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Accueil du site > Actualités > Europe > Ils iront à Versailles le 4 février et s’abstiendront...

Ils iront à Versailles le 4 février et s’abstiendront...

Pour la première fois depuis la Libération, le Parlement, qui se réunira prochainement à Versailles en vue de ratifier le traité de Lisbonne, est appelé à voter sur un texte que le peuple a rejeté il y a deux ans par référendum.

Dans une intervention à l’Assemblée nationale, Nicolas Dupont-Aignan a parfaitement résumé l’enjeu du prochain congrès : « La situation est surréaliste. A-t-on vu un pays démocratique comme le nôtre appeler ses propres parlementaires à contredire la voix du peuple qui s’est exprimée il y a à peine deux ans ? »

De son côté, répondant à Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Henri Emmanuelli dénonce le soutien de fait apporté par le PS à Nicolas Sarkozy, en vue de la ratification de ce traité qui n’est que la copie conforme du TCE, rejeté par les Français le 29 mai 2005...

Sur une proposition de loi constitutionnelle du député communiste Patrick Braouezec, visant à modifier l’article 11 de la constitution de la Ve République, l’Assemblée nationale a examiné en première lecture, le 15 janvier 2008, le texte suivant :

« Lorsque le référendum a conclu au rejet d’un projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions analogues ou autorisant la ratification d’un traité contenant des dispositions similaires à celles du traité ayant fait l’objet de la consultation, doit être soumis au référendum. »

Cette proposition de loi avait pour objet de modifier l’article 11 afin de contraindre le président de la République à l’organisation d’un référendum lorsqu’un texte porte sur le même sujet qu’un précédent texte rejeté par référendum.

Face au déni de démocratie que constitue le contournement du peuple pour la ratification du traité de Lisbonne, cette proposition cherchait à mettre en place un mécanisme de protection de l’expression du suffrage universel en cas de rejet d’un projet de loi soumis au référendum, mais a finalement été rejetée par 176 voix contre 140.

316 députés étaient présents et on peut s’interroger d’ailleurs sur l’absence de 261 d’entre eux sur 577 à l’heure où les parlementaires doivent modifier la constitution en congrès à Versailles...

140 députés ont voté pour : les communistes, les socialistes, les Verts, rejoints par le non-inscrit Abdoulatifou Aly et les deux députés gaullistes Nicolas Dupont-Aignan et François-Xavier Villain.

176 députés ont voté contre : tous les députés UMP présents, rejoints par trois députés socialistes : Tony Dreyfus, Alain Rodet et Manuel Valls.

Si le vote hostile des députés UMP et Nouveau Centre n’est finalement pas surprenant, la palme de la mauvaise foi revient sans aucun doute au député socialiste Manuel Valls qui a estimé « qu’il n’était pas possible de considérer la proposition de loi constitutionnelle indépendamment du projet de révision constitutionnelle qui permettra de ratifier le traité de Lisbonne » et jugé « que l’exposé des motifs de la proposition de loi devrait conduire à ne pas voter cette proposition » !

Mais toujours à l’Assemblée nationale, le même jour, les députés socialistes se sont réunis pour préciser ce qu’ils feront le jour du Congrès à Versailles.

Résultat des débats : ils iront à Versailles le 4 février et s’abstiendront. Conséquence : il n’y aura pas de référendum sur le traité de Lisbonne. 68 députés socialistes se sont prononcés pour l’abstention, 30 députés socialistes ont sauvé l’honneur et se sont prononcés pour le Non, 8 se sont abstenus.

Si l’on peut saluer le courage des 30 députés socialistes qui par leur vote ont fait le choix de ne pas rayer le peuple, il n’en demeure pas moins que le PS, par cette pantalonnade, a décidé de s’allier objectivement à Nicolas Sarkozy et de tourner ainsi le dos à tous les républicains et patriotes de ce pays...

En effet, si on lit attentivement le traité de Lisbonne, qui reprend les principales dispositions de la Constitution Giscard, c’est un changement de régime qui s’annonce et c’est la fin de notre souveraineté nationale. Valéry Giscard d’Estaing a au moins le mérite de l’avoir dit : « Une dernière trouvaille consiste à vouloir conserver une partie des innovations du traité constitutionnel et à les camoufler en les faisant éclater en plusieurs textes. Les dispositions les plus innovantes feraient l’objet de simples amendements aux traités de Maastricht et de Nice. Les améliorations techniques seraient regroupées dans un traité devenu incolore et indolore ».

Avec le passage notamment à la majorité qualifiée de la procédure de vote dans cinquante-deux domaines d’une importance considérable, nous nous dépossédons du pouvoir législatif, en échange d’un pouvoir de pétition, que l’on nous accorde comme par charité et dont les partisans du Oui se gargarisent à longueur de journée.

Ce traité va ligoter les peuples et donner tous les pouvoirs à des organismes non élus : la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et la Cour de justice des Communautés européennes !

Dans une lettre adressée le 10 janvier, Henri Emmanuelli met les points sur les « i » à Jean-Marc Ayrault : le boycott par le PS du congrès de Versailles est une "manoeuvre pitoyable" et un "grossier stratagème" pour "tromper" les Français.

Les contorsions « intellectuelles » du président du groupe socialiste à l’Assemblée sont destinées en effet avant tout à chercher une porte de sortie pour faire oublier les engagements du PS et de sa candidate lors de la dernière élection présidentielle, pris devant des millions de Françaises et de Français, sur le recours au référendum...

Pourtant, après l’achèvement des trois forums nationaux inscrits dans le processus de rénovation, on aurait pu espérer que la direction du PS considère enfin que, dans un pays démocratique, les représentants du peuple ne peuvent contredire la voix du peuple.

Mais que nenni ! La Direction du PS a décidé de mettre en place deux commissions : l’une pour faire la « synthèse » des travaux des trois forums et préparer l’actualisation de la déclaration de principes du parti, l’autre pour réfléchir à l’évolution des statuts du PS...

Même méthode, même recette : toujours plus de réunionite, passage de réunion en commission en passant par des forums et vice versa !

Pour un bon nombre de militants socialistes désormais, la ligne démocrate à l’américaine prise par le PS, comparable à celle de Tony Blair en Angleterre ou Gérard Schröder en Allemagne, n’est plus acceptable. Le prochain congrès du parti sera la dernière chance de se démarquer enfin de la droite libérale ou chrétienne-démocrate.

Et le succès de la création du parti Die Linke (« La gauche »), en Allemagne, à l’instigation d’Oscar Lafontaine (ancien dirigeant du SPD qui a démissionné en 2005 pour protester notamment contre l’alignement de Gérard Schröder sur les politiques ultra-libérales de la commission européenne), relance aujourd’hui le débat sur la formation d’un nouveau Parti socialiste en France qui coexisterait avec un parti social-démocrate réunissant les partisans de Ségolène Royal et de François Bayrou qui avaient raté leur RDV entre les deux tours de la présidentielle 2007...


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49 réactions à cet article    


  • Nemo 30 janvier 2008 16:17

    Les Nonistes ont montré à la fois leur absence de proposition alternative au TCE de 2005, leurs mensonges et leur mauvaise foi ces 2 dernières années.

    Absence de proposition alternative, car personne n’a vu le début de la moitié du quart d’un "Plan B" de leur part, qu’ils annonçaient avec force trompettes comme étant beaucoup mieux que le texte qui était proposé.

    Leurs mensonges, car lorsqu’ils assuraient à tous ceux qui voulaient bien les entendre, qu’un "Non" n’aurait aucune conséquence, ils avaient parfaitement conscience du contraire. La position de la France vis-à-vis des partenaires européens, grandement affaiblie en raison de ce vote a totalement bloqué l’Europe durant ces deux dernières années, ne laissant la place qu’à la conclusion de dossiers mineurs et sans enjeu, sans qu’aucune vision d’ensemble soit possible.

    Leur mauvaise foi est dès lors évidente, et la question du référendum n’est qu’un nouveau prétexte pour torpiller une europe qu’ils ne comprennent pas et dont la réussite représente un vrai danger pour leur fond de commerce politique : la peur, la peur, la peur.

    La réussite de l’Europe est évidemment un danger pour la gauche néo-trostkiste qui est absolument incapable d’envisager les questions politiques en dehors d’un pseudo-clivage ultra-libéraux/eux. Tout ce qui ne se rapproche pas (en copier-coller) de leur position est ultra-libéral, part du complot international destiné à réduire en esclavage les masses populaires. C’est d’ailleurs l’une des raison pour lesquelles ont trouve autant d’antisémites à l’extrême-gauche, car la théorie nauséabonde de "la juiverie internationale" y trouve un écho particulier.

    La réussite de l’Europe est aussi un danger pour l’extrême-droite, qui y voit une attaque majeure au postulat qui fonde son existence, à savoir la haine de l’autre, l’entre-soi. La réussite d’un modèle multi-culturel paisible et adulte, fondé sur le respect mutuel et la prospérité économique commune est évidemment un danger terrible pour leur couleur politique.

    Enfin, la réussite de l’Europe est une grosse pierre dans le jardin des souverainistes, frange modérée de l’extrême-droite, une sorte d’extrême-droite light qui n’ose pas s’avouer comme telle.

    Quant à tous ceux qui estiment qu’il faut dire "non" car ce n’est pas LE traité idéal, ils font partie de la petite partie d’idéalistes vivant dans un monde virtuel, parfaitement inconscients de ce que suppose la négociation entre 27 pays très différents, en termes de culture comme en termes de structures, qui ont chacun leurs intérêts leurs préoccupations à défendre, et qui sont TOUT AUSSI LEGITIMES que les nôtres.

    Alors voilà, moi ce que je pense de vos pseudos arguments, comme quoi, deux ans après, alors que le meilleur du TCE a dû être abandonné par la faute de la coalition des imbéciles, il faudrait remettre le couvert. Non, nous ne nous laisserons pas avoir une seconde fois. Oui, le parlementarisme rationalisé allemand, où lorsque l’on veut renverser un gouvernement, il faut en avoir un autre à proposer, est un bon mode de fonctionnement pour une démocratie adulte et non capricieuse.

    Car vos récriminations, alors même que collectivement, vous avez tous autant que vous êtes, été incapables de montrer que vous aviez la vision et le projet que vous prétendiez avoir, vos récriminations ne sont que le symptôme d’électeurs infantiles et capricieux.

    Vivement que ce Traité soit voté !


    • Francis Francis 30 janvier 2008 16:57

      Critiquer les faiblesses du non ne fait pas de ce traité une merveille, et vous évitez soigneusement de répondre à la question suivante : est il normal que 908 parlementaires outrepassent leur mandat et remplacent le Peuple ?

      Je passe sur vos approximations et délires (l’extrême gauche comme repaire d’antisémites) ...

      Quand à la réussite de l’Europe, je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez. Si pour vous la ratification d’un traité fondateur par l’ensemble des parlements, à l’exception de l’Irlande qui est contrainte au référendum, constitue pour vous une réussite, voilà bien une conception singulière de la démocratie.

      Dans l’attente, je me joins au 900 français qui ont déposé plainte contre l’Etat français devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme —> http://29mai.eu

       

      ps : il y a des alternatives provenant du camp du Non, comme le plan "C" d’Etienne Chouard, mais quand on a une poutre dans l’oeil ...


    • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 19:05

      Tout d’abord, bravo à Nemo, dont je rejoins à 200 % l’argumentation et l’indignation. De qui se moque-t-on avec cette prétendue accusation qu’il y aurait de l’anti-démocratisme à avoir recours à la démocratie représentative !

      Je rappelle que Nicolas Sarkozy s’est fait élire en ayant annoncé avant son élection ce qu’il ferait pour la question de l’UE : négociation d’un traité reprenant les principales dispositions institutionnelles de la feue constitution, puis ratification par voie parlementaire. Le PEUPLE, donc, dont vous prétendez rapporter la position, n’a pas été pris en traître (sauf à considérer les électeurs comme de profonds crétins). En élisant le candidat de l’UMP, il ne fallait pas s’attendre à autre chose.

      Je rappelle que les parlementaires n’ont pas de mandat impératif, et heureusement ! Ils choisiront donc en leur âme et conscience s’il faut ratifier ou pas le traité de Lisbonne.

      Votre souverainisme version de Villiers transpire de vos propos : à quoi servirait l’UE à 27 si on ne pouvait pas concevoir un élargissement des domaines de compétence relevant de la majorité qualifiée ? On discerne bien le filigrane de votre accusation : ce n’est pas contre le traité de Lisbonne que vous êtes, mais contre le principe même d’une UE qui fonctionne institutionnellement. Revendiquez au moins clairement votre position M. Ricchi.

      Tout ce que j’avais annoncé sur le jeu destructeur des nonistes est arrivé : je ne vois pas bien à quoi rimerait de s’en remettre à des donneurs de leçon qui n’ont rien de viable et de réaliste à proposer, et qui n’ont surtout aucune crédibilité politique pour le soutenir dans les instances européennes.

      Petite plongée dans mes indignations passées :

      - Europe en berne

      Et plus récemment :

      - Les fossoyeurs de l’UE

      Et vive la ratification parlementaire !

       


    • wesson wesson 30 janvier 2008 19:08

      Les nonistes sont des imbéciles, c’est donc pour cela qu’il faut s’asseoir sur la démocratie bien sûr...

      Les nonistes sont des cons, tiens ça me rappelle *tous* les éditos de *tous* les chroniqueurs avant et après le référendum.

      C’est certain, en nous demandant pas notre avis, c’est plus simple. Bon évidemment, au niveau légitimité, ça vaut rien, mais vu que on en est maintenant à la politique du fait accompli, c’est logique.

       

      mention spéciale au PS : Ils ont l’occasion de montrer qu’ils sont un vrai parti du peuple, et la possibilité de forcer la majorité à effectuer un référendum. Mais plutot que d’exercer le peu de pouvoir politique qu’il leur reste, tout en montrant le courage de tenter de convaincre les nonistes, ils préfèrent la fuite pitoyable ...

      Ce serait rigolo si ce n’était pas si tragique.

      Sinon ne vous inquietez pas, on vas vous parler de Carla ou de la starac pendant que ce putsch aura lieu !

      ça m’étonnerais pas que ça baisouille dans la piscine en prime time pour détourner notre attention de crétins nonistes !


    • wesson wesson 30 janvier 2008 19:09

      oui bon les promesses de sarko, en même temps il avait promis qu’il s’occuperai des petites retraites et du pouvoir d’achat....


    • Laurent_K 30 janvier 2008 21:22

      Sarkozy avait indiqué qu’il ferait voter un mini traité mais pas la constitution rejetée. Il fait voter un texte identique à 98% au TCE mais à part ça, il n’y a pas trahison...

      Et des propositions alternatives, il y en a eu mais il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

       

      Les ouiouistes sont les pires ennemis que la construction européenne ait jamais eu avec leur arrogance, leurs mensonges éhontés et leur profonde malhonnêteté. Ils font le lit des extrêmistes par aveuglement ou par calcul plutôt que de reconnaître leurs erreurs et leur fautes.


    • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 21:46

      Parangon de l’argument fallacieux : parce que deux promesses n’ont pas (encore) été honorées il y aurait de sa part un devoir de ne plus en honorer aucune ?

      Vraiment n’importe quoi...


    • non666 non666 30 janvier 2008 23:03

      Ce n’est pas parce qu’un homme a promis la lune , qu’il doit faire fi des institutions, de l’esprit de celles ci et de la regle elementaire dans une democratie : respecter le choix du peuple.

      L’election presidentielle n’EST PAS Un programme de gouvernement dans potre republique puisque c’est l’assemblée nationale et sa majorité qui produit le premier ministre et la politique qui sera suivie.

      Sinon pourquoi y aurait il eu des cohabitations ?

      De plus entre une question specifique , extremement claire et un debat general prendant les présidentielles ou ont eté evoqués tous les sujets , le choix du peuple est clair.

      Le choix d’un president n’a pas valeur de referendum sur l’ensemble des promesses electorales, sinon c’est AUSSI la mort des parlements

      A quoi serviraient ils puisque tout est decidé au moment des présidentielles ?

      De plus les promesses de l’immonde Sarkozy etait aussi et surtout de faire un mini-traité qui prendrait le non en compte.

      Sarkozy de Nagy Bosca a tout aussi menti quand il a affirmé qu’il avait changé , juste avant son investiture, pour faire oublier son beni-oui-ouisme aux anglo-saxons et seduire les gaullistes recalcitrants.

      Or qui sont les cocus aujourd’hui sur le suivisme des etats unis ?

      Le conseil constitutionnel, tous les chefs d’etats europeens et la commission de bruxelles ont été clairs : il s’agit d’une simple remise en page du meme texte.

      A partir de la tu peux dire que les collabos sont majoritaires a l’assemblée, que tu es pour cette collaboration et pour la trahison de la volonté du peuple clairemente exprimée, mais tu ne peux pâs dire que cette maneouvre est conforme a l’esprit des lois.


    • aurelien362 31 janvier 2008 12:52

      Que de mépris et d’intolérance pour ceux qui ne pensent pas comme vous... Je comprends que le rejet d’une Europe ultra-libérale par le peuple français ait pu vous frustrer, ce n’est pas une raison pour vous montrer si haineux envers ceux qui n’ont pas voté ce que vous vouliez...


    • aurelien362 31 janvier 2008 12:55

      Avez vous donc tellement peur du peuple pour refuser de lui demander son avis ? Sous pretexte que Nicolas Sarkozy a été élu, ne doit-on présenter aucune opposition ? Si Le Pen avait été élu et avait quitté l’UE comme il le promettait, n’auriez vous pas été le premier à protester ? Je ne parle evidemment même pas du fait que N Sarkozy avait promis un "mini" traité, réglant juste les principales questions, et non un remake de la constitution, dont il avait assené qu’elle était "morte"...


    • Rage Rage 31 janvier 2008 14:45

      Bonjour,

      En 2005, les Français ont voté NON au référendum qu’on leur proposait.

      En 2008, on souhiate leur proposer une mouture allégée mais constitué de l’essentiel de ce qui était rejetté sur le fond. Sur la forme, le rejet de 2005 n’a pas engendré une once d’analyse :

      Si les Français ont voté NON en 2005, c’est peut être aussi parce qu’on ne leur a jamais demandé leur avis sur les décisions importantes de l’UE comme les élargissements.

      Quand le peuple dit NON, et quand bien même il soit nécessaire de sortir vite de "l’impasse" (j’attends toujours le plan B de Mélanchon et autres rigolos) il me paraît suicidaire de le faire sans soumettre la proposition au peuple à nouveau.

      Si on fait passer le traité simplifié en catimini en 2008, il ne faudra pas s’étonne de la défiance des français envers l’UE et pire encore de leur probable revanche lors d’un éventuel autre référendum concerant l’UE.

      On ne construit pas l’avenir dans des salons obscurs : les français doivent s’exprimer., il doit y avoir un nouveau Référendum.


    • fafou0 2 février 2008 21:24

      Les années passant, vous semblez oublier que le NON à ce référendum sur l’Europe a été, pour la gauche :

      - d’une part, un NON à la politique de Chirac car elle a été forcée de voter pour lui afin de faire barrage à LE PEN !

      - d’autre part, votre cher Fabius qui s’est vu arrivé à l’Elysée en portant haut le flambeau de ce meme NON ! 

      Maintenant que la gauche est complètement "défaite", tant au niveau d’un leader que de ses idées que l’on attend toujours, un boulevard s’est ouvert pour le petit "Besancenot" (aidé par le farouche trotkiste Alain Krivine), qui lui, et/mais surtout ses quelques adhérents de l’époque, avaient SINCEREMENT voté NON pour cause idéologique.

      Mais peut-être faîtes vous parti de ce petit groupe sincère dans cette idéologie plus proche de la dictature Stalinienne que de la Démocratie.

      Dans le lot des supers "gauchistes", je n’oublie pas non plus "l’Arlette", qui elle, a toujours fait partie de la même SECTE depuis des décennies (Cf. ses rengaines dictées par son gourou dont j’ai oublié le nom car il existe bel et bien, s’il n’est pas mort depuis) !


    • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 6 février 2008 21:45

      Toute votre litanie s’effondre d’elle-même : les élections législatives, qui ont suivi les présidentielles, ont confirmé le choix du programme du président Sarkozy. La légitimité de la représentation nationale à mettre en oeuvre le programme du candidat majoritaire semble donc parfaitement fondée, et notamment pour la question européenne.

      Pour le reste, des billevesées.


    • roOl roOl 30 janvier 2008 17:03

      le passage en force n’est plus sifflé par les arbitre et autres observateur du jeu politique.

      Apres tout, une fois élu, pourquoi se soucier des electeurs ?


      • maumau 30 janvier 2008 18:38

         

        D’accord avec Nemo, vivement que ce traité soit voté !

         

         


        • Bigre Bigre 30 janvier 2008 18:52

          Le politicien n’a pas le droit de s’abstenir sur ce point. Je crois et j’espère que le PS va signer là sa déchéance finale.

          Je vais écrire à "mes" députés, pour leur signaler que je n’apprécie pas du tout ce déni de démocratie qu’ils se préparent à signer joyeusement, obéissants qu’ils sont !

          L’Europe n’ira pas mieux avec toutes ces ficelles, obligations et emplâtres, il faut discuter des principes, des bases. Toutes, pas seulement celles relatives au monde "économique", aux mondes des affaires et des entreprises.

          Il faut construire l’Europe des Européens, pas des consommateurs.


          • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 19:10

            La décision des politiques à mettre en oeuvre cela se fait par les choix lors des élections parlementaires européennes et lors des élections nationales.

            Le traité le Lisbonne concerne le fonctionnement INSTITUTIONNEL de l’UE. C’est un cadre, pas un contenu, sauf si l’on considère que le cadre capitaliste est insupportable. Alors oui, dans ce cas, révoltez-vous : pour demander quel système crédible et non taché de sang, au fait ?


          • Laurent_K 30 janvier 2008 21:14

            "Le traité le Lisbonne concerne le fonctionnement INSTITUTIONNEL de l’UE". Ah oui ?

            Et que viennent donc faire dans de "l’institutionnel" les points suivants : ?

            • Les services publics (protocole sur les services d’intérêt général)
            • L’agriculture et la pêche (partie 3 titre 2 du TFUE)
            • L’éducation, la formation professionnelle, la jeunesse et les sports (partie 3 titre 3 du TFUE)
            • Les transports (partie 3 titre 5 du TFUE)
            • La politique économique et monétaire (partie 3 titre 7 du TFUE)
            • L’emploi (partie 3 titre 8 du TFUE)

            J’arrête là mais vous pouvez avoir la liste complète sur http://www.traite-de-lisbonne.fr/Traite_de_Lisbonne.php?Traite=1.

             

             

             


          • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 22:44

            Pas le fait de citer des thèmes de politique qui implique que le contenu de ces politiques n’est pas changeable.

            Je confirme donc que l’utilité principale du traité de Lisbonne figure dans les dispositions institutionnelles.

            Pour ce qui concerne les politiques, cela fait bien longtemps que c’est déjà évoqué dans les traités antérieurs.

            On nous refait le coup de la mauvaise foi, comme lorsque certains prétendaient qu’en refusant le traité constitutionnel on échappait à certaines dispositions, alors qu’elles figuraient déjà dans les traités antérieurs, et que le texte soumis ne faisait que les synthétiser.

            Enfin bon, j’arrête là, je me lasse de ces débats répétitifs.


          • Laurent_K 30 janvier 2008 23:58

            "Pas le fait de citer des thèmes de politique qui implique que le contenu de ces politiques n’est pas changeable.". C’est surtout pour indiquer que ce traité ne contient pas que des dispositions institutionnelles que je les citais.

            Le problème de fond n’est d’ailleurs même pas là. A partir du moment où on fait l’Europe, il n’est pas anormal qu’elle s’occupe de nombreux sujets. Ce qui pose problème, c’est l’absence de démocratie dans cette Europe. Le vote du traité de Lisbonne par voie parlementaire pratiquement partout en Europe l’illustre de manière caricaturale. Là est le véritable scandale et danger.

            Les députés et sénateurs qui voteront ce texte (sans l’avoir réellement lu puisqu’il n’en existe pas de version consolidée officielle) entreront dans l’histoire aux côtés de ceux qui ont voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain : comme des fossoyeurs de la démocratie.


          • aurelien362 31 janvier 2008 12:59

            Sauf que si l’assemblée etait vraiment représentative (c’est à dire avec 10% pour le FN, 4% pour la LCR, 15% pour le MoDem et 2% pour les traitres du "Nouveau Centre") vous savez très bien que la modification de la constitution aurait été rejetée. En URSS aussi il y avait des elections, est-ce pour cela que les représentants étaient légitimes ? Si le système electoral n’est pas représentatif, l’assemblée ne peut pas l’être, c’est tout.


          • aurelien362 31 janvier 2008 13:02

            Ce qui est interessant c’est de voir que dans le même temps vous attaquez Poutine sur votre blog. Pourtant ce dernier est tout aussi légitime que notre Parlement. Alors pk faire deux poids deux mesures ? On ne peut pas parler de démocratie quad une décision nous arrange et de despotisme quand on est pas concerné...


          • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 31 janvier 2008 21:31

            Quel rapport entre un maréchal Pétain dans une France battue par les nazis et une France en paix qui participe de son plein gré à la construction européenne, lieu du monde où les conditions de vie sont les meilleures, ou tout du moins parmi les meilleures.

            C’est vraiment du rapprochement grossier, sans aucun fondement.

            Par ailleurs je vous rappelle que dans le traité de Lisbonne est prévu l’élargissement des compétences du Parlement.


          • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 31 janvier 2008 21:37

            Là encore on nous tartine des parallèles tellement audacieux qu’ils font flop flop !

            La quatrième République, vous connaissez ? L’instabilité ministérielle, ça vous dit quelque chose ? Alors oui, vive le scrutin majoritaire.

            Quant au parangon de la démocratie, le sieur Poutine, je n’ose même pas le comparer avec nos institutions si privatives de liberté, tant son rayonnement en la matière est évident.

            Bonsoir les Bisounours !


          • aurelien362 31 janvier 2008 22:56

            Eh oui mais que voulez-vous, vous avez commencé avec des comparaisons complètement dénuées de sens, je continue comme cela... Si vous ne voulez pas vous referez à la seconde guerre mondiale, alors n’en parlez pas...


          • aurelien362 31 janvier 2008 23:01

            Bonsoir aussi, mais le bisounours dans l’histoire semble plutot etre... vous..., avec vos thèses très manichéennes : Poutine le méchant dictateur assoiffé de sang (bah oui il est russe quand même, a ce qu’il paraitrait d’ailleurs il dévorerait des enfants), et en face les gentils démocrates occidentaux (allez manque plus que la bannière étoilée, un ptit air de John Williams...)...

            Je n’ai pas dit que le système majoritaire était mauvais, j’ai dit qu’il n’était pas représentatif, et donc autant cette assemblée est compétente pour des lois classiques, autant pour tout ce qui touche à la constitution et à la souverraineté de la France elle devrait consulter le peuple...


          • non666 non666 30 janvier 2008 18:55

            Les putchistes du oui, comme Nemo, ressortent encore une fois leur fiel qui sera amplifié, repeté, sur toutes les radios, dans toutes les télévisions de France et de navarre pour justifier la decision du Prince.

            Le Plan B des nonistes n’a pas pu etre expliqué car personne ne cherche a savoir ce qu’ils pensent, ni ne cherche a ecrire une "constitution avec une assemblée constituante digne de ce nom c’est a dire representative des electeurs .

            Pour ma part j’ai deja , dans la partie Europe d’agoravox exprimé suffisament de fois ce que pourrait etre le "plan B".

            Ce que je constate c’est qu’entre la vision française d’une Europe grande puissance souveraine et independante et la vision anglaise d’une Europe qui ne serait qu’un "common market" sous controle US, c’est bel et bien la deuxieme option qui nous est imposé de force, avec des Laval, des petains et des Sarkozy comme complice de cette felonie.

            Pour ma part je noterai le nom de tous les traitres qui voteront ce texte, de tous les journalistes qui nous expliqueront qu’il n’y avait pas d’autres solutions pour le jour de la liberation et les proces de l’epuration qui suivront... dans l’hypothèse ou une revolte plus violente d’eclatera pas en france avec branchage sommaires des accusés.

            Nous assistons a un coup d’etat ou tout en invoquant la democratie, les decisions du peuple sont piétinées, ces droits souverains confiés a des banquiers apatrides et cupides, des fonctionnaires irresponsables et des politiciens corrompus et felons.

            Priez pour que tous cela tienne, si vous croyez, car les egorgeurs attendent impatiement.


            • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 19:17

              Au moins là on est fixé ! Notez bien le mien, pitre sanguinaire qui se réclame du peuple ! On l’attend de pied ferme votre prétendue salvatrice révolution rouge !

              ET c’est ça qui se revendique démocrate ? Mais c’est à pisser de rire... Allez bien faire votre petite liste, allez bien faire trembler qui vous voudrez, vos convictions puent l’arrière garde idéologique qui a fait cent millions de morts, au nom d’une prétendue voie populaire.

              Sordide pitre !


            • non666 non666 30 janvier 2008 20:27

              Tu te trompe petit sarkozyste, je ne suis pas de gauche.

              C’est donc bien pire


            • Loïc Decrauze Loïc Decrauze 30 janvier 2008 21:43

              ...me faire traiter de "petit sarkozyste", trop drôle...

              On va juste lui rappeler deux petites données historiques : le national-socialisme (avec socialisme dedans, il comprend ?), le pacte germano-soviétique ou, devrait-on étiqueter plus justement, communo-nazi, et, plus récemment, le camp des nonistes mettant sous la même bannière Le Pen, Mégret, Besancenot, Laguillers et Buffet.

              Et moi je revendique ce que j’écris, je le signe de mon vrai nom, et je ne me dissimule en rien, ok le liliputien de l’extrême néant ?


            • wesson wesson 30 janvier 2008 22:57

              et qui vient de gagner le point godwin ???


            • non666 non666 30 janvier 2008 23:11

              Il se vante d’avoir le courage d’exprimer sous sa vraie identité les positions les plus en phase avec les felons qui ont trahis , tiennent la police, controle la presse et sont au pouvoir.

              Quel courage !

               

              Vous etes minoritaire en France sur CE sujet, si ce n’etait pas le cas, Sarkozy, qui commande toujhours des dizaines de sondages par mois se serait payer le luxe de le faire repasser par referendum.

              Il a choisi ses vassaux qui dependent de son coup de tampon pour l’insvestiture UMP. Ils dependant aussi de lui car apres avoir perdu Tous les departements, toutes les grandes villes, ils dependent de l’Or du 92 pour financer leur campagne et de la non sortie des petites fiches des Rg dans le canard enchainé pour etre reelu...

              Plus personne n’ose le critiquer tant il les tiens tous par les burnes.

              Ce n’est pas rien d’avoir dans sa manches les lobbies qui controlent tous les journaux , toutes les radios et toutes les chaines privées...


            • aurelien362 31 janvier 2008 13:09

               Aaaaahhh... Ca fait plaisir... On retrouve l’obession bobo d’une alliance "rouge brune"... Vos propos, excusez moi du terme, puent le "politiquement correct" et le bourrage de crâne massif...

               Tout d’abord, je rappelle que l’opposition à ce traité etait aussi porté par Mr Lefranc, ancien resistant, prisonnier de guerre et chef de cabinet du général de Gaulle... donc peu suspect de nazisme ou de communisme...

              Vous semblez aussi oublier qu’en 1990, ce sont ces même partis (FN, PCF, MRC...) qui se sont opposé à la guerre en Irak et aux milliers de morts civils qu’elle a entrainé. Il est trop facile de se referer à des evennements tragiques de l’histoire pour discrediter ses adversaires, ou dois-je vous rappeler q’un des pères de l’Europe de Maastricht, François Mitterand, était lui-même fidèle serviteur du sieur Pétain et grand ami de mr René Bousquet ?


            • aurelien362 31 janvier 2008 13:20

              D’ailleurs si vous aimez tant les parrallèles historiques je vous en offre un autre : durant l’occupation, alors que le pétainistes (aidés du socialistes Laval) pliaient devant l’occupant, gaullistes et communistes ont su s’allier pour proteger les interêts du peuple français.

              Aujourd’hui, on retrouve dans l’opposition au maxitraité cette alliance des communistes et des gaullistes (NDA, Chevennement, Lefranc, Grioterray...) Je vous laisse deviner le rôle de l’UMP et du PS, qui vendent encore une fois les interêts de la France au profit de l’Allemagne...


            • non666 non666 31 janvier 2008 15:11

              Histoire d’en rajouter une couche a ce que dit ce mechant aurelien, je rappelle , aux disciple du devoir de memoire a geometrie variable, que ce sont les socialistes et les representants de la droite molle qui donnerent les pleins pouvoirs a Petain avoir avoir tous fuis a Bordeaux .

              A gauche je crois qu’il n’y a qu’un certain Blum qui le refusa et fut emprisonné.

              Il a servi "apres coup" aux socialistes pour faire croire qu’ils avaient tous etaient resistant...

              Quelle bonne blague , non ?

              Pour les communistes, on retiendra qu’ils etaient collabo entre la signature du pacte germano-soviétique et l’operation Barberousse, resistant apres...

              Pour les nationalistes, certains ont été dès le depart les premiers resistant( DeGaulle) et les premiers collabos(Mezieres)

              Quand on scrute vraiment l’Histoire, on trouve des réalités un peu differente de la soupe qui est servi edepuis l’apres guerre pour idealiser ceux qui ont finit dans le bon camps , juste au bon moment.


            • aurelien362 31 janvier 2008 23:03

              Et après vous me demandez de ne pas faire de comparaisons ridicules ? Mais vous voyez bien que c’est vous qui commencez... Vous oubliez que pas mal de socialistes etaient "ouiouistes", et que pas mal de gaullistes etainet "nonistes"...


            • aurelien362 31 janvier 2008 23:05

              Et après vous me demandez de ne pas faire de comparaisons ridicules ? Mais vous voyez bien que c’est vous qui commencez... Vous oubliez que pas mal de socialistes etaient "ouiouistes", et que pas mal de gaullistes etainet "nonistes"...


            • Jean Lasson 30 janvier 2008 20:46

              La procédure utilisée et le vote des parlementaires sont une forfaiture, un coup d’Etat, une haute trahison contre la Nation.

              Les parlementaires s’arrogent le droit d’engager la France dans une voie que son peuple a expressément refusée. Les députés et sénateurs UMP vont voter "oui". Les socialistes, qui ont au moins le pouvoir de ne pas se rendre complices de ce crime en votant "non", vont pourtant hypocritement s’abstenir pour que le "oui" l’emporte.

              Il faut qu’ils sachent qu’ils ont rendez-vous avec l’Histoire. Il faut que nous - le peuple - ayons la mémoire longue et que nous n’oublions jamais les noms des traîtres. Il faut qu’ils sachent que, si le vent tourne - et il tournera un jour -, s’ils perdent le pouvoir - et ils le perdront un jour -, ils seront jugés pour leur crime. A défaut, l’Histoire s’en chargera.

              Mesdames et Messieurs les députés et sénateurs qui voterez "oui" ou qui vous abstiendrez, ne perdez jamais le pouvoir ensuite...


              • tvargentine.com lerma 30 janvier 2008 21:57

                décidement ce parti "socialiste" devrait s’appeler le parti des notables tellement ils sont incapables de prendre une décision simple sur ce mini-traité

                Incapable de lancer un débat ,incapable de défendre des idées !

                Pourquoi les citoyens iraient voter pour eux ???

                Le mieux serait de les mettre au chomage aux prochaines municipales

                 

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