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Accueil du site > Actualités > Europe > Fin de l’Europe ou début d’un grand rêve ?

Fin de l’Europe ou début d’un grand rêve ?

Une crise économique se transforme par la volonté des gouvernements en attaque systémique antisociale, pour aller où ?

L’ensemble des gouvernements européens se trouve confronté à une problème majeur de soutenance de la politique économique.
 
Suite à la crise des années 2008, due à des anticipations erronées, un emballement des crédits, et un retournement du marché de l’immobilier, les banques se sont trouvé en sérieuse difficulté, et ont été secourues par les Etats, sans que ceux-ci dans la plupart des cas n’entrent dans leur capital.
 
Aujourd’hui, ces mêmes Etats se retrouvent eux-mêmes en difficulté par la dette créée, et se retournent vers les banques, qui leur demandent des politiques drastiques d’économie, soumettant la population à des conditions de vie et de travail nettement dégradées.
 
Les politiques de réductions sortent toutes plus ou moins au même moment, avec des éléments très similaires :
  • diminution ou gel des salaires des fonctionnaires ;
  • augmentation de la durée de cotisation, d’âge de la retraite (jusqu’à 70 ans en Grande Bretagne) ;
  • réduction des effectifs des fonctions publiques ;
  • coupes sociales diverses, notamment pour les ménages ;
  • baisse des indemnités de chômage.
Ces mesures touchent d’abord les plus pauvres, les plus démunis, et laissent intactes les fortunes des plus riches. Ces mesures font suite à la menace de baisse des côtes des Etats par des organismes privés anglo-saxons.
 
C’est-à-dire que le système financier impose aux Etats, à partir de la crise dont il est responsable, des mesures anti-sociales extrêmes. Certains Etats étant eux-même en tête sur ces aspects là : l’Allemagne de Merkel et la Grande Bretagne de Cameron.
 
On ne peut y voir un hasard. C’est l’Allemagne qui a imposé à l’Europe l’impossibilité de prêt direct entre la BCE et les Etats, laissant le contrôle final des budgets au secteur privé. On en voit bien la conséquence. Celui-ci non seulement s’enrichit de la dette des Etats, alors qu’il a auparavant été aidé par eux, mais en plus, il a un levier pour imposer une politique anti-sociale très dure, sans laquelle la note d’un pays risque de s’abaisser.
 
En Europe, désormais, la politique des Etats n’est plus décidée par les peuples, par ses dirigeants, mais par les banquiers, directement.
 
Pour lutter face à cela, les peuples utilisent leur arme habituelle, ils descendent dans la rue. Pays par pays, de façon non cohérente.
 
Et cela ne change rien : les banquiers n’ont que faire de la populace. Les gouvernements obéissent. Le gouvernement italien, face au million de protestants, a déclaré que c’était comme manifester contre la pluie.
 
Ces mesures draconiennes ne changeront pas les déficits, tout le monde le sait. Au contraire, elles créeront des conditions de récession qui ne feront qu’accroître le problème. La Chine et les USA critiquent l’Europe à ce propos : chacun veut que l’autre relance l’économie, tandis qu’il diminue lui son déficit.
 
La crise va donc s’amplifier, les notes dégringoler, les dettes s’alourdir, pour l’ensemble des Etats européens, mais aussi les USA.
 
Mais le pire est devant nous.
 
Soit une banqueroute généralisée a lieu, avec des défauts de paiement en cascades, soit une solution inattendue peut "sauver" les Etats.
 
La Grèce fait encore office d’avant-garde, qui commence à envisager sérieusement de vendre des îles aux entreprises. C’est-à-dire que pour se sauver momentanément du marasme économique, un Etat envisage sérieusement de vendre son territoire.
 
Allons plus loin. Car cela sera de courte durée.
 
  • Qui a l’’argent, à flot ? Des consortium financiaro-industriels puissants qui pompent toute l’énergie (le travail) de la planète.
  • Qui a besoin d’argent ? Les Etats, englués dans la crise.
Donc le pouvoir n’appartient plus aux dirigeants des Etats, mais aux dirigeants des consortium.
 
L’Etape ultime serait l’achat par les consortium des Etats eux-mêmes, avec un budget, mais aussi un règlement intérieur, décidé par eux, sans que la population, désormais employée, n’ait quelque mot à dire.
 
La fin définitive de toute démocratie, le remplacement du citoyen par l’employé, le subalterne, qui n’a rien à dire sinon il perd ses subsides.
 
La promesse de Dante réalisée : l’enfer pour les gueux, le paradis absolu pour les dorés.
 
Le rêve caché de Bildelberg  ?
 

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13 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 28 juin 2010 10:36

    Une « solution inattendue », c’est que les Etats changent les règles du jeu.
    Aux USA, ils ont déjà changé les normes comptables, en europe, contourné le traité européen, en permettant à la BCE d’intervenir. Juste du temps de gagné.

    Ils pourraient décider que les « dettes virtuelles » sont effacées, remettre les compteurs à zéro ?

    Mais je ne crois pas qu’ils fassent cela... Tout simplement parce que les politiques ne sont que des marionnettes des financiers et que ces derniers sont les auteurs-manipulateurs de cette crise, afin de renforcer leur mainmise sur toute la société.

    Donc, oui, demain sera pire qu’aujourd’hui.


    • dup 28 juin 2010 11:01

      tiens ! c’était mieux avant

      l’Europe géographique est une évidence , l’europe politique est une stupidité et bien sûr les états doivent reccuprer leur droit basique de battre monnaie .
      Le seul qui a osé dire que le roi était nu :

      http://upr63.fr/wp-content/uploads/2009/04/mensonge-quelle-europe.pdf


      • rastapopulo rastapopulo 28 juin 2010 12:47

        oui oui le seul

        http://www.dailymotion.com/video/x96ggs_cheminade-en-95-oligarchie-financie_news

        Cheminade n’a pas eu ses frais de campagnes remboursés (arguement ? avances sans intérêts =donations= non remboursables). L’héritage d’une veuve qui avait donné 10% de sa fortune à Cheminade pour sa lutte contre Kissinger lui a été repris (alors qu’il avait dépensé l’argent uniquement dans son parti). Et un assassinat en Suède (Olof Palme) sera mis sur le compte de son parti pour l’affubler d’extrême droite.

        J’appelle ça de la culture générale pour tout opposant aux systèmes de la finance anglosaxonne. 


      • PhilVite PhilVite 28 juin 2010 11:30

        Il faut détricoter ce merdier avant qu’il ne nous étrangle !
        Première étape : faire défaut. Ne pas rembourser (une très bonne justification ICI). Ce qui implique de virer du pouvoir les laquais du consortium financiaro-industriel comme vous dites. Et ceci en évitant absolument de basculer dans la violence qui nous mènerait tout droit à un régime fascisant !( Ne pas oublier que « le consortium » s’accommode parfaitement des dictatures.) Ça va être chaud, mais c’est ça, ou le retour au moyen-âge à court terme.


        • liberta 28 juin 2010 18:50

          @phivite
          N’est il pas trop tard pour penser que « virer les laquais » serait suffisant pour remettre à flot les droits du peuple, bafoués par leur gouvernement ?

          Ce qui se prépare est bien pire qu’un retour au moyen âge
          Se prépare la mise en esclavage des populations et pour ceux qui auraient idée de soulèvement, les troupes policières sont prêtes
          Il a été annexé à la constitution européenne une dérive totalitaire policière par les articles IV-442 et II-112,7
          Comme si les annexes n’étaient pas suffisantes, Alliot-Marie a crée une troupe policière du nom de EUROGENDFOR , basée à Vincenza en Italie et qui aura tout moyen d’intervenir en Europe pourréprimer tout soulèvement populaire
          Les véritables dirigeants sont les groupes occultes tels que BILDERBERG et il serait temps que les populations s’interressent un peu à ces groupes très discrets mais efficaces


        • Antoine Diederick 28 juin 2010 23:53

          a Phil vite

          à mon avis c’est ce qui va se passer....

          j’ai entendu dire que certains patrons de pme ont déjà retiré le capital social de leur entrerprise hors des banques pour protéger leur entreprise et leur travail.


        • xbrossard 28 juin 2010 12:22

          ce qui est incroyable avec cette histoire de rigueur qui se met en place partout, c’est que tout était décrit dans la stratégie du choc de Naomie Klein ; à la rigueur, si je ne risquais pas de me prendre un point godwin, je dirais que ça ressemble furieusement à l’histoire de Mein Kampf d’Hitler : tout était décrit à l’avance et personne n’a réagi...


          • Pyrathome pyralene 28 juin 2010 14:25

            Il reste la mesure dont personne parle.....
            Étrangler les étrangleurs, affamer les affameurs, déclarer la guerre aux organisateurs de guerre...
            Taper du poing sur la table à la casser !! c’est pourtant tellement simple......l’immense majorité contre la ridicule minorité, les intérêts financiers ont placé leurs pions à la tête de nombreux états, comme ici-même en France, il faut s’en débarrasser rapidement.....
            voir ce fabuleux débat


            • Antoine Diederick 28 juin 2010 20:48

              Pyralène, ils ne sont aucun des deux convainquants....

              dans l’histoire économique il y a eu des périodes d’austérité suivie ensuite de résurgences économiques, l’austérité préparant l’autre....

              le débat commence avec une petite querelle idéologique ensuite la guerre comme solution...

              il y a aussi bcp d’idées reçues, s’il est vrai que l’Europe se désindustrialise, elle reste encore une région de produits manufacturés produits en quantité...les ouvriers européens sont les meilleurs du monde , motivés à la fois par la sécurité sociale et des salaires raisonnables, et la perspective de dialogue social....

              Gouvernement mondial et guerre.... mais le gouvernement mondial c’est la guerre...le gouvernement mondial précède la crise, nous sommes déjà dans une forme de gouvernement mondial, et il n’y aurait pas de crise....hummm hummm , je doute de croire qu’un gouvernement mondial soit la solution.

              nous ne maîtrisons pas les cycles universels....

              sur un autre fil j’ai parlé de « vitalisme ou de vitalité » chez Dugué Bernard le bien nommé...sur le foot....

              Van Rompuy aurait dit publiquement que si nous les européens nous continuons comme cela, nous perdrons notre première place au monde...il a raison mais plus tard qu’Avox dont certains participants ont déjà bien auparavant dénoncé et annoncé la crise qui est là ( cela fait tout de même plus de 5 ans que je lis Avox).

              Quand Mélenchon parle de rapport de forces politiques, oui, c’est marxiste, mais il ne dit pas que les succès européens font des envieux, internationalement.....ce n’est plus un rapport de forces politiques, c’est un rapport de forces économiques essayant la captation économique, ce n’est pas la même chose que le vision classique marxiste et de gauche.

              j’ai pas été jusqu’au bout de la vidéo, pas le temps et lassé....

              Je n’aime pas les déclinologues , au bord de la dépression nerveuse....la situation est grave , certes, mais il reste des cartouches....

              enfin, constatons tout de même, que le commun des mortels, face aux nouvelles menaces, n’a pas encore pris en compte, les changements qu’ils pourrait faire personnellement....

              je suis un rigoriste, ce n’est pas commode dans un monde qui dit tout le contraire....



            • Antoine Diederick 28 juin 2010 17:08

              il y a des glissements sémantiques qui font sens, 

              courant les années 1960-1968, le rapport du citoyen au service public était vu comme un assujetissement et le fonctionnaire au service de la puissance publique faisait lors de ses prestations, acte d’autorité....

              après mai 68, le service public a été perçu comme un outil à la disposition du citoyen, dans une relation de confiance pour faciliter en ensemble de démarches administratives et pour avoir accès à certaines ressources que l’Etat doit mettre à la disposition de tous...

              fin année 1970, début 1980, le citoyen commence a être perçu comme un consommateur de services publics et à ce titre , le service public doit être attrayant et efficaces comme dans un grand magasin....

              1985-1990, les perceptions changent, tout doucement, le citoyen devient un client, c’est un consommateur mais surtout c’est un client (client c’est plus flatteur, le sujet reste actif)....la nature économique du service public est enfin reconnue smiley euh smiley

              dernière étape, donner accès à la fonction publique aux agences intérimaires (du moins en on parle en Belgique) , que voulez-vous, ma bonne dame, le business c’est le business smiley

              je pousse un peu, mais ceci processus pas tout à fait exact mais presque montre quelque chose. (il faudrait ’raffiner’ mon propos mais c’est à peu près cela).


              • Pyrathome pyralene 28 juin 2010 20:16

                Toute cette petite bande pourra régner tranquillement sur les gueux du monde entier.....

                Ils ne régneront pas longtemps ces crétins......ils sont finis ces losers !!


              • Antoine Diederick 28 juin 2010 21:00

                et bonsoir à l’auteur de l’article qui a tout de même pris le temps de s’exprimer...


                le premier pays européen qui a compris qu’il aurait à se reconstruire sur des bases qui ont fait son histoire, c’est l’Allemagne, ils sont conscients de leur situation...

                les autres, belges, français etc , sont encore dans l’attente du miracle européen....

                l’histoire a montré que l’Europe a déjà existé avant l’Europe....celle que l’on nous propose.

                je ne suis pas contre l’Europe, mais cela ne marche pas....a cause du différentiel économique, en revanche , l’histoire nous appris à dialoguer.. ;et cela ce n’est pas fini...

                bon j’espère qu’’Attali vendra ses livres et que Mélenchon sera élu, c’est tout le bien que je leurs souhaite.


                • croacroa 29 juin 2010 07:53

                  et ca continue soucoupisme quand tu nous tiens...la crise c est les vilains riches qui veulent controler le monde , tu sais bidel machin et toutes ces choses...pitoyable...

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