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Accueil du site > Actualités > Europe > Grèce, ce que nous avions prévu est survenu

Grèce, ce que nous avions prévu est survenu

Nonobstant ce que vous pensez, il n’est pas gai de pavoiser. Lors de l’annonce de l’élection du parti d’« extrême gauche » bourgeois Syriza, en République hellénique, nous annoncions que la classe ouvrière grecque était menacée. La semaine suivante, nous en remettions en pronostiquant que Podemos – Syriza, ce n’était que la supercherie « extrême- gauchiste » élargit, qui s’étendait à l’Europe petit à petit (1). 

 

Ne vous en faites pas, d’autres annonces suivront au fur et à mesure de l’approfondissement de la crise économique systémique de l’impérialisme. À la mesure de l’élargissement du désespoir populiste devant la faillite des économistes patentés, des banquiers déjantés, des politiciens stipendiés, tous incapables de sortir de l’abysse qui se creuse sous leurs pieds (2). 

 

Il aura suffi de trois semaines à peine pour que tous nos pronostics se réalisent. Lisez plutôt le résumé présenté par le quotidien Le Monde : 

 Un accord a été validé, à l'issue de longues tractations, vendredi entre la Grèce et les créanciers internationaux pour la poursuite d'un plan de sauvetage au pays.

 L'initiative des réformes est désormais laissée à Athènes, puis approuvée par les créanciers. La Commission estime qu'il s'agit d'un « point de départ valide » à des discussions.

 L'aile gauche du parti Syriza fustige un accord qui prolongerait, selon elle, les mesures d'austérité imposées au pays, que le parti de gauche radicale s'était pourtant engagé à supprimer (3).
 

Que penser de la prise de position de l’aile « extrême gauchiste » de ce parti « d’extrême gauche » (sic) ? Ne croyez pas que nous nous amusons de cette tragédie grecque rocambolesque. Que tout ceci serve de leçon pour les prochaines contrefaçons des partis électoralistes « d’extrême gauche de l’extrême gauche » bourgeoise qui seront offertes comme gris-gris à la vindicte populiste. Qui seront servis comme amulettes les jours de déveine où les électeurs en peine porte leur arme suprême – pusillanime – leur bulletin de vote – jusqu’aux urnes « salvatrices ».

Syriza, soyons magnanimes, ne pouvait absolument pas arriver à d’autres résultats et encore, soyez patient, vous n’avez pas encore vu leur totale déconfiture devant les fonctionnaires de Bruxelles. Ils dévoileront leur capitulation, larron par larron, ces poltrons. Parions que Podemos, sitôt installé dans ses bureaux d’exécution – s’il y parvient –, chantera le même refrain.

L’économique commande au politique et non l’inverse. Le banquier détient le réel pouvoir, et le politicien bourgeois n’est qu’un chanteur d’opéra destiné à calmer l’agora agitée. Voilà ce que l’élection de Syriza avait mission de démontrer aux ouvriers du Pirée et de toute la Méditerranée comme nous l’avions annoncé.

Pour que vous compreniez dans quel guêpier se trouvent les paumés de Syriza, nous avons imaginé une fable très sensée.

Imaginez que monsieur LePaon, ouvrier défavorisé, doive un million à la Banque des Naufragées, somme qu’il ne peut rembourser comme il sied aux vas nu-pied. Il lui prend l’idée de se présenter au conseil d’administration de la succursale de Potiron, ville de la Provence profonde. Une fois élue à ce poste d’honneur il propose au conseil d'administration de l’établissement financier que tous les débiteurs soient crédités et délivré de leur arriéré. À supposer (impossible) que le CA de l’établissement agrée, le Bureau de direction à Paris destituera l’ensemble de l’administration de cette « Malmaison » ; et si ce Bureau ne le fait pas, l’assemblée annuelle des actionnaires de la maison mère s’exécutera ; et si l’assemblée des actionnaires ne le fait pas, la Banque de France lui interdira de dépouiller ainsi les créanciers de ce nid de boucanier. Si la Banque de France ne le fait pas – la Banque centrale européenne (BCE) mettra la Banque des Naufragées en quarantaine, lui interdisant tout échange – transaction – apport d’argent, prêt ou crédit – et saisira tous les avoirs de ses commettants en dehors de la France métropolitaine, la vilaine. Vous aurez compris que ce ne sont pas les avoirs à l’étranger des ouvriers de Potiron que l’on saisira à l’unisson, mais celui des riches ayant du capital à investir. Il ne faudra pas longtemps pour que, si requis, la garde républicaine intervienne pour arraisonner le conseil d’administration récalcitrant avant que l’événement ne provoque une commotion internationale. Soyons sérieux, aucun doute que dès l’étape du conseil d’administration de la succursale de Potiron de la Banque des Naufragées, la proposition LePaon sera rejetée.

C’est à cette séance d’humiliation à laquelle le monde entier vient d’assister et il n’aura pas été nécessaire de faire intervenir les commissaires de l’interbanque Européenne. Les mentors de Syriza, parfaitement au fait des limites très strictes de leur mandat bourgeois, ont su capituler avant que l’armée ne soit appelée à s’en mêler.

Entendez la clameur de la go-gauche hypocritement estomaquée de voir ainsi leur pugilat terrassé sans frapper. Ils auraient aimé que le suspense dure un peu plus longtemps avant qu’ils ne doivent se démarquer et tirer les marrons du paquebot princier affrété en Mer d’Égée démontée. Lisez plutôt le titre de cet article dans le journal La Tribune :  le héros de la gauche grecque Manolis Glezos attaque le compromis de l'Eurogroupe (4).

Ce n’est pas à « l’extrême gauche » de « l’extrême gauche » (sic) que se trouve la solution, mais dans la révolution…Préparons-nous !

 

_____________

 

MANIFESTE DU PARTI OUVRIER : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

 

(1) L’extrême « gauche » menace les ouvriers grecs ! http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lextreme-gauche-menace-les-ouvriers-grecs/ et nous en remettions une couche la semaine suivante sous le titre Podemos – Syriza, la supercherie s’élargit ! http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/syriza-podemos-la-supercherie-selargit/ 

(2) En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/24/la-grece-de-tsipras-se-plie-aux-exigences-de-bruxelles_4582354_3234.html#J8VKhtAUmY9HC7Uu.99

https://ijsbergmagazine.com/politique/article/18309-syriza-echec-ue-negociations-bilan/

(3) La semaine prochaine nous présenterons la synthèse de la prétentieuse analyse d’un économiste d la Sorbonne complètement submergé par la réalité qui fuie sous ses pieds. À suivre sur Les 7 du Québec. http://www.les7duquebec.com/

(4) http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150222trib582b866fb/le-heros-de-la-gauche-grecque-manolis-glezos-critique-le-compromis-de-l-eurogroupe.html

 

L'article est aussi ICI http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/en-grece-ce-qui-devait-arriver-est-survenu-comme-nous-lavions-prevu/


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19 réactions à cet article    


  • logan 28 février 2015 18:44

    Vous prenez vos désirs pour une réalité en vous basant sur la désinformation de l’UE, belle convergence d’intérêts.


    • Paul Leleu 28 février 2015 18:56

      je suis d’accord sur les limites de la gauche bourgeoise de Syriza. Mais aujourd’hui il n’y a guère d’alternative. Les peuples sont encore très loin d’une prise de conscience ouvrière et révolutionnaire. 

      Les peuples aspirent à une social-démocratie avantageuse. Mais rien de plus. Ils ont d’autres soucis. D’autres croyances. Et puis, du haut en bas de l’échelle sociale, il y a tellement de petits chefs aujourd’hui. Qui accepterait de perdre le peu qu’il a au profit de quoi ?
      Les capitalistes ont organisé l’immigration massive. Ils flattent les communautarismes (islam notamment), pour diviser le front du travail. 
      Bref. C’est la division totale des travailleurs. Pas d’unité culturelle. Pas de confiance. Une menace de dumping social permanant. Et des masses pauvres du tiers-monde qui ne sont pas prêtes à faire cause commune avec les travailleurs européens. 
      C’est coincé actuellement. Pour cette génération, je ne vois rien. Tant que l’unité culturelle ne sa fait pas. Pas de lutte commune et de front puissant. 
      Alors on grenouille dans les partis bourgeois, depuis Syriza (version gauche) jusqu’au FN (version droite). Car le FN est un parti super-bourgeois, qui est en train de préparer des alliances électoralistes avec l’UMP. Mais cela ne trouble personne. 
      Mais quid d’une Révolution sans révolutionnaires ? Et surtout, comment une révolution en évitant les écueils du passé ? 
      Alors, Syriza, c’est un effort de bonne volonté du peuple grec. C’est ma vision des choses. Ils essayent au moins un truc un peu positif dans ce monde actuel. Mais sans attendre la Lune, c’est clair. 
      Mainentant, il y a certaines marges de manoeuvre et de pression de la part de ces partis de gauche. Il faut quand même pas capituler tout, sous prétexte que on aurait pas assez. Le lecteur a raison. La propagande de l’UE joue aussi à fond contre Syriza, qui pour le moment n’a négocié qu’un délais commun, à ma connaissance. Les négocations ne font en fait que commencer. 

      Même si sur bien des points, je reste d’accord avec vous. Mieux vaut la moitié de quelque chose, que la totalité de rien. 

      • Piotrek Piotrek 28 février 2015 19:04

        Plutôt d’accord sur les détails fond, mais SYRIZA ne s’est jamais déclarée communiste révolutionnaire. C’était très clair qu’il partaient sur la voie de la négociation plutôt que sur celle de la confrontation.

        Cependant je reste bouche bée devant la capacité de ceux qui se proclament communistes à répéter à tue-tête les arguments de la presse impérialiste (paumés, défaite, capitulation, humiliation...) uniquement pour exalter la pureté de leur analyse personnelles qui malheureusement restent cantonnées dans le théorique et balaient d’un revers de main toute considération pratique ou tactique.

        SYRIZA devrait être un tremplin pour l’explication de la raison communiste aux masses
        , pas un prétexte pour dire : « t’as vu ? J’ai raison ! Hihi ! »


        • hans-de-lunéville 28 février 2015 19:40

          Cela m’évoque tous les scénarios qui se sont déja déroulés avec pratiquement le même timing. Le plus récent a été le vote Ecossais pour l’indépendance, tout est orchestré médiatiquement avec crainte simulée de tous les intervenants , « ohlala ! ils risquent de dire non ohlala ohlala » puis vient le vote et bien sûr aucun soucis le oui passe à l’aise, idem à l’identique pour la Grêce, ouala, donc la conclusion est qu’il n’y a réellement plus qu’un moyen pour desserrer l’étau financier, un seul moyen et cela va être chaud...


          • alinea alinea 28 février 2015 19:43

            Un changement se fait avec le peuple ; ou alors, un coup d’état ; bon 36% seulement des Grecs derrière Syriza ! Aujourd’hui beaucoup plus
            Plus un rond en caisse, des décennies de corruption et autres joyeusetés à panser ; vous me faites rire !!! Pas vraiment un pays industriel, tout un état à restructurer... oui, Tsipras n’a pas fait ça en un mois, c’est un vendu !
            Faut pas déconner ; vous feriez mieux de le soutenir, de toutes les forces possibles, vous et toutes les gauches d’Europe et du monde, plutôt que l’abattre comme un vulgaire lapin !
            C’est beau, la solidarité !! mais juste avec ceux qui pensent pile poil comme nous ; que crèvent les autres, ils l’ont cherché !


            • Samson Samson 1er mars 2015 01:53

              @alinea
              Totalement d’accord avec vous, d’autant plus que le ras-le-bol des diktats de la Pensée Unique et la volonté de dignité et de changement exprimée par une majorité de voix grecques montent à travers l’€urope !

              Malgré ou à cause même de cette humiliation de la démocratie grecque par une valetaille €uropéenne au dévouement de plus en plus affiché aux vautours de la financratie. le succès électoral de Syriza peut inspirer un espoir espagnol en Podemos ou encore - dans un autre registre moins réjouissant - l’électeur français en faveur du FN.

              Et Si j’en crois cette info - dont je n’ai (étonnamment) ? trouvé nul écho dans la presse hexagonale, la panique gagnait les rangs $ociali$tes et $ociaux-démocrates €uropéens lors de leur dernière rencontre à Madrid, le jour même de l’inauguration du salon de l’agriculture.

               smiley


            • Doume65 28 février 2015 23:22

              «  Ce n’est pas à « l’extrême gauche » de « l’extrême gauche » (sic) que se trouve la solution, mais dans la révolution…Préparons-nous ! »

              Tu parles, Charles ! Faudrait déjà que le peuple demande la sortie du principal outil de l’ultralibéralisme qu’est l’UE !

              Pas convaincu ? Visionner ça : Puissante et incontrôlée : la Troïka


              • xantrius 1er mars 2015 00:22

                Maintenant nous entrons dans une bataille de propagande contre la Grèce de Tsipras.

                Une troupe composite de droitiers écumant de rage, de gauchistes toujours prompts à excommunier qui ne se plie pas à leur mantras abstraites, et d’ancien gauchistes pour qui l’échec des autres doit justifier leur propre mutation libéralo-libertaire, se coalisent pour chanter sur tous les tons la « capitulation de Tsipras ».

                 Que dis-je : « la première capitulation » comme titre « Médiapart ». Car bien-sûr, il y en aura d’autres ! C’est acquis d’avance ! Il est temps de se démoraliser promptement ! Il est juste de rentrer à la maison, de ranger les banderoles pour en faire des mouchoirs, d’éteindre les lampions et de se couvrir la tête de cendres froides. Jean Michel Aphatie a immédiatement posé le diagnostic : Tsipras a promis n’importe quoi, et maintenant, comme tous les autres, il doit «  s’incliner devant les réalités  ». Les réalités c’est la politique des intérêts allemands avec lesquels nous sommes appelés à collaborer dans notre propre intérêt ! Cette vision de la réalité n’est pas conforme aux faits. Elle est seulement une pièce dans le jeu de nos ennemis.

                ​...
                Pour lire tout cette excellent billet qui donne la bonne réponse à cette article ;

                http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/02/25/le-probleme-en-europe-cest-lallemagne-de-merkel/


                • Aristoto Aristoto 1er mars 2015 01:25

                  La révolution prolétarienne mondiale a raté son coche au 19ème siècle ( rockfeller en a décider autrement )

                  Maintenant nous voguons doucement mais surement vers le gros réformisme globalisant ( si le FN après 2022 ne nous conduit pas vers une guerre civile ) le Capitalisme semble s’etre a nouveau résout a cette idée, et bien plus rapidement que par le passé ça lui aura pris 10 ans cette fois ci !

                  ( pourtant je suis un révolutionnaire dans l’âme )

                  Dans tous les cas après Nietzsche n’est plus là mais je peux sans grande prétention faire le relai de son digne héritage : Le Capitalisme est Mort !


                  • mortelune mortelune 1er mars 2015 06:51

                    La Grèce échoue là où l’Islande a réussi. Une question s’impose : pourquoi la Grèce choisit-elle de rester dans l’UE ? La réponse est peut-être que certains Grecs (ceux qui détiennent tout) ne le désirent tout simplement pas, par peur de perdre leurs millions. De toute façon les riches détiennent le pouvoir et ils ne l’ont jamais cédé sans faire des morts. L’armée, la police sont faites pour cela même dans notre pays...


                    • zygzornifle zygzornifle 1er mars 2015 09:26

                      rester dans l’UE c’est subir sa chimiothérapie et on sait ou ça mène .....


                      • MAIBORODA MAIBORODA 1er mars 2015 09:46

                        La capitulation en rase campagne de Syriza doit certainement affliger ses thuriféraires.

                        Je ne m’étonne qu’à moitié de sa rapide déconfiture, même si je croyais un peu plus en Syriza que je n’ai - en leur temps - cru aux promesses de Hollande. 
                        Je prenais Syriza pour un aigle. Ne serait-ce qu’un étourneau ?
                        A la décharge de la coalition Syriza, convenons qu’elle a en face d’elle une ligue allant des créanciers internationaux à un « ultralibéralo- impérialisme » richement doté en caniches européens.
                        Ceci étant, soyons réalistes : la solution du grand soir révolutionnaire populaire n’est qu’un rêve pieux.
                         

                        • franck milo franck milo 1er mars 2015 11:35

                          Syriza ne pourra pas « retourner la table » mais il lui reste la possibilité de lui scier un pied en quittant l’euro.


                          • Samson Samson 1er mars 2015 16:09

                            "C’est à cette séance d’humiliation à laquelle le monde entier vient d’assister et il n’aura pas été nécessaire de faire intervenir les commissaires de l’interbanque Européenne.« 

                            Et si cette séance »pédagogique" à l’attention tant du peuple grec que de l’ensemble des populations sous le joug €uropéen faisait partie intégrante de la stratégie de Syriza ? Elle offre à tout le moins le spectacle d’une transparence jamais égalée sur les ambitions de nos élites €uropéistes et sur le mode dont elles se torchent de toute velléité démocratique.
                            http://oulaviesauvage.wordpress.com/2015/02/25/nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arriere/


                            • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 1er mars 2015 16:51

                              Bonjour,


                              Ne jugeons pas Syrisa trop rapidement, laissons les quatre mois se passer et voyons se qu’ils vont faire.

                              Un partenariat avec la Russie, south stream ?

                              Un retour à la draghme ? 

                              Une entrer dans les BRICS ?

                              Un alignement sur les desiderata de la troïka ?

                              Nous en savons rien, ils ont gagné du temps mais le prochain round sera décisif et là nous pourrons réellement voir à qui nous avons affaire.

                              Cordialement 

                              Franck

                              • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 1er mars 2015 19:49

                                @Franckledrapeaurouge

                                Un oublie dans les solutions possible :

                                La mise en place d’une dictature sanglante de type Pinochet et ses Chicago boys, avec la bénédiction de la Troïka et de l’oncle Sam, ils ont toujours adoré ça, je dirai même, qu’ils en ont fait leurs spécialité.




                              • OMAR 1er mars 2015 19:35

                                Omar21

                                Bonjour Robert

                                Vous vous rappelez du référendum d’autodétermination de l’Écosse  ?

                                La veille, tous les sondages donnaient la sortie de ce pays du Royaume-Uni.
                                Et comme par miracle, il n’en fut rien.

                                Enfin, pas totalement par miracle, car l’Angleterre avait accepté les principaux arguments des indépendantistes écossais.

                                C’est ce scénario qui se joue en Grèce.

                                Syriza a obtenu quelques concessions de Bruxelles, et le peuple grec, du moins celui les plus défavorisés, respire quelque peu.

                                C’était ça ou la banqueroute totale.

                                Et puis, lutter contre la corruption et tenter le sauvetage du pays, vous trouvez cela comme des formes de capitulations ?

                                Maintenant que la boite de Pandore est ouverte, est-ce un mal d’y chercher encore l’espoir ?


                                • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 mars 2015 04:53

                                  @ tOUS 1) JE N’AI PAS LE MOYEN DE SAVOIR CE À QUOI LES PEUPLES ASPIRENT... Mais je suis certains que la classe ouvrière ne DEVRAIT pas aspirer à une social-démocratie libérale « avantageuse » 2) quelqu’un a écrit : « SYRIZA devrait être un tremplin pour l’explication de la raison communiste aux masses, pas un prétexte pour dire : « t’as vu ? J’ai raison ! Hihi ! » JUSTEMENT je me sert de l’expérience Syriza - de l’exemple Syriza comme tremplin pour expliquer que la voie n’est pas dans les réformes du capitalisme mais dans sa destruction. La méthode révolutionnaire pose le changement de l’ordre existant, la destruction du vieux monde. Le conservatisme et sa progéniture, le réformisme, visent à l’aménager, à s’accommoder de toutes les injustices vues comme « impuretés » inévitables...3) Chaque fois que les banquiers européens et leurs caniches ici accusent le peuple Grec de corruption et de malversation c’est le prolétariat grec qu’il vise et lui signifie que s’il souffre c’est de sa faute à lui. Pourtant, tous savent que le prolétariat Grec n’a aucun pouvoir de décision et que la lutte à la corruption se résumera à des traques pour leur arracher quelques sous mis de côté ou caché pour ne pas mourir de faim. Mois je dis Caché vos revenus les Grecs et ne le donnez pas au fisc. Ca c’est résisté concrètement. Pas de collaborer avec les chiens couchants de Siriza.


                                  4) quelqu’un a écrit « La Grèce échoue là où l’Islande a réussi. » QU’a-t-elle réussi l’Islande ? Elle a réussi à rembourser les banquiers britanniques qui endossaient. Belle victoire en effet et le peuple islandais se sert la ceinture encore davantage.  

                                  • Robert Bibeau Robert Bibeau 2 mars 2015 05:03

                                    @ Tous


                                    On nous la ramène avec Merkel et l’impérialisme allemand coupable et responsable de tous les maux de l’Europe. 

                                    Ce n’est pas l’impérialisme allemand qui est le probléme - c’est l’impérialisme (point à la ligne) L’IMPÉRIALISME qui signifie que le capital financier allemand est fusionné avec le capital financier français - italien - hollandais-belge etc. en un tout contradictoire - tendu et surtout en CRISE SYSTÉMIQUE. Syriza n’a pas gagné du temps - personne n’a gagné du temps si ce n’est les banquiers qui voient venir la tempête - le crash boursier et la Grèce est un petit morceau dans cet imbroglio mais avec lequel il veulent donner une leçon aux ouvriers de toute l’Europe - le prochain exemple - la prochaine raclée aux ouvriers ce sera Podemos...

                                    On ne peut réchapper le capitalisme il faut le laisser couler et l’aider à plonger - sans pitié. 

                                    Mais moi je crois à la révolution prolétarienne que voulez-vous 

                                      

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