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Accueil du site > Actualités > Europe > Grèce : liberté, justice, dignité, humanité, nous chérissons vos NON (...)

Grèce : liberté, justice, dignité, humanité, nous chérissons vos NON #OXI

Dimanche, grâce au choix profondément gaulliste d’Alexis Tsipras, les Grecs devront choisir entre approuver ou refuser le plan proposé par les créanciers à leur pays. Un choix qui ne devrait pas surprendre les vrais démocrates et qui ouvre un débat, certes difficile, mais qui sera tranché demain.

 
Oui, à la tyrannie et au massacre social inutile
 
Vu de France, il pourrait sembler étonnant que moins de 90% des Grecs votent OXI dimanche. Après tout, le dernier plan des créanciers, outre une forme insultante, n’est qu’une nouvelle resucée des plans de la troïka qui ont tous échoué depuis cinq ans, la première restructuration ayant été suivie par une autre, qui devra tôt ou tard être prolongée par une troisième. Il y a quelque chose de désespérant à persister de la sorte dans l’erreur aujourd’hui. Autant on pouvait discuter les hypothèses il y quatre ou cinq ans, autant aujourd’hui, les preuvres abondent de la folie des politiques menées qui parviennent à l’exploit de rendre le massacre social parfaitement inutile, outre un aspect humain totalement révoltant.
 
 
Le plus effarant est que les « prix Nobel d’économie » Paul Krugman et Joseph Stiglitz sont venus en renfort pour clarifier le fait que ces plans, non seulement inhumains, sont irresponsables et ne fonctionneront pas. Plus d’austérité (pour augmenter l’excédent primaire), renverra l’économie en dépression et alourdira encore le poids de la dette. Dire oui à ce plan monstrueux, c’est persister dans une erreur qui a envoyé le pays dans une des crises les plus violentes des dernières décennies. Mais parce qu’il vient d’institutions qui les ont aidé pendant des décennies, et parce qu’il ont peur de se trouver seuls face à la Turquie, les Grecs hésitent à mordre la main qui les a aidé, même si elle les torture aujourd’hui. Et comme le souligne Romaric Godin, les créanciers utilisent tous les moyens pour peser sur le résultat.
 
Non à l’esclavage et à la descente aux enfers
 
En refusant le plan des créanciers, les Grecs changeraient le rapport de force entre eux et les créanciers. En effet, un « oui » représenterait une soumission au diktat de la troïka, qui ne comprend même pas le moindre élément sur la restructuration de la dette. En votant « non », les Grecs diraient simplement qu’ils refusent les oukases anti-démocratiques et qu’ils veulent mettre fin à une austérité insupportable et contre-productive. Et malheureusement, il est faux de dire que voter « non » revient à sortir de la monnaie unique. Il est probable que les négociations reprendraient, dans des conditions plus favorables pour Athènes, qui ajouterait un vote soutenant le gouvernement au défaut vis-à-vis des créanciers.
 
Le « non », c’est le choix de la liberté, qui ouvre le champ des possibles au lieu de retourner dans l’impasse, la Grèce pouvant choisir demain de négocier un nouvel accord, moins dur (même si cela serait illusoire), ou de reprendre sa liberté monétaire. Le « non », c’est aussi plus de justice, le refus de plans qui pèsent sur la population et épargnent largement les profits des entreprises. Le « non », ce serait aussi la dignité retrouvée d’un pays qui dirait enfin « non » à ses tyrans de créanciers et cesserait de se voir dicter ses politiques. Le « non » enfin, serait une victoire pour l’humanité, tant les politiques menées depuis cinq ans ont provoqué une casse sociale que l’on a trop souvent tendance à oublier.
 
Merci à Alexis Tsipras d’avoir montré que la démocratie peut encore avoir du sens dans cette UE qui a trop souvent tendance à la nier. Dimanche, les Grecs pourront choisir entre une impasse connue et une nouvelle voie, qui pourrait adoucir leur servitude, ou ouvrir la voie à une véritable libération.

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70 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 4 juillet 2015 11:59

    Bonjour, Laurent

    « les Grecs devront choisir entre approuver ou refuser le plan proposé par les créanciers à leur pays. »

    En effet, et certainement pas choisir entre rester dans la Zone Euro ou en sortir, comme c’est très abusivement affirmer dans certains médias manipulateurs.

    Dans les deux cas, il y aura de nouvelles négociations, notamment sur la dette. Mais il est évident qu’une victoire du non mettrait une pression supplémentaire sur le Conseil Européen en le plaçant au pied du mur : soit il valide une sortie de la Grèce et l’UE comme le FMI mettent une croix définitive sur le remboursement de la dette grecque, soit il lâche la position psychorigide de Merkel en acceptant d’assouplir la dette grecque (moyennant une annulation partielle et un rééchelonnement du reste) afin de ne pas perdre la totalité de la mise.

    C’est pourquoi les Grecs ont tout intérêt à voter « OXI » !


    • wesson wesson 5 juillet 2015 04:28

      @Fergus
      Ah Fergus, la logique est effectivement pour le NON, mais l’Europe est pour le OUI, et possède un argumentaire autrement plus frappant et efficace que celui de Syriza : le porte-monnaie.


      La Grèce contrainte à la fermeture de ses banques et à l’imposition d’un contrôle des capitaux plus féroce même que le chypriote. Les pressions sur les entreprises (par l’arrêt du Target2), qui répercutent cela sur leurs employés, les déclarations de politiques Européens en forme de « nous ou le déluge », la campagne médiatique ou Tsipras est en train de rejoindre Poutine dans l’ignoble et la détestation, etc etc. Ce sont des éléments qui pèsent très lourdement en faveur d’un OUI, alors que en face Syriza n’as guère que un saut dans l’inconnu à proposer, dans une totale impréparation (que l’on peut objectivement reprocher à Syriza d’ailleurs), et avec la certitude d’un démarrage difficile et au plus mauvais moment. 

      Bref, la dynamique est quand même sur le oui, qui as de bonnes chances de l’emporter.

      Ceci dit, je vous rejoint pour dire que dans ce cas, la victoire Européenne sera bien amère et de courte durée. L’Europe aura en tout cas montré un visage qui n’as rien de démocratique, et le plan qu’ils imposeront à la Grèce n’ayant aucune raison de marcher mieux que les autres qu’ils font subir depuis 5 ans, ils se retrouveront bien vite avec un Syriza au pouvoir, mais qui cette fois n’aura pas exclu à priori une sortie de l’Europe.

    • Fergus Fergus 5 juillet 2015 19:51

      Bonsoir, wesson

      19 h 45. Sur 20 % des bulletins dépouillés, le NON l’emporte avec 60,5 % contre 39,5 % au OUI !!!

      Merkel, la grande perdante, rencontrera Hollande dès demain à Paris pour « évaluer » le résultat qui se dessine et devrait donner une nette victoire au NON.

      L’Europe ne sera plus la même dans l’avenir, c’est une évidence !

      A suivre avec beaucoup d’intérêt : les élections générales de l’automne. Dans le sillage de Syriza, Podemos pourrait faire une grosse percée qui confirmerait le résultat des Municipales. On comprend aisément pourquoi Rajoy était vent debout contre le NON grec !


    • wesson wesson 5 juillet 2015 23:22

      @Fergus
      et bien je viens faire acte de contrition. Un certain défaitisme me faisait envisager que au mieux le non l’aurai emporté d’une très courte tête, et que on serait parti en Europe pour une contestation du scrutin, ou que le Oui l’emporterai assez clairement.


      Mais là 61.51% de NON à 86.45% des suffrages, je n’ai jamais imaginé une victoire aussi éclatante. Et effectivement, l’ampleur du score va encore radicaliser les positions. 

      Je vois très mal Merkel avaler son chapeau (d’autant que je fait mienne depuis un moment déjà de l’analyse selon laquelle l’Allemagne est en train de re-péter les plombs en cherchant à se remonter son empire).

      en tout cas, la balle est dans son camp : elle a plusieurs choix : pas de grexit, un grexit forcé ou un grexit négocié. 

      Pour le Grexit forcé, si d’ici mercredi les banques Grecques n’ont pas reçues de liquidités Européennes, le gouvernement sera bel et bien forcé de faire imprimer sa propre monnaie. Même si ils continuent de l’appeler « Euro », ça n’en sera pas moins autre chose.

    • wesson wesson 5 juillet 2015 23:33

      @wesson
      « je vois très mal Merkel avaler son chapeau [...] »


      Je ne résiste pas à une citation de Churchill, sur l’Allemagne : 

      « On devrait bombarder l’Allemagne au moins une fois tous les 20 ans... comme ça, sans raison, eux savent très bien pourquoi »

    • Fergus Fergus 6 juillet 2015 01:43

      @ wesson

      Je crois que, cette nuit, les Allemands sont en état de sidération devant le résultat grec. Mais il ne fait aucun doute que les plus enragés d’entre eux, notamment Schaüble et Gabriel, vont être à nouveau tentés par le coup de force pour faire plier les Grecs. Mais ceux-ci s’appuient désormais sur une légitimité populaire incontestable. Dès lors, s’il n’y a pas de Grexit, les Allemands devront , en échange des nécessaires mesures d’assainissement fiscal et administratif, concéder de réelles et significatives avancées sur le dossier de la dette.

      Et je suis persuadé qu’il n’y aura pas de Grexit : ce serait beaucoup trop dangereux pour les intérêts de l’Allemagne.

      Bonne nuit.


    • wesson wesson 6 juillet 2015 07:04

      @Fergus
      « Et je suis persuadé qu’il n’y aura pas de Grexit : ce serait beaucoup trop dangereux pour les intérêts de l’Allemagne. »


      Pour ma part, je suis convaincu que ce sera l’Allemagne qui n’hésitera pas à se barrer de l’Euro et reprendre son Mark si ils se retrouvent en position de ne plus être à même de contrôler la BCE. 

      L’Allemagne a fait son unité sur la monnaie, et a même constitutionnalisé son orthodoxie budgétaire. Jamais ils n’accepteront de se faire imposer une quelconque « solidarité » économique Européenne.

      C’est même pas une histoire d’argent, mais c’est une histoire de principes : ceux là même qui leur font refuser 1.6 milliards à la Grèce parce qu’ils ne l’ont pas décidé (et que cette fois ils n’ont pas leur banques à sauver), alors que il y a quelques mois ils ont donnés à l’Ukraine 3.5 milliards sans aucune condition - juste pour que ceux ci puissent aller provoquer les Russes.

      L’histoire contemporaine nous l’as bien montré à 2 reprises : Dès lors que l’Allemagne acquiert une trop grande puissance, elle a une tendance « au nom de son intérêt » à la réaction violente à courte vue, qui au final entraîne sa ruine.

    • bernard29 bernard29 4 juillet 2015 13:21

      C’est incroyable , mais c’est Le FIGARO qui donne des leçons de démocratie aux autres médias dits de gauche, (NO, Libé, Le monde !! ..) et j’y inclus même médiapart. 

      Voici une analyse qui place le débat sur la Grèce au niveau où il doit être, celui de la démocratie et du pouvoir des peuples. 

      « En réalité, c’est la tenue du référendum elle-même qui représente un tournant. Elle rend caduque l’idée selon laquelle il n’existe aucun choix possible au sein de l’Union européenne. »

      à lire absolument ; http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/03/31003-20150703ARTFIG00361-referendum-grec-quoi-qu-il-arrive-rien-ne-sera-plus-jamais-comme-avant.php 


      • Fergus Fergus 4 juillet 2015 16:25

        Bonjour, bernard29

        Etonnant en effet que l’on trouve cette excellente analyse dans le Figaro Magazine. Quoi qu’il en soit, le principal y est : après le vote référendaire de dimanche - même si le OUI l’emporte -, le carcan institutionnel européen volera en éclats et obligera tôt ou tard les 28 à reconsidérer leur mode de fonctionnement antidémocratique. Et cela grâce à la Grèce.

        Dans cette affaire, Hollande, que l’on a vu agacé par l’intransigeante position allemande, se serait grandi en choisissant la voie du bon sens, autrement dit en appuyant résolument le gouvernement grec. Une fois de plus, c’est raté ! Quant à Sarkozy, on se demande désormais quand il cessera de tenir des propos imbéciles ; inutile de se demander pourquoi il perd du terrain auprès de ses propres partisans.


      • bernard29 bernard29 4 juillet 2015 17:52

        @Fergus , bonjour,

        oui c’est vrai cette analyse est vraiment formidable. Sincèrement, j’espère néanmoins que le NON l’emportera. Le choc serait plus décisif pour l’avenir des peuples.


      • xantrius 4 juillet 2015 19:12

        @bernard29

        Moi aussi, j’ai observé qu’on trouve dans le Figaro des textes qui donnent encore des véritables informations avec une certaine objectivité. Quand aux médias sociale-démocrate comme Libe, Monde, Obs, mais aussi les chaines télé, ils sont tombés dans la déchéance de pure propagande avec presque plus de valeur d’information. Copie - collé AFP et pire.

        Comment ils sont arrivés si bas ? Je pense parce-que le fond de commerce sociale-démocrate n’existe plus. Il y a une crise structurelle du capitalisme par une explosion de la productivité. Chose en principe merveilleuse, mais en conditions du capitalisme mortelle pour ce dernier, car sans aucune issue possible, sauf évidemment de tout casser dans une guerre généralisé. (Pour approfondir voir K. Marx : La baisse tendancielle du taux de profit)

        Chaque jour le capitalisme détruit sa propre base de fonctionnement au profit d’une accumulation d’un bénéfice de plus en plus virtuel au détriment des conditions de la vie, pas que pour les humaines, conditions de la vie tout court. Le capitalisme est devenu une machine a produire littéralement la mort. Chaque jour il agrandi l’écart entre ces promesses (voir a titre exemplaire la publicité télévisé) et la réalité vécu. Plus cette écart se agrandi, plus il faut matraquer les « sujets » avec le constat que "there is no alternative« , »il y a la fin de l’histoire (grand H)« par ses  »spécialistes" des médias. (Personnellement j’ai mal a comprendre comment on peut se prostituer à ce point la)

        La Grèce est en train de réintroduire les êtres humains dans l’histoire. « L’humain d’abord » ! Ça amène en conséquence à un changement du logiciel de notre fonctionnement économique, social, et démocratique – non capitaliste. Les élites qui ont aujourd’hui le pouvoir ne sont pas idiot, le mouvement entamé en Grèce est pour eux un avertissement fatidique, pour cela ils sont lâché leurs chiens médiatiques sans plus aucune retenu. Et le Figaro dans tout ça ? Aucune idée moi.


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 juillet 2015 08:07

        @xantrius
        Le Figaro explique aussi que les monnaies plurinationales se sont toutes cassées la figure, et qu’il n’y a pas de contre exemple dans l’histoire. C’est ce que l’ UPR explique depuis 8 ans.
        En somme, ce referendum, c’est « rester dans l’ euro », ou bien « rester dans l’euro ».


      • millesime 4 juillet 2015 16:43

        Afin de comprendre ce qu’il se passe réellement dans le monde entier en termes d’effondrement de l’économie, il est bon de mettre de côté les fausses versions grand public de la réalité.
        Quand on pense à l’UE et à ses turbulences financières actuelles il est important d’ignorer la Grèce ; oublier tout le drame entourant les supposées obligations de la dette grecque. Vont-ils trouver un moyen de payer ? Vont-ils faire défaut ?
        Tout ce cinéma n’est qu’un « soop opéra » gérés par des financiers internationaux et des élites mondialistes....
        Lire : http://millesime57.canalblog.com


        • arthes arthes 4 juillet 2015 17:58

          @millesime

          J’aime bien votre analyse, même si elle promet des jours sombres, j’ai déja entendu à BFM un économiste (me souviens plus du nom) qui ébauchait déja l’après Grèce en évoquant la possibilité de restructurer l’Europe en en faisant une sorte d’entité gérée par un seul pole financier, enfin un pouvoir étatique clairement central, Et puis j’ai le sentiment de plus en plus clair que le travail des médias (au langage convenu que l’on ne connait que trop) ne vise qu’à préparer les français à des changements qu’ils ne pourront qu’accepter, la loi Macron est mise en place pour cela, bref, me semble que certaines « choses bougent » en vu de l’après crise, comme si les jalons se posaient .

          En revanche, le TAFTA ne serait plus le seul grand danger dans ce cas, il n’est que l’arbre qui cache la forêt et oblige à focaliser sur les States....



        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 juillet 2015 19:29

          @arthes
          Oui, il s’agit sans doute de profiter de la crise grecque pour nous imposer le Fédéralisme, et un Trésor européen. Ils vont nous raconter que s’il y a crise, c’est qu’il n’y a pas assez d’ Europe...
          Piketty est d’accord depuis longtemps.
          Attali aussi
          Les europathes centristes aussi...
          Ce sera moins d’ Etat, moins de souveraineté, et plus de pillages.
          What else ?


        • Fergus Fergus 4 juillet 2015 20:35

          Bonsoir, Fifi Brind_acier

          « s’il y a crise, c’est qu’il n’y a pas assez d’ Europe... »

          C’est une évidence !!!

          Il faut plus d’Europe, mais une Europe différente, non corsetée par un Traité constitutionnel rigide et antidémocratique. C’est en cela qu’un NON grec pourrait permettre une remise en cause décisive des structures actuelles pour aller vers un fédéralisme responsable et plus respectueux des peuples - du peuple européen ! - et de la démocratie.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 juillet 2015 21:05

          @Fergus
          Mais oui, bien sûr, les crocodiles et les banksters sont de grands humanistes....


        • Fergus Fergus 4 juillet 2015 22:35

          @ Fifi Brind_acier

          Les sarcasmes et les persiflages émanant d’un UPR du 19e siècle ne changeront rien au cours d’une Histoire en marche. Une Histoire dont vous serez les spectateurs impuissants.

          Bonne nuit.


        • alinea alinea 4 juillet 2015 23:25

          @Fifi Brind_acier
          Certains pensent que ce sont les loups les ennemis !! smiley


        • Croa Croa 4 juillet 2015 23:53

          À Fergus
          *
          Faut pas exagérer ! Un NON jettera un froid, certes, mais ce sera comme d’hab. , il n’y aura ’’pas d’alternative’’ et il passeront par dessus tout ça. Comme Monsieur Stypras, qui s’imagine que le NON va rendre sa position incontournable, tu te fais des illusions !  smiley


        • wesson wesson 5 juillet 2015 04:31

          @Fergus
          « Il faut plus d’Europe, mais une Europe différente »


          Fergus, ce que la Grèce est en train de nous démontrer, c’est que changer de l’intérieur le fonctionnement de l’Europe est une chose complètement impossible.

          Les institutions Européennes, soit on les souffre jusqu’au bout, soit on les quitte.

        • Fergus Fergus 5 juillet 2015 08:59

          Bonjour, Croa et Wesson

          Nous verrons bien !

          En attendant, a partie est en cours, et seul le NON sera véritablement déterminant car il mettra les Européens au pied du mur : soit ils seront contraints de lâcher significativement du lest vis-à-vis des Grecs, soit ils devront exclure ce pays de la Zone Euro (en démontrant de manière paradoxale que le Traité de Lisbonne n’est pas intangible !), au risque de ruiner la crédibilité de la construction monétaire et de doucher les investisseurs extérieurs : cela dit sans même évoquer les problèmes posés par l’immigration et un possible rapprochement gréco-russe.


        • leypanou 4 juillet 2015 17:36

          Contrairement à ce qu’on lire ou entendre ici ou là, la position d’A Tsipras n’est pas aussi franche qu’on le croit.

          Pour résumer, plus Tsipras recule, plus la Troika en redemande jusqu’à une offre que Tsipras ne pouvait que refuser.

          C’est facile de dire après que la Troika veut la Grèce complètement à genoux mais qu’a-t-il fait exactement pour contrer cela ? Les articles de Stavros Mavroudeas et de Vladimir Nesterov la Grèce face à un nouveau genre de coup d’état donnent un autre éclairage de la situation.


          • Croa Croa 5 juillet 2015 00:04

            À leypanou

            Tout à fait : La négociation étant menée ne manière léonine par la Troïka chaque concession appelait la suivante. (Lorsque le partenaire ne vous tend rien vous n’avez pas affaire à un partenaire mais à un ennemi.)


          • wesson wesson 5 juillet 2015 04:35

            @leypanou

            Stavros Mavroudeas est le président de la banque centrale de Grèce, et ne fait aucun mystère qu’il serait prêt à remplacer Tsipras dans un gouvernement « de technocrates » - autrement dit il est d’accord pour jouer le rôle du Gauleiter, et ça tombe bien car c’est lui que l’Europe voudrait y voir.

            Dans ces conditions, son « éclairage » est sans surprises.

          • jjwaDal jjwaDal 4 juillet 2015 18:19

            Un choix « gaulliste » ? J’en doute un peu pour voir le nouveau pouvoir grec négocier depuis des mois le diamètre du noeud coulant que la population grecque doit supporter toujours au quotidien. La dette grecque est largement illégitime pour ce peuple et indiscutablement irrécouvrable sans dépecer tous les biens publics de cet Etat. Grande irresponsabilité des pouvoirs grecs avant celui-ci, mais complicité des autorités européennes, de la commission en premier lieu. Personne ne pourrait attaquer monétairement un Etat en zone euro ? On voit bien que ce ne fut pas le cas. On a donné une monnaie forte à des Etats (grèce en premier) dont l’économie ne le justifiait nullement. Autant réévaluer massivement sa monnaie avec des fondamentaux économiques identiques la veille au lendemain...
            Le peuple grec va voter probablement « non », mais « non » à quoi ? Si Tsipras imagine que le vote de ses concitoyens va changer le rapport de force qu’il regarde chez nous le rejet du TCE repassé en douce au parlement sans que personne ne bouge... La TROIKA sait très bien que le peuple grec vomit les propositions qu’elle vient de faire comme les conséquences visibles de sa politique depuis quelques années. Ces gens s’en foutent du citoyen grec. Leurs amis banquiers ont joué à la roulette russe en prêtant aux grecs et ils ne veulent pas assumer les conséquences de leur prise de risque. Pour eux ce n’est pas le joueur de casino qui doit supporter les pertes mais le peuple grec sinon européen. Face ils gagnent et pile on perd. Donc je ne vais pas retenir mon souffle. Les conneries vont continuer, Tsipras connaît la musique puisqu’il la joue depuis des mois.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 juillet 2015 19:33

              @jjwaDal
              J’approuve votre commentaire.
              La souveraineté, ce serait que le Gouvernement grec dépose un dossier à Bruxelles, en application de l’article 50, pour sortir définitivement de l’ UE et de l’euro.
              Mais ce n’est pas du tout le projet de Syriza.


            • gerald2 4 juillet 2015 18:34

              Si le feuilleton Grec peut aider les Français à comprendre que l’europe n’est pas une fatalité pourquoi pas, mais j’en doute puisqu’il contribue surtout à cacher les méfaits de l’engrenage européen qui a été imposé dans notre propre pays. Les traités européens et notamment l’article 63 du TFUE organise la désindustrialisation de la France (emplois et savoir faire), le 39 du même TFUE détruit notre agriculture, le 121 soumet la France aux Grandes Orientations Politiques et Economiques proposées par une Commission non élue, le 126 nous empêche de mener des politiques publiques de relance économique par l’investissement à long terme. On pourrait en parler des heures, mais le fond du problème reste que l’Union Européenne est en fait une construction qui a été soutenue depuis le début (via les médias et de nombreux politiciens) par les Etats Unis d’Amérique et qui aujourd’hui, sans surprise, sert d’abord leurs intérêts. Alors c’est plutôt d’une sortie de la France de l’Union Européenne et non de la Grèce dont il devrait être question. Rendez vous compte, des partis comme le Front de Gauche ou le Front National vocifèrent contre l’Union Européenne depuis 8 ans mais n’ont jamais proposé d’en sortir dans leur professions de foi. Des partis qui visent surtout à surfer sur le mécontentement des Français pour entretenir financièrement leur train train. Il n’y a en France qu’un seul parti politique, en l’occurrence l’UPR, qui propose dans son programme officiel et ses professions de foi la sortie de l’Union Européenne, un parti qui regroupe quand même plus de 8000 adhérents et qui ne vit que par eux et par ses dizaines de milliers de sympathisants.


              • leypanou 4 juillet 2015 22:22

                @gerald2
                " Il n’y a en France qu’un seul parti politique, en l’occurrence l’UPR, qui propose dans son programme officiel et ses professions de foi la sortie de l’Union Européenne, " : il ne faut pas sortir de contre-vérité, il y en a d’autres.


              • Croa Croa 5 juillet 2015 00:13

                À leypanou

                Il y a aussi Parti de l’émancipation du peuple  smiley mais tu as le droit de ne pas le savoir puisque ça vient de sortir !


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 juillet 2015 08:15

                @Croa
                Lisez bien les textes du M’PEP et dites nous s’il envisage de sortir de l’ UE par l’article 50 ?
                Le M’PEP a refusé en 2013 de faire une alliance avec l’ UPR, au motif qu’il cherchait une alliance avec le FDG, ce qui ne semble pas avoir fonctionné.
                Voici un des derniers textes du M’PEP.
                Comment veut-il sortir de l’ UE ? Mystère.


              • HERVE VALAIS LE BON HERVE VALAIS LE BON 4 juillet 2015 18:37

                ’’ Je n’ai pas à donner une opinion personnelle sur l’économie, ou l’industrie, ce n’est pas mon rôle ! ’’/ Mick Jagger/ Vers 1968.


                Ah ! BON ? / Hervé VALAIS.

                millesime 4 juillet 16:43

                UNE FOIS N’EST PAS COUTUME (d’autres le font à ma place d’hab’/ Cela s’appelle des taupes) :

                ... Ce serait oublier qu’il y a encore un an, on appelait le G7 actuel le G8. La Russie en faisant encore partie ! Ils se sont fait jeter, eux aussi ! Mais comment voulez-vous faire, entre autre$ facteurs, aujourd’hui, abstraction du G5 formé depuis, même en ges(ta)tion (je vous laisse vous documenter sur ses composantes : rien que çà !!!!! ). 
                Vous parlez sans doute du ’’ Fédéral Réserve Act ’’ qui date du 23 décembre 1913/ USA ??! Sous le pseudo règne du pseudo président Wilson, pantin sciemment mis en place par des banquiers privé$, Rothschild en tête ... of course ? Que croyez-vous donc que Poutine a été faire ces derniers jours sous les jupons du gouvernement grec actuel ? Que croyez-vous que François Asselineau, de l’UPR (et c’est bien le seul ’politicien’’ Français qui l’a fait !) , a été faire en Russie, le 9 mai dernier (commémoration Russe de la fin de la guerre 1939-45*), voulue et (dés)organisée par cette même FED* ? Ben, si ! C’est quand vous voulez pour ... Etc (étayez, please ! ) ...

                Que croyez-vous que font actuellement certains sénateurs, autres, aux USA, vis à vis cette même FED, qui s’est approprié la monnaie (sa ’’création’’ déjà !) au détriment du Congrès alors ? Tout le merdier suivant (aujourd’hui encore) en découlant (ben si !/ Lisez Joseph Borkin : sur l’IG Farben/ Plan Dawes*, que diable ! + Georges Bonnet/ Ambassadeur de France/ Etc .. Etc ... ). Cherchez ...

                Comme disait Fançois Béranger, dans sa chanson : ’’ le monde Bouge’’ (çà date, je sais !) ! Et pas que dans votre petit Nimby Millesimé ! D’où tenez-vous d’ailleurs ce pseudo : millesime ?

                Que savez-vous des peuples qui ont FAIM, et finissent, un jour ou l’autre, par descendre dans la rue (1789) ??? Et finissent toujours par couper, dans l’Horreur, des têtes ? Malgré ’nos’’ avertissements ...

                Où est votre analyse, profonde, à la fin, sur cet article du jour (Figaro, Adonc, et soit : j’vous l’accorde : c’est pas terrible d’hab !), que vous incriminez ? Article qui, à moi, fort plus modestement, me parait fort pertinent, ainsi que les trois critiques qui suivent ? Surtout ces trois critiques d’ailleurs et du ... reste ! 
                Vous parlez, de votre petit côté, du monde entier !!! Allons donc !
                Avez-vous lu seulement Hongbing Song : ’’ la guerre des monnaies/ La Chine et le nouvel ordre Mondial ’’ ??? Edition Originale : Currency Wars/ 2007 ?

                La Chine, Bordel ! Que çà ... Et les States aux abois ... ben si, c’est çà, pourtant ! Oncle SAMiesque qui ne fait qu’essayer d’empêcher, dedans le fond, l’Europe de se rapprocher économiquement de la Russie (qui sait se battre, elle* !!!) ... Je passe : vous pigez !

                Croyez-vous vraiment que la Russie est responsable du désastre (actuel) en Ukraine ? Et la néo-con de Noland, vous connaissez ? Et Obama-Beach le beau pantin parleur ?

                Et bien, moi, quoiqu’il arrive demain en Grèce (voir avis de Fergus ’juste’’ plus Haut), je vous mets mon billet (de dol’LARD/sic) que la France, avant longtemps, va y arriver, à son tour, à son Référendum !!! Puis d’autres ... Etc ... Etc ... Et alors ...

                ON étaye ... Please ! Ou lisez mieux Agora-Vox ... déjà çà !


                vv bb/ Pour A/PONANT/OUESTd



                • HERVE VALAIS LE BON HERVE VALAIS LE BON 4 juillet 2015 18:45

                  BREF ! L’UPR a raison : Faut sortir de la désunion Européenne (actuelle) !!! Point ... Après ...




                  vv bb / Pour A/PONANT/OUEST

                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 4 juillet 2015 19:43

                    Varoufakis prétend que l’euro est irréversible, et que les machines pour faire les billets en drachmes n’existent plus. Ce qui doit enchanter Mario Draghi qui ne cesse de répéter qu’une fois dans l’euro, on ne peut plus en sortir...


                    La réalité, c’est que l’euro a été introduit par le Traité de Maastritch, sans clause de sortie.
                    Mais que celui de Lisbonne permet lui, de sortir de l’ UE, et donc l’euro par l’article 50.
                    Ce que Varoufakis semble ignorer. Ainsi que le fait qu’il existe en France deux entreprises très performantes capables d’imprimer des billets de banque.

                    L’ UPR est la seule avoir déjà prévu les maquettes des billets en Francs.
                    Et à avoir un programme après la sortie de l’ UE :
                    « Le jour d’après la sortie de l’ UE ».

                    La liberté, la justice et la dignité, ne comptons pas sur l’ UE pour cela.

                    • Croa Croa 5 juillet 2015 00:39

                      À Fifi Brind_acier « l’euro a été introduit par le Traité de Maastritch, sans clause de sortie »
                      Certes... Sauf que les banques € nationales sont interdépendantes et que les états ne peuvent plus rien pour elles. En clair une banque € peut faire défaut, c’est à dire amener une faillite technique avec deux solutions pour en sortir :
                      - Rééquilibrage des banques € d’état (mais il y a des limites.)
                      - Retour à une monnaie nationale dans le ou les pays où rien ne va plus.. (Ce qui pourrait bien être la seule solution parfois !)

                      Donc d’accord il n’y a pas de clause écrite smiley mais techniquement c’est possible et ça peut même arriver sans qu’on le désire !
                       


                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 juillet 2015 08:18

                      @Croa
                      La sortie d’une monnaie n’a rien à voir avec les banques, qui de tous temps ont été interdépendantes.
                      La sortie d’une monnaie est une décision POLITIQUE.
                      « La tragédie de l’ euro », donne toute une liste de pays qui ont changé de monnaie, sans problème aucun.


                    • VICTOR VICTOR 4 juillet 2015 21:54

                      Les merdias français sont au taquet et reprennent avec un parfait ensemble les discours mensongers.

                      Voici, publié par le gouvernement Grec sur la base du document officiel de l’Eurograoupe (également disponible sur le site Syriza-France), la vérité.

                      Comme il est mentionné, dans le texte d’aujourd’hui et celui du 25 juin, posé comme un ultimatum, les institutions exigent, entre autres :

                      • l’imposition d’une TVA à 23% sur la restauration collective

                      • l’abolition de la baisse de la TVA dans les îles

                      • l’application d’une avance d’impôt de 100% sur les sociétés et les travailleurs indépendants

                      • l’abolition des réductions pour les agriculteurs (pétrole, impôt sur le revenu)

                      • que soient baissées de 900 millions € (0,5% du PIB) les dépenses de l’aide sociale (subventions, etc.).

                      • la limitation immédiate des pré-retraites

                      • l’abolition progressive de la retraite complémentaire.

                      • l’application complète de la loi de mémorandum 3863/2010 sur la sécurité sociale

                      • l’application de la clause de déficit zéro et que le financement des caisses complémentaires soit réalisé uniquement par des fonds particuliers

                      • l’abolition de toutes les participations en faveur de tiers qui financent les caisses de sécurité sociale, qui a pour conséquence une baisse de leurs recettes de plus de 700 millions €

                      • l’augmentation des prélèvements pour soins de santé sur les pensions de 4% à 6%

                      • le gel des retraites jusqu’en 2021

                      • une législation sur les licenciements collectifs et la non-réintroduction des conventions collectives, si les institutions ne le permettent pas

                      -la diminution à 1500€ du montant des dépôts non saisissable

                      • l’augmentation du taux en vigueur pour le règlement des dettes

                      • la réduction des salaires dans le secteur public

                      • la mise en oeuvre complète des boîtes à outils de l’OCDE (lait, pain, pâtisseries, dimanches, …)

                      • un coup important contre les médicaments grecs

                      • la poursuite de la privatisation du secteur de l’électricité.

                      -la vente des actions de l’OTE(Compagnie du téléphone) détenues par l’État

                      • la non-application d’une taxe spéciale de 12% sur les bénéfices supérieurs à 500.000 pour l’exercice 2014

                      • le non-retour des cotisations sociales patronales au niveau de l’année 2014

                      Tout ceci constitue un ensemble de propositions qui s’inscrivent dans la conception du Fonds monétaire international, qui ont été posées comme ultimatum à la Grèce, ce qui ressort aussi de l’Eurogroupe, rapporte le bureau du Premier ministre grec qui ajoute : la seule différence concerne la TVA sur les hôtels dont le taux, dans le texte actuel posté sur le site Web de la Commission européenne, est passé de 13% à 23% pour le 25 Juin.

                       


                      • leypanou 4 juillet 2015 22:32

                        @VICTOR
                        A Tsipras donne l’impression qu’il vient de découvrir le vrai visage de la Troika. Lisez l’article de Stavros Mavreadis mentionné plus haut, vous comprenez facilement le cul-de-sac dans lequel Tsipras s’est enfermé : à force de répéter que la Grèce doit absolument rester et dans l’euro, pourquoi les autres se gêneraient-ils ?

                        On ne négocie jamais en position de faiblesse : demandez à Mahmoud Abbas ce qu’il a obtenu comme concessions de B Netanyahu !!!


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 5 juillet 2015 08:27

                        @VICTOR
                        Ce n’est pas l’avis du Financial Times qui a publié une lettre du 22 juin de Tsipras à la Troïka, dans laquelle il exprime son accord avec l’essentiel du programme demandé, moyennant quelques modifications. Information reprise par le NPA. Capitulation en rase campagne. Le texte de la lettre en anglais est en lien.


                      • alinea alinea 4 juillet 2015 23:21

                        Vous savez ce que je crois ? Je crois que l’heure est venue d’un bel attentat qui nous mortifie, nous plonge dans le blême et nous fasse oublier la Grèce, qu’ils puissent la dépiauter sans projecteurs !!
                        Et nous serons nus et tremblants, hordes hagardes, comme ils nous rêvent...

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