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Accueil du site > Actualités > Europe > Immigration familiale : où en sont les Européens ?

Immigration familiale : où en sont les Européens ?

Le projet de loi de Brice Hortefeux sur le regroupement familial sera débattu cet été à l’Assemblée nationale. Depuis les restrictions apportées à l’immigration économique dans plusieurs pays européens, le regroupement familial est en effet devenu le principal canal légal d’entrée des immigrants en Europe. A titre de comparaison, l’immigration familiale représente les deux tiers de l’immigration permanente totale aux États-Unis, plus d’un quart en Australie et au Canada. Ce concept de regroupement se justifie par l’idée que la venue de leurs familles permet aux travailleurs immigrés de mener une vie familiale normale, gage de stabilité, droit d’ailleurs proclamé par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales de 1950. Le regroupement devait aussi faciliter l’intégration des travailleurs étrangers dans le pays dans lequel ils se sont établis. En France, depuis le 1er juillet 1975, le regroupement familial, un temps suspendu, a repris, avant que le décret du 29 avril 1976, que signa le Premier ministre Jacques Chirac, ne fasse de l’immigration familiale un droit inaliénable. Le gouvernement tentera alors d’interdire le marché du travail aux familles, avant que par un arrêt rendu en 1977, le Conseil d’Etat ne lui oppose une fin de non-recevoir en consacrant le fameux « droit à une vie familiale normale ». Résultat : les flux d’entrées sont constants et même en nette augmentation depuis un peu plus de dix ans, de l’ordre de 80 % selon Maxime Tandonnet, conseiller technique du ministère de l’Intérieur pour les questions d’asile et d’immigration. Ils représentent, hors immigration clandestine, environ 217.000 entrées annuelles dont en particulier 100.000 entrées d’adultes au titre du regroupement familial (avec environ 50.000 entrées d’enfants qui les accompagnent), 50.000 étudiants et 10.000 réfugiés. Avant que le Parlement n’examine cette nouvelle réforme du regroupement familial, offrons-nous un tour d’horizon des législations et des politiques existantes en matière d’immigration familiale en France chez nos voisins européens.

I- L’actuelle législation française

1) Qui a droit au regroupement familial ?

Une loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et l’intégration a déjà quelque peu durci les conditions du regroupement familial en France. Pour être rejoint par sa famille, un ressortissant étranger doit désormais justifier de 18 mois (au lieu d’un an) de séjour en situation régulière et d’un revenu au moins égal au smic (sans les allocations). S’agissant des mariages mixtes, le conjoint étranger d’un Français ne pourra obtenir une carte de résident qu’après trois ans de mariage. Pour obtenir la carte de séjour, il faut déjà avoir obtenu un visa de long séjour. Par ailleurs, les nouveaux arrivants souhaitant s’installer en France de façon durable doivent signer un « contrat d’accueil et d’intégration » par lequel ils s’engagent à suivre une formation linguistique et civique. La carte de résident peut être accordée à trois conditions : « L’engagement personnel de respecter les principes qui régissent la République française, le respect effectif de ces principes et une connaissance suffisante de la langue française ». Les étrangers dont "la personnalité et le talent constituent des atouts pour le développement et le rayonnement de la France" peuvent bénéficier d’une carte de séjour de trois ans renouvelable.

2) A quelles conditions de ressource et de logement peut-on y accéder ?

Il faut justifier de revenus stables et équivalents au moins au smic (au cours des 12 mois précédant la demande), toutes les ressources du foyer étant prises en compte, à l’exception des prestations familiales. Cependant, si les ressources ne sont pas suffisantes, une décision favorable peut être prise y compris après le dépôt de la demande, si le demandeur a un emploi et des revenus stables.

Par ailleurs, il faut justifier de disposer à la date d’arrivée de la famille d’un logement qui réponde aux normes minimales de confort et d’habitabilité. Le logement doit présenter une surface habitable pour deux personnes de 16 m², pour trois personnes de 25 m², pour quatre personnes de 34 m², etc.

3) Quelle est la procédure à suivre ?

Le demandeur s’adresse à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass) ou directement à l’OMI dans certains départements. Si le dossier est complet, il est remis une attestation de dépôt. La Dsass transmet le dossier à l’Office des migrations internationales qui vérifie les conditions de logement et de ressources. Le maire reçoit le dossier de l’OMI pour avis. L’avis est réputé favorable à l’expiration d’un délai de deux mois. A l’expiration du délai de deux mois, l’OMI transmet pour instruction le dossier à la Ddass qui notifie au demandeur sa décision. L’absence de décision par la Dsass dans le délai de six mois à compter de la date de dépôt du dossier vaut rejet de la demande.

4) Le cas particulier des ressortissants du Maghreb

Les ressortissants des pays de l’Union européenne et du Maghreb relèvent de régimes particuliers. Si le demandeur est originaire d’Algérie et dispose d’un certificat de résidence d’au moins un an, la condition de durée de résidence (au moins 18 mois de séjour en France) ne le concerne pas. Un enfant qui lui est confié par décision judiciaire (kafala) est admis à séjourner en France au titre du regroupement familial. Pour les Algériens polygames, une seule épouse est en principe autorisée à résider en France avec ses enfants ainsi que les enfants nés des autres épouses (qui, elles, ne sont pas autorisées à résider en France). La procédure à suivre est alors la suivante. Pour être admis en France, les membres de la famille du demandeur doivent être munis d’un visa qui doit être demandé dans les six mois de la notification d’autorisation de regroupement. L’entrée en France doit intervenir dans un délai de trois mois à compter de l’obtention du visa. Les membres de la famille admis à le rejoindre doivent se soumettre à un contrôle médical effectué par l’OMI. Lors de la demande, l’intéressé s’engage à laisser entrer les agents de l’OMI dans le logement prévu pour accueillir sa famille afin de vérifier les conditions de logement et participer, ainsi que sa famille, au dispositif mis en place par l’OMI ou la Ddass. Les membres de sa famille admis à le rejoindre reçoivent un titre de séjour de même nature que le sien c’est-à-dire soit une carte de résident (ou un certificat de résidence pour les Algériens), soit une carte de séjour temporaire (ou un certificat de résidence d’un an pour les Algériens). La carte portera la mention " vie privée et familiale " ou " membre de famille " (pour les Algériens et les Tunisiens). Son conjoint doit effectuer la demande de titre de séjour dès son entrée en France. Ses enfants doivent faire leur demande dans l’année qui suit leur majorité ou entre 16 et 18 ans, s’ils souhaitent exercer un emploi.

II - Le regroupement familial dans les autres pays de l’Union

L’examen des dispositions en vigueur dans les pays étrangers montre que le regroupement devient partout particulièrement difficile, surtout dans les pays du Nord.

1) Subordonné à des conditions de revenus et de logement, le regroupement familial est limité à la cellule familiale au sens strict

Toutes les législations exigent que l’étranger à l’origine du regroupement puisse subvenir personnellement et durablement aux besoins de sa famille et lui offrir des conditions de logement décentes.

Par ailleurs, dans la plupart des pays de l’UE, les dispositions relatives au regroupement familial sont réservées aux membres de la famille proches, c’est-à-dire au conjoint et aux enfants mineurs, dans la mesure où ils n’ont pas encore fondé leur propre foyer.

Les autres membres de la famille ne sont qu’exceptionnellement admis au titre du regroupement familial élargi. Cette possibilité concerne surtout les ascendants âgés de plus de soixante-cinq ans, dans la mesure où ils dépendent financièrement d’un enfant installé en Europe et où ils sont seuls dans leur pays d’origine.

En effet, les pays les plus ouverts, comme l’Espagne et l’Italie, ont récemment supprimé de la liste des bénéficiaires du regroupement familial les « autres » membres de la famille (frères et soeurs, oncles et tantes...), dont la présence pouvait être justifiée par la dépendance financière.

2) Le regroupement familial devient particulièrement difficile, notamment dans les pays du Nord

L’Allemagne et le Danemark ont récemment modifié leur législation sur l’immigration. La loi allemande est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, tandis que la loi danoise est entrée en vigueur le 1er juillet 2002.

La récente législation allemande est restrictive pour les enfants : ces dispositions abaissent de seize à douze ans l’âge maximal permettant aux enfants de bénéficier de droit du regroupement familial.

Au Danemark, la loi du 6 juin 2002 dispose que le regroupement familial ne constitue plus un droit, même pour le conjoint et les enfants, et que chaque demande est appréciée séparément. En outre, le regroupement de conjoints n’est possible que lorsque chacun des deux a plus de 24 ans, l’étranger installé au Danemark devant par ailleurs disposer depuis au moins trois ans d’un titre de séjour d’une durée illimitée, lequel ne peut être obtenu qu’après sept ans.

Aux Pays-Bas, le gouvernement a récemment rendu le regroupement familial plus difficile : l’étranger qui souhaite faire venir sa famille aux Pays-Bas doit être âgé d’au moins 21 ans et apporter d’importantes garanties financières. Il doit notamment justifier d’un revenu égal à 130 % du revenu minimal.

III - Le test d’intégration civique de base au Pays-Bas, exemple à suivre ?

Les consulats néerlandais n’accordent plus de visas de longue durée qu’après la réussite à des tests payants de langue et de culture néerlandaises. Tous les non-Occidentaux désirant vivre ou se marier avec des Néerlandais doivent se soumettre au test, de même que les candidats au regroupement familial, soit quelque 240.000 personnes. C’est une première en Europe. Depuis la loi du 10 juillet 2006, cette mesure est étendue à tous les étrangers non occidentaux résidant aux Pays-Bas depuis 1975. De la réussite à cet examen, qui coûte 350 euros à chaque candidat à l’immigration, dépend désormais l’octroi d’un visa de plus de trois mois aux citoyens du « monde non occidental ». Sont exemptés de ce « test d’intégration civique de base » les ressortissants de l’Union européenne (UE) et de dix autres pays, de même que les nationaux de l’ancienne colonie néerlandaise du Surinam ayant fait leur école primaire en néerlandais, les immigrés hautement qualifiés (pouvant justifier d’un salaire supérieur à 4.500 euros mensuels), sans oublier les filles au pair et les étudiants étrangers. Depuis le 1er janvier 2007, le même examen est obligatoire pour tous les étrangers installés aux Pays-Bas après 1975 (date de l’indépendance du Surinam). Comme dans les consulats, le test d’intégration se déroulera en deux parties de quinze minutes chacune, l’une sur la culture, l’autre sur la langue. Les candidats répondent par téléphone à des questions posées par un ordinateur après achat d’un coffret en vente dans les librairies néerlandaises et sur internet, comprenant un livret, un film de présentation du pays traduit en quatorze langues et un CD de questions-réponses en néerlandais. En cas d’échec, l’examen peut être passé autant de fois que nécessaire.

Conclusion

La question de la redéfinition des conditions de l’immigration légale en France telle que l’envisage le gouvernement, ne peut être isolée du contexte général dans lequel se trouve ce dernier, avec marge d’action en réalité réduite à portion congrue : le traité de Schengen a aboli les frontières intérieures sans renforcer les frontières extérieures, et le traité d’Amsterdam a transféré à la Commission de Bruxelles et au Conseil statuant à la majorité qualifiée, la quasi-totalité de nos pouvoirs en matière d’immigration. Le futur traité institutionnel, s’il reprend les parties I et II de la Constitution européenne rejetée, achèvera de rendre obsolète le tout nouveau ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. En outre, avec une économie de la zone euro qui reste l’éternel "îlot de stagnation dans un océan de croissance", des taux de chômage et de délinquance toujours élevés, une école publique et des quartiers en crise, et plus généralement une société en quête d’identité collective, cet afflux continu de familles que nous ne sommes pas capables d’intégrer apparaît comme une bombe à retardement. Du côté de ces populations qui émigrent, le prétexte humanitaire au regroupement familial est d’ailleurs de plus en plus perçu comme une vaste escroquerie morale, dès lors que l’on fait croire à des familles entières que la France va les accueillir dans de bonnes conditions, pour au final, ne leur offrir que chômage, misère et désintégration.

S’il était décidé à récupérer un certain nombre de pouvoirs et à rétablir les contrôles fixes aux frontières, quitte à bousculer nos engagements européens, le gouvernement pourrait enfin prendre cet immense problème à bras le corps. Cela passe aussi en effet par la réduction drastique du regroupement familial en France, mais encore par le nécessaire retour à la fermeté s’agissant de l’exécution des arrêtés de reconduite à la frontière. "Fermeté aux frontières, francisation à l’intérieur, et codéveloppement avec le Sud" : tels étaient les trois piliers de la politique d’immigration proposée par Philippe de Villiers. Fort d’une expérience exemplaire de dix ans de coopération entre son département de Vendée et plusieurs pays africains comme le Bénin ou Madagascar, l’ex-candidat à l’élection présidentielle préconise un regroupement familial qui se fasse "dans le pays d’origine", politique de codéveloppement à l’appui, afin d’aider les forces vives à se fixer dans leur propre pays. Selon une étude, la politique vendéenne de codéveloppement avec le tiers-monde transposée à l’échelle nationale pourrait en effet tarir jusqu’à 70 % des flux migratoires. Comment ne pas l’imaginer même à l’échelle européenne ? Puisse un jour l’Union européenne être refondée sur le principe des souverainetés nationales coopérant à géométrie variable, telle que nous la proposons, pour être enfin capable de relever cet immense défi.


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84 réactions à cet article    


  • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 14:45

    Au neuneuhiste

    S’il faut maîtriser l’immigration, les choses telles qu’elles se passent en ce moment me donnent la gerbe.

    Je ne suis ni d’accord avec cette criminalisation des flux migratoires qui a beau jeu de mélanger les torchons et les serviettes, ni d’accord avec cette présentation alarmiste des étrangers en France.

    Tout simplement affligeant.

    Heureusement, vous n’ayez pas été élu, quoi que n’ayez aucune inquiétude, d’autres se chargeront du sale boulot à votre place (d’autres d’Avox aussi c’est certain).


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 juin 2007 02:39

      @ niamastrachno Est ce qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes, quand on parle de criminalisation - qui est une dérive, ou une conséquence non voulue au départ - pour en faire un argument dans un débat plus fondamental, qui devrait être sur le droit d’une collectivité de maintenir son homogénéité ? Qui critique le Japon de ne pas accueillir sa par des flux migratoires ?

      http://www.nouvellesociete.org/5150.html

      Pierre JC Allard


    • Niamastrachno Niamastrachno 21 juin 2007 12:31

      @ JC ALLARD

      Vous voulez que l’immigration se déplace au japon maintenant ? Vous trouvez qu’ils ne galèrent pas assez depuis l’afrique ?

      Les fluxs migratoires s’organisent en fonction de la proximité de « terres promises ». Des mexicains à paris, il n’y en a pas beaucoup, idem pour les afros aux US...

      Si j’étais vous j’ajouterai l’Australie... C’est vrai çà ! pourquoi les sénégalais ne vont pas en Australie ???!!


    • cimade63 cimade63 21 juin 2007 17:36

      @ l’auteur

      je ne sais pas où vous avez trouve vos chiffres sur l’immigration familiale... selon le ministere des affaires etrangeres le nombre de visas delivres est :

      pour 2003 : 21 405

      pour 2004 : 21 609

      pour 2005 : 21 196

      voir notre post : http://cimade63.blogg.org/date-2007-06-13-billet-612420.html

      on est loin des 150 000 (enfants + parents) que vous annoncez, tres loin meme !!!


    • llecuyer llecuyer 24 juin 2007 01:35

      Les chiffres de l’auteur sont corrects mais il ne les présente pas clairement (pourquoi ?). Voici ce que dit le ministère de l’emploi sur la situation en 2004 pour la France :

      « l’immigration pour motif familial concerne 102 650 personnes en 2004 après 100 150 en 2003(...)Encore faut-il noter que les enfants mineurs ne sont pas pris en compte comme entrants lors de leur arrivée, leur entrée « officielle » ne se faisant qu’à leur majorité. Le regroupement familial stricto sensu affiche des effectifs en légère décrue depuis deux ans : 25 420 personnes en 2004 contre 26 768 l’année précédente ».

      Les 217 000 entrées dont parle l’auteur sont toutes catégories confondues (yc étudiants et droit d’asile). Apparemment, sa source au ministère de l’intérieur a « compté » 50 000 mineurs entrés avec leur père ou mère, d’où 150 000 entrées pour raisons familiales.

      150 000 arrivées pour raisons familiales dans une population de 63 Millions, cela représente un peu moins d’une entrée pour 400 habitants !!! (0,23 pour 100 si je sais calculer).

      Une entrée par an pour 400 habitant. C’est cela le chiffre siginificatif. Vous trouvez que c’est trop ? C’est pas étonnant, seulement 0,23% des Français bénéficient de l’immigration familiale. Donc, 99,7% d’entre eux ne sont pas concernés.

      Sauf à vouloir aboyer avec la meute. smiley

      Source citée (ministère de l’emploi) :

      http://www.social.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_immigration_2004_synthese.pdf


    • Bill Bill 20 juin 2007 14:50

      Flute ! Je manque trop de temps !!!! Un rapport vient tout juste de sortir sur l’immigration et la démographie, disant entre autres que l’immigration constitue aussi un risque de conflit important pour le futur.

      Si je trouve le temps, je ferai un article...

      Bill


      • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 18:01

        J’attends avec impatience ton article.

        Je suis bien curieux de comprendre la relation immigration / guerre. A moins que tu ne parles de conflit communautaires, ce à quoi tu pourras tirer chapeau bas à notre ami NS.


      • Bill Bill 21 juin 2007 11:58

        Au cow boy

        Merci (pardon je n’arrive jamais à retenir ton pseudonyme !), oui il s’agit de cela dans ce rapport détaillé... Il faut juste que je trouve le temps !

        Bien à toi


      • Niamastrachno Niamastrachno 21 juin 2007 12:11

        T’as qu’à m’appeler « Niama » smiley


      • Bouli Bouli 20 juin 2007 15:22

        Heureusement que l’auteur a l’honnêteté de se présenter comme un partisan de De Villiers parce que le dernier paragraphe est un beau passage de brosse à reluire...

        Restons chacun chez soi et les moutons seront bien gardés, fermons bien les portes à clé, voilà en somme la politique d’immigration de chez De Villiers et Sarko.

        Je veux bien qu’on m’explique le terme de « francisation à l’intérieur » parce que je ne vois pas du tout ce que ça veut dire. Merci !


        • Bouli Bouli 20 juin 2007 17:55

          Au lieu de balancer des votes négatifs, ce serait sympa de répondre à ma question qui est très sérieuse !


        • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 18:21

          Pas plus que je ne partage de valeurs avec un pauvre naze pilier de comptoir qui ne voit les beurres que comme des « bougnoule », les blacks comme une évolution imméritée de l’esclavagisme.

          Appelle un idiot un idiot, point barre, ne mets de couleur dessus, si je fais le même exercice que toi et que j’y mets les beaux ptits blonds, je te foutrai la moitié de la france dans l’avoin.

          Tu fais les mêmes amalgames désopilant que les pauvres tarés du FN, laisse moi te dire, t’es franchement navrant, t’as rien appris, ni compris, un conseil reste bien au chaud chez toi, dehors, c’est la guerre !!!

          Ca commence à bien faire la décomplexation délurée, vaste mélange d’ignorance, de connerie et de méchanceté.


        • Bouli Bouli 20 juin 2007 18:54

          Merci cow-boy, je n’aurais pas mieux répondu ! Et je ne sais toujours pas ce que « francisation de l’intérieur » veut dire !


        • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 19:01

          Je crois que le principe c’est de t’ouvrir le cerveau et de t’y greffer un drapeau (de préférence bleu/blanc/rouge) et de t’enfoncer une plume de coq dans le -bip- smiley

          Excusez-moi j’ai besoin de me détendre là smiley smiley smiley


        • Bouli Bouli 20 juin 2007 19:03

          Hum... ils sont violents quand même ! J’aurais plus vu un genre de puce qu’on greffe dans le cerveau et qui te joue la Marseillaise à l’intérieur de ta tête 24/24...


        • Christophe Beaudouin Christophe BEAUDOUIN 20 juin 2007 19:05

          Bonsoir, Pour vous répondre, dans les pays d’Europe du Sud le taux d’immigration nette est le plus élevé de la zone euro, depuis les années 1990 et les problèmes y sont nombreux. Problèmes qui nous concernent très vite puisque l’Italie puis l’Espagne ont régularisé massivement (500 000 et 700 000 je crois) au cours des dernières années sans se soucier de la suite (avec Schengen, beaucoup sont à Calais en moins de 24 h...) ni du feu vert adressé à des millions de migrants potentiels. Si ces questions vous intéressent, en particulier celles de l’assimilation (ce que nous appelons « francisation »...pour répondre à une autre de vos questions et des problèmes et causes de la ségrégation) je ne saurais trop vous recommander la lecture d’Emmanuel Todd, « Le destin des immigrés » (1994), approche anthropologique et comparative absolument remarquable et enrichissante. Il est d’ailleurs plutôt optimiste sur l’assimilation à terme, des immigrés et leurs enfants en France du fait de sa mentalité universaliste (à population constante toutefois, c’est à dire à immigration plus que contenue) Très critique en revanche, sur le modèle différencialiste américain, anglo-saxon et allemand (il n’a pas étudié les Pays-Bas hélas) qui mène au communautarisme aujourd’hui remis en cause dans ces pays. Bien à vous. CB


        • armand armand 21 juin 2007 09:01

          Cher Johne Wayne, La différence est que les idiots du cru, vous êtes bien obligé de les supporter, car la peine d’exil pour connerie n’existe pas dans le code civil. En revanche, toute collectivité humaine a le droit de règlementer l’accès à des gens venus du dehors, surtout quand ceux-ci bénéficieront de la solidarité nationale. Dans le cas optimal, une collectivité optimiste et sûre d’elle dispose des outils d’intégration, notamment l’école et le travail. Force est de constater que l’école ne parvient pas à combattre ’la rue’ et ne formate plus de bons citoyens, et que le chomage fait toujours rage. De plus, ces nouveaux-venus sont encouragés à penser qu’ils n’ont aucun devoir d’intégration eu égard aux injustices, vraies ou présumées, infligées à leurs ancêtres. De surcroît, un suivi social inexistent ou laxiste ne va pas non plus dans le sens de l’intégration, car on a vite assimilé une des constantes de l’individualisme français : on attend comme un dû l’aide de l’Etat, mais on refuse à celui-ci toute ingérence dans la façon de s’en servir.

          Bref, reste la régulation d’autorité des flux migratoires, avec son lot d’arbitraire et d’injustices, d’autant que la structure de l’EU nous impose quasiment comme concitoyens des ressortissants de pays qui nous sont bien plus étrangers que ceux des anciennes colonies !


        • Niamastrachno Niamastrachno 21 juin 2007 11:21

          Je souscris complètement à l’idée d’intégrer par l’éducation les populations venues de babaloued, un projet de loi est en cours, et jen ’ai pas grand chose contre.

          Ce que je supporte moins c’est de considérer les choses dans un mode exclusif et globaliste tel que bulgroz le fait en stigmatisant une partie de la population, en la caractérisant par ses pires traits, bref, en l’insultant.

          Faire le parallèle avec le citoyen légitime ne me parait pas détourner le discours. Simplement mettre en avant qu’avant de regarder les autres, on peut jeter un coup d’oeil sur soi-même.

          Enfin, pour ceux qui connaissent un peu la banlieue, le nombre de délinquants par origine ne diffère guère d’un groupe à un autre. Mais il est toujours question de problèmes évidents de précarité et de pauvreté.

          La région Nord est un exemple flagrant. Toutes ces têtes blondes laissées pour compte dont on ne parle que peu sont autant de délinquants en puissance. Ils sont pourtant bien de chez nous.


        • Niamastrachno Niamastrachno 21 juin 2007 12:16

          Les accrocs de « striptease », savent aussi de quoi je parle...


        • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 20 juin 2007 17:44

          Je ne comprend pas se clivage obligatoire qu’il doit y avoir quand cela concerne l’immigration.

          La gauche serait pour les pauvres immigrés, la droite contre ces voyous d’immigrés.

          Je ne suis pas de droite et pourtant, je suis pour une interdiction de toute immigration en France, on a plus de trois millions de chomeurs, on a donc pas besoin de main d’oeuvre que cela soit qualifié, s’il y a besoin on la forme.


          • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 17:59

            Tu as raison, rien à voir avec la droite ou la gauche.

            Toujours est-il qu’en ce moment ou balance manu militari des familles entières dans la culture de la performance. Certains dans la plus parfaite illégalité - dénoncé par les droits de l’homme, à plusieurs reprises ainsi que par les instituations européennes, que ce cher neuneuhiste s’évertue à vouloir rendre vertueux.

            Même les flics en ont ras le bol. Mais c’est pas grave, on enfonce le clou et on pare le tout de la flamme nationale, du devoir, de la sauvegarde de la patrie.

            Magnifique, admirable !

            Tous ces gnous croient qu’il est facile de venir en france, ça ne l’a jamais été. Qui des quelques lecteurs connaissent ce que c’est que de se pointer dans une préfecture ?

            Qui sait ce que ça fait de regarder sa femme devoir partir systématiquement pendant 3 putain de longues années avant d’avoir le maigre espoir de pouvoir vivre sereinement ?

            Vous savez ce qu’il vous dit là ? : marions-nous entre français, à la limite entre européens (et évitez les turques) bordel de dieu si vous êtes d’accord avec çà, vous avez perdu la moitié de votre humanité et de votre soif de vie.

            Croire en plus que ce genre de politique préviendra la clandestiné est une vaste fumisterie. Pour faire plaisir à une masse bien galvanisée, remontée comme des ressorts sur une problématique purement xénophobe, mais apporter des solutions, certainement pas.


          • Bulgroz 20 juin 2007 17:59

            Christophe Baudoin,

            Tout à fait d’accord avec vous et merci de mener ces débats.

            J’ai une question.

            J’ai constaté que dans les nombreux sites Internet de villes, il est impossible de voir les mouvements d’état civil (mariages, naissances..).

            Chaque mois, dans les journaux locaux papier ou bulletins des municipalités, certaines villes publient mensuellement les mariages et naissances, et je suis effaré de constater le nombre de noms arabes.

            Mais sur les sites des municipalités concernées, rien n’est publié et archivé sur les sites et surtout rien qui permette de visualiser sur le long terme l’évolution de ces choses.

            Merci de me confirmer l’absence de données publiques et de comprendre pourquoi il en est ainsi.


            • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 18:03

              Bulgroz, Tu veux vérifier si les « noms arabes » correspondent à dse français d’origine maghrébine ou tu fais d’office la relation entre arabe = étranger k’a rien à foutre ici ?


            • Bulgroz 20 juin 2007 18:10

              Je suis très surpris de leur nombre en perpétuelle augmentation.

              Je ne fais pas dans le déni de réalité.

              Si tu veux plus d’émigrés, invites les à s’installer chez toi mais tu ne nous les imposes pas, d’accord ? Tu leur paies l’éducation, la santé et les allocs si cela te plait, mais moi avec beaucoup d’autres, je dis non. OK ?


            • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 18:23

              Et le nombre de mariages aux patronymes « français » en perpétuelle augmentation tu les notes aussi ?

              Tu es de quel coin d’ailleurs ?


            • Bulgroz 20 juin 2007 19:20

              Je ne cherche à insulter personne.

              Si la France était raciste, on découvrirait chaque jour des cadavres d’immigrés clandestins dans les caniveaux, ce n’est pas le cas, heureusement. Ce serait même plutôt l’inverse.

              Par contre, dès que l’on aborde le sujet (je n’ai jamais émis l’idée de rejeter quiconque de mon pays), il y a toujours des gars (Niamastrachno, Bouli) qui vous tombent dessus en vous insultant de raciste, etc... pour couper court à tout débat.

              Décidemment, c’est bien suspect tout cela, on cherche à s’informer, on s’étonne des problèmes de non intégration et des contradicteurs t’invectivent et te font des procès staliniens.

              Moi, je pose une question à ces Niamastrachno et Bouli :

              A partir de combien d’enfants, peut on dire qu’il s’agit d’une famille nombreuse ?

              A partir de combien d’émigrés peut on dire que cela fait beaucoup ? A t on le droit de les compter ?

              Peut on s’étonner que 60% des prisonniers en France sont musulmans ?

              Peut on considérer que l’entrée illégale sur le territoire est illégale ?


            • Bouli Bouli 21 juin 2007 08:41

              « Peut on s’étonner que 60% des prisonniers en France sont musulmans ? »

              D’où sortez-vous ce chiffre ???????


            • Bulgroz 21 juin 2007 10:46

              L’islam est la première religion carcérale de France. Dans une étude édifiante consacrée au sujet (l’Islam dans les prisons, éd. Balland, 2004) Farad Khosrokavar souligne l’évidence de ce constat. « Les musulmans forment la majorité de la population carcérale, leur taux dépassant souvent les 50%, avoisinant parfois les 70%, voire les 80% dans les prisons proches des « banlieues »... Or, ils ne représentent que 7 à 8% de la population française, du moins si l’on s’en tient aux estimations courantes... » écrit-il.

              http://www.saphirnet.info/Un-aumonier-general-musulman-pour-les-prisons_a1250.html http://cemoti.revues.org/document1557.html http://www.beurfm.net/forum//archive/index.php/t-4182.html


            • Bouli Bouli 21 juin 2007 10:59

              Merci d’avoir cité vos sources, c’est toujours mieux quand on sort des statistiques, de dire d’où elles viennent, non ? smiley


            • Bulgroz 21 juin 2007 11:02

              Il y a aussi cela :

              http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/DA_SILVA/11181 http://prison.eu.org/article.php3?id_article=7699

              C’est quand même étonnant qu’on en parle si peu. Imaginons que 60% des prisonniers soient membres de la secte du Mandarom, qu’aurait on dit ?


            • Bouli Bouli 21 juin 2007 11:33

              Ce ne sont donc pas des statistiques officielles...


            • Bulgroz 21 juin 2007 11:53

              Le comptage ethnique est inderdit.

              Alors, il faut faire avec des études du type de celles de Farad Khosrokavar.


            • Bulgroz 21 juin 2007 11:54

              Le CFCM lui même réclame un plus grand nombre d’imams dans les prisons.

              http://prison.eu.org/article.php3?id_article=6792


            • llecuyer llecuyer 24 juin 2007 01:49

              Et si je vous dis que 60% des gens en prison sont des pauvres qui ont grandi dans des quartiers sans avenir, est-ce que cela vous surprendra ?

              Et si je vous dis que le sujet de l’article c’est le regroupement familial, pas l’invasion de la france par des barbares shootés à votre imaginaire...et que l’immigration familiale représente 1 entrée pour 400 habitants (150 000 sur 63 millions). Oui, je sais, vou n’en aurez rien à faire, tout occupé à vos savantes obsessions.


            • Christophe Beaudouin Christophe BEAUDOUIN 20 juin 2007 18:26

              Cela mène à quoi de s’insulter sur le net ? De mieux convaincre ? On peut quand même débattre librement de la maîtrise de l’immigration, en s’écoutant poliment, en se respectant, et sans se suspecter mutuellement en permanence les uns d’être forcément racistes, les autres d’être forcément immigrationnistes. C’est de la perte de temps. Donc modérez-vous et détendez-vous s’il vous plaît. Merci de votre compréhension. CB


              • Niamastrachno Niamastrachno 20 juin 2007 18:32

                Ah vous voilà ! Bonsoir !

                Une petite question qui me turlupine, vous donnez les exemples des pays du nord, qu’en est-il des pays du Sud ?


              • Christophe Beaudouin Christophe BEAUDOUIN 20 juin 2007 18:56

                Bonsoir, Dans les pays d’Europe du Sud le taux d’immigration nette est le plus élevé de la zone euro, depuis les années 1990 et les problèmes y sont nombreux. Problèmes qui nous concernent très vite puisque l’Italie puis l’Espagne ont régularisé massivement (500 000 et 700 000 je crois) au cours des dernières années sans se soucier de la suite (avec Schengen, beaucoup sont à Calais en moins de 24 h...) ni du feu vert adressé à des millions de migrants potentiels. Si ces questions vous intéressent, en particulier celles de l’assimilation (ce que nous appelons « francisation »...pour répondre à une autre de vos questions et des problèmes et causes de la ségrégation) je ne saurais trop vous recommander la lecture d’Emmanuel Todd, « Le destin des immigrés » (1994), approche anthropologique et comparative absolument remarquable et enrichissante. Il est d’ailleurs plutôt optimiste sur l’assimilation à terme, des immigrés et leurs enfants en France du fait de sa mentalité universaliste (à population constante toutefois, c’est à dire à immigration plus que contenue) Très critique en revanche, sur le modèle différencialiste américain, anglo-saxon et allemand (il n’a pas étudié les Pays-Bas hélas) qui mène au communautarisme aujourd’hui remis en cause dans ces pays. Bien à vous.


              • Bouli Bouli 20 juin 2007 18:56

                Et c’est quoi la « francisation de l’intérieur » ??????


              • Bulgroz 20 juin 2007 19:33

                La Francisation de l’intérieur c’est que Jean Claude Irvoas puisse prendre des photos de lampadaires sans se faire tabasser à mort devant sa femme et sa fille à Epinay sur Seine.

                C’est aussi que ce Ramiz Isseni, bosniaque musulman aux 1500 Euros d’allocs mensuelles, l’assasin de Sophie Gravaux n’ait pas eu le statut de réfugiè politique.

                c’est aussi qu’un policier ne soit poussé à la foire du trône.

                C’est aussi cette femme maghrébine à Nimes qui après un mariage arrangé au bled a eu les 2 yeux crevés parce qu’elle ne voulait pas se donner à lui.

                etc...

                60% des Prisonniers en France sont musulmans !!!


              • Bouli Bouli 21 juin 2007 08:44

                Alors comme ça si on francise les Vendéens, donc en Vendée, alors à Paris on ne se fera pas bousculer à la Foire du Trône.... Intéressant comme concept. Je suis à Nice, si on me francise de l’intérieur (la vache ça doit faire mal), est-ce ça évitera à un pompier de Lille ne froisser un muscle ?

                Mais si on francise un Belge, est-ce que ça va permettre de faire pleuvoir à Tombouctou ?

                C’est énorme la Francisation, est-ce que ça permet de réussir une mousse au chocolat aussi ?

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