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Accueil du site > Actualités > Europe > Grande braderie sur les droits sociaux en Europe

Grande braderie sur les droits sociaux en Europe

Le processus d’adoption de la nouvelle « gouvernance économique » fait son chemin. Du côté du Conseil, le « Pacte pour l’euro » engage les gouvernements sur la voie de politiques d’austérité renforcées. Le Parlement européen devra quant à lui se prononcer début juin sur le paquet de « gouvernance économique » qui comprend les principales mesures du nouveau dispositif.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi le feuilleton, la « gouvernance économique », en deux mots, c’est cet ensemble de mesures qui renforcent la surveillance et les contraintes sur les dépenses et l’endettement publics (voir : l’UE-topie des marchés, par le Corporate Europe Observatory).

Concrètement, ce renforcement de l’« orthodoxie » budgétaire devrait s’accompagner mécaniquement de son lot de mesures d’austérité dans tous les pays de l’UE : réduction de l’emploi public, avec éventuellement blocage des salaires, coupes dans les services publics et privatisations, réductions des pensions et financiarisation des retraites, réformes du droit du travail pour faciliter les licenciements, mise en place d’une fiscalité « business friendly »…

Mais si les plans d’austérité font le malheur des populations, ils ont tendance à faire rougir de plaisir les marchés financiers. Or que ne ferait-on pas pour ces pauvres banquiers et investisseurs, scandaleusement présentés comme les responsables de la crise, et jetés à la vindicte populaire ? Heureusement, les instigateurs de la nouvelle gouvernance économique, Commission et gouvernements européens, n’ont pas cédé pas au populisme ; car d’aucuns voulaient les mettre à contribution, et que leurs pratiques - certes parfois audacieuses - soient sévèrement encadrées. Voire, que leurs créances soient restructurées.

Non ; les dirigeants européens, dans leur sagesse jean-monnesque, ont bien saisi les causes de la crise de la dette : salaires trop élevés, services publics sur-subventionnés et inefficaces, systèmes de protection sociale trop « archaïques » et droit du travail pas assez « flexible ». Du coup histoire d’être sûr que ces salauds de fonctionnaires, de syndicalistes et d’assistés ne nous fassent pas replonger une seconde fois dans la crise, ils ont prévu des sanctions pour les gouvernements qui ne se plieraient pas à la « discipline » de la nouvelle gouvernance économique.

La question qui restait en suspens, c’était de savoir dans quelle mesure serait partagée cette conclusion certes audacieuse, mais pas forcément à la portée du péquin moyen. Fort heureusement depuis Bruxelles, il est toujours plus facile de la mettre à l’envers, en loucedé, aux salauds de fonctionnaires, d’assistés et de syndicalistes, toujours prompts à dégainer leurs mouvements sociaux sur la scène nationale. La jouer discrète, et exit les fâcheux, donc.

Restent les parlementaires européens. Ceux-là ne sont pas farouches. Et si les belles expertises, et toute la conviction des lobbyistes (incrustés au Parlement européen comme des moules sur un rocher), ne suffisent pas à se les mettre tous dans la poche, il reste que la majorité du Parlement européen penche vers la droite ; or par coïncidence de ce côté là de l’échiquier politique, on ne voit pas du tout d’un mauvais œil qu’on fiche quelques coups de pieds au cul bien placés à l’Europe d’en bas.

De fait, les amendements aux propositions de la Commission qui ont été votés le 19 avril par le comité des affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen ont même renforcé certaines dispositions contraignantes de surveillance des budgets, tout en laissant délibérément de côté la question de la régulation financière. Au point que les Verts et le Parti socialiste européen, au risque de rompre avec le « consensus » cher aux institutions européennes (ce qui est très sale et malpoli, vous en conviendrez), se sont finalement opposés à l’adoption des rapports d’amendement.

De leur côté, au Conseil européen du 24 mars, les gouvernements se sont mis d’accord sur un « Pacte pour l’euro ». Celui-ci définit les grandes lignes de la future « gouvernance économique », qui devrait principalement viser à [1] :

- S’assurer d’une diminution du coût unitaire de la main d’œuvre (ça s’appelle la « compétitivité » chez les gens bien élevés, la « nique aux salariés » chez les autres)

- Réformer le droit du travail et le marché du travail pour plus de flexibilité et réduire les charges fiscales sur l’emploi (grosso modo : moins d’impôt pour les riches, plus de pression au travail sur les pauvres)

- Assainir les finances publiques (saisis : les riches paient moins d’impôts, donc il faut trouver de l’argent ailleurs... juste un petit coup de canif dans ton assurance maladie et ta retraite)

- Assurer la stabilité financière (non, non tu t’égares. On va pas surveiller les banquiers et les marchés financiers. On va surveiller les dépenses publiques... qui sont responsables de la crise, quoi ! Faut suivre, un peu)

En attendant la mise en œuvre des dispositions de gouvernance économique, en cours de ratification, les gouvernements se sont livrés au cours du sommet à une sorte de braderie des droits sociaux, chacun étant sommé d’apporter sur la table les mesures d’austérité qu’il a d’ores et déjà pris et qu’il pourrait prendre à court terme dans son pays. Côté français, Sarkozy n’a pas été en reste, il a notamment proposé l’inscription dans la Constitution du principe d’équilibre des budgets publics, et l’application de la réforme des retraites votée fin 2010 [2]. Ce à quoi il aurait pu ajouter la suppression 31000 postes de fonctionnaires en 2011 (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux), et la non-indexation des salaires des fonctionnaires [3].

Désormais, la balle est du côté du Parlement européen. Celui-ci devrait se prononcer en session plénière, du 6 au 9 juin à Strasbourg, sur le paquet de « gouvernance économique », dans des conditions assez exceptionnelles : le principe d’une procédure accélérée d’adoption ayant été actée au forceps par la majorité de droite au sein du comité ECON, les représentants des partis européens vont négocier avec le Conseil - de manière tout à fait opaque - un texte qui pourra être adopté en plénière.

Il y a fort à parier, vu la composition du Parlement européen, que le texte sera bel et bien adopté en plénière début juin, même sans le soutien des sociaux-démocrates et des verts. Ceux-ci se retrouvent cependant au pied du mur, devant deux options : d’une, épouser délibérément et explicitement les contours d’un néolibéralisme le plus brutal et le plus accompli. De l’autre, s’engager sur la voie d’une rupture qui remette en question certains réflexes automatiques vis-à-vis de la construction européenne.

Un autre enjeu concerne l’émergence d’une véritable mobilisation populaire dans les pays européens, face à ce que le président de la Commission appelle lui-même une « révolution silencieuse [4] ». Face à cette révolution, il est essentiel d’allumer des contre-feux. Et d’organiser, au plus tôt, une véritable contre-offensive coordonnée à l’échelle européenne.

Julie Morange

PS : Le Corporate Europe Observatory et le réseau des Attac d’Europe organisent une pétition à destination des députés européens pour les enjoindre à voter contre la nouvelle « gouvernance économique » européenne. Ça se passe ici : http://www.france.attac.org/non-au-...

[1] Cf. Engagements politiques concrets et suivi, Conclusion du sommet de la Zone Euro du 11 mars 2011, http://www.consilium.europa.eu/uedo...

[2] http://bruxelles.blogs.liberation.f...

[3] http://dessousdebruxelles.ellynn.fr...

[4] Le Président de la Commission européenne, Barroso, à l’European University Institute, Juin 2010, cité par le Corporate Europe Observatory


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28 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 12 mai 2011 07:47

    la classe dirigeante n’a pas hesité a faire sa revolution, voir dans cet artticle comment on c’est fait avoir....
    http://2ccr.unblog.fr/2011/02/06/en-france-aussi-la-revolution/


    • jaja jaja 12 mai 2011 20:14

      Calmos tu dis des conneries les sans-papiers payent des impôts... Par contre ils n’ont pas droit au RSA (5 ans de titre de séjour obligatoire)...

      http://lci.tf1.fr/france/societe/2008-05/ils-travaillent-paient-impots-mais-sont-papiers-4889636.html


    • julie morange julie morange 13 mai 2011 11:28

      Vous feriez mieux de vous intéresser aux 30 milliards environ (il y a différentes estimations, je vous laisse vous renseigner) de fraudes fiscales des hauts revenus + des grandes entreprises qui savent si bien « optimiser » leur feuille d’impôt...

      Les fraudes sociales, qui font régulièrement les Unes accrocheuses de magazines de qualité possédés par des marchands de canons d’un type pas loin de ce que vous dites : « les sans papiers nous volent, les noirs font des enfants pour toucher des allocs... »

      Eh bien ces fraudes représentent probablement moins d’1 milliard d’euro, elles sont par ailleurs le fait de gens qui n’ont pas des yachts à saint tropez ni de chalet à megève... Mais vous avez raison, c’est tellement plus facile de taper sur les sans papiers.


    • La Botte secrète 12 mai 2011 09:46

      Sortir de l’Union Européenne :

      www.u-p-r.fr


      • julie morange julie morange 12 mai 2011 10:07

        Pour info, Attac France + d’autres Attac européens lancent une pétition contre la « gouvernance économique » et l’austérité généralisée à destination des parlementaires européens : http://www.france.attac.org/non-au-pacte-pour-leuro-0

        A faire circuler !

        La pétition est par ailleurs facile à intégrer sur blogs, sites, etc. (il faut cliquer sur « créez votre widget »)


        • Ariane Walter Ariane Walter 12 mai 2011 16:36

          je l’ai signée. Attac a transmis et j’ai eu immédiatement une réponse du parti écologique.
          J’ai trouvé cette rapidité incroyable.

          Ils sont évidemment totalement opposés à cette mesure.


        • julie morange julie morange 12 mai 2011 16:46

          Oui il semblerait qu’il y ait des réponses automatiques mises en place par les députés européens. J’avais pour ma part une réponse automatique... de philippe de villiers, expliquant qu’il était tout à fait d’accord et que de toute manière, il fallait sortir de l’euro.


        • Yvance77 12 mai 2011 10:27

          Salut,

          Bon post.

          Mais l’erreur serait de croire que l’on veut nous mettre en compétition avec les chinois, thailandais, indiens ou autres malgaches. Pas du tout en fait !

          Ce qu’ils veulent les oligarques qui nous gouvernent pour notre bien est simplement de nous retirer ceux que nos aieux ont acquis de haute lutte et parfois au prix de leur vie.

          Des solutions de remplacement ils n’en n’ont rien à faire. Ils ont dans ces pays à bas cout un vivier inépuisable de main-d’oeuvre corvéable à souhait et, qui se renouvelle comme des petits lapins.

          Plus de trois milliards d’individus sont fait pour toutes ces tâches de caniveau, cela est largement suffisant.

          Le but est désormais d’oter de leur pied pédicuré la petite epine occidentale que nous représentons. Et pour bien faire, ils ont fait en sorte que les politiciens libéraux leurs mangent dans les mains.

          Mission accomplie mon cher Phelps.... reste que la REVOLUTION type 1789 si nous ne voulons pas crever

          A peluche


          • kiouty 12 mai 2011 12:05

            Enfin, peu importe, le résultat est le même au final, enfin, c’est la merde de toute façon dans les deux cas de figure.


          • bo bo 12 mai 2011 12:14

            Salut...

            Pour leur grand œuvre...ils ont pour bible...le Mondialisme (sous couvert de droit inaliénable à la circulation des libres et sans contrainte des « hommes »...mais surtout des CAPITAUX...et la suppression des contrôles surtout ...pour les grands conglomérats financiers de Wall-street....et leurs enfants les grands groupes multinationaux....
            Pour faire peur au travailleur de base....les chinois et autres .... sont méchants !.....
            Le travail...mais il y en a... : on délocalise en Inde (ou autre..) on vous offre de profiter de cette aubaine capitalistique (droit inaliénable de circulation des personnes !!)...vous partez vous y installer (contrat conservé...avec salaire et droit sociaux locaux !!)....Le mondialisme appelle cela la juste répartition des richesses et l’aide à l’émergence des pays moins développé......en REALITE....c’est le programme inverse qui est appliqué : La LAMINATION par le bas de tous les droits sociaux ...au très très grand profit des serviteurs et bénéficiaires de la MONDIALISATION.
            A quand.....le crime social sera-t-il reconnu comme un crime contre l’humanité ?
            Le crime social est la plus grande plaie de l’humanité ...et fait bien plus de victimes que les guerres économiques qui l’accompagne...ou le précède


          • Ariane Walter Ariane Walter 12 mai 2011 14:10

            Merci pour Julie pour cet excellent article qui précise abus et abuseurs. Et les triple buses ce sont ceux qui ne veulent pas réfléchir.

            il est évident que ce nom « Europe » nous donne des frissons glacés. Chaque fois qu’on entend « l’Europe a décidé », on est sûr que le Fouquet’s sable le champagne !!!!
            Merci de ce beau travail.


            • plancherDesVaches 12 mai 2011 14:36

              Excellent article, Julie Morange.

              Et, en passant, bravo aussi pour le Martine a loupé son test ADN. J’étais pété de rire.


              • julie morange julie morange 12 mai 2011 15:45

                Merci pour vos retours. Sur le fonds, je souscris à la réaction des DDB un peu plus bas. Et oui, Martine a loupé son test ; ça date maintenant, mais on ne s’en lasse pas smiley


              • drlapiano 12 mai 2011 15:34

                Les « marchés financier » ce ne sont pas EUX qui FORCENT avec un fusil dans le dos les États à emprunter.

                Ce seraient bien plutôt les « classes populaires » enconnées depuis 60 ans par les apôtre communisants des « luttes sociales » et du « dépassement du capitalisme » qui demandent aux États toujours plus de dépenses pour assurer les « droits sociaux » non ?

                En fait les marchés financiers ... on est bien content de les trouver. Cracher dessus en dégoulinant de bonne conscience s’opposant à la « braderie des droits sociaux » est même carrément débile.

                Un peu de cohérence n’est pas inutile : on n’a pas d’autre choix que de sortir de ses contradictions.


                • Jacques Jacques 12 mai 2011 15:36

                  Merci pour vos commentaires

                  @Yvance : C’est clair : ce discours autour de la « compétitivité », ce n’est rien d’autre que le moyen, très efficace, de remettre en cause l’ensemble des avancées sociales, obtenues au prix fort de par le passé.

                  Pour la question de la sortie de l’union européenne, je pense que ce n’est pas un objectif politique en soi. Je n’ai pas plus confiance en les haut-fonctionnaires français (type J.C. Naouri, Gérard Mestrallet, les exemples ne manquent pas...) qu’en la clique de vendus du microcosme bruxellois pour mettre en place les conditions d’une véritable démocratie.

                  Si l’on pouvait déjà rétablir la souveraineté populaire en France avant de se focaliser sur Bruxelles, ce serait déjà pas mal. Ce que Bruxelles fait de pire est avant tout avalisé par le Conseil.

                  Je ne pense pas qu’il soit pertinent de demander à X ou Y, une fois arrivé au pouvoir après des élections en forme de concours de beauté, de rétablir une pseudo souveraineté de la France en sortant l’Europe. Ce n’est pas la souveraineté de la France, le problème. C’est la souveraineté du peuple.

                  Ce qu’il faut, et je rejoins le commentaire d’yvance, c’est un véritable un processus révolutionnaire - en France pour ce qui nous concerne, ailleurs s’il le faut. Un changement radical et de grande ampleur s’accompagnerait dans la foulée à l’échelle européenne, a minima d’une refonte de la coordination politique et économique entre les pays européens.

                  Au mieux d’un effet domino, avec une succession de changements politiques d’ampleur en Europe.


                  • lloreen 12 mai 2011 15:38

                    « le pacte pour l’euro engage les gouvernements ».
                    Les gouvernements ne représentent plus le peuple depuis l’adoption du traité par le stratagème de l’art. 49-3 allant à l’encontre du vote des français (53% de NON) car le fait qu’un gouvernement se soit ouvert une « porte » pour contrer le vote des français est LA preuve que nous ne sommes plus en démocratie.
                    Les Français, trompés (le dol est puni par la loi) peuvent remettre ces lois illégales en cause car elles vont à l’encontre de la constitution qui prime par rapport aux lois.


                    • lloreen 12 mai 2011 15:45

                      jacques
                      « je ne crois pas qu’il soit pertinent....après des élections ».
                      C’est clair ! Après c’est trop tard.
                      C’est AVANT qu’il faut agir.
                      Un gouvernement représente.Par conséquent c’est le citoyen qui décide et pas l’inverse.
                      Avez-vu déjà vu un patron qui se fait dicter les règles par son représentant ou connaissez vous plutôt le cas où le représentant doit des comptes au patron ?
                      Les citoyens sont les patrons et les politiques les représentants (si je suis votre logique, qui n’est pas la mienne).
                      Si ce n’est pas le cas en pratique ( et c’est exactement le cas) c’est qu’il y a un problème.
                      Et les problèmes, ça se résout.
                      Quand un patron est trompé, il y a la loi pour rétablir le droit.
                      Nous les citoyens, sommes trompés depuis bien longtemps.Il y a la loi (constitution) et des tribunaux pour appliquer le droit.
                      Le reste n’est que de l’enfumage.


                      • lloreen 12 mai 2011 15:56

                        jacques
                        Il faut surtout une alternative et c’est au moins à tous ceux qui s’abstiennent de voter ,d’agir pour mettre cette alternative en pratique.
                        Ceux qui voudront poursuivre à voter lors des élections « traditionnelles » pourront continuer à payer les pots cassés par des escrocs patentés à qui ils auront donné leur voix et ceux qui veulent une alternative (les abstentionnistes) peuvent élaborer un cadre de fonctionnement-à définir - vivront comme ils auront choisi de la faire en accord avec des règles consenties librement.
                        En tous les cas, nous sommes encore libres (en théorie).
                        Pratiquement, nous ne le sommes plus depuis belle lurette.Mais c’est le moment de sortir de s torpeur... !!!
                        J’ai entendu la nouvelle idée, d’empêcher les automobilistes de « bénéficier » du service des satellites qui permettait de savoir aux voitures équipées d’un GPS où étaient positionnés des radars.
                        Cela permettait une certaine responsabilisation puisque le but est de freiner les vitesses dans des zones dangereuses.En fait, c’est avec ce « conbte à dormir debout » qu’on« vend » d’abord les équipements de contrôle aux gens.
                        Maintenant on voit la réalité : cela ne sert plus qu’au contrôle à sens unique !
                        Souriez, automobilistes, vous êtes pistés.
                        C’est exactement comme toutes les merveilleuses technologies de contrôle qu’on nous vend.
                        Les caméras : c’est pour votre « sécurité ».
                        La puce rfid:pour surveiller vos enfants ou la grand-maman souffrant d’Alzeimer.

                        Pour notre plus grande sécurité il suffit de bien vivre ensemble.


                        • lloreen 12 mai 2011 16:02

                          Tous les abstentionnistes de tous pays dans les rues !!!!!!!!!!!


                          • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 mai 2011 16:11

                             « il reste que la majorité du Parlement européen penche vers la droite »


                            C’est là le problème politique en ajoutant qu’il en est de même des gouvernements des états membres de l’UE, à commencer par le nôtre !

                            Ne mettons pas sur le dos des institutions européennes ce qui relève du choix des électeurs...choix qui peut changer.

                            • julie morange julie morange 13 mai 2011 11:35

                              L’accroissement de la dette est, d’une part, lié à une baisse des recettes de l’État due aux cadeaux fiscaux faits aux entreprises et aux ménages les plus riches, depuis environ un quart de siècle ; tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, ont mis en œuvre cette orientation. Ces mesures, promues à l’échelle européenne pour «  stimuler l’offre de travail » et « améliorer la compétitivité des entreprises », ont non seulement entraîné un accroissement considérable des inégalités sociales, mais mis à sec les finances publiques. (Source :Muriel Pucci, Bruno Tinel, « Réduction d’impôts et dette publique : un lien à ne pas occulter », http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/documents/etudes2010/19.pdf.)

                              Outre la fiscalité, la privatisation de la création monétaire s’est avérée être une cause importante d’endettement : depuis 1973, suite à une réforme de la Banque de France, l’État est obligé d’emprunter sur les marchés financiers… à des taux incertains. Par ailleurs, lorsque le taux d’intérêt réel des emprunts s’avère supérieur au taux de croissance du PIB (ce qui a été le cas de 1981 à 1995), le poids de la dette dans le PIB augmente mécaniquement (toutes choses égales par ailleurs) : c’est l’effet « boule de neige ». Ainsi, concernant la France, entre 1981 et 2003, plus de la moitié de l’accroissement du ratio dette/PIB est dû à l’effet « boule de neige »1. En l’absence d’effet « boule de neige », le stock de la dette publique aurait été en 2008 de 43,8 % du PIB au lieu de 67,4 % du PIB2.

                              http://www.france.attac.org/articles/lunion-europ-enne-genoux-devant-les-march-s


                            • pierrot123 12 mai 2011 18:00

                              Vous dites :
                              " les dirigeants européens.... ont bien saisi les causes de la crise de la dette : salaires trop élevés, services publics sur-subventionnés et inefficaces, systèmes de protection sociale trop « archaïques » et droit du travail pas assez « flexible »« ...

                              Pas d’accord du tout...Ils oublient le fond du problème : la répartition de la richesse.

                              Les clés de répartition sont »travaillées au corps« depuis une trentaine d’années, toujours dans le même sens :
                              Plus d’argent à la rente, toujours plus...
                              Moins d’argent au travail, toujours moins...

                              Le déséquilibre des comptes vient de là, mais »on« se garde bien de nous le dire, »on« invente la fable du salarié fainéant, du chômeur parasite, de l’hôpital trop coûteux, de l’éducation nationale impossible à financer...

                              Tout ce discours culpabilisant ne cherche qu’à masquer une réalité simple : les caisses sont vides...parce qu’ »on" les a vidées, en tarissant leurs sources petit à petit, par des cadeaux fiscaux aux classes les plus aisées (qui n’en demandaient même pas tant, d’ailleurs...).


                              • lloreen 12 mai 2011 19:34

                                http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/67/15/03/Rothschild/Conf-Ed-Griffin-Creation-FED.pdf
                                Le problème c’est l’argent-dette.
                                Selon le principe : donnez-moi votre argent que je vous le prête !!!!et en plus il faudrait être leur esclave ?????!!!!


                                • Catherine Segurane Catherine Segurane 12 mai 2011 23:12

                                  Quand est-ce qu’on sort de cette Europe de merde ?


                                  • ourston 13 mai 2011 01:56

                                    L’Europe a joué la carte de la mondialisation et du libéralisme effréné. Au profit des entreprises les plus puissantes qui voient s’ouvrir de nouveaux marchés aux perspectives de croissance sans égales, avec des coûts de main d’oeuvre(salaire et protection sociale) très bas. Dans ce contexte de concurrence, le nivellement par le bas des rémunérations , de la protection sociale des pays les plus développés est inévitable. Pour masquer la brutalité du mouvement, les Etats ont recours au déficit du budget. La paix sociale est ainsi préservée. Un remède qui ne règle en rien le problème et qui l’aggrave en repoussant la résolution . On n’a plus les moyens, on emprunte.
                                    Une des solutions serait de taxer plus lourdement les bénéfices et rémunérations des grandes entreprise et de leur dirigeants. Et opérer ainsi une redistribution équitable. Mais dans un système de libre échange et libre circulation des capitaux, l’impôt fait fuir les bénéfices et capitaux. Ainsi Total fait des milliards de profit, et les fait « apparaître » là où la fiscalité lui est favorable.
                                    La protection sociale ne pourra être sauvegardée sans une certaine dose de protectionnisme.Non pas l’autarcie, qui est irréaliste, mais la fixation de règles limitant une liberté commerciale et financière trop déstabilisante.
                                    Est-ce possible en restant dans une Europe ultra libérale ? La question mérite d’être posée.


                                    • spartacus le vrai pas l'autres !!! spartacus 13 mai 2011 09:44

                                      Retour au 19 eme siècle !!!

                                      A savoir qu’ils ont fait inscrire dans le fameux traîté de lisbonne, l’usage autorisé d’armes létale en cas de manifestation.
                                      Ils savent que l’on va forcement arriver à la confrontation !!


                                        • Leo Le Sage 13 mai 2011 18:52

                                          @auteur
                                          Cette braderie ne risque pas de s’arrêter en si bon chemin.
                                          C’est peut-être pour cela que les allemands avaient accepté de faire des sacrifices financiers lors de la crise.
                                          Curieusement en France on n’avait pas fait ces sacrifices ce qui fait que la reprise sera lente.

                                          C.Lagarde a parlé de 1% de croissance pour le premier trimestre...
                                          Désolé mais 1% est une moyenne... certains restent dans le rouge notamment la majorité de PME...
                                          enfin je crois, je n’ai pas vérifié smiley

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