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Accueil du site > Actualités > Europe > Grèce : Le jour où j’ai cessé de croire qu’on pouvait changer (...)

Grèce : Le jour où j’ai cessé de croire qu’on pouvait changer l’UE

« Changer d’Europe  », construire « L’Europe des Peuples », ce sont quelques-uns de slogans du Front de Gauche et d’autres pour parvenir à concilier un projet de gauche, progressiste, anti-austérité voir anti-capitaliste sur les fondations de l’UE. Depuis 2009 et jusqu’il y’a quelques jours, j’y ai cru. Jacques Généreux, économiste et membre du PG l’avait bien théorisé dans son livre « Nous, on peut ! » dont j’avais fait une fiche de lecture que je vous invite à relire.

Mais, même si la « crise grecque » est sans doute loin d’être terminé, on peut en tirer de premières conclusions. Et la première est sans doute que non, on ne peut pas changer l’UE. 

 

Une troïka prête à tout pour démontrer qu’il n’y a pas d’alternative.

Le gouvernement Syriza a ainsi tenté de mettre en œuvre un stratégie proche de celle du Front de Gauche pour tenter de changer la politique économique de l’UE : Par une volonté forte, s’appuyant sur une légitimité populaire et en étant prêt à aller jusqu’au bout (menacer de quitter l’UE), on pouvait forcer la main des ultra-libéraux parceque in fine, ils seraient prêt à faire des concessions pour sauver l’UE, indispensable pour leurs intérêts financiers.

Force est de constater que cette stratégie était erronée. Non, les oligarques qui dirigent l’Europe sont prêt à tout, y compris à mettre en danger l’UE et leurs propres intérêts financiers pour démontrer qu’il n’y a pas d’alternative à leur projet d’ultra-libéralisme.

Non seulement les oligarques ne sont prêt à aucune concession « diplomatique » dans le cadre de négociation d’Etat à Etat, mais plus encore, leur mépris de la démocratie a franchi un pas de plus, un pas de trop. Ils s’étaient déjà assis sur les référendums de 2005, ils avaient déjà forcé à la démission un 1er ministre grecque qui voulait déjà organiser un référendum. Ils sont désormais prêt à exclure un pays entier, parce qu’il ne vote pas comme il faut. « Il ne peut y’avoir de démocratie contre les traités européens » a dit Jean-Claude Junker, président de la commission européenne le 30 janvier 2015. On ne saurait être plus clair.

 

 De ce constat amer, quelle leçon devons-nous tirer, pour nous, en France ?

Si un gouvernement anti-austérité, ou plus encore, anti-capitaliste, parvenait au pouvoir en France, serait-il en mesure de ré-orienter l’Europe ? La France a certes plus de « force » diplomatique que la Grèce, si elle voulait l’exercer. Mais serait-elle suffisant ? Au vue de ce qui se passe en Grèce, on peut raisonnablement penser que non.

Tout projet politique d’une gauche anti-austérité ne peut plus se cacher désormais derrière une bien hypothétique « ré-orientation » de l’Europe. Nous allons devoir désormais réfléchir sérieusement au « Plan B », la sortie sinon de l’UE du moins de la Zone €uros. Ne pas le faire serait être aujourd’hui bien naïf.

Certains diront « je vous l’avais bien dit ». Je croyais pour ma part que l’UE pouvait encore être sauvée, ré-orientée. Dans un cadre démocratique, des idées peuvent s’affronter, et les choses changer. Mais le masque est tombée, l’UE n’est pas un cadre démocratique, elle n’est plus légitime, elle ne peut être changée.

Un programme européen de gauche doit inclure une sortie de l’UE, la création d’une autre union entre les peuples européens, avec notamment une autre monnaie, d’autres banques centrales au service des peuples et non de la finance.

Article originel sur le blog de Pingouin094


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48 réactions à cet article    


  • fred.foyn Le p’tit Charles 3 juillet 2015 08:34

    Depuis le début..je suis contre cette Europe de l’argent (les peuples sont bien naïfs..)...Faut quand même être un peu zozo pour croire à notre époque au Père Noël..avec la panoplie de bras cassés qui gouvernent les pays.. ?


    • Ben Schott 3 juillet 2015 09:00

       
      Bon début. Logiquement, dans quinze ans vous devriez quitter le parti communiste.
       


      • V_Parlier V_Parlier 3 juillet 2015 14:17

        @Ben Schott
        Un peu dur mais çà me plaît quand même smiley
        Disons que tout parti ayant la souveraineté nationale, un protectionnisme raisonnable et le non-abandon du pays aux oligarques transnationaux comme priorités, qu’il soit de gauche ou de droite, se verra dans l’obligation, s’il est honnête, d’arriver à la conclusion suivante : Il n’y a pas de solution tant qu’on reste dans l’UE. Sinon c’est de la promesse à la Hollande, rien de plus.


      • HELIOS HELIOS 3 juillet 2015 14:46

        @V_Parlier
        Bravo !

        Vous savez maintenant quel bulletin il faut mettre dans l’urne et pas qu’au Pas de Calais ou en Provence !

      • Fergus Fergus 3 juillet 2015 10:17

        Bonjour, Pingouin

        Et pourtant, c’est une évidence : l’Europe changera, tôt ou tard. Pour au moins deux raisons : 1) elle sera contrainte par les problèmes climatiques à venir à changer d’orientation politico-économique ; 2) parce que la construction politique européenne reste plus que jamais une nécessité pour faire face aux grands blocs économiques continentaux, mais aussi pour pérenniser la sécurité continentale.

        Il faut donc aller vers plus d’intégration européenne et la convergence vers une harmonisation des systèmes fiscaux et sociaux. A nous, peuples européens, de faire en sorte que cela ne se fasse pas sur le dos des classes populaires. D’où la nécessité d’œuvrer, plus que jamais, pour l’émergence au Conseil européen et au Parlement européen de chefs d’Etat ou de gouvernement et de députés de progrès.

        L’Europe est réformable si les peuples le veulent !


        • bernard29 bernard29 3 juillet 2015 11:55

          @Fergus
          Bonjour,

          la crise climatique risque de faire une seule chose ; l’exaspération des inégalités. Ce qui peut changer les orientations d’une Europe et d’une EuroZone, mais la question est dans quel sens ??


        • bernard29 bernard29 3 juillet 2015 12:01

          @bernard29
          suite ;

          or il est clair que les peuples ne peuvent rien en Europe. C’est pour cela que le référendum grec et la réussite de Tsipras dans son bras de fer sont importants pour l’avenir européen..  


        • V_Parlier V_Parlier 3 juillet 2015 14:20

          @Fergus
          Parce_qu’il y a tant de gens qui y croient encore comme vous, nous ne nous en sortirons pas. Alors c’est le destin : l’UE se « réformera » par l’effondrement, dans un chaos total, lorsqu’ils seront allés jusqu’au bout du bout.


        • Fergus Fergus 3 juillet 2015 14:48

          Bonjour, V_Parlier

          Je crois fermement en l’Europe, mais pas en les pouvoirs en place. D’où la nécessité d’en changer pour imposer une vision plus sociale et plus respectueuse de l’environnement, mais certainement pas pour revenir à des modèles anciens totalement dépassés. Or, l’éclatement de l’UE aboutirait cela et réactiverait les rivalités - potentiellement dangereuses - entre les nations européennes.


        • César Castique César Castique 3 juillet 2015 18:43

          @Fergus

          « ...parce que la construction politique européenne reste plus que jamais une nécessité pour faire face aux grands blocs. »


          De la Belgique à l’ex-Yougoslavie, en passant par l’ex-Tchécoslovaquie et l’URSS, il n’y a pas d’exemple d’union arbitraire et précipitée de peuples constitués, qui ait fonctionné.

          De surcroît, en Europe, les constitutions mentales des peuples sont tellement différentes, pour ne pas dire antagonistes, qu’il est démentiel de penser les unifier. 

        • izarn 3 juillet 2015 18:44

          @Fergus
          L’UE n’est peuplée que d’esclaves et d’esclavagistes....Vivement un nouveau Bonaparte,
          que la France mette au pas tout ces gens,
           lobotomisés par les monarchies de l’argent !

          Il y a des pays plus égaux que d’autre : La France par exemple.

          "Que veut cette horde d’esclaves
          De traîtres, de rois conjurés ?
          Pour qui ces ignobles entraves
          Ces fers dès longtemps préparés ?
          Français, pour nous, ah ! quel outrage
          Quels transports il doit exciter ?
          C’est nous qu’on ose méditer
          De rendre à l’antique esclavage !"

          La Marseillaise.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2015 19:53

          @Fergus
          Plus d’intégration européenne, vers le Fédéralisme et un Trésor public européen !
          Vous défendez la ligne des européistes le plus mondialistes et les plus réactionnaires !
          Celle d’Attali.

          Celle des Centristes

          Celle des euro-atlantistes européens

          Celle de Thomas Piketty...
          Toujours moins de pouvoirs aux Etats et aux citoyens, toujours plus d’austérité et de pillages.
          Merci du cadeau !


        • parousnik 3 juillet 2015 21:20

          @Fergus
          Dans un siècle ou deux et même d’avantage ????


        • Doume65 4 juillet 2015 00:02

          @Fergus
          « l’Europe changera, tôt ou tard »

          Oui, et elle est déjà en train de le faire :. Se rendant compte qu’elle n’est pas encore assez soumise aux multinationales et au « marché », elle nous négocie (en secret) un tout beau TAFTA.


        • taktak 3 juillet 2015 10:43

          Bonjour Pingouin094

          "Certains diront « je vous l’avais bien dit ». Je croyais pour ma part que l’UE pouvait encore être sauvée, ré-orientée. Dans un cadre démocratique, des idées peuvent s’affronter, et les choses changer. Mais le masque est tombée, l’UE n’est pas un cadre démocratique, elle n’est plus légitime, elle ne peut être changée.

          Un programme européen de gauche doit inclure une sortie de l’UE, la création d’une autre union entre les peuples européens, avec notamment une autre monnaie, d’autres banques centrales au service des peuples et non de la finance."

          C’est effectivement ce que nous disons, militants communistes du PRCF, mais pas seulement. C’est ce que disent les communistes depuis le début de la construction européenne. Mais peut importe. Vous avez raison là n’est pas l’important. Car ce qui compte c’est d’agir, tous ensemble, le plus vite possible.

          Le 30 mai dernier, pour les 10 ans du NON au TCE, une belle manifestation pour la sortie de l’UE,de l’euro et de l’OTAN était organisée devant l’assemblée nationale, par diverses organisations communistes des Assises du Communisme, rassemblant au delà. Oui, il est temps de faire Front Tous Ensemble, un front populaire. Oui il est temps d’agir pour faire gagner la gauche, c’est à dire faire gagner le camps des travailleurs.

          je vais faire circuler votre article.

          www.initiative-communiste.fr


          • Fergus Fergus 3 juillet 2015 11:44

            Bonjour, taktak

            Attendez-vous dans ce cas à de très fortes divergences entre électeurs du Front de Gauche, y compris communistes. Autour de moi, nombre de ces concitoyens, depuis toujours électeurs, comme moi, de la gauche de progrès, sont vent debout contre toute sortie de l’Union Européenne.

            De la même manière qu’au sein d’une nation, c’est de l’intérieur qu’il faut changer la ligne politique, dans le cas de l’UE, c’est également de l’intérieur qu’il faudra changer cette ligne politique.

            Dans l’équilibre économique mondial à venir, je ne vois aucune issue durablement viable hors de la poursuite de la construction européenne. Et je suis loin d’être seul à penser ainsi au sein de l’électorat FdG.


          • CN46400 CN46400 3 juillet 2015 12:00

            @Fergus


            Evidemment, s’il suffisait de sortir de l’UE pour entrer au paradis tout le monde envierait les anglais...

          • 6ber 6ber 3 juillet 2015 13:28

            @Fergus
            Hélas non Fergus, on ne réforme pas démocratiquement, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur 28 pays aussi disparates, dont 19 avec une monnaie commune, on impose.
            Dixit Junker (entre autres).
            Je me permet de vous rappeler ce pseudo théorème de Zorn qui a fait ces preuves :
            « Dans tout ensemble ordonné, inductif, il y a au moins un élément maxima »
            .
            La démocratie est un leurre et nos élections ne sont plus qu’une pitrerie grotesque de guignols à l’intention des peuples.
            Vous le savez et vous l’avez souvent dit.
            Si réforme il y a, elle ne peut se faire qu’à l’intérieur des frontières, sur un plus petit nombre aux références communes, en souhaitant qu’elles existent encore et peut être grâce à un « despote éclairé » façon De Gaulle.
            La diversification des populations par l’immigration massive au sein des divers pays de L’UE ne vise qu’à la division des peuples en communautés, auxquelles seront imposées des lois iniques pour n’en privilégier aucune et faire ainsi consensus.
            Je ne sais si ce repli communautaire Français est encore possible, mais je le souhaite de tout cœur pour NOS enfants.
            Il nous faut sans tarder sortir de ces pièges que sont l’UE, l’EURO et l’OTAN qui ne profitent pas aux individus.


          • CN46400 CN46400 3 juillet 2015 13:43

            @6ber


            Si j’en juge par votre logo, vous avez un faible pour barbelés et pour les oiseaux noirs de mauvaise augure. Et c’est vrai qui plus les nations sont petites et plus le commerce du barbelé peut être lucratif.....

          • taktak 3 juillet 2015 14:21

            @Fergus
             « dans l’équilibre mondiale à venir »..... Bien sûr, si on part du principe que l’avenir c’est l’impérialisme belliqueux de l’axe euro atlantique. Ses guerres, ses monstres (qui sont en action de Kiev à Palmyre et Tripoli). Et que c’est cela l’équilibre mondial. on n’a plus qu’à baisser le nez. Rester dans le carcan de l’austérité, celui de l’UE.

            Fergus vous tenez le propos du PS : il n’y a pas d’alternative. Entre le peuple et l’euro, entre la démocratie et l’Union Européenne, entre la grèce et les banques vous choisissez l’euro, l’union européenne et les banques. Est ce cela être de la gauche de progrès ? certainement pas. Car il n’y a pas de gauche possible au sein de l’Union Européenne. Faire l’Europe, c’est d’abord sortir de l’UE. Rester dans l’UE c’est détruire l’europe : regardez donc les peuples d’europe réduit à la misère en espagne, au portugal, en grèce... 6 millions de chômeurs en France. C’est cela le résultat de ceux qui sont vent debout contre toute sortie de l’UE. Le résultat c’est le FHaine à 25%, c’est la guerre en Ukraine après la guerre à Sarajevo !

            Ou sinon, on peut tous ensemble on peut décider d’un autre avenir. C’est cela faire de la politique. Changer les choses, vraiment, c’est cela la gauche. Conserver le système c’est la droite.

            par bonheur, vous n’êtes en faite que très peu nombreux, en dehors de certain caciques bien établis et confortablement installés qui malheureusement conduisent la gauche dans le mur pour défendre leurs petits intérets personnel, pour ne pas déranger leur petit confort de notables. Une majorité d’ouvriers et d’employés est déjà pour la sortie de l’UE. Une majorité de Français a déjà voté NON en 2005 à votre europe.
            Et l’expérience de la construction européenne pour ce qu’elle EST VRAIMENT, fait que des gens comme vous deviennent par la force des choses totalement inaudibles.


          • taktak 3 juillet 2015 14:28

            @CN46400

            De fait, la sortie de l’UE seule ne règle rien. Cependant ce mot d’ordre est essentiel pour deux raisons :
            1°) les institutions de l’UE, l’euro, empêche de façon durable toute victoire sérieuse du camps des travailleurs en consacrant la dictature toujours plus dure de l’oligarchie capitaliste, qui part ses institutions est en capacité -ce qu’elle ne se prive pas de faire - de détruire l’ensemble des conquètes sociales et démocratique. L’UE, l’euro donne un rapport des forces considérablement défavorable aux travailleurs

            2°) briser les chaînes de l’Union Européenne, c’est briser le cadre, briser la superstructure principale du système capitaliste en europe. C’est donc un mouvement au potentiel révolutionnaire à la condition essentielle qu’il soit conduit par et pour les travailleurs. Oui, il faut sortir de l’UE, mais par la porte de gauche, sur une base de classe, celle des 99% celle de la classe des travailleurs.


          • HELIOS HELIOS 3 juillet 2015 14:48

            @taktak
            Il est donc temps de soutenir le FN, le seul parti qui puisse atteindre vos objectifs... sinon, c’est vous tirer une balle dans le pied, et que votre discours est pire que celui des partis qui soutiennent l’Europe, car au moins, eux, ne se cachent pas.


          • Fergus Fergus 3 juillet 2015 14:52

            @ taktak

            Vous caricaturez ma position : je suis européen convaincu, mais hostile à la dictature des marchés et de l’ultralibéralisme politique. Mais, comme cela vous a été dit, sortir de l’UED ne changera rien, et je suis même persuadé qu’il en sortirait des difficultés encore bien plus grandes. C’est pourquoi le changement doit se faire de l’intérieur : aux forces de progrès de convaincre les électeurs d’envoyer à la tête des états et des gouvernement des élus ayant pour volonté de réformer le Traité de Lisbonne !


          • Fergus Fergus 3 juillet 2015 14:53

            Erratum : UED ne signifie rien, il fallait évidemment lire UE.


          • 6ber 6ber 3 juillet 2015 16:54

            CN 46400
            Cet oiseau est un merle, ne vous en déplaise et qui chante malgré ces fils de fer barbelés.
            La légende en est : Les mots n’ont pas de cage.
            Dois-je vous en expliquer la symbolique ou la déchiffrerez-vous tout seul ?
            Sinon faites-vous aider.
            Je connais une institutrice à la retraite à Saint Céré qui adore les ânes.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2015 20:09

            @Fergus
            C’est normal que vous soyez vent debout contre la sortie de l’ UE et de l’euro, la Gauche européenne à laquelle appartiennent Syriza et le PCF/FG, prétend que vous êtes capables de changer les crocodiles en végétariens... 


            Mais en dehors des 6 Partis adhérents à la Gauche européenne, tous les autres Partis communistes européens n’y ont pas adhéré, en particulier le PC grec, vent debout contre la politique de la Syriza et de la Troïka.

            L’UPR explique depuis 8 ans que pour changer une virgule dans les Traités, il faut l’accord unanime des 28 pays. Ce qui n’arrivera jamais, ils ne sont d’accord sur rien, Junker le sait et a beau jeu de dire que les élections ne changent pas les Traités.
            Il faut en sortir, définitivement, par l’article 50.

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2015 20:30

            @Fergus
            Vous pouvez attendre longtemps la mobilisation des citoyens européens...
            Aucun peuple européen n’a demandé à se retrouver dans cette usine à gaz.


            Pourquoi voulez-vous qu’ils sauvent un système qu’ils n’ont jamais demandé, qu’on leur a imposé, qui a supprimé des millions d’emplois, détruit la démocratie, pillé les fonds publics pour rembourser une dette illégitime, qui promeut des dirigeants marionnettes plus imbuvables les uns que les autres, qui bâillonne les médias et qui s’attaque à leurs acquis ? Sont pas masos...

          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2015 20:40

            @6ber
            Si vous comptez sur le FN pour vous sortir de l’ UE et de l’euro, vous pouvez dormir dans vos barbelés longtemps...
            Lisez au moins le programme du FN, dans la partie Europe, on lit à la fin :
            « il convient d’initier une renégociation des Traités ».
            Renégocier les Traités, c’est rester dans la construction européenne.


            La souveraineté, c’est reprendre sa liberté entièrement et définitivement, c’est sortir entièrement de l’ UE, de l’euro et de l’ OTAN. Pour cela , il faut se rassembler, nouer des alliances avec tous ceux qui veulent, en priorité, le retour à la souveraineté.

          • Auxi 3 juillet 2015 21:19

            @HELIOS


             Le FN, parti des gros enfriqués, soutient les classes laborieuses et les exclus comme la corde soutient le pendu. Un parti dont les électeurs sont des gogos aigris et alcooliques qui se trompent de colère. Et de cible. 

          • Doume65 4 juillet 2015 00:06

            @HELIOS
            « FN, le seul parti qui puisse atteindre vos objectifs »
            Pas du tout ! Ce n’est pas le seul, loin de là. Mais c’est le seul que les médias mettent en exergue.


          • CN46400 CN46400 4 juillet 2015 09:51

            @taktak
            « 2°) briser les chaînes de l’Union Européenne, c’est briser le cadre, briser la superstructure principale du système capitaliste en europe. »


             Les chaines de l’UE ne sont rien de plus et rien de moins que les chaines de l’exploitation capitaliste qui existent aussi bien dans l’UE que hors de l’UE. Croire que ces chaines sont moins lourdes hors de l’UE, en Suisse par exemple, est une chimère. Du même niveau que ceux qui croient « que la misère est moins pénible au soleil ». En fait, sans le reconnaître, on compte sur un brin de nationalisme pour régler un pb fondamental de classe. Mais ce faisant on oubli que le prolétariat, comme la bourgeoisie, « n’a pas de patrie » mais des intérêts. 

          • bernard29 bernard29 3 juillet 2015 10:53

            Bonjour,

            comment expliquez-vous que le parti communiste grec appelle au vote Nul au référendum ?

            Je pense qu’il faut à tout prix différencier l’Europe et l’Eurozone avec ses organismes et procédures financiers..


            • CN46400 CN46400 3 juillet 2015 11:18

              @bernard29


               Le communisme en Grèce a une histoire particulière. Comme en Yougoslavie de Tito, ce n’est pas l’Armée Rouge qui a chassé les nazis mais la Résistance emmenée pour l’essentiel par le KKE. Sauf que dans les négociations de Yalta, Staline a préféré la Pologne à la Grèce qui a été dévolue à l’influence britannique. Celle-ci, pour s’imposer sur le terrain, a du mener une guerre civile contre le KKE qui s’est soldée par l’expulsion de celui-ci vers l’URSS, Bulgarie, Yougoslavie. Le KKE s’est alors scindé entre les communistes de l’extérieur (KKE) et ceux de l’intérieur qu’on retrouve dans Syriza aujourd’hui. Après la chute des colonels, le KKE est revenu en Grèce sans qu’il soit possible de refaire l’unité avec le parti communiste dit de « l’intérieur » 

               Le KKE, bien que très ancien, est encore lourdement handicapé par la « maladie infantile » décrite par Lénine en 1918. Dans les années 70 il fût la « main de Moscou » contre « l’eurocommunisme » de Marchais-Berlinger-Carrillo.....et n’a pas évolué avec la chute de l’URSS.

            • bernard29 bernard29 3 juillet 2015 11:41

              @CN46400
              merci de votre explication.


            • taktak 3 juillet 2015 14:01

              @CN46400
              KKE communiste de l’extérieur... on aura tout entendu ! n’importe quoi.
              Tout comme le fait que Syriza serait « communiste » d’ailleurs. Bref
              Non la position du KKE s’explique surtout par le fait que Syriza et Tsipras ont fait des propositions qui sont très proche du memorandum de la Troika (baisse des retraites, augmentation de la TVA etc...).


            • CN46400 CN46400 3 juillet 2015 14:41

              @taktak


              A part que je n’ai jamais dit que « Syriza était communiste », le reste est de l’histoire, rien que de l’histoire. Le KKE actuel ne sait même pas ce que « prolétaires unissez-vous » veut dire. Il en est encore à 1933 quand le KPD et le SPD, majoritaires à eux deux, se regardaient en chiens de faïence pendant que Hitler, minoritaire, arrivait au pouvoir !

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2015 20:17

              @CN46400
              « Le PC grec n’a pas évolué depuis la chute de l’ URSS.... » Le PCF, lui, a vachement bien évolué, il soutient désormais la construction européenne, quel progrès fantastique, que d’essayer de nous faire croire que l’ UE est réformable... Comme l’ URSS, en somme...


              Mais il n’y a pas que le PC grec qui n’a pas rejoint Syriza et le PCF/FG à la Gauche européenne....
              Il y a aussi le PC portugais, Tchèque, Chypriote, Italien, Allemand, Luxembourgeois, Hongrois, Slovaque, et le Parti du travail belge, mais aussi l’ Alliance de Gauche finlandaise, le Parti de la Gauche suédois, le PS néerlandais, le Mouvement populaire contre l’ UE danois.

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2015 20:22

              @CN46400
              Restons sur le cas grec.
              Syriza a entériné la dette en disant, dès l’élection, que la Grèce rembourserait.
              Syriza a entériné les 400 mesures d’austérité et de réformes signées par les gouvernements précédents, a refusé même de discuter de leur suppression.
              C’est le PC grec qui l’explique.


              Tsipras a accepté 95% du plan des créanciers le 22 juin. C’est dans le chapitre sur Merkel.

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 juillet 2015 20:25

              @bernard29
              Parce que le PC grec est aussi opposé à Syriza qu’à la Troïka.
              Il veut une sortie de l’ UE & de l’euro, ce que ne veut pas Syriza, qui s’accroche à la construction européenne, comme une moule à son rocher.


            • Auxi 3 juillet 2015 20:37

              @Fifi Brind_acier

              Tout comme notre PCF est à la botte des socio-collabos, le PC grec est à la botte du PASOK. Double jeu et langue fourchue… Comme je vous le dis ailleurs, la partie n’est pas jouée, et Syriza n’a pas de mandat pour sortir de l’euro. Un « non » aux exigences démentielles des eurocrates inverserait le rapport de force : il laisserait à l’Union européenne en général et à l’Allemagne en particulier l’entière responsabilité du clash – la sortie de l’UE.

              C’est compliqué, la politique, Fifi. Suffit pas de brailler « Asselineau, Asselineau », en sautant comme un cabri…

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