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Accueil du site > Actualités > Europe > Haro sur le projet européen du candidat Sarkozy !

Haro sur le projet européen du candidat Sarkozy !

A deux reprises, le 21 février à Strasbourg puis le 28 février 2007 à Paris, le candidat de l’UMP a présenté sa vision de la politique étrangère française, et avec celle-ci ses positions sur la question européenne.

"J’appelle (...) à la conclusion d’un traité simplifié. La négociation peut être rapide." C’est en substance ce à quoi le ministre français de l’Intérieur appelle, s’il est élu président de la République française, pour "rétablir l’équilibre" entre l’unité de l’Union européenne et son impuissance sur la scène des relations extérieures. En toile de fond, Nicolas Sarkozy rappelle le besoin revendiqué par les institutions européennes de trouver des règles de fonctionnement efficaces à 27 et la nécessité de se doter en particulier d’un mode de décision plus efficient.

Or, les représentants espagnol et luxembourgeois l’ont souligné le 2 mars devant la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen : "Le texte de référence d’une conférence intergouvernementale ne sera pas le mini-traité Sarkozy, mais la Constitution." Et Mme Merkel le constate chaque jour depuis qu’elle a hérité de la charge de la présidence du Conseil de l’UE : l’urgence et la précipitation ne sont pas bonnes conseillères lorsqu’on désire colmater les brèches causées par le référendum du 29 mai 2005 sur la scène européenne.

C’est probablement ce que ne manqueront pas de rappeler les responsables politiques des Etats membres lors du Conseil européen du mois de juin prochain. Quel que soit le prochain président de la République français, celui-ci devra trouver une solution de compromis, négociée à 27, et non pas "passer en force" en imposant une voie unilatérale, comme semble vouloir le faire actuellement le candidat de la droite française.

Mme Merkel, en tant que présidente en exercice du Conseil européen jusqu’à la fin du mois de juillet 2007, a la responsabilité et le mandat pour trouver une issue à ce problème institutionnel européen. Laissons-lui le temps de trouver ce compromis, s’il y a de la place pour celui-ci. En contact permanent avec toutes les représentations des Etats membres au Conseil, la chancelière allemande nous dévoilera ses premières conclusions les 24 et 25 mars prochains.

Par ailleurs, la perspective répétée du candidat Sarkozy de proposer un traité simplifié au cas où il serait élu président de la République s’expose à un danger politique prévisible. En préférant se soustraire à la parole du peuple français, qui a très clairement affiché son refus du traité le 29 mai 2005, et soumettre un nouveau traité à la ratification du Parlement français sans reconsulter le peuple, il risque fort de creuser l’abîme du déficit démocratique européen et distancer encore un peu plus les citoyens français de l’idée et des affaires européennes.

Pourtant, les intentions semblent bonnes. Dans ses discours, le candidat développe une verve européenne d’exception : "l’Europe est une nécessité vitale", [il la veut] "de toutes mes forces, de toute mon âme, de tout mon cœur et de toute ma raison", ou enfin "être européen c’est préférer l’Europe."

Mais ces phrases éloquentes laissent aussi planer le doute : comment peut-on s’affirmer "Européen" lorsque l’on fait clairement le choix de la préférence intergouvernementale et nationale sur la méthode d’intégration communautaire (...), lorsque les accointances outre-Atlantique du prétendant élyséen sont de notoriété publique (...), lorsqu’il multiplie les références à quelques hommes d’Etat (Jean Monnet et Charles de Gaulle notamment) qui n’ont de point commun que d’avoir vécu à la même époque ?

Le doute est présent et pousse à la suspicion. Comment cautionner le programme européen du candidat, lorsque tout semble porter à croire que, dans l’hypothèse où l’homme serait élu président, la politique française sur l’Union européenne sera(it) fondée, une fois encore, sur une vision française de l’avenir du continent européen ?

L’Union européenne observe les élections françaises avec la plus grande attention. Un divorce français avec la question européenne n’étant pas encore à l’ordre du jour, au futur président de la République française d’en prendre note et de ne pas commettre l’irréparable en imposant un nouveau texte de traité sans en avoir préalablement consulté le peuple souverain.


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47 réactions à cet article    


  • (---.---.37.71) 5 mars 2007 13:01

    Je ne vois pas ou est le probléme. Comment faire pour voter à la majorité, si la France elle peut avoir un droit de veto ?! C’est ridicule ! Il faut donc belle et bien un traité simplifié, qui vire la premiere parti du TC, sans interet.


    • non666 non666 5 mars 2007 15:27

      « Il faut donc belle et bien un traité simplifié, qui vire la premiere parti du TC, sans interet. »

      Justement, le petit Sarkozy dit exactement le contraire. Lui, il veut garder la première partie et supprimer provisoirement le reste...


    • Bill Bill 5 mars 2007 13:10

      L’Union Européenne est le grand problème de tous les candidats, car ce machin borne nos ambitions sur l’avenir, et nous en dépendons de plus en plus. Quoi qu’ils proposent, ils sont obligés de prendre l’Union en compte, sur l’immigration par exemple, inutile de faire quoi qu ce soit en France, puisque tout le monde peut circuler d’un pays à l’autre. L’UE a déjà prévu de faire rentrer des milions d’immigrés, je doute que nos prétendants s’y opposeront...

      C’est peut-être la raison pour laquelle cette campagne ne vole pas bien haut. Un petit gouverneur de province ne peut pas tenir un discours aussi ambitieux qu’un chef d’Etat...

      Bill


      • (---.---.38.189) 5 mars 2007 13:14

        Ceci démontre bien hélas la duplicité du candidat et sa capacité à utiliser tous moyens pour arriver à ses fins.

        Faut il être aveugle pour focaliser ses peurs sur Le Pen ou De Villiers et ne pas voir l’évidence pourtant maintes fois démontrée dans le concret ! Ces deux derniers sont des enfants de coeur à coté du candidat UMP.


        • Véronique (---.---.248.49) 5 mars 2007 14:21

          Très bon article qui met en lumière l’ambiguïté du candidat Sarkozy sur la question de l’Europe. Un traité simplifié ainsi programmé (qui je l’espère n’aboutira pas), ce serait se moquer des électeurs et les éloigner encore davantage de l’idée européenne. Un mauvais coup pour la France et pour l’Europe.


          • alala (---.---.247.32) 6 mars 2007 13:43

            La plus part des Francais ayant voté NON au TC comme moi l’ont fait pour s’opposer à un texte anti democratique et ultra liberal ainsi qu’a cette volonté de s’etendre et faire de cette union un gros machin ingerable car possedant trop d’interets divergeants voir contraires.

            Malgré tout beaucoup de partisans du non sont des pro Europeen (tjrs comme moi moi moi je je je je :p), et il est certain que le mode de fonctionnement actuel des institutions est mauvais.

            D’ou l’idée excellente d’un traité simplifié (reste à savoir ce qu’on y mettrait). Car le discours qui consiste à dire soit on prend tout soit on prend rien à l’heure de la necessité d’un consensus pour sortir d’une crise des institutions, c tout simplement irresponsable.

            Que ce soit le discours du gouvernement Espagnol celui la mme qui pactise avec des terroristes et surtout qui contribue à l’eclatement de la peninsule iberique en regions autonomes, cela me fait doucement rire.

            Maintenant je suis d’accord avec ceux qui reclame un referundum, respectons le droit des peuples a prendre en main leur destiné !!!


          • EDARI (---.---.74.106) 5 mars 2007 14:43

            Pourquoi Haro sur le mini-projet de Sarkozy, Ségolène Royal et Bayrou ont eux aussi des idées de mini-projet à la Française, pour l’Europe.

            Sont-ils meilleurs que celui de Sarkozy !!!...


            • Gnole (---.---.192.187) 5 mars 2007 19:25

              Je ne sait pas pour Ségolène, mais Bayrou est pour une traité « complet » mais surtout qui soit soumis par voie référendaire et non par le biais d’un parlement qui en représente plus guère que lui-même...

               smiley


            • diamant (---.---.72.113) 5 mars 2007 20:43

              Je pense que la population se souleverait si le gouvernement tentait de faire accepter par voie parlementaire un nouveau traité


            • JL (---.---.73.200) 5 mars 2007 15:04

              Dans le TCE il y avait deux choses : un traité ET une constitution.

              Ses promoteurs tenaient visiblement à nous vendre des vessies pour des lanternes. Quant à dire ce qu’ils prenaient eux-mêmes pour des vessies, c’est pour moi un mystère, tant je suis convaincu que ces gens sont éloignés des réalités.

              Pour ma part je soutiens qu’il ne faut jamais en quelque domaine que ce soit, accepter le mélange des genres, c’est toujours un piège à cons.

              Par ailleurs, une constitution européenne pour 500 millions d’individus qui ne parlent même pas la même langue, c’est pas sérieux. Même le plus fou des empereurs n’aurait pu rêver pareille chimère. Sans compter que les empires n’ont que faire de constitutions.

              Quant à savoir s’il faut un traité à 27, ou plusieurs traités partiels, avec des partenaires ayant des intérets communs, je pense à l’euroland par exemple, la BCE, c’est une autre question.


              • Gentil diable (---.---.34.241) 5 mars 2007 17:31

                Tant que les quidams européens ne pourront pas se parler librement, c’est-à-dire : 1) sans faire appel à un interprète ; 2) sans recourir à la langue de George Bush ; alors je considérerais que l’Union Européenne n’a pas atteint la maturité suffisante pour se doter d’une constitution.


              • (---.---.192.30) 5 mars 2007 17:58

                Quel est le problème de l’utilisation de l’anglais ? Ils ont gagné la « bataille de la langue » et sans concession on ne construira jamais rien.

                Comprenez-vous parfaitement les Quebecquois les Africains francophone, je dois reconnaître qu’il y a parfois des incompréhensions profondes davantage dû aux tabous, aux valeurs ou à la religion qu’à la langue.

                Il faut reconnaître que les Européens ont des cultures différentes, mais la différence de chacune d’elle est inférieure à celle que l’on a avec d’autre pays du globe. Le tout est de les connaître et elles diminueront.

                L’anglais comme moyen de communication entre les peuples Européens ne me pose aucun problème et à l’avantage d’être déjà bien présent.

                Il y a un avantage certain à connaître d’autres langues, elles enrichissent votre pensée. Et apprendre une deux, trois voir quatre langues étrangères est bien plus accessible que l’on croit pourvu qu’on y trouve un intérêt.

                Bref, je n’y vois que des avantages.


              • Gnole (---.---.192.187) 5 mars 2007 19:34

                Quelle bataille gagnée ?

                L’Anglais est la première langue parlée en UE, mais elle n’est pas parlée par une majorité de résidents de l’UE... ce n’est qu’une victoire technocratique sans intéret aucun pour l’immense majorité des européens qui parlent leur langue et de temps en temps une autre... une belle vitcoire à la Pyrrus

                 smiley


              • Paul (---.---.7.18) 5 mars 2007 15:06

                Le principal problème de l’Europe, en France, est que ni la population, ni les hommes politiques, ni les médias, n’ont encore pris conscience qu’entre 60 et 80 % des normes applicables en France sont issues des organes de l’Union Européenne.

                Pour éviter de subir des décisions prises par des organes non représentatifs, non élus démocratiquement, au 1er plan desquels la Commission, nous devons prendre conscience de cela et participer à la prise de décision.

                Pour le Parlement européen, le problème est presque pire. Le seul organe qu’on CROIT être démocratique en Europe ne dispose que de pouvoirs très limités (proposition principalement), nos représentants n’y ont donc que peu de pouvoir et s’en désintéressent. Qui se souvient de la position du député européen pour lequel il a voté sur un sujet particulier ? Quelles élections de parlementaires a de l’importance ? les législatives nationales, pas les européennes. Ce devrait être le contraire !

                Seul moyen : imposer aux hommes politiques d’être plus présents au niveau européen, en influançant beaucoup plus fortement les prises de décision, notamment par un lobbying amont beaucoup plus intense (ce que les Etats-Unis ont compris depuis longtemps déjà).

                La survie de l’Europe en dépend.


                • (---.---.192.30) 5 mars 2007 15:52

                  Le problème est que les politiques ne sont pas intéressés par cette Europe, parce qu’elle ne rapporte pas de voix : ils répondront aisément, mais les Français ne sont pas intéressé par l’Europe.

                  Je pense pour ma part qu’il faut voir l’Europe. Il faut que le citoyen perçoive cette Europe. Lorsque vous parlez d’Europe avez-vous le sentiment de parler de vous-même de vos proches ou des autres ? Moi j’ai le sentiment qu’on parle des autres. Il faut que l’on ai le sentiment de faire parti d’un tout.

                  Airbus, chaque état c’est préoccupé de ses emplois, à soit, chez soit, pourquoi ? Parce que personne en France n’envisage d’aller travailler en Allemagne si une usine est préservée là-bas (la réciproque est tout à fait exacte). Parcequ’après la tempête médiatique personne en France ne verra cette usine allemande désaffectée le personnel au chômage, nous n’avons aucune vision de l’autre et tout au plus on se dira de toute façon c’est les autres.

                  Il y a une responsabilité très forte des hommes politiques là dedans. Je n’ai pas compris pourquoi on ne favorisait pas la diffusion de chaînes Européennes sur le territoire national comme on le fait avec ARTE. On ne sait même pas ce qu’ils regardent nos voisins, on ne sait même pas comment ils nous perçoivent, on ne sait rien d’eux. Laissons les parler chez nous, écoutons-les et allons parler chez eux. Quelles sont leurs préoccupations quotidiennes ? Pourquoi y-a-t-il des manifestations à Copenhague, quelqu’un à la réponse à cette question ? Certains de nos candidats nous proposent le modèle Scandinave, il y a l’air d’y avoir des problèmes là-bas quand même, quelqu’un sait pourquoi ? Moi je n’en sais rien, cela m’interpelle...


                • (---.---.192.30) 5 mars 2007 15:23

                  J’ai le sentiment quand j’écoute Nicolas Sarkozy parlé d’Europe, qu’il n’y croit pas, tout simplement. Il pense et malheureusement à raison, que chaque état agit en égoïste et ne se préoccupe guère de ses voisins. L’affaire d’Airbus en ce moment est édifiante.

                  Je pense que sa vision de l’Europe n’est pas celle d’un état intégré et fort, qu’il ne souhaite même pas des entreprises Européennes (c’est ce que je comprends du patriotisme économique), il doit percevoir l’Europe comme un (micro-ONU-OMC) continental c’est-à-dire d’un regroupement d’états qui s’attachent à préserver un espace favorable aux affaires.

                  C’est parce qu’il perçoit l’Europe comme l’affaire des diplomates qu’il ne se sens pas obligé d’associer le peuple à l’adhésion au TCE, puisque de toute façon le peuple ne sera guère concerné.

                  Lorsqu’on croit à l’idée d’Europe on en parle l’étincelle dans l’œil, certainement pas vaguement, de loin. C’est dommage il y a tant à faire avec un peu d’imagination.... smiley


                  • Forest Ent Forest Ent 5 mars 2007 15:47

                    Sarkozy a parlé à Strasbourg de la « préférence européenne » et de la « moralisation du capitalisme financier ». Encore un peu, il met une casquette de facteur. Ce n’est pas trop la peine de suivre ce qu’il promet, car il promet tout à tout le monde et le contraire puis le contraire du contraire. Ce n’est plus de la démagogie, c’est Parkinson.

                    Cela dit, l’Europe est un vrai et bon sujet. Moi, je suis contre l’ultralibéralisme actuel de l’UE, mais pour l’idée européenne. Comment faire évoluer l’UE dans le bon sens ? Vaste question. Sur un plan institutionnel, il me semble que la bonne solution serait l’élection d’une assemblée constituante, dont le résultat serait soumis à référendum dans toute l’UE.

                    Mais je pense que le problème de fond, c’est l’attitude de l’Allemagne. L’UE servait au départ à « l’arrimer » aux « puissances atlantiques ». Avec la chute de l’URSS, elle a vu une occasion de recréer les « puissances centrales ». Pour l’instant, ce n’est pas un succès patent, mais où en est-elle de sa démarche ? Avons nous toujours un avenir commun, ou bien préfèrera t elle reprendre sa liberté vers l’est ?


                    • (---.---.192.30) 5 mars 2007 16:11

                      Sur l’Allemagne... je connais très mal les allemands, mais peut-on leur reprocher de regarder immédiatement à leur droite.

                      Si je suis Allemand, je me considère comme Européen, donc les pays autour de moi sont Européens, les Polonais sont tout aussi Européens que moi. C’est simple nous Français considérons l’Allemagne Européenne, nous nous préoccupons de l’Allemagne c’est normal, donc eux se préoccupent de la Pologne c’est normal aussi.

                      Bien sûr il y le jeu géostratégique, mais tout ceci est très influencé par les citoyens, non qu’en pensez vous ?

                      Accepteriez vous que l’Allemagne vous dise, non l’Espagne elle n’est pas Européenne, excluons la de l’Europe. Je pense que même pour un jeu d’alliances, ça ne passera jamais !


                    • Forest Ent Forest Ent 5 mars 2007 19:33

                      Je ne me permettais aucun jugement de valeur sur les décisions allemandes. Force est de constater que l’UE ne fonctionne pas sans moteur franco-allemand. Reste à voir s’il existe encore.


                    • (---.---.83.149) 5 mars 2007 21:24

                      Oui le moteur Franco-Allemand c’est important. Mais il n’est pas la seule façon de développer l’idée Europe. Il a été une bonne impulsion à un moment de l’histoire, la France et l’Allemagne était les grandes puissances économiques du continent. Les premiers pas c’est aux diplomates puis aux politiques de les faire, ils ont été fait.

                      Les suivants c’est aux citoyens de les faire, voir de les réclamer. Premièrement nous n’avons plus la prééminence économique d’il y a quarante an. On peu le regretter mais moi, je trouve ça très bien, nous avons plus de possibilité, plus de richesse, plus de soutien. Lorsqu’un pays souffre (comme la France en ce moment) les autres peuvent le soutenir, cela fait des relais.

                      De plus est avec notre passé chahuté nous avons tous été imprégné de diverse région du monde. Les espagnols et portugais avec l’Amérique latine, les anglais avec l’inde, l’affirque australe, l’australie et l’amérique du nord, les français avec l’affrique et le moyen-orient, les pays d’Europe centrale et de l’Est avec l’asie mineur et la chine et la russie, etc. Toutes ces connaissances sur les autres parties du monde sont profondes et plus diversifiées que dans n’importe qu’elles région du monde.

                      Bref tous ensemble, si tenté que l’on veuille se parler c’est un réel atout.

                      Il ne faut pas attendre un signal politique, c’est aux citoyens de se connaître individuellement par curiosité d’abord, par intérêt ensuite.

                      Et cela fera aimé l’Europe, parce que l’Europe sera nous et au fond on aime que soit.


                    • Forest Ent Forest Ent 5 mars 2007 22:21

                      Oui. C’est pour cela que je parlais d’assemblée constituante : pour court-circuiter les appareils des partis, qui sont visiblement assez largués, et qui n’ont pas prouvé leur capacité à s’abstraire de leurs courtes vues, et ceci vise aussi bien PS, UDF, UMP, SPD et CDU.


                    • (---.---.25.243) 6 mars 2007 05:43

                      Ah tu es contre l’ultra-liberalisme de L’UE ! 1/ Peux-tu nous donner une definition de l’ultra-liberalisme ? 2/ En quoi l’UE serait-elle ultra-liberale ? 3/ Quand on regarde le budget de l’UE : 40% d’agriculture + le reste en fonds structurels, peut-on parler de budget d’une union ultra-liberale ?


                    • Forest Ent Forest Ent 6 mars 2007 16:09

                      Oui, mais ces sujets ont déjà abondamment débattus sur d’autres threads.

                      1) Ultralibéralisme

                      Perversion du libéralisme consistant à annuler tout contre-pouvoir à l’intérêt privé, comme le rôle régulateur des états, et toute notion de bien collectif. Il se manifeste en général par la suppression des services publics, du droit du travail, des douanes et barrières commerciales, et par un contrôle de l’économie par des monopoles et oligopoles.

                      2) Aspects ultralibéraux de l’UE

                      Surtout visibles dans le domaine diplomatique et législatif, l’UE ayant peu de rôle exécutif.

                      En termes de relations extérieures, on citera surtout l’abandon de la « préférence européenne », consistant de facto en un démantèlement des douanes, et la participation associée à l’OMC.

                      En termes législatifs, on citera en particulier les directives « énergie » et « transport », ainsi que EUCD et ses successeurs sur la propriété intellectuelle.

                      3) Budget de l’UE

                      Il est faible, alors qu’il y a une activité législative et un rôle économiques importants. Ce n’est pas caractéristique de grand chose.

                      L’essentiel est consacré à la PAC. Elle consiste à subventionner les production et les exportations sans taxes à l’importation. Au départ, elle était censée avoir un rôle protectionniste, en protégeant la production locale. Mais étant assise sur le volume, elle s’est transformée en subvention des exportations sans taxation des importations. Cela a un effet mondial pervers. Ce n’est pas un concept ultralibéral habituel. C’est un objet économique non identifié. Je ne sais pas quoi en penser d’autre que le fait qu’elle serait avantageusement pour tout le monde remplacée par des barrières douanières.


                    • meridien (---.---.107.236) 5 mars 2007 15:54

                      vous parlez d’évidence ;mais obnubilés par la soi-disant pertinence du personnage qui en impose sur bien des gens qui ne font pas l’analyse comme vous, de ses paroles enrobées de son méli-mélo grandiloquants anesthésiants ,faute de temps ou d’envergure...et qui vont peut-être se laisser porter mollement par la« VALSE DES BERNES » et suivre ..’panurgesquement’ le reste du troupeau.

                      mais un article comme le vôtre peut en réveiller d’aucuns

                      meridien


                      • Comité Cicéron 5 mars 2007 16:40

                        Votre article est intéressant mais personnellement je ne vois pas le problème...

                        Que Sarkozy soit atlantiste, c’est plutôt bien pour la place de la France en Europe, puisque l’EUROPE EST BEAUCOUP PLUS ATLANTISTE QUE LA TRADITION FRANCAISE.

                        Et que Sarkozy veuille un traité réduit à l’essentiel, c’est tout simplement le moyen de REMETTRE EN MARCHE LA MAMMOUTH EUROPEEN. Sans cela, on est encore parti pour dix ans de négociations à la VGE, avec un échec à la clé.

                        Bayrou et Ségolène veulent aller lentement. Sarkozy veut aller vite. C’est plus une différence de méthode que de fond : moi il me semble qu’il est temps d’aller vite.


                        • Forest Ent Forest Ent 5 mars 2007 23:00

                          « Il faut agir, et agir vite (...) Face à la désindustrialisation et aux délocalisations, je souhaite enfin mener une politique industrielle volontariste (...) Nous allons enfin engager une stratégie de lutte contre les délocalisations. »

                          Nicolas Sarkozy, le 4 mai 2004.

                          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=19560


                        • nounoupoun (---.---.81.95) 5 mars 2007 18:11

                          Je ne suis pas sûre que ce soit bon d’aller vite. Là ou je suis s’accord avec Sarkozy c’est dans le sens : faisons une constitution plus simple que ce qu’on nous a proposer (aucun constitution dans le monde n’était aussi que ce TCE)

                          Ensuite il ne faut pas se leurrer. La construction européenne a avant tout été économique, les nécessités de l’apres guerre l’impsait en quelque sorte. Puis elle a été divisée l’Eruope, de 1946 à 1991, d’ou un certain réflexe anti-communiste et pro-américain des anciennes démocraties populaires. L’Europe n’a jamais intéressée les gens : les traités approuvés par referendum l’ont été du bout des lèvres, certains pas du tout (TCE). On veut donner une force politique à l’Europe, le seul moyen pour lui donner de la place dans le monde. Soit, c’est normal (n’aurait-on peut être pas du commencer par là d’ailleurs ?)mais chaque pays veut une union européenne politique à condition qu’elle le soit en la faveur de sa Nation. Aucun pays n’est prèt à sacrifier ses intérêts nationaux, même en faveur de l’UE ... à moins de n’avoir un rôle prépondérant. Mais c’est le pb : à partir du moment ou on dit oui à une communauté, on accepte de sacrifier quelques prérogatives nationales (défense, sécurité ....)

                          il faut trouver des marques européennes, peut être auront vraiment le faire avant d’ailleurs. On ne peut pas construire d’Europe dans le giron des USA, et on ne peut pas non plus la construire contre les USA. Il s’agit juste d’émerger et de s’affirmer. L’Europe n’a pas à être pro atlantiste, elle na pas non plus à être contre atlantiste si je puis dire. Il faut juste qu’elle s’affirme ... C’est le même pb qu’il y a 50 ans en somme, mais ce coup-ci politiquement parlant, et socialement aussi :)


                          • (---.---.83.149) 5 mars 2007 21:53

                            Il y a mille raisons pour laquelle je souhaite l’Europe. Je veux travailler 5 ans en Allemagne, 5 ans en Espagne, 5 ans en Italie, 5 ans en Angleterre. etc.

                            Apprendre autant de langues, de cultures et d’histoire. Participer au changement de culture de tous ces pays, créer ce melting pot Européen, Suivre les découvertes technologiques des Allemands, partager avec les Italiens le succès de Vega, faire du ski dans les Karpates Roumaine, faire une balade sur le Krechiatik de Kiev le soir du 14 août. Je veux vivre Européen, avec la même aisance qu’en France.

                            Je veux qu’on se sente concerné les uns par les autres, je veux qu’on résolve nos problèmes ensemble, que l’on soit tous fier des défis que l’on relève ensemble.

                            Pas ceux de Chirac et Merkhel, les miens ceux de ma femme, Européenne, ceux de mes enfants Européens, qui auront fait leurs scolarités en Allemagne, Espagne, Italie et Angleterre. Voir lors de leurs mariages, tous ces jeunes Européens rencontrés au cours de nos déplacements, évoquer leurs souvenirs de jeunesse.

                            Oui je veux une nation Europe.


                          • (---.---.83.149) 5 mars 2007 22:02

                            Ah j’oubliais ma belle mère...

                            Je veux voir dans les yeux de ma belle mère la fierté d’avoir renoncer au préjugés qu’elle avait sur les Français pour accompagner le choix de sa fille et de son désormais beau fils.

                            Voilà mon Europe, et elle vaut tous les discours politique du monde smiley


                          • Skyboy (---.---.102.51) 5 mars 2007 18:17

                            Article qui part bien mais dérape quand pour rester politiquement correct, l’auteur affirme : « Pourtant, les intentions semblent bonnes. Dans ses discours, le candidat développe une verve européenne d’exception »

                            Paroles, paroles, paroles... dirait Dalida.

                            Allez donc lire l’article du blog de Jean Quatrement sur le discours Européen du Président de l’UMP-Président des hauts de Seine-Maire de Neuilly-Ministre de l’Intérieur-Candidat de la rupture tranquille et du renouveau politique...

                            http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/03/le_coming_out_e.html

                            Rien à voir mais quand on demande à Prodi ou à Merkel, lequel des candidats Royal ou Sarko est le meilleur pour l’Europe, ils répondent...


                            • Briseur d’idoles (---.---.168.138) 5 mars 2007 19:43

                              Mais il s’en fiche de l’Europe, c’est le candidat naturel de l’Amérique et d’Israël qui du reste lui a consacré un timbre !!!!


                              • moebius (---.---.120.27) 5 mars 2007 20:46

                                Mon dieu un timbre !


                                • Briseur d’idoles (---.---.168.138) 5 mars 2007 22:57

                                  Le timbre du timbré d’Israël ! smiley


                                • Briseur d’idoles (---.---.168.138) 5 mars 2007 22:55

                                  Qu’on lui donne une boutique au Sentier et qu’il ne nous fasse plus chier !


                                  • Vilain petit canard Vilain petit canard 6 mars 2007 09:23

                                    Vous êtes tous bien sympas de croire que Sarkozy a une idée sur la politique européene. Il a le nez dans les sondages, suit ce que lui disent ses « conseillers » en vue de faire bonne figure à la télé, il n’a aucune cohérence, tout ce qu’il veut, c’est nous faire croire qu’il « ne va pas se laisser faire », et tout ce genre d’âneries. Il est pour le TCE, il faut le refaire, mais il est aussi contre, parce qu’il n’est pas bon, tantôt c’est la première partie, tantôt la seconde, et pourquoi pas la troisième, il est pour l’OTAN et une politique atlantiste, mais contre aussi, enfin bref, impossible de s’y retrouver.

                                    Rendez-vous le 22 avril.


                                    • jrr (---.---.126.211) 6 mars 2007 10:31

                                      Continuez à foutre la merde, les socialo-communistes, et les Airbus seront bientôt fabriqués en Chine.

                                      Au travail, l’Europe !

                                      Sinon vous n’aurez bientôt même plus les yeux pour pleurer.


                                      • Neos 6 mars 2007 10:45

                                        Merci pour tous vos commentaires.

                                        Sans entrer dans des détails qui justifieront, je pense, la rédaction d’un article sur le sujet, je souhaitais profiter de cet article pour vous demander votre opinion sur le mode de fonctionnement général de la maison Europe.

                                        Il y a actuellement 2 grandes théories autour du mode de gouvernance de l’UE :

                                        - la méthode intergouvernementale (qui donne aux Etats un rôle central dans le processus de décision). C’est la méthode qui reçoit la préférence de Nicolas Sarkozy pour certains dossiers clefs, tels que l’immigration, l’économie, etc et (..)

                                        - la méthode communautaire (qui privilégie la recherche du compromis entre les Etats et les peuples - via leurs représentants élus - dans la prise de décision). C’est la méthode globale qui reçoit le soutien de François Bayrou pour l’ensemble des dossiers où l’Etat ne peut intervenir efficacement et où l’UE semble mieux à même de les gérer).

                                        Quel serait selon vous la meilleure voie à suivre : développer la méthode intergouvernementale ou la méthode communautaire ? Mélanger les 2 ? Choisir une autre voie ?

                                        Qu’en pensez-vous ?


                                        • Internaute (---.---.81.173) 6 mars 2007 11:57

                                          La meilleure façon de faire avancer l’Europe est de développer les ententes bilatérales ou multilatérales entre les nations européennes. Il faut aussi éliminer au plus vite les organes centralisateurs qui se contentent d’imposer l’uniformisation de nos vies et de nos modes de pensée en ré-écrivant les codes civils. Nous ne sommes pas des africains mais des pays développés. Nous n’avons pas besoin d’apparatchicks qui assoient leur pouvoir en contrôlant la hauteur de la flamme de nos briquets ou en gaspillant le fruit de notre travail pour fabriquer des plaques automobiles à leur image.

                                          Il faut remettre à plat l’organisation européenne. Celle-ci n’a plus rien d’européen et essaye de faire vibrer la fibre patriotique pour nous avoir par derrière. C’est le sujet de la dernière campagne de l’UE et du Figaro « Etes-vous fier d’être européen ? ». A l’appuis, la jolie frimousse d’une belle aryenne. Ce qu’ils oublient de dire c’est qu’aprés nous avoir rallié sous la bannière de l’unité raciale il nous imposeront encore plus d’immigration et encore moins de libertés individuelles. Ce qu’ils font est complètement immoral et dégueulasse.

                                          Pour gagner un peu de crédibilité, les totalitaristes de Bruxelles devraient organiser des référendums, sur l’ensemble des pays européens, le même jour. Par exemple sur l’immigration, sur l’élargissement, sur la soumission aux règles de l’OMC. Ils préfèrent les campagnes publicitaires pour rameuter les gogos et les coups en douce dans les coulisses de leurs palais.


                                        • (---.---.192.30) 6 mars 2007 14:31

                                          Je pense que les institutions Européenne ne doivent pas être le résultat d’accords bi ou multilatéraux. Parce que dans ce cas, bien trop dépendante d’un seul homme, le dirigeant. L’avenir des peuples ne peut dépendre de l’humeur de quelques-uns. Parce que ne nous leurrons pas, la diplomatie, dépends bien de l’humeur de quelques hommes.

                                          Je refuse de voir ma vie, modifier dans un sens ou dans l’autre parce que Blair, Chirac et Schroeder n’avaient pas la même vision de leur relation avec l’Amérique.

                                          Dans ce sens, plus les relations des pays Européens dépendent d’un nombre important d’hommes et plus nous sommes à l’abri de l’humeur de chacun, et l’on suit alors davantage le souhait des populations. Je serais donc plus proche du point de vue de Bayrou. Mais il est encore, pour moi, insuffisant.

                                          La mission impérieuse de l’Europe, à laquelle elle ne s’attache pas, ou bien peu et celle de réduire la distance entre ces citoyens. (Distance géographique, culturelle, historique, financière, religieuse) Cela devrait être le socle de toute constitution Européenne. Comme la constitution Américaine qui fixe comme principe premier La liberté d’expression : la constitution Européenne doit se fonder sur la rencontre des peuples.

                                          Toutes son action, sa structure, ses lois économiques doivent s’obliger à œuvrer dans ce sens. S’il apparaît que son action entrave ce principe, alors elles doivent être modifiées, corrigée, ses institutions redéfinies. Si l’Europe veut se construire culturellement et en temps qu’état, elle doit utiliser des moyens réels, pour œuvrer à cette fin et sans tabou.

                                          Lorsqu’une loi à une portée locale, elle doit être laissée à l’initiative locale et ce d’une manière raisonnable.


                                        • (---.---.192.30) 6 mars 2007 14:31

                                          Il y a une dérive dans l’Europe telle qu’elle se construit que je n’aime pas :

                                          L’Europe à œuvrer à créer un marché commun. Très bien, on peut se dire que cela œuvre à ce fameux premier principe.

                                          Pour faire le commerce de produit laitier en toute liberté, elle à imposée au producteur de fromage une certaine stérilisation des produits.

                                          Il faut bien comprendre pourquoi : Si nous sommes dans un marché ouvert, le fromage produit en France doit pouvoir être facilement vendable (ou plutôt achetable, donc consommable) à un Allemand. Donc comme l’Allemand estime que son fromage ne peut contenir trop de bactérie (ou je ne sais quoi) il est normal de se dire ben imposons les produits laitiers sous une certaine forme. Oui mais de ce fait il oblige le consommateur Français à voir son fromage modifié de manière inacceptable : il perd du gout, de la nuance, du caractère. Le français perd sa science là-dedans, son âme : c’est réellement une violence contre lui. Ce n’est pas le rôle de l’Europe.

                                          Il eût été plus intelligent (entendez par là : efficace et productif) d’isoler les désidératas des Allemand et des Français, A savoir un produit stérilisé et un produit de caractère et de coller une étiquette de « Made in France » en gros ! L’Allemand, se laissant prendre au piège la première fois, aurait fait la grimace en se disant uuuugh quel horreur. Il n’achètera plus ce fromage qui pu. D’autre trouverai qu’il a du goût, et eux continuerai à l’acheter, une partie de la culture Française, de notre science, serait désormais passée dans la culture Allemande. (La réciproque est vrai aussi, bien sûr).

                                          Par contre et c’est là qu’est le rôle de l’Europe (et il est essentiel), elle doit s’attacher à ce que le consommateur Allemand minoritaire qui aime bien le fromage français qui pu, ait la possibilité de le découvrir, de se le procurer et ce dans des délais et des coûts raisonnable. Elle aura à charge d’assurer la promotion de ce produit de barbare dans le pays des hommes civilisés, de s’assurer qu’il existe des points de ventes et d’information accessible au consommateur, que le consommateur puissent l’acheter et que sa livraison ne coûte pas grand-chose. C’est là son rôle essentiel.

                                          Nous nous éloignons des institutions et de François Bayrou, mais c’est bien pourtant la cause essentielle du désintérêt de l’Europe par ses concitoyens. Quelque soit les institutions, les hommes qui la gouverne : elle le diminue au lieu de la grandir. Les savoirs accumulés à droite et à gauche doivent s’additionner et non se soustraire, il faut créer un très grand dénominateur commun, mixer les diversités, les faire s’interpénétrer et non les effacer.

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