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Accueil du site > Actualités > Europe > Europe : Sarkozy s’assure avec brio un état de grâce... (...)

Europe : Sarkozy s’assure avec brio un état de grâce... jusqu’en septembre !

Pari gagné. En fanfare. Comme après son premier Conseil européen, Nicolas Sarkozy peut afficher l’autosatisfaction la plus brillante et la plus claironnée après sa prestation à l’Eurogroupe. Ses arguments, bien frappés, ont fait mouche : il a obtenu l’essentiel de ce qu’il voulait - un feu vert à sa politique économique et financière, donc... à ses entorses au Pacte de stabilité et de croissance et aux promesses de... Chirac !

Mais, il a surtout gagné un sursis : confiance jusqu’en... septembre. C’est court ! Encore un défi qu’il se lance : c’est lui qui a avancé la date où il refera un point sur les perspectives de réductions des déficits. « 2012 sans croissance, 2010, avec croissance »... Coincidence ? Il vient de faire savoir que des économistes "indépendants" allaient le conseiller à l’Elysée...

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Sarkozy, en grand artiste de la politique, a su, comme souvent, trouver les mots et le ton que ne peuvent que plaire à son public. Même les plus sceptiques, les plus réticents, les plus critiques et les plus inquiets se sont crus obligés, sinon de l’applaudir du moins de reconnaître ses talents et de ne voir, publiquement, que les côtés positifs d’une situation qui, en fait, n’incite guère à l’optimisme...

Oui, une France dynamique en Europe vaut mieux qu’une France éteinte. Oui, le président français a su faire accepter son pari (risqué) sur la confiance et la croissance. Oui, bien des remarques critiques du locataire de l’Elysée méritent réflexions sur nombre d’inflexions éventuelles. Oui, sa « transparence » mise en avant et sa volonté d’une « application intelligente et dynamique du pacte de stabilité » méritent d’être louées, au moins jusqu’en... septembre. Oui, surtout, par sa présence même, sans précédent, dans cette enceinte qui rêve de devenir un vrai gouvernement économique et monétaire de la zone euro, Sarkozy a démontré un activisme dont l’Union a bien besoin.

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Sarko, le « Monsieur 100 000 volts » de l’Union ! Qui se moquait de son côté « lapin Duracel », de son aspect « hyperactif non soigné », de sa « libido communicationnelle » ? Son dynamisme est communicatif et sa confiance est contagieuse...

Il suffisait de voir Jean-Claude Junker, d’ordinaire si luxembourgeoisement sobre faire éclater sa joie. Heureux, le Premier ministre du grand duché, président en exercice de l’Eurogroupe ! « Je suis content... Je suis rassuré... J’ai confiance... La France ne sera plus jamais le pays de l’immobilisme ».

Ceux qui connaissent un peu Junker savent qu’il en a rajouté un peu. Diplomatie oblige. N’avait-il pas été l’un des plus émus pendant les adieux de Chirac à l’Europe ?

Ce fervent Européen déçu des pannes actuelles connaît trop les hommes et les institutions pour ne pas forcer le trait quand les circonstances l’exigent. Surtout quand, à travers une personnalité aussi volubile et subtile que celle de Sarkozy, il voit une occasion de relancer une machinerie bien grippée...

Junker savait surtout que, ce soir, c’était à lui de donner le « la » du soulagement et de l’espoir. Après les critiques (sérieuses) formulées contre les positions de Sarkozy par certains de ses partenaires (le ministre allemand en tête) et avant les « rappels à la rigueur » que la Commission, dans son rôle, ne manquera pas de faire dès ce matin entre deux phrases chaleureuses pour ce Français qui joue si bien aux grands qu’il sait faire oublier et sa taille et l’énormité des problèmes de dettes de son pays...

33b52e9a5d58b04c97f3339970d372d4.jpgLa banque centrale

Il savait aussi, Jean-Claude Junker, que ses débordements de satisfactions allaient faire « avaler » à Sarkozy quelques sujets de mécontentements... Car sur le fond, Sarkozy n’a guère fait bouger les lignes.

Euro « fort », indépendance de la banque centrale, politique industrielle « musclée », retour à une « préférence communautaire » au parfum de protectionnisme : rien de nouveau sous le ciel plein de nuages... Même la proposition sarkozyenne d’un Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement consacré à la politique économique et monétaire a été écoutée, poliment, mais n’a pas été entérinée : il est vrai que ce n’est pas à ce niveau qu’une telle décision peut-être prise et que Sarkozy pourra toujours la relancer au prochain Conseil européen.

Ce sera un effet d’annonce de plus... Et son succès apparent lui permet de ne rien dramatiser : « Sur la politique monétaire, j’en ai brièvement discuté avec mon ami Jean-Claude Trichet, nous ne sommes pas exactement sur la même longueur d’onde », a-t-il lâché, sourire en coin, comme pour montrer qu’il sait, aussi, manier la litote...

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« Je fais de la politique », se plaît à répéter Sarkozy. Il n’est pas le seul. Junker en fait aussi. Dans son style. Mais qui s’en plaindra ? La « construction européenne » est d’abord une affaire politique. Sur ce point, Sarkozy a pleinement raison. Mais la politique, elle se juge aussi et surtout sur les résultats, pas seulement sur les... paris.

De ses dettes, la France devra bien s’en défaire. Pas seulement pour que l’Union européenne conserve sa crédibilité, mais pour que les Français vivent mieux...On ne pourra pas longtemps se laisser bercer par des phrases du style : « Il faut savoir faire des dépenses pour faire des réformes et il faut un peu de temps pour que les réformes génèrent des économies »...

Daniel RIOT


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79 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 10 juillet 2007 10:03

    Une fois de plus,les français qui ont voté Nicolas Sarkozy ne sont pas déçu.

    Les gens de gauche qui ont voté pour lui non plus,car,qui aurait imaginé un gouvernement d’ouverture que n’a pas su faire l’usurpateur (Chirac) en 2002,alors que Nicolas Sarkozy avait quand même une candidate en face de lui.

    Rendons hommage à la qualité humaine de ce nouveau président qui nous redonne espoir en nous et en l’avenir.

    Sarkozy aura aussi permis de remettre les pendules à l’heure de l’Europe,mais pas à l’Europe des technocrates mais à celle des européens des peuples.

    La France en ressort la tête haute et libre de mener sa politique économique jusqu’en 2012.

    Il sera le Clinton français durant 10 ans nous apportera une croissance économique dynamique avec un environnement favorable aux créateurs d’entreprises et aux salariés qui veulent travailler plus (+) pour gagner plus (+) et réformer l’Etat de son trop plein de fonctionnaires conservateurs.

    Un président volontaire,comme la France n’en n’avait pas connu depuis très longtemps.

    Nous pouvons avoir confiance


    • spartacus1 spartacus1 10 juillet 2007 12:18

      La presse étrangère porte un tout autre éclairage et les « louanges » sont, pour le moins, nuancés. Exemples :

      Tribune de Genève :

      Sarkozy agace ses partenaires européens

      JEAN-FRANÇOIS VERDONNET

      « La France est de retour en Europe », proclamait, le soir de sa victoire, Nicolas Sarkozy. Elle l’est, assurément, par l’engagement du nouveau président, par son omniprésence, par la part qu’il a prise au succès du Sommet de juin dernier. Mais elle l’est aussi par les interrogations, par l’embarras, et parfois par l’agacement qu’elle suscite auprès de ses partenaires. ...

      Le Temps, Lausanne :

      La pression des pairs n’a pas attendu le passage de Nicolas Sarkozy à l’Eurogroupe pour s’exprimer. Depuis son élection, les mises en garde se sont multipliées à mesure que les nouveaux dirigeants français précisaient leurs intentions budgétaires....

      « Si la France devait sortir des objectifs de moyen terme que nous avons décidés tous ensemble, avec les Français, il y aurait un problème », a averti Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances, dès la semaine dernière en prélude à la réunion de l’Eurogroupe. L’inquiétude est d’autant plus forte que l’endettement français a rebondi au premier trimestre, pour se situer, à 65% du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà de la limite de 60% fixée au sein de l’union monétaire. ...

      ETC.


    • NPM 10 juillet 2007 12:23

      Ba, ce n’est pas parce qu’il a plus ou moins volé l’argent des mutuels étudiant, et fait un faux pour tromper le juge, qu’on va en faire tout une histoire, car Sarko veut un socialo, et, comme tout le monde sait, l’honnêteté, chez les socialo..


    • Djanel 10 juillet 2007 21:23

      C’est un pigeon galopeur, il fuit.

      Comme vous êtes pigeon voyageur sur agoravox, Monsieur Lerma, et que vous ne lisez pas les commentaires, je me sens obliger de vous informer qu’il y en a un vous concernant sur la discussion initiée par Tristan de limoges avec son article intitulé « Quand Julliard rencontre Sarkozy.... » Je vous défie de me répondre.


    • vivelecentre 10 juillet 2007 22:46

      la suisse ne fait pas parti de l’europe

      ./


    • JL JL 10 juillet 2007 10:13

      Quand je vois Junker se réjouir, je crains le pire... smiley


      • ExSam 10 juillet 2007 10:35

        Riot, il pousse l’indépendance jusqu’au Figaro.

        Riot, il pousse l’indépendance jusqu’à parler de brio. Pour Sarko, faut avoir faim.

        Riot, il pousse l’indépendance jusqu’à pas dire un mot de tous ses petits copains qui gueulent, aux Echos, pour que le « journaliste » Riot ait le droit de rouler des palots à Sarko comme un chargé de com Bollo.


        • Daniel RIOT Daniel RIOT 10 juillet 2007 15:48

          Riot, il vous dit de suivre un peu plus attentivement ce qu’il écrit (y compris sur les échos et sur sarko) sur son blog si vous voulez de juger d’une manière aussi péremptoire... Sans rancune....


        • Daniel RIOT Daniel RIOT 10 juillet 2007 15:51

          En complément d’infos :

          FMI : DSK soutenu à l’unanimité par les Européens

          Décryptage RELATIO par Daniel RIOT. C’est confirmé officiellement. Dans son « beau Blitzkrieg », comme dit Jean Quatremer mené devant les grands argentiers de l’Euroland, le Président Sarkozy a décroché une timbale annoncée : le Conseil des ministres des finances de l’Union vient d’apporter son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de directeur général du FMI. A l’unanimité, s’il vous plait...

          L’affaire parait donc bien engagée, le soutien de l’UE étant décisif, même si la course d’obstacle n’est pas terminée : le mode de nomination, on le sait, est contesté par plusieurs pays, du Sud notamment.

          Les Français ont présidé aux destinées du FMI pendant 32 des 52 années d’existence de cette institution financière. Le Français Michel Camdessus, qui a dirigé le FMI pendant 12 ans, avait clairement pris en compte ce nouveau rapport des forces dans son discours d’adieu en 2000. « Une telle répartition se justifiait en 1950, quand le reste du monde n’était pas représenté ici (à Washington), à part quelques pays d’Amérique latine. Aujourd’hui, les pays émergents sont sur le devant de la scène, aujourd’hui les pays les plus pauvres doivent avoir leur mot à dire ».

          Mais, selon la plupart des observateurs (qui tiennent donc de la répartition des voix au sein du Conseil d’administration du FMI) ce « dernier mot » sera dit plus tard...Même les candidats concurrents (plus par principe que par réelle ambition) le reconnaissent : « Avec DSK, les Européens ont trouvé le profil idéal ». Surtout dans les circonstances actuelles où les Français restent bien placés pour jouer, dans bien des instances internationales, les intermédiaires entre les Américains et les autres... Même si ces Français « tiennent » déjà l’OMC, la BERD et la Banque centrale européenne. Pour la presse poeple, Anne Singlair va devenir la première argentière de la planète...

          Remarque de politique intérieure : Sarkozy réussit là un beau doublé. Il confirme concrètement qu’il est pris très au sérieux dans le cénacle de l’Union. Et il fait un nouveau joli pied de nez aux responsables du PS... Plus : il prive le PS de sa tête la plus apte à stimuler la rénovation idéologique qui s’impose. Qui va « refonder » le parti socialiste le plus archaïque d’Europe, Emmanuelli, Mélenchon, Fabius, tous déclarés hostiles à une vraie social-démocratie ? Et ce n’est sans doute pas terminé : comme dit Bayrou, super-cocu de l’Histoire, le « pyranha » se régale « dans le bocal de poissons de rouges »... Qui plus est, en l’occurence, toute critique est malvenue : DSK n’avait aucune raison de refuser cette proposition.

          Sarkozy a dit publiquement que pour lui l’opposition idéale serait celle conduite par Ségolène Royal : celle qui se dit toujours en mesure de réussir à devenir la première femme à accéder à la Présidence se trouve débarrassée d’un rival de qualité en la personne de Dominique Strauss-Khan. Décidément, Sarkozy décide de tout, y compris de Son opposition...

          Le statut de l’opposition sera donc celui d’une « opposition à sa majesté », ce qui est dans la logique d’une république qui même « modernisée » semble condamnée à rester de type monarchique (ou, en tous cas un régime présidentiel plus d’un type russe que d’un mode américain). « Sarkozy l’a rêve, Sarkozy le fait ». Comme sourient quelques élus UMP : « ce qui faut surtout, c’est un statut de la majorité »...

          DR


        • Daniel RIOT Daniel RIOT 10 juillet 2007 15:57

          Encore un élément d’info qui devrait être considéré avec plus d’attention en France....(info publiée voilà quelques jours sur Relatio)

          ALLEMAGNE : Vers un « zéro déficit » en 2011 Un exemple que la France, visiblement, ne veut pas suivre....

          L’Allemagne de la « Grande coalition » suit la politique budgétaire que prônait en france françois BAYROU : Croissance, réduction des déficits et équité entre les générations seront les maîtres mots du budget allemand 2008. Le gouvernement d’Angela Merkel a adopté hier le projet de loi de finances pour 2008 présenté par le ministre des Finances Peer Steinbrück, ainsi que la programmation financière à moyen terme. La politique gouvernementale et la croissance portent leurs fruits : les finances publiques allemandes devraient revenir à l’équilibre « en 2011 au plus tard ». Ce sera un tournant après 40 ans de progression de l’endettement.

          Le gouvernement allemand table, plus précisément, sur un retour des finances publiques à l’équilibre en 2010. Au vu des critères du Pacte de stabilité, qui plafonnent à 3% par an l’augmentation des dépenses publiques, Berlin afficherait ainsi un déficit de 0%. L’Allemagne retrouverait un budget excédentaire en 2011.

          Avec le soutien de l’Union européenne (UE), Berlin mène depuis 2006 une guerre acharnée contre la progression des déficits. Le credo du gouvernement allemand est le suivant : il faut profiter de la croissance pour continuer de les réduire. « Nous avons aujourd’hui la chance historique d’être dans des circonstances favorables pour remettre notre maison financièrement en ordre » après quatre décennies d’accroissement de l’endettement, a souligné M. Steinbrück. Les résultats se mesurent dès aujourd’hui : le recours à l’emprunt devrait être ramené en 2008 à 12,9 milliards d’euros, le niveau qu’il occupait au moment de la réunification. Le taux de financement des dépenses fédérales par le crédit reflue même à son étiage de 1973 (4,6%).

          L’Allemagne mène en réalité de front un double objectif : la réduction du nouvel endettement, et celle du déficit structurel. Elle y consacrera au total quelque 60% des recettes fiscales supplémentaires (soit 54 milliards d’euros sur 90) sur la période 2008-2011. Or ces recettes, précisément, affluent actuellement grâce à la croissance. 237,1 milliards d’euros sont inscrits au poste recettes du projet de loi de finances pour 2008. Les dépenses s’élèvent, elles, à 283,2 milliards. C’est une progression de 4,7% par rapport à 2007, mais elle est principalement due à des « effets exceptionnels », a indiqué M. Steinbrück. Le montant des investissements se stabilise à 24,3 milliards d’euros.

          Le budget 2008 se veut ainsi tourné vers l’avenir. Le coup d’arrêt porté à l’endettement vise à garantir une certaine équité entre les générations. Par ailleurs, les dépenses inscrites dans le projet de loi de finances portent principalement sur des secteurs déterminants pour le futur. Outre la poursuite du programme de relance de la croissance adopté en 2006 (25 milliards d’euros sur quatre ans), le gouvernement investit de manière ciblée dans des domaines comme l’éducation et la recherche (+ 220 millions d’euros en 2008), l’aide au développement (+ 750 millions d’euros), la formation des jeunes générations et la protection du climat.

          Plus d’informations :

          www.bundesregierung.de/Content/DE/Artikel/2007/07/2007-07...


        • badaud 10 juillet 2007 10:47

          c’est certain, sarkozy séduit ses interlocuteurs. il me fait penser à jean-marie messier.


          • aurelien 10 juillet 2007 19:16

            Il ne séduit que les personnages qui comme lui sont attirés par le fric et le pouvoir.


          • Neos 10 juillet 2007 10:47

            Bonjour, j’étais sceptique. Mais je dois avouer que le résultat de cette entrevue au Conseil, hier, m’a agréablement surpris.

            Le grand vainqueur provisoire (D. Riot a raison de le sous entendre dans son article : attendons Septembre...) de cette affaire est sans conteste ... le Conseil « Affaires économiques et financières ».

            Président de l’Eurogroupe, le Premier ministre luxembourgeois J.C Juncker ne s’y trompe pas : en accueillant un Chef d’Etat à la table du Conseil, l’occasion était belle d’inviter les projecteurs à se pencher sur l’institution. Et d’éviter accessoirement toute forme de heurts.

            Or, à l’heure où l’Union manque singulièrement de visibilité, quoi de mieux qu’un coup de pouce politique pour mettre en exergue le rôle présent (et futur ?) de ce Conseil « EcoFin » ?

            Et l’on se rappelle alors du projet de « gouvernance économique de l’UE » qui ressort soudain de notre esprit, de cet espoir qu’ont certains dans l’UE de pouvoir enfin voir s’organiser une coordination efficace des économies des Etats membres.

            Au mois de septembre, l’initiative politique sera peut-être prise de faire de ce Conseil une réunion à haut niveau pour discuter de cette coordination économique, de cette gouvernance économique de l’UE.

            JC Juncker ne le cache pas : cette opportunité unique de relancer le projet de « Gouvernement économique de l’UE » arrive à point nommé. Après la relance initiée par Mme Merkel au Conseil européen, il se présente en force pour être le second bénéficiaire majeur de ce retour remarqué de la France dans le concert des affaires européennes.


            • JL JL 10 juillet 2007 10:51

              Ceci serait peut-être bonne chose si la Grande Bretagne en était exclue.


            • JL JL 10 juillet 2007 15:02

              A ceux qui ne le sauraient pas : cela commence à se dire, que la GB impose se vues sur l’UE mais s’exonère de tous ses règlements. En quoi la GB a-t-elle son mot à dire sur la politique le d’Euro alors qu’elle est en dehors ? (MM Gallo, Bourlmnges, Meyer & Co).

              En réalité, on peut se demander si l’avis de « Londres » n’est pas un alibi pour les dirigeants des autres pays de l’UE, yc la France. C’est pourquoi, si la GB en était exclue, il y aurait peut-être un peu plus de transparence là où l’on ne voit que mensonge et perfidie.


            • Daniel RIOT Daniel RIOT 10 juillet 2007 16:07

              A JL, sur le Grande Bretagne. Avez-vous vu ce qu’en pense VGE ?

              Union européenne : Aller de l’avant SANS les Anglais !

              SELECTION RELATIO SUR LE BLOG DE VALERY GISCARD D’ESTAING. Dans une ITW à l’hebdomadaire Le Point, VGE revient sur le « problème britannique »... Une question à résoudre en effet... Extraits :

              VGE : "Ce débat de fond (sur le projet de traité) a fait apparaître une réalité que j’avais déjà perçue depuis deux ou trois ans : un changement profond dans l’attitude des Britanniques vis à vis de l’Europe. Ils sont passés d’une traditionnelle interrogation sur l’intérêt de participer à l’intégration européenne à une conviction : il n’est pas utile pour la Grande-Bretagne de franchir de nouvelles étapes dans l’intégration européenne.

              Cette évolution s’est faite dans l’opinion publique mais aussi dans les milieux économiques et financiers. Auparavant, il existait, bien sûr, un courant attaché au mode de vie britannique et à l’alliance avec les Etats-Unis. Mais il existait aussi un autre courant : ceux qui voyaient dans l’Europe une opportunité offerte pour leur pays. Ce deuxième courant s’est affaibli : la Grande-Bretagne a délibérément fait le choix de la globalisation.

              A partir de cette option, l’intégration européenne apparaît désormais aux Britanniques comme un obstacle, un frein, une source de complications. On l’a bien vu lors de ce débat : les Britanniques disaient non à tout ce qui pouvait aller vers une intégration européenne, ou demandaient des clauses d’exception. Cette attitude ouvre une nouvelle période qui, à mes yeux, est intéressante et positive car elle conduit à une réflexion sur la nature de la participation britannique à la construction européenne.

              Personne n’envisage au Royaume-Uni d’entrer dans la zone euro ou de rejoindre le système Schengen. Il y a, désormais, une spécificité britannique forte dans l’Union Européenne. Faut-il s’en alarmer ? Je ne le pense pas. C’est davantage une clarification qu’une inquiétude. Mais il faut trouver une compatibilité entre cette nouvelle posture britannique et le désir incontestable des autres Européens d’avancer sur la voie de l’intégration".

              Le Point : Vous situez cette inflexion à une période récente - trois ou quatre ans - mais les Britanniques n’ont jamais été très Européens....

              V.G.E. Quel était historiquement l’objectif de la diplomatie britannique ? C’était de faire en sorte que l’Europe ne s’organise pas trop efficacement, mais aussi d’être présent dans les institutions européennes pour veiller à ce que le système ne soit pas contraire aux intérêts de la Grande-Bretagne.

              A certains moments les Britanniques ont pensé que l’édification de l’Europe était compatible avec leurs intérêts. Ce fut le cas des administrations conservatrices de Mc Millan et Heath. Ce fut aussi le cas du gouvernement travailliste de Tony Blair, du moins au début. Blair avait déclaré vouloir mettre son pays au coeur du système européen. Cette période est révolue.

              Le Point : faut-il prévoir un statut particulier pour la Grande-Bretagne ?

              V.G.E. Il faut imaginer avec elle quelque chose qui ne me paraît pas hors de portée. Intellectuellement, c’est assez facile, pratiquement c’est plus compliqué. La démarche pourrait être la suivante : dans tout ce qui est économie de marché et coopération intergouvernementale, les Britanniques ont leur place. Dans ce qui est intégration politique, ils peuvent, s’ils le désirent, se tenir en marge. La difficulté est institutionnelle. Comment, dans ces conditions, participent-ils au Parlement européen ? Comment votent-ils et sur quels sujets au Conseil ?

              On peut très bien concevoir que, dans notre ensemble européen, il y ait un groupe très nombreux - pas seulement un noyau dur mais la quasi-unanimité - qui avance sur la voie de l’intégration. Et que, par ailleurs, l’un de ses membres préfère conserver un statut spécifique."


            • JL JL 10 juillet 2007 17:59

              Merci pour cette info que j’ignorais.


            • Djanel 10 juillet 2007 20:11

              par JL « Ceci serait peut-être bonne chose si la Grande Bretagne en était exclue »

              Tu sombres dans le ridicule mon pauvre. Tu rêves. Les anglais n’aiment pas manger les grenouilles. Ce n’est pas une raison pour leur envoyer des crapauds.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 juillet 2007 04:36

              @ l’Auteur. Et avant VGE, c’était de Gaulle... Depuis le départ, il est clair qu’on moment de vérité l’Angleterre sera avec les USA et que l’Europe se fera sans elle, idéalement avec la Russie. L’Europe sera européenne, pas atlantiste. Une troisième force.

              http://www.nouvellesociete.org/5149.html

              Pierre JC Allard


            • Neos 11 juillet 2007 10:06

              Daniel, merci pour l’entretien tiré du blog de VGE. Les informations et l’analyse de VGE sont fondamentales.

              Prodi l’avait souligné pendant le Conseil européen, VGE le confirme. Il va falloir réfléchir aux moyens institutionnels de considérer plusieurs groupes/vitesses d’intégration politique.


            • Neos 11 juillet 2007 10:36

              Réaction au texte tiré du blog de VGE :

              Si la CIG qui s’ouvre ce mois-ci valide le texte de ’traité modificatif’ tel quel, le retrait d’un Etat membre de l’Union devrait être facilité. Cela dit, même si les traités le permettent, il est probable que les britanniques n’envisageront pas cette possibilité.

              Le problème demeure donc le même : comment permettre à certains Etats qui le souhaitent d’avancer sur la voie de l’intégration sans profondément remettre en cause les équilibres institutionnels de l’Union ? La méthode de compromis global affichée par la Présidence allemande pendant les négociations du Conseil européen écartait cette possibilité d’envisager en l’espèce plusieurs vitesses d’intégration. Cela se reflète d’ailleurs dans le projet de traité modificatif où seul l’instrument des coopérations renforcées pourrait peut-être, dans l’esprit mais à l’échelle intergouvernementale et non communautaire, permettre une ouverture en ce sens.

              Ce qui m’amène à cette réflexion : si l’on souhaite offrir à certains Etats la possibilité d’avancer plus vite sur le volet politique - quant bien même cette volonté serait partagée par une large majorité d’Etats membres -, le traité modificatif doit pouvoir offrir un instrument juridique pour permettre cette intégration. Un instrument juridique prévoyant des assouplissements institutionnels afin de consolider une réalité politique : celle d’une majorité qui souhaite s’affranchir du veto posé par une étroite minorité.

              Les Etats europhiles seront-ils capables politiquement de demander que cette question soit mise à l’ordre du jour avant la fin de la Présidence portugaise ? Cela me semble très difficile. Qu’en pensez-vous ?


            • stradiuvarius 11 juillet 2007 19:23

              Etant entendu que les pays les plus europhiles, sont dans leur grande majorité aussi les plus pauvres de l’UE (Espagne, Portugal, Roumanie, Bulgarie ....).

              Les pays contributeurs nets, à savoir ceux qui mettent les plus pauvres sous perfusion budgétaires à renfort de Solidarité idéologique, de retour sur investissement et d’intégration plus poussée, sont aussi ceux qui sont les plus Eurosceptiques.

              Inutile de faire un dessin : France, Gb, Pays Bas, Danemark !

              Etonnant Non ?

              Dans ces conditions, je suggère fortement de créer une union à géométrie variable ou les moins développés , c’est à dire ceux qui n’ont pas un rond, iraient un peu plus loin dans l’intégration politique, et finiraient certainement dans une union pas très loin de celle des soviets à mettre leurs misères réspectives en commun. Sans oublier évidemment d’intégrer la Turquie, le Pakistan au passage !


            • Neos 12 juillet 2007 11:45

              A Stradivarius :

              « Etant entendu (..) »

              Non. Les pays les plus europhiles ne sont pas dans leur grande majorité les plus pauvres de l’UE.

              Non. Les pays contributeurs nets ne sont pas non plus les plus eurosceptiques. Le contributeur net N°1 demeure l’Allemagne. Et loin devant les autres Etats membres.

              « Inutile de faire un dessin. » (...) Vous feriez bien d’apprendre à dessiner avant de vous démultiplier dans un art pour lequel vous êtes passé maître : la désinformation.

              Votre discours n’est pas seulement démagogique, il n’a également aucun sens.


            • stradiuvarius 12 juillet 2007 21:47

              A Néos,

              Que faites vous donc sur ce forum à part de la prospective et du prosélytisme sans jamais étayer votre propos d’aucun argument qui tienne la distance, sinon pour nous réciter votre bréviaire béni oui oui à toutes les sauces, copiés collés des rapports de la commission, du conseil de l’Europe et autre ? Ou situez vous votre argumentaire ? ou sont vos idées en propre qui sous tendent le début d’une réflexion ? Par quel lobby obscure êtes vous généreusement engraissé pour passer votre temps à balancer des textes indigestes sur la fantasmagorique Europe ici ?

              Concernant le dédoublement , ils n’ont toujours pas réussi à vous dégoter une petite place à Bruxelles, style dame pipi ou dame de compagnie pour gériatres dépressifs ? non ?

              Enfin, quand vous comprendrez ce que pensent les Allemands de l’Europe et de l’Euro, mais pour ça encore faut il s’y intéresser et sortir des salons feutrés ou de l’Anpe pour le savoir, vous comprendrez (peut-être) un peu mieux ce qu’est l’Europe .


            • Neos 15 juillet 2007 20:24

              Votre commentaire ne fait que confirmer ce que je disais précédemment.

              Soyez sûr que les lecteurs sauront apprécier la portée toute pituitaire de vos interventions.

              Cordialement, N.


            • stradiuvarius 16 juillet 2007 00:13

              Mes commentaires « confirment » ce que vous disiez, diantre, que ferions nous sans votre « éclairage » ni vos « fulgurances européistes » sur ce forum ?

              Faut il que vous en soyez piteusement réduit à prendre les « lecteurs » de ce forum à parti , avec toute l’emphase qui vous caractérisent le plus souvent !

              Vous avez donc confondu « pédagogie » tout comme vous prétendez « éduquer » avec grande humilité les lecteurs de ce site et ennui mortifère, prosélytisme de basse facture, bref médiocrité et ennui.

              Faut il encore que l’administrateur d’Agoravox daigne encore accepter vos torchons rédactionnels ainsi que les visiteurs courageux et ayant du temps à perdre, de les lire comme si ils ne pouvaient trouver par eux-mêmes les articles juridiques ou de presse émanant de la Merdocratie Bruxelloise dont vous nous gaver !

              Dame pipi, homme d’entretien au fait ?

              Il vaut toujours mieux faire envi que pitié paraît il.

              Sincerement .


            • Neos 18 juillet 2007 16:09

              Nous n’avons pas les mêmes opinions.

              Je me permets de vous dire toutefois que je serais ravi de lire votre 1er article. Et de donner de suite mon commentaire.

              Au plaisir donc de lire votre prochain papier.

              N.


            • stradiuvarius 18 juillet 2007 17:30

              Cela est fait depuis longtemps. La rédaction d’Agoravox semble néanmoins avec quelques difficultés quant au débat contradictoire. Vous aussi soit dit en passant.

              En attendant donc, il va falloir que vous acceptiez de recevoir une contre argumentation sur les torchons européistes dont vous nous gratifiez avec la régularité du métronome tous les mois.

              En esperant toutefois pour vous que l’effort aura porté ses fruits et que vous êtes désormais de cette « europe » qui se lève tôt.

              Dans le cas contraire, l’exercise relève chez vous du pathétique .

              Au plaisir !


            • Yann Riché Yann Riché 10 juillet 2007 10:49

              Comment peut il en être autrement ?

              Cela durera t-il est une autre question, mais le fait de provoquer la « confiance » est en soit un plus pour Sarko.

              Il est difficile de critiquer un homme qui gagne ou fait savoir qu’il gagne car on passe pour un empêcheur de tourner en rond, ainsi est la vie.

              Je déplore la dérive des budgets Français, il est trop tôt cependant pour dire qui a raison, c’est ça aussi l’Etat de Grâce.


              • maxim maxim 10 juillet 2007 12:16

                c’est exact qu’il faille sortir de l’immobilisme et d’après les infos de ce matin,Sarkosy avait demandé de sursoir jusqu’en 2010 pour nous remettre à niveau ..... mais il ne faudrait pas d’un autre son de Bruxelles qui par des ordonnances bride le travail et ses revenus et plonge des corporations dans le doute ,pour exemple les marins pêcheurs à l’anchois condamnés à rester une année en inactivité ,alors retablir la confiance oui ,mais il faut accorder les violons ...... personnellement,bien que de droite ,et ce n’est un scoop pour personne,je suis Euroseptique ,j’aurai préferé une Europe des nations et une autre approche politique de cette Europe ,mais c’est là un autre débat ...... j’ai des doutes également sur la neutralité des presidences tournantes de Bruxelles suivant que ce soit tel ou tel president élu provisoirement ,il y a toujours des préferences et des defenses d’intérets variables suivant le penchant de celui qui assume cette fonction .....

                mais je repète cette vue est personnelle .......


                • Euréka 10 juillet 2007 12:30

                  Il est certain que pour le moment tout lui réussit ! Il dit ce qu’il fait et vis versa ! Pour l’instant tout va bien...Pour l’instant ! Attendons la rentrée qui risque d’être un peu plus toride que ce mois de juillet !


                  • patroc 10 juillet 2007 13:03

                    Certains risquent de revenir sur leur emballement sarkozyste présent. La politique qu’il va mener en france, libérale et mondialiste, ne fera qu’augmenter la pauvreté sociale du peuple obligeant à plus de travail pour un pouvoir d’achat moindre : Baisse du nombre de fonctionnaires, privatisation et appauvrissement du service public (universités, secondaire...), baisse des remboursements, augmentation de la tva, des franchises, des impôts (locaux et même sur le revenus bientôt pour les bas salaires, par obligation !), tout cela au nom de la croissance et pour combler une dette qui, au bout du compte et au mieux, stagnera (pour cette année, la tendance est à une hausse sensible d’ailleurs par ses "cadeaux aux riches sans sa tva sociale : l’année prochaine si tout va bien !). A suivre...


                    • TSS 10 juillet 2007 13:41

                      on a passé la camisole de force et mis sous tutelle de moins agités que not’bon maitre !!!


                      • Vilain petit canard Vilain petit canard 10 juillet 2007 13:42

                        Me voilà rassuré ! Jean-Claude Junker a fait savoir que « la France ne serait plus jamais le pays de l’immobilisme » ! Chouette ! Enfin du mouvement, vous allez voir ça. Bientôt Angela M., convaincue par Nicolas Ier, va nous dire qu’il faut « enfin briser les tabous » et instaurer une TVA antidélocalisation dans toute l’Europe.

                        Nicolas Sarkozy, le Titan de la politique, a enfoncé Chirac et sa diplomatie à base de tête de veau, il a convaincu les réfractaires bougons de l’Europe. Rien ne résiste à son enthousiasme communicatif, à ses pénétrantes analyses, et à son implacable volonté. Le Minitraité, son invention à lui tout seul, que même les Allemands ils y avaient pas pensé ? Accepté ! La dette de la France ? Plus rien à battre, on verra avec la croissance ! L’Euro fort ? Un coup de fil à « son ami » Trichet, et tout repart !

                        Au futur programme de la Geste Présidentielle : la Paix au Darfour obtenue à l’arrachée après un marathon diplomatique avec les Chinois, la Bande de Gaza enfin pacifiée grâce aux radars automatiques, et la restitution sans conditions des Iles Malouines à la France par un Gordon Brown éberlué.

                        Au programme des Français : des riches plus riches, toujours aussi peu de boulot, des soins payants, une télé plus débile, et des prix qui montent.


                        • Bof 10 juillet 2007 14:45

                          Le vilain petit canard devient vilain...car ce sont nos dernières chances d’un pays ruiné , «  » sans le sous«  » comme le clame Monsieur Hollande . Les riches ont quitté notre pays, chassés pas l’isf comme semble aimer nous le rappeler nos amis Belges : ils ont construit des rues à « sdf-Français » (sans difficultés financière) ; nous sommes entre nous et seul une mise au travail avant l’automne peut nous sauver de la « Honte » et surtout « du Malheur » d’être sous les ordres du fmi !! Il ne faut pas oublier que l’on a égaré nos fleurons tq ELF, sanofi(1èr labo. mondial en médicaments en 1981 en fabrication et invention de médicaments )... et jusqu’à « mon » usinor qui se retrouve en Inde !!!...Pourquoi n’arrête-t-on pas de jouer avec les mots et ne nous mettons pas au travail ??? Vous trouvez que c’est foutu ?? vous , petit canard !!!!...votre amour propre est donc si important ?


                        • Vilain petit canard Vilain petit canard 10 juillet 2007 15:09

                          Ne mélangeons pas tout, le fait que des riches veuillent quitter la France pour disposer d’encore plus d’argent, ce que je regrette personnellement, n’a pas de rapport avec ces obscènes glorifications qu’on nous balance à tout bout de champ, chaque fois que Sarkozy lève un doigt ou un sourcil.

                          A côté de ça, une fois de plus, un leader politique français tend à faire accroire que c’est la France qui construit (ou qui devrait diriger) l’Europe, et ce, malgré les autres européens : au mieux, il faut les convaincre, au pire, ils sont « immobilistes », avec des pesanteurs, et tout ça.

                          Et après ça, on voit que les Français ne font pas confiance à l’Europe, et on se demande pourquoi.


                        • Daniel RIOT Daniel RIOT 10 juillet 2007 15:44

                          Pour info : SELECTION RELATIO sur le site de Jean-Dominique GIULIANI, Président de la Fondation Robert Schuman :

                          "Les ministres des finances des pays partageant l’Euro comme monnaie ont fait crédit à Nicolas Sarkozy, qui sait convaincre, de sa volonté de changement et de l’énergie qu’il y met.

                          Heureux que la France bouge et parle, espérant qu’elle va enfin engager les réformes que chacun saît indispensables, ils se sont finalement montrés solidaires des efforts du nouveau président français. Les paroles de l’excellent Jean-Claude Juncker, président de l’Euro-groupe, ne manquaient pas d’amitié.

                          Cette nouvelle preuve que l’Europe est une chance et une solidarité, avant d’être une contrainte, augure bien de la suite. Les pays de l’Euro, à l’avant-garde de la construction européenne, peuvent, entre eux, parler de tout et d’abord d’économie. Ils doivent davantage faire entendre leur voix.

                          Pour autant les Français auraient tort de croire qu’il s’agit d’un blanc seing.

                          Leur addiction pour la dépense publique et leur goût traditionnel pour la dévaluation sous toutes ses formes (taux de change, TVA sociale) n’a plus cours dans un ensemble économique qui est le plus riche de la planète, qui dispose de la plus forte puissance commerciale et dont la monnaie est la deuxième du monde.J-D Giuliani.


                        • Ledru-Rollin 2007 Ledru-Rollin 2007 10 juillet 2007 17:23

                          L’assurance et les promesses de M. Sarkozy risquent d’être en effet insuffisantes. Les partenaires européens ne seront pas longtemps dupes, et il y a peu de chances que l’on puisse leur présenter des résultats encourageants en septembre, tant les politiques engagées au niveau national sont contraires aux objectifs du pacte de stabilité.

                          Voir à ce propos mon commentaire sur cette affaire sur mon blogue : http://orangedemocratique.blogspirit.com/archive/2007/07/10/sarko.html

                          P. S. : Bravo pour vos notes et articles lucides et pédagogiques sur l’Europe, M. Riot. smiley


                        • A. Nonyme Trash Titi 11 juillet 2007 09:55

                          @ Vilain Petit CoinCoin !

                          Cher palmipède, je suis pêté de tunes, riche à crever, et je t’emmer..... !!!

                          En fait, je ne suis pas dans cette situation, mais j’y aspire ! Ras le bol de cette population rouge/rosée, souvent très bien nantie d’ailleurs, qui crie haro sur ce qui gagnent de l’argent, ont un patrimoine, innovent, créent, inventent, prennent des risques, ont du talent (ou pas mais vendent quand même des disques), etc...

                          Ce n’est pas une tare que d’avoir de l’argent (sinon, alors, y’en a un paquet du côté du PS).

                          Au lieu d’utiliser le mot riche à tout bout de champs comme un gros mot, sortez vous les doigts d’où je pense et demandez-vous ce que vous pourriez faire pour améliorer votre ordinaire !

                           smiley


                        • Vilain petit canard Vilain petit canard 11 juillet 2007 11:03

                          @ Trash Till

                          Attention, soyons clairs : quand je dis « riche », je veux dire « riche », pas « aisé », ni « à l’abri de besoin », ni « gagnant bien sa vie ». Tu veux être pété de thunes ? Très bien, moi aussi, d’ailleurs, mais saches que tu n’arriveras jamais à être riche.

                          Je n’ai rien contre les riches, mais il faut bien avouer que leurs revenus augmentent bien plus vite proportionnellement que les revenus du bas de la pyramide sociale.

                          Et en bas, on a de plus en plus de mal à vivre, voire à survivre. Je pense personnellement qu’un peu de redistribution ne ferait pas de mal.

                          Et en tout cas j’en ai marre de cette glorification imbécile des riches, censés être l’alpha et l’omega de la société. J’aimerais qu’on mette davantage en valeur ceux qui triment pour y arriver. Et je trouve que dans notre société, on devrait tous avoir droit à une vie décente, on n’est pas dans un pays en voie de développement, zut.

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