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Accueil du site > Actualités > Europe > Eurostérité

Eurostérité

La zone euro prend l’eau et la construction européenne avec. Cheval de Troie des marchés financiers à l’affût d’une bonne spéculation à faire sur le dos d’Etats endettés, la petite Grèce (seulement 2,5% du PIB de la zone euro) est désormais sous tutelle. La plupart des gouvernements de l’UE emboîtent le pas,  annonçant un tour de vis dans les finances publiques. L’agitation sociale Grecque rappelle toutefois que les opinions publiques attendent une juste répartition des efforts.

Ca va flotter dans les maillots de bain cet été. Le régime Grec devrait être très tendance dans les mois à venir. Pas une simple rigueur budgétaire telle qu’annoncée par François Fillon sur TF1 mais une pénible et longue cure d’austérité dont les premières victimes seront les couches les plus défavorisées.

Le régime draconien réservé aux Grecs laisse sceptiques de nombreux observateurs qui estiment, à l’image du quotidien Suisse Le Temps, que le dispositif permettra sans doute à la Grèce de garder la tête hors de l’eau mais sans lui offrir les moyens de s’en sortir. Un asservissement qui ne dit pas son nom, accepté par les dirigeants européens, Allemagne en tête, au seul titre que l’Etat Hellénique qui a triché, manipulé les chiffres pour vivre au dessus de ses moyens doit être puni pour son comportement déviant. La morale doit être sauve, la fourmi savoure sa revanche sur la cigale.

La crise Grecque dépasse très largement les colonnes du Parthénon. L’opinion publique est échaudée par des marchés financiers qui sont les perpétuels gagnants là où les peuples sont les sempiternels perdants, toujours condamnés, in fine, à régler l’addition. Il demeure incompréhensible que les efforts demandés ne portent que sur les débiteurs et épargnent les créanciers qui ont sciemment fermés les yeux sur des chiffres qu’ils savaient maquillés. De ce côté-là, la morale n’est pas sauve. Il ne serait pas anormal que les établissements financiers, passés de trépas à vie par le soutien des Etats, mettent aussi la main à la poche à travers une restructuration et un effacement partiel de la dette Grecque. Une contribution des banques aurait constitué un signe positif à l’égard des citoyens qui ne peuvent se résoudre à ce qu’elles soient intouchables.

Les peuples ont besoin de perspectives et d’espoir. Comme les ménages, ils ne peuvent être enfermés dans le cycle infernal du sur-endettement. A ce titre la situation sociale Grecque est condamnée à être explosive.

Les institutions européennes portent également, par leur silence coupable, une large part de responsabilité. Les aides européennes allouées à l’Etat Hellénique ont atteint jusqu’à 4% du PIB pour des résultats économiques plus que médiocres. A niveau équivalent, l’Irlande s’est profondément transformée et a joui d’une véritable prospérité. Pourquoi ? Parce qu’à la façon d’un régime bananier, la manne de l’UE s’est évaporée dans les poches de dirigeants peu scrupuleux. 95 % des Grecs considèrent que la corruption est un problème majeur dans leur pays. Rien n’y est possible sans enveloppe. Le système est caricatural notamment au niveau de la santé publique. De façon surprenante c’est le FMI qui va assister le gouvernement grec dans la mise en place d’un système fiscal efficace qui doit notamment faire rentrer dans les contributeurs les plus hauts revenus dans un pays où l’évasion fiscale est le sport national.

Punition n’est pas solution. La potion amère infligée aux Hellènes relève du remède de cheval : ça passe ou ça casse. Le risque c’est évidemment la récession, la misère sur la misère. La question de la faiblesse des rentrées fiscales n’est pas abordée. Le risque pourtant, c’est de vampiriser la faible part de la société qui respecte les règles fiscales et l’inciter à l’inverse, par nécessité, à s’engouffrer à son tour dans l’économie souterraine.

La question qui est posée aujourd’hui est celle de l’audace ou du recul dans la construction européenne comme l’écrit Mathieu Aurouet dans Causeries Républicaines. Faut-il persévérer dans l’erreur d’une Europe obèse qui met ses peuples en compétition ou, à l’inverse rechercher un nouveau paradigme dans lequel le politique prend le pas sur l’économie ? A hésiter trop longtemps entre le seau d’eau et le seau d’avoine l’âne européen est en plein dépérissement. Les européens disposent certes d’une monnaie mais sont orphelins, en courant deux lièvres à la fois, d’une gouvernance économique et politique.

Il est temps de mettre un terme aux dogmes libéraux du laisser-faire monétaire et économique. Jacques Attali avec raison évoque à propos de la situation actuelle une situation absurde, groucho-marxiste.

Nous sommes effectivement à un point de bascule, un moment de vérité dans l’histoire de la construction européenne. La solution est dans plus d’Europe, pas dans un élargissement sans fin mais, une intégration plus profonde. A commencer par les fonctions dévolues à l’euro et à la BCE. A quoi sert une monnaie unique si elle appauvrit les gens et rend non compétitive les entreprises ? A quoi sert une banque centrale si elle ne peut prêter aux Etats membres en difficulté ?

C’est aux institutions politiques de l’UE de répondre à ces questions. A charge pour elles de passer un contrat de confiance avec les citoyens européens prêts à entendre parler d’austérité si elle s’accompagne d’équité, d’efficacité et de perspectives. Un peu plus sommes toute que l’avertissement de Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI selon lequel, “Il n’est pas possible de continuer sans une meilleure coordination des politiques économiques “.

Crédit photo : Wikipédia


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87 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 16:12

    Merci pour cette analyse pertinente.

    Quand on sait que, parmi les « solutions » envisagées pour sauver les pays européens de leur situation d’endettement, pas une seule fois, la VRAIE solution n’est évoquée ; à savoir l’urgente, indispensable, vitale, REFORME MONETAIRE, telles celles prônées par Maurice

    Allais ou James Robertson :

    on se rend compte à quel point les instances dirigeantes européennes et mondiales sont entièrement sous la coupe des usuriers mafieux du monde financier et bancaire.

    Petit extrait (je sais, je me répète, mais il me semble vital de continuer à enfoncer ce clou, pour que tout le monde en ait bien conscience) :


    James ROBERTSON rejoint les idées de Maurice Allais et propose en particulier de créer immédiatement toute la monnaie centrale en contrepartie de toute la monnaie déjà en circulation, en considérant que celle-ci a été empruntée à la Banque Centrale et en exigeant que les banques de second rang (banques commerciales) versent à la Banque Centrale les intérêts annuels en cours, aucune autre pratique financière n’étant modifiée (au moins au début...). Ces intérêts sont reversés à l’État, la Banque Centrale étant (ou devenant préalablement) l’une de ses institutions. En d’autres termes, le gain généré par la création de monnaie (seigneuriage) ne devrait plus revenir aux banques commerciales mais être attribué aux recettes publiques.


    • Lemiamat 6 mai 2010 16:25

      J’adore les monétaristes, ils croient pouvoir contrôler l’économie avec des taux et de la monnaie, alors là bravo... et le docteur il vous soigne mieux si il change l’échelle du thermomètre...

      L’économie, ce sont des hommes qui échangent des services librement... accessoirement une monnaie simplifie le troc... La monnaie permet simplement de séparer la « vente » de « l’achat »....


    • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 16:44

      Par Lemiamat (xxx.xxx.xxx.53) 6 mai 16:25

      J’adore les monétaristes, ils croient pouvoir contrôler l’économie avec des taux et de la monnaie, alors là bravo... et le docteur il vous soigne mieux si il change l’échelle du thermomètre...

      Total sophisme.

      Il ne s’agit pas de « contrôler l’économie », mais ;

      - d’une part, de supprimer la financiarisation de l’économie, par la spéculation, et la création de bulles financières, sans aucun rapport avec l’économie réelle, allant jusqu’à la faire exploser, lors des crises, comme celle que nous vivons

      - d’autre part, d’assurer les répartitions des bénéfices (intérêts) de l’argent aux recettes publiques des états (donc profitant aux citoyens), au lieu de les étrangler , au bénéfice des mafias financières et bancaires

      - enfin, de supprimer la création d’argent ex-nihilo, par les banques commerciales, pour éviter un total décalage entre l’économie virtuelle, et l’économie réelle, qui finit toujours par nuire ; et à l’économie, et aux producteurs de richesses, qui sont les travailleurs, et les citoyens.

      N’essayez pas d’embrouiller avec votre désinformation et vos mensonges : les choses sont maintenant claires pour tout le monde ; l’exemple Grec est, de ce point de vue, tout à fait édifiant. 

      Par ailleurs, pour contrer, par avance, l’éternel faux argument des libéraux sur les risques, si l’argent est créé par les états, de l’inflation, il n’est qu’à se référer à un passé tout récent ; les « trente glorieuses », ou l’essor économique a été sans précédent, sans aucun problème d’inflation, alors que l’argent n’était pas aux mains des mafias bancaires et financières. 

      Pas besoin de docteur, ni de thermomètre ; juste un peu de mémoire, et de documentation...

       smiley


    • Lemiamat 7 mai 2010 09:43

      « - d’une part, de supprimer la financiarisation de l’économie, par la spéculation, et la création de bulles financières, sans aucun rapport avec l’économie réelle, allant jusqu’à la faire exploser, lors des crises, comme celle que nous vivons »
       
      Indexez les monnaies papier sur une monnaie difficilement reproductible comme l’or serait la meilleure solution pour éviter les abus....

      « - d’autre part, d’assurer les répartitions des bénéfices (intérêts) de l’argent aux recettes publiques des états (donc profitant aux citoyens), au lieu de les étrangler , au bénéfice des mafias financières et bancaires »

      Vous allez trop loin.... les mafias ne sont pas financières, elles sont politiques. Sans le pouvoir des politiques les banquiers ne peuvent rien.

      « - enfin, de supprimer la création d’argent ex-nihilo, par les banques commerciales, pour éviter un total décalage entre l’économie virtuelle, et l’économie réelle, qui finit toujours par nuire ; et à l’économie, et aux producteurs de richesses, qui sont les travailleurs, et les citoyens. »

      On est d’accord, fonctionnement à 100% sur fond propres pour les banques et séparation des types de banques (affaire, dépot, investissement)

      "N’essayez pas d’embrouiller avec votre désinformation et vos mensonges : les choses sont maintenant claires pour tout le monde ; l’exemple Grec est, de ce point de vue, tout à fait édifiant. 

      Par ailleurs, pour contrer, par avance, l’éternel faux argument des libéraux sur les risques, si l’argent est créé par les états, de l’inflation, il n’est qu’à se référer à un passé tout récent ; les « trente glorieuses », ou l’essor économique a été sans précédent, sans aucun problème d’inflation, alors que l’argent n’était pas aux mains des mafias bancaires et financières. 

      Pas besoin de docteur, ni de thermomètre ; juste un peu de mémoire, et de documentation..."

      La comparaison avec le passé, mouais, c’est comme l’analyse graphique en bourse, c’est peu de la prévoyance sans fondement. Autres temps autres méthodes... Au fait l’inflation des trentes glorieuses, c’était sympa pour les économies de grand pay qui avait fait la guerre, hop, disparu.... merci qui ? merci les baby boomers...
      Je me demande ce qu’il se passerai si nos politico pourris avaient le pouvoir de la monnaie... Déjà quand ce sont leurs amis banquiers, on voit le résultat....

      Heureusement que je vais partir avant le carnage....


    • ploutopia ploutopia 7 mai 2010 12:11

      Entièrement d’accord avec Sisyphe, j’en avais d’ailleurs aussi fait état sur mon blog en son temps : James ROBERTSON : « pour une réforme monétaire adaptée à l’ère de l’information »

      Le document officiel est ici.


      Conscient de la difficulté de mise en œuvre d’une telle réforme dans le système totalitaire, ultra compétitif et de monopole bancaire qui est le notre, James ROBERTSON s’est associé à John BUNZL via le principe de politique simultanée.

       

      Maintenant cette réforme par le haut avec ou sans politique simultanée, ne doit pas nous empêcher de nous organiser en tant que citoyens acteurs et non spectateurs de la vie économique. Nous devrions commencer à nous organiser localement et en communautés pour tenter des expériences de monnaies régionales comme en Allemagne (www.regiogeld.de), de SEL (Système d’Echanges Locaux) et autres monnaies complémentaires. Nous devrions aussi nous organiser pour l’avènement des monnaies libres portées par Jean-François NOUBEL et Michael LINTON.

       

      Quelques lectures pour ouvrir des pistes et sortir du carcan monétaire.

      Le Chiemgauer, une monnaie proche du citoyen

      La monnaie, à l’image des écosystèmes : plus de diversité S.V.P. !

      Open Money : bientôt chacun créera sa propre monnaie

      La monnaie sociale : levier du nouveau paradigme économique - 19 p. [pdf]

      Le chantier « Monnaie sociale » s’est appliqué à étudier plus particulièrement les formes de monnaies complémentaires, dont l’objectif prioritaire est de développer des instruments de contrôle social et qui tentent de démontrer qu’une économie « alternative » est possible. Cette économie, au départ simple complément du marché formel, peut aider à consolider l’économie solidaire et à mettre en place - graduellement - un nouveau modèle d’organisation, capable d’inverser le modèle d’accumulation capitaliste." Coordonné par Françoise Wautiez et Heloisa Primavera (Alliance21).


    • sisyphe sisyphe 7 mai 2010 12:21

      Que les banques privées ne puissent plus disposer, pour leurs opérations de prêts, de jeux spéculatifs, que de leurs FONDS PROPRES ; c’est à dire de l’argent qu’elles ont en dépôt.
      Interdiction de création ex-nihilo.

      Si elles en veulent plus, il leur faudra emprunter à une véritable banque centrale, contrôlée par les Etats, avec des intérêts conséquents, et variables suivant la « notation » de ces banques.

      Il faut, en effet, créer, des agences de notation des banques, pour noter leur fiabilité, d’après leurs comptes. Plus la note serait basse (banques aux placements hasardeux), plus le taux de crédit de leurs emprunts serait élevé, et le rapport de cet argent prêté (seigneuriage), reviendrait aux recettes publiques des pays.


    • finael finael 6 mai 2010 16:25

      Comme je l’ai déjà écrit le « remède » pourrait bien se révéler pire que le mal : On renfloue une dette par une autre dette !

      Ce genre de solution ne saurait contenter que les banques qui vont toucher encore plus d’intérêts.

      Cela risque aussi d’aggraver le problème de la corruption généralisée comme celui de l’évasion fiscale. Mais résoudre ces deux problèmes nécessite une intervention étatique. Impensable dans une Europe « libérale » !

      Mais quant à parler des « politiques économiques », il serait plus pertinent de parler de politiques financières, car c’est l’économie réelle, celle de la production et de la consommation qui part à vau l’eau.

      Une production « délocalisée » une consommation en berne suite aux « politiques d’austérité » c’est ce qui se profile : Une classe de super-riches financiers et des peuples dont le pouvoir d’achat ne cesse de baisser.

      Devrons nous bientôt faire appel au programme d’aide alimentaire mondial de l’ONU ?


      • Lemiamat 6 mai 2010 16:31

        « Impensable dans une Europe »libérale«  ! »

        L’Europe n’a rien de libérale actuellement.... Faut se renseigner un petit peu camarade....
        Perso, je trouve que çà manque de concurrence dans pas mal de secteurs d’activité :
        -batiment
        -telephonie mobile (c’etait dur de lacher la 4eme licence)
        -....


      • Peretz Peretz 6 mai 2010 16:48

        Bien entendu tout dépend de la BCE. mais il faudrait modifier son rôle constitutionnalisé par les traités. Reste sortir de la zone euro. Je crois savoir que c’est possible ou implicite selon un article du traité, mais je l’ai lu et ne sais plus qui me l’a transmis.


      • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 17:06

        Par Lemiamat (xxx.xxx.xxx.53) 6 mai 16:31

        « Impensable dans une Europe »libérale«  ! »

        L’Europe n’a rien de libérale actuellement.... Faut se renseigner un petit peu camarade....

         smiley smiley

        Ah bon !

        L’Europe échapperait donc au système global, et ce ne serait pas les banques qui sont à l’origine de la création monétaire ? 

        On nous cache tout ; on nous dit rien... smiley

        L’Europe, la nouvelle Chine !

         smiley


      • dom y loulou dom 6 mai 2010 23:50


        ça ne devrait pas vous faire rigoler 

        sieur david rockefeller, LE grand imperator de wall street, a déjà vanté le régime de Mao comme « l’invention humaine la plus réussie »


        très libéral il fut Mao ...

        pour sûr ...



      • deovox 7 mai 2010 03:12

        @ tonton joseph

        100% d’accord. a quoi sert de disserter sur les solutions alors que les mafias au pouvoir n’ont aucune intention de changer leur ligne d’action. le prealable a tout changement est d’eradiquer cette vermine. lorsque la place sera nette et propre, de veritables solutions pourront voir le jour. on ne negocie pas avec les virus, on les aneantit.


      • Lemiamat 7 mai 2010 10:19

        "L’Europe n’a rien de libérale actuellement.... Faut se renseigner un petit peu camarade....

         Ah bon !

        L’Europe échapperait donc au système global, et ce ne serait pas les banques qui sont à l’origine de la création monétaire ? "

        Excusez moi, mais là vous mélangez tout !!!
        Les banques sont bien à l’origine de la création monétaire mais c’est l’Etat qui force un peuple à utiliser SA monnaie sur son territoire... pourquoi je peux pas payer en francs suisses hein ??? On a peur de tomber sur une meilleure monnaie ???

        Dans un système libéral, elles auraient coulé les banques et point barre..

        Bon, de toute façons ce site représente bien la mentalité française, une inculture économique crasse et la non connaissance du français le plus connu dans les écoles de commerce (et autres) dans le monde : BASTIAT.
        Et puis c’est tellement plus simple de FORCER les autres dans vos idées...


      • BA 6 mai 2010 16:27

        Jeudi 4 mars 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 5 ans. L’Espagne a dû verser un taux d’intérêt de 2,81 %.

        Jeudi 6 mai 2010 : l’Espagne lance un emprunt à 5 ans. L’Espagne doit verser un taux d’intérêt de 3,532 %.

        Conclusion : en deux mois, l’Espagne a été obligé d’emprunter à un taux d’intérêt en hausse de 25 %.

        Mais à part ça, l’Espagne va bien.

        L’Espagne va de mieux en mieux.

        Tout va très bien, madame la Marquise.

        Voici le graphique des taux d’intérêt pour un emprunt à 5 ans :

        http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG5YR%3AIND


        • Lemiamat 6 mai 2010 16:38

          Un mur ?? Où çà un mur ???

          Petite citation d’un philosophe méconnu :
          « Le plus dur c’est pas la chute, c’est l’atterrissage » smiley


        • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 17:08

          Oui.
          Une autre citation, d’un proverbe chinois connu :

          « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt »
           smiley


        • Philou017 Philou017 6 mai 2010 20:53

          Pourquoi avoir mis une vidéo du clown Sapin, un nul parmi les nuls, l’exemple parfait du bobo à la couleur rose, cumulard, dogmatique et stupide.

          Il faut rappeler ce qu’il a dit dans le passé, notamment sur les traités :
          « Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. »
          (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Monde, 6.5.92)

          « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »(Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)

          « Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31. 8.92)

          http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Betisier_Maastricht_TCE.htm

          Il est aujourd’hui Secrétaire national à l’économie et à la fiscalité au PS (depuis le 15 février 2007) . Terrible....


        • Philou017 Philou017 6 mai 2010 20:56

          Je viens d’en trouver deux autres :

           "L’Europe est la réponse d’avenir à la question du chômage. En s’appuyant sur un marché de 340 millions de consommateurs, le plus grand du monde ; sur une monnaie unique, la plus forte du monde ; sur un système de sécurité sociale, le plus protecteur du monde, les entreprises pourront se développer et créer des emplois" - Le Journal du Dimanche - 2 août 1992.

           "Pour la France, l’Union Economique et Monétaire, c’est la voie royale pour lutter contre le chômage" - France Inter - 11 septembre 1992.

          http://www.arnaudclement.org/article-30219668.html

          Quel visionnaire ce Sapin....


        • ChatquiChouine ChatquiChouine 6 mai 2010 21:34

          Comme quoi, la seule prévision qu’il puisse faire sans se planter, le Sapin, c’est qu’un jour, il finira entre 4 planches....


        • drlapiano 6 mai 2010 17:27

          Puisque vous vous intéressez à la Grèce et a l’avenir de l’Europe, plutôt que de taper vainement sur les boucs émissaires de toujours que sont les marchés financiers ... ce petit article de Charles Gaves vous ravira... et vous fera entrevoir une perspective incontestablement plus optimiste (et réaliste)


          • sisyphe sisyphe 6 mai 2010 17:37

            Par drlapiano (xxx.xxx.xxx.117) 6 mai 17:27

            Puisque vous vous intéressez à la Grèce et a l’avenir de l’Europe, plutôt que de taper vainement sur les boucs émissaires de toujours que sont les marchés financiers

            Non.

            Les « marchés financiers » ne sont, d’aucune façon, des « boucs émissaires ». Ils sont les PROFITEURS d’un système, et, même quand ils sont les seuls responsables d’une crise, qu’ils créent de toutes pièces, par les jeux de la spéculation, des actifs pourris, et des bulles d’argent virtuel créé en dehors de tout rapport avec l’économie réelle, ils sont, de toutes façons, gagnants, renfloués par les Etats, et restent entièrement maître du jeu, n’hésitant pas à spéculer et gagner de l’argent sur la faillite des Etats, qu’ils ont provoqué.

            Les véritables « boucs émissaires », ce sont les citoyens, et particulièrement les plus défavorisés, qui payent deux fois la folie des marchés financiers ; la première, quand il s’agit de renflouer les banques de leurs propres errements,

            la deuxième, quand les plans d’austérité draconiens sont mis en place par les États, garrotés par les mafias bancaires et financières.


          • publicator 6 mai 2010 18:48

            Bien dit.

            Le rôle des marchés financiers ? Enrichir les spéculateurs en puisant dans le porte monnaie des citoyens qui travaillent et gagnent leur maigre pitance €uros après €uros.


          • Bulgroz 6 mai 2010 18:22

            Fin 2009, la France était débitrice nette de 258,4 milliards d’euros en amélioration de 18,9 par rapport à fin 2008.
            Fin 2007, ce solde était de 143,8 Milliards.


            • Daniel Roux Daniel Roux 6 mai 2010 19:05

              La rigueur dans les dépenses publiques vont révéler à quel point la production de biens et de service française s’est évaporée vers les pays à bas coûts sociaux, fiscaux et écologiques, comme la Chine.

              Ces délocalisations massives, des industries et des services, encouragées par le gouvernement ont ruiné notre pays en lui volant à la fois ses savoirs faire mais aussi ses emplois pour le seul profit d’une clique richissime et internationaliste.

              L’Etat et les collectivités locales restent les dernières sources de financement pour les travaux routiers, les bâtiments publics, l’informatique nationale, la recherche, les hôpitaux, la médecine, et bien d’autres productions et services nationaux.

              Réduire les dépenses de l’état pour ne pas augmenter les prélèvements fiscaux et sociaux des classes moyennes supérieures et supérieures est une absurdité économique qui précipitera encore plus de gens dans le chômage et la misère, et finalement le pays dans le chaos.

              Il n’existe qu’une seule solution, un protectionnisme européen limitant les échanges internationaux aux produits ne pouvant être produit sur place. Chaque zone économique doit se développer à son rythme et suivant ses propres priorités. Les quelques airbus et les rares centrales nucléaires vendues par ci par là ne comptent pas par rapport aux 20% de chômeurs et leurs familles. Nous sommes encore la première zone économique mondiale avec 450 millions de consommateurs éduqués.

              Si ce système n’est pas mis en place rapidement, plus rien ne pourra être sauvé. Ce sera la fin du modèle européen et la généralisation de la paupérisation. C’est déjà presque trop tard.

              Ne votez plus pour vos ennemis


              • Marc Bruxman 6 mai 2010 19:47
                "Ces délocalisations massives, des industries et des services, encouragées par le gouvernement ont ruiné notre pays en lui volant à la fois ses savoirs faire mais aussi ses emplois pour le seul profit d’une clique richissime et internationaliste."

                Et ton profit quand tu achétes une télé, un téléphone portable, des meubles, des vétements. Tout ce que tu achétes est made in china. Si on le faisait encore ici tu ne pourrais pas te le payer...

                "L’Etat et les collectivités locales restent les dernières sources de financement pour les travaux routiers, les bâtiments publics, l’informatique nationale, la recherche, les hôpitaux, la médecine, et bien d’autres productions et services nationaux."

                L’informatique nationale c’est quoi ? Quand au reste, le privé peut le financer aussi.

                "Réduire les dépenses de l’état pour ne pas augmenter les prélèvements fiscaux et sociaux des classes moyennes supérieures et supérieures est une absurdité économique qui précipitera encore plus de gens dans le chômage et la misère, et finalement le pays dans le chaos."

                Non il faut le faire, marre de payer pour des racailles. Regardes ta déclaration d’impot que tu as reçu, divise le déficit par le nombre d’habitant et tu verra que tu t’es appauvri de 2500 € par membre de ton foyer. Cool ! Comment peut on tolérer ca ?

                Les classes moyennes ce sont ceux qui ont le moyen d’aller bosser ailleurs, la ou on gagne du fric. Et elles le feront si tu les fais trop chier. Les états sont en concurrence pour attirer les talents et même si la France a notre préférence parce que c’est notre pays et notre culture, au bout d’un moment certaines offres peuvent ne pas se refuser. Après on peut se la jouer en mode Coco version Cuba, Corée du Nord ou ex-allemagne de l’est et imposer des visas de sortie. Super !

                "Il n’existe qu’une seule solution, un protectionnisme européen limitant les échanges internationaux aux produits ne pouvant être produit sur place. Chaque zone économique doit se développer à son rythme et suivant ses propres priorités. « 

                On va se marrer à voir la geule des gens quand ils vont devoir aller acheter des fringues made in france. Mort de rire ! Quand tu paiera ton pull le vrai prix parce qu’il n’est pas fait en Inde, au Bengladesh ou en Chine on va bien rire. Mais mort de rire en fait !

                 »Les quelques airbus et les rares centrales nucléaires vendues par ci par là ne comptent pas par rapport aux 20% de chômeurs et leurs familles. Nous sommes encore la première zone économique mondiale avec 450 millions de consommateurs éduqués."

                Et ces quelques airbus font vivre combien de personnes qui gagnent beaucoup de fric justement. Parce que bon mieux vaut bosser chez Airbus qu’aller à l’usine textile. Et comme vous le dites nous sommes encore la premiere zone économique mondiale. Et si on fait les réformes qui s’imposent on le restera. Il faudra juste remettre quelques fainiasses au boulot mais après on ira bien.

                "Si ce système n’est pas mis en place rapidement, plus rien ne pourra être sauvé. Ce sera la fin du modèle européen et la généralisation de la paupérisation. C’est déjà presque trop tard."

                Ce qui tue le modèle européen c’est l’assistanat. Jamais l’europe n’a été basée sur l’assistanat. L’europe commerce avec le monde depuis la renaissance et on a toujours importé moultes marchandises. Cette puissance on ne va pas l’abandonner pour faire plaisir à quelques bolches nostalgiques de leur usine à la germinal qui a été délocalisée.
                Et il y a des tas de métiers ou on ne parvient pas à embaucher ou difficilement.


              • Le péripate Le péripate 6 mai 2010 20:07

                Quelque chose a changé en Europe à la fin du 19eme. Pas seulement trente années de guerre, mais la naissance de l’État Providence. Le mal est venu de là.


              • Daniel Roux Daniel Roux 6 mai 2010 20:51

                Cher Marc Bruxman,

                Votre discours ne me paraît pas fondé sur des arguments solides mais plutôt sur la haine de l’autre.

                Regardez simplement sans a priori le résultat de la politique menée par les gouvernements PS et UMP depuis 30 ans. Privatisations et délocalisations pour le seul bénéfice d’une oligarchie cupide et au bout, 20% de chômage et le bouclier fiscal.

                De l’agressivité et des qualificatifs désobligeants pour ceux qui souffrent de la misère et que vous traitez sans vergogne de ’« feignasses ». Ayez un peu de compassion pour ceux qui ont eu la malchance de perdre cet emploi qui était leur seul richesse. Personne ne fait exprès d’être pauvre. Si vous croyez ce genre de chose, c’est que votre façon de voir vos compatriotes est pervertie par votre goût immodéré pour TF1. 

                Quand à savoir si je préfère acheter une télé plus chère fabriquée en Europe en gardant mon emploi ou bon marché parce que fabriquée en Chine mais en pointant au chômage, vous avez votre réponse.

                La responsabilité de gouverner et de prendre les décisions dans l’intérêt collectif appartient entièrement au gouvernement c’est à dire à Sarkozy puisque Fillon a renoncé à son devoir, et que les ministres et la grande majorité de députés sont sous contrôle.

                Hélas, ce sont des gens comme vous qui votent pour des gens comme eux. Des gens qui ne voient pas plus loin que leur nombril (nota : c’est le petit bouton au bout du ventre).


              • Marc Bruxman 7 mai 2010 00:07

                "Regardez simplement sans a priori le résultat de la politique menée par les gouvernements PS et UMP depuis 30 ans. Privatisations et délocalisations pour le seul bénéfice d’une oligarchie cupide et au bout, 20% de chômage et le bouclier fiscal.« 

                Je considére que j’en ai bénéficié et je suis loin de faire partie de l’oligarchie... Même pas millionnaire en $ alors vous savez ;) Regardez la croissance du secteur du tourisme, de celui du divertissement, de la restauration. Cela prouve bien que les gens dans leur majorité ont plus de thune à claquer que durant l’age d’or des 30 glorieuses. Ils ont certes perdu la sécurité mais matériellement ils en ont bénéficié pour la plupart. Sauf qu’il y a eu des perdants c’est vrai.

                 »Quand à savoir si je préfère acheter une télé plus chère fabriquée en Europe en gardant mon emploi ou bon marché parce que fabriquée en Chine mais en pointant au chômage, vous avez votre réponse."

                70% des gens ne travaillent plus dans l’industrie, la réflexion est donc biaisée, si vous bossez dans les services ce qui est le cas de la grande majorité des gens vous n’avez pas peur de perdre votre emploi en achetant du made in china. 


              • ektin 7 mai 2010 00:13

                Bruxman, ça vient de bruxellose ?


              • deovox 7 mai 2010 03:26

                quand je lis les commentaires de bruxman je realise une fois de plus que l’esclavage qui a fait la honte de notre civilisation occidentale n’est pas mort. le discours est juste « modernise ».


              • foufouille foufouille 7 mai 2010 10:13

                "quand je lis les commentaires de bruxman je realise une fois de plus que l’esclavage qui a fait la honte de notre civilisation occidentale n’est pas mort. le discours est juste « modernise ».« 

                et encore c’est pas le pire
                genre »tant pis si les cons se font arnaquer" ou il vaut mieux se suicider que d’etre amputer
                bruxman est un fils de bobo, le travail fourni par papa


              • Bulgroz 6 mai 2010 19:24

                Les malades cagoulés qui ont attaqué la banque aux coktails molotov et y ont mis le feu, sont des groupuscules d’extrême gauche.

                Parmi les 3 morts dans cette attaque, il y avait une femme enceinte , morte brûlée vive .

                On attend avec beaucoup d’impatience ces détails sur nos médias français.

                Faut pas pousser, faudrait pas faire croire les extrémistes de gauche amis de Besancenot sont des gens dangereux puisqu’on vous répète que c’est surtout de l’extrême droite qu’il faut se méfier !!!


                • Marc Bruxman 6 mai 2010 19:33

                  C’est la ou nous mènent ces communistes de merde qui ne respectent rien. Attaquer une agence bancaire, même si on aimes pas les riches il faut vraiment être un trou du cul. A part les clients autant dans la merde qu’eux, les employés salariés comme eux (ah non s’est vrai ils sont chomeurs professionels nos cocos) y’avait qui ?

                  Mais c’est pas grave, ces ordures ont foutu le feu à une femme enceintes, ils sont contents, ils ont fait la révolution. De bons minables en quelque sorte. Vivement qu’ils aient leurs allocations sucrées et doivent aller travailler, ca va les calmer.


                • TSS 6 mai 2010 20:45


                  un groupuscule d’extrême gauche !!!ça c’est les medias ,chargés de jeter le discredit sur les

                   manifs qui ont dit cela !!,les preuves sont où ?

                  cela pourrait tres bien être des flics cagoulés chargés de mettre le « souk » on a connu ça chez

                   nous il n’y a pas si longtemps !!

                  le greviste (env 55ans)non cagoulé qui dit devant les cameras que dans la« m...e » où ils sont

                  c’est plutôt les fusils qu’il faut sortir ! il est d’extrême gauche ?


                • xbrossard 7 mai 2010 11:48

                  @Bruxman

                  « Attaquer une agence bancaire, même si on aimes pas les riches il faut vraiment être un trou du cul. A part les clients autant dans la merde qu’eux, les employés salariés comme eux (ah non s’est vrai ils sont chomeurs professionels nos cocos) y’avait qui ? »

                  tout à fait d’accord, c’est pour ça que je prconise une attaque ciblé ; on choppe le patron de la banque et on le brûle en place publique


                • Marc Bruxman 6 mai 2010 19:56

                  En tout cas ca a eu du bon ! Le gouvernement est enfin décidé à faire des économies ! ! !

                  http://lci.tf1.fr/politique/fillon-met-l-etat-au-regime-sec-5843497.html

                  Cette crisounette va peut être finir par avoir du bon qui sait ! On va voir si ils font ca intelligemment mais si enfin on pouvait avoir un vrai programme de réduction des dépenses ca serait bien.


                  • fwed fwed 6 mai 2010 22:07

                    tu te trompes Marc
                    A la fin il dit bien que « le sujet fondamental » est la loi sur le voile intégral. LOL

                    En dehors de ça, penses tu vraiment résoudre le problème du système monétaire en appliquant le raisonnement binaire de l’augmentation des impôts ou de la réduction des dépenses ?
                    Il faut mettre un minimum d’ordre dans le système monétaire Européen tant sur la création de la monnaie que sur sa gestion, sa circulation et sa destruction.
                    Nos hommes d’Etat laissent tranquille ce système aux mains de banques privées qui ne pensent jamais au rôle social primordial de la monnaie. Cependant ils s’avèrent beaucoup moins hésitant lorsqu’il s’agit de stigmatiser les citoyens ordinaires... bah alors ? ils sont pas géniaux nos hommes d’Etat ?


                  • jaja jaja 6 mai 2010 19:57

                    Le plus grand coupable et la plus belle ordure qui a menacé ses employés d’être virés s’ils ne venaient pas travailler en ce jour de grève. Et dans cette banque de merde, cadenassée et sans dispositifs de sécurité, ça a marché...

                    Le mouvement ouvrier grec ne devra pas le louper ce putain de banquier...


                    • jaja jaja 6 mai 2010 20:00

                      Sans oublier de socialiser les banques et de les regrouper en un grand pôle public sous le contrôle de la population.... après avoir expropriés, sans indemnisation, les gros actionnaires capitalistes qui exploitent le peuple grec depuis bien trop d’années...


                    • Le péripate Le péripate 6 mai 2010 20:01

                      Même pas de pudeur.

                      La saloperie communiste dans toute sa splendeur.

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