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Accueil du site > Actualités > Europe > Europe : un club restreint des élites européennes ?

Europe : un club restreint des élites européennes ?

 L’Europe, dont le processus de ratification de la constitution s’exécute au niveau des élus des États membres et non pas à celui de leurs électeurs, serait-elle une Europe des peuples ? 

Après le non si farouchement crié par la France, la constitution européenne saura-t-elle s’accréditer parmi d’autres nations de l’UE ? La question aurait-elle pu être posée de façon différente ? Sans aucune constitution dans les mains, les citoyens des nations membres de l’UE pourraient-ils se nommer à juste titre citoyens de l’Europe ? Car ce sont les citoyens qui font la constitution qui fait les citoyens. Sans ce cercle vertueux, ni constitution, ni citoyen ne fait sens. Où en est-on ?

Pour répondre à cette question, je vous rapporte ce qu’en pense un de mes amis lyonnais :

« La citoyenneté renvoie à une appartenance à un ensemble de droits et de devoirs définis par les lois du pays, et à l’exercice d’une activité civique : le vote pour les démocraties... (et j’oserai dire la résistance pour les dictatures ?) Aujourd’hui à mon grand regret j’ai plus de possibilité d’action civique dans le cadre d’une citoyenneté nationale que dans une citoyenneté européenne.
 Ce cadre d’action civique pourrait être élargi à l’échelle européenne et une citoyenneté européenne pourrait être revendiquée. Mais pour cela, on besoin d’une vraie politique extérieure européenne, besoin d’avoir un ministre européen des affaires étrangères, qui permettrait une plus grande logique et une plus grande efficacité dans l’action. »

« Cela nécessitera encore de nombreuses années, je pense, avant que les grands axes d’action commune puissent être définis. Ce qui a été rejeté en mai 2005 lors du vote sur la Constitution européenne, c’est justement une sorte de révision à la baisse de ce qui existe dans les possibilités du cadre civique français. 

Un autre enjeu est en effet d’arriver à définir les relations entre cultures nationales et citoyenneté européenne. De mon point de vue, la connaissance des unes permettrait certainement d’apporter beaucoup d’innovations, notamment dans les actions civiques locales. Cependant, on peut aussi espérer qu’un élargissement du statut des citoyens européens aidera à mieux comprendre ses voisins européens. En Europe aujourd’hui, de nombreux clichés survivent, malheureusement. C’est tellement plus simple de se dire qu’on est bien mieux chez soi... »

Cela fait plus d’un an que Jean-Claude Juncker a dit que la constitution n’était pas morte et que l’on continuerait à procéder à une ratification, juste avant que les Néerlandais disent non au référendum encore une fois, en juin 2005, et cela a apporté une véritable blessure au projet d’Europe. Car pour qu’elle entre en vigueur, il faut que tous les membres (25) la valident. De plus, il ne faut pas oublier qu’à part l’Espagne et le Luxembourg, tous les membres qui l’ont validée n’ont pas recouru au référendum. Ceci dit que l’Europe en construction n’est pas un projet du peuple mais l’ambition d’une poignée des élites qui se proposeraient d’en profiter. Pour des dirigeants politiques mêmes, l’Europe n’est qu’une hypothèse ; on est loin d’en savoir le vrai destin. Il apparaît donc difficile de concevoir le vote des peuples pour un projet qui se trouve encore dans les limbes.


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17 réactions à cet article    


  • Gérard Menvussa (---.---.72.17) 23 octobre 2006 11:11

    Lu sur l’Observatoire de l’Europe www.observatoiredeleurope.com

    Un sondage confirme que les Français veulent changer d’Europe

    A la une du quotidien « 20 Minutes » du 20 octobre un article intitulé « Les Français insensibles au rêve européen ». Faut-il lire : « sensibles au cauchemar européiste » ? On y apprend en tout cas qu’une immense majorité de nos concitoyens se sent d’abord et avant tout française. Comment être surpris ? Croit-on que les Français n’ont pas réalisé que leurs dirigeants n’ont cessé de leur mentir en prétendant « faire l’Europe sans défaire la France » ? L’Europe n’est-elle pas trop petite pour la France à leurs yeux ? Ne leur a-t-on pas imposé en son nom trop sacrifices et pour quels résultats ? Combien de temps encore croira-t-on le supranationalisme capable de produire la moindre démocratie et le moindre « gouvernement par le bien commun » ?

    Selon un sondage réalisé par LH2 pour la nouvelle vague du Manifeste 20 Minutes-RMC, 58% des sondés déclarent en effet se sentir « plus français qu’européens ». Un chiffre constant, dit-t-on, depuis 1992 et les premières enquêtes menées par la Commission européenne, « en dépit de quatorze années marquées par le passage à l’euro et de l’adoption de plusieurs traités »... Là encore, il fallait probablement lire « à cause de quatorze années... »

    Postulant que l’Europe - confondue avec le processus supranational en cours - est forcément un « rêve », l’article semble s’étonner de la réticence des Français, treize ans après le virage fédéral de Maastricht et ses premières répercussions, à vouloir se défaire un peu plus de leurs habits nationaux pour plonger tous nus dans le torrent européen. La « citoyenneté européenne » ayant été décrétée par Traité, qu’attend donc cette bande de ploucs qu’on appelle encore un peu « les Français » et qui vote mal, pour larguer la France et sa démocratie, au profit du vaste magma continental gouverné de Bruxelles, Francfort et Luxembourg par une poignée de sachants cooptés et indépendants ?

    Le résultat du sondage est évidemment à rapprocher du sondage LH2 pour Libération réalisé en mai 2006 qui révélait, un an après le rejet massif à 54,7% de la Constitution européenne, que les électeurs du « non » ne regrettaient rien à 98% tandis que 10% des électeurs du « oui » le regrettaient. Autrement dit, ce qu’aucun analyste n’a osé conclure, les Français ne se contentent pas de persister dans leur « non » à cette Europe là, ils l’amplifient. Et après un simple calcul que nous avions publié ici (lire ), on observe que 58 à 60% des Français rejetteraient aujourd’hui la Constitution européenne...

    Un coup d’Etat constitutionnel au programme de nos « démocrates »

    Ce nouveau sondage sur l’humeur européenne des Français présente un autre intérêt, celui d’entrer dans le détail de quelques dispositions concrètes du Traité rejeté. On apprend ainsi que seuls 14% des Français jugent prioritaire l’élection d’un président européen, 15% une armée commune, 18 % une police européenne. Voilà qui renvoie dans ses buts le candidat Sarkozy parti récemment promettre tout cela, lors d’une quasi visite d’Etat à Bruxelles. Rappelons que les dirigeants européens actuels, comme les candidats des « grands » partis à l’élection présidentielle française jurent en effet de recycler d’une manière ou d’une autre la partie constitutionnelle proprement dite (partie I) et de la faire ratifier cette fois par voie parlementaire. En d’autres termes, voici des « démocrates » qui inscrivent un coup d’Etat constitutionnel à leur programme électoral ! Et une fois la tête de l’Europe constitutionnelle sortie, le reste du corps de ce Traité refusé par la France et les Pays-Bas, suivra aisément.

    Rappelons qu’une fois la partie I adoptée, avec le champ indéfini des pouvoirs de la Commission et de la Cour et le mécanisme des « clauses passerelles » - qui permet sans trop d’obstacles de communautariser (monopole d’initiative de la Commission, vote à la majorité, interprétation de la Cour) le peu de compétences qu’il reste encore aux Etats -, l’Union pourra finir d’accoucher aisément des parties II et III. D’ailleurs, la charte des droits fondamentaux de la partie II - qui s’oppose presque point pour point à notre Déclaration des droits de l’homme et des citoyens de 1789 - bien que non ratifiée le 29 mai 2005, est d’ores et déjà utilisée comme base juridique par la Cour de Justice européenne dans une centaine d’arrêts ! Quant aux dispositions de la partie (III) économique et sociale, une partie est déjà en vigueur et l’autre pourra parfaitement se glisser dans des directives, règlements, arrêts de jurisprudence ou dans le traité (via la « passerelle »), c’est à dire en tous cas loin de toute ratification nationale et loin du regard des peuples.

    Les canards sauvages, des enfants du bon dieu ?

    C’est à partir de ce point précis que les logiques européennes du « non » de gauche et de droite commencent à se séparer. Les porte-parole du « non » de gauche - qu’on ne confondra pas avec les « électeurs » - cèdent aujourd’hui sur la partie I constitutionnelle, et la partie II sur les droits fondamentaux, pour obtenir l’éviction de la partie III. Communiant en réalité pour beaucoup d’entre eux dans la foi européiste - car il font de l’Europe unifiée une idéologie de substitution, donc indiscutable ce qui est le propre de tout postulat idéologique ou religieux -, ils veulent croire qu’avec le durcissement fédéral de l’Europe, la France restera libre de construire une « Europe sociale » et protectrice, invoquant le vieux mythe d’une « Europe à la française » (les « Etats-Unis d’Europe » de Victor Hugo), c’est à dire la « République européenne » rêvée par Jean-Pierre Chevènement (« La faute de Monsieur Monnet », 2006). Plus réaliste et donc médiatiquement moins « sexy », le « non » de droite est sans illusion sur ce qui peut sortir d’une Europe centralisée et coupée des peuples, donc de la démocratie.

    Il préfère ouvrir les yeux sur ce que sont les rapports de force effectifs dans cette Europe intégrée, imaginant facilement ce qu’ils seront demain avec la constitution européenne pleinement en vigueur. Le « non » de droite, malgré bien des défauts, exprime ici l’intuition souverainiste qu’il n’y a de décision légitime et conforme à l’intérêt général qu’au terme d’une délibération démocratique, qu’il n’y a de délibération démocratique qu’enracinée dans le contrôle du peuple, que faute de peuple européen aucune décision prise au niveau fédéral n’a de légitimité démocratique, et qu’au delà, il y a toutes les chances pour que cette décision neuf fois sur dix réponde moins à un souci d’intérêt général qu’à celui du plus puissant (c’est à dire du plus fortuné) lobbie .

    Quatre décennies de course européenne au mondialisme, en germe dès le Traité de Rome, ne leur donnent pas vraiment tort. La remarque vaut d’ailleurs pour l’un des enseignements de ce sondage, selon lequel les Français seraient favorables à 52% à un code du travail européen, espérant dit-t-on qu’il ne sera pas un tremplin mais un rempart contre le fameux « plombier polonais » à bas coût et la logique Bolkestein mise au jour par Philippe de Villiers au début de la campagne du référendum. Combien de temps encore croira-t-on le supranationalisme capable de produire la moindre démocratie et le moindre « gouvernement par le bien commun » ? Combien de temps cette gauche - on parle de celle qui est sincère - prendra-t-elle les canards sauvages pour les enfants du bon dieu ?

    Un avenir français en deçà des frontières européennes

    Dans son commentaire, « 20 minutes » estime que ce résultat « révèle le peu d’entrain des Français à s’imaginer un avenir au-delà de leurs frontières ». A s’imaginer un avenir « après la France » ? « La France d’après »la France rêvée tout haut par l’UMP dans ses slogans ? Nous n’avons pas oublié que pour les rédactions parisiennes, où 95% des éditorialistes ont fait la campagne du « oui », l’avenir se présente dans des termes simples : d’un côté, la « France moisie », frileuse, raciste et repliée sur elle-même qu’il faut mater ; de l’autre, la merveilleuse féérie de l’ « ouverture » européenne et de ses innombrables bienfaits qu’on imposera par tous les moyens. Presqu’aucune plume (Eric Zemmour fait partie des rares et talentueuses exceptions à cette unanimisme) n’ose poser la question différemment, pour une fois. Est ce que les Français n’ont pas du mal « à s’imaginer un avenir » non pas « au-delà des frontières nationales » - argument ignorant de l’économie, de la démographie et de l’histoire de France - mais au contraire, en deçà des frontières européennes ? L’Union européenne n’est-elle pas justement trop petite, trop sclérosante et avilissante, pour que la France accepte de s’y abandonner complètement et irrémédiablement ? Est-ce que les Français ne ressentent pas de plus en plus, qu’en contrepartie de tout ce qu’ils ont déjà sacrifié depuis trois décennies la main un peu forcée - souveraineté, emploi et pouvoir d’achat, fleurons industriels, relations privilégiées avec nombre de peuples non-européens -, ils n’ont toujours reçu aucun dividende ? Est-ce que les Français n’ont pas réalisé que leurs dirigeants n’ont cessé de leur mentir en prétendant « faire l’Europe sans défaire la France » alors qu’il est évident qu’on ne s’intègre pas à un tout sans désintégrer une part de ce que l’on est ?

    Ce sondage confirme enfin le rejet de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne par 58% des sondés (contre 28%). Ce qui suggère une question, et ce sera la dernière : ce résultat fera-t-il renoncer Nicolas Sarkozy à promettre un « mini-traité » (avec la seule partie I constitutionnelle) mettant fin au droit de veto français, et donc à toute efficacité d’un probable « non » au prochain référendum sur l’entrée de la Turquie ?

    Christophe BEAUDOUIN

    Source : http://www.observatoiredeleurope.com/Un-sondage-confirme-que-les-Francais-veulent-changer-d-Europe_a561.html?PHPSESSID=26d10cff909c8350e5822260fc94710d

    Vendredi 20 Octobre 2006


    • loga (---.---.175.62) 23 octobre 2006 11:14

      Pourquoi pas mais le plus dur est déja de se mettre d accord sur les questions .

      Essayez de demander à nos ministre d avoir le même statut que leurs homologues norvégiens qui ,je crois ,n ont pas de voitures de fonctions un salaire normal et qui payent leurs impots sans dégrévements .

      Cela serait un debut si la la GB se mettait à l Euro et si tous les pays avaient les mêmes lois sociales ,impots, congés,créches pour les nafants etc...

      Il faut partir d une base homogéne pour avoir la notion de citoyens de l europe ( a mon humble avis)

      Il y a ceux qui veulent vivre mieux et ceux qui veulent plus de profits donc qui ont bsoin d’une pauvreté.


      • faxtronic (---.---.127.45) 23 octobre 2006 11:39

        le probleme est que l’europe n’existe pas. le racisme entre les nations est enorme. La generalisation est confondante (les anglais sont comme ci, les francais disent cela). L’europe n’existant pas, meme apres 50 ans de chemin, Alors elle n’existera pas. Il est temps de de se rendre compte que l’europe n’est qu’un marche, qu’il n’evolue que comme un grand marche comme le mercosur, et que si on continue a etre au milieu du gue comme maintenant, a elargir sans evoluer, alors on va vers un fleuve de larmes et de sang.

        Ok pour un grand marche, mais dissolvans le parlement et la commision europe. L’europe des nations souveraines.

        Ou alors d’accord pour le parlement et le gouvernement europeen, mais soyons alors federaliste et dissolvons les etats nations.

        On ne peut servir deux maitres, ne restons dans le marais au milieu du gue.

        Passons notre chemin, voila tout.


        • gigi432 (---.---.101.8) 23 octobre 2006 11:49

          L’Europe est un mensonge. L’union européenne est un vaste chantier de manipulation par des groupes de pression extrêmement puissant qui veulent se débarrasser des états-nations pour faire du business. L’euro, c’est pour les entreprises, pas pour les citoyens.

          J’ai personnellement pu assister en mai 2003 au ballet des voitures, avenue de la Reine à Versailles, ou se tenait la réunion annuelle du groupe Bilderberg (Trianon Palace).

          Aujourd’hui, ce groupe cannibalise les institutions européennes et mondiales :

          - Barroso, président commission européeenne
          - Trichet, président banque centrale européenne

          - Pascal Lamy, directeur général de l’OMC
          - Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général OTAN

          - Étienne Davignon, président honoraire du groupe bilderberg, vice-président de la commission européenne de 1981 à 1985 et président de l’Association pour l’union monétaire en Europe (et voilà l’euro) ...

          - James Wolfenson, ancien président de la banque mondiale avant ... paul wolfowitz ...

          http://www.ptb.be/international/article.phtml?section=A1AAABBV&object_id=1447

          « Même chose au niveau de l’Europe. La Table ronde des industriels européens, créée en 1983 et qui rassemble les plus grands patrons européens, a dirigé toutes les grandes orientations de la Commission européenne ces dernières années : le grand marché, le traité de Maastricht, les travaux d’infrastructure, les privatisations, la politique d’enseignement,... En 1987, elle a fondé l’Association pour l’Union monétaire en Europe. A sa tête, on retrouve deux anciens commissaires européens : Etienne Davignon, actuel président de la Société Générale, et François-Xavier Ortoli, ancien président de Total. L’Euro en est une conséquence. »


          • Sam (---.---.116.120) 23 octobre 2006 12:23

            réunion annuelle du groupe Bilderberg

            Oui, un vrai scandale qu’une assemblée qui réunie les plus puissants personnages du monde, ne publie AUCUN Compte-Rendu des discussions et des travaux menés pendant les réunions.

            Les journalistes tentant de passer outre, aux USA - en France, ils trouvent ça tout à fait normal, comme Beytout, maintenant propulsé au poste de patron des Echos...- sont harcelés, intimidés, voire incarcérés avec les éventuelles photos confisquées.

            C’est l’omerta totale, totalement anti-démocratique. A laquelle se plie encore DSK qui n’a jamais raconté, à ma connaissance, ce qu’il a vu et entendu au Bilderberg. A laquelle se conforme Fabius qui..

            On comprend pas cette rétention d’info chez les libéraux. Mais l’atavisme autoritaire, l’égoïsme inné et l’acide destruction des neurones menées par la propagande libérale peut expliquer ce silence.

            Chez des socialistes, soldats voués à la politique, formés intellectuellement, idéologiquement affirmés à gauche, comment peut-on accepter ça ?!

            En tirer deux leçons pour l’avenir :

            1 L’UE est une sinistre manip à usage multinational, élitiste et autoritaire. Une machine de guerre aux peuples de la planète.

            2 Voter DSK et Fabius, malgré ses retournements ne peut conduire qu’à se tirer une balle dans le pied. Ces deux-là sont complices des élites : ils n’ont rien dit, rien renié.

            Incidemment, on ne se fait aucune illusion avec Ségo dont les discours sont encore plus réac que ceux de ses copains, ce qui laisse entendre qu’elle révérence elle fait dans les puissants. D’ailleurs leur vade-mecum elle l’applaudit par un OUI plutôt hurlé qu’expliqué.

            Don, à rayer de la liste celle-là aussi.

            Après, c’est à vous de voir... smiley


          • Roswell (---.---.89.237) 27 octobre 2006 11:47

            C’est tout vu. C’est un simple club de millionnaires et leurs bouffons, qui se réunissent parce qu’ils sortent rarement - trop pistés et médiatisés - et discutent nécessairement de l’avenir du monde comme vous et moi, sans rien en décider. Ne poussons pas, nous avions déjà les sionistes avec leurs protocoles - on en voit l’admirable résultat avec Israel - et les francs-maçons avec leurs sites internet style 1995 complétement décrédibilisant, quoi encore ? Le lion’s club ?


          • vge (---.---.64.135) 23 octobre 2006 11:58

            Les politiciens européens veulent une europe libérale,atlantiste ,partisans du moindre effort ils restent persuadés de l’inocuité des anciennes et des futures hyper-puissances !


            • Internaute (---.---.11.224) 23 octobre 2006 12:05

              Pourquoi voudriez-vous une citoyenneté européenne ? Et que nous apporterait-elle ? On s’en fiche ! On n’a pas besoin d’elle pour aller manger des moules sur la Grand-Place de Bruxelles, passer ses vacances en Norvège ou vendre des boulons aux maltais.

              Les apparatchiks de Bruxelles avaient l’occasion rêvée de faire vibrer pour une fois la fibre européenne avec le vote sur le TCE. Ils l’ont manqué parcequ’ils ont eu peur.

              Le TCE aurait dû être voté le même jour dans toute l’Europe par l’ensemble des citoyens des nations européennes. S’il était passé, cela aurait montré que la majorité se sent citoyens d’une europe politique pour laquelle les institutions en place leur ont présenté un document. L’acte aurait été essentiellement de niveau européen. Au lieu de cela, on le fait par petit bout à des dates différentes en espérant jouer les uns pour influencer les autres et si possible se passer des peuples en négociant directement avec les parlements.

              Ils ont pris une claque et l’ont mérité.

              Non au Soviet Suprême de Bruxelles. Dissolvons la Commission Européenne.


              • Sam (---.---.116.120) 23 octobre 2006 12:10

                Pour des dirigeants politiques même, l’Europe n’est qu’une hypothèse ; on est loin d’en savoir le vrai destin.

                Il y a plus de mille lobbies autour des sept institutions européennes majeures et de leurs membres.

                Les directives qui tombent comme grêle, démontrent - merci Bolkenstein - chaque jour l’intention et la volonté d’une pensée qui n’a rien d’une hypothèse. Chez les « élites » on est dans la soumission aux entreprises et à la finance, et on s’arrange pour que celà dure.

                Certains scandales impliquant des ministres montrent que les « élites » ne font pas de spéculations floues, mais de véritables affaires.

                Elles sont ACHETEES bien souvent.

                Une infime partie, sans doute, des cas de corruptions et autres laisser-faire remontent, parce que trop gros.

                Mais le dessous de table, courant dans les batailles d’entreprises ne peut qu’être la véritable « lingua franca » du travail « politique » des élites européennes, puisqu’on laisse prospérer cette quantité incroyable de lobbies qui sont l’émanation du monde des affaires fonctionnant de plus en plus avec la « lingua franca », quand ce n’est pas avec l’argent sale.

                Prétendre qu’il n’y a qu’hypothèses vagues relève de la malhonnêteté intellectuelle, ou de la cécité.

                Pas la peine d’aller spéculer fumeusement si on est pas capable de voir une Europe des élites anti-citoyennes chaque jour à l’oeuvre, chaque jour la main tendue vers les entreprises et la Bourse, pour recevoir et les ordres et les rançons.

                UE delenda est ! smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


                • (---.---.37.70) 23 octobre 2006 12:22

                  « Aujourd’hui à mon grand regret j’ai plus de possibilité d’action civique dans le cadre d’une citoyenneté nationale que dans une européenne. »

                  Qu’est-ce que ca peut faire ? Ca vaut mieux que l’inverse, non ? or forcément, ce qui part de france pour l’europe limite d’autant les droits des français.

                  « Aujourd’hui à mon grand regret j’ai plus de possibilité d’action civique dans le cadre d’une citoyenneté nationale que dans une européenne. »

                  Les citoyens se fichent complétement des relations étrangéres, ce n’est pas ca qui va crer des « possibilités d’actions civiques ».


                  • LE CHAT (---.---.75.49) 23 octobre 2006 13:52

                    L’europe n’est profitable qu’à une caste regroupant les politiciens , les industriels et les financiers .

                    Pour tous les autres , que dalle , nada , niente , nichts , le pouvoir d’achat part en torche et la vie de plus est de plus en plus dure dans tous les pays.

                    l’introduction de l’euro a été le coup de grâce ( les allemands et autrichiens l’appelent le teuro « plus cher » ) et tout le monde voit bien que l’on peut plus acheter grand chose avec ces billets de monopoly.

                    Et bien sur , quand ils votent NON , c’est qu’ils n’ont rien compris .quels ingrats , alors que tout est fait pour leur bien

                    il faut faire l’Europe , mais les gens voient bien comment l’état français réagit quand ils achètent leurs clopes en Espagne ou au Luxembourg , y’a que les financiers et les industriels qui peuvent jouer sur les prix ....


                    • ZEN zen 24 octobre 2006 09:16

                      J’étais plutôt un défenseur du « oui »... jusqu’au jour où j’ai lu le résultat de l’enquête approfondie de Raoul Marc JENNAR sur l’intense lobbying des grands groupes industriels et financiers à Bruxelles :« Europe, la trahison des élites »(Fayard). Un lien utile parmi d’autres :

                      http://politique.eu.org/auteurs/jennar.html


                      • Sylvain Reboul (---.---.101.58) 24 octobre 2006 12:59

                        La seule bonne méthode pour mesurer la valeur du TCE est de le comparer au traités antérieurs toujours valides (par ce refus même) et je mets au défit de trouver un point de ce traité qui soit une régression par rapports à ceux-ci.

                        Quant au droit commercial et aux droits de l’homme, voire au droit social tel que la santé (et je suis bien placé pour savoir que je peux aussi bien me faire soigner et être assuré en Allemagne qu’en France, en tant que résident français en Allemagne grace aux traités européens) ils sont pour l’essentiel déjà européens. les droits de l’homme sont mieux défendus par le droit européen que le droit français et même beaucoup mieux en ce qui concerne le fonctionnement de la justice et la situation des prisons dans notre pays.

                        Manquent encore certaines mesures visant à une plus grande efficacité et plus grande unité politique et sociale.

                        Le refus du TCE nous nous met précisément en situation de faiblesse politique dans le monde et en Europe, pour cela ; sans aucun bénéfice, sur aucun plan, ni économique, ni politique, ni juridique.

                        Je fais le pari que quel que ce celui ou celle qui sera soit est élu(e) en 2007, il (elle) ne pourra pas ne pas relancer le TCE sous une forme ou une autre.

                        Tout texte est à apprécier en terme de progrès par rapport à l’existant mais pas par rapport à un idéal impossible à faire accepter pour le moment par nos partenaires dont nous ne pouvons plus divorcer sans provoquer une catastrophe sur tous les plans.

                        Un mieux que tu peux obtenir vaut toujours mieux qu’un bien idéal que tu n’auras pas !


                        • Laetitia Cohendet (---.---.238.22) 26 octobre 2006 10:55

                          Bonjour,

                          Je m’excuse de vous faire part de ma requête par le biais des commentaires mais je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour vous contacter. Je suis étudiante en master information communication à Lyon et je dois réaliser cette année un mémoire de fin d’étude dont le sujet est le journalisme citoyen. Je m’intéresse de près à ce phénomène en tant qu’émergence d’une nouvelle forme de journalisme, peut-être amenée à redéfinir les pratiques professionnelles... J’aimerais beaucoup vous rencontrer pour discuter de votre expérience en tant que « journaliste citoyen » rédigeant pour Agoravox. Accepteriez-vous de me donner un peu de votre temps pour que nous en parlions ? Si votre réponse est positive, donnez-moi vos coordonnées par retour de mail pour que nous puissions éventuellement convenir d’un rendez-vous. Merci d’avance de votre contribution à mon travail. Laetitia Cohendet Etudiante en master communication à l’Université Lumière Lyon 2


                          • Mafioso (---.---.89.237) 27 octobre 2006 11:28

                            @l’auteur Bonjour. Je n’ai pas de réponse, mais une question : L’Europe telle que les français se la représentent n’est-elle pas un super Léviathan nietschéen ou kafkaïen trop bureaucratisé, et n’est-ce pas le trop grand nombre d’intermédiaires - peut-être évitable - entre les peuples des états-nations et le pouvoir exécutif et législatif qui les effraye également, d’après vous ?


                            • ouphouet (---.---.72.109) 27 octobre 2006 21:29

                              Authorus Otiosius. Demerden sie sich. smiley


                            • Laval 30 octobre 2006 19:03

                              Bonjour Désolé pour ma réponse tardive. Mais je suis tout à fait d’accord avec vous que d’innombrables institutions intermédiaires sur le plan gouvernemental ou intergouvernemental caractérisent les démarches formatrices et fondatrices de l’Europe actuelle dès son origine. A mon avis, ceci reflète à la fois une très grande confusion de ceux qui en ont conçu et continuent à en concevoir le projet qui, loin de répondre à la volonté du peuple, est, d’ailleurs, complètement dénué de toute intervention populaire et laquelle, a son tour, ne sert qu’à brouiller notre vision par rapport à la raison d’être de ces intermédiaires. Au passage, j’aimerais ajouter que le Marché commun était logiquement et chronologiquement, le premier objectif de ce projet et que dans son cheminement, l’aide américaine a eu un rôle.

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