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Accueil du site > Actualités > Europe > Europe : une idée révolutionnaire pour le « plan D »

Europe : une idée révolutionnaire pour le « plan D »

Et si un impôt européen remplaçait les contributions nationales au budget de l’Europe ? On remplacerait du même coup le « M » du marché par le « D » de la démocratie.

medium_Urne_europeenne.jpgUne « période de réflexion » a été décidée par le Conseil européen, après les résultats négatifs des référendums sur le projet de traité constitutionnel (France et Pays-Bas). Lancée en juillet 2005, cette « période » est devenue de longue durée, à la demande du Parlement européen qui a voulu associer la société civile à la relance d’un projet commun.

Le temps européen est comme suspendu dans la confusion. Les députés de l’Union sont largement dépités, depuis ce mois de mai 2005 qui a vu fleurir des plans - inspirés de l’alphabet - aux architectures incertaines. Les Européens convaincus en sont restés sur le « Q », si l’on peut dire... La réflexion sur l’Europe patine.

La Commission européenne, qui a finalement repris la main (comme toujours), sous l’impulsion du Parlement, a lancé cette année le « plan D ». Qui a dit que les fonctionnaires européens n’ont pas d’humour ? C’est un plan ambitieux, puisqu’il se décline en 3D : « débat, dialogue, démocratie ». Qu’est-ce que cela signifie, concrètement ? Deux choses : 1. les institutions de l’Union sont désemparées. 2. les citoyens sont appelés à la rescousse.

Pour une fois qu’on nous donne la parole, profitons-en. Il y a même un budget pour les nouvelles actions de communication sur l’Europe ! Et si on parlait gros sous, justement, pour relancer l’Europe ? Le budget de l’Union à 25 pour 2007-2013 ressemble à un prématuré enfanté dans la douleur : 862,4 milliards d’euros (1,045% du PIB communautaire). Près de la moitié sera engloutie par la politique agricole commune, à moins que la donne n’évolue : un ajustement est prévu en 2008. A titre de comparaison, le seul budget de la France est d’environ 300 milliards d’euros.

En fait, on ne sait pas trop comment dépenser efficacement ce budget européen « au rabais », selon l’expression souvent employée, et à juste titre. Les Etats marchands de tapis ont gagné, les citoyens consommateurs ont perdu. Et la démocratie est resté au placard... comme d’habitude. La France a préservé « sa » politique agricole et ainsi son retour sur investissement : si l’Etat français est le deuxième plus gros contributeur (après l’Allemagne), il reçoit toujours plus qu’il ne donne (1,7 milliard d’euro de bénéfice). Le Royaume-Uni conserve sa ristourne historique, l’Allemagne n’a pas voulu mettre plus... Les gros contributeurs n’ont donc rien lâché, les nouveaux arrivants n’ont pas fait d’effort. On peut les comprendre... Quant aux futurs entrants pressentis (Bulgarie et Roumanie), entre la misère budgétaire et les soucis d’organisation, ils sont gentiment priés d’attendre un peu plus longtemps que prévu.

En résumé, la solidarité européenne est restée derrière la lourde porte des Etats nations. Autrement dit, les peuples de l’Europe sont exclus par les pouvoirs qui tiennent pourtant grâce à eux.

Alors, dans cette jolie période de réflexion en 3D, soyons un brin révolutionnaire et proposons de passer au-dessus des Etats. La première dimension citoyenne de ce plan D pourrait être de proposer un impôt européen à la place des contributions nationales des Etats membres, négociées en coulisse. La question serait simplement posée par référendum aux citoyens de l’Europe : « Voulez-vous d’un impôt européen pour financer la solidarité européenne ? ». Cette question, il faudrait la poser à tous en même temps. Pas question de refaire le coup des débats séparés sur le TCE... Un débat européen, un vrai, serait alors lancé. On peut avoir la naïveté d’y croire, non ? Certains ont bien cru au plan B...

Vous me direz : « Encore un impôt ?! Y’en a marre de payer ! Et ça va être encore un machin de plus ingérable ! » Et vous aurez raison : rien n’est simple. Mais cet impôt européen - qui serait dégressif et différencié selon le niveau de vie moyen des Etats et le revenu des citoyens - augmenterait mécaniquement, de manière exponentielle, les marges de manœuvre d’une politique commune en Europe. Il entraînerait un débat sur une fiscalité européenne ainsi que sur la nécessité d’un gouvernement économique et d’un renforcement des pouvoirs du Parlement. Cela remettrait probablement en question les objectifs concrets de l’élargissement.

En somme, un impôt européen entraînerait la nécessité d’une vraie... Constitution européenne, en bonne et due forme.

Que les citoyens européens qui se contentent du marché unique rejettent l’idée, et que les autres, lassés du marché sans politique commune, se lèvent, pour faire lever l’impôt commun ! Vous l’aurez compris : je me range dans le deuxième camp. Vive le « plan D » !

Au fait, à qui on envoie la proposition ?

Laurent Watrin

http://eurocitoyen.blogspirit.com

(sur ce lien, vous verrez mieux la photo...)


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23 réactions à cet article    


  • gigi (---.---.101.8) 29 août 2006 11:40

    l’impot européen, on en veut pas, on en a assez des notres

    on veut pas l’europe de bruxelles, sa molesse et son business

    on veut pas de la constitution européenne, on veut garder les états-nations. Vive les peuples libres d’europe

    on veut plus de l’euro, qui nous a bouffé le salaire

    capito ?


    • Aldo (---.---.43.7) 29 août 2006 16:04

      Ah, c’est sûr que c’est profond et très réfléchi comme commentaire !!!


    • La Taverne des Poètes 29 août 2006 11:42

      La France est le second pays contributeur du budget communautaire. En 2006, elle consacre ainsi près de 6,8 % de ses recettes fiscales nettes au budget communautaire, avec une contribution de 18 milliards d’euros.

      C’est également le deuxième pays bénéficiaire du budget européen : en 2005, sur les 17,55 milliards versés au budget de l’UE, la France a ainsi bénéficié d’un retour de 12,56 milliards d’euros.

      (source : toutel’europe.fr)

      L’Europe n’a pas le pouvoir de lever des impôts. Et d’ailleurs la communauté n’est pas encore parvenue à harmoniser les politiques fiscales des Etats-membres, ce qui pourrait être considéré comme une étape préalable.


      • Jesrad (---.---.20.126) 29 août 2006 12:46

        Voilà une bonne idée : harmonisons les politiques fiscales des payx d’Europe. Sur l’Estonie ou la Pologne, par exemple.


      • Darkfox (---.---.141.125) 29 août 2006 11:57

        Ben voyons... j’ai voté contre l’europe et j’en suis fier donc intégrer un impôt en fonction du niveau de vie, j’en passe et autre serait abhérant et délirant. Pour ma pat l’Union Européen n’est juste que commercial et pas politique, ni humanitaire ( remonter l’économie des pays de l’europe de l’est). Ainsi l’Europe continue son chemin quoiqu il arrive ( la Turquie est bien partie pour être intégré et cela malgrès toutes les réticences possibles (droits de l homme, économie , corruption,...)) D’ailleurs nos magnifiques politiques n en parlent même pas pour leurs présidentielles !!! Je suis donc contre l’Europe tel que cela se dessine... donc contre un impôt européen. Pour info, les prix des loyers en Pologne ont explosé mais pas les salaires ( un peu comme en France).

        LE jour ou l’on voudra réellement crée une Europe il faudra déjà que la différence du niveau de vie soit moindre ( en ce moment les pays tel que la littuanie , Estonie, Lettonie et la Pologne ont laissé de nombreux jeunes partir mais n ont pas calculé qu ils ne reviendraient pas et qu’ils n enverrait pas non plus beaucoup de devises... ), les différences de conditions de travail, condition sanitaire, environnementale et même d’assurance maladie soit a peu près équivalant.(ce qui est loin d’être le cas)

        Mais bon continuons notre politique de l’autruche et continuons d’intégrer ... alors que nous n arrivons même pas à nous mettre d accord sur des points précis ( Irak, dossier Iranien, Liban ...) rajoutons des membres plus on est de fou, plus on rit...

        sinon commercialement c’est le top !! exploitation de la main d’oeuvre à pas cher, plus de taxe, des aides pour certains pays qui permettent de bien drainer les aides Européens cool !! :)


        • PLO (---.---.238.233) 29 août 2006 12:07

          l’europe n’a aucune légitimité pour prélever l’impot car ce n’est pas un état constitué ni une fédération (constitutionnelement parlant). Je sais que tous ces dignitaire politique et tous ces fonctionnaires européen rèvent de nous imposer un impôt européenen, car cela leur donnerait une légitimité qu’ils n’ont pas et qu’il ne doivent JAMAIS obtenir. On crève de la bureaucratie et des couts qu’elle représente. Il ne faut jamais au grand jamais lui offrir ce cadeau car, il s’agit de nos liberté et de notre argent. Il faut concerver le princippe des contribution au budget, car il faut pouvoir à tout moment pouvoir dire stop à l’europe si cela nous chante, car un impôt européen signifie qu’il nous sera impossible de nous séparer de l’europe si cette entité devient une menace pour les nations et les peuples européenns.


          • Jesrad (---.---.20.126) 29 août 2006 12:45

            Ah, on ne change jamais les bonnes vieilles méthodes, pas vrai ? L’Europe est en danger, renflouons l’Europe avec vos sous !

            Un peu comme les innombrables plans pour la sidérurgie et la métallurgie française.

            Un peu comme les constructions navales.

            Un peu comme la Bundesbahn.

            Un peu comme la SNCF, la Poste, et toutes les entreprises d’Etat en déficit.

            Merci, mais on a déjà donné, et pendant trente ans encore. Ca ne marche jamais. Si vous voulez d’une constitution européenne, je peux vous en fournir une gratos par contre.

            Seuls les tyrans et les despotes tentent de rassembler. Les hommes libres partent dans toutes les directions.


            • (---.---.10.87) 29 août 2006 13:27

              Le budget européen n’est certainement pas de 800 milliard d’euros !

              La France verse 17 milliard, et en récupere 2, donc elle perd 15 milliards, et donc elle n’est pas bénéficiare du tout. Au contraire, on nous doit 2 milliards.

              Par ailleur on ne voit pas l’interet de cet impôt. L’Europe c’est un marché commun, le budget n’est la que pour payer les fonctionnaires qui assurent une taille normé des largeurs de tranche de saucisson.

              Cette idée est stupide et n’apporte rien à la France, aux fançais, ou à l’Etat.


              • Jesrad (---.---.20.126) 29 août 2006 17:01

                C’est bien beau les 17 et 2 miyiards, mais ça ne compte pas les dépenses faites pour collecter et distribuer ces sommes, ni le coût du dédoublement des institutions qu’il faut maintenir ou balader entre Paris, Strasbourg, les centres des Régions, et Bruxelles. Le vrai coût de l’Europe doit plutôt être le triple ou le quadruple de ces 17 milliards d’euros.


              • watrin (---.---.200.192) 10 septembre 2006 00:28

                Je n’ai jamais écrit que le budget de l’UE était de 800 milliards d’euros. Mais qu’il s’agissait du budget prévu pour 2007 _ 2013.


              • watrin (---.---.200.192) 10 septembre 2006 00:34

                Je me suis sans doute mal exprimé : 864 milliards d’euros, c’est le total du budget de l’Union pour la période 2007-2013. Est-ce clair ? Ensuite, je maintiens : la France est bénéficiaire. Il ne s’agit pas d’une simple balance entre l’argent versé par l’Etat français vers Bruxelles et l’argent reçu en retour. C’est tout ce qui entre dans les programmes européens dont bénéficient la France (90% des communes françaises savent ce qu’il en est).


              • Stravos (---.---.58.60) 29 août 2006 13:29

                La bonne question n’est pas « voulez-vous d’un impot suplémentaire », mais serait plutôt « accepteriez-vous qu’ une partie de vos impots servent directement à l’Europe ». Il reste que cela esquive encore une fois la question du fédéralisme, alors que le vrai débat doit prioritairement porter sur ce point. L’Europe politique doit être la chose des citoyens avant d’ être celle des politiciens et des fonctionnaires. Bref, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir...


                • Termitor (---.---.109.37) 29 août 2006 15:30

                  je n’ai qu’une reponse « ECONOMIE CREDITRICE »

                  Je cite diverse choses :

                  « Tout homme, en tant qu’être doué de raison, tient en fait de la nature le droit fondamental d’user des biens matériels de la terre. »

                  Et c’est un droit imprescriptible :

                  « Un tel droit individuel ne saurait en aucune manière être supprimé, pas même par l’exercice d’autres droits certains et reconnus sur des biens matériels. »

                  Les autres droits, droit de propriété, droit du salarié, droit de l’actionnaire, etc., ne suppriment aucunement le droit de chacun à user des biens matériels.

                  « C’est laissé à la volonté humaine et aux formes juridiques des peuples de régler plus en détail la réalisation pratique de ce droit. »

                  La politique monétaire doit donc trouver un équilibre entre l’insuffisance et l’excès de création de monnaie (régulation de la masse monétaire).

                  La régulation, passe par deux element creation monetaire et destruction monetaire.

                  Creation par l’etat de la somme monetaire utile a sa tache, fonction regalienne et revenue minimun aucondictionnel (dividende social) pour tous (meme si on profite d’autre revenue).

                  fin du systeme banquaire qui lie la demande de finance a des interet personnel. et qui en plus fait payer la croissance au prix fort.

                  Detruction monetaire par un simple taxe FIXE sur la consommation. tous le monde pays la meme proportion en fonction de sa consommation.

                  Pres a interet 0 pour la consomation ou/et la production, vue que chaque individue a une esperance de vie minimal conjugé au revenue minimal, cela permet la projection de chacun sur le long terme.

                  Comme l’etat cree la masse monetaire utile a ces besoin c’est la fin de toutes forme d’impots.

                  Donc on a deux parametre de regulation. Creation de la depense de base de la societe : Cm destruction de la valeur des biens par la consommation : Dm

                  Cm-Dm = croissance monetaire dit croisance en valeur (Cv) l’inflaction est calcule sur le panier de base du pouvoir d’achat minimal (dividende social) (on la nomera I0)

                  ideal : l’inflaction du panier de base doit etre nul.

                  La croissance relle deviens : (Cm-Dm)/(1+I0) Io exprime en valeur proportionnel a 1 (%/100) (on la note Cr)

                  l’ideal d’avoir une inflaction nul, permet d’assure au riche comme au moins riche, l’egalité dans le temps de son tresor banquaire.

                  en contrepartie, disparation de l’interet banquaire qu’il soit positif ou negatif.

                  cela n’empeche pas les gens qui le souhaite d’invertir dans la bourse ou autre, mais cela ne regarde pas le pouvoir monetaire de la nation.

                  les salaire minimun (S0) et dividente social (D0) augmentent proportionnellement a Cv

                  Le dividende social est egal a 70% du salaire minimun

                  on peut redeployer des milliers des fonctionnaire que ne font que faire de la paperasse et de faire un CONTROLE SOCIAL EXECSIF sur les etres humains, c’est une societe plus libre plus ouverte.

                  Plus de taxe sur le travail, taxe salarial et taxe patronnal.

                  l’individue avec son revenue de base+ son salaire peut regule sa capacite d’achat dans l’avenir, si il travaille 30ans en moyenne , et qu’il va vivre 50ans de plus ou 40ans en moyenne et qu’il va vivre 40ans de plus, c’est a lui d’etallé sont pouvoir d’achat dans le temps (dans la condiction de I0=0, bien sur)

                  exemple precis. le dividende social et de 700€ le salaire minimal et de 1000€ resultat le salarié touche 1700€ sur 40ans, il va pour prepare l’avenir a savoir touche la retraire sur une periode de 40ans en moyenne divisé son buget par deux , le dividende social a 60 passe a 100% du salaire de base

                  1700 + 1000 = 2700 que l’on divise par 2 , 1350€ par mois en moyenne tous le long de sa vie. donc quand il travail, il met tous les mois 350€ par mois pour sa retraire.

                  tous le monde a le droit a se revenue, les enfant jusqu’a 16ans touche 50% du salaire minimal donc 500€ qui revienne a leurs parent pour les eleves , a partir de 16ans l’enfant touche 700€ , 500 pour les parents sauf si il prend sont independance, et 200 pour le pre adulte.

                  donc je resume , tout au long de la vie, chacun touche un dividente en fonction de l’age

                  500€ pour les enfant jusqu’a 16ans donner au parent ou au tuteur legal.

                  700€ , 500 pour les parent ou tuteur legal , et 200€ pour le pre adulte

                  l’adulte touche 700€ toutes sa vie jusqu’a l’age de la retraite.

                  a la retraire il touche 1000€

                  Le salaire est un supplement de revenue, que l’on travaille qu’a mis temps ou pas , qu’un periode de l’année ou de la vie, on n’est jamais perdant.

                  la consommation est taxe a un pourcentage calculé pour regule l’inflaction, genre entre 20 et 30% , il n’y a plus aucune taxe sur le travail le profis ou le revenue.

                  l’etat assure ces mission regalienne , et donc la santé est un droit total de tous qui n’imposse l’usage d’aucune caisse santé ou autre

                  l’assurance chomage n’a plus de sens, mais si licenciement, on recupere de droit 2 mois de salaires pour rupture de contrat. (a la charge de l’employeur, si on a travailler assez longtemps dans l’entreprise genre plus de 6mois, 1 mois de salaire pour plus de 3mois de travail)

                  donc on a au final , un droit legitime a la dignite de chacun, une disparition des charges, une disparation du control social abusif, un redeployment des fonctionnaire de l’etat a des charge plus utile (voir une diminution du nombre de fonctionnaire)

                  Un pouvoir plus efficace, qui possede toutes les marge de maneouvre utile, qui peut planifier partiellement les besoin collectif, et laisser la libre entreprise faire du benefice

                  de plus le benefice, vient directement de la creation monetaire de l’etat, et donc, ce systeme en assurant a chacun le droit a un revenue (cree par l’etat) assure au entreprise des dividendes

                  C’est WIN WIN.

                  BIEN A VOUS


                  • Jesrad (---.---.20.126) 29 août 2006 17:15

                    Y a une manière d’instaurer le Crédit Social directement, et d’une manière qui marche, avec un truc qui existe déjà : la banque en réseau social.

                    J’esplike : on a tous plus ou moins confiance en ceux que l’on connaît. Cette confiance a une valeur, et peut garantir la valeur d’une monnaie entre vous et vos proches de confiance. En « imprimant » au bénéfice de ses proches une monnaie qui ne peut être utilisée qu’entre vous et eux, vous devenez leur banque, et eux la vôtre.

                    Exemple : voyez A, B, C et D. A connaît B, qui connaît C, qui connaît D qui vend des bouquets de fleurs.

                    A tout instant, A et B se doivent mutuellement une certaine somme, B et C de même, C et D itou. Quand A achète un bouquet de fleurs, il doit le prix du bouquet à B, qui à son tour le doit à C, qui le doit alors à D. Et ainsi de suite à chaque achat entre eux. Comme on peut toujours établir une chaîne de crédit entre un acheteur et un vendeur, même le plus misanthrope des ermites peut demander un crédit (dont la faiblesse correspondrait au peu de confiance qu’on lui accorde) à n’importe qui.

                    Dans ce système, la quantité de monnaie est ajustée par la modification de la limite de crédit que chacun accorde à ses proches, et donc elle suit exactement l’évolution de la richesse du pays en s’adaptant à tout momoent à la richesse totale de chaque participant au réseau : plus besoin de politique monétaire. Comme chacun est directement responsable des dettes de ses proches, personne n’a intérêt à « surimprimer » en augmentant au delà de la valeur qu’il accorde à la confiance (ou aux biens, si il demande une caution ou un gage - qui serait alors indexé sur le cours du marché donc toujours pas d’inflation) qu’il a envers son ami ou parent. Et tant que vous pouvez compter sur la confiance de vos proches, personne ne peut vous frauder.


                  • (---.---.107.77) 29 août 2006 20:13

                    Tu as oublié de prendre tes pillules, non ?


                  • watrin (---.---.200.192) 10 septembre 2006 00:25

                    On se connaît ? A titre d’information, je n’apprécie les familiarités qu’en famille. Et puis, je doute que ça intéresse les internautes de savoir si je prends des pilules.


                  • Gil (---.---.93.79) 29 août 2006 16:07

                    Votre idée d’impot « européen » direct n’est pas mauvaise, à condition que l’on retire des impots nationaux le montant de ce nouvel impot. Mais avant cela, il faudrait penser à harmoniser la fiscalité européenne...

                    On pourrait par exemple dire : l’impot maxi pour un citoyen doit être fixé à x% de ses revenus. Là-dessus, tant pour les collectivités locales, tant pour les états-nations, et tant pour l’europe.

                    Effectuer un réfèrundum pour ce faire ? Excellente idée ! Plus question de laisser des technocrates décider !

                    Penser aussi à éclaircir les répartitions de compétences entre europe, états, et régions... en vue de gains de productivité, d’efficacité, réduction de coûts et du nombre de fonctionnaires.

                    Effectuer des réfèrundums sur d’autres thèmes simultanément, comme l’élargissement à de nouveaux pays (Turquie notament), écologie...

                    Penser aussi à rendre des comptes : évaluation de l’action « européenne », efficacité, coût, chiffrage des projets, atteinte ou non des objectifs fixés... Présentation publique des résultats.


                    • vigie (---.---.92.150) 29 août 2006 16:12

                      Ce Laurent Watrin quel déconneur j’adore son humour, c’est de la provoc j’espère sinon faut qu’il se fasse soigner, mais bon c’est quand même grave il est drôlement atteint.

                      De gaule avait bien raison de se méfier de cette Europe de technocrate, elle n’est bonne qu’a lever des impôts, imposer des réglementations toutes aussi inefficaces faites au détriment du bon sens et de la réalité du terrain, on l’a vu avec la gestion de la crise de la vache folle, la défense de nos intérêt a l’omc, cette Europe fédéraliste appelé de vos vœux est un nain politique, une communauté d’intérêts personnels, une tour de Babel ou chaqu’un a son discourt dans la cacophonie la plus complète. Pas de budget conséquent pour la recherche scientifique et l’innovation génératrice d’emploi et d’avenir, pas de politique spatiale digne de ce nom, pas d’armée commune. Pas de politique d’immigration cohérente et efficace, une intégration de pays toujours plus grande. Un traité constitutionnel abscons, hermétique, incompréhensible, trompeur, a double sens, une intégration toute faite de la Turquie au mépris de la démocratie des peuples. Non cette Europe la qui méprise les peuples nous n’en voulons pas et ses impôts encore moins pour justifier son incapacité a se gérer.

                      « Nous avons vécu bien des siècles sans Marché commun. Nous pourrons vivre encore bien des siècles sans Marché commun. Nous ferons du libre-échange. Notre expansion industrielle, contrairement à ce que prétendent tous les imbéciles qui pérorent sur l’Europe, n’a pas besoin de Marché commun, elle a besoin du grand large. L’expansion industrielle allemande, italienne, de même. Ceux qui racontent des histoires sur les bienfaits incomparables de l’intégration européenne sont des jean-foutre ». (Cité par Alain Peyrefitte dans C’était de Gaulle, tome 2, p.267, Editions de Fallois, Fayard, 1997)


                      • watrin (---.---.200.192) 10 septembre 2006 00:38

                        Pour une « vigie », vous manquez de vigilance (capacité de l’esprit à rester éveillé). Mais ce n’est qu’un avis de « déconneur ». Sinon, votre feuille d’impôt, ça va ?


                      • (---.---.107.77) 29 août 2006 20:35

                        « e développement de pays qui pratique un dumping fiscal pour attirer des entreprises... »

                        ce n’est évidement pas du Dumping, mais de la concurence, le Dumping, ce serait que l’Etat paye des impot aux sociétés, ce qui n’est pas le cas. Si la France est trés mal géré, et assome d’impots son peuple et ses entreprises, c’est le probléme des français, pas des autres peuples.


                      • Laurent_K (---.---.107.46) 29 août 2006 20:17

                        En tant que citoyen, je veux pouvoir décider ce qui sera fait de mon argent et pour le moment, ce n’est pas le cas avec l’actuelle union européenne : elle brille par son manque de démocratie. Tant que ce point n’est pas réglé, il est hors de question de laisser la moindre parcelle de pouvoir supplémentaire à Bruxelles. Ce serait mettre la charrue avant les boeufs. On fait d’abord un gouvernement européen démocratique et ensuite on « européeanise » l’impôt.

                        Par contre, je vous rejoins sur le fait que si nous voulons faire progresser l’Europe fédérale, il faut passer par dessus les gouvernements natioanux (ainsi que l’actuelle Commission selon moi).


                        • Francky (---.---.103.107) 10 octobre 2006 18:07

                          Pour info à tous les « anti » : un tel impôt existe déjà, sauf qu’il ne dit pas son nom ! L’UE ne fonctionne pas bénévolement, mais bien grâce au financement des états-membres. Ces contributions financières aujourd’hui font l’objet de débats de chiffoniers (au Conseil) sur lesquels nous, citoyens, n’avons aucune prise.

                          Alors arrêtons de nous voiler la face. L’UE existe et fonctionne (mal) et coûte de l’argent (mais très peu par rapport aux budgets des états) : je préfère donc 1000 fois un impôt clair, net et transparent, prélevé partout et débattu publiquement (au Parlement Européen par exemple) par rapport au système actuel de la foire d’empoigne.

                          Donc, oui, évidemment, oui à un impôt européen (puisque les dépenses existent déjà) mais sous contrôle citoyen (via le Parlement Européen).


                          • didier renouard (---.---.27.234) 3 janvier 2008 12:28

                            excellente idée !!!

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