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Accueil du site > Actualités > Europe > Exercices de comptabilité

Exercices de comptabilité

C’est plié : les grecs sont fainéants, dépensiers, roublards, trichent avec le fisc (d’autres disent qu’il s’agit d’un sport national), ont des dirigeants corrompus, et « refusent », comme dit leur premier ministre imposé par la Troïka, « d’assumer la réalité ». En conséquence leur pays est en faillite et leur dette frise les 252 % du PIB. Les britanniques sont travailleurs, paient leurs impôts et possèdent, en La City, une machine à faire du fric, qu’il pleuve ou qu’il neige. En conséquence, leur dette ne représente que le double de la dette grecque, 436% de leur PIB, une broutille selon les économistes fustigeant le laxisme grec. Les grecs doivent la somme faramineuse de 38 000 euros par habitant, c’est un scandale indélébile jusqu’à la fin des temps pour eux. Mais pas pour les américains qui en doivent autant. Les allemands, travailleurs, disciplinés, ordonnés et préventifs ne sont qu’à 51 000 euros par habitant ; quand aux français, ils doivent carrément le double des grecs (66 500 par habitant pour être exact). Les espagnols, qui cumulent dette souveraine et dette privée doivent moins que les français et les allemands (41 000 /habitant). Tandis que les japonais, qui n’ont plus leur triple A depuis une éternité ne doivent presque rien : un peu mois de 16 000 euros/habitant. La dette souveraine américaine représente un peu plus que 100% de leur PIB : 10,9 mille milliards (on oublie les zéros à partir de là) et les britanniques doivent 1.700 milliards. Les grecs ne doivent « que » moins de 400 milliards, mais avant la fameuse crise (et l’augmentation faramineuse des intérêts) leur ardoise marquait un « raisonnable » 180 milliards. En toute logique, la levée de fonds à 6-9% (et même plus) pour payer les intérêts d’emprunts contractés avec 2-3 %, a multiplié la dette de plus de 100 %. En conséquence, on prête à la Grèce 100 milliards aujourd’hui, alors que cinquante auraient amplement suffit il y a trois ans ou même au tout début de la « crise » de sa dette souveraine. D’autant plus qu’il s’agit désormais d’honorer des emprunts qui ont vu leur intérêt augmenter de 300-400 %, et que le pays ne peut plus emprunter. En conséquence, UE et FMI (troïka) négocient (avec comme contrepartie la nécrose de l’économie grecque et la paupérisation de la société grecque) une aide de 100 pour honorer une de cinquante qui se trouve être à présent de 180. Les 80 restant, en échéance, deviendront 220.

A qui donc la Grèce doit-elle ? Aux banques françaises (près de 42 milliards), allemandes (16 milliards), britanniques (10 milliards), américaines (6 milliards) mais aussi portugaises (7,5 milliards) et italiennes (3 milliards). Faites donc le compte à la louche : plus ou moins 86 milliards. Ajoutez une centaine de milliards de fonds spéculatifs antes la crise, dont la plus grande partie sont le fait de la Lehman Brothers (et de Merrill Lynch) et vous avez, gonflée, la réalité non comptable de la dette grecque, intérêt plus capital (mais le capital, tout le monde s’en fout). Inutile par ailleurs de souligner qu’en 2008 les deux institutions financières précitées étaient l’une en faillite et l’autre à vendre. Inutile aussi de souligner que le « sauvetage » de ces deux institutions - pourtant largement condamnées par plusieurs tribunaux fédéraux - a couté au département du trésor américain quatre fois le dette grecque, près de 700 milliards du « premier plan Paulson » (celui-là même qui avait décidé de la faillite de Lehman Brothers) mais comme à l’époque le trésor signait des chèques sans mentionner le montant, on ne sait toujours pas la somme exacte). On appelle cette folie inflationniste de la dette « la réalité du marché », celle-là même que le premier ministre grec utilise pour imposer aux grecs, déjà à bout, l’oubli tout acquis social, de toute perspective de « croissance », bref, de tout espoir d’une vie meilleure. C’est rationnel, cohérent et limpide. D’après la cheftaine du FMI (celle qui, 10 mois après la crise financière de 2008, alors ministre de l’économie, « voyait » la fin de la crise toute proche) tout cela n’est pourtant pas suffisant : il faut encore plus de rigueur, il faut une nouvelle aide massive, il faut un nouvel abandon des créances, sinon la Grèce devra, ruinée, sortir de l’Euro. Les patrons des fonds spéculatifs qui ont créé la crise des dettes souveraines et spéculent sur la fin de l’Euro n’auraient pas rêvé de meilleur porte-parole. En effet, la Grèce peut sortir de l’Euro (qu’elle n’aurait pas du intégrer de toutes façons) mais l’Europe peut-elle supporter une telle défection ? Les 86 milliards d’exposition des banques européennes précités connaîtront le sort de la « dette grecque » on y ajoutera quelques zéros et toute intervention du Fond Européen n’y changera rien : on n’a plus à faire avec une écriture comptable mais avec le miracle de la multiplication des pains. Entre temps, pour amuser la galerie (et gagner les élections) on reparle, avec tous les muscles de ses mollets, de l’imposition des transactions financières (de 0 virgule et je ne sais plus combien de zéros après la virgule). Chiche, bien entendu. Ne serait-ce que pour enlever trois minutes de sommeil aux patrons du CAC 40 et aux banquiers. Trois minutes c’est le temps que dure un cauchemar.

Cependant, si l’on veut légiférer, faudrait mieux interdire l’achat à terme (avec de l’argent fictif) et de prohiber les opérations boursières à la baisse : comment est-il moralement, économiquement et politiquement soutenable de supporter encore que des fonds spéculatifs misent sur la déchéance de l’économie, des citoyens et de la démocratie ? Comment peut-on encore accepter que des mesures financières lèvent les peuples les uns contre les autres ? C’est à cela que l’Europe sert-elle ? A ce qu’en son sein on diffuse allégrement (et au mépris de toute réalité) l’idée d’un monde partagé entre « Allemands » et « Grecs » ? Entre pays vertueux et pays irresponsables ? Entre Nord et Sud ?

On nous ressort ces derniers temps l’Europe des Nations, on parle de « partenaires » européens, on nous titille avec des « discours franco-allemands » : en fait, et à l’instar de la cheftaine du FMI, on nous propose un monde sans capital, sans industries, sans travail, sans frontières, voire sans citoyens, où seul l’intérêt (dans toutes ses formes) aura droit de cité. Quoi qu’essaie de nous vendre la présidence de la République… 

Aux bons Sea France, salut.


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19 réactions à cet article    


  • JL JL1 10 janvier 2012 09:52

    Bonjour,

    vous écrivez : « les grecs ... « refusent », comme dit leur premier ministre imposé par la Troïka, « d’assumer la réalité » » A la vérité, de mon point de vue, ce sont ceux qui croient que les arbres montent jusqu’au ciel qui n’assument pas le réalité (*)

    Suite à cette remarque et dans le contexte de cet article, je crois qu’il est opportun de copier-coller ici ces réflexions extraite d’un article de de Paul Krugman intitulé, précisément :

    la politique post-moderne qui ne se soucie pas des fait
    s

    « Personne ne comprend rien à la dette 2 janvier 2012 : « lorsque les gens de Washington ( la « fameuse communauté internationale) parlent de déficits et de la dette, en gros ils n’ont aucune idée de ce dont ils parlent - et ce sont ceux qui en parlent le plus qui la comprennent le moins…

     »Ceux qui s’inquiètent des déficits peignent le tableau d’un futur dans lequel nous sommes appauvris à cause des sommes que nous devons rembourser après nos emprunts. Ils voient l’Amérique comme une famille qui aurait contracté un crédit trop important et qui aurait donc des difficultés à payer ses échéances tous les mois. Ceci est une analogie vraiment mauvaise, sur au moins deux plans. Tout d’abord, les familles se doivent de rembourser leurs dettes. Pas l’état - tout ce qu’il doit faire est de faire en sorte que sa dette augmente moins vite que son assiette fiscale.) La dette de la seconde guerre mondiale n’a jamais été remboursée ; elle s’est seulement retrouvée de moins en moins pertinente à mesure que l’économie américaine croissait et avec elle le revenu soumis à l’imposition. Ensuite, et c’est le point que presque personne ne semble comprendre, une famille surendettée doit de l’argent à quelqu’un d’autre ; la dette américaine est dans une grande mesure de l’argent que nous nous devons à nous-mêmes….

    « Pour la dette due à des étrangers  : chaque créance étrangère sur l’Amérique d’une valeur d’un dollar correspond à une créance américaine sur les créances étrangères d’une valeur de 89 cents…. Nous avons besoin de davantage - et non de moins - de dépenses d’État pour nous sortir de ce piège du chômage. Et cette obsession malavisée nourrie d’inexactitudes au sujet de la dette nous barre la route. » (Paul Krugman)


     »De l’argent que nous nous devons à nous même"
     : cette remarque nous interpelle ! En effet, d’une certaine façon, si les détenteurs de la dette sont des nationaux, d’une certaine façon, le montant et le taux sont secondaires. Quoique : si encore ils payaient des impôts en conséquence !. En revanche, si les détenteurs sont des étrangers, alors, oui,les taux sont insupportables. Mais comme ceux qui en bénéficient, ceux-là qui croient que les arbres montent jusqu’au ciel, se moquent bien des frontières, des États et des nations ; et qu’ils ont le pouvoir sur la finance, alors, ce n’est pas près de s’arrêter. C’est dans l’ordre des choses ; mais ce qui ne l’est pas, ce sont leurs mensonges. Il est temps que tout le monde le sache : c’est cela qui est révolutionnaire.

    (*) - Mais le problème dit Alice, c’est de savoir si tu peux faire en sorte que les mots signifient des choses différentes. - Le problème, dit Humpty Dumpty, est de savoir qui commande, c’est tout !


    • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 10 janvier 2012 10:18

      C’était, bien entendu, de l’humour. Noir.


    • Robert GIL ROBERT GIL 10 janvier 2012 09:55

      Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe,pour les mettre en garde contre les mefaits de la finance en Europe publié dans de nombreux journaux… grecs. Voir quelques extraits ci-dessous :
      http://2ccr.unblog.fr/2011/11/07/les-banques-rameneront-le-fascisme/


      • JL JL1 10 janvier 2012 10:16

        "Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme.« (Mikis Theodorakis)

        C’est le moment de relire »Matin brun".


      • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 10 janvier 2012 10:20

        Je dis, tout au long de cet article (et bien d’aurtres), la même chose...


      • Absolute 10 janvier 2012 11:39

        436% du PIB pour la Grande Bretagne ? Je me demande d’où sort ce chiffre...

        Quant à la dette par habitant, cette donnée n’a aucune valeur. Il faut en effet relier l’endettement à la richesse produite et (éventuellement) déduire les actifs détenus : le chiffre le plus pertinent à retenir est alors la dette (nette) en % du PIB. 

        Vu ainsi, la Grèce est un très mauvais élève avec une dette de 153% du PIB (166% en brut) Un chiffre qui a ni plus ni moins doublé en 10 ans. Vient ensuite le Japon avec 130% (233% en dette brute), soit là encore une augmentation de plus de 100%. La France est à 81% (87% en brut), L’Allemagne à 57% (82% en brut).


        • Michel Koutouzis Michel Koutouzis 10 janvier 2012 11:52

          Qui décide que la dette par habitant n’a aucune valeur ? Qui décide des paramètres de la dette ? Qui décide des bons et mauvais élèves ? Pour la dette britannique, cherchez donc du côté de la BBC business news : elle ne pense pas que la dette/habitant ( 117 000) n’a aucune importance et calcule à 436% du PIB la dette extérieure...


        • Absolute 10 janvier 2012 13:43

          Personne ne le décide, ce n’est que pure logique : l’endettement ne peut qu’être proportionnel à la richesse produite (c’est à dire un pourcentage du PIB).

          Or en 2011 la dette grecque était allégrement supérieure à la richesse produite, et elle l’était déjà en 2007 (105%). Le mouvement de panique qui a suivi a évidemment largement contribué à faire plonger la Grèce dans une spirale infernale.

          Concernant le chiffre avancé pour le Royaume Uni il s’agit donc de la dette extérieure, non de la dette publique. Un chiffre très intéressant toutefois et que je ne connaissais pas. Il serait intéressant de voir la contrepartie (à savoir les créances extérieures) ainsi que sa nature. Quoi qu’il en soit, la situation du RU est loin d’être rose...


        • Defrance Defrance 10 janvier 2012 14:30

           Et personne ne parle de la dette publique des Bahamas, de l’ile de Man, de Monaco, du Liechtenstein .... Bizare non ? 


        • Absolute 10 janvier 2012 16:46

          Je suis preneur des chiffres si vous les avez, mais quoi qu’il en soit, le problème avec les paradis fiscaux ne vient pas de leur taux d’endettement !


        • Razzara Razzara 10 janvier 2012 11:59

          Et puisque nous en sommes à causer des exercices de comptabilité, en voici un des plus savoureux :

          http://lexpansion.lexpress.fr/economie/l-allemagne-se-fait-payer-pour-emprunter_277867.html#xtor=AL-241

          Extraits :

          [...] L’Agence financière, qui gère la dette du pays, a placé sur le marché 3,9 milliards d’euros de titres à six mois (« Bubills »), avec un rendement moyen négatif de -0,0122% [...]

          L’opération de lundi offre à l’Etat allemand « un très bon résultat », a poursuivi le porte-parole. Emprunter ne lui coûte en effet plus rien, au contraire, les investisseurs paient une prime pour acquérir ses titres. [...]

          Si cela n’est pas le génie financier poussé à son paroxysme je ne sais pas ce que c’est. Ah si : du grand n’importe quoi  !

          Tiens, la prochaine fois que je vais à la banque je vais demander un crédit à taux négatif. Après tout il n’y a pas de raison hein ... Ouarf, qu’est ce que l’on se marre quand même.

          Cordialement

          Razzara


          • Aldous Aldous 10 janvier 2012 14:17
            χαίρε Michel.

            Vos calculs font bien ressortir l’artifice de cette crise prétendument grecque. Artifice sémantique mais malheureusement aux conséquences dramatiques pour les grecs.

            Une cousine qui habite Athènes (un quartier cossu) m’a raconté que dans l’école que fréquence sa fille, une camarade était tombée évanouie. Quand elle est revenue à elle, elle a fini par avouer avec honte qu’à la maison ils n’avaient pas mangé depuis trois jours.

            Να΄σαι καλά


            • Defrance Defrance 10 janvier 2012 14:27

               Bonjour l’auteur, 

                   Sarközy de Nagy-Bonsaï l’a d’ailleurs confirmé, l’heredité y est pour quelque chose, et en est lui même un échantillon de Salonique me semble t il ? 

               Roublard, voleur ........ 


              • chantecler chantecler 10 janvier 2012 14:45

                Bon article .
                Petit correctif ?
                http://www.pauljorion.com/blog/?p=32526
                Cr.


                • antonio 10 janvier 2012 15:20

                  Merci pour votre article.


                  • chacaldu06 chacaldu06 10 janvier 2012 16:11

                    Bonsoir à tous,

                    Au risque de me faire tuer, je suis comme le gars de « Manon des sources » qui a payé son eau de source et qui ne veut pas de l’eau de « camion » !...

                    La dette se monte à« tant »par « Français », « tant » par « Allemand » etc...,etc...

                    Mais c’est la dette des banquiers, des boursiers, des magouilleurs, bref, des bandits et des voleurs !!!!

                    Je n’ai jamais eu de quoi « boursicoter », de faire des « placements », comme la plupart des Français, des Allemands ou des Italiens !

                    Ce sont eux, les riches et les « puissants » qui trafiquent avec la bourse, qui magouillent !

                    Ce sont eux, les « élites élues » qui ont voulu des mandats représentatifs du Peuple ! - Incapables qu’ils sont d’honorer la confiance des gens ! - Mais capables de s’enrichir toujours plus...

                    Ce sont « eux » qui font « la dette » !...qu’ils veulent nous faire payer !

                    PAS NOUS ! ...Nous, on paie des impôts, de la TVA et des taxes...

                    Alors, c’est à « eux » de rembourser leur foutue dette, pas aux peuples !...

                    J’ai 1000 €uros devant moi et j’estime être (relativement !) « tranquille » vis à vis de ceux qui viennent de perdre leur emploi (SEA FRANCE, par exemple)...

                    Qu« ils » ne viennent pas nous emm... avec leur triple A, leur taxe Tobin, règle d’or et autres foutaises...

                    TOTAL : 1.000.000 d’euros de bénef par MOIS...SANS IMPOTS !!!!!!!!!!!

                    Le Peuple ne doit rien, ni aux banksters, ni aux politicards véreux, ni à la haute finance.

                    Qu’ils se dem.... !

                    @+


                    • chacaldu06 chacaldu06 10 janvier 2012 16:14

                      Re,

                      Pour TOTAL, il manque trois zéros - 1.000.000.000

                      Excusez du peu...


                    • efarista efarista 10 janvier 2012 19:41

                      Pourquoi avez vous enlever la légende sous la photo prise pendant qu’un intervenant leur demandait s’ils croyaient vraiment les peuples dupes du fait qu’ils n’étaient que des guignols ??


                      • BlackMatter 11 janvier 2012 14:02

                        Je ne sais pas comment vous faites vos calculs mais 1700 milliars d’euros de dette publique pour 65 millions d’habitants, ca fait 24 000 euros et non pas 66 000...


                        Par ailleurs, vous oubliez un point essetiel, c’est le pib par habitant (soit plus de 33000 euros en France).

                        C’est moins grave d’avoir 20 000 euros de dette quand on gagne 30 000 euros par an que 10 000 euros quand on ne gagne que 5000.

                        C’est pour ça qu’on exprime l’endettement par un taux : pourcentage du PIB.

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