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Accueil du site > Actualités > Europe > Gérontocratie européenne

Gérontocratie européenne

Grande fiesta européenne pour les Journées de Bruxelles organisées, ce jeudi 10 octobre 2013, par le Nouvel Observateur avec comme animateur Laurent Mouchard dit Laurent Joffrin, qui aurait été mieux inspiré dans ce rôle en révélant un peu aux spectateurs, souvent jeunes semble-t-il, le dessous des cartes.

À la télé (car vous l'aurez deviné, je n'étais pas à Bruxelles), le spectacle avait des allures de musée Grévin, car il s'ouvrait par la présentation des deux vedettes de la soirée. Le premier arrivant était Valéry Giscard d'Estaing, 87 ans aux prunes, quasi momifié, qui était chargé d'ouvrir le spectacle ; son concurrent direct, qui le suivait de près, était Jacques Delors, son aîné d'une année (88 ans). Il manquait hélas à cette petite fête, Monsieur Martens, hélas ravi à l'affection de l'Europe quelques jours auparavant, à 77 ans, frappé en pleine jeunesse par un inexorable destin.

Ce qui est admirable dans toute cette affaire, c'est que l'un et l'autre, car je n'ai guère entendu que des fragments des discours de ces deux vedettes, semblent parfaitement satisfaits quand ils se retournent, dans la mesure où leurs articulations le leur permettent encore, pour examiner leur œuvre et leur bilan européens.

Giscard, déçu dans ses perspectives de réélection à une seconde présidence de la République en France, n'a cessé de rêver en vain, en ses lieu et place, à une présidence de l'Europe ! Dans toute cette affaire, sa responsabilité est toutefois bien moindre que celle de Jacques Delors. Ce dernier, au fond, à parcouru un chemin onirique un peu inverse. Après avoir rêvé d'être Premier Ministre (en 1981), déçu d'abord dans cet espoir par le choix de Mauroy puis viré du gouvernement Fabius, il est entré, en 1985, dans la galère européenne et y est resté à la barre jusqu'en 1995, pour notre malheur.

Il a été, en effet, alors un des pères de la "grande" Europe au moment de la fin de l'URSS et du racolage frénétique des PECO (1993) qui n'avaient rien à y faire. Faire nombre était la grande idée de Delors ; pour faire une Union européenne, qui se voulait celle de l'industrie et du commerce, on y a fait entrer, sans la moindre réflexion, une série de clampins de tout poil. Delors y avait fait entrer l'Espagne et le Portugal (1986) et mis en œuvre la fameuse intégration européenne de la Grèce dont on a vu les résultats(acquise depuis 1981) ; tout le monde savait qu'elle était frauduleuse, puisque ses comptes, vendus à prix d'or par Goldman-Sachs, étaient totalement falsifiés. Le folklore grec a immortalisé le nom même de Jacques Delors par la tradition des "paquets Delors" (le « paquet Delors I » de février 1988 visait, à l'origine, à financer les mesures d’accompagnement du marché unique) ; les milliards donnés par l'Europe, qui arrivaient en Grèce, en repartaient aussitôt pour les paradis fiscaux, la Suisse en particulier !

Bref, Jacques Delors, entre 1985 et fin 1994, a été l'initiateur et le propagandiste de l'incessant élargissement, démentiel et irréfléchi, de l'Europe dont nous payons toutes les conséquences aujourd'hui dans l'Est (avec les PECO ou les Etats baltes) comme dans le Sud (avec les pitreries de l'intégration européenne de Chypre ou de Malte ! On attend encore avec impatience celle du Vatican qui ne serait pas la pire). Notre malheur n'est sans doute pas fini puisque la grande négociation actuelle, on le sait, est celle de l'entrée de l'Ukraine qui a donné toutes les garanties du côté de la démocratie qu'on exigeait préalablement d'elle, avec l'affaire Timochenko ! Le problème n'est d'ailleurs pas seulement là, car l'Ukraine n'est pas Malte et ses 46 millions d'habitants nous préparent des lendemains qui chantent et les Ukrainiens vont sans doute, pour partie, venir s'ajouter au déferlement oriental. Nous sommes d'autant moins sortis de l'auberge européenne que c'est aussi à ce bon Monsieur Delors que nous devons l'espace Schengen dont nous subissons aujourd'hui toutes les conséquences.

Sur un autre plan, l'Europe, de façon plus ou moins directe, est devenue une sorte de maison de retraite spirituelle pour ceux qui rêvent, comme Giscard et Delors bien entendu au premier chef, de la gloire des Jean Monnet et Robert Schuman ; ils songent même désormais au Panthéon, même s'il est trop tard pour eux de songer à changer de sexe pour passer devant les autres ! L'Europe est une sinécure pour certains autres, beaucoup plus jeunes et assez malins qui pour s'en faire une, comme ce brave Romano Prodi, grand apôtre actuel de l'intégration de l'Ukraine mais qui, il faut bien le dire, est un bambin à côté des deux autres avec ses 75 ans. C'est sans doute ce qui lui permet de jouer à la fois la carte du Sahel (avec l'ONU) et celle de l'Ukraine (du côté de l'UE).

Le plus remarquable de tout cela est que ces bons vieillards semblent vivre davantage dans le passé que dans le présent et moins encore dans l'avenir, ce que l'on comprend ; le principal mérite de l'UE aux yeux de Giscard est qu'elle « a rétabli la paix sur notre continent », ce qui est, pour le moins, faire bon marché de feue la Yougoslavie ; quand on lui fait observer que les Européens "n'aiment pas l'Europe", ce qui est bien normal après tout puisqu'elle apparaît sans cesse comme un cerbère sourcilleux et tatillon, plus préoccupé de l'épaisseur des tranches de mortadelle ou du pourcentage de cacao dans le chocolat que de l'harmonisation des régimes fiscaux ou sociaux des Etats membres, il n'en croit rien, car il n'en retire, lui, que des bienfaits, des invitations et des honneurs ! Il persiste donc à croire, contre toutes les évidences, que la majorité des Européens est aussi optimiste que lui.

Quant à Jacques Delors (ce syndicaliste de gauche farouche qui mettait sa petite Martine à l'école au « Collège privé Notre-Dame-des-Oiseaux », rue Michel Ange), il persiste dans ses contradictions et ses utopies, mais je pense que ses économies comme ses retraites, diverses et multiples, le mettent à l'abri des calamités financières qui frappent la majorité des pauvres Européens. En tout cas, il est clair qu'il n'a aucune conscience des sottises qu'il a pu commettre et du caractère fâcheux de leurs conséquences que nous subissons chaque jour.

Apparemment à Bruxelles, on leur a épargné les tomates et les oeufs punais qu'on pouvait craindre et qu'ils méritaient. Ils ont pu, une dernière fois peut-être, jouir avec délices de tous les honneurs, descendre de leur limousine, se faire tirer le portrait (on prépare les "nécros"), signer des autographes et serrer des louches. Heureux vieillards !

Les choses seront sans doute moins gaies pour ces nonagénaires, grands admirateurs d'une Europe dont ils se jugent les pères fondateurs, alors que les élections qui se profilent pour le printemps amèneront sans doute au parlement de Strasbourg une majorité d'anti-européens ; la chose leur pend au nez mais ils ne le voient pas, car ils ne sont pas plus clairvoyants aujourd'hui qu'ils ne l'ont été dans le passé.


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64 réactions à cet article    


  • Jason Jason 14 octobre 2013 15:51

    Voilà un bien intéressant article.

    Ce fut une réunion de dinosaures ou de pompiers pyromanes, au choix. Un non événement dans lequel on ne voit plus ni vessies ni lanternes. Quelle pitrerie, à l’image de l’usine à gaz construite par nos brillants ingénieurs politiques.

    E la nave va. Vogue la galère.


    • usbek 14 octobre 2013 16:58

      Et hélas « fluctuat nec mergitur », ce qui n’est pas notre cas à nous !


      • Richard Schneider Richard Schneider 14 octobre 2013 17:12

        Effectivement article très intéressant ... 

        Il faut féliciter l’auteur pour avoir eu le courage de regarder à la télé cette farce, jouée par des vieillards amnésiques (ou pas).
        Hélas, pour les peuples, je ne vois pas comment ils pourraient se défaire de cette arnaque qui les emprisonne dans une nasse.
        Qui aura le courage de couper le nœud gordien ? Y aura-t-il un jour un Alexandre en Europe ? Car quoiqu’en disent JLM ou MLP, je ne crois vraiment pas qu’ils arriveront à tenir, s’ils devaient arriver au pouvoir en France - ce dont je doute fortement -, leurs promesses d’essayer de sortir au moins de la zone Euro.


        • usbek 14 octobre 2013 17:29

          On commence seulement à comprendre que ces nuls n’ont même pas compris, à propos de l’euro en gestation, la différence entre une monnaie UNIQUE (ce qu’ils ont sottement choisi) et une monnaie COMMUNE (dont on commence à voir les charmes et les vertus). Et on continue à consulter ces pitres comme des augures !


          • appoline appoline 14 octobre 2013 19:40

            Cette europe a été très mal pensée. Leurs bases auraient même dû s’écrouler bien avant sans perfusion


          • usbek 14 octobre 2013 19:29

            Merci à la rédaction pour les illustrations qui sont au-delà de mes compétences.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 octobre 2013 19:33

              usbek,

              Plus on est de pays et moins cela peut fonctionner, chacun ayant des intérêts différents.
              C’est un système auto-bloquant.

              Ils ne sont d’ailleurs à peu près jamais d’accord sur rien et passent leur temps en palabres pour trouver un consensus...

              Il faut noter que le périmètre de l’ UE se rapproche progressivement de celui de l’ OTAN.
              Ce qui explique que la Turquie pouvait y entrer, mais pas la Russie.

              Monnet et Schuman étaient des employés des USA, le projet de l’ UE et de l’euro sont des projets américains, une colonisation au profit de la finance et de leurs multinationales, à partir de mensonges :

              Martine Aubry, la fille de l’autre, en 1992 : « L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale, et moins d’exclusion. » Rêve !

              Chirac, atteint déjà d’ Alzheimer, oubliant totalement que De Gaulle avait été vent debout contre tout abandon de l’indépendance et de la souveraineté, en 1998, pour nous vendre l’euro :

              « L »euro est pour nous une chance, plus de choix dans nos achats, des prix plus bas, des parts de marché, des possibilités d’investissements, et donc d’emplois, de la stabilité face aux grands pôles politiques et économiques« .. Blablabla !
              Pour tous, demain on rase gratis...

              Vidéos de François Asselineau : » Pourquoi l’ Europe est comme elle est ?« et »les 10 raisons de sortir de l’ Europe." sur le site de l’UPR.


              • usbek 14 octobre 2013 19:51

                Cher Fifi brin d acier

                Tout à fait d’accord ; plus on est nombreux moins ça marche surtout quand, en plus, chacun a le DROIT DE VETO ! Pure folie !


              • franck milo franck milo 14 octobre 2013 23:16

                « C’est un système auto-bloquant. »
                expression pompée sur le blog de JL Mélenchon
                « Le Front de Gauche autobloque »
                bien essayé.


              • rastapopulo rastapopulo 14 octobre 2013 23:41

                Traiter les USA sans discernement est un non sens historique. F.D.Roosvelt était contre la finance folle. En pleine famine dûe à 29 et aux années dustball, il a été élu sur le programme explicite du New Deal : interdiction des TBTF, procès de Morgan pour corruption, crédit publique sans intérêt, électrification, gestion de l’eau,...C’était un frontal avec l’autoritarisme financier des Morgan, Ford et Lindberg, mais aussi avec la doctrine des 200 familles francofrançaises de la Banque de France à la même époque. Ne pas parler de ce qui a sauvé les USA de l’autoritarisme financier grâce à Roosevelt ; c’est aussi obligatoirement faire l’impasse sur les 30 glorieuses elles-aussi anti-finance folles sur le modèle du New Deal.
                 
                GlassSteagall, crédit publique, commissaire au plan (Monnet bande de tâches) qui se servira de son expérience sous Roosevelt pour moderniser la gestion de l’eau française,... Est ce que vous avez encore un brin de bon sens à l’UPR ? Monnet n’a pas refinanciarisé l’Europe comme VGD ou Delors. Au contraire, il a imposé une industrialisation de pointe comme seul rempart contre la finance folle. Monnet n’a jamais reçu de l’argent de la CIA comme Schuman. Mais Monnet devrait être impressionner par des discours creux d’indépendance quand il avait vu l’effet des 200 familles francofrançaises. Et en plus, il devrait avoir honte du niveau de vie que sa politique industrieuses à apporter parce que notre génération a refinanciarisé dans l’indifférence générale derrière et que d’autres étaient des marionnettes. Triste raisonnement inconsistant. 


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 octobre 2013 09:04

                franck milo,

                C’est Asselineau qui a fait le parallèle entre l’UE et le système auto bloquant de la « Théorie des chaînes » de l’art de la guerre chinois, dans sa conférence, déjà ancienne : « Pourquoi l’ Europe est comme elle est ? ».

                Mais si Mélenchon continue à regarder les vidéos d’ Asselineau, rien n’est perdu !


              • BA 14 octobre 2013 19:38

                1974 - 2014 : les Quarante Décadentes.

                 

                Depuis mai 1974, tous les présidents de la République ont eu comme priorité numéro un la construction européenne.

                Depuis mai 1974, tous les Premiers ministres ont eu comme priorité numéro un la construction européenne.

                Quarante ans après, quel est le bilan ?

                 

                Le bilan de cette période est un désastre économique, un désastre financier, un désastre social, un désastre moral, un désastre démocratique, un désastre politique.

                La seule chose qu’ont réussie les élites françaises, c’est de s’enrichir.

                Depuis 1974, les élites françaises se sont enrichies, et les autres se sont appauvris.

                Aujourd’hui, 5 717 600 Français sont inscrits à Pôle Emploi.

                 

                http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-GWS085_2_.pdf

                 

                Conséquence : aujourd’hui, le peuple français est furieux.

                 

                Les Quarante Décadentes aboutissent à une révolte du peuple français contre ses élites.


                http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20131009.OBS0267/sondage-exclusif-le-fn-a-24-aux-europeennes-en-tete-pour-la-premiere-fois.html


                • Bernard Pinon Bernard Pinon 15 octobre 2013 08:48

                  « Le bilan de cette période est un désastre économique, un désastre financier, un désastre social, un désastre moral, un désastre démocratique, un désastre politique. La seule chose qu’ont réussie les élites françaises, c’est de s’enrichir. »

                  C’est donc un succès complet smiley

                  L"UE a été construite par une oligarchie, au service de cette oligarchie. Et elle fonctionne parfaitement, puisque cette oligarchie en profite pleinement.


                • tanguy 17 octobre 2013 12:02

                  Vous avez oublié de mentionner le désastre écologique...


                • mario mario 14 octobre 2013 19:48

                  les pères géniteurs du monstre Europe avaient pour principale motivation la paix . force est de constater que c’est pas gagné....

                   


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 octobre 2013 19:53

                    L’euro est une monnaie commune, c’est une monnaie d’ Empire, plaquée artificiellement sur les pays de la zone euro, ce qui ne fonctionne jamais longtemps, comme toutes les monnaies d’Empire.

                    Le dollar, la livre, le bolivar venezuelien, et toutes les autres monnaies du monde, sont des monnaies uniques, elles correspondent à un peuple, une Nation, à des frontières.

                    Une monnaie unique est liée à une Banque Centrale, elle peut être dévaluée, ce qui n’est pas le cas de l’euro. Le gouvernement a le droit de gérer le taux de change externe, ce qui n’est pas le cas non plus de l’euro, qui a un taux de change externe unique.

                    L’euro est une monnaie commune. Delors et ses sbires se sont contentés de décider qu’un beau matin, le franc serait égal à la Lire et le mark serait égal au drachme .., et que tout cela s’appelerio Quésac ! Rêve !

                    L’euro pose des problèmes monétaires explosifs, dont ni les politiques, ni les médias ne parlent jamais. Mais que l’ Allemagne a bien compris.

                    Elle profite d’un euro plus faible pour elle, que si elle avait gardé le mark, et elle exporte.

                    L’inconvénient, en l’absence de système de change, c’est qu’elle voit débarquer massivement dans les coffres de ses banques, et donc de la Bundesbank, de la monnaie des pays d’Europe du sud, qui entrent sans être convertis en marks et qui ne valent pas un kopeck...

                    La monnaie, c’est le thème de la vidéo d’ Asselineau : « La Tragédie de l’euro ».


                    • L'enfoiré L’enfoiré 15 octobre 2013 15:03

                      Salut Fifi,

                       Des choses vraies, des choses fausses.
                       Comment appelez-vous le yuan, ?
                       Une monnaie d’Empire ?
                       Correspond-il à un peuple, une nation, non. C’est plus une fédération qu’un pays de cultures unique. La Russie, c’est quoi, un Empire ? 
                       Le Yen, japonnais, ça c’est exact. Insulaire et encore pas tout a fait. Il a d’ailleurs un empereur au sommet.
                       L’euro ne peut être dévalué. Ah, bon. Je crois que vous ne suivez pas les cours.
                       Dévaluer ou réévaluer c’est toujours par rapport à une autre monnaie et en fonction de ce que les marchés estiment sa valeur.
                       Par contre, un pays de l’Europe ne peut dévaluer. Ca c’est tout à fait vrai. Lié comme un serpent monétaire que nous avons connu avant l’euro.
                       L’euro a été créé en arbitrant les conversions des anciennes monnaies, pays par pays.
                       Cela a été vraiment un marchandage de première au départ.
                       L’Allemagne a depuis toujours fait peser son mark dans la balance.
                       L’or n’est plus la valeur de référence, puisqu’il fluctue aussi.
                       J’ai connu le temps (jusqu’en 1974) où les monnaies étaient fixées entre elles.
                       50 FB pour un un dollar.
                       Si vous ne le savez pas, les échanges de dollars en or sont occupés à se passer (l’or est fortement descendu).
                       Le shutdown n’a été qu’un signal de plus, même s’il va se résoudre dans les heures qui viennent. 
                       Je ne connais pas la vidéo mentionnée. Je ne peux donc pas en parler.
                       
                       

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 octobre 2013 18:46

                      L’enfoiré,
                      Je n’ai sans doute pas donné assez d’explications... Les Empires sont le fruit du goût de l’argent et du pouvoir.

                      Ils correspondent à une définition bien précise : obliger des peuples à vivre ensemble, sous les mêmes règles de fonctionnement, les mêmes lois, la même langue, la même monnaie..., en expliquant que c’est pour la paix, et tout le monde est pareil, un peuple nouveau va naître.

                      Chaque pays étant différent, ce qui va convenir à l’un ne va pas convenir à un autre, d’où des conflits et finalement, l’explosion de l’ensemble.

                      C’est ce qu’enseigne l’histoire de tous les Empires, l’Empire romain, Austro- Hongrois, colonial, Perse...

                      La Chine n’est pas dans ce cas, c’est un seul pays, ni la Russie actuelle.
                      Mais l’ URSS était un Empire, on voit ce qu’il en est advenu.

                      Asselineau donne la liste (non exhaustive) de tous les Empires qui se sont cassés la figure dans l’histoire, chaque pays reprenant ses billes et sa monnaie, sa culture, sa langue et son histoire.

                      La conclusion, c’est qu’à passer son temps à nier la spécificité des Nations et des peuples, on va à la cata.

                       Sur l’euro :
                      Le France par exemple, ne peut pas dévaluer l’euro. Il est, par rapport au dollar, 30 % trop cher, et plombe nos exportations.

                      Dévaluer, cela veut dire avoir une monnaie qui correspond à sa productivité.
                      Chavez a dévalué 4 fois en 14 ans, parce qu’il disposait de ce droit, que le Venezuela est un pays souverain, qui ne se laisse pas dicter ce qu’il doit faire de sa monnaie par Van Rumpuy ou Goldman Sachs.

                      Quand on a une monnaie impossible à dévaluer, pour faire baisser les prix et exporter , il faut « faire des mesures structurelles » pour « augmenter la compétitivité », en clair, faire une dévaluation interne, une contraction de la masse salariale...

                      C’est tout le boulot de nos chers Présidents depuis des années...
                      C’est pour cela que notre modèle social, issu du CNR, passe à la moulinettte..., pour faire baisser les prix.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 15 octobre 2013 19:04

                      Bonsoir Fifi,

                       Bien remis sur les rails.
                       Merci de l’avoir fait. D’accord sur tout cette fois.
                       L’exportation est favorisée dans le cas d’une dévaluation tandis que les importations sont défavorisées.
                       Cela marche donc quand on peut vivre en autarcie, que l’on soit sans envie de quitter le pays.
                       Hors, plus personne ne peut se sentir dans cette situation. Je dirais que c’est trop tard.
                       Les Français se sont créés des envies qui viennent d’ailleurs et quelques uns aiment partir voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Tout est mondialisé, aujourd’hui. Les marchandises et les hommes. Pour l’énergie, vous avez des centrales, mais le pétrole, le gaz viennent d’ailleurs si je ne m’abuse. 
                       Désolé de devoir vous le dire. smiley
                        

                    • L'enfoiré L’enfoiré 15 octobre 2013 19:09

                      Pour ce qui est des empires, jetez un coup d’oeil sur ces deux textes.

                      Histoire des grands empires économiques (1) et (2).
                      Je n’ai fait que résumer, je ne suis pas l’auteur du magazine.

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 16 octobre 2013 07:55

                      L’enfoiré,

                      A part la Corée du nord, je ne vois pas quels pays vit en autarcie...., ou Cuba, parce qu’il est sous embargo. Depuis le néolithique, tous les pays importent et exportent. La France, avant les Traités, faisait de même.

                      L’argument de l’autarcie est le piètre argument des européistes, qui annoncent un cataclysme, si la France sortait de l’ UE et de l’euro.

                      Ils oublient juste de dire qu’en dehors de l’UE, tous les pays du monde sont des pays indépendants et souverains, ils vivent donc tous en autarcie ?

                      Sapir a fait le calcul, revenir à un état souverain augmenterait les carburants de 7%, puisque l’essentiel du prix est fait de taxes, l’augmentation ne porterait que sur le prix de base.
                      Si c’est le prix à payer pour retrouver l’indépendance, ce n’est pas la cata annoncée.

                      Il me semble au contraire que les Français en ont assez des produits à obsolescence programmée, assez de jeter des appareils qui ne sont pas réparables parce qu’il manque une pièce introuvable, et qu’ils sont assez intelligents pour comprendre que rapatrier les productions est créateur d’emplois.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 16 octobre 2013 13:55

                      Fifi,

                       Je vous ai plussé.

                      « piètre argument des européistes, qui annoncent un cataclysme, si la France sortait de l’ UE et de l’euro. »

                      Mais non, ce ne serait pas une catastrophe. On a déjà eu des statistiques sur ce genre de cas.
                      Chacun y perdrait, c’est tout.
                      Le bénéfice de l’Europe n’est pas en interne mais en externe.
                      Aucun pays d’’Europe ne peut se targuer d’avoir une dimension aussi importante que ceux qui se trouve en Asie et en Amérique du Sud. C’est donc cela qu’il faut contrer pour résister aux produits qui sont comme vous dites «  »assez des produits à obsolescence programmée, assez de jeter des appareils qui ne sont pas réparables parce qu’il manque une pièce introuvable, et qu’ils sont assez intelligents pour comprendre que rapatrier les productions est créateur d’emplois.« 
                      D’accord, mais quand on produit trop pour la consommation locale, que faites vous avec les invendus excellents ou non ? Vous avez oublié qu’il y a maintenant des machines qui produisent bien plus et j’en reviens avec votre premier argument »l’exportation".

                      L’indépendance et la souveraineté, c’est un choix, mais c’est dur à prendre.

                       


                    • escoe 20 octobre 2013 19:45

                      A part la Corée du nord, je ne vois pas quels pays vit en autarcie...., ou Cuba, parce qu’il est sous embargo

                      Ces pays font l’objet d’un blocus américain. Ca ne signifie pas qu’ils n’ont pas de commerce extérieur.


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 14 octobre 2013 20:01

                      Pour comprendre comment on a pu se faire avoir aussi longtemps, et aussi facilement, un petit livre est indispensable :« Les Evangélistes du marché » de Keith Dixon.


                      • Frédéric BOYER Frédéric BOYER 14 octobre 2013 20:15

                        Excellent.




                        • BarbeTorte BarbeTorte 14 octobre 2013 21:55

                          Barrez vous les vieux !
                          A l’hospice


                          • Gauche Normale Gauche Normale 14 octobre 2013 23:16

                            Bon eh bien... je crois que cet article résume merveilleusement bien l’exaspération qu’il y a de quoi avoir en voyant tous ces dirigeants aussi incapables de voir la réalité en face que de la vivre. En revanche, je ne suis pas d’accord sur un point : non, ces deux vieillards que sont Giscard et Delors ne se sont absolument pas trompés. A contraire tout se passe comme prévu. C’est si l’Europe avait apporté prospérité et justice qu’ils auraient fait erreur.


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 octobre 2013 09:22

                              Gauche normale,
                              Ils ne se sont pas trompés, ils nous ont trompé.


                            • rastapopulo rastapopulo 15 octobre 2013 00:17

                              J’aurais préciser que le frère de Sarko (à la tête de la seule entité juridique capable de gérer les fonds de pensions des fonctionnaires 3 mois avant le passage de la loi qui les privatise) était aussi convié...

                              Et puis VGE ou Delors, ce ne sont que des pions (pour les financiers, les Cockfields, les European round table,...) qui s’invente un rôle majeur :
                              http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/oui-les-britanniques-ont-cree-l.html


                              • epicure 15 octobre 2013 00:36

                                Mais c’est qu’ils sont contents de leur œuvre les papis libéraux, la baraque brûle ils prennent ça pour un feu de joie....


                                • eau-du-robinet eau-du-robinet 15 octobre 2013 01:43

                                  " Bref, Jacques Delors, entre 1985 et fin 1994, a été l’initiateur et le propagandiste de l’incessant élargissement, démentiel et irréfléchi, de l’Europe dont nous payons toutes les conséquences aujourd’hui...."

                                  Jacques Delors été un des maillons dans la chaine de la construction Européenne.
                                  A t-il pris conscience qu’il à contribue à affaiblir la France et de détruire la souveraineté de ce pays idem pour les autres pays Européens ?

                                  L’histoire de la construction Européenne (version courte)

                                  L’Europe est avant tout un projet Américain mise en place par l’oligarchie industrielle et financière.

                                  Les américains ont pris le pouvoir sur l’Europe après la deuxième guerre Mondial et cela à travers le plan Marshall.

                                  Le plan Marshall (après son élaboration, il fut officiellement appelé «  Programme de rétablissement européen », en anglais European Recovery Program : ERP) était un plan américain pour aider la reconstruction de l’Europe après la seconde Guerre mondiale... Les Américains ont ainsi contribué à la coopération européenne, prélude à la construction européenne ... source

                                  Motivations (du plan Marshall)
                                  Il s’agissait aussi de trouver des débouchés pour les produits américains. Les États-Unis ont connu pendant la guerre une forte croissance liée à l’industrie de guerre et la question à l’étude depuis 1941 à Washington est de savoir comment maintenir le plein emploi après la guerre. La solution mise en place sera, via le plan Marshall de trouver des débouchés à l’étranger financés par des prêts remboursables en dollars. Ces prêts sont émis via la banque mondiale et contrôlés via le FMI (accords de Bretton Woods). La particularité de ces deux institutions est que les USA sont seuls à y avoir un droit de veto, ce qui leur permet de dicter leurs conditions, en particulier, d’obliger les pays européens ruinés à accepter que des conditions soient liées aux prêts du FMI .... source

                                  L’une des conditions de l’époque était que les dettes contractées par le pays recevant cette aide ne soient plus émises dans la monnaie du pays mais en or ou son équivalent en dollars dont le prix était de 34 $ l’once d’or. Ces prêts en dollars sont la garantie pour les États-Unis de ne pas avoir de perte de valeur si les pays emprunteurs dévaluent ; d’autre part les dollars dépensés pour acheter des produits autres qu’américains finiront toujours par revenir aux États-Unis pour acheter des biens américains. source

                                  Selon une révélation faites le 19 septembre 2000 dans le Daily Telegraph, le quotidien le plus vendu au Royaume-Uni, un journal conservateur et Euro-critique, la communauté des services secrets américains à mené une campagne, tout au long des années 50 - 60 enfin de promouvoir l’unification européenne.

                                  Le rôle des États-Unis fut camouflé comme pour une opération secrète. L’argent de l’ACUE (Americain Comite for United Europe) provenait de fondations Ford et Roquefeller, aussi bien des milieux d’affaires ayant des liens étroites avec le gouvernement américain.

                                  Monsieur François Asselineau président de l’UPR souligne que les interventions des services secrets américains comme la CIA transitent souvent sous des faux noms des paravents privées comme celles de fondations Ford et Roquefeller ... de nos jours il y à aussi IBM, Microsoft, Boing, UPS, etc. donc des sociétés écrans qui permettent d’utiliser ses fondations lesquelles donnent de l’argent à tel ou tel club de réflexion pro européen donc des gens y appartenant sont en parfaite connivence avec le système américain. source


                                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 octobre 2013 09:19

                                    eau du robinet,
                                    Exact, les think tank et autres fondations, comme celle du Mont Pèlerin, ont été le creuset des économistes de l’ Ecole de Chicago dans leur conquête des esprits européens.

                                    Mais aussi des réseaux néo-libéraux de « Gauche », comme la défunte Fondation St Simon, où se retrouvaient barristes et rocardiens, intellectuels, économistes d’affaires , universitaires, journalistes et philosophes, tous désireux d’inculquer « le réalisme » aux acteurs sociaux.

                                    Ou les clubs « En temps réel », avec le même mélange, ou « la Gauche moderne » avec le néo sarkoziste Jean Marie Bockel, ou la « République des idées » de Rosanvallon.

                                    Quand Terranova a conseillé à la Gauche d’abandonner les ouvriers, la messe était dite.

                                    En plus de Monnet et Schuman, l’ UE et l’euro ont été le résultat de la trahison des élites et des leaders d’opinion qui ont « enfumé » la population.

                                    C’est tout cela qui est expliqué dans le livre que j’ai cité :
                                     « Les Evangélistes du marché » de Keith Dixon.

                                    Une colonisation des esprits avant d’être une colonisation tout court.


                                    • franck milo franck milo 15 octobre 2013 10:01

                                      Asselineau fait quoi pour les ouvriers ? autant que Le pen.. ?
                                      qu’il passe son chemin


                                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 octobre 2013 12:30

                                        franc milo,

                                        Asselineau n’a pas créé un syndicat, mais un Parti politique.
                                        Il fait d’abord de la formation pédagogique. C’est le but de ses conférences, expliquer tout ce qu’on nous a caché pendant plus de 50 ans. Les Français découvrent qu’on leur a beaucoup menti.

                                        Le Programme de l’ UPR est celui du CNR réactualisé, ce qui n’est pas rien.
                                        Un militant du FDG écrivait récemment sur Marianne 2.fr, que le programme de l’ UPR était proche de celui du FDG.

                                        La différence, c’est que l’article 1er du programme est :
                                         « Sortie de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN , légalement par l’article 50. »

                                        Si c’était le programme du FDG, je serai au FDG.

                                        Aucun gouvernement ne peut faire du social et défendre l’intérêt général s’il ne dispose pas des droits régaliens, sur la monnaie, la dette, le contrôle des capitaux et des frontières.

                                        Ce que fait Asselineau c’est de rassembler sur un programme qui a fait ses preuves, une majorité de Français pour sortir de l’usine à gaz européenne.

                                        Vu le nombres d’européistes qui essayent de discréditer la sortie de l’UE et de l’euro, croyez-moi, c’est une occupation à plein temps !!

                                        Mais libre à vous de faire croire qu’en manifestant, vous allez empêcher les fonds de pension d’acheter et de ruiner les entreprises françaises..., ou empêcher les délocalisations permises par l’article 63 sur la libre circulation des capitaux.

                                        La seule chose qui puisse les en empêcher, c’est de remettre en place le contrôle des capitaux.
                                        Avant Maastritch, Mittal n’aurait pas pu acheter Arcelor.

                                        L’ UPR qui se bat contre les causes, les Traités, et en sortir, car ils sont toxiques.

                                        Et ceux qui se donnent bonne conscience en se battant contre les conséquences...


                                      • franck milo franck milo 15 octobre 2013 17:27

                                        je n’ai jamais parlé de syndicat. et vous n’avez pas répondu que compte faire de concret votre bourin pour les ouvriers, les travailleurs, ceux d’en bas et qui rament ?
                                        c’est comme au FN : on leur pose une question simple niveau CM2 et ils repondent pas ou à coté.
                                        comment voulez vous que je m’interesse à ce que vous portez comme idées ?
                                        plutot que d’inonder AV de commentaires prosélytistes, répondez précisément aux interrogations posées ca fera avancer le débat au moins.


                                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 15 octobre 2013 19:05

                                        Franc Milo,
                                        Asselineau peut faire ce que le CNR a fait pour les Français, un programme de progrès social qui a duré jusqu’ici.
                                        Le programme complet est sur le site de l’UPR : « Programme de Libération Nationale ».


                                      • franck milo franck milo 15 octobre 2013 21:20

                                        merci de penser à ceux qui ne décodent pas vos acronymes :
                                        CNR ?
                                        UPR ?
                                        rebelote : je vous ai demandé ce que votre bourin compte faire de concret pour les ouvriers les travailleurs, les miséreux. et vous me renvoyez vers un site internet.
                                        imprégné comme vous l’etes, vous n’etes pas en mesure de resumer en quelques mots, quelques phrases le « programme » de votre idole ? cela profiterait à plein de gens, de lecteurs indécis...


                                      • kimbabig 16 octobre 2013 00:38

                                        Le programme de l’UPR en résumé ?
                                        Sortie de l’union européenne, de l’euro et de l’otan

                                        Ce que propose Asselineau pour les ouvriers ?

                                        Simplement leur donner le moyen d’éviter que tous leurs acquis sociaux soient réduits à néant sur ordre de Bruxelles. Or, c’est ce qui est en train de se produire, figurez-vous, la réforme des retraites de Hollande, qui reprend les termes de celle de Sarkozy, fait partie des « recommandations » de la commission européenne au gouvernement Français, tout comme ces réformes austéritaires au goût de plus en plus « méditerrannéen », qui visent à détricoter le code du travail, à rogner sur la protection sociale.

                                        Asselineau et son parti, l’UPR, ne visent pas spécialement à satisfaire des revendications ouvrières. Leur objectif est de rassembler des gens de tous bords pour libérer la France de l’union européenne et de l’otan, afin que cette majorité de 55%, faite de gens d’horizons et d’opinions aussi diverses que disparates, qui s’est manifestée lors du référendum de 2005 puisse enfin être respectée (et il y a urgence vu les conséquences nocives de l’unification européenne).

                                        Pour ce faire, l’UPR et ses membres évitent les sujets qui ne sont pas directement en rapport avec leur objectif, et s’efforce d’y rester neutre, afin de continuer de rassembler des gens de tous bords politiques. C’est une stratégie qu’ils ont depuis la création du parti en 2007 par Asselineau. C’est plutôt une bonne idée, car il est vrai que le clivage gauche-droite empêche cette majorité de Français hostile à l’union européenne de porter au pouvoir des dirigeants qui aient le bon sens d’exiger un retrait Français de cette organisation, puisque cette majorité a tendance à se répartir des 2 côtés de l’échiquier politique.

                                        Depuis, ils ont atteint pas loin de 3400 membres avec quasiment pas de passages médias. Ils comptent beaucoup sur le Net pour se faire connaître, c’est leur seul moyen de diffusion (c’est un peu le 1er « parti du Net » Français).

                                        Bien que n’étant pas membre de ce parti, j’ai néanmoins beaucoup de sympathie pour son action, car il est plus qu’urgent de sortir la France de l’union européenne.

                                        Bien que que cela ne fasse pas spécifiquement partie des objectifs de l’UPR, cette libération et le retour de la souveraineté nationale auront clairement des conséquences positives pour le monde ouvrier, et pour tous ceux qui rament, car ils seront en position de force face au patronat dans un cadre national, alors qu’ils sont en position de faiblesse dans un cadre européen, sans compter les conséquences positives pour l’économie de la sortie de l’euro (2 millions de chômeurs en moins et plus de déficits, dixit J.Sapir).

                                        C’est pourquoi 2 partis réellement progressistes et engagés pour le monde ouvrier demandent eux aussi la sortie de l’union européenne : le M’PEP et le Pôle de Renaissance Communiste en France. Ils la demandent car c’est un préalable indispensable à la politique vraiment progressiste qu’ils souhaitent mener.


                                      • usbek 15 octobre 2013 10:20

                                        Merci à toutes et tous de ces commentaires, des plus brefs et des plus vigoureux aux plus longs et aux mieux informés. Je crois que je vais être encore plus présent et plus fidèle à Agoravox.


                                        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 15 octobre 2013 12:19

                                          @ Usbek.

                                          Très bon article.
                                          @ Eau du robinet et Fifi Brin d’acier, bonne approche quant à la « Trahison des Clercs » (une vieille habitude), que chaque consultation pour les élections européennes perpétue, chaque « Parti » envoyant des candidats pour occuper la place.

                                          Ceci et la note d’introduction qui l’accompagne. http://sitecon.free.fr/marche_evangelistes.htm

                                          Keith Dixon, Les évangélistes du marché. Les intellectuels britanniques et le néo-libéralisme

                                          Éditeur : Raisons d’agir (1998) Collection : Rais. d’Agir Langue : Français ISBN-10 : 2912107059

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