient censées être vertueuses hier ne le seraient-elles plus aujourd’hui ? Lui au moins est cohérent. Les hypocrites, ce sont les gens comme Bush, Brown et Sarkozy qui, après avoir soutenu ces règles pendant des années, les oublient brusquement quand il s’agit d’aider leurs copains en déroute, et pire encore pour Sarkozy qui continue à tenter de privatiser. Je n’ai d’ailleurs aucune confiance en Sarkozy pour dépenser nos sous à bon escient. C’est justement dans le fait de continuer à les appliquer en temps de crise que l’on voit leur sincérité. Et le résultat est édifiant : il s’agissait de privatiser les bénéfs, il s’agit maintenant de nationaliser les pertes, et c’était ça le but du jeu.

          Barroso a raison aussi d’attaquer les subventions US à la bagnole. Cette démarche relancera le protectionnisme mondial au plus mauvais moment. Voir là :

          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47542


          • Yannick Harrel Yannick Harrel 3 décembre 2008 13:59

            Bonjour,

            Il y a un point sur lequel Forest Ent a entièrement raison : c’est lorsqu’il écrit nos sous. C’est toujours plus simple de promettre et de mettre sur la table ce qui ne vous appartient pas. La France est exsangue économiquement et se désertifie industriellement, tandis que le secteur primaire s’appauvrit. A l’heure où certains pays (les BRIC notamment) investissent à grand renfort de fonds divers pour soutenir la modernisation de leur économie.
            Oui la crise économique frappe aussi chez eux, mais moins durement et n’oublions pas que certains comme la Chine et la Russie peuvent s’appuyer sur le matelas de leurs fonds souverains pour amoindrir le choc et attendre l’embellie qui succèdera à cette catastrophe financière.
            La France ? Des promesses creuses, des dons généreux au secteur bancaire, des contorsions linguistiques mais rien sur le fond. Je suis d’ailleurs persuadé que les élites reprendront leur vieille antienne libérale une fois les premiers signes d’éclaircissement visibles.

            Cordialement


          • Philou017 Philou017 3 décembre 2008 14:11

            FE : " Pourquoi les règles qui étaient censées être vertueuses hier ne le seraient-elles plus aujourd’hui ?"

            Elles étaient censées être vertueuses, mais pour qui ? en fait, elles ne profitaient qu’à une certaine classe de population. Quand elles profitent plus ou dérangent , on s’en arrange.
            Et moi, je n’ai rien contre le protectionnisme, qui a été attaqué en regle par les médias et leurs "experts" économiques depuis 20 ans, afin que les multinationales s’accaparent un maximum de marchés et s’en mettent plein les poches. (comme la lyonnaise des eaux avec les marchés de l’eau par exemple).

            Vous devriez éviter de parler de vertu dans ces cas-là. Dans ce systeme, elle est absente depuis longtemps.


          • Forest Ent Forest Ent 3 décembre 2008 14:40

            @ Philou

            J’en suis désolé, mais je pense que vous m’avez mal lu, car nous disons la même chose.

            Elles étaient censées être vertueuses, mais pour qui ? en fait, elles ne profitaient qu’à une certaine classe de population. Quand elles profitent plus ou dérangent , on s’en arrange.

            C’est ce que je disais.

            Vous devriez éviter de parler de vertu dans ces cas-là. Dans ce systeme, elle est absente depuis longtemps.

            J’ai bien dit "censées". En l’occurrence, Barroso ne fait que rappeller aux autres leurs propres discours d’il y a fort peu.

            Et moi, je n’ai rien contre le protectionnisme.
             
            Et moi j’ai prôné le protectionnisme pendant longtemps à l’époque où il pouvait éviter tout ça. Mais les temps ont changé, et j’ai l’habitude d’être à contre-courant. Dans peu de temps, toutes ces classes dirigeantes "libérales" vont se réveiller nationalistes et protectionnistes, et cela parachèvera le massacre. Obama le premier.


          • Philou017 Philou017 4 décembre 2008 06:44

            FE : Je pense que revenir à un certain protectionnisme permettra de remettre en place un certain équilibre économique. Reste à savoir au profit de qui.

            Le libre-échange ne peut être viable que dans une société ayant atteint un haut niveau de moralité, ce qui n’est pas notre cas.
            Heureux que nous soyons d’accord, finalement.


          • wesson wesson 4 décembre 2008 09:45

            @Philou017

            Bonjour Philou

            "Le libre-échange ne peut être viable que dans une société ayant atteint un haut niveau de moralité"

            Votre phrase fait froid dans le dos.
            Il y a là résumé tout le dogmatisme européen et libéral. Lorsque maintenant nous voyons comment il marche, ou plutot comment il ne marche pas, le libéralisme essaie d’imputer son échec à la moralité.

            Ben voyons !

            Lorsque l’on en appelle à la morale pour faire fonctionner un système, on est plus très loin de la religion.



          • Rage Rage 4 décembre 2008 11:44

            Bonjour,

            Pour ma part Barroso reste droit dans sa ligne libéral : au moins lui ne change pas d’avis comme de chemise.

            La question qui ressort de cette crise est finalement ironique :
            Quelles sont vraiment les règles et limites que l’on se donne ?

            L’UE a toujours proné l’orthodoxie budgétaire via les critères de Maastricht : cela a eu pour effet certes de freiner la descente aux enfers de certaines dettes, mais n’a pas pour autant empêcher le fait d’avoir une zone euro à la croissance molle et en manque d’idées.

            Pire, on nous a bassiné nuit et jour pour nous dire qu’il n’y avait plus d’argent. Rien.

            D’un coup, d’un seul, et c’est là la leçon à retenir, là où il n’y avait rien pour le RSA ou pour l’environnement, les Etats trouvent d’un coup d’un seul des dizaines de milliards (à grands coups d’emprunts ou de garanties douteuses) pour renflouer des banques qui, pendant des décennies, se sont gargarisées de l’absence de règles du jeu.

            Hier, ce qui était considéré comme vertueux (le no limit des banques et autres) devient d’un coup à reconsiderer : mais cela fait bien longtemps que la question aurait dû se poser !

            Sauver les banques, les états n’avaient plus le choix.
            Persister à ne pas réguler, à ne pas répartir les richesses, à ne pas structurer le pays, c’est signer en bas de la page pour des années de crise.

            On va donc tout entendre, du protectionnisme de bas étage en passant par les plans de relance qui ne marcheront pas, et à l’orthodoxie budgétaire rigoureuse : tant que structurellement on dira à certains acteurs économiques : gavez-vous sans compter on ferme les yeux et pour les autres serrage de ceinture, ça ne marchera pas.

            Que constate t’on en France ?
            De moins en moins d’emplois dans les "productions" (primaire/secondaire), de plus en plus d’emplois de services, de bas salaires et de chômage.
            Nous devenons de plus en plus dépendant du monde, de moins en moins concrets, de moins en moins constructifs.

            Le RU a construit sa croissance récente sur l’illusion des financiers : son économie réelle est au moins aussi délabrée que la nôtre.

            L’enseignement à tirer de cette crise est simple :
            Il est grand temps de revenir à des systèmes économiques rationnels fonctionnant avec des limites (économiques, sociales, environnementales).

            Comment ? En arrêtant de financer à grands frais des rentiers, des PDG de luxe, une sphère publique surdimensionnée/mal affectée et de maintenir sous perfusion financière des activités incapables d’évoluer et de s’adapter à leur temps.
            Des règles, des limites, de la formation concrète, de l’incitation à l’innovation et à la conduite de projets d’entreprises, ... de l’objectivité et surtout : beaucoup moins de blabla politique.


          • max14z max14z 9 décembre 2008 14:35

            @forest
            sache que meme si barosso n’a pas accorder son aide aux industrie automobiles américaines, tkt pas qu’il s’est pas géné POUR redistribuer NOS sous aux grandes banques....


            barosso, sarko, bush, (obama ?)
            pfffff, c mec c’est le :->


          • LE CHAT LE CHAT 3 décembre 2008 13:23

            et dire que la moitié des dizaines de milliards de dollars donnés aux banques américaines serviront à verser des dividendes aux actionnaires , avec l’appobation du trésor américain ! smiley ( source : courrier international de cette semaine ) en sera t il de même avec le pognon offert aux banquiers européens ? smiley dans cette europe là on peu s’attendre à tout !


            • herve33 3 décembre 2008 18:07

              Exact , il s’agit de 50 milliards de bonus pour l’année 2008 , rien pour la bourse de Wall Street d’après l’émission Complément d’enquete . 

              Qu’est qu’on peut attendre d’un homme politique qui paradait avec Bush , Asnar et Tony Blair avant la guerre en Irak ?

              Je le répéte il ne faut rien attendre de la classe dirigeante actuelle incapable de se remettre en cause . C’est pas en faisant une perfusion à un mourrant (l’ultra- capitalisme ) qu’on peut le faire revenir à la vie .


            • beubeuh 5 décembre 2008 11:22

              @ Le Chat : oui il y a des chances, mais il faut remarquer que ça s’écharpe pas mal à ce sujet entre la Commission Européenne et les chefs d’Etat. Mais dans ce cas, les méchants ne sont pas forcément ceux qu’on croit (qui est le plus proche des banquiers et des grands patrons : Barroso ou Sarkozy ? Je vous laisse deviner...).


            • TSS 3 décembre 2008 13:48

              et pendant ce temps là le parlement européen prepare à marche forcée l’admission de nouveaux pays dans l’europe (Turquie,Kossovo,Albanie pays de l’ancienne yougoslavie etc...)2009/2010. comment peut on être pour cette europe là... !


              • Sébastien Ticavet 3 décembre 2008 13:50

                Forest Ent écrit :

                « Barroso a raison aussi d’attaquer les subventions US à la bagnole. Cette démarche relancera le protectionnisme mondial au plus mauvais moment. »

                Pourquoi partir du principe que le protectionnisme est nécessairement mauvais et le libre-échange forcément une bonne chose ?

                N’est-ce pas l’inverse que démontre cette crise, crise de la mondialisation libérale et de la toute-puissance des marchés mondialisés ?

                N’est-ce pas le libre-échange intra et extraeuropéen qui est responsable des délocalisations en série et de la pression à la baisse sur les salaires des travailleurs, via la concurrence exacerbée de pays à très bas coûts salariaux, sans protections sociales ni normes sanitaires et environnementales ? Ne sont-ce pas les grands patrons qui réclament depuis des décennies toujours plus de libre-échange des hommes, d’immigration, pour importer de la main d’oeuvre et mettre en concurrence les travailleurs nationaux avec cette main d’oeuvre importée, docile, et habituée à demander peu ?

                Il faut se poser les vraies questions avant de reprendre en boucle le catéchisme euro-libre échangiste du Système UMPS Modem.

                La France serait bien inspirée de sortir de ce dogmatisme, de sortir du Système euro-libéral, du Système mondialisé, pour proposer une autre voie, axée sur la promotion d’un protectionnisme raisonné.

                http://www.levraidebat.com


                • Forest Ent Forest Ent 3 décembre 2008 14:42

                  J’en suis bien désolé, mais vous n’avez pas compris. Le libre-échange est responsable de la crise économique. Le retour brutal au protectionnisme sera, comme en 1930, le moyen de la transformer en crise géopolitique et finalement en guerres. C’est trop tard pour les mesures de vertu préventive. Le monde n’est pas déjà à reconstruire, il faut attendre pour cela la fin des guerers. Pour l’instant, il est à sauver d’une catastrophe majeure.


                • herve33 3 décembre 2008 18:17

                  J’en suis bien désolé, mais vous n’avez pas compris. Le libre-échange est responsable de la crise économique. Le retour brutal au protectionnisme sera, comme en 1930, le moyen de la transformer en crise géopolitique et finalement en guerres. C’est trop tard pour les mesures de vertu préventive. Le monde n’est pas déjà à reconstruire, il faut attendre pour cela la fin des guerers. Pour l’instant, il est à sauver d’une catastrophe majeure.

                  Cela fait peur ce que vous dites Forest Ent
                  , la guerre serait la seule solution pour reconstruire un monde différent . Peut -etre vous avez raison , mais je crains qu’avec l’énorme potentiel de destruction que nous possédons , nous retournions au mieux à l’age de pierre pour les quelques survivants qui resteraient .

                  Souhaitons que nous ne répétitions pas les erreurs passées et que les citoyens du monde prennent réellement le pouvoir pour éviter que nous en arrivions à la 3ème guerre mondiale .


                • Forest Ent Forest Ent 3 décembre 2008 18:43

                  Nous re-parcourons avec une grande précision le chemin de 1930. La bulle de crédit anglo-saxonne a agi comme une amphétamine sur une partie de l’économie des pays émergents. Le protectionnisme aurait évité cela. Mais si on le remet en oeuvre brutalement maintenant, il va y avoir des sevrages douloureux.

                  Bah, de toutes façons, je ne pense plus qu’il y ait moyen d’éviter tout ça... La crise économico-politique a déjà commencé en Asie. Il n’est plus temps pour la prévention économique. Sans doute plus non plus pour la politique. Il reste la morale ... Préparons-nous à avoir à faire des choix individuels majeurs.


                • Eloi Eloi 3 décembre 2008 20:21

                  Forest, je me suis demandé si nous pouvions faire l’action suivante :

                  Graver sur des plaques de diamant enrobées dans du verre (inaltérable) la phrase suivante : "Et, quoi qu’il advienne, ne spéculez jamais en utilisant du crédit !" et de les disperser par milliers sur la planète. Nos descendants d’après la guerre les retrouveront. Peut-être pourrons-nous ainsi éviter que l’humanité reconduise les mêmes erreurs ? Une immense civilisation qui s’auto-détruit, on devrait laisser suffisamment de traces pour les millions d’années à venir pour les convaincre...

                  Une variante pourrait être de graver vos articles... Prédictifs...

                  Prêt pour la postérité ? smiley


                • Eloi Eloi 3 décembre 2008 20:39

                  @ hervé 33

                  Construire un monde différent, c’est extrêmement coûteux en temps et en effort. Changer nos paradigmes économiques, s’habituer à des politiques malthusiennes, changer nos sources d’énergie coûtera si cher pendant la transition que nous devrons abandonner une certain part de nos loisirs.

                  Nous sommes de tels "enfants gâtés" que le mécontentement risque d’augmenter exponentiellement. Pour canaliser ce mécontentement, les gouvernants devront bon gré mal gré trouver des boucs émissaires aux "malheurs". La guerre en est une conséquence rapide.

                  Après la guerre, reconstruire un monde identique est identique au point de vue du coût à construire un monde différent.

                  Si nous voulons être un peuple intelligent, nous, les Français, les Européens, et dans l’idéal le monde occidental il va falloir accepter de vivre moins bien pour financer les réseaux de distribution de dihydrogène, les centrales solaires à concentration ou les réacteurs nucléaires pour le produire, s’habituer à réduire la population pour qu’elle soit soutenable au niveau mondial... Enfin toutes ces choses désagréables. Et toutes les autres solutions qui existent. C’est le moment de prouver ce que nous valons, comme peuple. Ce sera à nos efforts, notre cohésien et notre altruisme qu’on saura juger si nous sommes un grand peuple. Pas la guerre...


                • Forest Ent Forest Ent 3 décembre 2008 21:41

                  @ Eloi

                  Une immense civilisation qui s’auto-détruit, on devrait laisser suffisamment de traces pour les millions d’années à venir pour les convaincre...

                  Vous vous êtes déjà posé la question pour les précédentes ? Sumériens, egyptiens, hittites, mayas, ... ?

                  Un des meilleurs jeux auxquels j’ai joué était "Civilization" de Meier. On a beau finir en traces archéologiques, on est prêt à refaire le même rush foireux ...  smiley


                • Gilles Gilles 4 décembre 2008 10:40

                  Eloi

                  "s’habituer à des politiques malthusiennes, changer nos sources d’énergie coûtera si cher pendant la transition que nous devrons abandonner une certain part de nos loisirs."

                  Ah oui plutôt que de larver devant la télé ou faire du shopping au carrouf du coin, on se réunira et on refera le Monde....le retour à l’âge de l’adolescence où on croit que l’avenir nous appartient et que tout est possible

                  Vite, vite, j’ai hâte................


                • Gilles Gilles 4 décembre 2008 10:43

                  "Graver sur des plaques de diamant enrobées dans du verre (inaltérable) la phrase suivante : "Et, quoi qu’il advienne, ne spéculez jamais en utilisant du crédit !" et de les disperser par milliers sur la planète. Nos descendants d’après la guerre les retrouveront. Peut-être pourrons-nous ainsi éviter que l’humanité reconduise les mêmes erreurs ? "

                  N’y at-il pas déjà un message de ce type dans les livres saints ? ça date de plus de 2000 ans, l’aube de la civilisation, et regarde où nous en sommes...... les plus pieux de tous n’y ênsent même plus


                • foufouille foufouille 4 décembre 2008 12:15

                  en cas de gueurre, les riches creveront plus vite que nous
                  ils ont pas l’habitude de bouffer n’importe quoi
                  ou alors, si c’est prevu, ils ont des villes souterraines


                • beubeuh 5 décembre 2008 11:24

                  Dans toutes les guerres, les pauvres meurent en premier.


                • mandrier 3 décembre 2008 13:52

                  L’Europe que l’on essaye de nous imposer par tous les moyens n’est qu’une dictature en devenir. Il suffit de voir pour nous (et ce n’est que le début !) ce qui se passe en France...

                  Bruxelles est un vrai danger nous vivons depuis 8 ans une véritable régression !

                  A quand un « Nacht und Nebel » ?

                  Mon Général, au secours ! revenez ! Ils sont devenus fous !


                  • Julius Julius 3 décembre 2008 14:36

                    Je pense que l’opposition contre les subventions est très raisonnable. Vous avez des banques qui ont du bon sens et n’a pas investi dans de mauvais produits financiers. Ces banques n’ont pas de problème aujourd’hui. Autres banques reçoivent de l’aide à guérir leurs problèmes, qui sont les conséquences de leur mauvaise gestion. Pourquoi les banques en bonne santé devraient être punis ? Un autre exemple : Il ya les fabricants d’automobiles, qui continuent de produire des grands 4x4, dont personne ne veut acheter. D’autres fabricants ont changé leur stratégie, ils produisent des voitures plus petit et plus économique. Pourquoi les bons fabricants devraient être punis par des subventions pour les mauvais fabricants ?

                    Concernant la délocalisation : Avez-vous déjà entendu parler de la solidarité ? La meilleure façon d’aider le monde sous-développé est de leur permettre de rivaliser avec nous. La délocalisation a des conséquences extrêmement bonne pour le niveau de vie dans les pays les plus pauvres.

                    Europe : Il est certain que la bureaucratie européenne est très antidémocratique. Dans de nombreux pays, Bruxelles est critiquée pour imposer la réglementation presque communiste. Les tendances européennes de régulation sont souvent comparés à la COMECOM (Conseil d’assistance économique mutuelle) de l’ancien bloc communiste.

                    Enfin, concernant le traité européen : Le texte actuel est pire que l’original. Si ce texte est refusé, la prochaine sera encore pire. Pays étaient prêts à faire des compromis. Ils sont de moins en moins prêts maintenant. Et assurez-vous - les objections de la gauche française est une vue extrêmement minoritaire. La plupart des arguments contre le texte actuel sont les mêmes que les arguments de P.de Villiers. Si vous pensez que la proposition actuelle n’est pas assez « sociale », préparé pour être une mauvaise surprise. Le prochain texte sera beaucoup moins « social ».


                    • Sébastien Ticavet 3 décembre 2008 14:48

                      Julius, sur vos arguments concernant les délocalisations et le Traité de Lisbonne...

                      * Les délocalisations : en gros, acceptons-les parce que ça fait vivre des Indiens et des Chinois.

                      On voit que vous n’en souffrez pas mon cher Julius. Allez donc tenir votre petit discours bobo devant les grilles d’usines et les sièges d’entreprise de banlieue parisienne et d’ailleurs.

                      Voyez-vous, avant de penser à régler le problème de la misère du monde et de donner du travail aux 6 milliards d’êtres humains, pensons déjà à nous occuper de nos pauvres, parce qu’ils sont nombreux, de plus en plus, et qu’ils souffrent terriblement. Vos belles leçons d’humanisme désincarné, réservez-les pour vos dîners en ville entre bobos.

                      * Le Traité de Lisbonne : normalement nous ne devrions même pas en discuter, l’affaire devrait être close depuis le 29 mai 2005, jour où le peuple souverain a rejeté ce Traité (à l’époque baptisé Constitution européenne), par référendum à 54,7%.

                      Mais discutons-en puisqu’il y a coup de force antidémocratique.

                      En gros, votre argument est le suivant : « prenez ce Traité, parce que sinon vous en aurez un pire »...Acceptez qu’on vous coupe un bras ou sinon on vous coupera les 2. Très enthousiasmant, et très constructif.

                      Julius, quand quelque chose ne me plaît pas, je préfère le rejeter, plutôt que de me dire que je n’ai pas vraiment le choix, au risque de devoir supporter pire après.

                      Une attitude saine, constructive et intelligente est de rejeter ce qu’on n’aime pas, de se préparer à lutter contre le prochain mauvais coup de l’adversaire, tout en faisant la promotion de ce qu’on aime.

                      J’ai envie de vous dire, Julius, de cesser de vous résigner, et de croire qu’on est condamné ad vitam aeternam au cercueil euro-libéral. Il ne tient qu’à nous de nous battre.

                      http://www.levraidebat.com


                    • Julius Julius 3 décembre 2008 15:19
                      > Le Traité de Lisbonne : normalement nous ne devrions même pas en discuter, l’affaire devrait être proche depuis le 29 mai 2005, jour où le peuple souverain une rejeté ce Traité (à l’époque baptiser Constitution européenne), par référendum à 54 , 7%.

                      Eh bien, ce n’est pas le même texte. Mais, en général, je suis d’accord avec vous. Le texte a été refusé. En Irlande. En passant, vous devriez aimer le président tchèque, parce que c’est exactement ce qu’il dit. Bien sûr, il vient de la position très libérale.

                      Ce texte devrait être refusée (il a déjà été refusée). Mais il y aura un nouveau texte. Pensez-vous qu’il sera meilleur texte ?

                      > Julius, quand quelque chose ne me plaît pas, je préfère le rejeter, plutôt que de me dire que je n’ai pas vraiment le choix, au risque de devoir supporter pire après.

                      Le problème, c’est que vous n’êtes pas le seul. Il ya 27 pays et près de 500 millions de personnes. Le compromis est nécessaire, vous ne pouvez pas insister sur votre exigences (minoritaire).

                      > J’ai envie de vous dire, Julius, de cessation de vous résigner, et de croire qu’on est condamné ad vitam aeternam au Cercueil euro-libéral.

                      Je n’ai pas démissionné. J’espère que l’Europe sera plus libérale ! smiley

                    • Gilles Gilles 3 décembre 2008 18:08

                      "Autres banques reçoivent de l’aide à guérir leurs problèmes, qui sont les conséquences de leur mauvaise gestion. Pourquoi les banques en bonne santé devraient être punis ?"

                      Imbécile ! Les banques ne représentent pas qu’elles mêmes. Elle gèrent les avoir de millions de personnes et d ’entreprises, prêtent de l’argent....sont indispensables actuellement au fonctionnement correct de l’économie et à la vie quotidienne des gens

                      Des faillites de banques, même ayant fait des erreurs, a des conséquences incanculables sur tout le monde. Imagines si ta banque coule et que ton blé se fasse sucré ? Imagine ssi c’est le cas pour 5 millions de personnes...même le fond e garantie n’a pas assez d’argent pour tout couvrir...quand aux entreprises elles sont niquées, font faillites et foutent des milleirs de gens à la porte

                      La question est juste de savoir à quelles conditions les sauver.....

                      Ces mecs de l’Est qui se mêlent ainsi d’économie depuis peu sont incroyablement plus dogmatiques, même libéralement parlant, que le commun des mortels....difficile je vois de s’affranchir d’une lobotomisation pleine de dogmes et d’idées courtes


                    • foufouille foufouille 4 décembre 2008 12:22

                      les banques coulent, ensuite on fout les banquiers en prison.........
                      le netat rembourse les pertes des petits citoyens et des pme/tpe........
                      les grosses entreprise qui coulent sont nationalises et les pdg en prison........

                      apres on aurait un monde meilleur


                    • Jason Jason 3 décembre 2008 16:11

                      Quand M. Barroso fichera à la porte les 15.000 lobbyistes qui ont littéralement infiltré Bruxelles, on commencera à discuter. Champion des règles à sens unique, il n’est lui-même que le porte-voix et le suiveur des puissances financières et industrielles qui le manipulent (à son insu ?). Personnellement, j’aimerais bien voir son agenda privé et son carnet d’adresses.

                      Joli tribun en effet, et donneur de leçons par dessus le marché, tout comme son comparse du Luxembourg JC Juncker qui tançait les français à la suite du vote négatif sur l’extorsion (pardon la constitution) européenne.

                      Que de discours vains prononce-t-on à Bruxelles !


                      • Proto Proto 3 décembre 2008 16:29


                        Merci pour l’article, je partage vos conclusions.

                        Allons plus loin :
                        Barroso est un membre du groupe Bilderberg, ce type qui dirige l’union européenne a un agenda secret au diapason du nouvel ordre mondial qui se met en place, il montre clairement la politique atlantiste qu’il va mettre en œuvre (sur cette vidéo par exemple à coté de Bush et Merkel, il annonce le pacte et son futur « Conseil économique transatlantique ») et l’avenir de l’Europe qu’il nous prépare consiste à devenir un vassal privilégié de la politique économique américaine, rien de plus.

                        L’Europe doit se construire dans l’ordre :

                        1. une politique économique unifiée, protectionniste de facto c’est-à-dire qui privilégie toujours les partenariats européens
                        2. une politique diplomatique internationale unifiée, interventionniste et pacifiste
                        3. une politique sécuritaire unifiée, une réelle autonomie de la défense européenne
                        4. une politique institutionnelle parfaitement démocratique et libérée de ses vicissitudes néolibérales, une constitution avenante pour les peuples

                        Je pense que la politique sociale n’est envisageable qu’ensuite, qu’elle doit faire tendre à l’adoption de politiques communes petit à petit, sans devenir une uniformisation de la richesse culturelle européenne.

                        Comment se fait-il que nous ne soyons même pas capables de se mettre d’accord sur une constitution ?
                        Les députés européens sont bien plus occupés à pérenniser leurs privilèges et à maintenir le business.



                      • Gilles Gilles 3 décembre 2008 18:01

                        "Les députés européens sont bien plus occupés à pérenniser leurs privilèges et à maintenir le business."

                        ne pas confondre la Commisiion européenne, qui a le plus grand pouvoir et est nommée de manière opaque par les dirigeants des pays de l’Europe (devant plaire aux dirigeants des grands pays) et le parlement européen


                      • Oreille Oreille 3 décembre 2008 19:31

                        @Jason
                         "à son insu ?" -> Certainement pas ! Barroso est un membre éminent du groupe Bilderberg...


                      • Oreille Oreille 3 décembre 2008 19:35

                        Pardon pr la répétition Proto, je viens de lire ton comm smiley


                      • Jason Jason 4 décembre 2008 08:18

                        @ Oreille,

                        "à son insu" était une précaution oratoire pour éviter des poursuites. On ne sait jamais.

                        Merci de mentionner le groupe Bilderberg. Je vais lancer la recherche.

                        Cordialement


                      • beubeuh 5 décembre 2008 11:34

                        Vous êtes un peu catégorique sur le lobbyistes. Ce n’est pas uniquement les "puissances industrielles et financières", puisqu’une bonne partie d’entre eux est constituée par des représentants de collectivités territoriales, d’association professionnelles (les agriculteurs...français sont un acteur majeur, par exemple) mais aussi un paquet d’ONG (Amnesty, Greenpeace et plein d’autres). Par contre je vous rejoins sur la necessité absolue d’une transparence draconnienne dans les relations entre décideurs et lobbyistes. Tous ces gens devraient être encartés et leurs visites à la Commission dûment répertoriées sur un site internet public dans toutes les langues de l’Union !
                        A ce sujet je m’étonne d’ailleurs que personne ne relève que Barroso, en plus d’être cette espèce de caricature vivante du libéral dogmatique et du type qui dit "l’Europe c’est moi", est un sympathisant notoire de l’Opus Déi.

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