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Accueil du site > Actualités > Europe > €urozone : vers une crise historique ?

€urozone : vers une crise historique ?

Les 25 et 26 mars prochains, les chefs d’État et de gouvernement vont se réunir à Bruxelles. Une occasion très attendue pour statuer sur un éventuel mécanisme de soutien à la Grèce.

Depuis plusieurs mois, la tension monte au sein de la zone euro, suite à la dégradation des finances publiques grecques, consécutive à la crise économique. La crise n’est pas la cause de cette dégradation, elle n’en est que le révélateur. Depuis de nombreuses années, l’État grec a été taxé par ses partenaires européens de laxisme, voire même de tricherie statistique sur la gestion de ses finances publiques. La dégradation de sa note auprès des marchés financiers en a été l’une des conséquences.

Divergences au sommet

Le vrai problème réside sans doute dans la manière de régler la situation. Or de ce point de vue, les dirigeants des États membres de la zone euro se sont plus fait entendre par leur divergences que par leur esprit de solidarité. Au premier rang desquels, l’Allemagne. Le 17 mars, Angela Merkel a clairement fait entendre son opposition à un soutien financier de la Grèce. Tout y est passé. Des députés allemands suggérant même à la Grèce de céder ses îles pour se renflouer ou la suspension « pour au moins un an » du droit de vote de la Grèce au Conseil européen ou encore de proposer l’exclusion de la Grèce de la zone euro, ne laissant finalement à celle-ci comme seule alternative que le recours au Fonds Monétaire International (FMI). Or, comme le dit très justement Jean-Claude Trichet, président de la Banque Centrale Européenne (BCE), exclure un membre de la zone euro est une « hypothèse absurde ». La création d’un fonds monétaire européen (FME) serait également à l’étude, mais une telle création institutionnelle nécessite du temps à mettre en œuvre et ne règle en rien à court terme le problème.

Traumatismes allemands

Pour autant, rien ne sert de fustiger les responsables politiques allemands. Un membre du gouvernement français a récemment indiqué avoir trouvé le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, « très donneur de leçons et bien peu intéressé par l’Europe ». Cette façon de voir paraît curieuse si l’on considère que Monsieur Schäuble est justement celui qui est le plus en phase avec le credo européen au sein des membres du gouvernement fédéral allemand. En fait, derrière les réticences allemandes à davantage de solidarité européenne, ne se cache pas seulement la volonté de l’Allemagne de « faire payer » un État membre de la zone euro jugé laxiste depuis de nombreuses années, mais également le sentiment d’avoir été trahi. On leur avait promis, lorsqu’ils ont abandonné le Deutsche mark, qu’ils n’auraient jamais à payer pour les États membres qui ne respecteraient pas la règle. « Il faut attaquer le problème à la racine » indiquait récemment Mme Merkel, au risque d’irriter ses partenaires européens tel que la France, favorable à davantage de solidarité pour ne pas mettre en péril l’intégration monétaire européenne. Mais pour la Chancelière, une aide financière immédiate ne réglerait en rien le problème.

Mme Merkel doit également tenir compte de l’hostilité croissante de l’opinion publique allemande à aider un pays qui n’a pas assumé ses responsabilités. Pour les allemands, l’orthodoxie budgétaire est une obligation (la Constitution fédérale limite le déficit fédéral à 0,35% du PIB à partir de 2016). Traumatisés par le souvenir de l’inflation, ils souhaitent une monnaie forte et font valoir que les traités européens interdisent tout renflouement d’un État membre en difficulté et craignent un mauvais exemple laissant la porte ouverte aux excès des plus endettés. L’Allemagne a payé cher sa réunification, par une perte de compétitivité, une dégradation de ses comptes publics et l’abandon du mark pour l’Euro. Ils s’en sont sorti en se serrant la ceinture avec les réformes Schröder (Agenda 2000) avec la diminution de leur pouvoir d’achat, de leur protection sociale, le blocage des salaires et le recul du départ en retraite à 67 ans. Les allemands conçoivent donc mal que les autres États membres de la zone euro n’aient pas eu à faire ces sacrifices et refusent de payer pour eux. Ce en quoi, ils n’ont pas complètement tort.

Quelles solutions à court-terme ?

La solution actuellement à l’étude résiderait dans un mécanisme de prêts bilatéraux avec des taux d’intérêts plus élevés que la moyenne de la zone euro. Mais une telle solution nécessite encore l’aval des chefs d’État et de gouvernement et Athènes est aux abois. « C’est un point sur lequel on devrait pouvoir attendre que l’Union européenne puisse être à la hauteur des attentes » et une occasion « que nous ne devrions pas manquer » a mis en garde le premier ministre grec, Georges Papandreou, le 18 mars dernier. En d’autres termes, si une solution n’est pas rapidement mise sur la table et acceptée par les dirigeants européens, la Grèce n’aura d’autre choix que de recourir au FMI, solution qui serait jugée comme un désaveu durable de l’intégration monétaire européenne. Pourtant certains États de la zone euro, tels que l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas ainsi que des États hors zone euro tels que la Grande-Bretagne et la Suède, ne seraient pas totalement hostiles à ce recours.

Athènes ne ménage pourtant plus ses efforts pour prendre des mesures d’austérité douloureuses, répondant ainsi aux exigences de l’UE. Néanmoins, les taux d’intérêts qu’elle doit actuellement payer pour emprunter auprès des marchés sont encore intenables, environ 6%, soit près du double que les taux proposés à l’Allemagne lorsqu’elle emprunte sur les marchés.

Vers une nouvelle gouvernance monétaire ?

La crise grecque a finalement fait apparaître les carences de l’Union monétaire et son absence de mécanisme de coordination entre États membres. Depuis le début de la tempête financière, les allemands se sont opposé à une stratégie commune de sortie de crise. Néanmoins, ils n’ont pas tort de critiquer le laxisme de certains, mais en temps de crise, la critique est mal perçue. De son côté la Grèce met fin à ses mauvaises habitudes, et fait preuve de bonne volonté. Un accord politique serait-il donc si difficile à obtenir dans ces conditions jeudi et vendredi prochains ? Car le temps presse et la Grèce a besoin de 50 milliards d’euros à partir du mois d’avril. Si aucune solution n’est trouvée à la fin de la semaine, un État membre de la zone euro devra faire appel au FMI, en d’autres termes : être mis sous tutelle internationale... Ce fut déjà le cas pour la Hongrie et la Lettonie, mais ces deux États ne sont pas membres de la zone euro. Il resterait encore la solution d’une intervention du FMI qui laisserait à l’UE un rôle-clé.

Finalement, les allemands pourraient bien accepter de soutenir la Grèce in extremis, mais la contrepartie serait claire : la reprise en main allemande sur la destinée de l’Union monétaire. Et ça tombe bien pour Berlin puisque le mandat de Jean-Claude Trichet arrive bientôt à son terme. Selon les observateurs à Francfort, le choix de Vitor Constancio, gouverneur de la Banque du Portugal, comme futur vice-président de la BCE ouvre la porte à Axel Weber, président de la Bundesbank, pour la succession de Jean-Claude Trichet, dont le mandat s’achèvera fin 2011. Les États membres vont-ils enfin accepter de doter la Commission européenne d’un vrai pouvoir de vérification et de sanction ? Dans tous les cas, un tour de vis vers davantage de rigueur budgétaire dans la zone euro est plus que jamais à l’ordre du jour.

GP


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24 réactions à cet article    


  • PhilVite PhilVite 24 mars 2010 09:57

    La Grèce, c’est la zone €urogène de l’UE.
    ça va finir par couiner aux entournures !  smiley


    • Bigre Bigre 24 mars 2010 11:47

      Quel manque d’imagination de ces dirigeants européens. Enfermés dans le carcan qu’ils se sont construit !

      Sont-ils encore sur Terre ? Ils ne lisent pas le blog de Paul Jorion ? Ils ne songent même pas à révision l’article 103 du traité de Maastricht (ou son équivalent du honteux traité de Lisbonne ?

      Ils ont besoin d’un coup de pied au cul !


      • Augustule pipo 24 mars 2010 18:32

        Vous parlez surement de l’article 104 du traité de Maastricht !?


      • Antoine Diederick 24 mars 2010 12:16

        Bonjour

        Fitch dégrade la note souveraine du Portugal AA-

        Merkel au plus bas des sondages....

        et bombinette a retardement , l’endettement des particuliers...


        • zadig 24 mars 2010 12:59

          La Grande Bretagne et la Suède sont absentes de la zone Euro.

          Et pourtant elles sont favorables à un appel au FMI en lieu et place
          de la zone Euro.

          POURQUOI  !!


          • Antoine Diederick 24 mars 2010 13:24

            pages intéressantes aussi sur la Grèce et c’est ICI


            • AdNocendumPotentesSumus AdNocendumPotentesSumus 24 mars 2010 17:23

              Excellent article !

              Vous avez totalement raison sur le « traumatisme allemand », pour avoir travaillé et vécu en Allemagne, je ne peux que confirmer vos propos.

              Par ailleurs, vous avez également raison sur la possible arrivée d’Axel Weber à l’union monétaire.

              Enfin, vous soulevez le problème sous-jacent qui est la mise en place de sanctions envers la Grèce. En effet, l’Europe, déjà mal en point, doit adopter des mesures concrètes (sanctions) pour éviter que l’histoire se répète. 
              M’enfin avons-nous déjà oublié que la Grèce a accueilli les JO en 2004 ? En tout cas, ça n’a pas du l’aider niveau endettement...


              • AdNocendumPotentesSumus AdNocendumPotentesSumus 24 mars 2010 17:37

                Voilà je viens de le retrouver...



                L’article provient du journal « Les Echos ». Vous remarquerez par ailleurs l’investissement engagé par l’UE pour ces JO qui ne doit en rien arranger la situation de la Grèce...

                Avis aux initiés... !

              • Cicéror 24 mars 2010 17:23

                Le problème est structurel. Il faut changer le système avant qu’il continue à se dégrader. Un pays, un gouvernement, une monnaie. La monnaie est le reflet d’une nation. Chacun sa monnaie et l’€ pour tous.
                 


                • ddacoudre ddacoudre 24 mars 2010 17:55

                  bonjour guillaume

                  j’ai bien aimé quand tu dis que certain on envisagé que la Grèce vende certaines de ces îles. c’est à cela que nous conduit la gestion d’un état comme une entreprise ; faut-il que nous soyons fou pour confier notre destin a des hommes qui se croient les seigneur au point de disposer des état et des population comme s’ils étaient des domaine et les citoyens des serfs.

                  nous en sommes arrivé au même stade qu’au limite de la valeur or qui a conduit a bretton woods.
                  il faut modifier les critères de Maastricht qui sont des critères « entreprenarial » et pas adapté à la vie des états qui ne peuvent pas faire faillite.

                  cordialement.


                  • Croa Croa 24 mars 2010 19:49

                    « des domaines et les citoyens des serfs ».

                    C’est pourtant bien ça la vérité ! smiley

                    (Sauf que c’est mal dit  : des citoyens ne peuvent êtres des serfs ! Ainsi tu crée un oxymore ! Il aurait fallut écrire « sujets », lesquels peuvent être des serfs. Le terme citoyen ne s’applique qu’aux habitants d’une démocratie authentique.)


                  • ddacoudre ddacoudre 24 mars 2010 21:32

                    bonjour croa

                    croa croa tu as raison mais çà se discute, c’est quoi un citoyen servile ?

                    cordialement.


                  • Croa Croa 24 mars 2010 22:06

                    Bonne remarque, le « citoyen servile » existe ! smiley

                    En bon français c’est un « enculé » dont le sort conserve forcément une part de volontariat. Difficile toutefois d’en faire une généralité !

                    Ces considérations peuvent toutefois nous entraîner loin, sachant que la présence d’une majorité de « citoyens serviles » (évitons la répétitions des gros mots smiley ) est, dans l’absolu, possible, nous pourrions accepter librement et démocratiquement une dictature de fait  !!!

                     smiley Dûr !  smiley


                  • Laury 24 mars 2010 18:42

                    Bien vue l’article un peu contradictoire au début ,La Grèce est dans cet état parce-que les fonctionnaires de Bruxelles non pas fait leurs travail et non pas vue que pour avoir les critères
                    d’adhésion a l’UE les dirigeants du pays (un parti de droite a l’époque)avait fait un emprunt a la
                    banque mafieuse Américaine !!!
                    Maintenant qu’il y a une formation de gauche au pouvoir cela est intolérable ????
                    l’Allemagne qui a inondé la Grèce d’armement que ce pays n’avait pas besoin ferait bien de ce calmer car il ont largement contribuer a cette faillite !!!!!
                    La grosse crainte Allemande s’est que la Grèce ne soit pas le seul pays a demander un soutien !!!  


                    • Philou017 Philou017 24 mars 2010 19:51

                      Jacques Julliard,  ex-éditorialiste du nouvel-obs, se reveille  :

                      Vingt thèses pour repartir du pied gauche

                      Extraits :
                      3. C’est à la faveur de la mondialisation de l’économie qu’un grand coup de force intellectuel et social a pu être exécuté sans coup férir. Le capitalisme financier a su tirer parti de l’ouverture des marchés émergents, mettre en concurrence les travailleurs à l’échelle internationale pour faire pression sur les salaires. Il s’est imposé comme la seule hyperpuissance à l’échelle planétaire, au détriment des Etats.

                      8. L’Europe, qui, à cause des positions de ses deux nations de tête, l’Allemagne et la France, aurait dû jouer un rôle de contrepoids aux tendances hyperlibérales du capitalisme anglo-saxon, a failli complètement, au chapitre économique comme au chapitre politique. Conduite par des politiciens médiocres et sans vision, elle s’est faite l’instrument docile des tendances les plus dérégulatrices du capitalisme international. Cette véritable forfaiture explique le discrédit qui la frappe dans les classes populaires de tous les pays membres.

                      20. La destruction de toute forme de planification indicative et de toute politique industrielle, en un mot de toute espèce de régulation, est l’une des causes principales des dérives que nous connaissons aujourd’hui. La nécessité de rétablir une régulation économique respectueuse du marché est aujourd’hui comprise de tous. Seuls manquent pour le moment la volonté politique et les moyens de l’exercer. Il appartient à un rassemblement démocratique de les faire apparaître.


                      • Antoine Diederick 24 mars 2010 20:36

                        Julliard écrit ce qui a déjà été écrit sur Avox via des articles et des commentaires depuis plus d’un an déjà....pas mal pour un médium citoyen.


                      • Antoine Diederick 24 mars 2010 20:40

                        maintenant le danger va être le populisme à 5 balles pour rattraper le coup....et brosser l’opinion ds le sens du poil.....

                        O Peuple, soit attentif à te trouver de vrais hommes et femmes d’Etat, sinon tu vas vivre « star academy » en vrai ou bien la « Ferme des célébrités » en vrai aussi... smiley


                      • Antoine Diederick 24 mars 2010 20:43

                        fô pas être à gauche pour adhérer à ces propositions, c’est le bon sens, possible que la droite mette cela en pratique aussi


                      • Philou017 Philou017 25 mars 2010 00:54

                        AD : pour l’instant, il n’y a pas de proposition , mais un constat lucide, ce qui est déjà un beau progrès. Mais d’accord avec vous pour rester sur ses gardes. Le PS a trop montré par le passé un opportunisme se contentant de gérer et même de développer l’ingérable, à l’opposé de ses beaux discours.


                      • viva 24 mars 2010 19:51

                        L’allemagne n’est pas le pays le mieux placé pour ne pas aider la Grèce.

                         L’Allemagne à été aidé politiquement et économiquement par l’UE elle reçoit toujours d’importante aides financières du fonds européen de développement régional (FEDER) 20 ans après la réunification. 

                        Nous avons financé cette réunification


                        • ploutopia ploutopia 24 mars 2010 20:54

                          "La Grèce a besoin de 50 milliards d’euros à partir du mois d’avril". Cette importance quasi cathartique de l’argent a la peau dure ! Si seulement le livre « l’île des naufragés » de Louis Even pouvait être ajouté au programme de cours de nos grands énarques et eurocrates ! La Grèce n’a pas besoin d’euros, elle a juste besoin d’un moyen d’échange reconnu par une majorité : ça peut être des olives, de la fêta ou des coquillages… Ils ont du soleil, de l’huile de bras, des idées et des ressources, qu’attendent-ils ? L’Europe et l’euro c’est uniquement pour le grand Capital qui compte en milliards, ce n’est pas un moyen d’échange qui sert le peuple. Le cas de la Turquie ou de l’Argentine sous tutelle de maître dollar n’est-il pas suffisamment éclairant ?

                          Rien n’a changé depuis 2400 ans, l’homme est toujours aussi cupide et égoïste. De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…

                          Mais si on souhaite vraiment couper court à cette fichue peur de manquer et volonté de domination se traduisant par une thésaurisation excessive, il suffit d’adopter une monnaie fondante, moyen systémique par excellence permettant de juguler nos inhérents élans capitalistes.


                          • Antoine Diederick 24 mars 2010 21:49

                            je doute que la monnaie fondante soit la solution vu qu’il faudrait instaurer ce principe partout dans chaque pays que compte l’univers...

                            peut-être qu’il faudrait plutôt s’intéresser au cash flow des entreprises et au relais de croissance que les entreprises des marchés matures recherchent à l’extérieur de leurs zones d’action traditionnelle.

                            mais cela v m’entraîner trop loin....c’est une esquisse à laquelle je réfléchissais.


                          • Antoine Diederick 24 mars 2010 21:52

                            la mauvaise gestion de la Grèce est en effet la mauvaise gestion des dirigeants de chaque pays européen....la c’est clair et ils sont prêts à continuer cette paresse consensuelle plutôt qu’à sonner la fin de la récréation.


                          • BA 24 mars 2010 23:51

                            Grèce : la France accepte l’intervention du FMI.

                            C’est une concession majeure de Paris à Berlin pour arracher le feu vert d’Angela Merkel à un plan de soutien européen à Athènes demain jeudi, à Bruxelles. Jamais depuis la naissance de la monnaie unique, le Fonds monétaire international, dont le siège est à Washington, n’était intervenu comme prêteur en dernier ressort dans un pays de la zone euro.

                            « Ce n’est pas souhaitable » a récemment déclaré Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne (BCE). « Recourir au FMI pour aider la Grèce serait un signe de faiblesse » a déclaré Patrick Devedjian, ministre de la relance.

                            La France qui considère traditionnellement le FMI comme une « antenne du Trésor américain » aurait préféré une solution « 100 % européenne » à la crise grecque. Le plan validé par l’Eurogroupe le 15 mars dernier ne faisait d’ailleurs pas appel au FMI. Mais l’instransigeance de Berlin, dont la position s’est durcie ces derniers jours, oblige Paris à composer.



                            Outre le FMI, la France serait prête à accepter que l’on renforce la discipline budgétaire européenne, en actionnant les articles du traité de Lisbonne prévoyant la suppression des droits de vote pour les pays n’obéissant pas aux règles budgétaires communes, voire l’expulsion d’un Etat membre. Autant de concessions ont fait dire à la presse allemande hier qu’Angela Merkel avait réussi à imposer ses vues aux dirigeants de la zone euro.

                             

                            http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/03/24/04016-20100324ARTFIG00775-grece-la-france-accepte-l-intervention-du-fmi-.php

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Guillaume Poirier

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