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Accueil du site > Actualités > Europe > Faillite de l’Europe : reculer pour mieux sauter !

Faillite de l’Europe : reculer pour mieux sauter !

Comment voir clair dans l’infernal embrouillamini des crises enchevêtrées : dettes publiques, banques, instabilité et irrationalité des marchés ? Et ce n’est pas M. Sarkozy avec son pédagogisme à deux balles qui nous y aidera, bien au contraire ! D’ailleurs y comprend-t-il lui-même quelque chose ? Ce n’est pas sûr ! Quant à nous, nous nous essayons de progresser à travers ce maquis armés uniquement du sabre d’abattis qu’est le bon sens…

Premier constat élémentaire, ces braves gens, les pacsés Merkel & Sarkozy ne viennent pas au secours de la Grèce comme ils le clament. Ils viennent à la rescousse de la zone euro et de cette construction contre-nature qu’est l’Union européenne. Contre-nature en ce qu’elle se construit sur de soi-disant « valeurs » à rebours des racines authentiques, organiques, vitales de l’Europe réelle. Ce faisant ces deux personnages agissent au profit exclusif de leurs propres banques dont l’exposition à la dette grecque est forte dans les deux cas 1 : la Grèce coule et avec elle les principales banques des deux alliés !

Notons à ce propos que l’accord intervenu le 27 octobre 2011 au petit matin n’apporte aucune solution durable – un qualificatif à la mode 2 - à la crise de Eurozone ni pour la crise de la dette publique souveraine ni pour celle des banques. Mme Merkel a cependant eu gain de cause en obtenant pour les financiers et les spéculateurs le renoncement – et donc la perte - de 50% de leur créance sur la Grèce, soit de 100 à 180 de milliards d’€uros alors que M. Sarkozy, ménager de ses compradores, voulait limiter la casse à 30% 3 . Mais lui aussi est gagnant en ce qu’à travers cet accord il s’est acheté du temps, le délai nécessaire pour aller jusqu’à l’échéance des présidentielles sans avoir à résoudre le problème sur le fond. Après nous et les élections, le déluge. Cela en ménageant la banque, laquelle, en contrepartie de ses pertes, obtient une garantie de fonds à hauteur de 30 mds d’€… Cet abandon volontaire d’une partie de la créance permet ainsi de ne pas prononcer le mot fatidique de « faillite » : ce sont les banquiers qui font acte délibéré et non Athènes qui les place devant le fait accompli.

En effet la réunion des chefs d’État et de gouvernement de l’Union, les caïds de la Commission européenne, les présidents des établissements bancaires et Mme Lagarde, ci-devant directrice du Fonds monétaire international, réunis à Bruxelles dans la nuit du 26 au 27 octobre afin de trouver une sortie de crise pour la Grèce - en proie à un désarroi croissant prise qu’elle est dans l’étau de mortels plans d’austérité - s’est tenue sous la menace de faillites en cascade des grandes banques privées françaises, allemandes, espagnoles, grecques, italiennes, portugaises, belges… Celles-ci ayant il est vrai, multiplié depuis 2007 les comportements à risque afin de maximiser leurs profits à court terme et satisfaire la voracité cannibale de leurs actionnaires, tout en rémunérant grassement leurs dirigeants intègres !

Ayons à l’esprit que les prêts à la production et à la consommation ne représentent que 2 à 5% de l’activité bancaire et qu’à ce titre les flots d’argents déversés par la BCE depuis 2008 pour renflouer les établissements financiers et rétablir leur solvabilité n’aura servi en fin de compte qu’à la relance de leurs mauvaises pratiques… notamment la spéculation sur la dette souveraine des États membre de l’Euroland. Pour ce faire, les banques qui se financent à court terme, s’engagent sur le long terme – à dix ans voire à 30 ans - dans le cas d’obligations d’État. Or si ces derniers, écrasés par le poids du service de leur dette, connaissent eux aussi un déficit de solvabilité - avec dégradation de leur note de gueule à la clef - c’est tout l’édifice de la confiance qui menace de se délabrer. Alors s’instaure un cercle vicieux qui, en augmentant le risque de défaut de paiement, fait croître les taux d’intérêts accentuant le risque de faillite tout en déstabilisant l’édifice financier dans son ensemble.

Dans cette méchante perspective, la faillite de la banque franco-belge Dexia au début du mois d’octobre n’était qu’un signe avant-coureur de ce qui pourrait bien advenir dans les prochains mois aux réseaux bancaires européens en raison du dérapage d’une dette publique devenue immaîtrisable pour les principales économies de l’Union – Italie, France, Allemagne. Crise aiguë dont la contagion s’étendra, n’en doutons pas, aux États-Unis. On comprends mieux l’insistance de M. Sarkozy à vouloir faire « recapitaliser » les banques - à hauteur de 108 mds d’€ - même si nombre de patrons du secteur jugeaient encore il y a peu inutile un quelconque apport de liquidités (virtuelles), les établissement bancaires disposant en principe de suffisamment de fonds propres… et les pertes éventuelles devant être le cas échéant prises en comptes de provisions avec pour seule conséquence une diminution des bénéfices et une réduction subséquente des dividendes ! C’était au demeurant la conclusion des tests de résistance - stress tests – auxquels les établissements bancaires européens avaient été soumis en juillet dernier 4.

Reste que la rentabilité - c’est un fait - des banques européennes est à présent en chute libre. Une tendance lourde qui devrait s’accentuer en 2012, plombées qu’elles sont par l’hypothèque de l’insolvabilité grecque comme détonateur de l’implosion du secteur bancaire européen. Certains experts avancent déjà l’hypothèse de 10% de faillites bancaires dans les mois qui viennent. Quelle sera en effet la situation le jour l’Italie berlusconienne dont la dette est six fois supérieure à celle de la Grèce, ou l’Espagne dont la dette est également particulièrement inquiétante, seront en cessation de paiement ? Et bien la plupart des banques commerciales allemandes, françaises se retrouveront en dépôt de bilan ! Pourtant, grâce au ciel et à l’Empire du Milieu, Pékin pressé de se délester de ses réserves de change en Dollars de papiers – 3040 mds de monnaie de singe ! – et de les convertir en Euros, se propose de venir au secours de l’Europe et de sa grande braderie à venir. Notons que si l’économie américaine entre en récession, le marché intérieur chinois, aussi vaste soit-il, ne suffira pas à soutenir son économie et le collapsus sera alors mondial.

Parce que ce ne sont pas les mesures utiles, nécessaires mais trop tardives - des règles prudentielles élémentaires que la crise de 2008 n’a pas incité les gouvernements à imposer au marchés ; au contraire ceux-ci ont poursuivi leur chemin pavé de nuisance et de superprofits - que seraient une sévère réglementation des marchées, la traçabilité des mouvements de capitaux, un étroit encadrement de la spéculation et sa taxation - mais toute règle n’est-elle pas destinée à être contournée ? – assortis d’une séparation entre les activités bancaires, banques de dépôt d’un côté et banques d’investissement de l’autre 5.

Mais parce que cela ne sera pas mis en œuvre, demeure deux ou trois sorties de crise désormais possibles : la faillite assumée de la Grèce… puis de l’Irlande, du Portugal, voire de l’Espagne… ou plus original, la sortie de l’€uro de l’Allemagne. Enfin, ultime éventualité, la guerre.

À propos de l’Allemagne court une folle rumeur. Nos cousins d’Outre-Rhin - lesquels ont gardé en mémoire la République de Weimar et ses valises de billets tout comme les É-U restent hantée par la Grande dépression quatre-vingts ans après - s’opposeront mordicus à la politique de la planche à billets sur le modèle de la Réserve fédérale américaine. Or le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble pense apparemment à claquer la porte de l’€uro si des émissions monétaire massives, qu’il juge suicidaires à terme, était décidées en dernier recours. « De La Rue », entreprise britannique tête de file mondiale dans l’impression de billets 6, aurait ainsi - selon une fuite… à visée manipulatoire ? - reçu commande pour l’impression de nouveaux Deutschemarks !? En outre, dans un récent entretien accordé au Spiegel 7, Wolfgang Schäuble envisage implicitement une sortie de l’€uro : « Nous sommes confrontés à des événements que nous n’avions pas prévus…[et après avoir abordé la lancinante question du vieillissement allemand, il s’agit aujourd’hui de] sécuriser notre prospérité à long terme »… car rentes et pensions sont les premières frappées par l’inflation, aurait-il pu ajouter !

Dans ce même entretien le ministre allemand n’hésite pas à évoquer ces deux voies de sorties de crise que seraient l’inflation (la dévaluation de la monnaie unique) et/ou « la guerre » comme moyen de gommer la dette et pour terminer pose la question d’une « réforme monétaire ». Dans sa bouche il ne s’agit donc pas de « réforme fiscale » comme celle que les Français entendent mettre sur la table dans le cadre de plans d’austérité… qui n’osent pas dire leur nom. Ce ne sont pas non plus des mesures budgétaires portant sur la forme et la nature de l’impôt (assiette et répartition des impôts directs, augmentations des taxes telle la TVA), ni d’une réduction des dépenses publiques... Ce sur quoi Wolfgang Schäuble conclut : «  vous avez exactement décrit l’énorme défi historique que nous affrontons ! ».

Reste une solution à portée de toute les bourses nationales – sans jeu de mots - pour désamorcer la bombe à retardement de la dette souveraine et en premier lieu celle d’une Grèce définitivement insolvable, amorce d’une réaction en chaîne affectant toutes les économies défaillantes de l’Eurozone… fruit d’années de démagogie et d’incurie politique. N’est-ce pas le président français qui dans son intervention télévisée du 27 octobre 2011 avouait, sans se rendre compte de la portée de ses paroles, que « la France élabore, depuis 1974, un budget en déficit ». Situation dans laquelle il a lui-même sa part cruelle de responsabilité ayant été ministre du budget entre autres de mars 1993 à mai 1995… il faudra s’en souvenir !

Cette solution radicale consiste donc à ce que la Grèce sorte de l’€uro et déclare sa dette « odieuse » 8, autrement dit non fondée, en tout ou en partie. Déjà des voix s’élèvent un peu partout qui réclament un « audit » des dettes souveraines et de celle-ci en particulier afin de les passer au scanner et de déterminer leur degré de légitimité ou d’illégitimité. Procédure qui a été suivie avec succès par quelques pays placés le dos au mur. Un seul exemple, celui de l’Équateur qui, en décembre 2008, asphyxié par le remboursement d’emprunts atteignant 50% de son budget, a vu le président Raphaël Correa élu deux ans auparavant, refuser d’honorer 40% de la dette équatorienne considérés comme « illégitimes »… forçant ses créancier à abandonner 70% de leurs droits. L’Equateur entrait alors en défaut de paiement pour la 3e fois en 14 ans, cette fois non comme résultat non d’une faillite subie, mais en tant qu’effet d’une décision politique et économique réfléchie, en un mot en tant qu’acte souverain volontaire et unilatéral.

« J’ai donné l’ordre de ne pas payer les intérêts. Le pays est donc en défaut sur sa dette extérieure. Nous savons qui nous affrontons, de véritables monstres qui n’hésiteront pas à tenter d’écraser le pays, mais je ne pouvais pas permettre qu’on continue à payer une dette immorale et illégitime. En tant que président de la République, j’en assume toute la responsabilité » déclarait le 12 décembre 2008, Rafael Correa avec un certain panache. Une ardeur à défendre les intérêts nationaux qui fait en la circonstance bien défaut aux ectoplasmes de la politique politicienne européenne.

Arrivés à échéance le jour même de ce discours prononcé à Guayaquil, 30,6 millions de $ d’intérêts dus sur des bons à échéance 2012 n’étaient pas réglés. Une décision suivie du refus d’assumer le service de la dette libellée en bons à échéance de 2015 et 2030 pour un montant total de 3 mds 230 millions de $. Les créances bancaires contestées totalisaient à cette date 3,8 mds de dollars, soit avons-nous dit, près de 40% de la dette publique extérieure de l’Equateur d’un montant total de 9,9 mds de $. Il s’agissait principalement de bons du Trésor objets de transaction sur les marchés financiers et en particulier sur celui de Wall Street. Or devant la détermination du pouvoir équatorien, les détenteurs de ces titres de dette ont alors commencé à les brader à 20 % de leur valeur ce qui permit au gouvernement équatorien de racheter 91 % de ces titres mis sur le marché au coût réduit de 900 millions de $. La dette ainsi récupérée à prix cassé – avec les intérêts qui ne seront pas à déduire d’ici 2030 – l’Équateur a réalisé un gain de 7 mds de $. À partir de là, le service de la dette équatorienne qui se montait à 32 % du budget de l’État s’est trouvée diminuée de moitié… Quelle autre démonstration faut-il ?

Considérant qu’à l’instar de l’Equateur, l’Argentine et le Paraguay ont eux aussi refusé de payer leurs dettes à la Banque mondiale, au Fmi, au Club de Paris et aux banquiers, il semble parfaitement envisageable pour un pays surendetté - au-delà du raisonnable - comme la Grèce, à l’économie laminée par des taux d’intérêts longtemps insupportables 9, de refuser de payer les usuriers qui le traquent. Et qu’a contrario du vent de panique que souffle les médias et les économistes, cela ne débouchera pas nécessairement sur le chaos… l’Argentine connaît actuellement un taux de croissance d’environ 8 % depuis 2003, quant à l’Equateur le sien oscille entre 3 à 4 %…

L’ex président de la République française, Valéry Giscard d’Estaing ne disait d’ailleurs pas autre chose lorsque, s’exprimant le 26 octobre à propos de la crise européenne sur RTL, il appelait les responsables européens «  à voir un peu plus loin... On exagère, tout le monde panique mais le Pib de l’Europe est 3 fois celui de la Chine ». Reste que si M. d’Estaing à raison sur les chiffres, la réalité ultime se situe d’abord dans la perception subjective et irrationnelle des hommes… et les chefs d’État et de gouvernement ne sont que des hommes, trop souvent médiocres parce qu’issus des filières de l’opportunisme et d’appareils politiques partisans ! Nous pouvons alors tout redouter de leur capacité limitée à faire passer l’intérêt général, celui des peuples, avant celui des groupes de pression, des minorités agissantes et de l’omnipotent Marché. N’est-ce pas au fond ce qu’en substance a laissé entendre M. Henri Guaino, proche conseiller de M. Sarkozy, lorsqu’il il évoquait ce lundi 31 octobre, à la veille du sommet du G20 des 3 et 4 Novembre 2011, une imminente « catastrophe planétaire » … dans le cas, il est vrai, où la Chine s’abstiendrait de voler au secours de l’Europe défaillante ?

 

Notes

(1) Les établissements français sont les plus engagés en Grèce, leurs créances atteignent quelque 53 mds d’€, dont 30 mds pour le Crédit Agricole et 5 mds pour BNP Paribas auxquels s’ajoutent 3 mds d’engagements commerciaux sur des entreprises privées grecques. Les banques allemandes, qui ne disposent pas de filiales en Grèce cumulent une exposition de 11,6 mds d’€ (Commerzbank 2,9 mds – idem pour la Deutsche Bank 2,9 mds).

(2) «  La détermination de la chancelière et de moi-même est totale pour apporter des réponses ambitieuses et durables » dixit M. Sarkozy au soir ce cet accord mémorable.

(3) Le sommet européen du 21 juillet n’avait envisagé qu’une déduction de 21% inévitable depuis l’effondrement des prix à la revente des obligations d’État : les titres grecs supportaient une décote de 65 à 80%. Aussi lorsque les gouvernements annoncent qu’ils sont parvenus à imposer, après d’âpres négociations, d’importants sacrifices aux banques, ils n’ont fait qu’entériner un état de fait. Du coup banquiers sont parvenu à sauver leur mise grâce aux politiques. Ceci expliquant cela, un rebond spectaculaire des marchés financiers et une remontée du cours des actions, ont immédiatement suivi l’accord du 27 octobre.

(4) Seulement huit banques européennes sur quatre-vingt dix - dont cinq espagnoles – n’avaient pas réussi à leur examen de passage aux stress tests de juillet 20011. Les établissements italiens, portugais, français et allemands ont été déclaré solides, les recalés par contre devant lever 2,5 mds d’€ de capital pour se mettre en conformité avec les exigences de l’Autorité bancaire européenne.

(5) En 1933 était voté aux Etats-Unis le Glass-Steagall Act ou Banking Ac établissant une stricte séparation entre banques de dépôt et banques d’investissement avec pour objectif de protéger les épargnants des risques liés aux foucades des activités spéculatives. Les banques de dépôts se voyaient interdire les activités d’investissement comme l’achat d’actions ou de produits financier titrisés ou leur échange. Elles ne devaient à ce titre user de l’épargne en dépôt que pour des prêts aux ménages, aux entreprises ou à d’autres banques.

(6) http://fr.wikipedia.org/wiki/De_La_Rue

(7) http://www.spiegel.de/international...

(8) L’ancien ministre du Tsar Alexander Nahum Sack qui après la révolution de 1917 émigra à Paris où il devint professeur de droit et théoricien de la doctrine de la dette odieuse écrivait en 1927 : « Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir. »

(9) Les taux imposés à la Grèce étaient de 6.4% en 2007, 9.8% en 2008 et 15.4% en 2009, mais reviennent à 1.4% en 2010, suite aux mesures prises sous la pression de l’UE et du FMI.


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38 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 7 novembre 2011 10:54

    Ils ont tous la même idée : nous faire payer la crise d’un système économique au bord de l’asphyxie. De la Grèce au Portugal, en passant par l’Italie, la France ou l’Allemagne ce sont les travailleurs qui doivent accepter l’austérité pour rembourser la dette des États. Pourtant la dette publique provient des exonérations et réformes fiscales qui ont bénéficié aux entreprises et aux plus riches. Elle est aussi le résultat de tous les plans de sauvetage des banquiers qui ont permis à ces derniers de spéculer de plus belle, y compris contre les États !

    http://2ccr.unblog.fr/2011/10/10/refusons-de-payer-leur-crise


    • bigglop bigglop 7 novembre 2011 18:07

      Bonjour à tous,

      Merci @Camus, @Robert Gilpour vos analyse précises et inquiétantes que je partage.

      Mais notre Grand Timonier n’est pas à une contradiction près, car il affirmé, le 28 octobre, me semble-t-il, que "l’entrée de la Grèce dans l’Union Européenne a été une erreur" et aujourd’hui avec Merkel il hurle "il faut que la Grèce reste dans la zone euro, donc dans l’Union" et ils imposent la question d’un référendum grec qui finalement n’aura pas lieu. Pauvre peuple grec « enpapandréouté », avec le cul aussi rouge que celui du discobole qu’il ont peint.

      Mais qui dirige ce grand orchestre du G20 ?
      Certainement pas les Thénardiers (dixit Ariane) européens, Merkel et Sarkozy.
      Mais plutôt, les représentants très discrets des marchés financiers spéculatifs, des hedges funds, des fonds de pensions, du shadow banking
      B. Obama, représentant de l’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) est arrivé pour distribuer les bons points à tous les participants et remettre un peu d’ordre dans cette cacophonie.

      Une rapide analyse du dispositif du FESF mis en place le 28/10/2011 pour démontrer qu’il est catastrophique :

      • l’abandon de créance de 50% par les banques européennes sera limité par l’obligation de recapitalisation des banques grecques aura une efficacité réelle de 19 à 27%. A l’issue de ce G20 inénarrable, il est passé à 60% alors que la provision devrait être de 100%.
        - la garantie de 20% de la première perte sur des obligations souveraines est insuffisante pour rassurer les marchés et les banques, à terme.
        - le renforcement du fond par un effet de levier est dangereux car il peut mener à la création d’une pyramide de Ponzi.
        -la création dans le FESF d’un "special purpose vehicle" ou Fonds Commun de Créances est un clone des supports à l’origine des ’subprimes"
        Après la mise en place du MES (Mécanisme Européen de Stabilité) qui devrait se faire très rapidement, certainement avant les présidentielles de 2012 (et non en juin 2013, comme prévu), nous serons livrés pieds et poings liés à une organisation supranationale européenne qui gèrera directement les budgets de tous les états européens.


      Sur la « démocratie européenne  »

      Je ne reviendrai pas sur la loi de 1973-Pompidou/Giscard, les Traités de Maastricht, Amsterdam, Nice et de Lisbonne (ex-TCE) marqué du sceau de l’infamie, de la forfaiture, notamment du PS.

      Une précision sur " l’astuce juridique " pour faire passer la création du FESF et du MES sans recourir à un référendum  :

      Après la crise de la dette de zone euro qui a conduit au renflouement des États membres de l’Union, il y eut des tentatives de réformer le fonctionnement de la zone euro en cas de crise. Cela a conduit à la création de mécanismes de renflouement : Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) et le Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF). Ceux-ci, conjointement avec le FMI, ont pour objectif de renflouer les États membres en difficulté. Toutefois, le FESF et le MESF étaient destinés à être temporaires (jusqu’à fin 2013) car ces deux mécanismes n’avaient aucun fondement juridique dans les traités de l’Union européenne.

      Afin de résoudre le problème du fondement juridique, le gouvernement allemand indiqua qu’un amendement au traité serait nécessaire. Cependant, après la ratification difficile du traité de Lisbonne,certains hommes d’État se sont opposés à une modification du traité, notamment le gouvernement britannique qui s’opposait à des changements affectant le Royaume-Uni. C’est finalement avec le soutien du président français que l’Allemagne obtint l’aval du Conseil Européen d’octobre 2010.

      La proposition allemande demandait une modification minimale visant à renforcer les sanctions et à créer un mécanisme permanent de sauvetage. Cette modification minimale ne répondant toutefois pas à l’exigence allemande de sanctionner les manquements des États par la suspension du droit de vote. En effet, une telle exigence nécessiterait une modification plus importante du traité.

      Le 16 décembre 2010, le Conseil européen trouva un accord pour un amendement de deux lignes au traité, ce qui permit d’éviter la tenue de référendums. En effet, le Président du Conseil Européen, Hermann Von Rompuy fut chargé d’examiner les changements à travers la procédure de révision simplifiée (article 48 TFUE) La modification change simplement le Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne pour permettre l’instauration d’un mécanisme permanent.

      Maintenant, quand j’entends politiques, journalistes, experts, parler de « démocratie », j’ai envie de sortir un 357 magnum (que je n’ai pas). A moins qu’ils ne parlent de " démocratie couchée"

      Comme disait un certain Coluche :

      « nos hommes politiques sont très gentils, ils nous laissent des libertés que s’ils nous les enlevaient on ne s’en apercevrait pas ».

      Cela résume parfaitement notre situation, aujourd’hui, dans laquelle nous avons une responsabilité à la fois individuelle et collective.

      J’actualise cette intervention par un billet suivant

      ISDA
      http://www.worstlobby.eu/fr/2010/no...

      http://leblogalupus.com/2010/10/06/bale-iii-pousse-le-risque-vers-le-shadow-banking/

      http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-fesf—le—subprime—de-la-zone-euro.aspx?contributor=Gabriel+GimenQ-ìRoche&article=3684398960G10020&redirect=False

      MES

      http://www.courtfool.info/fr_MES_le_nouveau_dictateur_Europeen.htm

      http://blogs.mediapart.fr/edition/la-theorie-du-tout/article/261011/le-mecanisme-europeen-de-stabilite-pour-les-nuls-le-r





    • bigglop bigglop 7 novembre 2011 19:36

      Bonjour,

      Suite de mon précédent billet


      Que des mauvaises nouvelles :


      - le G20 de Cannes a démontré sa profonde inutilité et son absence de volonté politique sauf à enfoncer la Grèce (mise sous tutelle allemande) et l’Italie (mise sous tutelle du FMI).

      - la taxe sur les mouvements financiers égale peau de balle.

      - la régulation financière idem.

      Pour preuve, le rapport de Pervenche Péres, députée européenne PS, publié sur blog de Paul Jorion (lien)

      Par contre, il y a eu certainement une négociation entre le couple infernal Sarko-Merkel et Hu Jintao pour le financement du FESF par la Chine avec des conditions insupportables (abandon du modèle social issu du CNT et des activités régaliennes de l’Etat)

      Finalement la Chine va se débarasser de ses Bons du Trésor US pour financer le FESF en monnaie de singe.


      Le plan d’austérité français complémentaire touche encore les classes moyennes, les salariés mais protège les plus riches et le CAC 40 pour faire court.


      Un rapport récent de la Cour des Comptes a évalué les aides, exonérations, niches fiscales, sociales à 160 mds d’euros et non 74 mds annoncés par le Gouvernement.


      La baisse de la TVA pour la restauration/hôtellerie a coûté, officiellement, 2,4 mds d’€/an


      FION Ier ne touche pas à la loi TEPA, ni à la niche Copé (abandon de 24 mds d’€ de 2007 à 2009, chiffres 2010 et prévision 2011 non publiés) entre autres.


      Comme la Grèce, l’Italie, L’Espagne, le Portugal, l’Irlande, cette austérité aura les mêmes conséquences : récession, diminution du pouvoir d’achat, chômage, baisse de la consommation, baisse de la production, fermeture d’entreprises (besoins de trésorerie), désinsvestissement public et privé, récession...Donc, très rapidement, perte du triple A et nous ferons partie des PIGS du Club Méd avec une dette ingérable.


      Dernière nouvelle, BNP-Paribas est poursuivie par les créanciers de la pyramide de Ponzi du Fonds Madoff pour près d’un milliard de dollars et là on ne rigole plus.

      De plus, la SEC (Securities and Exchange Commission) a lancé des procédures contre la Société Générale et le Crédit Agricole pour délit d’initié dans la crise des subprimes (liens).


      La sortie de l’Allemagne de la zone euro devient de plus en plus plausible, mais comme les traités européens ne prévoient pas la sortie d’un partenaire de la zone avec l’exemple de la Grèce et l’article 50 qui « permet de sortir » de l’Union fixe des conditions qui rendent irréalisable la mise en œuvre de cet article.


      La solution serait une dissolution concertée de la zone Euro sous certaines conditions :

      • création d’un panier monétaire européen pour apprécier les monnaies des états les une par rapport aux autres.

      • nationalisation des banques (Frédéric Lordon)

      • création de la monnaie et du crédit par la banque centrale

      • contrôle des changes strict

      • contrôle des mouvements des capitaux pour limiter sinon interdire la spéculation

      • séparer les activités financières, de dépôts, d’assurances des banques

        AU MINIMUM

      Plus tard, négociation d’une participation au BRIC : Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud....







      http://www.pauljorion.com/blog/?p=11914


      http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=11066082


      http://archives.investir.fr/2008/jdf/20080204ARTJDF00035-socgen-les-etats-unis-ouvrent-deux-enquetes.php


      http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/faut-il-sauver-les-banques-et-a-32091





    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 novembre 2011 23:55

      @ Robert Gil


       Je suis étonné qu’on rabâche encore tout ça. La situation actuelle, c’est qu’un tout petit groupe de financiers contrôlent la planète et jouent un jeu qui les amusent, mais est devenu mortel pour le reste d’entre nous. Les seule questions sont : 

      1) Combien de temps avant que les individus, désespéré, ne fassent sauter la baraque, créant l’anarchie et sans doute mettant à mal cette petite moisissure d’exploiteurs qui sont aujourd’hui en place ?


      2) Quel pouvoir autoritaire s’imposera alors pour rétablir l’ordre ?


      3) Comment une nouvelle structure hyperdémocratique s’établira-t-elle alors, dans une société où notre interdépendance et une incontournable complémentarité ne permettront pas d’autre gouvernance que très largement consensuelle ?

      PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 novembre 2011 23:57

      La fonction link est inopérante et j’ai dû la contourner. Un problème technique ou une censure ?


      PJCA

    • platon613 10 novembre 2011 17:01

      Important !

      La récession arrive

      Le commissaire européen Rehn vient d’annoncer que la zone euro était à la veille d’entrer en récession économique : "La croissance en Europe est à l’arrêt, et le risque d’une nouvelle récession est devant nous." Ainsi, une fois de plus la crise de la dette est susceptible de s’aggraver de façon spectaculaire. Les tensions sociales grondent à travers toute la zone euro....

      http://www.news-26.com/econmie/1325-la-recession-arrive.html


    • kiouty 7 novembre 2011 10:59

      la réalité ultime se situe d’abord dans la perception subjective et irrationnelle des hommes… et les chefs d’État et de gouvernement ne sont que des hommes, trop souvent médiocres parce qu’issus des filières de l’opportunisme et d’appareils politiques partisans ! Nous pouvons alors tout redouter de leur capacité limitée à faire passer l’intérêt général, celui des peuples, avant celui des groupes de pression, des minorités agissantes et de l’omnipotent Marché.

      Mais ce n’est pas une incapacité ou de l’incompétence, JUSTEMENT, bien au contraire, c’est un choix délibéré des gouvernants.

      Encore un diagnostic de faux ! Ce faux procès en incompétence...


      • lloreen 7 novembre 2011 11:12

        Pour changer tout cela

        http://unricpouruneac.unblog.fr/


        • lloreen 7 novembre 2011 11:23

          kiouty

          Tout à fait.Les décisions ne se prennent pas au niveau politique, mais dans des commissions où l’oligarchie et ses représentants serviles se réunissent, à l’abri des regards, les politiciens n’étant qu’une caste de rentiers de situation souvent totalement ignares.

          C’est une caste de parasites devenue totalement inutile.S’ils ont des compétences, qu’ils les mettent au service des citoyens comme n’importe qui le fait dans la vie quotidienne aussi.
          Faire de la politique est quelque chose d’aussi naturel que la fonction respiratoire.Cela ne doit pas être un avantage exorbitant accordé à une caste de privilégiés.

          Le referendum et la démocratie directe doivent être dorénavant l’outil que nous devons revendiquer selon le principe un électeur= une voix.
          Aucune « représentant » à qui on délègue notre pouvoir, car il s’agit d’acquérir notre souveraineté citoyenne en ce début de 21 ième siècle.
          C’est vital.Si nous ne le faisons pas, nous serons broyés par ce système eurodictatorial dont nous voyons le mode opératoire affiché au grand jour en Grèce...


          • Aldous Aldous 7 novembre 2011 11:43

            L’article art du postulat - longtemps rabâché à l’époque de la CEE- selon lequel l’UE est destiné à protéger les interets des peuples européens dans un monde concurrentiel.

            Or rien ne prouve ce postulat.

            Au contraire l’expérience démontre que l’Union Européenne a comme résultat non pas la protection des Européens mais au contraire le dépouillement de leur souveraineté, de leur pouvoir économique, de leur systèmes de solidarité bref de tout ce qui caractérisait le mode de vie européen et qui faisait de notre continent un exemple de réussite et de civilisation aux yeux du monde entier.

            Une analyse juste de la crise des dettes souveraines ne saurait étre purement économique.

            Elle doit auparavant être précédée d’une analyse des conditions politiques qui ont permis la mise en place des réglés économiques qui ont créé le cadre de régulation dans lequel ces dettes se sont produites.

            Il faut pour cela remonter à l’époque où l’or servait d’étalon à la monnaie, où l’état avait la possibilité de financer sa politique par des lignes de cédit sans interets auprès de sa banque centrale et où les banques privées n’avaient qu’un rôle marginal dans les affaires publiques.

            Il faut sans doute aussi s’intéresser aux précédentes faillites de souverains, pour comprendre comment la dette est le meilleur moyen d’assujetir une nation, sans tirer un coup de feu ni faire de coup d’état.

            On ne peut mener une analyse complète sans garder à l’esprit que la déconfiture des états nations se fait sur fond de construction européenne, voire de l’édification d’un gouvernement mondial, concentration devant laquelle les peuples se rebiffent à chaque fois qu’ils sont consultés par référendum.

            Enfin il faut aussi analyser cette prétendue crise par rapport aux données macroéconomiques :

            Selon ces chiffres, il n’y a pas (encore) de crise. Nous sommes encore en croissance.

            La plupart des pays occidentaux ont un PIB plus élevé que jamais auparavant dans leur histoire.

            Mais cette création de richesse n’irrigue pus la société.

            Tous ces constats devraient permettre aux analystes de présenter un autre visage de la crise, mais ils ne le font pas. Il faut dire que les médias aussi connaissent une période particulière où,c’est le moins qu’on puisse dire, la parole n’est plus aussi libre qu’avant et l’esprit critique est plutôt malvenu.

            Bref, la crise, oui, mais par pour tout le monde.

            Dans ces conditions, est-ce réellement une crise ou bien une forme nouvelle de la lutte des classes ?


            • bigglop bigglop 7 novembre 2011 23:37

              Bonsoir à tous,

              La solution serait sous notre nez et même à Athénes.
              Messieurs les politicards, un peu d’humilité et rebranchez vos neurones pour lire ce lien :

              http://contreinfo.info/article.php3...


            • platon613 9 novembre 2011 20:01

              Lisez ça également.... c’est l’Italie qui sortira de l’Euro !

              L’Italie enterrera-t-elle la zone Euro ?

              La situation budgétaire Italienne s’aggrave. La démission de Berlusconi ne change rien à la situation du pays et à son endettement faramineux. Les taux d’intérêt à 10 ans sont à plus de 7%. Les investisseurs ont perdu confiance. La fuite des capitaux continue. L’Italie est la quatrième victime de la crise de l’euro. La France sera-t-elle la suivante ? -

              Alerte : le système peut s’effondrer à tout moment...

              http://www.news-26.com/econmie/1317-litalie-enterrera-t-elle-la-zone-euro.html

            • platon613 10 novembre 2011 10:31

              UNE BOMBE ! Ca vaut le détour...

              Explosion de la zone Euro : L’Allemagne et la France discutent de la création d’un Euro du Nord

              Document secret : l’Allemagne et la France discutent d’une réforme radicale de l’Union européenne. La zone euro devrait être réduite et limitée aux pays qui sont les mieux alignés. « Un ou plusieurs pays doivent quitter la zone euro. » ....

              http://www.news-26.com/econmie/1323-explosion-de-la-zone-euro-lallemagne-et-la-france-discutent-de-la-creation-dun-euro-du-nord.html

            • karina 7 novembre 2011 12:33
              la Chine annonce la couleur : nous n’investirons pas dans le FESF si l’Europe n’abolie pas sa protection sociale généreuse qui lui permet de paresser sur les plages après 55 ans.


              • luluberlu luluberlu 7 novembre 2011 12:52

                Mais qué mais qué mais qu’est ce que c’est
                Cette crise de tous les jours ?
                Mé qué mé qué mé qu’est ce que c’est
                C’est en tous k pas de l’amour.
                Promenons nous dans les bois
                tant que le loup n’y est pas
                car si le loup y était il nous mangerait.
                Les uns sont grand grace au AAA
                l’autre est petit qui les a pas.
                Comme en classe tu t’en souviens ?
                de ceux qu’avez l’ taleau d’honneur,
                avec leurs chaussettes blanches
                et leurs airs de donneurs, ....de leçons. LES MêMES.

                Les peuples doivent oublier
                leur doux confort et sureté,
                s’il veulent rester parmis les grands avec armées et air force one.
                Allons enfants de la vraie vie n’ayez pas peur de leur mensonges,
                éveillez votre instant , marquez l’évolution, en changeant de cerveaux.
                « Il faut pouvoir haïr le pays de ses parents,
                pour pouvoir chérir celui de ses enfants » (*[*).
                Courage c’est pas gagné. Que vivent les indignés jusqu’a l’action , c’est là que se passe l’histoire qui peut faire un Deux mains de Sapiens.


                • herve33 7 novembre 2011 13:24

                  Il est évident que la clique du Fouquet et son président , travaille pour l’élite oligarchique mondialiste , leur but est d’asservir les peuples . Le show télévisé Obama - Sarkozy a tout d’une production de Hollywood , qui nous montre les 2 pseudo - sauveurs ( plûtot fossoyeur de l’humanité ) .

                  Du grand spectacle pour les maisons de retraites mais un show qui montre la servilité des médias et des journalistes . Ce type de spectacle est d’abord une honte pour la profession de journaliste , une honte pour le mépris des citoyens que l’on prend vraiment pour des imbéciles . 
                  D’une part , ces deux minables présidents se glorifient de la guerre en Lybie qui est une insulte pour la démocratie , les droits de l’homme et le respect des peuples à disposer de leur propre avenir . Une guerre n’a jamais résolu les problèmes des peuples , en revanche , cela sert bien les entreprises transnationales occidentales qui font pouvoir piller les richesses de ce pays .

                  Quant à l’Euro et l’Europe , on rit beaucoup quand on sait que la Grèce ne représente que 2% du PIB de la zone Euro . Si les serpillères qui sont au pouvoir prenaient la seule décision d’interdire les paris sur la faillite de pays ( interdire les ventes à découvert sur les dettes ) , on en serait pas là . 

                  Bref , nous entrons une période d’eaux troubles où si les peuples ne réveillent pas , la dictature et/ou la guerre est à notre porte .


                  • Defrance Defrance 7 novembre 2011 14:57

                     AAA, c’est pas le bruit qu’on entend dans les chambres d’hôtels a DXK ? 

                      Un exemple, un seul homme politique a couté au minimum 50 000€ a Eiffage ! 

                       Combien de « Eiffage » pour combler la dette Grecque ? 


                    • Stanis 7 novembre 2011 15:22

                      Les européens ont été invités à se prononcer, par référendum, à trois reprises (sans d’ailleurs avoir été consultés préalablement sur leur volonté d’adhésion ou non à l’Europe...). Notamment sur le traité de Maastricht puis, en 2005, sur le traité de constitution européenne.

                      On sait aujourd’hui, véritable déni de démocratie, comment les « démocrates » Européens ont traité ce dernier vote pour lui substituer le traité de Lisbonne...

                      Sans revenir sur les multiples rebondissements liés à la tragédie grec actuelle, il y a une constante : le peuple grec refuse massivement les mesures d’austérité imposées par l’Europe et traduites en termes de régression par le gouvernement grec.

                      Aujourd’hui le nouveau gouvernement de coalition devrait soumettre le peuple grec à de nouvelles élections (« démocratiques » cela va de soi) en février 2012.

                      Cela me pose question : comment les dirigeants de ce pays osent-il solliciter l’adhésion d’électeurs sur leur personne alors, qu’une foi élus, ils font fi du mandat qui leur est donné pour se livrer pieds et poings liés aux diktats de l’Europe et de la finance internationale ???

                      Aussi, j’imagine un signal fort des grecs, - symbolisant le recul de la démocratie en Europe au profit de la « dictature éclairée » que nous subissons dans tous les pays adhérents :

                      Cette journée d’élection de février en Grèce pourrait être celle d’une Journée Nationale Citoyenne de ...pêche à la ligne.


                      • Taverne Taverne 7 novembre 2011 15:45

                        « Ce n’est pas notre dette », disent les Grecs et ils n’ont pas tort. Ce sont leurs dirigeants incompétents et corrompus qui ont mené le pays à cette situation. Goldman Sach aussi en trichant sur les comptes pour faire entrer la Grèce dans la zone euro. L’Europe aussi en entérinant cette intégration sans vérifier quoi que ce soit. Ensuite il y a les spéculateurs, les financiers, etc. Les responsables sont nombreux mais les seuls pris pour cible, ce sont les gens du peuple. Les citoyens grecs ont-il signé par eux-même un emprunt ? Non ! Ont-il voté par référendum l’acceptation de toutes ces dettes ? Non ! Les responsabilités sont partagées.


                        • Defrance Defrance 7 novembre 2011 17:07

                             Bonjour Taverne , 

                           Vous avez raison, un silence plane sur Goldman Sachs qui nous a fourni le nouveau chef de la BCE ! 

                            passage à l’euro en 2001 sous gouvernement socialiste et présidence de droite qui pouvait mettre son veto ! 

                             Ils trichent TOUS, y compris les Allemands qui retrouvent subitement 55 Milliards d’euros au moment ou ils risquaient de passer sous contrôle ? 

                           

                             


                        • lloreen 7 novembre 2011 17:03

                          karina
                          « La chine annonce la couleur....55 ans ».

                          Tout cela c’est la propagandes des mondialistes, parce que l’argent n’a pas d’odeur.
                          Ceux qui investissent sont toujours les mêmes : le cartel financier.
                          Cette déclaration en est la meilleure preuve et ils se découvrent tous les jours un peu plus !
                          La dictature de l’arnaque de l’argent-dette.

                          Qu’ils gardent leur argent.

                          Imposons le referendum pour 2012, l’abrogation de l’article 49-3 de la constitution , l’abrogation de l’article 123 du traité de Lisbonne et la création d’une monnaie nationale avec la parité or.

                          Qu’ils gardent leur monnaie de singe.On est quand même pas leurs esclaves et on ne leur a rien demandé.
                          Il existe des monnaies locales et d’autres systèmes qui nous permettront de vivre de mieux en mieux bien loin de leur diktat qu’ils n’auront qu’à s’appliquer à eux-mêmes.

                          http://selidaire.org/spip/

                          Informez autour de vous, il y a de nombreuses alternatives !


                          • Stanis 7 novembre 2011 18:06

                            En 1973, la loi dite Pompidou-Giscard a scellé le sort néfaste de l’Europe et de tous ses états membres, dont la France.
                            Cette loi, reprise et durcie par les traités de Maastricht et de Lisbonne, interdit aux banques nationales de prêter à leur propre Etat ou à leur Collectivités Locales.

                            Cela, pour le plus grand profit des banque d’affaires privées qui, elles, ne se sont alors pas privées d’assortir leurs prêts d’intérêts substantiels.
                            Alors que la dette de la France représentait à l’époque moins de 10% du PIB, elle est aujourd’hui supérieure à 80% (les courbes montrent bien la progression).

                            Aucun de nos gouvernants, de droite comme de gauche, ne songerait à dénoncer cette loi mortifère des états.
                            Ils est vrai que, tous formatés par leur formation initiale (ENA, Science Po. ...), ils semblent ne pas avoir la plasticité intellectuelle nécessaire pour s’adapter à un nouveau logiciel de référence.

                             A moins qu’ils ne se soient délibérément placés au service des intérêts de la finance internationale plutôt qu’à celui du peuple qui les a élu ?


                            • cathy30 cathy30 8 novembre 2011 07:45

                              salut stanis
                              les multinationales ont à présent tellement d’argent qu’elles ne savent plus où placer leur liquidité. 73 n’est que le début des ennuis, à présent ça coince. La corruption à grande échelle : se que dénonçait Denis Robert il y a quelques années, nous arrive en pleine poire, comme nous ne pouvons l’imaginer.
                              http://www.youtube.com/watch?v=Uje8EzgCdZE


                            • ykpaiha ykpaiha 7 novembre 2011 19:21

                              Pendant que les maquignons pompent le bas peuple pour renflouer leurs merdes..
                              L’Islande elle rigole :

                              Leçons de la crise islandaise : laisser les banques faire faillite Mais shut !! Ne pas le dire trop fort surtout pas en France ! c’a donnerais des idées a référendum...

                              • miha 8 novembre 2011 12:23

                                des idées de référendum... nous y travaillons... samedi dernier, a eu lieu le premier scrutin (d’autres suivront tout au long du mois de novembre au moins) d’un référendum populaire réclamant une constitution par et pour le peuple.

                                Sur le modèle utilisé lors du référendum contre la privatisation de la poste.

                                Une boîte aux lettres = une urne, puisque l’enveloppe contenant le bulletin de vote est directement envoyé à l’Elysée (dispense d’affranchissement)

                                Succès dépassant nos espérances !

                                Les passants étaient ravis et enthousiastes de participer.

                                Un reportage de FR3 Lorraine à ce sujet : le 19/20 du 5 novembre 2011.

                                http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_LORRAINE_1920
                                (2ème titre, puis reportage et interview de l’un d’entre nous à partir de 3 minutes 30 jusqu’à 7 minutes.)

                                 

                                A visionner avant vendredi prochain, ces vidéos ne restant en ligne que 7 jours.

                                 


                              • BA 7 novembre 2011 21:03

                                Lundi 7 novembre 2011 :

                                 

                                Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Italie à rembourser ses dettes.

                                 

                                Les taux de l’Italie sont en train d’exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd’hui de 6,656 % !

                                 

                                Le graphique ci-dessous montre que l’Italie va bientôt demander l’aide du FMI et de l’Union Européenne :

                                 

                                http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND


                                  • Defrance Defrance 7 novembre 2011 21:19

                                       Une belle carte qui résume la situation 


                                    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 8 novembre 2011 08:24

                                      IL FAUT UNE NOUVELLE ORGANISATION SOCIALE !

                                      J’attends la publication de mon article : « L’OCCIDENT EN FAILLITE » proposé dans la rubrique « international » sur le site www.agoravox.fr

                                      La crise de l’Occident n’est pas la crise de l’Euro, comme n’a pas été la crise des Douros celle qui avait ruiné l’Algérie au début des années 1980 !

                                      C’est une crise du leurre démocratique qui provoque en ce moment un double vertige, celui du vide politique et celui d’une faillite économique non pas parce que les richesses viennent à manquer mais parce que les milliardaires malades qui en accaparent 80 pour cent de ces richesses semblent avoir le dessus sur les volontés populaires, les politicards étant lamentablement dépassés !

                                      Il ne s’agit pas de décréter la « rigueur » encore que ce mot ne doit pas faire peur lorsqu’il s’agit de retenue individuelle et collective afin de consommer raisonnablement, il s’agit de récupérer les richesses nationales pour les investir dans les services publics et dans l’intérêt général !

                                      En clair il faut instaurer une NOUVELLE ORGANISATION SOCIALE QUI FERAIT DÉVELOPPER UNE VRAIE DÉMOCRATIE, IL FAUT DÉMYSTIFIER LE POUVOIR POLITIQUE ET LE REMPLACER PAR LE POUVOIR DE LA RAISON ET DES LOIS SOCIALES !

                                      PS : La chaine de Désinformation N° 5 avait fait succéder avant-hier dans « C/POLITIQUE » deux émissions aussi contradictoires que provocatrices : La première qui nous montrait la fierté de la France et de sa capitale qui réceptionnent de nouveaux « Palaces » où la seule nuit se paie à 1000 Euro et va jusqu’à 30000 Euros lorsque le maitre-hôte réserve une suite pour son chien et ses valets, puis une deuxième émission animée par le secrétaire de la coalition de l’UMP qui annonçait et validait prématurément la décision du gouvernement de la précarité et de la rigueur prolétaire ! C’est de l’indécence et de la provocation face aux citoyens qui peuvent encore s’indigner ...

                                      Mohammed MADJOUR.


                                      • ddacoudre ddacoudre 8 novembre 2011 09:18

                                        bonjour mohamed

                                        un bon commentaire, mais pour en arriver à cela, il faut que l’humain grandisse, et c’est le plus difficile car il progresse très lentement. si la raison n’est pas un organe sensoriel elle se travaille, mais il ne faut jamais oublier que nous ne disposons pas du libre arbitre.
                                        savoir cela permet de réguler toutes les organisations systémiques que nous élaborons, et qui ne sont que des émanation de nos comportements instinctifs de primate.
                                        une tache permanente, les DIEUX de tout bord s’y sont attachés, s’ils ont été fondateur, ils n’ont fait qu’illusion, car conduit par des hommes ces derniers ont reconduit les comportement instinctif qui les habitent, de la même manière ceux qui vantent les délices du libéralisme fondateur de notre économie, aux commandes par un processus très noble, le droit à la propriété,reconstruisent une organisation pyramidale ou s’installent les dominants. comportement de primate s’il en est un que nous ne reconnaissons plus, alors nous nous attachons à démonter des organisations systémiques, tout en continuant à faire l’apologie de l’individualisme phagocytaire qui les reconstruirons sous d’autres appellations.

                                        si l’on ne peut penser trouver une vérité, nous pouvons faire entrer un peu de raison dans notre système émotionnel, non en pensant seulement poser des interdit mais en posant des actes qui viendront atteindre nos sens qui générerons les comportements adaptés.

                                        nous ne sommes pas d’un naturel partageur et solidaire, il faut apprendre et travailler ce comportement, alors quand à longueur de journées il est expliqué directement ou indirectement que la solidarité es financièrement trop chère et gréve l’investissement créateur d’emplois. alors ce discours s’inscrit plus ou moins durablement dans notre cerveau et viendra à un moment ou un autre percuter nos sens devant un événement et dictera notre comportement.
                                        c’est pour cela que depuis des années nous sommes entré en « égologie », et qu’il se prépare un terrain favorable pour entrer en dictature démocratique.
                                        ddacoudre.over-blog.com.
                                        cordialement.


                                      • ddacoudre ddacoudre 8 novembre 2011 09:47

                                        bonjour camus

                                        bon article.
                                        la complexité impose d’apprendre pour comprendre au delà de nos limite sensorielles.
                                        en l’absence de cet effort l’on fini par accepter des affirmations d’une possibilité de la faillite d’un état. si la cessation de paiement pour une entreprise y conduit ce n’est pas le cas pour un états, on ne licencie pas les citoyens, et l’on ne vend pas son territoire.
                                        il y ade la par des gouvernant un abus de langage qui dure pour façonner les esprits en établissant une comparaison avec ce qu’il connaisse pour le vivre dans les entreprise qu’ils gèrent ou dans lesquelles ils travaille dans les budgets familiaux qui sont les leurs.
                                        le parallèle est abusif et sert les intérêts de ceux qui envisagent de poursuivre la conduite des affaires malgré les déconvenues qu’ils observent tout en rendant incontournable l’appel à la rigueur ..ddacoudre.over-blog.com.

                                        cordialement.


                                        • Ruut Ruut 8 novembre 2011 10:48

                                          Maintenant que nous savons, que faisons nous ?


                                          • kéké02360 8 novembre 2011 11:03

                                            Pendant ce temps l’exploitation des hommes continuent, si vous habitez Paris ou sa banlieu vous avez des rendez vous ici :

                                            http://www.reseau-terra.eu/article1205.html

                                            http://www.reseau-terra.eu/article1207.html

                                            http://www.reseau-terra.eu/article1206.html

                                            Agir, les pétitions à signer et passer à ton voisin , c’est ici :

                                            http://www.sauvonslaforet.org/ 


                                            • karina 9 novembre 2011 13:32

                                              ils se sont servi, ils n’ont pas servi : après eux le déluge


                                              • platon613 9 novembre 2011 20:02

                                                Lisez ça également.... c’est l’Italie qui sortira de l’Euro !

                                                L’Italie enterrera-t-elle la zone Euro ?

                                                La situation budgétaire Italienne s’aggrave. La démission de Berlusconi ne change rien à la situation du pays et à son endettement faramineux. Les taux d’intérêt à 10 ans sont à plus de 7%. Les investisseurs ont perdu confiance. La fuite des capitaux continue. L’Italie est la quatrième victime de la crise de l’euro. La France sera-t-elle la suivante ? -

                                                Alerte : le système peut s’effondrer à tout moment...

                                                http://www.news-26.com/econmie/1317-litalie-enterrera-t-elle-la-zone-euro.html

                                                • platon613 10 novembre 2011 10:31

                                                  UNE BOMBE ! Ca vaut le détour...

                                                  Explosion de la zone Euro : L’Allemagne et la France discutent de la création d’un Euro du Nord

                                                  Document secret : l’Allemagne et la France discutent d’une réforme radicale de l’Union européenne. La zone euro devrait être réduite et limitée aux pays qui sont les mieux alignés. « Un ou plusieurs pays doivent quitter la zone euro. » ....

                                                  http://www.news-26.com/econmie/1323-explosion-de-la-zone-euro-lallemagne-et-la-france-discutent-de-la-creation-dun-euro-du-nord.html

                                                  • platon613 10 novembre 2011 17:02

                                                    Important !

                                                    La récession arrive

                                                    Le commissaire européen Rehn vient d’annoncer que la zone euro était à la veille d’entrer en récession économique : "La croissance en Europe est à l’arrêt, et le risque d’une nouvelle récession est devant nous." Ainsi, une fois de plus la crise de la dette est susceptible de s’aggraver de façon spectaculaire. Les tensions sociales grondent à travers toute la zone euro....

                                                    http://www.news-26.com/econmie/1325-la-recession-arrive.html


                                                    • BA 13 novembre 2011 20:29

                                                      Lucas Papadémos est le nouveau Premier ministre grec.

                                                       

                                                      « Lucas Papadémos est membre du groupe européen de la Commission Trilatérale depuis 1998 dont le président n’est autre que Mario Monti, que les politologues transalpins donnent comme le successeur le plus probable de Silvio Berlusconi. »

                                                       

                                                      http://www.lesechos.fr/journal20111109/lec1_international/0201735236611-un-ex-banquier-central-pret-a-diriger-le-gouvernement-grec-246222.php

                                                       

                                                      Mario Monti est le nouveau Premier ministre italien.

                                                       

                                                      « Depuis 2010, Mario Monti est aussi Président de la section Europe à la Commission Trilatérale. Il est également membre du comité de direction du groupe Bilderberg. »

                                                       

                                                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Monti

                                                       

                                                      Mario Draghi est le nouveau président de la Banque Centrale Européenne.

                                                       

                                                      Mario Draghi a participé au Groupe de Bilderberg en 1994, 1995, 2001, 2002, 2003, 2004 :

                                                       

                                                      http://www.bilderberg.org/1994.htm

                                                       

                                                      http://www.bilderberg.org/cocktail.htm

                                                       

                                                      http://www.bilderberg.org/2001.htm

                                                       

                                                      http://www.bilderberg.org/2002.htm

                                                       

                                                      http://www.bilderberg.org/2003.htm

                                                       

                                                      http://www.bilderberg.org/2004.htm

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