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Accueil du site > Actualités > Europe > Europe politique : Grande Bretagne, Italie, Espagne, etc ... « A droite (...)

Europe politique : Grande Bretagne, Italie, Espagne, etc ... « A droite toute » ?

Après des élections qui ont vu les travaillistes perdre, entre autre, Londres , la gauche italienne perdre la Sardaigne, c’est au tour des socialistes de perdre la région de Galice

Le Parti populaire (PP, droite) a remporté dimanche la majorité absolue au Parlement régional face à la coalition sortante composée des socialistes et des nationalistes de gauche galiciens du BNG, qui gouvernaient depuis quatre ans.

A y regarder de plus près, on s’aperçoit que de moins en moins de pays de l’Union sont gouvernés par des sociaux démocrates ou socialistes et que cela devient inquiétant pour tous ceux qui croient dans les idéaux de gauche. Du moins, les vrais !

Comment en est-on arrivé là ?

La tradition des clivages droite/gauche héritée de l’après deuxième guerre mondiale s’est petit à petit diluée et on a pu voir, notamment dans les pays nordiques des alternances qui s’apparentaient de plus en plus à la phrase, chère à de l’ancien Président Giscard : "le changement dans la continuité"

Le consensus Etat, employeurs syndicats a, petit à petit, été remis en cause pour s’aligner progressivement sur la notion de compétitivité issue de la mondialisation sans que les socio démocrates ne réagissent, ou … y adhèrent complètement.

En Grande Bretagne comme en Allemagne, la "fumeuse" troisième voie n’a eu pour effet que de porter au pouvoir des dirigeants politiques utilisant le nom de partis de gauche sans la moindre référence à leurs valeurs.

Si le SPD est passé de parti majoritaire à celui de co gérant du pays avec les conservateurs de la CDU (et n’est pas assuré de gagner les prochaines élections), le New Labour est lui totalement déconsidéré aux yeux des électeurs britanniques.

En France, depuis le chaos de 2002, le Parti Socialiste est ses alliés traditionnels n’arrivent plus à proposer un front commun aux électeurs et continue à s’interroger sur sa mutation vers la sociale démocratie (tant décriée ailleurs) Mutation, qui, si elle devait s’opérer, amènerait les français à ne plus avoir de choix électoral qu’entre une droite conservatrice et libérale et une vision centro centriste ... libérale.

Clairement, ce ne sont pas les idéaux socialistes qui sont rejetés par les électeurs mais les partis ou formations politiques qui s’en revendiquent sans les appliquer.

Quel avenir pour des formations politiques de gauche "administratrices" du libre marché ?

Les Etats de l’Union Européenne ont les uns après les autres abandonné toute implication dans l’économie (privatisation des entreprises et services publics) pour se recenter sur les missions dites régaliennes (police, justice et armée).

Le marché "sans entrave" étant la seule norme connue et appliquée par la commission européenne, les seules différences entre partis ou formations politiques de droite et de gauche se trouvent depuis dans les choix sociétaux : Les différences portent sur les minorités (visibles ou non), l’assistance aux plus nécessiteux (aides sociales) et le "recyclage" des éclopés que le marché a provisoirement ou définitivement éliminé.

Les socios démocrates ayant entériné ce mode de gouvernance, il est dès lors peu étonnant que les sympathisants de gauche se réfugient dans l’abstention ou se mettent en recherche de formations politiques protestataires.

Les Partis Socialistes d’Europe risquent d’en mesurer l’ampleur au prochain scrutin, où, les formations situées à leur gauche vont attirer le vote d’une partie de son électorat.

Chez nous, compte tenu des prévisions de vote pour le MODEM, on comprends mieux l’irrésistible attirance d’un certain nombre de dirigeants du Parti Socialiste vers une sociale démocratie qui finira fatalement en démocratie chrétienne à la mode italienne des années 60.

C’en sera fini des fondamentaux socialistes qui seront remplacés à terme la litote conservatrice.

Comment reconquérir l’électorat de gauche ?

Tout d’abord, en cessant d’avoir honte de son héritage. Aucun acquis social n’a été offert aux populations. A chaque fois, il a fallut des manifestations, des grèves et parfois des morts pour que la vie de nos concitoyens s’améliore. Durant ces période de luttes, les partis de gauche n’ont jamais cessé d’être à leurs côtés.

Les élus socialistes doivent retrouver le chemin du combat social de terrain au lieu de passer leur temps dans des think tanks de plus en plus nombreux et de plus en plus nombrilistes.

Les socialistes doivent comprendre, une bonne fois pour toutes, que le marché leur sera toujours hostile. La plus grande erreur de la gauche actuelle est de vouloir gouverner avec ceux qui la rejettent et d’oublier ceux qui la soutienne depuis toujours, au fait que la victoire électorale est pour eux une récompense.

Ensuite en enterrant définitivement la notion du "travailler plus pour gagner plus"

Jeremy Rifkin dans son ouvrage : "La fin du Travail" a clairement expliqué le processus dans lequel s’enfonce un peu plus chaque jour. La généralisation intensive de l’électronique et de la mécanisation diminue de façon irrémédiable la demande de main d’oeuvre. Si lors des précédentes révolutions industrielles, on a pu recycler dans la douleur des millions de salariés, il n’existe plus aujourd’hui de nouvelles industries ou de nouveaux secteurs capables d’accueillir les millions de salariés en provenance de secteurs ou industries en fin de vie ou de mécanisation quasi totale.

Il va donc falloir faire un choix : accepter comme le proposent les libéraux de partager le chômage (périodes de travail alternant avec des périodes de chômage formation) ou faire travailler le plus de gens possible sur des durées de 30 ou même 20 heures. Certes, le salaire ne pourra pas être celui de 35 Heures mais la collectivité ayant moins de chômeurs à indemniser pourra compléter le montant des salaires par une indemnité de type universelle.

Et tans pis pour les contempteurs de l’hyper consommation, le pouvoir d’achat ne doit plus passer par l’acquisition du énième gadget électronique mais par celui de biens plus essentiels et probablement plus durables.

Cesser de parler de diversité et l’appliquer à toutes les catégories de la population en ne se limitant pas à la notion de l’origine.

Si la diversité est perçue au Parti Socialiste comme prioritaire, il ne faut pas oublier que celle-ci ne passe toujours pas par une représentativité socio professionnelle chez les parlementaires. Il est indispensable, lorsqu’on prétend être un parti populaire d’avoir des représentants de toutes couches sociales à l ‘Assemblée ou au Sénat. Aussi, l’interdiction de cumul des mandats et l’institution d’un vrai statut de l’élu doit permettre à des salariés du privé de siéger dans les assemblées de la nation.

Enfin, en finir avec le dilemme gauche/patrons/employés

C’est le patronat qui a imposé ce statut à tous ceux qui lui vendait sa force de travail. Confrontés ou complices d’actionnaires gloutons et à la décroissance, les organisations d’employeurs passent le plus clair de leur temps à demander de nouvelles possibilités pour se délester le plus vite possible de leurs effectifs. Les larmes de crocodile de Madame Parisot sur le chef d’entreprise qui souffre de se séparer de ses collaborateurs pour mieux les confier à la solidarité nationale sont une provocation de plus.

Nous sommes en droit d’attendre que les socialistes dans leur intégralité déclarent que le temps des « subventions : oui, mais du contrôle de leur utilisation : non », est TERMINE pour toujours

Les socialistes doivent initier une nouvelle politique de l’entreprise. Au delà des entreprises défendues par Mme Parisot et les siens, il est indispensable de créer un nouvel entrepreunariat.

D’abord aider financièrement à la création et au développement des entreprises coopératives dans lesquelles le pouvoir et les résultats sont partagés à part égales par tous ceux qui y travaillent.

Ensuite, créer un statut de l’entrepreneur salarié qui viendra se substituer à celui de travailleur indépendant. Ce nouveau statut permettrait à tous ceux qui souhaitent créer une entreprise de continuer à cotiser comme un salarié classique et de disposer en cas de problème des assurances chômage et en fin de carrière de la retraite des salariés.

Ces propositions correspondent à des aspirations de la population française qui ne comprend plus pourquoi on disserte à gauche sur le sexe des anges socio démocrates. L’heure est à la modernisation des fondamentaux du socialisme et certainement pas à leur abandon. C’est pourquoi il est indispensable que l’alternance ne consiste pas en une gestion "améliorée" de la crise du capitalisme moribond.

Si d’aventure, le Parti Socialiste restait sourd et aveugle à ces demandes et se laissait tenter par les sirènes du capitalisme encadré, il est très probable qu’il finirait par se marginaliser au point de laisser la droite obtenir le pouvoir absolu et la responsabilité d’ en découdre physiquement avec les citoyens.

Cette situation aboutirait sans nul doute à un affrontement de classes sociales d’un autre siècle et à des conséquences difficilement définissable. Est ce cela que veulent les socialistes et ceux qui travaillent avec eux ?

Le Parti Socialiste va t-il enfin faire sien le slogan d’une autre formation de gauche qui dit :"nos vies valent plus que les profits". Ou ne retenir que celui d’une formation centriste qui proclame : " la France de toutes nos forces" ?

Le tout est de choisir le bon et vite. Ou de laisser la place à d’autres ... clairement à gauche.

Sources
Google AFP
CNAM


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21 réactions à cet article    


  • aetius320 4 mars 2009 12:04

    Concernant la GB :

    Si j’étais anglais et pauvre, je serai vraiment soulager que les conservateurs reviennent au pouvoir. Enfin quelques années pendant lesquelles on me laisserai tranquille.
    Car franchement, la vieille à talonnette étant la grande inspiratrice du parti travailliste, je préfère franchement un terne John Major qu’un Tony Blair ou un Gordon Brown dont les seuls buts sont d’appauvrir les anglais années après années.
    Car franchement avant la fin 2008, la GB était devenu un pays infernal sauf pour les quelques pourcents de la population qui vivait de la finance.
    Et franchement je préférerai cent fois être un pauvre vivant dans un petit village du Péloponnèse que faire parti du lumpun prolétariat de l’East London ou de Manchester.
    Car comme on dit, à être pauvre, autant l’être au soleil...


    • JoëlP JoëlP 4 mars 2009 12:08

      Intéressante question et à mon avis bonnes réponses.

      Sur la question du travail il faut revenir sur des penseurs et économiste tel qu’André Gortz ou Jacques Duboin.
      et l’économie distributive.

      "Déjà en 1934, Jacques DUBOIN, financier, député de Haute-Savoie, secrétaire d’État au Trésor français et économiste visionnaire, tirait les leçons de la crise de 1929, prévoyait la deuxième guerre mondiale et suggérait les fondements d’une économie basée sur le consommateur plutôt que sur le client solvable."

      L’économie distributive, c’est l’économie de l’abondance, par opposition à l’économie enseignée précédemment l’économie de rareté. Les machines ont remplacé l’homme,


      • Julius Julius 4 mars 2009 12:26

        Vous ne pouvez pas comparer facilement la gauche et la droite dans les différents pays. Les valeurs distinctives du paysage politique sont différents.

        Par exemple : En Pologne, les deux principales forces politiques sont les libéraux et les conservateurs. Ils seraient tous deux considérés comme le droit (peut-être même d’extrême-droite) en France.

        Autre exemple : Les socialistes français serait considérée comme une extrême-gauche dans la plupart des autres pays européens. Les libéraux sont pratiquement inexistants en France. Vu d’autres pays, la politique en France se joue entre la gauche modérés et l’extrême gauche.

        Et il ya certainement beaucoup d’autres exemples.


        • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 4 mars 2009 12:31

          @ julius

          Si je suis d’accord avec vous sur les importantes différences entre la gauche dans les différenst pays de l’Union, je rapelle tout de même que la plupart des "socialistes" européens se retrouvent au PSE.

          Votre commentaire ne remet pas en cause les faits cités dans mon article. La sociale démocratie tant voulue par une partie des socialistes français les menent droit dans le mur.



          • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 4 mars 2009 12:32

            @ julius

            Si je suis d’accord avec vous sur les importantes différences entre la gauche dans les différenst pays de l’Union, je rapelle tout de même que la plupart des "socialistes" européens se retrouvent au PSE.

            Votre commentaire ne remet pas en cause les faits cités dans mon article. La sociale démocratie tant voulue par une partie des socialistes français les menent droit dans le mur.



            • Julius Julius 4 mars 2009 12:48

              > La plupart des "socialistes" européens se retrouvent au PSE

              Oui, mais il existe d’énormes différences entre ces parties. S’agissant de la pratique politique, ils auraient de grandes difficultés à s’entendre sur une action commune.

              > La sociale démocratie tant voulue par une partie des socialistes français les menent droit dans le mur.

              Je pense que le problème majeur des socialistes français, c’est qu’ils n’ont toujours pas abandonné le délire marxiste. Je ne sais pas si elles vont droit dans le mur comme une partie. Mais la France serait certainement aller droit dans le mur si elle s’applique leur programme. (En passant, ce que vous proposez (en finir avec le dilemme gauche / clients / employés) a été appliquée dans l’ancienne Yougoslavie, avec des résultats connus.)

              Les socialistes français doivent comprendre qu’ils ne peuvent pas créer de la richesse sans le libre marché. Peut-être, ils ne doivent pas aller à la social-democracie, mais à la social-libéralisme.


            • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 4 mars 2009 14:36

              @Julius


              Le LIBRE marché ?

              Vous êtes avec Alain Minc et Jacques Marseille les 3 derniers à croire à son efficacité


            • Julius Julius 4 mars 2009 19:01

              > Le marché LIBRE ?
              >
              > Vous êtes avec Alain Minc et Jacques Marseille les 3 derniers à croire à son efficacité

              Ce n’est pas une chose de croire ou de ne pas croire. Je viens de regarder les pays qui ont le marché libre et celles qui ne l’ont pas. Et le résultat est clair - la différence de niveau économique est sans aucun doute (et ce malgré la crise actuelle).


            • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 4 mars 2009 19:34

              @julius

              Je retire. et j’écris : Vous êtes pire qu’Alain Minc et Jacques Marseille  !!! ... parce que eux ils sont payés pour y croire ou alors vous êtes un provocateur malicieux ce qui excuserait l’énormité de vos propos. Dans le cas contraire, consultez votre médecin traitant ou un trader repenti

              Bonne soirée


            • Annie 4 mars 2009 12:38

              Le parti travailliste en Angleterre a cessé depuis longtemps d’être un parti de gauche. On ne peut pas tout à fait lui en vouloir, car il n’avait aucune chance de regagner le pouvoir sous sa forme actuelle. Plus de dix années de thatchérisme s’en étaient chargées. En vendant à bas prix par exemple les logements sociaux à leurs locataires, le thatchérisme s’est assurée le soutien de toute une frange de la population qui était loin de lui être acquise, en la transformant en une faction de petits propriétaires qui avaient désormais un puissant intérêt à soutenir le parti qui s’était posé en défenseur des nantis ou des nantis potentiels. En démantelant l’industrie manufacturière, elle a fini de détruire ce qui restait de la classe ouvrière, qui reste partagée entre les chômeurs de l’époque qui n’ont jamais retrouvé un travail et qui constituent aujourd’hui la frange la plus paupérisée de la population ou bien elle s’est recyclée dans des industries de service, des employés en col blanc qui ont renié leurs origines sociales. Les syndicats ont été émasculés et ne défendent aujourd’hui que des intérêts corporatifs. Il ne faut pas non plus oublier que le Royaume Uni a connu aussi ces dernières années, avant la crise, un essor économique sans précédent qui a bénéficié à pratiquement tout le monde, sauf la frange irréductible des pauvres et très pauvres, qui existent mais qui est pratiquement invisible.

              Les arguments électoraux ici n’évoquent jamais une remise en cause ou une alternative au système capitaliste ; la différence entre parti travailliste et conservateur porte davantage sur la budgétisation des dépenses publiques, et le degré d’ingérence de l’état dans des secteurs dits publics. L’évolution des mentalités fait qu’il paraît difficile, si ce n’est impossible d’envisager un retour aux valeurs socialistes telles que vous les préconisez, même en période de crise. Il me semble que le parti socialiste français est confronté au même dilemme, évoluer et renier ses valeurs ou bien s’adapter et gérer le système capitalisme avec une conscience sociale. Personnellement je ne suis pas optimiste.


              • Elson Elson 4 mars 2009 13:35

                @Julius

                "Mais la France serait certainement aller droit dans le mur si elle s’applique leur programme. "
                Excusez- moi, mais cette phrase écrite par vous me semble du plus haut comique : alors que le Cac 40 a perdu plus de la moitié de sa valeur en moins d’un an, alors que le chômage augmente au rythme de près de 100 000 nouveaux chômeurs par mois, où croyez-vous que nous soyons si ce n’est déjà dans le mur !!!
                Ce mur que nous sommes en train de percuter (pensez à un train qui entre dans un mur, pour l’instant, ce ne sont que la locomotive et le premier wagon qui ont explosé !), c’est l’économie libérale qui l’a construit puis qui nous a dirigé droit dessus !!
                Je ne suis plus socialiste depuis que je me suis aperçu (et ceci en désaccord total avec vous) que le PS était un parti de droite : il ne remet en cause ni le capitalisme, ni l’économie de marché, ni le productivisme, ni le consumérisme...
                Je ne suis pas non plus pour le communisme et la dictature du prolétariat (ceci pour vous éviter de nous resservir le sempiternel rabachage à propos du stalinisme^^).
                Je souhaite une société juste où tout ne serait pas fait pour qu’une petite minorité s’accapare toutes les richesses au détriment d’une grande majorité, et qui serait gouvernée par deux grandes valeurs : la solidarité du point de vue social, la responsabilité du point de vue environnemental. Pour qu’une telle société apparaisse dans un cadre démocratique, il faudrait un bouleversement des consciences qui, je l’espère, se produira à la faveur de la crise actuelle...


                • Julius Julius 4 mars 2009 14:47

                  > C’est l’économie libérale qui l’a construit puis qui nous a dirigé droit dessus !

                  C’est le mythe. La crise actuelle n’est pas la conséquence du libéralisme. Il s’agit d’une simple cause de la crise : Nous avons essayé de vivre au-dessus de nos moyens. La mise en œuvre concrète est différente dans les différents pays, mais la cause fondamentale est toujours la même : nous avons consommé, ce que nous n’avons pas produit. Et cela a été financé par une dette. (Le plus choquant est que la plupart des gouvernements tentent de résoudre le problème avec encore plus de dette !) Vaclav Klaus a expliqué bien (http://www.klaus.cz/klaus2/asp/clanek.asp?id=jM99y6nfcEyr) :

                  Si je me réfère à ce qui se dit habituellement dans les médias, en Europe et aux États-Unis, ce serait la faute aux excès du capitalisme, à la politique de déréglementation menée depuis Ronald Reagan et Margaret Thatcher. C’est complètement faux. C’est exactement l’inverse. Les événements actuels s’expliquent, en réalité, par une insuffisance de capitalisme et un trop-plein de réglementations. La multiplication d’interventions politiques irrationnelles et intempestives est venue perturber le fonctionnement normal des marchés. Je pense, par exemple, au marché des dettes hypothécaires aux États-Unis, les fameux subprimes, mais aussi à la mise en place de réglementations financières spécifiques qui ont incité les banques et les établissements financiers à développer une grande diversité de produits et de techniques ad hoc, de plus en plus complexes, qui leur permettaient d’en contourner les effets. C’est un élément que tous les G7 ou G20 qui se réunissent les uns après les autres ne prennent pas en compte. Ils passent complètement à côté des véritables causes de cette crise. Le résultat inévitable est un renforcement des réglementations et des interventions dans le fonctionnement normal des marchés. C’est véritablement tragique. Infiniment plus tragique, à long terme, que les problèmes conjoncturels que nous allons rencontrer dans les mois qui viennent.

                  > Je ne suis plus socialiste depuis que je me suis aperçu (et ceci en total désaccord avec vous) que le PS était un parti de droite

                  Vous ne trouverez pas beaucoup de partis de gauche en Europe alors.

                  > Je ne suis pas non plus pour le communisme et la dictature du prolétariat

                  Le problème est que la seule manière de mettre en oeuvre vos idées est la dictature. Les gens ne acceptgeront jamais (dans un long terme) cet système, car cela conduira inévitablement dans le déclin économique.


                • Julius Julius 4 mars 2009 19:49

                  > Qui parle de dictature ?

                  Je parle d’une dictature. Mais j’ai dit "à long terme". Certes, la gauche peut utiliser tout type de crise pour gagner le pouvoir en promettant le "nouveau monde". Mais bientôt, les gens réalisent que telles monde n’existe pas. Ensuite, la seule manière de tenir le gouvernement est une dictature. Ce scénario se répète encore et encore.


                • Julius Julius 4 mars 2009 19:59

                  Par "gauche", je comprends ici une partie avec le programme proposé dans l’article.


                • sisyphe sisyphe 5 mars 2009 04:46

                  par Julius 							 														 (IP:xxx.x58.88.217) le 4 mars 2009 à 14H47 							 							
                  							

                  															
                  							
                  								> C’est l’économie libérale qui l’a construit puis qui nous a dirigé droit dessus !

                  C’est le mythe. La crise actuelle n’est pas la conséquence du libéralisme. Il s’agit d’une simple cause de la crise :

                  Elle est bien bonne ! smiley
                  La crise "n’est pas la conséquence du libéralisme .... elle est la simple cause de la crise.. " smiley


                  ... Et c’est pour ça que votre fille est muette ! smiley

                  La confusion d’esprit de julius n’est pas la conséquence de son esprit formaté : elle est la simple cause de sa confusion !
                   smiley
                  )

                • Julius Julius 5 mars 2009 09:48

                  Sysiphe, vous avez sans doute compris, que le français n’est pas ma langue maternelle. Désolé si cela vous irrite. Ma formulation n’est pas correcte, mais il me semble que elle est tout à fait compréhensible. Je voulais dire que la cause de la crise n’est pas le libéralisme. J’ai décrit à la cause de la crise dans la phrase suivante.


                • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2009 14:10

                  les partis socialistes européens étant de plus en plus à droite , les électeurs de gauche vont à la pêche , ne voyant plus aucun interêt à voter pour des gens qui les entubent ! smiley


                  • Elson Elson 4 mars 2009 15:27

                    @ Julius

                    Le président tchèque se ridiculise en parlant comme il l’a fait de la crise (on ne voit pas par exemple en quoi les subprimes ont été le résultat d’un excès de règlementation, c’est même le contraire) mais c’est peu surprenant de la part d’un néo libéral ultra nationaliste à tendance négationniste qui est allé, entre autres stupidités, jusqu’à accuser les écologistes de propager une idéologie "aussi dangereuse que le communisme" car, selon lui, vouloir préserver l’environnement est liberticide !


                    • Julius Julius 4 mars 2009 15:54

                      > On ne voit pas par exemple en quoi les subprimes ont été le résultat d’un excès de Règlementation

                      Subprimes sont la moyenne des banques américaines qui ont trouvé pour financer CRA (Community Reinvestment Act) et les autres opérations créées par le gouvernement américain pour permettre aux pauvres d’obtenir une maison. Subprimes ne serait pas possible sans garantie explicite de Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont parrainés par le gouvernement (GSE - Government Sponsored Enterprise). Clinton, par exemple, a forcé les banques de crédit hypothécaire, d’accepter au moins 50% des "créances douteuses". (En Europe, nous utilisons différents moyens, avec des résultats similaires - subvetions directe de l’État au logement social).

                      > (V. Klaus) ultra-nationaliste néo-libérale à tendance négationniste

                       ???

                      > Jusqu’à accuser les Ecologistes de ProPager une idéologie "aussi dangereuse que le communisme" car, selon lui, vouloir préserver l’environnement est liberticide !

                      V. Klaus a rien contre ecologie ou la préservation de l’environnement (à noter, que quand il était premier ministre, l’environnement de la République tchèque a amélioré de façon spectaculaire). V. Klaus est contre la "religion du réchauffement de la planète". Il est de loin pas le seul (C. Allegre ,...), tandis que sa critique se fonde plus sur des bases économiques et politiques. Il est clair, que le "réchauffement" a été détourné par les groupes extrémistes, qui s’en servent pour attaquer la société libre. Quand le "rêve communiste" a échoué, ils ont juste trouvé un autre sujet à se battre.

                      Je ne suis pas le grand fan de V. Klaus (je n’aime pas son sens de la provocation et de son narcissisme). Mais je dois convenir qu’il est un excellent économiste (il a été ministre des Finances et le premier ministre et pendant ce temps, le salaire moyen en Tchéquie a augmenté de 100 $ à 1300 $ - c’est-à-dire 13 fois).


                    • Matéo34 Matéo34 5 mars 2009 09:18

                      @ l’auteur.

                      Bonjour,

                      Je ne peux que souscrire à votre article mais cela va etre dur !!! smiley

                      Après, faisons attention : les dirigeants socialistes ne représente pas forcément ce que pense les militants socialistes et certains élus locaux. Il faut bien se souvenir de ce qui s’est passé en 2005.

                      Pour ce qui est des éléments qui doivent défendre, c’est surtout la réalité qui dictera les discours.

                      Bonne journée.

                      matéo 34


                      • paul muadhib 8 mars 2009 12:57

                        l arnaque intellectuelle avec un clivage gauche droite, c est comme dans le business, l oreal a un monopole enorme, alors ayant besoin d un semblant de concurence ils creent garnier.qui est la meme entitee..En politique ,on suppose ici la gauche comme etant pour un monde juste ,equitable et de partage en commun de la production commune.pour faire simple.... alors le parti travailliste anglais de gauche,la bonne blague, le ps francais de gauche re bonne blague.etc chavez a voir..
                        alors la politique vous savez..un de mes auteurs favori jiddu krihnamurti disait de indhira ghandi avec qui il etait ami : quelle femme interessante et humaine, quel dommage d etre ainsi alle se perdre en politique. smiley
                        nous sommes sur une planete ou les plus avides imposent leur loi..quitte a supprimer les geneurs..point final.

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