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Accueil du site > Actualités > Europe > Grèce : La fin du mensonge ?

Grèce : La fin du mensonge ?

Gare à vos avoirs, vos assurance-vie ou vos SICAV de trésorerie....

Hier, Monsieur Baudouin Prot (BNP), dans une interview sur BFM Business (entre 2' et 3'24"), a donné le signal. Avec toutes les précautions d'usage, affirmant ne pas vouloir extrapoler sur la situation d'un Etat de la zone euro, il a tenu à rassurer les investisseurs, ses actionnaires et ses clients. Une décote de la dette de la Grèce, de l'Irlande et du Portugal n'aura qu'un impact limité (1 €) sur l'action BNP (j'invite les lecteurs qui maîtrisent la PNL à regarder l'oeil gauche de M. Prot au moment ou il affirme que BNP conservera ces titres jusqu'à leur terme...). "Si la dette grecque était réévaluée en prenant pour référence les prix de marché de la fin du mois de mars, ceci coûterait à BNP Paribas environ un euro par action, alors que notre actif net par action est de 57 euros", a-t-il très précisément déclaré, prenant comme hypothèse une décote d'environ 25 à 30% sur le prix des obligations d'Etat grecques. Le nombre d'actions de BNP Paribas à fin décembre s'élevant à 1,198 milliard, cela veut dire que M. Prot évalue la dépréciation nécessaire dans les comptes de la banque à 1,2 milliard environ. "C'est un impact qui serait tout à fait absorbable pour BNP Paribas compte tenu du caractère modéré de nos expositions sur ces pays et de la grande solidité de nos fonds propres", a-t-il enfin déclaré, affirmant que l'exposition de son groupe aux trois pays les plus fragiles de la zone euro, la Grèce, l'Irlande et le Portugal, atteignait 6,7 milliards d'euros.

Nous allons voir, dans les prochains jours, les uns après les autres, les responsables des grandes banques faire de même et assurer que, dans le cas "très improbable" d'un plantage de la Grèce, leur institution a tout prévu et pourra absorber... Certains auront plus de mal que d'autres, certainement. En tous cas, la loi du silence est rompue. Les commentateurs, même ceux du très politiquement correct "Les Echos", s'engouffrent dans la brèche. Un excellent article de son rédac' chef (vous remarquerez que ce n'est pas le pigiste de service qui s'y colle), Pierre Vidal, a attiré mon attention. On y parle d'hypocrisie, de tabou qui tombe ; pour peu on l'entendrait dire que "la parole se libère" ! C'est la confirmation, l'aveu, de ce que nous sommes quelques uns à répéter inlassablement : les journalistes des grands medias ne sont que des caisses de résonance des discours officiels. Pas question de parler de la faillite imminente de la Grèce si un patron de grande banque ne donne pas le feu vert.

A la lumière de cet enseignement, et puisque "la parole se libère", regardons de près ce qu'il s'en dit.

La faillite de la Grèce (se ne serait jamais que la cinquième de son histoire après 1826, 1843, 1860 et 1893...) n'est pas clairement énoncée. Ce dont tous les journalistes et tous les grands medias vous parle, c'est de la "restructuration" de la dette grecque. Qui dit "restructuration" dit modification des paramètres constitutifs de la dette et non remise en cause de la dette elle-même. Et pourtant, nous savons tous que la Grèce ne pourra jamais payer ce qu'elle doit. Vers quoi nous orientons nous ? Abandon de créances ? Réduction de taux ? Délais de paiement à la saint Glinglin ? Changement de la devise de référence ?

Une chose m'apparaît comme plus que probable : Si les responsables des grands établissements bancaires commencent à parler de perte, c'est que, de leur point de vue, les CDS (Credit Default Swaps) ne vont pas fonctionner. Il est à penser (là, j'extrapole) que les autorités européennes ou la BCE ne veulent surtout pas que les CDS soient activés. En effet, comme je ne cesse de le dire depuis plus de trois ans, les CDS sont comme des dominos dans un spectacle et le dernier de ces dominos est la garantie apportée par nos Etats ! Face aux conséquences de leur folie, les Etats européens vont empêcher le déclenchement des CDS qui, par effet de cascade les mettraient en situation de devoir répondre.

Donc, même si nous voyons un abandon de créance, celui-ci sera déguisé en "restructuration" et ne déclenchera pas le CDS afférant. Bien. Mais quid, alors, de la valeur des obligations supportant cette dette souveraine soudain dévalorisée et dont sont truffés bon nombre de contrats d'assurance-vie français ? Vous savez, ces fonds obligataires dont votre conseiller ou votre commercial de référence vous a garanti qu'ils étaient "couverts" ! Couverts par quoi ? Il ne vous l'a pas dit, bien sûr. Imaginez (ce n'est pas une simple hypothèse) que ce soit par un CDS ... qui justement ne s'activera pas ? Pfouittt ! Finie la couverture ! Verrons nous certains "fonds euro" servir un intérêt inférieur à l'inflation en 2011 ?

Alors, vite, courez chez votre CGP ou votre banquier ou votre assureur et exigez de comprendre par quoi est couvert le fonds obligataire qu'il vous a fait souscrire l'an dernier ou il y a deux ans. S'il n'est pas capable de vous expliquer clairement ou si vous ne comprenez pas, ARBITREZ !

Si vous avez souscrit au titre de votre PME des SICAV de trésorerie "garanties", investies dans des obligations d'Etats ou obligations "souveraines", LIQUIDEZ !

Article proposé par MaVieMonArgent.info


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23 réactions à cet article    


  • oncle archibald 7 mai 2011 11:20

    Inquiétant ! Devons nous craindre aussi un effet domino sur le portugal, l’irlande, l’espagne ... et nous précipiter dans les banques pour liquider les liquidités papiers contre monnaie sonnante et trébuchante ?


    • TDK1 TDK1 7 mai 2011 12:24

      Bonjour,

      Pas facile de vous répondre. Pourquoi ? parce que ce qu’il se passe actuellement, pendant que le bonpeuple s’extasie devant la mort de Ben Laden (il meurt au bon moment, celui là, Obama est en chute libre dans les sondages, ses soutiens financiers le larguent, le parlement vient de rejeter son « obamacare », le remboursement de l’avortement par les services de santé vient d’être déclaré anti constitutionnel, l’Etat fédéral est en cessation de paiements dans 10 jours, et..... Bingo ! Obama est un héros qui a tué le méchant.......) ou les quotas de blancs dans les équipes de France de foot, est « limite cata ».
      Vous avez du lire dansla grande presse hier que la Grèce a menacé de quitté l’€. Faux, cela s’appelle un « contre feu ». C’est l’Allemagne qui menace de quitter l’€, pas la Grèce ! La grèce n’a aucun intérêt à quitter une monnaie qui lui garantit un soutien et une solidarité. De plus, le retour au Drahm (je ne sais même plus comment ça s’écrivait) serait un « drame » ! Imaginez la plongée de la monnaie, le grand bleu, à côté, serait un conte de la comtesse de Ségur ! Sauf que la dette resterait libellée.... en € ! 
      Actuellement, (au moment où j’écris ces lignes, une réunion « secrète » se tient à Luxembourg) la grande discussion, c’est que si la Grèce se déclare en faillite (c’est la solution que plaide son premier ministre), les CDS portés par les Etats (essentiellement l’Allemagne et la France) jouent...... et font plonger l’Europe toute entière. Le ministre allemand se bat pour « restrucutrer » la dette, avec le soutien de la France et de l’Italie (moyennant le soutien du candidat italien à la BCE). On fait momentanément payer les banques contre une promesse de récupérer plus à terme. Mais les Etats tels que ceux que vous citez ne sont pas d’accord. Cela veut dire au’ils vont payer pendant ds générations le soutiens de l’Europe. Alors, bombe atomique, le ministre allemand menace de sortir de l’€ ! Et là, c’est l’explosion en vol ! L’€ ne tient que par l’économie allemande. Le reste, c’est peanuts ! Dans ce cas, chacun reprend ses billes et nous, avec notre franc de m..., notre dette (libellée en.... €), notre déficit, notre balance commerciale, nous sommes bons pour la spirale inflation/dévaluation/monnaie de singe. Alors ? Si vous sortez vos Euros aujourd’hui, vous risquez fort de devoir les changer (par obligation légale) en francs à un moment peu favorable. Non, moi, ce que je préconise à mes clients actuellement, c’est l’investissement dans du ’tangible« , du »qui se revend quelque soit la devise". Les matières premières sont très hautes actuellement (parce que beaucoup de gros patrimoines ont anticipé le problème), l’immo reste bon si disposez des fonds (n’utilisez pas vos réserves mais nantissez les pour souscrire des crédits, avec l’inflation vous grossirez votre épargne (même peu) et vous dévaloriserez votre crédit...) et les oeuvres d’art sont au top, à condition de jouer la sécurité (pas de PLF, pas de CSG CRDS, pas de réintégration IRPP, sortie de l’assiette de calcul de l’ISF etc etc...) Bref, si vous sentez que ça chauffe, investissez dans des oeuvres d’art ou de l’immo plutôt que dans les fonds euros ou souverains smiley Cordialement,

      Ah, j’oubliais, accessoirement, abonnez vous aux infos de MVMA, c’est gratuit et ça a déjà rapporté gros à certains !! smiley

    • oncle archibald 7 mai 2011 14:09

      TDK1 merci de votre réponse éclairée, mais pour moi hors de question de jongler avec le fric, je n’en ai pas beaucoup, ma question était donc théorique, et aussi à ma modeste très petite échelle, comment faire pour que à propos du peu que j’ai pu mettre de coté, on ne me dise pas un jour : ben .. ton pognon, il n’y en a plus ...voilà une jolie reconnaissance de dette façon emprunts russes et à la prochaine !

      Je remarque que vous n’avez pas donné votre avis sur la conversion papier/métal qui semble très en vogue au moins dans les pays d’Asie, peut être par tradition mais quand même ... Avouez que c’est plus pratique d’avoir avec soi quelques dizaines de pièces de 20 dollars USA que trois tonnes de cuivre puisque vous prônez l’achat de matières premières ...

    • Croa Croa 8 mai 2011 00:02

      « il meurt au bon moment, celui là »

      Ouais, comme Mesrine !

      Ces américains ne savent que copier les autres ! 
       smiley


    • xray 8 mai 2011 23:03


      La misère est le fondement de la société de l’argent ! 
      (Le malade, l’industrie première.) 

      Les élus européens sont des carpettes sur lesquelles les Américains s’essuient les pieds. 


      Les
      Français sont revenus à la situation du début des « années 40 ». 
      Ils sont soumis à : 

      - Une monnaie d’occupation ; 

      - Des journalistes d’occupation ; 

      - Des mœurs judiciaires dignes du nazisme ; 

      - Des collabos financés et au service de qui ? L’Europe,  les Américains, ou le Vatican ? 

      Néanmoins, dans les moyens mis en œuvre par l’Europe pour asservir les foules on reconnaît les méthodes de curés : 

      - « Générer l’incompréhension, les désordres, la délinquance, la criminalité, l’injustice,  la misère, les maladies, les épidémies, les conflits,  les guerres, les famines, etc. » 
      Le tout reposant sur l’ignorance permanente et des flots de mensonges sous lesquels les médias noient les individus. 

      L’Europe est soumise au dictat de l’axe CIA-Vatican. 
      Seule la géographie distingue la CIA du Vatican. Pour le reste, c’est pareil. 

      - Les mêmes intérêts, les mêmes méthodes, les mêmes moyens, les mêmes personnes ! 

      - Les curés manipulent. Ils contrôlent le premier et le plus grand réseau de renseignement. Ils vivent de la misère qu’ils produisent. Ils gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre. 

      - Les américains manipulent. Ils imposent aux pays européens tout ce qu’ils ne veulent pas chez eux. Etc. 

      Le bourbier européen 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com 

      Commentaires interdits 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2011/05/07/le-post-commentaires-interdits.html 

      Se sortir de l’Europe ! Et, vite ! 
      http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com/archive/2010/06/30/se-sortir-de-l-europe-et-vite.html 

      Axe CIA-VATICAN 
      http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2011/01/29/axe-cia-vatican.html 



    • platon613 9 mai 2011 13:50

      C’est vraiment la fin bientôt...

      Deuxième programme d’aide pour la Grèce

      La Grèce appelle à des améliorations dans le programme d’aide de l’UE. Les européens envisagent de nouvelles baisses des taux d’intérêt pour la Grèce - Un diplomate de l’UE : "Nous avons probablement besoin d’un  second plan de sauvetage"...

      http://www.news-26.net/econmie/489-deuxieme-programme-daide-pour-la-grece.html


    • BA 7 mai 2011 13:41

      Mise à jour :

       

      Vendredi 6 mai 2011 :

       

      A propos de la situation en Grèce, une réunion secrète a eu lieu vendredi soir :

       

      Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, ainsi que son ministre délégué Jörg Assmussen sont au Luxembourg pour une réunion sur la Grèce, a dit vendredi à Reuters une source proche de la coalition au pouvoir en Allemagne.

       

      « C’est vrai », a-t-elle dit au sujet d’un article du Spiegel Online, disant que des responsables allemands assistaient à une réunion au Luxembourg pour évoquer la situation de la Grèce.

       

      http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRWEA943720110506

       

      Voici les dirigeants présents à la réunion secrète de vendredi soir au Luxembourg :

       

      - Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, ainsi que son ministre délégué Jörg Assmussen.

       

      - La ministre de l’Economie française Christine Lagarde.

       

      - La ministre de l’Economie espagnole Elena Salgado.

       

      - Le ministre de l’Economie italien Giulio Tremonti.

       

      - Jean-Claude Juncker, Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois, président de l’Eurogroupe (l’Eurogroupe est le nom donné à la réunion des ministres des Finances des États membres de la zone euro).

       

      - Olli Rehn, commissaire européen des Affaires économiques et monétaires, qui représente la Commission Européenne.

       

      - Jean-Claude Trichet, president de la Banque Centrale Européenne.

       

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=24027


       

      Cette réunion secrète n’apparaît pas dans l’agenda officiel de Christine Lagarde :

       

      http://www.minefe.gouv.fr/discours-presse/historique_finances.php



      • TDK1 TDK1 7 mai 2011 17:23

        Oui, vous avez de bonnes lectures. 


        La réunion n’a rien donné ; Ce qi est désolant, c’est qu’à la fin de l’article du fig http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/05/07/97002-20110507FILWWW00361-dette-grecque-pas-de-restructuration.php
        on lit que la Grèce ET la BCE se sont opposées à la « restructuration ».

        Ca va finir en carnage, cette histoire !

      • oncle archibald 7 mai 2011 14:14

        Alors ça même moi qui suis nul je crois l’avoir compris .. Il s’agit à mon avis des dettes colossales que constituent les déficits publics .. Vous savez bien, ceux dont on nous disait que nous n’avions rien compris, qu’un état c’est pas comme nous, qu’il peut vivre avec des dettes colossales sans aucune conséquence, etc ... Tout ça pendant qu’on nous mijote dans la discrétion absolue une règle à inscrire dans la constitution qui va interdire aux suivants de continuer et qui va nous ramener presto au même point que la Grèce aujourd’hui !!


      • TDK1 TDK1 7 mai 2011 17:02

        Bonjour,


        Excusez moi de ne pas avoir répondu plus vite, mais je ne suis pas 24/24 devant mon écran...

        Je faisais allusion à la décision que les Etats, sur l’initiative des Britanniques et suivis par les Français, ont pris de se substituer à tous organismes bancaires pour devenir aux mêmes les garants en dernier ressort de la mécanique. (Swaps de Swaps).

        Quant à la pagaille qui résulterait de 10% de gens concernés qui se précipiteraient pour arbitrer leurs investissements en fonds obligataires soit disant « couverts », sincèrement je m’en fous. De toute manière, cela n’arrivera pas parce que les oiseaux de mauvaise augure qui annoncent les plantages, même en les démontrant ne sont pas écoutés, (le croirez vous, en 2007 j’ai, dans une note écrite, demandé à des conseillers en gestion de patrimoine que j’avais sous mes ordres de faire le tour des clients et de les faire arbitrer sur du fonds euro en démontrant que les valeurs boursières allaient se casser la gueule. Je leur ai demandé de faire signer une lettre aux clients qui refusaient, et bien c’est une minorité qui a obéi « la bourse était en train de grimper »...) ensuite parce que de toute manière dans les opérations financières, « rien ne se crée (vraiment) rien de se perd, tout se transforme ». Ce que certains gagnent, d’autres le perdent, c’est la règle. Si quelqu’un doit perdre de l’argent dans une opé, j’ai toujours préféré que ce soit quelqu’un d’autre que mes clients.... 

      • fifilafiloche fifilafiloche 7 mai 2011 18:35

        Arbitrer son capital, voilà donc un problème essentiel...quelle génération égocentrique que ces baby boomers, obnubilée par l’accumulation.


        Une bonne faillite générale permettrait de revaloriser le travail sur le capital, de rendre l’accès au logement plus facile aux générations montantes, bref de redistribuer les cartes et se libérer des rentes multiples que se sont créées la génération « existencialiste » à coup de niches fiscales et de droits acquis.

        Dans les sociétés traditionnelles, l’expérience accumulée par les anciens inspirent le respect appelée sagesse...Incapables de transmettre des valeurs qu’ils ont renié durant leur jeunesse dorée, ces renégats de l’histoire n’inspirent que le mépris. Quelle pauvreté arpagonesque...arbitrer son capital, sauver sa cassette générationelle !

        • Antoine 7 mai 2011 21:22

          Oui, sauf que quand tout se casse la gueule, tout le monde, sans exception, prend le bouillon, même les inconscients qui racontent n’importe quoi...


        • Roosevelt_vs_Keynes 7 mai 2011 18:35

          L’auteur n’a vraisemblablement jamais entendu du Glass-Steagall / émission de crédit public.


          • Roosevelt_vs_Keynes 8 mai 2011 22:56

            Parce qu’aujourd’hui c’est sur les lèvres de tout le monde et considéré comme inéluctable et plus seulement dans les milieux autorisés - même si ça va faire trèèèès très mal aux intérêts financiers.

            Et parce que lorsque l’auteur énonce ’Vers quoi nous orientons nous ? Abandon de créances ? Réduction de taux ? Délais de paiement à la saint Glinglin ? Changement de la devise de référence ?’, il n’y est pas même fait allusion.

            Collusion ? Incompétence ? Dans le meilleur des cas : ignorance de l’auteur.


          • BA 7 mai 2011 21:44

            Parmi les 17 Etats membres de la zone euro, quels sont les Etats les plus endettés ?
            Réponse :


            1- Grèce : la dette publique est de 328 milliards d’euros, soit 142,8 % du PIB.
            2- Italie : la dette publique est de 1843 milliards d’euros, soit 119 % du PIB.
            3- Belgique : la dette publique est de 341 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB.
            4- Irlande : la dette publique est de 148 milliards d’euros, soit 96,2 % du PIB.
            5- Portugal : la dette publique est de 160 milliards d’euros, soit 93 % du PIB.
            6- Allemagne : la dette publique est de 2079 milliards d’euros, soit 83,2 % du PIB.
            7- France : la dette publique est de 1591 milliards d’euros, soit 81,7 % du PIB.


            Comme si leur situation n’était pas suffisamment désespérée, les Etats européens vont se surendetter encore plus pour pouvoir prêter 25 milliards d’euros supplémentaires à la Grèce !

            De toute façon, la Grèce ne pourra pas rembourser ses dettes !

            Alors autant continuer à verser des dizaines de milliards d’euros dans le tonneau des Danaïdes !

            On s’en fout : ce sont les CONtribuables européens qui paient !


            Lisez cet article ahurissant sur la folie du système européen et la fuite en avant des dirigeants politiques :


            « Les Européens prêts à aider davantage la Grèce.


            D’après les participants à la réunion, George Papaconstantinou a été convaincant quant à la volonté de son gouvernement de hâter la mise en oeuvre des mesures nécessaires.
            De leur côté, les Européens se sont montrés disponibles, en échange de cela, à remettre la main au portefeuille en cas d’échec du dispositif renforcé. La somme additionnelle en jeu serait de l’ordre de 20 à 25 milliards d’euros, selon nos informations. »

             

            http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201353315492-les-europeens-prets-a-aider-davantage-la-grece.htm


            • Croa Croa 8 mai 2011 00:14

              « ce sont les CONtribuables européens qui paient ! »

              Oui, mais pas obligatoirement ou pas seulement : L’état peut aussi sacrifier les services publics, voire ses prérogatives ! (C’est déjà commencé.)


            • perlseb 8 mai 2011 12:43

              Oui, mais pas obligatoirement ou pas seulement : L’état peut aussi sacrifier les services publics, voire ses prérogatives ! (C’est déjà commencé.)

              Le but de toutes ces dettes odieuses est bien là. La loi Pompidou-Rotshchild-Giscard de 1973, qui a asservi l’état aux banques, est le déclencheur de la dette en France. Tout cela est voulu et calculé : retour à l’ancien régime par suppression de l’état (plus d’éducation, de santé, de retraite, de sécurité sociale), seuls les riches seigneurs pourront être éduqués et entretenir des mercenaires.
              .
              De la même manière que le but affiché de la BCE est de garantir un taux de chômage suffisant (NAIRU) pour que l’augmentation de productivité profite uniquement aux actionnaires (voir courbe de Phillips). Oui, nous sommes en oligarchie (= « démocratie » représentative). Etienne Chouard explique très bien tout ça.


            • Gui Hottine Gui Hottine 8 mai 2011 00:41

              Salut l’auteur. Pas encore lu l’article, j’espère bien faire ça demain.


              Mais merci d’évoquer ce sujet ô combien important ! Pendant que les médias nous parle de la porsche de DSK, tergiversent sur des questions d’éthique footballistique, dans les coulisses ça s’agite. Certains rats ont peut être même déjà quitté le navire..

              Fervent auditeur (comme vous apparemment) de BFM radio, je constate que les « experts » n’en sont plus à se poser la question de savoir si un défaut de la Grèce est possible. Il me semble que ces dernières semaines, ils passent plus de temps à débattre de la méthode la moins douloureuse pour restructurer ce fardeau.

              Non pas que ça me réjouisse, mais on est peut-être à l’aube d’un nouveau crash des marchés financiers et donc de l’économie. Et cette fois-ci ça va être difficile de faire marcher la planche à billets pour sauver « nos » entreprises.

              • TDK1 TDK1 8 mai 2011 11:43

                Bonjour,


                Avez vous remarqué que la réunion « secrète » de Luxembourg, qui apparemment n’a rien décidé, a été menée avec Un Américain (qui ? ) au téléphone et « le » FMI...

                Oui, la situation est grave. Soit quelques organismes financiers et la structure financière de la Grèce s’écroulent (bon nombre de banques européennes sont partie prenante, dont notre très cher « Crédit Patate » qu’on n’entend as beaucoup en ce moment, soit c’est l’ensemble des économies des pays européens qui se retrouvent gangrenées. 
                Et ce que j’aime, la dedans, c’est la désinvolture de notre glande presse qui nous joue l’air du « Tout va très bien Madame la Marquise », exactement comme à la veille du second conflit mondial. On fait les unes sur des faits divers, à chaque réunion on annonce pompeusement que tout est résolu, etc, etc... 
                Cela s’appelle la presse asservie ou la presse au service !

              • Algorab 8 mai 2011 16:00

                Je n’arrive toujours pas à comprendre comment on peut continuer à se tirer les cheveux au sujet d’un pays comme la Grèce. Même si la situation économique de ce pays n’est pas favorable, au même titre que l’Irlande ou le Portugal.

                Il faut admettre que la situation des USA est bien plus préoccupante. Les montants sont 100 fois plus élevés qu’en Grèce et pourtant la presse met le paquet sur ces petits pays qui ne pèsent rien au niveau mondial.

                Au début de la crise de la dette j’étais vraiment focalisé sur le sujet, et à savoir ce qui se passait réellement dans un pays comme la Grèce.

                Après tous ces mois de déclarations d’experts à gauche et à droite je suis désormais convaincu que le monde anglo-saxons, essentiellement Wall Street et la City mènent une attaque rangée contre l’Euro avec en ligne de mire l’éclatement de la monnaie unique et par extension de l’UE.

                Je suis pourtant d’origine anglaise mais là les manipulations sont trop grosses. La Grèce ou l’Irlande ne sont que l’arbre destiné à cacher la foret de dettes des USA et accessoirement de la Grande-Bretagne.

                On panique au sujet d’un défaut de paiement de la Grèce ou du niveau de sa dette ? Mais c’est une somme anecdotique en comparaison du montant de la dette des USA. Tant que la presse économique sera inféodée à l’économie du monde anglo-saxon, les manipulations vont continuer et ne feront que s’accélérer.

                La solidarité européenne doit tenir le coup, car au final avec l’éclatement de l’Euro, l’UE ne tiendra pas et tout le monde connait le vieil adage : diviser pour régner. L’unification européenne est la pire menace contre l’hégémonie américaine, l’Euro en tête.


                • Algorab 8 mai 2011 16:23

                  Un article du Financial Times paru aujourd’hui même au sujet de ce meeting secret (pas si secret que ça finalement) :

                  http://www.ft.com/cms/s/0/3eb6bbc8-796c-11e0-86bd-00144feabdc0.html#axzz1Llovq2co

                  Un passage de l’article (en anglais) qui pour moi résume bien la situation :

                  Europe’s political elites are afraid to tell a truth that economic historians have known forever : that a monetary union without a political union is simply not viable. This is not a debt crisis. This is a political crisis. The eurozone will soon face the choice between an unimaginable step forward to political union or an equally unimaginable step back.


                  • le journal de personne le journal de personne 9 mai 2011 13:37

                    S’immoler par le feu

                    Je m’appelle Hélène…Je suis grecque… la Grèce… quelle étrange tendresse ?
                    Ma ville natale ne s’écrit plus en lettres capitales
                    Athènes mère, marraine !
                    J’ai décidé sous l’œil de cette caméra
                    De mettre fin à mes jours
                    De m’arroser d’essence et de m’immoler par le feu
                    Parce que je n’ai pas envie de te céder
                    Pour une poignée d’euros

                    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/simmoler-par-le-feu/


                    • platon613 9 mai 2011 13:51

                      C’est vraiment la fin bientôt...

                      Deuxième programme d’aide pour la Grèce

                      La Grèce appelle à des améliorations dans le programme d’aide de l’UE. Les européens envisagent de nouvelles baisses des taux d’intérêt pour la Grèce - Un diplomate de l’UE : "Nous avons probablement besoin d’un  second plan de sauvetage"...

                      http://www.news-26.net/econmie/489-...

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