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Accueil du site > Actualités > Europe > Grèce : entre présidence de l’UE et sortie de l’euro

Grèce : entre présidence de l’UE et sortie de l’euro

Cette année sera une année particulière à Athènes. D’une manière assez paradoxale, le pays occupe la présidence de l’Union Européenne. Certes, il a atteint ses objectifs financiers, mais il pourrait bien avoir besoin d’un nouveau plan et surtout, la perspective d’un conflit politique a fortement augmenté.

Un contexte économique compliqué
 
Jean Quatremer peut bien se réjouir de l’évolution de la situation en Europe (fermant les yeux sur la situation sociale dramatique des pays « aidés » ou sur le fait que le montant des créances douteuses en Espagne ne cesse de progresser, à 13,1%), la situation est moins stable que les euro béats ne veulent bien l’admettre, malgré le calme des marchés. Car le fait que la Grèce ait maintenant un excédent primaire de son budget (avant paiement des intérêts) veut aussi dire qu’une sortie de l’euro devient encore plus facile pour le pays, qui n’aurait pas besoin de plan d’austérité en cas de défaut sur sa dette.
 
Du coup, cela rend aussi le bras de fer entre les autorités grecques et la troïka plus équilibré, pour qui voudrait vraiment créer un rapport de force. Or, il y aura sans doute besoin d’une nouvelle aide pour le pays, comme même le ministre allemand des finances l’a reconnu. En effet, les banques grecques ont déjà bénéficié 40 milliards sur les 50 dont dispose le fond de soutien du pays. Mais le montant colossal des créances douteuses (24% fin 2012 !) pourrait nécessiter de nouveaux fonds et il n’est pas évident que le Fonds Héllénique de Stabilité Financière soit suffisant…
 
Vers une crise politique ?

C’est la menace qui pèse depuis longtemps sur le pays. A l’automne 2011, les dirigeants européens avaient scandaleusement demandé au premier ministre de revenir sur son idée de soumettre le plan européen à l’approbation d’un référendum, précipitant une chute que l’on pouvait assimiler à un coup d’état de la part des instances européennes. En 2012, lors des élections législatives, la population avait majoritairement voté pour des partis hostiles aux plans, mais ND était parvenue à légèrement devancer Syriza, garantissant une majorité parlementaire pour soutenir les plans, avec l’aide du PASOK.

Mais cet équilibre est extrêmement instable. Assez fréquemment, des élus de la majorité en démissionnent, réduisant celle-ci à une peau de chagrin. Mieux, les élections européennes de mai 2014 pourraient voir le succès des partis opposés à la troïka, avec la fatigue – légitime – du peuple grec. Une victoire de Syirza et un bon score des partis qui refusent la saignée que subit le pays depuis quatre ans pourraient boulverser l’équilibre politique, déjà instable, du pays. Partout en Europe, des critiques de plus en plus dures des plans européens se fait jour, comme au sujet de l’Irlande par Jean Gadrey.
 
L’accession de la Grèce à la présidence de l’UE en 2014, à la veille d’élections qui devraient voir le succès des partis euro-réalistes, est un immense paradoxe. Elle rappelle à tous la nocivité des plans européens, mais aussi leur inefficacité, puisqu’une nouvelle aide est nécessaire.

 


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7 réactions à cet article    


  • wawa wawa 21 janvier 2014 12:26

    et pourquoi pas ?


    • christophe nicolas christophe nicolas 21 janvier 2014 12:35

      C’est ce qui s’appelle « n’avoir plus de couilles ». Les grecs se sont fait couper les burnes. Pas tous, c’est une image...

      Pour vous faire accepter l’idée d’obéir contre votre conscience, cela s’obtient par du harcélement global. Nos dirigeants ne le savent pas mais si leur téléphones, mails, etc... sont écoutés par la NSA, les lobbys et leurs propres conseillers, c’est pour leur laver le cerveau.

      Apparemment cela marche à fond ces temps çi... Ecoutez l’interview de Aaron Russo.

      Rockefeller appelle cela KMA « Kiss me ass », la traduction ne me semble pas utile. Le sommet de la corporatocratie, la monnaie, l’usure, le contrôle sauf pour certains, les attentats du 11 septembre 2001 à la 27 mn...

      Les Rockefellers sont des eugénistes, les nations n’ont pas à se soumettre à ces gens qui ne voient que des solutions erronées dictées par l’argent. Ils préparent un holocauste, chemin qui leur fait conserver le pouvoir pour le pouvoir. Vous ne me croyez pas ? Cherchez Holocauste en page 8 de ce document, évidemment dans le langage spirituel, c’est une forme intentionnelle satanique, les eugénistes sont mortifères par nature.

      Militaires, vous serez la chair à canon de cet holocauste eugéniste pour l’argent.

      Je pense qu’on devrait quitter l’UE et leur renvoyer KMA sous la forme KYBAY « Kiss your big ass yourself ».


      • claude-michel claude-michel 21 janvier 2014 16:04

        La Grèce qui dirige l’UE...ça prouve que ce machin est complètement bidon.. !


        • Croa Croa 21 janvier 2014 19:30

          Oui, on leur confie la barre...

          avec mission de maintenir un cap imposé ! 


        • Denzo75018 22 janvier 2014 07:53

          C’est peu comme si on remettait les clés des coffres de la Banque au cambrioleur de la dite Banque !!!
          La Grèce dans son contexte de fraude et de mensonge à l’UE, n’aurait-elle pas dû par descendance passer son tour de présidence et se concentrer à remettre son pays en ordre de marche conformément à ses engagements ratifiés lors de son adhésion à l’UE !? ???


          • zygzornifle zygzornifle 22 janvier 2014 08:41

            La Grèce c’est l’avenir de la France


            • kéké02360 22 janvier 2014 11:18

              Urgent , à partager + + + + + + + +

              http://www.reporterre.net/spip.php?article5300 

              http://www.reporterre.net/spip.php?article5027 

              COMMUNIQUE DE PRESSE

              DES PAYSANS ET DES PAYSANNES JEÛNENT

              POUR INSCRIRE L’EXCEPTION AGRICOLE DANS LA LOI CONTREFAÇON

               

              Une centaine de paysan(ne)s de la Conf’ a pris possession tout à
              l’heure de l’immeuble du GNIS (Groupement National Interprofessionnel
              des Semences), 44 rue du Louvre, à Paris. Nous demandons qu’une
              exception agricole soit ajoutée au texte de la loi Contrefaçon qui
              sera votée le 4 Février. La reproduction par des paysans de leurs
              semences, de leurs animaux et de leurs préparations naturelles ne doit
              pas être considérée comme une contrefaçon. C’est le métier de paysan
              que ce texte remet en cause. Des paysans jeûnent à partir de ce soir
              pour obtenir une décision politique allant dans ce sens.

              Avec cette loi, les paysans qui voudront produire leur propre semence
              seront sous la menace constante de poursuites en contrefaçon, saisie
              voire destruction de leurs récoltes. Pour y échapper, ils devront
              prouver qu’ils n’ont reproduit aucune variété protégée et que leur
              semence n’a été contaminée ni contient naturellement un gène breveté.
              Et il en sera de même pour les animaux ou encore pour les ferments,
              levures et autres micro-organismes porteurs de gènes brevetés.

              L’objectif de ce texte est de permettre aux industriels semenciers de
              s’enrichir en étant les seuls à détenir le droit de vendre ce qui est
              indispensable aux paysans et à la nourriture des populations : les
              graines, les plants, les semences animales, les ferments et levures…
              Tous ces éléments seront donc désormais dans les seules mains des
              industriels. Or, échanger, ressemer, sélectionner, ou élaborer ses
              ferments, levures et autres préparations naturelles, c’est ce que font
              les paysans depuis des millénaires, c’est l’essence même de leur
              métier. C’est aussi la base de la biodiversité et le fondement de
              l’agro-écologie. Le droit des paysans sur les semences, c’est le droit
              à l’alimentation pour tous ! Nous ne nous laisserons pas faire !

               

              CONTACTS :

              _GUY KASTLER, RESPONSABLE DE LA COMMISSION SEMENCES, JEÛNEUR : 06 03 94 57 21_

              _JOSIAN PALACH, SECRÉTAIRE NATIONAL EN CHARGE DU PÔLE ENVIRONNEMENT :
              06 86 16 57 26_

              _LAURENT PINATEL, PORTE-PAROLE NATIONAL : 06 80 58 97 22_

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